lundi 24 novembre 2025 - par H.Ramirez

Sur le dos : coup de couteau annoncé des États-Unis à l’Europe

L’humiliation de l’Europe occidentale et sa mise en péril par les États-Unis, à travers ce diktat concernant l’Ukraine du plan de paix de 28 points et de son application immédiate, sont le résultat d’une politique fondamentalement erronée menée par l’ensemble de l’Europe occidentale depuis la Deuxième Guerre mondiale. Seule exception l’intermède particulier que fut, en France, la présidence du général de Gaulle.

Il est surprenant d’entendre, depuis des années, des mois et des jours, des jugements répétés sur la personnalité du président actuel des États-Unis, M. Trump, le qualifiant d’homme irréfléchi, impulsif, etc., alors que l’essentiel n’est jamais abordé de front. On entend même, récemment encore, qu’il faudrait éviter de le contrarier ou de l’énerver, afin de prévenir des colères ou des décisions intempestives contraires aux intérêts de notre pays et de l’Europe. Tout cela contient peut‑être une part de vérité, mais il s’agit avant tout d’une réalité fabriquée, construite de toutes pièces par une politique défaitiste, au service du grand capital, qui domine la vie politique européenne depuis la Deuxième Guerre mondiale, et plus particulièrement depuis la chute du mur de Berlin.

Si l’on souhaite identifier les responsabilités politiques dans la situation intolérable où se trouve aujourd’hui l’Europe occidentale, il faut mentionner particulièrement Mme Merkel et sa fidèle héritière, Mme von der Leyen, deux responsables dépourvues de vision politique, mais habiles praticiennes d’une « petite » politique gestionnaire politicienne. Elles ne sont cependant pas les seules responsables. Avec elles, la plupart des dirigeants européens ne se sont pas aperçus — ou n’ont pas voulu s’apercevoir, hypnotisés par la doxa des bonnes affaires — qu’au-delà de l’Oural se trouvait un dirigeant doté d’une vision politique et géopolitique structurée de son pays et du monde, en train de reconstruire la Russie impériale et d’accroître son influence internationale, notamment en Afrique. Il entendait donc régler au plus vite les questions de frontières et d’influence avec l’Europe occidentale ; ceci explique l’agression à l’Ukraine.

Face à cette configuration, les États-Unis ne pouvaient pas continuer à s’investir dans une région devenue pour eux à la fois un fardeau et un concurrent sur certains plans. Ils ont donc choisi de se désengager, abandonnant en pratique notre Europe aux mains de M. Poutine. À long terme, ce dernier pourrait même devenir un allié stratégique pour les États-Unis dans leur rivalité avec la Chine. Les États-Unis partagent, en effet, des affinités géostratégiques et culturelles plus fortes avec la Russie qu’avec la Chine. Et, du point de vue économique, l’Europe — vieillissante et en déclin — demeure pour un temps encore un marché important pour les États-Unis, même sous domination russe.

Dans cette perspective, ce coup de poignard porté à l’Europe était annoncé depuis une quarantaine d’années. Une Europe divisée, assoupie, n’avait — et n’a toujours — aucun poids pour contrer cette évolution ; elle s’était enfermée dans une léthargie mercantiliste visant uniquement à construire une union économique. Dans cet effort, elle a perdu progressivement son âme et son importance, et cela depuis longtemps. Une preuve parmi d’autres de son recul : les interventions militaires du président Bush père puis de son fils au Moyen-Orient, menées en marginalisant presque totalement l’Europe, et ce depuis des décennies.

Il va de soi que ceux qui critiquent certains comportements de M. Trump, parfois erratiques ou proches de la caricature, se trompent sur l’essentiel. M. Trump n’est que le porte‑parole et l’exécutant d’une stratégie cohérente et mûrement réfléchie visant à renforcer la puissance nord‑américaine.

Les commentateurs et responsables politiques semblent avoir oublié qu’ils s’étaient déjà fourvoyés lorsque le « cow‑boy » Reagan accéda à la présidence des États-Unis, bien qu’il eût déjà été gouverneur. Ils se sont également trompés, récemment et gravement, au sujet de M. Poutine. Les raisons de ces erreurs ne seront pas détaillées ici. Il est cependant évident que, très souvent, elles furent motivées par des intérêts économiques personnels : on peut citer, entre autres, l’ancien chancelier Gerhard Schröder devenu haut dirigeant de Rosneft, ou l’ancien Premier ministre français François Fillon siégeant au conseil d’administration de la société russe Zaroubejneft.

Il y a cinq ans, j’écrivais déjà dans ces colonnes un article intitulé « Trump ne trompe pas », qui demeure pleinement d’actualité.

Mais il ne suffit pas d’avoir eu raison ou d’avoir anticipé juste. Il est absolument indispensable d’agir, et non plus seulement de réagir. Il faut prendre l’initiative. Tous les gouvernements européens — à une ou deux exceptions près — doivent participer à l’envoi quasi immédiat d’une grande Brigade Internationale Européenne chargée de défendre nos frontières et nos valeurs sur le territoire ukrainien. Car nos frontières se situent là‑bas : elles ne sont plus seulement menacées, elles sont déjà violées par les troupes de M. Poutine et de ses alliés. Ainsi, les soutiens européens de M. Poutine — Mme Le Pen, M. Viktor Orbán et probablement quelques autres — seront placés devant un choix fondamental : la liberté ou le servilisme, et, pour leurs partisans, l’asservissement au service des desseins de M. Poutine.

H. Ramirez —Neuilly sur Seine le 23/11/2025



25 réactions


  • sylvain sylvain 24 novembre 2025 15:43

    « nos frontieres son la bas »

    Ou pas. les frontieres de nos nations n’existent plus vraiment, l’europe est une creature de l’empire occidental plus que des USA eux memes. Aux USA le pouvoir s’est redistribue differemment, ils attendent que l’europe suive. C’est deja decide, nous allons suivre c’est evident, simplement certains sont en train de negocier leur place dans le nouveaux pouvoir. 

    L’oligarchie russe fait le meme chose. Alors ne soyez pas trop presse d’aller crever pour ces crevures, a moins que vous pensiez ne pas y aller vous meme. 


  • berry 24 novembre 2025 15:43

    C’est une blague ?


    • sylvain sylvain 24 novembre 2025 16:07

      @berry
      Non, c’est du spectacle. L’auteur est en plein dans sa série, nous sommes àun moment de tension extreme, ne le derangez pas trop . La suite apres une page de publicite, a moins que vous n’ayez l’abonnement payant bien sur


  • SilentArrow 24 novembre 2025 16:50

    @H.Ramirez

    Vous avez raison, l’Europe occidentale doit réagir si elle ne veut pas être le dindon de la farce. Voici, dans les grandes lignes, ce qu’elle pourrait faire pour retourner la situation à son avantage :

    1. Quitter l’OTAN et former une coalition militaire avec la Russie, qui inclurait la Russie, l’Ukraine, les pays de l’UE et les satellites de la Russie qui le désirent mais qui exclurait le RU, les USA et le Canada.
    2. Dissoudre l’UE et la remplacer par une alliance économique avec la Russie. Cette alliance de pays souverains se chargerait de reconstruire l’Ukraine sans l’intervention des USA.
    3. Ce projet remplacerait le plan de paix proposé par Trump.
    4. Toutes les sanctions appliquées à la Russie seraient levées et les capitaux russes saisis par les pays européens seraient débloqués.

    • Jason Jason 24 novembre 2025 17:23

      @SilentArrow

      Vous êtes formidable ! Vous dépassez Poutine dans ses rêves les plus merveilleux.


    • SilentArrow 25 novembre 2025 05:54

      @Jason
       

      Vous êtes formidable ! Vous dépassez Poutine dans ses rêves les plus merveilleux.

      Oui, je sais, on me l’a souvent dit.
      Mais vous, c’est encore mieux, vous êtes dans le secret des rêves les plus merveilleux de Poutine.

    • Jason Jason 25 novembre 2025 11:42

      @SilentArrow

      Oui, il me téléphone trois fois par semaine.


  • Jason Jason 24 novembre 2025 17:13

    Personne ne sait de quoi Trump et Poutine sont capables. Mais ils ont un point commun, l’alliance du Dollar et du Goulag, le Dollar méprisant les populations et le Goulag les détruisant. Le tout enrobé dans des tractations financières (le fameux « business deal ») face à des rêves de grande Russie qui se fichent du commerce. Il ne pourra pas y avoir d’accord.


    On se demande ce qu’on peut espérer de deux chefs d’Etats qui ignorent les lois, leur propre constitutions, les traités, les convenances et accords internationaux, tout en menaçant la planète du feu nucléaire. S’il devait y avoir un traité, mais lequel ? Je mets ma main au feu qu’il ne sera pas respecté...


    On assiste à des discussions d’une absurdité et d’une vacuité sans précédents, dans une ambiance de terreur omniprésente.


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 26 novembre 2025 01:44

      @Jason
      C’est peut etre l’erreur d’avoir voulu l’ignorer
      Qu’en pensez vous ?
      Comme la Chine et l’alliance des BrIcs que bcp refusent de voir 


    • Jason Jason 26 novembre 2025 11:52

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      De toute évidence il y a eu erreur, mais cette erreur d’appréciation de la part de l’Europe a été lente et bien préparée et servie par par la Russie. Toutefois les ruses de la Russie ont été prévisible et bien ficelées, mais l’élection de Trump a été une surprise. Manque de fermeté et de prévoyance de la part d’une machine lente face à un autocrate. Et le voyou du Kremlin va continuer à sévir.


  • jjwaDal jjwaDal 24 novembre 2025 19:42

    Vous devriez écouter des gens comme John Mearsheimer ou Jeffrey Sachs qui non seulement connaissent leur histoire récente mais aussi celle des décennies passées.
    Cela vous éviterait de dire des âneries, assez nombreuses dans ce billet. Les USA ont joué aux irresponsables avec tout le monde, et comme disait Kissinger « Si être l’ennemi des USA est dangereux, être l’ami des USA peut être mortel ». Je pense que les européens et les ukrainiens vont sortir exsangue de cet épisode où les USA sont les seuls gagnants au final. Ils ont vendu des armes comme jamais, paupérisé et vassalisé un peu plus cette tour de Babel qu’est l’U.E. et quand à l’Ukraine, elle n’était qu’un pion sur l’échiquier pour eux. Quand on reçoit en grandes pompes un génocidaire sioniste,un ex chef de groupe terroriste ou un chef d’Etat qui fait découper les journalistes critiques au couteau de boucher, on a intérêt à avoir une bonne comm pour faire passer la pilule de la défense des valeurs universelles comme la barbarie.
    Comme disait le groupe Zebda, « On voudrait jouer les gendarmes et c’est nous les voleurs, l’erreur est humaine… »


  • Fanny 26 novembre 2025 01:05

    abandonnant en pratique notre Europe aux mains de M. Poutine

    Pardon mais c’est idiot, ça ne repose sur rien.

    Comme l’a dit Luc Ferry sur LCI, Poutine a simplement réagi à une agression contre les russophones de l’Est de l’Ukraine, agression venant des « crétins » de Maïdan soutenus par l’OTAN.

    Poutine ne souhaite qu’une chose : une fois renégociée la sécurité de son pays avec les USA (c’est parti), ainsi que la paix en Ukraine (sans doute désavantageuse pour l’Ukraine, mais par la faute des pays de l’OTAN qui ont refusé une négociation en avril 2022 dans de bien meilleures conditions), avoir les meilleures relations avec les pays de l’UE/OTAN.

    Tous ces discours visant à effrayer les Français car Poutine va nous agresser sont obscènes, car le but de nos dirigeants est de faire accepter notre naufrage économique aggravé par le besoin (réel) de renforcer notre défense et les fournitures à fonds perdu à l’Ukraine.

    On nous ment, et vous en rajoutez !


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 26 novembre 2025 01:37

      @Fanny
      "On nous ment, et vous en rajoutez !

      "

      Tu azs tout a fait raison et nous sommes souvent d’accord
      La on est en train de payer tres cher l’ensemble de nos comprompissions, trahisons et erreurs geostratégiques et geopolitiques , celle de 2014 et celles d’avant cad celle ou la Russie voulaient etre invitée par l’europe qui l’a laissée dehors comme un vas nu pied malpropre preferant ceder aux sirenes d’un USA qui ne roule et qui n’as toujours roulé que ... pour lui meme
      Au moins Donald Trump est bien moins hypocrite, lui au moins annonce direct la couleur que d’autres auparant faisaient en douce mais avec les guerres en plus !


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 26 novembre 2025 01:40

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)
      ...que d’autres auparavant faisaient

      ..
       
      Mon clavier s’excuse platement pour avoit kidnapppé des lettres ^^


    • Jason Jason 26 novembre 2025 11:59

      @Fanny

      « Poutine a simplement réagi à une agression contre les russophones de l’Est de l’Ukraine, « Non, c’est un prétexte, tout comme l’avait fait Hitler pour envahir les Sudètes. De même l’idée de dénazifier l’Ukraine, on croit rêver devant une telle connerie.


      « la sécurité de son pays « Il sait très bien que l’arme atomique lui suffit.


      C’est vous qui mentez et servez la propagande ambiante !




    • xana 26 novembre 2025 12:34

      @Jason
      Bonne vieille propagande, Jason ne sait plus s’en passer.
      Les marionnettistes ont tenté de détruire un pays qui ne veut pas se soumettre, mais ont été assez sournois pour ne pas risquer de prendre la branlée en retour. Cette branlée s’annonce magistrale, et ceux des mationnettistes qui ne se sont pas assez méfiés (je pense aux Anglais) vont se trouver ruinés. Quant aux suiveurs imbéciles (La France, l’Allemagne) ils sont définitivement hors-jeu !
      L’Ukraine, les Russes n’avaient rien contre elle au début. Ils voulaient juste en chasser les banderistes et autres néo-nazis. Mais maintenant ils ont compris que le pays était tellement gangrené qu’il vaut mieux le détruire, et le laisser à qui en veut encore dans l’état où il est.
      L’occident, les Russes savent très bien à quoi s’en tenir. D’anciens grands pays où des petits dictateurs, appuyés sur un sustème pseudo-démocratique truqué, essaient de paraître encore un peu avant la chute du rideau. Ils ne les craignent pas, ils ont des missiles pour cela. Seuls les USA seront encore un problème pendant quelques années. Mais les Américains sont réalistes, eux.

      Le seul adversaire qui leur reste, de ce côté de la planète, ce sont les imbéciles que la réussite des Russes suscite toujours : Des déçus qui n’ont toujours pas admis la défaite de leur grand Reich, comme Jason. Bah, ça ne compte pas.


    • charlyposte charlyposte 26 novembre 2025 13:27

      @Fanny
      En échange de notre contribution honteuse on a du poulet aux hormones et du blé OGM made in Ukronazie...elle est pas belle la vie ! hum.


  • Jason Jason 26 novembre 2025 12:43

    Avez-vous pensé à consulté, car là, vous dépassez la masse critique. Parler de réussite russe relève de la démence précoce !


    • Jason Jason 26 novembre 2025 12:46

      @Jason

      Correction : à consulteR


    • pemile pemile 26 novembre 2025 12:55

      @Jason «  Parler de réussite russe relève de la démence précoce ! »

      Mais ils ont quand même un certain talent dans quelques domaines, les crimes de guerre, le terrorisme contre les civils et l’exploitation de la chair à canon !


    • charlyposte charlyposte 26 novembre 2025 13:07

      @pemile
      Sources ?


    • charlyposte charlyposte 26 novembre 2025 13:14

      @Jason
      La Russie n’est pas en guerre...au contraire si tu peux regarder un instant ce qui se passe en Afrique en binôme avec la Chine, la Turquie et les USA smiley


    • Jason Jason 26 novembre 2025 20:05

      @charlyposte

      « La Russie n’est pas en guerre ».... Mironton, mironto, mirontaine.... Et Poutine est un saint homme tralala, tralalaire, tralalaire...

      N’oubliez pas de prendre vos médicaments ce soir, sinon, le Croquemitaine vous donnera le martinet. Na !


      A bientôt...


  • Mustik 27 novembre 2025 08:45

    Analyse que je trouve excellente. Merci.

    La particularité des dirigeants qui se sont succédé après le Général, consiste à la vision politique à très brève échéance : 2ans !

    Je me souviens des articles du Canard relatant l’arrivée du patron du MEDEF par une porte dérobée de Matignon...

    La politique intérieure s’est faite avec le Patronat amendée à la marge par les Syndicats,

    la politique extérieure alignée sur les USA avec une exception pour la Françafrique.

    Pas très folichon, tout ça.

    Je mettrai de côté l’individu que les électeurs, pas très inspirés, ont choisi par deux fois, il n’est pas rien, il est moins que rien !


  • jjwaDal jjwaDal 29 novembre 2025 17:56

    L’U.E est condamné à occuper une place insignifiante dans la géopolitique mondiale pour plusieurs raisons assez évidentes. C’est déjà une chimère sans aucune unité, les divergences d’intérêts entre Etats étant patentes. Où est le pouvoir fédérateur qui pourrait gérer les 24 langues officielles de l’U.E ?
    Il y a un pouvoir central en Chine qui a 2000 ans de recul et la Fédération de Russie est clairement dominé par les russes qui imposent largement la direction globale. Qui jouerait ce rôle en U.E ? Les allemands ? Sérieusement ?...
    D’ici quelques décennies elle sera un composant marginal de la population mondiale et n’est déjà pas en mesure de livrer une bataille économique face à la Chine par ex, dépassée industriellement dans quasiment tous les domaines. Or le combat militaire relève d’un avenir hypothétique, alors que le combat économique futur est une donnée assurée. Comment un continent sans ressources naturelles majeures, avec un coût du travail supérieur à ce qui se pratique un peu partout pourrait il compter face à la seule concurrence chinoise, bientôt indienne, qui sait plus tard africaine ?
    Géopolitiquement son avenir économique et sa sécurité passaient obligatoirement par un recours aux ressources russes et un partenariat mutuellement très profitable, dispensant de consumer des ressources financières précieuses pour acheter une énergie bien plus chère ailleurs et éviter une course aux armements qui peut faire très mal à la Russie mais plus mal encore à l’U.E et ses composantes.
    Les dirigeants européens se font une spécialité de nous préparer à nous battre contre des « moulins à vents » , menace russe et réchauffement climatique en oubliant volontairement que la première est irréaliste et soluble dans la diplomatie si besoin et la seconde grotesque car même si elle était réellement menaçante, l’U.E sera en terme de population quelques pourcents de la population mondiale qui à la fin du siècle aura largement rattrapé nos émissions per capita.
    Dans le même temps ils font tout pour nous condamner économiquement au grand plongeon économique sur la scène mondiale en dévorant des ressources précieuses qui devraient aller à la production économique productive.
    La conquête territoriale avait un sens quand la démographie explosait et la quête des ressources légitimait toute spoliation dans la tête des dirigeants. La démographie russe est en berne sur un territoire gigantesque gorgé de toutes les ressources pour faire vivre le pays en autarcie totale. Et la Russie risquerait une guerre avec les USA (deux nations nucléaires majeures) pour quel bénéfice ?
    L’U.E va couler car nos dirigeants sont de mauvais gestionnaires incompétents et non des chefs d’Etats soucieux de développer leur pays et d’améliorer la société dont ils ont la charge. Etre armés jusqu’aux dents ne changera rien du tout au déclin en cours, magnifiquement illustré par l’extrême médiocrité des dirigeants actuels en U.E.


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