mardi 6 janvier 2015 - par taktak

SYRIZA : « la force de réserve de gauche » du capitalisme

Voici une tribune de Elisseos Vagenas, Membre du Comité Central du KKE, Responsable de la Section des Relations Internationales du CC du KKE (parti communiste grec) http://fr.kke.gr/fr/articles/SYRIZA-la-force-de-reserve-de-gauche-du-capitalisme/

Après le déclenchement de la crise capitaliste en Grèce, la classe bourgeoise a cherché de manière intensive à désarmer idéologiquement le peuple en masquant les causes de la crise et des problèmes vécus par les travailleurs, afin de les conduire à des choix politiques qui ne remettent pas en question le système d'exploitation. Ainsi, les partis politiques bourgeois, les anciens ainsi que ceux qui ont émergé récemment, ont commencé à se concentrer sur des phénomènes isolés, par exemple les scandales économiques, en les présentant comme étant la cause de la crise. "Il y avait de l'argent. Certaines personnes (les politiciens) en ont gaspillé et maintenant le peuple paie" est un des points de vue largement répandus. Le soi-disant "mouvement des citoyens indignés", qui a favorisé l'aversion pour le mouvement ouvrier organisé de classe et ses objectifs, a été utilisé dans ces plans. Ce mouvement se focalise sur les slogans "voleurs ! voleurs !" et "traîtres", s'adressant aux politiciens. De cette façon, il a préparé le terrain idéologique pour les "graines" des vues racistes et criminelles de la fasciste "Aube Dorée". Dans ces conditions, le KKE a déclaré de manière décisive que nous sommes face à une crise du système lui-même, ce qui exige la rupture, le désengagement des unions impérialistes de l'UE et de l'OTAN avec la socialisation des moyens de production et la construction d'une autre économie et d'une autre société qui se concentrera sur la satisfaction des besoins du peuple et non sur le profit. Au contraire, la Coalition de la Gauche Radicale (Syriza) s'est livrée à toutes sortes de goûts idéologico-politiques afin de devenir le principal parti d'opposition. Il convient de mentionner quelques éléments concernant la position de ce parti, en particulier dans la période actuelle où il est promu par le "Parti de la Gauche européenne" comme "une force de renversement" et les forces du PGE sont représentées par son président Alexis Tsipras en tant que candidat pour le poste de président de la Commission européenne.

Lorsque la "gauche radicale" rencontre l'extrême droite

Le 7 février 2014, le Secrétariat politique de SYRIZA a décidé de retirer la candidature du journaliste T. Karipidis pour le poste de préfet de région en Macédoine occidentale dans les prochaines élections locales qui auront lieu dans la période des élections européennes (mai 2014). La Grèce est divisée en 13 régions. Donc SYRIZA a été amené à retirer son candidat dans une vaste zone géographique, celle de la Macédoine occidentale (pas immédiatement mais après 5 jours d’ "introspection" dans le parti). Pourquoi ? La raison en est les points de vue de ce journaliste qui ont été rendus publics, car il est un partisan d'une théorie du complot concernant les souffrances subies par les travailleurs dans notre pays. Selon sa théorie, le Premier ministre A. Samaras est en train de détruire la Grèce conformément à un plan des Juifs ! Cette théorie de la conspiration extrême qui concorde avec les vues correspondantes des milieux fascistes a été accueillie par la "gauche radicale" de Syriza. Voilà le... "radicalisme"... La vérité indéniable, c'est que ce n'est que la "pointe de l'iceberg", comme au cours des trois dernières années SYRIZA a absorbé des sections entières du parti social-démocrate PASOK qui est dans le processus de désintégration. Même si nous ne nous concentrons pas sur cet épisode, nous verrons que pendant ces dernières années SYRIZA a fait un effort systématique pour sauver le capitalisme devant les yeux des travailleurs. Comment est-il fait cela ? Examinons brièvement ce fait-là.

Faisant l'éloge du capitalisme "sain", comme celui d'Obama

SYRIZA prétend que le néolibéralisme et le capitalisme néolibéral sont à blâmer pour la crise et les problèmes des travailleurs. Il vante la politique d'Obama en tant que néo-keynésianisme et la caractérise comme « progressiste » ! À la fin de l'année dernière, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras a fait l'éloge du président américain Barack Obama dans un discours au Texas, aux États-Unis, indiquant que "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ". De cette façon, la direction de SYRIZA et le PGE sont impliqués dans la concurrence féroce entre les puissances impérialistes. Il est bien connu que le gouvernement des États-Unis, de la France, de l'Italie font pression sur l’Allemagne afin qu’elle assume une plus grande partie des pertes quant à la gestion de la dette des États endettés de la zone euro et qu’elle limite son excédent commercial. Les forces du PGE se sont mises du côté des États-Unis. Néanmoins, cette confrontation n'est pas liée aux intérêts des forces populaires. Elle ne concerne pas les intérêts des peuples dans les économies capitalistes le plus puissantes ou les plus faibles. Quelle que soit la formule suivie pour la gestion de la crise, les travailleurs ne se dépêtreront pas de l'exploitation capitaliste, la pauvreté, la misère, les nouvelles mesures anti-populaires. Ceci est illustré par les problèmes sociaux et économiques immenses vécus par des dizaines de millions de travailleurs aux États-Unis. Même si certaines données statistiques indiquent que la croissance capitaliste apparaît sur le terrain de la destruction des acquis sociaux, cette croissance sera au détriment des peuples, les travailleurs subiront les conséquences de la prochaine crise de suraccumulation du capital, qui sera encore plus profonde. En limitant sa critique aux soi-disant "capitalisme néolibéral", SYRIZA encourage la création des illusions parmi les travailleurs qu'il peut y avoir un autre "bon" capitalisme.

En anticipant le changement de l'alliance prédatrice

Gardons à l'esprit que dans les années '60 le KKE avait caractérisé la CEE comme "la fosse aux lions". En 1980, il a dit NON à l'adhésion de la Grèce à la CEE et en 1991 il a dit NON au traité de Maastricht qui a transformé la CEE en l'UE. En revanche, tous les autres partis, y compris les partis dont SYRIZA a émergé, ont soutenu ces choix de la classe bourgeoise pour l’intégration de la Grèce à la CEE et l'UE. Aujourd'hui SYRIZA réclame que l'UE "viole ses principes et ses objectifs fondateurs". La vérité est que, de 1957 jusqu'à aujourd'hui, et aussi longtemps que l'UE existe, même si elle se divise en une union du sud ou du nord, si elle devient une fédération ou une confédération, elle sera une union impérialiste, dirigée contre les peuples et les jeunes. Il est évident que l'UE ne change pas, que ce soit avec le changement de président de la Commission européenne, qui est un appareil pour l'élaboration et la mise en œuvre des mesures anti-populaires les plus rigoureux, ou avec des réformes politiques, parce que l'exploitation de l’homme par l'homme, c'est-à-dire l'exploitation de classe, la contradiction principale de la société capitaliste, en est inhérente. La question principale est quels intérêts cette fondation de cette union interétatique a servi. Elle a été fondée dans le but d'aider les capitalistes à exploiter plus efficacement les travailleurs dans ses États membres, de leur permettre de fortifier leur pouvoir avec le soutien des classes bourgeoises des autres pays de l'union. Elle a été créée afin d'aider les monopoles européens dans leur conflit féroce avec les monopoles des autres pays et des unions régionales. L'UE, avec la plupart de ses États membres étant aussi membres de l'OTAN, organise la guerre avec des moyens financiers, politiques et militaires. Elle a mené une guerre sur le territoire européen, elle participe à des plans d'intervention en Asie, en Afrique, aujourd'hui à la République centrafricaine, elle accompagne les États-Unis dans son anti-communisme et l'affrontement du mouvement en utilisant la législation anti-terroriste. Puisque SYRIZA est le principal parti d'opposition, il porte une grande part de responsabilité pour la tromperie consciente des travailleurs, puisque il prétend que l'UE peut être démocratisée et humanisée. Récemment, avec les événements sanglants en Ukraine, SYRIZA a encore une fois découvert le "manque d'une politique étrangère indépendante" concernant l'intervention flagrante de l'UE dans les affaires intérieures de l'Ukraine, qui a été réalisée en collaboration avec les États-Unis et en conflit avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. SYRIZA a prétendu que l'UE pourrait avoir un "rôle plus important" en faveur du peuple de l'Ukraine si elle ne s'était pas alignée avec les États-Unis. Ensuite, selon ce point de vue, l'UE deviendrait une "force pour la stabilité et la paix". Cependant, il n'y a pas de plus grande fraude de quelqu'un qui prétend que l'UE impérialiste peut devenir un "facteur de paix", en favorisant des illusions pour un impérialisme en faveur de la paix ! Les "prédateurs" impérialistes, l'Union européenne étant parmi eux, au cours de la "division du butin" peuvent entrer en conflit, mais ils restent toujours hostiles et des "prédateurs" quant aux intérêts des peuples.

Le "front" et le "vent" du Sud

SYRIZA pêche dans les "eaux boueuses" des partis du soi-disant "arc contre le mémorandum", de "l'anti-Merkelisme", de la version "anti-bancaire" de l'UE et la zone euro, des partis qui simplement condamnent la troïka et en particulier l'Allemagne. Néanmoins, il cache le fait que le déclenchement de la crise capitaliste a précédé le mémorandum. Il néglige le fait que l'UE fait partie de la Troïka. Le mémorandum que le gouvernement grec a signé avec la Troïka des prêteurs, n'est rien d'autre que la spécialisation de la ligne politique générale de l'UE dans les conditions de la crise en Grèce. Par conséquent, l’opposition de SYRIZA au mémorandum constitue de la poussière aux yeux du peuple, étant donné que ce parti ne s'oppose pas à l'UE, mais il la soutient. Mais pourquoi SYRIZA s’en prend à la Troïka ou seulement à l’Allemagne ? Tout simplement parce qu’il couvre ainsi son soutien substantif à l’UE du capital, des monopoles. Il berce les travailleurs avec des illusions que l’UE peut changer par un « front des pays du Sud ». Pourtant, les alliés internationaux et les appuis que ce parti invoque, les gouvernements des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Nord Méditerranéen, ils sont tous des ennemis du peuple, ils nivellent les droits populaires dans leurs pays, comme le gouvernement allemand le fait. L’UE c’est l’enfer pour tous ses peuples ! La vérité c’est que les mesures anti-populaires concernent la classe ouvrière et les couches populaires de tous les pays, indépendamment des memoranda et dettes. Dans quelques pays ces mesures ont été prises pendant les années 1990, et dans des autres pendant les années 2000, dans les uns elles ont été lancées toutes ensemble sous forme de « choque », dans les autres cela s’est passé peu à peu, comme en Allemagne. Certes, il y a des différences d’un pays à l’autre par rapport aux conquêtes ouvrières, aux besoins sociaux, à l’hauteur du chômage. Cela arrive non parce que en Grèce une politique pas très bien choisie a été pratiquée, un « mauvais médicament », mais parce que son départ était en pire position dans l’Eurozone. Par exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) c’est la politique générale qui cible à réunir la production agricole et la terre en moins de mains. Elle est cependant devenue plus douloureuse dans les pays où les petits producteurs sont plus nombreux, comme la Grèce. Le « nouveau vent du Sud » qui emportera la « mauvaise » UE et laissera une meilleure à sa place, n’est qu’un conte pour que les peuples s’endorment. Le 12/6/12 on pouvait lire dans le journal de SYRIZA : « Une nouvelle page s’est ouverte hier en France. Victoire de la gauche ». En ce temps-là le SYRISA et sa direction ont cultivé plein d’illusions qu’avec l’élection d’ Hollande l’UE commence à changer. Aujourd’hui nous connaissons tous le développement… Aux antipodes de ces illusions le KKE, comme les autres partis participants à « l’Initiative » Communiste Européenne, estiment que l’UE ne change pas, qu’elle est une organisation réactionnaire au sein de laquelle se trouvent les intérêts des monopoles.

La dette onéreuse et non viable

Le KKE a révélé avec des éléments de preuve que les travailleurs n’ont aucune responsabilité et qu’ils ne doivent pas payer la dette publique. La propagande du pouvoir capitaliste essaye d’obscurcir les vraies raisons du grossissement de la dette publique. En réalité les années précédentes l’État a emprunté pour servir les besoins de la profitabilité du grand capital et maintenant il appelle les travailleurs à payer. En plus, la dette a été augmentée par les dépenses immenses des programmes d’armement pour les besoins de l’OTAN et par la participation aux missions impérialistes. Même par les conséquences de l’intégration de l’économie grecque à l’UE et à l’UEM. Le cours de diminution des secteurs importants de la transformation qui ont subi une pression dure par l’antagonisme et qui se sont diminués (p.ex. l’industrie textile, l’habillement, la métallurgie, la construction navale, les moyens de transport) est caractéristique. L’amplification du déficit commercial et l’augmentation des importations par l’UE avaient un impact respectif au grossissement de la dette publique. SYRIZA, pour une grande période de temps, et particulièrement avant les élections précédentes, prétendait qu’un « gouvernement de gauche » de SYRIZA séparerait la dette en juste (qui doit être payée) et en « onéreuse », « injuste », qui ne sera pas payée. Ils laissaient même entendre que la plus grande partie de la dette est « onéreuse » et foudroyaient le KKE pour ne pas suivre cette logique « réaliste ». Néanmoins, le plus la possibilité que SYRIZA se charge de la gestion bourgeoise approche, le plus sa position se modifie graduellement. L’économiste de SYRIZA G. Stathakis a déclaré en Février 2014 que selon ses observations la dette « onéreuse » c’était à peine 5%. C’est-à-dire qu’il a admis que le peuple doit payer pour le reste 95% de la dette. Dans le même mois, le chef de SYRIZA, en se trouvant en Italie, a soutenu que la crise en Grèce est un résultat « d’un modèle du développement incorrect de surconsommation avec de l’argent emprunté ». C’est-à-dire, il reproduit les idéologies bourgeoises fondamentales, en Grèce et en dehors d’elle sur la cause de la dette et appelle le peuple à payer la dette, à condition qu’elle devienne viable, qu’encore une décote ait lieu, par opposition au gouvernement ND-PASOK qui demande un allongement du paiement. Toutes ces deux solutions de gestion ne sont pas « radicales », et « en faveur du peuple » mais bien au contraire elles entraînent de nouvelles mesures antipopulaires pour les travailleurs. La seule solution en faveur du peuple c’est celle que le KKE propose : annulation unilatérale de la dette pour laquelle le peuple n’est pas responsable. Socialisation des moyens de production, désengagement de l’UE, pouvoir ouvrier-populaire.

« Radicalisme » entre « les murs » du système

SYRIZA, un parti opportuniste qui évolue très rapidement en social-démocratie contemporaine, cultive des illusions au peuple que malgré la dominance des monopoles une meilleure manière de gestion soit réaliste. Il joue avec l’angoisse du peuple, la pression des changements immédiats sans des changements radicaux. Le discours d’Al. Tsipras dans une manifestation consacrée à l’Autrichien social-démocrate Bruno Kreisky est révélateur. Al. Tsipras a précisé que « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d’Europe à la pensée libre » ayant comme plan « la stabilisation de la zone euro –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ». Un tel gouvernement poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d’investissements publics ». Ces objectifs, affirme catégoriquement Al. Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l’UE. Mais en affirmant que « l’état a de la continuité », c’est-à-dire en déclarant clairement qu’il continuera l’œuvre des gouvernements précédents, sur le terrain de la politique antipopulaire, sur les débris des droits ouvriers et populaires, SYRIZA révèle le sens du dite « gauche gouvernante ». La candidature de Tsipras pour président de la Commission montre l’attachement de SYRIZA à l’UE, cette union des monopoles. De l’autre coté, la présentation par SYRIZA du gouvernement d’Obama comme exemplaire assure que son gouvernement gérera le capitalisme. Il s’agit des affirmations que la Fédération Héllenique des Entreprises a très précisément évaluées, en prônant « le radicalisme utile du SYRIZA ».

Sur « la démocratie » et « la souveraineté »

SYRIZA essaye avec sa propagande d’obscurcir le fait que la participation d’un état capitaliste à une union interétatique, comme l’UE, signifie objectivement la cession des droits souverains. Certes, cela ne s’arrive pas à cause de « l’occupation allemande » comme des groupes nationalistes divers du « courant anti-mémorandum » bourgeois prétendent en désorientant le peuple. Cette phraséologie est aussi adoptée de temps en temps par les forces de SYRIZA. Mais comme un choix conscient, un choix stratégique du capital de chaque état, et de Grèce aussi, pour le renforcement de sa position économique et politique. Des unions interétatiques sont formées dans le cadre d’internationalisation capitaliste continuellement intensifiée, qui entraîne un entrecroisement de plus en plus grand des sections du capital des états différents, développement des relations entre eux, interdépendance des économies capitalistes et, par conséquence, des états capitalistes. Des relations d’interdépendances inégales, qui sont inégales parce qu’elles sont formées sur la base du développement inégal, au critère de la puissance économique et politique. C’est cela le facteur caractéristique des unions capitalistes interétatiques, ainsi que ce du réseau des relations interétatiques en général, qui est formé dans le cadre du système impérialiste mondial. Le KKE soutient que ces relations peuvent être rompues, renversées seulement par le désengagement du pays des unions capitalistes interétatiques et de la voie du développement capitaliste, et pas par leur fardage, comme SYRIZA le poursuit. Les positions de SYRIZA démontrent que ce parti est tout simplement contre la « guidance allemande de l'UE et de l'Eurozone » et point contre les contrôles budgétaires s’ils sont effectués par des "institutions légalisées". Pas de problème, par exemple, si ces contrôles s'effectuaient sous l'égide du Parlement Européen, puisque cette institution est la seule démocratiquement élue de l’UE. Néanmoins, le sens social de notions comme « la démocratie » et « la souveraineté » change selon le contexte de la classe dominante. La démocratie bourgeoise n’est rien d’autre qu'une dominance, une dictature même, de la classe bourgeoise dissimulée par le parlementarisme. De plus, le droit soutenant cette démocratie n’est rien d’autre que le droit de la classe bourgeoise. SYRIZA est porteur d’une perception petite bourgeoise et ataxique de la liberté et de la démocratie. Son discours de ces notions est caractérisé par un « pluralisme petit bourgeois ». Ce parti méconnaît et dissimule le fait que les conquêtes démocratiques au capitalisme sont des conquêtes de classe, et de ce fait, limitées. En plus, il cache le fait que la source de l'autoritarisme est la politique en faveur du capital, étroitement liée avec l'application des décisions de l'UE. Sa position générale sur l’UE et les politiques communes soutient l'établissement de mécanismes transnationaux répressifs au niveau européen ayant pour but de tenir sous contrôle les mouvements anti-impérialistes. Son discours politique dissimule le rôle de ces mécanismes (Europol, Eurojust, Frontex, Sengen, etc.) à fin de protéger l’UE.

Un « referendum » : pourquoi et pour qui ?

SYRIZA, conscient de la perte de popularité de l'UE à cause du mécontentement et du dédain de la part de vastes couches de travailleurs, vise à présent à créer de faux dilemmes additionnels en vue des élections locales et européens qui devraient, selon ce parti, fonctionner comme un referendum sur les politiques et les partis qui seraient, soi-disant, responsables pour l’état actuel de notre pays. « Légaliser » ou pas la politique du gouvernement actuel. Selon SYRIZA, les couches saines du capital mériteraient d’être soutenues. Ainsi, le vrai but du référendum qu’il réclame est de décider quelles parties du capital devraient être soutenues quant le pays entre dans la phase de redressement. En d’autres mots, quels secteurs seraient-ils financés ? La vraie question, bien sur, est "par qui" ? Le référendum de SYRIZA déciderait comment les travailleurs et les familles populaires devraient, de tout façon, serrer encore plus la ceinture. Les alternatives sont soit la prolongation du délai de paiement (demande actuellement présentée auprès de nos créditeurs étrangers par le gouvernement grec) soit une nouvelle décote selon la politique de SYRIZA. SYRIZA déclare son adhérence à l’UE dont la politique de "gouvernance économique" impose aux peuples des "memoranda permanents". Ainsi, le référendum réclamé par ce parti n’est autre qu'une tentative de forcer le peuple de l'accepter comme seul garant de "l'Europe sens unique" et gardien de l'application des "memoranda permanents" imposés par l'UE. Autrement dit, accepter SYRIZA comme le meilleur gestionnaire de la pauvreté et de la misère actuelles. Le vrai but de SYRIZA est de tromper les travailleurs, les persuadant que ses positions assureraient le bien-être populaire. SYRIZA réclame un référendum en faveur d’un, soi-disant, gouvernement de la gauche. Les évolutions récentes en France, en Italie, en Chypre et ailleurs, démontrent néanmoins que les gouvernements de gauche et de centre-gauche ne sont que des "alternatives gauchistes de la voie capitaliste de développement". Le parti communiste grec déclare, sur ce point, que les travailleurs ne devraient pas aller aux urnes au moi de Mai ayant ces idées dans la tête. deLe critère décisif doit, au contraire, être la condamnation de tous ceux qui ayant menti, terrorisé et leurré le peuple dans le passé, essaient encore aujourd’hui de persuader le peuple grec ainsi que les autres peuples européens que le développement en faveur du peuple serrait possible dans le contexte de développement capitaliste de l'Union Européenne. Un autre critère décisif doit être l'établissement d’une opposition ouvrière populaire forte, le ralliement indispensable du mouvement ouvrier populaire, la création d’une alliance populaire pour lutter contre la politique antipopulaire, l’UE et les partis de « l’Europe sens unique". Renforcer la lutte pour que notre pays, la Grèce, devienne un havre de bien-être populaire, de valorisation de tous les forces productrices du pays, de solidarité et de coopération avec tous les peuples du monde, libéré du joug de l'Union Européenne ; de l'exploitation capitaliste et de l'injustice. Enfin, préparer la voie pour la socialisation des monopôles, l'abandon unilatéral de la dette nationale et le dégagement de notre pays de l'UE. Pour que le peuple prenne le pouvoir, guide les développements et les utilise pour ses propres buts. Ayant ces critères en tête, les travailleurs doivent valoriser les élections du moi de mai 2014 rejetant les faux dilemmes et les faux referenda et renforçant le parti communiste grec afin de contribuer à faire basculer la balance des forces en faveur du peuple.



56 réactions


  • jacques 6 janvier 2015 11:39

    Je suis d’accord avec votre excellent article, ce sera le même scénario que pour l’Ecosse tout récement , il faut reconnaitre qu’ils sont très doués. C’est pourquoi pour moi, malheureusement, tout continuera voire empirera (sans jeux de mots) seul un affrontement physique de grande ampleur pourra provoquer un changement.


  • Norbert 6 janvier 2015 12:20

    Je suis d’accord en grande partie avec votre article.

    Les sociaux-démocrates, dans leur mouvement à droite laissent un vide presque immédiatement comblé par des organisations aussi faussement révolutionnaires que Mélenchon ou le NPA en France peuvent l’être et qui servent, comme vous le dîtes, de réserve de gauche du capitalisme. 

    Nous entrons dans une période dans laquelle les peuples vont être progressivement plus à gauche que la quasi-totalité des organisations. Le réformisme n’a plus rien à offrir, mais les illusions perdues à répétition risquent dans un premier temps de nourrir l’extrême droite.


    • jaja jaja 6 janvier 2015 14:30

      Bof je n’ai pas l’impression que « la réserve de gauche du capitalisme » que serait le NPA, selon vous, comble quelque vide que ce soit.... Seule votre vue acérée semble le voir....

      Je vous signale que les partis « réserves du capitalisme » sont largement financés par ce dernier alors que le NPA pour survivre compte sur sa souscription en cours et que ses militants et sympathisants sont, encore une fois, largement sollicités.... Le NPA ne touche pas d’argent public !

      Bref, calomnie quand tu nous tiens.....


    • Norbert 6 janvier 2015 15:04

      @Jaja

      Le NPA ne touche pas d’argent public, j’avoue que je ne le savais pas et si cela est vrai, c’est une bonne chose indispensable pour préserver l’indépendance de classe. Le NPA a néanmoins appelé à voter Hollande (pour dégager Sarkosy) et cela n’est pas compatible avec l’indépendance de classe. La compréhension du rôle éminemment réactionnaire joué par la gauche gouvernementale qui arrive justement pour faire « mieux » que Sarkosy, devrait interdire le moindre soutien politique au PS. Il est plus qu’ évident que le NPA aurait soutenu Kerensky en 1917. 

       Je ne veux absolument pas calomnier le NPA et je n’ai pas de doutes au moins sur la probité et la sincérité d’un grand nombre de ses militants de base. Cela dit même si le NPA est un « pot-pourri » de militants de différents horizons qui n’a selon moi qu’une stratégie de rabatteur de gauche, j’espère bien qu’un certain nombre de ses militants actuels viendra consolider un futur authentique parti « bolchévique ». 


    • jaja jaja 6 janvier 2015 15:20

      Virer Sarkozy et sa bande de truands était largement justifié...Le NPA à appelé à « dégager Sarkozy sans faire confiance à Hollande »... Avec le recul cette position était plus que largement justifiée...

      Quelle démonstration est en effet en train de se faire aux yeux des travailleurs... Cette fausse gauche PS au pouvoir est aussi pourrie que l’ex droite sarkozyste dont elle continue la politique de casse sociale et d’austérité ! C’est toute la caste des politiciens professionnels qui est vérolée jusqu’à la moëlle et qu’il faut virer... 1981 et ses suites n’avaient pas suffi à le comprendre pour beaucoup... espérons qu’aujourd’hui c’est fait pour les grandes masses de travailleurs !

      A ces mêmes travailleurs de ne plus se laisser berner et de renouer avec leur conscience de classe qui les amènera tôt ou tard à exiger la fin du capitalisme, c’est-à-dire la fin de la propriété privée des moyens de production...

      Expropriation des actionnaires et des propriétaires des grandes entreprises, sans indemnités ni rachat, qui permettra le partage du temps de travail et l’égalité sociale entre toutes et tous !
      Auto-organisation des travailleurs !


    • Norbert 6 janvier 2015 15:46

      @Jaja

      « A ces mêmes travailleurs de ne plus se laisser berner » 

      Faut avouer que vous ne les aidez pas beaucoup à ne plus se laisser berner en appelant à voter Hollande, et en plus vous êtes en train de me dire que vous saviez que la gauche PS est aussi pourrie que la droite sarkosyste !!!  Donc vous n’avez aucune excuse. C’est par suivisme que vous faites cela, pour rester solidaire avec ceux des salariés qui se trompent ? Votre rôle n’est-il pas de les avertir ?  Il n’y a absolument aucune cohérence a appeler Hollande sans lui faire la moindre confiance et ce que l’on retient aujourd’hui est juste le fait que vous avez soutenu Hollande. Le FN a beau jeu de se prétendre la seule force d’opposition.

      "1981 et ses suites n’avaient pas suffi à le comprendre pour beaucoup... espérons qu’aujourd’hui c’est fait pour les grandes masses de travailleurs !"

      La LCR en 1981 avait déjà appelé à voter Mitterrand, aujourd’hui Hollande et vous osez espérer que la masse des travailleurs a enfin compris ce que vous n’avez toujours pas compris ???

       c’est plutôt cocasse, non ?


    • jaja jaja 6 janvier 2015 16:18

      Le cocasse m’échappe, faut dire que j’ai les lèvres gercées...

      En gros j’ai dit ce que j’avais à dire. Quand vous dites « ce que l’on retient aujourd’hui est juste le fait que vous avez soutenu Hollande » c’est sans doute ce que vous retenez vous... en omettant malhonnêtement la suite du raisonnement....

      Bon je vais arrêter là car que voulez-vous que je réponde à une autre affirmation aussi stupide que : « C’est par suivisme que vous faites cela, pour rester solidaire avec ceux des salariés qui se trompent ? Votre rôle n’est-il pas de les avertir ? »

      Allez je vous laisse construire tranquillement construire votre petit parti Bolchévique d’avant garde...  smiley


    • Norbert 6 janvier 2015 16:52

      Je n’omets rien du tout, au contraire je dis que c’est encore pire d’avoir appelé à voter Hollande en connaissance de cause. Il n’est pas impossible que je dise des stupidités mais je n’ai sincèrement pas vu de réponses probantes de votre part. En croyant vous moquez de moi avec votre dernière phrase vous vous moquez en fait de vos propres convictions’ affichées. N’espérez vous pas qu’un tel parti voit le jour ? J’espère bien qu’il existe des personnes qui cherchent à construire un tel parti et je n’excluais nullement le fait que vous en fassiez partie. Je ne suis adhérent ni militant a aucune organisation et , sans doute par égoïsme, mon temps est consacré à d’autres activités. Je souhaite pourtant ardemment un nouveau monde. Je crois aussi que nous sommes entrés dans une époque complètement nouvelle dans laquelle les transformations espérées ou avortées du siècles derniers verront enfin leur réalisation. Nous avons besoin, à l’intérieur de notre camp, y compris avec les réformistes proclamés, des débats les plus ouverts possibles et sans esquiver les divergences. Nous devrions tous nous réjouir de nos contradicteurs sincères.

      salutations amicales


    • Onecinikiou 6 janvier 2015 17:22

      « N’espérez vous pas qu’un tel parti voit le jour ? »


      Plutôt G.W. Bush que Staline, c’est clair ?

    • Norbert 6 janvier 2015 17:36

      L’un n’exclut pas l’autre, ils sont plutôt complémentaires je trouve. Mais vous vouliez sûrement dire plutôt Hitler que Lénine.


    • Onecinikiou 6 janvier 2015 19:59

      Celui qui a écrit souhaiter l’avènement d’un parti bolchevick, c’est vous. 


      Staline était bien, si je ne m’abuse, Premier secrétaire du PCUS, autre nom de ce dernier et qui lui a succédé au début des années 20.

      Par conséquent pourquoi ne pas assumer fièrement votre stalinisme et rejeter sur d’autre, qui n’ont jamais admis avoir aucune connatation avec l’idéologie nazie, vos propres turpitudes idéologiques ?

      Vous êtes stalinien, en 2015. Malgré les purges, les goulags, l’Holodomor, la tyranie, les millions de civils méthodiquement massacrés, affamés, déportés (tiens donc).

      Il faut assumer mon vieux. Il faut assumer jusqu’au bout l’indignité et le déshonneur.

    • Norbert 6 janvier 2015 21:06

      @Onecinikiou

      Entre Staline et le Bolchévisme il y a les hectolitres de sang des révolutionnaires bolchéviks. Donc établir une équivalence entre le parti de Lénine et Staline relève, sinon de l’ignorance, de la malhonnêteté intellectuelle la plus crasse. Le rapport entre le Bolchévisme et le Stalinisme est le même qu’entre la Révolution et la contre-révolution ou entre le jour et la nuit : Si l’un succède bien à l’autre, c’est comme son expression contraire.

      Les Bolcheviks étaient engagés dans une guerre civile.et comme tous ceux qui ne sont pas des pacifistes absolus, ils ont effectivement eut recours à la violence pour se défendre. On peut , je le conçois, par exemple pour des raisons religieuses, réprouver toute violence, et essayer d’argumenter que la voie révolutionnaire est intrinsèquement porteuse de catastrophes, on peut penser ce que l’on veut mais cela ne devrait pas empêcher un minimum d’honnêteté. Il est vrai que dans les salons bourgeois, votre baratin est plus confortable à sortir.

      (J’aimerais bien savoir ce que jaja du NPA aurait à dire sur cette conversation.)


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 08:38

      Sampiero, c’est pas toi qui passe ton temps à rappeler le bal à Vienne auquel à assister MLP ? A reprocher aux électeurs FN d’être des soutiens de nazis selon ta pensée fine et nuancée ? Mais de l’autre côté tu voudrais que l’on oublie Staline ? Quel faux-cul et quel escroc tu peux faire...


    • Le421... Refuznik !! Le421 7 janvier 2015 09:04

      Ben, si on veut faire les malins avec des propos extrêmes, ça a l’air d’être votre dada, faisons la comparaison entre Hitler et Staline...
      Et relançons donc des usines de Zyklon B tant qu’on y est !!
      Les chemises noires, vous arrivez toujours à faire votre beurre sur la misère et arriver au pouvoir.
      Et à chaque fois, on vous a mis la pâtée, nous, les salauds de « rouges ».*
      Allez, on va recommencer encore une fois.
      Continuez à monter et accédez au pouvoir.
      Profitez-en bien, parce que ça ne dure jamais.
      *Encore que ça dépends, selon certains, y’avait même pas de communistes dans la résistance. A part mon père, peut-être, car de ça je suis certain...Armurier dans le groupe « Soleil », forêt de la Bessède.


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 09:08

      « Et relançons donc des usines de Zyklon B tant qu’on y est !!
      Les chemises noires, vous arrivez toujours à faire votre beurre sur la misère et arriver au pouvoir
      . »

       Qu’est-ce qui vous arrive, une bouffée délirante ? Ou c’est tout le temps comme ça ?


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 12:25

      « C’est qui ce staline ? faut arrêter en 2015 de parler de choses que plus personne ne connait et dont on n’a rien à foutre ! »


      Oui ça se voit par cette phrase que tu respectes plus que moi ses victimes, bravo rien à dire, d’ailleurs pour finir de les honorer tu rappelles qu’il ne t’a rien fait ce qui explique que tu n’en ai rien à foutre. Et se sont tes contradicteurs qui seraient ignoble et malsain ?

    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 16:44

      Oui nous n’avons pas les mêmes valeurs, 100 % d’accord avec toi, je ne suis pas du genre à vouloir minimiser, voir oublier purement et simplement, les crimes d’un des pires criminels de l’histoire. Ca ne sent pas bon en effet.


  • BOBW BOBW 6 janvier 2015 12:23

     :@ taktak : l’Avis du Parti communiste grec confirme votre article http://cessenon.centerblog.net/6570730-syrisa-ou-kke


  • Scual 6 janvier 2015 12:57

    La révolution a échoué de partout sauf à Cuba qui a eu droit à 60 ans de blocus. Youpi.

    D’un autre coté le réformisme a réussi des avancées absolument considérables dans toute l’Amérique latine et reste en marche.

    Alors quand je lis ce genre d’articles basé sur la totale incapacité de certains à retenir certaines leçons de l’Histoire, je me dis que c’est pas demain la veille que l’extrême-gauche révolutionnaire sera compatible avec la Gauche démocratique.

    C’est vraiment dommage. En tout cas le Parti de Gauche que vous détestez reste ouvert et attends le jour où vous mettrez votre intelligence au service d’une radicalité concrète créatrice et positive, plutôt que d’une haine vengeresse contre le Capital sans réflexion sur la méthode.

    La réalité c’est que si on ne prouve pas au peuple qu’on a raison en améliorant la situation progressivement en s’en prenant au Capital et en écoutant les retours des citoyens, y compris négatifs, la seule chose que l’on obtient c’est une dictature rejetée par le peuple et un retour de bâton électoral dramatique.

    On ne fait pas une Révolution contre le peuple et le seul moyen d’amener le peuple à vouloir le socialisme, c’est le réformisme. Les gens ont peur, ils se méfient, ils ne veulent pas de guerre, ni le bolchévisme. Il faut les convaincre pour qu’ils soutiennent les réforme les plus radicales sans se dresser de peur contre un gouvernement de Gauche.

    Les Parti d’extrême-gauche sont là pour une seule raison : maintenir les éléments les plus actifs et motivés de la Gauche dans un mouvement irréaliste et anxiogène coupé de la seule Gauche capable de changer le choses. Bref canaliser leur colère dans une voie rejetée mécaniquement par le peuple et irréalisable.

    Il y a deux voies vers le socialisme : la Révolution qui a échoué partout, et la réforme qui fonctionne dans toute l’Amérique latine.


    • taktak 6 janvier 2015 13:56

      Mais quelle vision dogmatique des choses Scual.

      "La révolution a échoué de partout sauf à Cuba qui a eu droit à 60 ans de blocus. Youpi.

      D’un autre coté le réformisme a réussi des avancées absolument considérables dans toute l’Amérique latine et reste en marche.« 

      1) belle argument que de dire si on se rebelle l’impérialisme capitaliste va nous taper dessus donc ne faisons rien. Parcequ’en restant dans l’UE les grecs ne morflent pas ? parceque le Venezuela lorsqu’il a entamé ses réformes ne s’est pas pris une tentative de coup d’Etat ? Parceque la guerre économique que mène actuellement les USA et leurs alliés contre le Venezuela (et la Russie) n’existe pas ? Rester dans les chaines c’est supporter le fouet, les briser ne veut pas dire ne pas prendre de coup, mais cela suppose de pouvoir en rendre et de réellement gagner
      2) Sur le réformisme, je vous renvoi également à l’histoire : quel pays à réussi à construire le socialisme par le réformisme ? le Chili ? En revanche c’est bien par des processus révolutionnaire - fonction de l’histoire de chaque peuples - que Cuba, que l’URSS, que le Venezuela ont construit, construise ou commence à construire le socialisme

      3) le réformisme on sait ce que cela donne : la CFDT et le PS en france mais le Labour, le SPD, le PSE, le PASOk etc... sont d’excellentes illustration de ce que fait le réformisme en pratique. Votre discours c’est exactement celui de Hollande...

      Je ne deteste pas le parti de gauche. (il vous a d’ailleurs sans doute échapper que ce texte n’est pas de moi mais du KKE) : qui fort heureusement défend lui un processus révolutionnaire et non pas le »réformisme« . Je constate simplement l’incohérence du discours réformiste de l’UE : si on veut une politique de gauche - fusse t elle dans un premier temps réformiste - il est absolument nécessaire de sortir de l’UE. Ou c’est se condamner à ne faire que ce que fait le PS : de la cogestion qui conduit à la digestion par les forces de la classe capitaliste.

      C’est rigolo de vous voir Scual - dans un propos absolument dénué d’arguments sur le fond - reprendre exactement le discours du PS : le vote utile qui est le prélude immédiat au renoncement à renverser le système capitaliste.

      A part les anticommunistes dont on ne sait que trop qui ils servent, qui parmi les travailleurs a peur du bolchévisme pour peu qu’on lui explique ce que c’est réellement (démocratie directe, le pouvoir au travailleurs, la socialisation des moyens de production...). Et c’est sûr que si on décrete que les »gens" sont trop betes pour prendre leur destin en main trop inconscient pour comprendre la nécessité de changer le système et donc que l’on refuse d’agir en ce sens, on ne risque pas de changer les choses.

      Non les gens n’ont pas peur. Les travailleurs sont en colère. Et ils ont besoin d’une organisation pour fédérer leur force qui est celle du nombre, d’une organisation défendant leurs intérets de classe : pour leurs salaires, pour leurs droits, pour la paix, pour la démocratie.
      Lorsqu’ils se rassemblent en masse sur des bases de classe, ils sont capable de gagner et largement : souvenons nous du CPE ? c’est bien la détermination à dire franchement NON et non pas d’entrer dans une logique de réformisme qui a permis de gagner.
      C’est bien une majorité qui a dit franchement NON au TCE, et c’est bien ceux qui prétendaient négocier qui ont rendu possible son adoption ! Qui plus est la réalité c’est la sanction radicale de votre point de vue : les travailleurs - face à votre discours incohérents, face à vos trahisons répétées et systématique - refusent de voter pour vous et s’abstiennent ne masse. Une minorité, perdue, ce laissent abuser par l’extrème droite. De molesse en renoncement, la gauche est aujourd’hui en voie de disparition accéléré du pays laissant un boulevard à l’extrème droite.


    • Norbert 6 janvier 2015 14:05

      @Scual

      Je n’ai aucune haine, bien au contraire, vis à vis des militants du parti de Gauche que je considère appartenir à mon camp, ce qui ne m’empêche pas d’être en désaccord avec eux. 

      L’image que vous vous faites de la situation est très largement emprunte de préjugés appartenant à l’opinion publique, c’est à dire émanant de la classe dominante. Contrairement à ce que vous croyez, il n’y a pas eu dans l’histoire de mouvements plus progressistes que le bolchévisme , du moins jusqu’à sa dégénérescence stalinienne, en outre, le réformisme n’a pu fructifier que grâce à la menace « communiste » qui s’est maintenue jusqu’à l’effondrement social de l’URSS.

      Je ne partage pas votre optimisme concernant l’Amérique Latine mais je prends sans hésitation le coté du Venezuela capitaliste de Chavez contre un coup d’Etat US.

      Vous pensez être réaliste mais toutes vos précautions pour vous faire accepter par l’opinion publique ne vous empêchera pas d’être traité de bolchévik par vos ennemis. Alors vous vous sentez obligé de rejeter encore plus fortement le Bolchévisme pour montrer votre bonne foi. Mais le combat ne commence pas dans le monde abstrait des idées et des opinions. Nous sommes dans une période inédite, la relative prospérité (en Occident) et le sentiment de progrès continu sont terminés, c’est à dire que le réformisme du siècle passé est caduque, tôt ou tard les peuples s’empareront des marteaux et des faucilles et la question ne sera pas de faire une Révolution contre le peuple mais d’empêcher la contre révolution contre le peuple.La sixième République, soi on n’en parlera pas , soi l’idée passera effectivement au premier plan en cas de soviets et de situation insurrectionnelle. La contre révolution citoyenne contre la Révolution, voilà le piège que je vois.

      Amicalement.


    • Scual 6 janvier 2015 22:40

      @Taktak : désolé pour le très très long post.

      1) Vous mettez la charrue avant les bœufs : Ce n’est pas parce que la situation de la Grèce est pourrie aujourd’hui que demain elle sera mieux, que ce soit dans l’UE ou pas. La question est : quel est le programme et est-il réalisable ? Vous ne répondez pas à la critique que je formule, vous démontrez sa justesse. 

      Le Vénézuela a subit des attaques auxquelles il a pu résister justement parce que ce n’était pas un processus révolutionnaire, mais électoral : c’est le peuple qui a protégé Chavez et il était majoritaire puisque élu. Bref ça prouve ce que je dis.

      La réalité c’est que briser les chaines, c’est une belle image mais si pour les briser on se coupe la jambe et on se vide de son sang, ou bien on se fait sauter avec et autres images du même acabit, et bien c’est encore mieux de rester enchainé ! La manière de briser la chaine est encore plus importante que le fait de la briser. La Grèce n’a absolument aucun moyen de rendre les coups contrairement à ce que vous prétendez. La Grèce contrairement à la France ne pourrait pas résister à un basculement des alliances et donc à une sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN, elle subirait la même chose que l’Ukraine dans l’année. Est-ce là ce que vous conseillez au peuple Grec ?

      Je crois que vous avez dramatiquement mal évalué le rapport de force que ce soit celui de la Grèce avec le Capital, ou celui entre le désir de changement du peuple Grec... et celui de crever libre.

      Mais est-ce que ce que veut le peuple Grec est ce qu’il peut faire vous intéresse vraiment ? Je crois que la seule chose qui vous intéresse, c’est la guerre totale et immédiate contre le Capital quitte à ce que les peuples y laissent la vie. Voila pourquoi la réalité des situations ne vous intéresse pas vraiment, vous avez vos deux camps, celui qui n’est pas totalement du bon coté n’est qu’un collabo et que les autres prennent les armes.

      2) Désolé mais là c’est absolument n’importe quoi. L’URSS est un échec retentissant qui s’est soldé par une dictature militaire en faillite économique. Même si la Révolution a réussit politiquement à Cuba, c’est une catastrophe économique gigantesque. Le Vénézuela c’est du réformisme à 100% et pas du tout une Révolution... pire, il prouve exactement tout ce que je dis puisque Chavez a d’abord tenté la révolution, échec lamentable. Ensuite il a tenté le réformisme en se présentant aux élections et en suivant à la lettre le processus démocratique. Là ça a marché et c’est exactement ce que proposent SYRIZA et le PG et pas du tout ce que vous proposez à la Grèce. Sincèrement vous ne maitrisez clairement pas votre sujet. La vérité c’est que vous êtes contre ce qui se passe au Vénézuela, ou bien si vous êtes pour alors cet article n’a pas le moindre sens. Au nom de quoi vous attribuez vous là-bas ce que vous combattez ici ?

      Vous voulez des exemples ? Ça dépend évidement de la pureté du socialisme qui vous satisferait mais en tout cas Vénézuela, Bolivie et Equateur sont me semble t-il en train de s’engager lentement dans cette voie de manière indiscutable, et c’est grâce à une méthode réformiste, rebaptisée ici et là « révolution citoyenne » pour ne pas qu’on nous confonde avec les traitres. Et c’est là qu’on en vient au troisième point.

      3) Le sens des mots. Ce que vous appelez « réformisme » n’est pas du réformisme de Gauche mais de droite. Pourquoi la confusion avec nous ? Tout comme la « social-démocratie » qui n’est pas sociale démocrate et ainsi de suite. Ce n’est pas une critique vis à vis de vous mais vis à vis des traitres « sociaux démocrates ». Leur traitrise a changé et dénaturé le sens des étiquettes qu’ils se collent.

      Le PG n’est pas révolutionnaire mais réformiste... mais il lutte contre les « réformistes », puisque dans l’esprit des gens c’est bel et bien eux qui sont les réformistes ! Le PG ne peut donc pas se coller l’étiquette de nos adversaires, même si ils l’ont volée. Pourtant au moment de discuter comme on le fait, le dictionnaire dit que nous sommes réformiste parce que les mots ont un vrai sens au delà des étiquettes.

      Pourtant on doit quand même faire comprendre au gens de Gauche que nous sommes vraiment de Gauche et pas de droite ce qui est le vrai fond de l’affaire concernant le réformisme. Nous ne sommespas Révolutionnaires puis que misant sur le processus électoral. Cela dit la radicalité de notre programme fait de nous un parti dont les changements seraient suffisant pour pouvoir s’appeler Révolutionnaire puisqu’il changerait de système.

      Bref pour que vous compreniez bien :
      _Le PG est réformiste : il veut réformer le système de manière démocratique à partir du système actuel. Comme le fait le Vénézuela.
      _Le PG n’est pas « réformiste ». Il n’a rien à voir avec les traitres « sociaux-démocrates » qui se font appeler ainsi mais réforment vers la droite et pas vers la gauche. Pas de confusionnisme.
      _Le PG n’est pas Révolutionnaire. On ne décrètera pas la fin du capitalisme une fois au pouvoir. On l’éliminera progressivement de manière démocratique avec le soutien systématique du peuple, qui ne nous soutiendrait jamais si on le faisait d’un coup.
      _Le PG est « révolutionnaire » : l’objectif final de toutes les réformes est bel et bien l’abandon du système capitaliste au profit d’un système nouveau écologiste et socialiste qui se mettra en place avec la participation et l’assentiment du peuple de manière démocratique.

      Il nous a fallu réinventer des mots et des concepts pour que tout le monde comprenne à cause du confusionnisme ambiant auquel vous participez je l’espère malgré vous mais qui explique pourquoi je ne suis jamais tendre avec vous. Si on s’en tenait au dictionnaire, on serait des sociaux démocrates réformistes progressistes écologistes autant dire que dans l’esprit des gens on serait le PS avec un peu de vert ! Nous nous sommes donc redéfini pour briser cette confusion, et sommes un Parti pour une Révolution Citoyenne écosocialiste.

      Alors quand vous dites que je reprends le discours du PS, c’est affligeant de voir à quel point vous êtes aveuglés par votre doctrine. On ne dit quasiment rien de ce que dit le PS qui est un parti de droite !

      Le truc avec vous c’est que vous n’écoutez pas. Si on ne dit pas comme vous dites, alors on est comme les autres. La plupart de vos critiques sont effectivement bien senties pour le PS, mais je ne vois pas le rapport avec le PG. Sincèrement c’est pas étonnant que vous soyez si peu nombreux. Avec le soutien de personne et le rejet de tout le monde avant même d’écouter leurs arguments, nul doute que le Grand Soir n’est pas pour demain. En tout cas quiconque lira notre conversation saura qui n’a pas d’arguments de fonds.

      Mais quand même quelle déconnexion de la société incroyable quand vous dites que personne parmi les travailleurs n’a peur du bolchévisme. Et c’est tout le reste de ce couplet issu des années 70 qui est complètement à l’ouest. Les travailleurs d’aujourd’hui ne sont plus les prolétaires d’hier. A vrai dire ils ne font même plus société au travail. Ils ne veulent pas s’unir sur la base de la classe des travailleurs qui n’existe plus pour eux et qui est complètement morcelée. Nous devons réinventer le moyen de parler aux vraies masses exploitées telles qu’elles sont, pas à une image d’un autre age désormais rien de plus qu’une fiction issue du passé.

      C’est ça la radicalité concrète : on ne s’imagine pas les choses, on part de la réalité comme de vrais matérialistes. Marx serait probablement fier de nous. Mélenchon a identifié que le nouveau cadre de la société se trouvait dans la majorité urbanisée et connectée. Là où l’on sort, là où l’on discute, là où l’on s’amuse : c’est là que les gens font société et plus auprès de leurs collègues de travail. Je pense qu’il a raison et que c’est non seulement dans ces lieux qu’il faut militer, mais à travers ce prisme culturel qu’il faut communiquer si on veut démontrer à la population qu’elle appartient à une classe commune exploitée par une autre.

      Et pendant que nous repensons le socialisme et essayons de répondre aux problématiques réelles de notre temps, on se fait tirer dans les pâtes par des romantiques d’un autre age qui nient l’évolution du monde et attendent patiemment qu’il ressurgisse du passé en nous traitant de mots qu’ils ne devraient prononcer qu’à nos adversaires et en osant nous dire que nous n’avons pas d’arguments de fond alors que la moitié de leurs arguments ne valent plus depuis 25 ans.

      Je ne sais pas si nous réussirons à convaincre la génération actuelle mais une chose est sure, l’ancienne n’a pas vraiment brillé par sa capacité à comprendre et à transmettre à la nouvelle.

      Vous en êtes toujours à croire que les travailleurs ont conscience de leur classe. Vous croyez toujours au Grand Soir. Je suis désolé mais ce monde n’existe plus, en tout cas en France. Les gens qui ont dit non au TCE n’ont en aucun cas dit non au capitalisme. Ils ont juste dit non au TCE et leur « majorité » cache en réalité une alliance ponctuelle qui n’a pas vocation à perdurer puisque c’est entre nous et les patriotes et autres nationalistes. Il n’y a aucune majorité politique concrète possible sur cette base dont chaque partie préfèrerait encore le TCE qu’elle a rejeté, à voir l’autre partie au pouvoir !

      S’ils ne votent plus pour nous alors qu’ils ont été 4 millions à le faire à la Présidentielle, c’est à cause du renoncement de certains communistes du FdG, mais le PG lui a toujours tenu bon. Dans notre département nous avons même été obligé de rompre momentanément notre alliance avec eux parce qu’ils passaient leur temps à voter tout ce que proposait le PS. C’est une souffrance tant certains communistes sont proches de nous à tout point de vue. Autant dire qu’on n’a pas fait ça pour aller à la soupe après, sinon on irait maintenant directement.

      Je vous signale au passage que le PG est pour la tenue d’une constituante... Au lieu de raconter n’importe quoi sur notre position au sujet de l’UE, dites moi d’abord : que signifie une constituante en ce qui concerne l’UE ? Les Traités sont dans la Constitution alors si on change de Constitution ils deviennent quoi les Traités ? Ça s’appelle de la stratégie et vous le sauriez si de temps en temps vous écoutiez quand on vous parle.

      La Grèce malheureusement n’a pas les moyens de le faire et de se dresser totalement contre l’occident et donc SYRIZA a intérêt à rester dans l’UE. Si la France qui elle a les moyens de Résister le fait, alors la Grèce pourra suivre la même voie en s’accrochant à la France. C’est la même chose pour tout les pays du sud de l’UE dont seule la France a les moyens de résister en termes de rapports de force.

      Bref je vais arréter ici cette conversation que je sais malheureusement stérile. Vous continuerez à semer le confusionnisme habituel entre nous et le PS et a prétendre des trucs ahurissant au sujet du PG et je continuerais de démonter vos critiques sans fondement et l’irréalisme de votre position et de votre programme. Mais en tout cas, sachez que si vous décidez de changer les choses pour de vrai, il y a bel et bien un Parti qui cherche à le faire plutôt que d’attendre le Grand Soir rêvé d’un peuple imaginaire.


    • Scual 6 janvier 2015 23:13

      @Norbert :

      Le Bolchevisme a enfanté la dégénérescence stalinienne. Même si ça n’a aucun rapport, c’est un fait. ça n’aurait pas eu lieu si le bolchévisme ne le permettait pas.

      Mais vous avez raison sur ce point. Je ne parlais en réalité pas du vrai bolchévisme, mais du « bolchévisme » de l’imaginaire collectif en France aujourd’hui. Vous savez les goulags, l’État qui vous prends vos frigos pendant que l’économie stagne et que les gens ne sont pas libre et tout. C’est ça que je voulais dire par ce dont les gens ont peur et pourquoi ils ne voteront jamais, ni ne monteront sur des barricades d’ailleurs.

      L’époque où nos idéaux pouvaient évoquer un monde nouveau qui marche a disparu en 1989. Ils évoquent désormais un monde ancien qui ne marche pas. Ça signifie presque mécaniquement que maintenant on ne fait plus la Révolution pour ça, on doit réformer pour convaincre par la preuve plutôt que par l’appât : il n’y a plus d’appât.

      Sinon je ne suis pas enthousiaste en ce qui concerne l’Amérique latine mais pas à cause de la nature du processus en marche, à cause de l’absence d’une protection militaire digne de ce nom capable d’empêcher les USA de récupérer ces pays quand bon leur semblera.

      Je ne partage pas votre analyse sur le réformisme. Je crois que vous confondez avec la sociale démocratie européenne. Elle était progressiste effectivement de peur de voir le peuple basculer dans l’autre camps, mais c’est pas le réformisme qui est en cause.

      Nous ne cherchons pas à nous faire accepter par l’opinion publique en rejetant le bolchévisme. Nous cherchons parmi tout ce que nous voulons, ce que l’opinion publique veut aussi NOUS LE FERONT. Notre pari est que si nous tenons nos promesses et que nous le faisons bien, ils nous accorderont leur confiance pour aller plus loin en plus de s’ouvrir plus profondément à notre discours qui deviendra plus digne d’intérêt etc. Nous ne voulons pas nous adapter à l’opinion publique nous voulons adapter l’opinion publique à nous...

      A part ça je ne sais pas si c’est nous ou les fachos c’est à dire le Capital qui gagneront, mais je suis concret et réaliste. Si on n’apprend pas à parler au peuple d’aujourd’hui plutôt qu’aux prolétaires d’hier et qu’en plus on attends lui qu’il suive les comportement d’antan et réclame des choses dont il ne veut pas, la télévision elle sait très bien à qui et comment elle parle et quels comportements elle induit et les choses que les gens veulent. Avec la stratégie révolutionnaire d’autrefois style PRCF, AUCUNE CHANCE. C’est pour ça que le PRCF doit se montrer en phase avec son temps plutôt que de parler une langue inconnue à des gens qui ne veulent pas de ce qu’il propose. Il faut parler la même langue qu’eux et leur proposer dans un premier temps uniquement des choses qu’ils veulent et comprennent.


    • Norbert 7 janvier 2015 09:49

      @ Scual
      Tout d’abord merci pour votre réponse. Si vous aviez raison : tant mieux et dans ce cas je serais probablement un jour très heureux de soutenir votre mouvement et de reconnaître que je me suis trompé. Cependant je vois que votre analyse repose sur des bases idéalistes et que la réalité ne fonctionne pas comme vous le pensez.

      Par exemple vous dites : « ça n’aurait pas eu lieu si le bolchévisme ne le permettait pas. »

      Mais il n’existe absolument aucun règlement, aucune formule magique capable d’empêcher une éventuelle dégénérescence de n’importe quel parti de se produire quand les conditions objectives sont réunies pour ce faire. Le parti Bolchevik était un lieu de discussions intenses et libres sans gourou et Lénine était fréquemment mis en minorité. Le centralisme démocratique régissait la vie du parti mais cette structure adaptée pour le combat n’est évidemment pas, comme le disaient eux même les bolcheviks, souhaitable pour la société. Rien ne peut jamais vous garantir que l’arme que vous utilisez de tombera pas au cours de la lutte dans les mains de votre ennemi.Dans notre monde les combats ne sont pas gagnés d’avance.

      A mon sens, vous voyez trop les choses de manière linéaire et routinière. La lutte politique ne consiste pas à persuader les « gens » avec des méthodes marketing employées par les sociétés de commerce.Je prédis que dans les temps qui vont arrivés, en politique, les techniques de « com » vont faire banqueroute. Vous vous dîtes en gros , bon si les gens ont peur du communisme, même s’ils ont torts, on va finasser et les amener à nous faire confiance. Mais très bientôt la colère sera si grande que même les Bolchéviks apparaitront aux yeux des masses comme des modérés, voire des mous (ce qui leur était arrivé lors des fameuses journées de juillet). Vous êtes comme un papillon né un jour de pluie, et vous n’imaginez pas le soleil. En occident, nous sortons d’une période relativement longue de relative stabilité et paix sociale. Cet équilibre exceptionnel, rendu possible par la séparation du monde en deux blocs est terminé. Ce n’est pas encore le nombre qui est important pour le moment mais de se tenir avec le bon programme qui correspond à la prochaine poussée révolutionnaire. Car les idées révolutionnaires viendront avec ou sans vous. A ce moment les idées de sixième République seront réactionnaires et contre les forces vives du progrès.


    • Scual 7 janvier 2015 11:24

      Désolé mais si Norbert. Tout système peut mettre en place des garde fous.

      Par exemple notre système à nous ne peut selon vous pas engendrer le communisme. Il faut faire une Révolution pour l’obtenir. Staline n’a pas eu besoin de faire de révolution à partir du bolchévisme... Désolé mais le Bolchévisme est le système qui a permi à Staline progressivement et en suivant les règles de faire ce qu’il a fait. Le stalinisme est donc une évolution du Bolchévisme et pas un système qui a mis fin au Bolchévisme pour exister.

      Une constitution, des garde fous de type séparation des pouvoirs, conseil constitutionnel (oui, oui je sais mais le principe reste bon...), gardiens de la révolution en Iran etc... il y a des tas de méthodes pour s’assurer qu’un système ne dégénère pas vers un autre régime, et le bolchévisme a échoué sur ce terrain là. C’est un fait.

      Par contre pour la fin je suis désolé mais vous vous bercez d’illusions. Quand la colère va gronder les gens ne peuvent pas réclamer des choses qu’ils ne connaissent pas ! Je le répète les gens n’ont aucune espèce de début de politisation suffisante pour réclamer certains systèmes politique qu’on ne leur a pas appris sauf pour les caricaturer... et l’Histoire a prouvé que ça marche pas en plus ! En tout cas dans leur tête.

      Ce ne sont pas des techniques de com, c’est des technologies militaires de manipulation des masses qu’utilisent nos adversaires. Elles fonctionnent et fonctionneront toujours. Elles sont basées sur le fonctionnement neurologique du cerveau humain. Elle ne cesseront JAMAIS de fonctionner à moins que l’humanité ne tombe malade. Nous n’avons pas d’autre choix que de mettre ces méthodes au service de la lutte contre ces méthodes ou perdre.

      Une fois de plus vous démontrez vivre dans une époque révolue et ne connaissant pas les problématiques d’aujourd’hui, ni la réalité de la nature des armes de nos adversaires. Les techniques de com de nos adversaires feront banqueroute le jour où l’humanité cessera d’être faite d’être sociaux, c’est pas demain la veille. On fait avec et c’est tout.

      La colère sera si grande que... les techniques de com« qui feront faillite » feront ce qu’elles veulent de la colère du peuple. A vrai dire elles sont déjà en train de détourner cette colère sur une autre cible que la vraie. Autant dire que c’est pas le début d’une faillite de leur part mais d’une cuisante défaite pour nous... et vous continuez à attendre le grand soir pendant que nous sommes là à essayer de convaincre les gens que c’est le banquier et pas l’immigré et que vous pensez que les gens vont naturellement inventer des infos qu’on ne leur fourni plus, ce qui est mécaniquement impossible.

      Bref c’est vous qui avez une vision linéaire et surtout basé sur la foi plutot que la raison. Tout les fondamentaux qui rendraient vos espérances possibles n’existent plus mais vous continuez à attendre les effets de causes n’existant plus. Quand les gens seront en colère ils réclameront les choses qu’ils croient bonnes pour eux et se fâcheront contre ceux qu’ils croient responsables. Autrefois les grands partis de travailleurs et l’union de cette classe faisait que les gens étaient nombreux à vouloir du socialisme et à vouloir s’en prendre aux riches et aux exploitants, aujourd’hui ce n’est plus le cas, les gens veulent une rigidité culturelle traditionaliste et libérer les entreprises de l’impôt et veulent s’en prendre aux immigrés aux assistés et aux fonctionnaires. Voila contre quoi nous nous battons et c’est pour ça que nous pouvons affirmer que votre grand soir n’arrivera jamais.

      Vous vivez dans un monde qui n’existe plus, il est temps de vous réveiller. On ne fait pas de révolution sans révolutionnaires. Nous essayons de recréer des révolutionnaires, aidez-nous au lieu de croire à leur apparition spontanée. Cessez de vivre dans la nostalgie d’un temps révolu et la certitude que vous aviez tellement raison qu’il ressurgira du passé. La deuxième vague révolutionnaire a échoué. La Révolution Française et la Révolution d’octobre ont été les déclencheurs de grandes mouvements révolutionnaires chacun totalement en phase avec les problématiques de leur époque et de leurs lieux. La Française a encore aujourd’hui quelques beaux restes quoi qu’on en dise mais la révolution d’octobre a au final totalement échouée. Nous entrons dans la prochaine phase et une fois de plus la prochaine phase sera totalement différente de la précédente.

      La prochaine phase sera démocratique : si elle fait appel à la force elle perd. L’époque des fourches assez nombreuses pour faire face aux canons qui de toute façon sont tenus par des gens conscients de leur classe, c’est bon pour les livres d’histoire. L’armée comme la police sont de droite, patriotes et nationalistes et voient la société divisée en communautés et pas en classes. C’est un fait et pour cause ça a été fait exprès ! Armée de métier et de volontaires, politique migratoire et des banlieues etc ont forgé mécaniquement cet état de fait. Quand au peuple il est dramatiquement divisé pour s’unir à cause du monopole sur l’information de médias fascistes ploutocratiques. La question est : les gens se taperont ils les uns sur les autres avant ou après qu’ils aient voulu s’en prendre à l’État.

      Donc c’est soit une guerre civile perdue d’avance qui nous attends, soit un changement progressif pour faire modifier l’État d’esprit et la culture politique de ce peuple au cerveau modelé par des médias ploutocratiques fascistes depuis près de 15 ans maintenant.

      Voila le monde réel dans lequel nous vivons, et il ne peut pas engendrer le futur que vous dites. C’est mécanique. Il ne peut pas exister d’effet spontané indépendant de tout cadre culturel réel et le cadre révolutionnaire a disparu. D’ailleurs nulle part ça se passe comme ça, même dans les pays encore industrialisés ! Les médias de masse et l’amélioration de leurs techniques de manipulation des masses couplées au développement de l’industrie du loisir ont détruit partout le cadre culturel révolutionnaire indispensable à ce que vous attendez désormais en vain. On a SYRIZA en Grèce, Podemos en Espagne, l’Amérique latine qui a connu ça avant nous a elle aussi après tant d’années et de mouvement révolutionnaire fini par trouver comme seule et unique voie qui jusqu’ici fonctionne la voie de la réforme etc...

      Les gens ne sont plus prets à risquer leur vie comme autrefois et en plus ils ont grâce à internet une possibilité se créer un nouveau cadre culturel commun en plus d’avoir accès à une nouvelle information. Les chaines du contrôle des élections par les médias se retournent alors conter leurs maitres puisqu’il y a deux bouts à une chaine ! Eux aussi finissent donc être menés, un peu comme le chien qui désobéit peut très bien trainer le maitre accroché à la laisse pour peu qu’il tire assez fort. Attention toutefois à ne pas le faire lâcher la laisse car quitte à voir son chien partir, il n’a plus aucune raison de ne pas l’abattre... sale maitre capitalistes.

      Voila le mécanisme possible pour une révolution citoyenne en Europe... mais arrêtez de vivre dans le passé, il n’y en a pas d’autre. Si vous en trouvez un autre, alors je suis prêt à écouter, mais une chose est sur, c’est plus le cas de ce que vous proposez. C’est un fait.
       


    • alinea alinea 7 janvier 2015 11:26

      Bravo Scual ; merci pour ce post...


    • taktak 7 janvier 2015 12:07

      « le cadre révolutionnaire a disparu »
       vous démontrez effectivement ce point. Et sa conclusion logique est bien qu’il faut faire renaitre un cadre révolutionnaire, c’est à dire une organisation de masse sur des bases de classe de la classe des travailleurs ;

      Nier l’affrontement, ou le refuser, en adoptant une stratégie réformiste n’évite en rien l’affrontement. C’est au contraire le rapport de force en pratique largement à l’avantage des 99% pour peu qu’ils soient organisés et conscient de leur intéret commum qui permet de renverser le système capitaliste des 1%

      Vous citez l’amérique latine. bon exemple.
      Ce sont bien des processus révolutionnaire et non pas réformiste qui sont à l’œuvre dans ses pays. Pays qui ne renie en rien l’héritage de la révolution cubaine. Et qui doivent affronter la même violence de la part des USA.
      Toujours en amérique latine je vous invite à méditer l’exemple du Chili : là le réformisme a été totalement écrasé justement car refusé l’affrontement de classe n’empèche pas que l’oligarchie capitaliste elle ne fait pas de différence quand elle envoit ses bombes pour écraser qui la conteste même timidement.

      Votre méconnaissance de la révolution d’Octobre et flagrante. les bolchéviques ont mobilisé sur quel programme rappelez nous ? le pain et la paix. Réformistes donc selon vous ? non car contrairement à vous ils ont porté ce programme dans une dynamique de changement du système et non pas d’accompagnement. C’est toute la différence entre les réformes révolutionnaires de Chavez et le réformisme du PS ou de Syriza. Les premières visent à changer le cadre, à agir concrétement pour changer le quotidien de la classe des travailleurs et à mobiliser cette classe pour qu’elle prenne le pouvoir.

      Quant à votre croyance qu’un conseil constitutionnel, des sages, des gardiens du dogmes ou que sais je encore, elle est ridicule ! Ces derniers n’échapperont en rien à la lutte des classes. C’est donc uniquement la conscience de classes, la démocratie réelle à la base qui permettent de conserver la dynamique révolutionnaire. La preuve en est justement dans l’URSS qui a pourrie par la tête, dissoute pas ses dirigeants quand plus de 70% des soviétiques voulaient conserver l’URSS.


    • Norbert 7 janvier 2015 13:51

      « . Staline n’a pas eu besoin de faire de révolution à partir du bolchévisme... »

      Faux, Il y a eu une contre-révolution qui s’est déroulée dans le parti. C’est quasiment tous les bolcheviks qui ont fait la Révolution qui seront éliminés violemment. L’ossature du parti bolchévik sous sa version stalinienne ne sera plus constituée que par des contre-révolutionnaires de la première heure et dans le meilleur des cas par des personnes n’ayant joué aucun rôle pendant Octobre. Pour étouffer l’opposition de gauche dans le parti, Staline fera appel à la promotion Lénine, je cite l’historien P. Broué :

       "sous le nom de « promotion Lénine », plus de 200 000 nouveaux membres : ces nouveaux, en majorité des ouvriers restés à l’écart pendant la révolution, souvent illettrés, inexpérimentés, manipulables, sont dispensés de tout stage préalable, admissibles à toutes les fonctions, électeurs et éligibles, même au congrès [22]. Dans le même temps, une épuration sévère frappe les oppositionnels : de vieux militants exclus se suicident. Les étudiants membres de l’Opposition sont exclus en masse.

      Il est absolument probable que si la vague de la Révolution n’avait pas reflué, ce scénario aurait été évité.

      Vous me dîtes :« Vous vivez dans un monde qui n’existe plus, il est temps de vous réveiller. »
      Mais c’est exactement, moi aussi, ce que je pense de vous. C’est vrai que je considère l’époque de la fin de la deuxième guerre à nos jours comme une parenthèse et c’est dans cette époque que vous vous restez même si mes références sont encore plus lointaines. 

      "Voila le monde réel dans lequel nous vivons, et il ne peut pas engendrer le futur que vous dites. C’est mécanique. Il ne peut pas exister d’effet spontané indépendant de tout cadre culturel réel et le cadre révolutionnaire a disparu. « 

      C’est mécanique ? Même en mécanique newtonienne à partir de seulement 3 degrés de libertés le chaos peut être engendré et le mouvement devenir imprédictible, alors votre assurance me paraît pour le coup présomptueuse.

      Il n’y a jamais eu de cadre révolutionnaire et la Révolution est toujours un événement exceptionnel. La règle, c’est effectivement le monde plat et linéaire que le temps d’une vie humaine a gravé dans votre tête. Bien sûr qu’il faut des révolutionnaires mais ceux-ci sont la plupart du temps marginaux. D’autre part, je ne vois rien de spontané, de grandes transformations sont d’ores et déjà en train de se produire dans la conscience des masses et vous n’y êtes pas complètement étranger. J’ai vécu l’époque de reflux des années 80 jusqu’à il y a peu et je m’aperçois que quelque chose est en train de se produire, quelque chose qui va dans le bon sens même si la cohérence n’est pas encore présente.

       »les techniques de com« qui feront faillite » feront ce qu’elles veulent de la colère du peuple. A vrai dire elles sont déjà en train de détourner cette colère sur une autre cible que la vraie.« 

      Évidemment que les techniques de détournement sont et seront utilisées comme cela a toujours été. Si la rhétorique fasciste fait beaucoup de critiques vis à vis du grand capital et adopte le mot socialisme pour fabriquer l’oxymore National-socialisme, ce n’est pas pour rien.

      Ce qu’on appelle la mondialisation est parfaitement décrit dans l’ouvrage de Lénine »L’impérialisme stade suprême..." Aujourd’hui le monde est encore plus interdépendant et interconnecté sans même parlé du web, au niveau mondial la classe salariale n’a jamais été aussi nombreuse et majoritaire en proportion. Les conditions d’exploitation tendent à s’égaliser. Il y a de bonnes raisons d’être optimiste. La question entre Révolution et Réformisme sera tranchée par le futur que ni vous ni moi ne connaissons. Je ne vous considère pas comme un ennemi et vous souhaite bonne route. 
       


    • Norbert 7 janvier 2015 14:06

      Petite rectification : quand je dis Il n’y a jamais eu de cadre révolutionnaire, je veux dire qu’en temps de relative paix sociale, le parti révolutionnaire ou mêmes les éléments qui vont le constituer peuvent bien être loin d’avoir une influence de masse. Je ne dis pas qu’un tel parti n’est pas nécessaire.


  • Dwaabala Dwaabala 6 janvier 2015 16:10

    Le problème d’Elisseos Vagenas, c’est qu’il ne rassemble que très peu sur cette ligne, en tout cas visiblement moins qu’Alexis Tsipras et SYRIZA.
    Que le KKE critique autant qu’il le veut SYRISA, mais qu’il le soutienne cependant, en s’expliquant.
    Parce que pour ce qui est de la signature prochaine du futur Traité transatlantique par exemple, pendant que le KKE cherche, avec les pauvres moyens de sa soi-disant pureté idéologique, à descendre en flammes SYRISA, c’est ce qui se prépare.


    • taktak 6 janvier 2015 17:14

      Que le KKE critique autant qu’il le veut SYRISA, mais qu’il le soutienne cependant, en s’expliquant.

      Bonjour Dwaabal : je suis assez d’accord, et avec les critiques formulée par le KKE (car ne nous leurrons pas si Syriza arrive au pouvoir et déçoit en faisant le choix de l’UE plutot que celui des interets du peuple, cela laissera un boulevard à l’extrème droite), et avec le fait que le KKE doit prendre ses responsabilités concrètement.


    • taktak 6 janvier 2015 17:25

      Le KKE rassemble très peu, cela n’est pas tout à fait juste mais il souffre durement de l’effet « vote utile » vers syriza et de son isolement.

      Cela dit, je partage en partie la critique. Mais à choisir entre Syriza et le KKE, les seconds ont au moins un objectif juste et clair.
      Cela dit, ceux qui revent Syriza en partie de la gauche d’action risquent de déchanter très fort s’ils ignorent les faits que dénoncent avec justesse le KKE : si le NYT vient de faire un article pour indiquer que l’on peut s’arranger sans dommage avec Tsipras cela n’est pas très rassurant pour le camps des travailleurs.


  • Alren Alren 6 janvier 2015 16:55

    Bel exemple de langue de bois qui fait bien rigoler les véritables exploiteurs !


    Je suis à la gauche de la gauche de la gauche de la gauche de la gauche ! Na !

    Et si je suis tout seul tant mieux : ça voudra dire que je suis le plus intelligent, le plus lucide !

    Il ne manque plus que « Élections pièges à cons » et ce serait complet, complet pour recevoir l’argent de la CIA ...

    Avec des verbeux comme ça, les salauds en Grèce n’ont pas de soucis à ce faire. Ce qui, ne vous déplaise, n’est pas le cas avec Syriza.

    • Le421... Refuznik !! Le421 6 janvier 2015 18:55

      Entre nous, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas nombreux que nous avons tort.
      C’est juste qu’il ne faudra compter sur aucune aide des puissants.
      Qu’est-il arrivé à Cuba ?
      Ils n’ont pas voulu s’aligner sur l’Oncle Sam ?? Qu’ils crèvent..
      Avec rien, ils ont résisté et ils ont survécu.
      L’Oncle Sam tire la langue ?? Il ré-ouvre le marché. Par philantropisme ?? Ben voyons !!

      Ce qui est le mieux distribué par le Bon Dieu, s’il existe, c’est la connerie.
      Et certains avaient un entonnoir sur la tête. C’est sûr.
      Maintenant, ils gueulent pour avoir du rab’ !! smiley


  • BA 6 janvier 2015 18:53

    Le mot de l’année 2015 : le Grexit (= Greece exit).

    Mardi 6 janvier 2015 :

    Allemagne : pour le patron de l’Ifo, la Grèce doit quitter la zone euro pour éviter le défaut.

    Après Angela Merkel, c’est au tour de Hans-Werner Sinn, patron de l’Ifo, d’évoquer sans tabou l’hypothèse du Grexit.

    C’est ce que l’on appelle « jeter de l’huile sur le feu ». Après la chancelière allemande Angela Markel, qui a fait savoir qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus un problème, le patron de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn, scelle le destin de la Grèce. Ces propos sont rapportés par lagence Handelsblatt. Pour Hans-Werner Sinn, la Grèce peut éviter un défaut en sortant temporairement de la zone euro.

    « Avec une forte coupe de la dette, évidente ou dissimulée, il y aurait une autre banqueroute. S’ensuivraient de nouveaux prêts et de nouvelles coupes de la dette, encore et encore lors des prochaines années, si on ne rétablit pas la compétitivité du pays via une sortie de la zone euro et une dévaluation de la monnaie », renchérit-il.

    Ce n’est pas la première fois que l’homme évoque le « Grexit », un scénario qui coûterait 77 milliards d’euros à l’Allemagne, selon les calculs de l’Ifo. Et 66 milliards d’euros à la France. « La situation grecque est insupportable pour la population et les prêts continus ne sont pas soutenables pour la communauté », a-t-il déclaré, rappelant que la Grèce a subi une chute de 30 % de sa production industrielle par rapport aux niveaux d’avant la crise.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/pour-le-patron-de-l-ifo-la-grece-doit-quitter-la-zone-euro-pour-eviter-le-defaut-1023134.php


  • SEPH SEPH 6 janvier 2015 19:04

    Ce très bon article est visionnaire.

    En effet, Syriza s’il remporte l’élection de fin janvier 2015 va décevoir rapidement ses électeurs, de trahisons en trahisons, ce qui ouvrira un boulevard aux fascistes.

    Ce scénario est écrit d’avance, les socialistes de tous poils ont été toujours dans l’histoire des imposteurs n’en déplaise aux Mélenchonistes et autres clowns qui ne jurent que par la démocratie véritable miroir aux alouettes ou aux naïfs.


    • Onecinikiou 6 janvier 2015 20:06

      On finirait pas croire, selon l’articulation logique de vos propos, que les seuls à ne pas être des « clowns » sont ceux que vous qualifiez de fascistes et dont vous semblez déplorer justement l’éventuelle arrivée au pouvoir. La confusion est maximale.


    • SEPH SEPH 7 janvier 2015 10:46

      @ Onecinikiou

      L’arrivée au pouvoir des fascistes ou l’extrême droite sont le produit des trahisons des partis dits « de gauche ».

      En effet, la démagogie de l’extrême droite permet qu’elle prenne dans ses filets tous les déçus qui sont complétement désorientés .

      Les fascistes ou l’extrême droite sont aussi des imposteurs car ils se disent anti-système (sans dire lequel ). Mais lorsqu’ils arrivent au pouvoir ils servent , dans la douleur du peuple, les capitalistes et les banques qui les ont payé comme l’ont étés auparavant les dits « démocrates » chassés du pouvoir.

      Ainsi, la Lepen au pouvoir fera la même politique que l’UMP-PS d’aujourd’hui. Tous de tristes clowns qui sont des larbins du capital.


    • Onecinikiou 8 janvier 2015 01:42

      Bizarre bizarre, les évènements historiques (non vos fantasmagories) nous disent qu’Hitler - le diable fasciste par excellence - fut mis à mort par Wall Street et la City, main dans la main avec le « rouge » Staline. 


      Qui est dans la main du Capital, hum ?

  • politzer politzer 6 janvier 2015 19:35

    tout à fait exact !


  • christian pène 7 janvier 2015 08:40

    La gauche n’a jamais apporté que malheurs aux peuples , encore pires que la fausse droite ......

    La gauche se révèle être absurde, haineuse, menteuse, voleuse.....« les cons ça ose tout, même que c’est à ça qu’on les reconnaît » (Michel Audiard)


    • Francis JL 7 janvier 2015 09:50

      christian pène,

      la gauche n’a jamais gouverné en France, sauf peut-être dans des périodes post-catastrophes.

      En utilisant abusivement cette citation d’Audiard, vous la retournez ipso facto contre vous.

      A bon entendeur.


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 11:45

      Mais oui Hollande doit être de droite, ça doit être ça.


    • Francis JL 7 janvier 2015 13:56

      La politique de l’offre mise en œuvre par ce gouvernement Valls est une politique de droite.

      La politique de l’offre est et a toujours été une politique de droite et de surcroit, protectionniste.

      Cette politique de l’offre se caractérise par des cadeaux aux entreprises, cadeaux qui vident les caisses de l’État tant et si bien que le déficit s’accroit, la dette augmente, et la rigueur nous est présentée comme la seule solution pour en sortir.

      Si les financiers sans foi ni loi ni patrie acceptent ce protectionnisme de fait, c’est parce qu’ils savent bien qu’avec la monnaie commune l’État ne pourra pas dévaluer et sera donc forcé d’auto-détruire tout ce qui relève du troisième terme de notre devise républicaine et qui fait une nation : la solidarité.

      La politique de droite poursuivie dans le contexte du carcan de l’UE tue inexorablement la République.


    • Norbert 7 janvier 2015 14:12

      Épatant, il fallait osé !


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 14:15

      « Cette politique de l’offre se caractérise par des cadeaux aux entreprises »


      Si c’était ce qui se passe ce serait une bonne chose, mais ce n’est pas le cas. Il faudrait en effet alléger la fiscalité, entre autre, de nos entreprises et notamment des PME pour leur permettre d’être plus compétitives et de ne pas disparaître les unes après les autres. Par ailleurs vous résumez la politique à l’économique, c’est un peu (très) court il me semble.

    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 14:17

      Par ailleurs la destruction des nations entreprise par l’UE est par essence une action de gauche et aucunement e droite.


    • Francis JL 7 janvier 2015 15:23

       ’’alléger la fiscalité’’

      Vous ne comprenez vraiment rien à rien : alléger la fiscalité ? Mais c’est ça, que, appelant un chat un chat, il convient d’appeler politique de l’offre.

      L’UE, une institution de gauche ?

      Pfff !

      Vous êtes ignare sur toute la ligne.


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 16:40

      Ou c’est vous qui ne connaissez pas le sens des termes que vous employez, c’est selon.


    • Francis JL 7 janvier 2015 18:51

      Bien entendu, les retors changent le sens des mots.

      Pour moi, quand je parle de gouvernements de gauche un gouvernement je parle de ceux qui réduisent les inégalités, point barre.

      C’est clair ?

      Mais vous, vous êtes surement un bleu-marine, un de ceux qui voudraient faire accroire que les seuls républicains sont au FN. Cette prétention de l’x-droite est à la fois une posture et une imposture.


    • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 19:21

      « Pour moi, quand je parle de gouvernements de gauche un gouvernement je parle de ceux qui réduisent les inégalités, point barre.

      C’est clair ? »


      Pour vous, donc vous reconnaissez que vous mettez vous-même les mots à la sauce qui vous convient, c’est votre conception des choses, et elle est assez réductrice. Si l’on devait absolument résumer la gauche à une seule idée, un seul concept, alors plus que l’égalitarisme, ce serait bien davantage la création de l’homme nouveau et la guerre contre toute forme de tradition et d’enracinement, travail qui passe c’est vrai par un nivellement par le bas que vous appelez réduction des inégalités.


      « Mais vous, vous êtes surement un bleu-marine, un de ceux qui voudraient faire accroire que les seuls républicains sont au FN. Cette prétention de l’x-droite est à la fois une posture et une imposture. »


      Vous vous faites les fantasmes que vous voulez sur ma personne, si ça vous rassure. Par ailleurs je ne crois pas que quiconque au FN ait jamais prétendu que ce parti était le seul républicain.


    • Francis JL 8 janvier 2015 09:02

      Oui, décidément, ça ose tout, y compris de prétendre que je ne connais pas le sens des mots que j’utilise et dont pourtant je fournis la définition.

      La Gauche et la Droite sont respectueuses des valeurs égalité et liberté, mais la Gauche est portée sur la réduction des inégalités systémiques et la droite c’est le contraire.

      Le néolibéralisme qui renie la valeur fraternité (comprenez : réduction des inégalités systémiques) est de ce fait, à la droite de la droite, c’est-à-dire à l’extrême droite.


    • Julien30 Julien30 8 janvier 2015 10:07

      Et ces définitions vous semblent satisfaisantes ? Bon dialogue de sourds j’arrête là, ça n’en vaut pas la peine.


  • Julien30 Julien30 7 janvier 2015 08:41

    Les partis de gauche sont morts, vous ne comprenez pas, il vous faut un dessin ? Les gens ne tombent plus dans les panneaux dans lesquels vous vous tombez encore et qui ont causé tellement de morts et tellement appauvris les peuples. 


    • Le421... Refuznik !! Le421 7 janvier 2015 08:56

      Il apparaît évident que le système de la droite libérale a amené le bonheur des peuples...
      Enfin, de 1% des peuples concernés...
      Bon, vous me direz qu’avec 14% de la population sous le seuil de pauvreté, la France est moins mauvaise que l’Allemagne.
      C’est pour cela qu’il faut copier les allemands.
      Avec deux ou trois pour cent de plus, on sera en tête.
      Youpi !!


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 janvier 2015 10:29

    Gattaz, s’il vous lit, doit bien rigoler, quel boxon !
    Vos guerres picrocholines exaspèrent le peuple de Gauche. Car elles le divisent.
    Il serait peut-être utile de demander aux gens ce qu’ils souhaitent, ou bien vous vous en foutez ?


    A mon avis, ils sont aussi opposés à la dictature de la finance et des multinationales qu’à la gestion du capital par les apparatchiks d’un Parti.
    Faites des enquêtes, au lieu de parler à leur place.
    Si vous n’êtes pas capables de vous rassembler pour trouver des idées, le peuple de Gauche est foutu, mais vous aussi, vous êtes foutus.

    Vous pourriez par exemple, comprendre que les rapports de force passent par des syndicats indépendants. Moins nombreux, mais indépendants de Bruxelles.
    Les syndicats ont vocation à rassembler bien au delà des partis politiques.
    Pourquoi ne parlez vous jamais des syndicats comme force de rassemblement ?
    Vous ne souhaitez que des gens encartés pour mieux les contrôler ?

    Vous pourriez aussi faire la liste de toutes les dérégulations qui depuis 40 ans, ont permis aux renards de naviguer librement dans le poulailler... Et trouver les moyens et les rapports de force pour remettre en place toutes ces lois qui protégeaient de la dette illégitime, des délocalisations, des privatisations.
    Toutes ces lois qui protégeaient les acquis, sont contraires aux Traités européens.

    Peut-on se dire encore de Gauche quand on refuse le retour à la souveraineté ?
    En clair, peut-on prendre des décisions dans l’intérêt général dans un système fédéral mis en place par les banksters ? Rien que cette question fait le tri entre ceux qui sont de Gauche et les autres.

    C’est trop vous demander que de réfléchir ensemble, à partir de ce que souhaite la population, au lieu de passer votre temps à défendre votre pré carré ?

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