Texas : encore et encore
Hier 24 mai avant d’éteindre, la nouvelle tombait. Encore une tuerie de masse dans une école aux USA, au Texas, un jeune qui « fait un carton » sur des enfants et des enseignants. 23 personnes seraient mortes. La compassion pour les victimes et leurs familles, la prière et toujours le même dégoût devant cette violence. C’est la 9° tentative depuis le début de l’année, elles ont causé 45 morts et 219 blessés[1].
Mais il faut tenter de comprendre, même si la démarche est sans doute illusoire. Je n’ai pas plus de piste d’explication qu’avant[2].
Comprendre, ce n’est pas jeter en pâture la toute puissante National Rifle Association ni les hommes politiques qu’elle corrompt comme on désignerait un bouc émissaire commode. Ils sont certes responsables, mais sans doute pas de tout.
La violence de la société américaine, nous l’observons de loin. Il y a le communautarisme qui biaise le regard sur l’autre. Les médias affichent et promeuvent la violence auprès de la jeunesse via des fictions, des jeux vidéo et en font une norme. Il y a aussi l’histoire d’un pays, où longtemps, la faible densité de population de certains lieux rendait l’autodéfense nécessaire. Il y a la cruauté des relations sociales avec le virtuel qui désinhibe et prend une importance toujours plus grande. Et surtout, il y a le délitement des familles, elles qui devraient donner aux enfants un équilibre leur permettant une insertion sociale. Citons le divorce et la recomposition avec leurs lots de dilution des responsabilités des adultes, l’absentéisme parental souvent dû à la pression et la violence du monde du travail.
Et puis il ne faut surtout pas se satisfaire de savoir l’Atlantique entre nous et d’imaginer que nous serions imperméables à ces désastres. Nous copions trop la société américaine pour espérer être indemne : divorce, fictions et jeux vidéo, communautarismes, prolifération des armes (même si nous avons du retard sur ce point).
Comprendre, je ne sais pas si peux y parvenir entièrement, sans biais ni risque d’erreur. Alors plus que jamais, laissez-moi dire et redire :
heureux ceux qui font la paix
parce que ce sont eux
qui seront appelés fils de dieu[3]
Cliché John-Silver libre de droits via pixabay


MDR 