mercredi 28 décembre 2016 - par Daniel MARTIN

Transition énergétique : Présidentielles 2017, entre intentions et réalité…

Ramener la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d’électricité en France d’ici 2025, comme l’avait promis François HOLLANDE, ainsi que la réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 avec l’atteinte de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale à cette même date et la division par 2 de celle-ci à horizon 2050. Mais au-delà des intentions, quelle réalité ? Il est évident que passé les effets d’annonce cela n’impliquera pas automatiquement des fermetures de centrales nucléaires, notamment pour ne pas braquer EDF. Selon les auteurs de la loi 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/joe_20150818_0189_0001_1_-2.pdf ), la consommation ayant, selon EDF, tendance à se stabiliser, mais que ne confirme pas les statistiques, un développement important des autres sources d’énergie, surtout renouvelables, ferait mécaniquement baisser la part du nucléaire…Mais qu’en est-il réellement ?...

Qu’en est-il de la production et de la consommation actuelle d’électricité en France ? (extrait des bilans publiés par RTE).

PRODUCTION EN HAUSSE

A titre indicatif : 1 Térawatt = Mille Milliards de Watts - 1 Gigawatt = 1 Milliard de Watts - 1 Mégawatt = 1 Million de Watts - 1 Kilowatt = 1000 Watts

D’après RTE, la production d’électricité en France métropolitaine a atteint 546 TWh en 2015, soit 1,1% de plus qu’en 2014

Plus des trois quarts de cette production proviennent toujours du parc nucléaire de 58 réacteurs (416,8 TWh, 76,3% du mix). L'hydroélectricité (par les barrages) reste la deuxième source d’électricité (58,7 TWh, 10,8% du mix) malgré une forte baisse de sa production par rapport à 2014 (- 13,7%) en raison d’un niveau de pluviométrie bien plus faible. 

La part des énergies dites « renouvelables » dans la production nette d'électricité atteint 16,2 % en 2015 (hydroélectricité : 9,9 %, éolien  : 3,9, solaire : 1,4 %, bioénergies  : 0,9 %).

La production photovoltaïque a connu en 2015 une croissance légèrement supérieure à celle de l’éolien (+25,1%) mais sa part dans le mix électrique français reste limitée avec 1,4% de la production totale. Signalons la mise en service en septembre dernier du plus puissant parc photovoltaïque d’Europe (300 MWc) à Cestas en Gironde.

C’est la production électrique des centrales à gaz qui a connu la plus forte croissance en 2015 (+54,8%). Elle s’est élevée à 22,1 TWh, soit à près de 4% du mix national et à un niveau légèrement plus élevé que la production éolienne. Les centrales à gaz ont en effet a davantage sollicitées comme moyens d’appoint lors des périodes de forte demande. Malgré la fermeture des 6 dernières centrales à charbon de plus de 250 MW en France, la production des centrales à charbon et à fioul a quant à elle légèrement augmenté comptant au total pour 2,2% de la production électrique nationaleUNE ABERRATION, quand on se fixe pour objectif une réduction des rejets des gaz à effet de serre (GES)…

Lorsque RTE affirme que les émissions de CO2 du secteur de la production électrique française resteraient stables, il y a toutefois de quoi s’interroger quand on sait que pour 1KW/heure, le fioul rejette 300g de CO2, le Gaz naturel 234 g, le charbon 384g.

CONSOMMATION EN HAUSSE

D’après EDF, en 40 ans, la consommation Française d’électricité a augmenté de 280%. La consommation mondiale d'électricité en 2013 est de 21 538 TWh. Elle a augmenté de façon continue de 350% en 40 ans. ( https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/le-developpement-durable/la-consommation-d-electricite-en-chiffres)

Une hausse de la consommation d’électricité de 2,2% en 2015 

La consommation d’électricité en France métropolitaine s’est élevée à 475,4 TWh en 2015, soit 2,2% de plus qu’en 2014, (le double de l’augmentation de la production 1,1 %). Cette hausse est principalement liée aux températures en moyenne plus fraîches en début d’année (entraînant un recours accru au chauffage) et plus chaudes en été (augmentant les besoins de froid). En « corrigeant » cette consommation de l’aléa climatique, RTE indique que la consommation française a seulement augmenté de 0,5% en 2015 (475,4 TWh, niveau similaire à celui de 2013)… Selon EDF, la croissance de la demande d’électricité s’est fortement ralentie depuis plusieurs décennies, notamment en raison de la tertiarisation de l’activité économique, sans oublier les nombreuses fermetures d’entreprises et de l’impact des actions de maîtrise de la demande d’énergie. Elle reste toutefois très « thermosensible » : chaque degré Celsius en moins en hiver entraîne, selon RTE, un appel de puissance supplémentaire sur le réseau de 2 400 MW (soit l’équivalent de la capacité installée de 2 réacteurs nucléaires.Cette sensibilité est pourtant amenée à se réduire suite à l’entrée en vigueur de la RT 2012, une réglementation thermique qui a déjà entraîné une chute du chauffage électrique dans les logements neufs. Précisons que le secteur résidentiel compte en 2015 pour environ 35% de la consommation électrique en France métropolitaine.

Selon la formule de certains candidat(e)s aux Présidentielles « Cent pour cent d’énergie dite renouvelable » à l’horizon 2050 est-ce possible ?

Lors des primaires d’EELV « cent pour cent d’énergie renouvelable en 2030 » était une formule souvent reprise par Mme. DUFLOT et depuis par M. JADOT leur candidat à l’élection Présidentielle de 2017. A l’évidence ils ne font que reprendre les propositions dun rapport prospectif baptisé RE-thinking 2050 publié par le Conseil Européen, afin d’obtenir une énergie 100% renouvelable en 2050. Ses propositions nécessitent toutefois que la demande en énergie soit fortement revue à la baisse. Le rapport détaille ainsi les mesures qu’il serait nécessaire d’adopter pour atteindre cet objectif, ainsi que les bénéfices économiques, environnementaux et sociaux d’une telle mesure espérés. (http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=803). Même en envisageant une très forte baisse de la consommation d’électricité, encore faut-il que cela soit possible, compte tenu de la croissance démographique, des besoins légitimes des pays pauvres et ceux de la quatrième révolution industrielle, dans laquelle nous entrons à marche forcée avec l’explosion des nouvelles technologies du numérique …

EOLIEN et PHOTOVOLTAÏQUE peuvent ils être une alternative au Nucléaire dans la perspective « cent pour cent d’énergie renouvelable ?

Un réacteur nucléaire possède en moyenne une puissance d’environ 1 100 MWh et peut donc délivrer entre 7 000 000 MWh et 8 000 000 MWh par an.

Les éoliennes les plus puissantes d’aujourd’hui sont capables de développer une puissance de 5 MWh, dont les meilleures (off-shore) délivrent en moyenne 17 000 MWh par an
Le chiffre retenu pour l’éolien européen installé est de 2 000 MWh de production annuelle par MWh de puissance installé par éolienne.

Combien d’éoliennes pour remplacer un réacteur ?

Moyenne annuelle de la production d’électricité avec l’énergie d’un réacteur nucléaire :
7 000 0000 + 8 000 000 MWh / 2 = 7 500 000 MWh / an

Moyenne annuelle de la production d’électricité avec l’énergie éolienne de très grande capacité (5MWh) : 2 000 MWh X 5 MWh = 10 000 MWh / an

7 500 000 MWh / 10 000MWh = 750 éoliennes pour remplacer un réacteur Nucléaire (http://ethicologique.org/index.php/750-eoliennes-1-reacteur-nucleaire/)

Sachant qu’il y a 58 réacteur Nucléaire (le 59eme à Marcoule étant réservé à la recherche) il faudrait : 750 x 58 = 43 500 éoliennes d’une puissance de 5 MWh. Sachant que la puissance moyenne des futures éoliennes construite en France étant de 3MWh, avec une moyenne annuelle de production de 2000 MWh, il faudrait : 2000 x 3= 6 000 MWh soit : 7 500 000 MWh / 6 000 = 1250 éoliennes pour remplacer un seul réacteur Nucléaire x 58 = 72 500 éoliennes pour remplacer le parc Nucléaire Français.

Si on considère que la puissance d’une éolienne moyenne se situe actuellement aux environ de 1,8 à 2 MWh on peut estimer à plus de 100 000 éoliennes qui seraient nécessaire au remplacement du parc Nucléaire et ceci en supposant que l'on sache stocker l'énergie pour les heures de pointes...Ce qui est, actuellement, loin d'être le cas.

Le photovoltaïque, qu’en est-il ?

En 2015, l’Europe totalise une puissance cumulée en heure de 94,6 GW soit deux fois le résultat obtenu par la Chine. Notons que, même si l’Allemagne réalise une bonne partie du boulot, l’Italie prend la deuxième place avec une puissance cumulée de 18,9GW. Le troisième n’est autre que le Royaume-Uni avec 8,9GW. La France se positionne juste en-dessous avec 6,6GW soit deux places devant la Belgique (3,2GW).
En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/production-photovoltaique-2015-annee-record-cg#zZxcqBGqgWor8Dd4.99 . Comparé à 10,32 GWh/jour en 2012, c’est une croissance annuelle de 17,8 %.

Par rapport à ses voisins, la France est un nain photovoltaïque : un parc installé d'un peu moins de 4,5 GW contre 37,5 GW pour l'Allemagne pourtant moins ensoleillée. 4,5 GW c'est à peu près ce que l'Allemagne a installé pendant la seule année 2013 alors que les installations se sont sérieusement ralenties outre-Rhin (plus de 7 000 MW en 2011, idem en 2012). En puissance installée par habitant la France dispose de 64 watts de solaire photovoltaïque, contre 400 pour l'Allemagne, 280 pour l'Italie, 250 pour la Belgique, et 110 pour l'Espagne où tout est fait pour décourager l'investissement dans le secteur malgré un ensoleillement très favorable.

A titre d’exemple : A Dunkerque, 1 kWc de photovoltaïque plein sud produit 1000 kWh, à Toulon 1430 kWh, soit 1215 kWh en moyenne pour la France. Il faut 6,64 m² de panneaux photovoltaïques pour 1 kWc. Donc 3 000 km², cela nous donne 450 millions de KWc et 548 TWh produits. Soit à peu près que ce que produit réellement le parc nucléaire français. En fait, 3 000 km², ça fait un carré de 55 km de côté, ou la superficie d’un département comme le Rhône. Est-ce vraiment si énorme ? En France, la surface bâtie représente plus de 20 000 km². Il suffirait donc d’équiper 15% des toitures pour produire autant d’énergie que l’ensemble des réacteurs nucléaires français... N'a-t-on pas au moins 15% des toitures qui sont bien orientées ? Mais au-delà des capacités de production, éolien-photovoltaïque qui peuvent théoriquement compenser en équivalence la production nucléaire actuelle se pose le problème et pas des moindres, celui du stockage. Malgré les efforts de la recherche et les résultats obtenus par exemple concernant les supers condensateurs,( https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00673218/documentil ne peut y avoir de transition énergétique qui réponde aux impératifs de baisse du Nucléaire et des réductions des gaz à effet de Serre (GES) sans décroissance drastique de la consommation d’énergie...

L’éolien et le solaire sont, par ailleurs très dépendants de métaux rares dont l’accès pourrait devenir de plus en plus incertain, a fortiori si ces formes d’énergie doivent être massivement développées. Exemple : le dysprosium et le néodyme, deux terres rares produites presque exclusivement par la Chine, laquelle a d’ores et déjà fait savoir que ses gisements actuels étaient en déclin. Il faut savoir qu’une voiture hybride contient un kilo de néodyme et Selon les études réalisées à ce jour, une éolienne utiliserait de 600 à 700 kg d’aimants par MW de capacité, dont 25 à 29% de néodyme et 4% de dysprosium dans l’aimant permanent de la génératrice (http://www.eolien.be/Terres%20rares) Il faudrait multiplier par 26 d’ici à 2035 les extractions de dysprosium pour faire face aux enjeux du changement climatique…

Je rappelle que les terres rares désignent 17 métaux : le scandium, l'yttrium, et les quinze lanthanides. (Lanthane, Cérium, Praséodyme, Néodyme, Prométhium, Samarium, Europium, Gadolinium, Terbium, Dysprosium, Holmium, Erbium, Thulium, Ytterbium, et Lutécium) Ces matières minérales aux propriétés exceptionnelles sont utilisées dans la fabrication de produits de haute technologie. Avec le boom du numérique et des nouvelles technologies " vertes ", aujourd'hui, à l'échelle de l'économie mondiale, les terres rares sont considérées comme des métaux stratégiques. On retrouve ainsi des terres rares, non seulement dans l’éolien ou le photovoltaïque, mais aussi dans les batteries de voitures électriques et hybrides, dans les LED, les puces de Smartphone, les écrans d'ordinateurs portables…L'industrie de la défense a elle aussi recourt aux terres rares dans la fabrication de capteurs de radars et sonars ou de systèmes d'armes et de ciblage. 

Selon les experts, pour sortir du nucléaire et du fossile, il faut accepter une décroissance minimum de 2% à 3% par an du PIBpendant 20 ans. L'autre alternative serait de continuer avec les énergies fossiles, comme outre-Rhin. Ce qui est inacceptable et à terme impossible, comme le recours croissant et démesuré aux terres rares, dont les réserves ne sont pas inépuisables.

Démographie - besoins - consommation, l’impossible équation

On ne peut faire également l’impasse sur la question de la bombe Démographique, dont les effets des explosions successives sur la planète, notamment par la dernière croissance décennale de près d’un milliard d’habitants, ont un impact particulièrement néfaste  pour le climat. Phénomène auquel la France n’échappe pas et qui impose d’urgence une décroissance du PIB. Un effort titanesque doit être fait pour économiser l'énergie et les ressources conduisant à la baisse du PIB, indicateur qui doit être dénoncé et repensé.

Quelques exemples de l’impact démographique sur la croissance de la consommation d’électricité pour des pays à population à peu près comparable : La France, 65 631 000 habitants, dont la consommation par habitant est passée de 2746 kwh en 1971 (50 millions d’habitants) à 7374 kwh en 2013, ou la Thaïlande, 67 091 000 habitants, (38 millions d’habitants en 1971) qui passe dans la même période de 120 kwh par habitant à 2471 kwh. Et que dire de la république démocratique du Congo67 510 000 habitants, (20 millions d’habitants en 1971) avec 56 kwh par habitants en 1971 et 234 kwh en 2013. Les exemples de ce type sont légion (http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EG.USE.ELEC.KH.PC )

Certes, il existe de grandes disparités dans l’accès à l’électricité selon les régions du monde. Si certains pays souffrent encore de graves pénuries électriques, la consommation électrique globale connaît pourtant une croissance constante depuis 1971 qui a été multipliée par 3,2, alors que la population mondiale a été multipliée par un peu moins de 2, ce qui est considérable et ne semble pas prêt de s’arrêter. Pas un pays n’a connu une stagnation de la consommation entre 1971 et 2013. Tous, sans exception, ont eu une consommation annuelle en progression constante par habitants, qui va s’amplifier à cause des besoins légitimes des populations du tiers monde, de la croissance démographique et les exigences des nouvelles applications de l’intelligence artificielle inhérent à la quatrième révolution industrielle. Il faut savoir qu’entre 2001 et 2010, la consommation de certains pays en développement a considérablement augmenté : elle a été multipliée par 2,8 pour la Chine, par 1,8 pour l’Inde et par 1.5 pour le Brésil. En France, la consommation totale d’électricité a presque été multipliée par 1,5 en 20 ans

Pour conclure

La démonstration est faite qu’au rythme actuel de notre consommation d’électricité qui suit l’accroissement de la population, la sortie du Nucléaire ne peut se faire en équivalence de production et consommation par l’éolien et photovoltaïque,essentiellement à cause des problèmes actuellement non résolus du stockage. La seule façon d’y parvenir consiste à ce que la fermeture d’un réacteur Nucléaire soit compensée par une énergie dite renouvelable (éolien, photovoltaïque, etc.) et dans une proportion plus importante par des économies d’énergie évaluées et chiffrées, au premier rang desquels le domestique par un changement radical de nos habitudes de consommation et du gaspillage qui en découle dans les pays riches, ainsi que l’abandon du chauffage électrique, mais également sur le plan professionnel. Il faut aussi éliminer tous les gaspillages de type urbain la nuit par un éclairage totalement repensé. Mais aussi sortir de la stupide politique de promotion de la voiture électrique. C’est une escroquerie intellectuelle, quand on connait le coût énergétique et polluant, sans compter le même espace qu’elle occupe qu’une voiture thermique... Aujourd’hui on sait produire des véhicules thermiques qui consomment deux litres de carburant au 100 km. Le leurre de la voiture électrique justifie des voitures de plus en plus énormes (4X4) à 10/ 15 litres de consommation d’essence ou pire encore de gasoil au cent km…



131 réactions


  • wawa wawa 29 décembre 2016 18:17

    perso je voterai pour le candidat qui saura me traduire « let’s get ride off these green craps »
     

    voila un programme simple, ecolo, sanitairement satisfaisant, économiquement réaliste.


    • biquet biquet 30 décembre 2016 11:10

      @wawa
      En tant que plouc et fier de l’être, je voterai pour un candidat me parlant en français.


  • pasquinet 29 décembre 2016 19:01

    En fait je suis dubitatif lorsque je lis la phrase suivante :

    "la production des centrales à charbon et à fioul a quant à elle légèrement augmenté comptant au total pour 2,2% de la production électrique nationaleUNE ABERRATION, quand on se fixe pour objectif une réduction des rejets des gaz à effet de serre (GES)…"

     Je fais partie des gens qui pensent qu’on ne peut arrêter le nucléaire rapidement qu’en recourrant au fossile de façon TRANSITOIRE. Si le nucléaire est une catastrophe, alors il faut l’arrêter immédiatement (Sarkozy, Lauvergeon), on ne peut pas le tolérer même 10 ans, car une catastrophe pourrait se produire. Or, la France n’a pu construire que 5000 éoliennes en 15 ou 20 ans et il en faudrait au moins 100 000 pour remplacer tout le nucléaire, sachant qu’en plus l’éolien ne fonctionne que 23 % de l’année en moyenne, ça veut dire une sortie en 125 ans ?

    les GES ?

     I -

    1) le nucléaire c’est 2 % de la conso finale d’énergie dans le monde, cad peanuts, le remplacer par du fossile ne génèrerait quasiment guère plus de GES

    2) L’électricité c’est 25 % de la conso d’énergie en France, alors pourquoi ne pas « taper » sur les 75 % restant, c’est à dire le pétrole et son monde  : la voiture, les avions, l’agriculture productiviste ?

    II -

    On peut arrêter le nucléaire avec du FOSSILE et REDUIRE les émissions de GES, en tapant sur le pétrole et son monde, les 75 % et même en « tapant » très peu : réduction de la vitesse des automobiles par exemple....

    III-

    De plus, on ne peut pas imaginer du nucléaire en BASE et du renouvelable (éolien, solaire) en APPOINT, ça ne marche pas, car on ne connait pas de solution FIABLE et REPRODUCTIBLE de stocker l’électricité, et donc la France a recourt de plus en plus à des importations d’électricité carbonée pour satisfaire ses pointes, piuisqu’elle a fermé quasiment toutes ses centrales au charbon.

    IV -

    Enfin, je ne connais pas d’exemple d’arrêt du nucléaire sans passage par la case fossile :

    Allemagne : arrêt en 2022 et 50 % de fossile

    Japon : arrêt immédiat en un an de tout son parc en 2012 et 85 % de fossile (même s’il a relancé deux réacteurs depuis)

    Italie : arrêt du nucléaire et non reprise suite à deux référendums et 65 % de fossile.

    Enfin, tous les pays industrialisés dans le monde produisent la majorité de leur électricité avec du fossile (Chine : 88 %, Allemagne : 60 %, UK : 75 %, USA : 55 %, etc...) et seule la France n’en produit que 6 % de son mix, mais n’en émet pas moins trop de GES, ce qui prouve que la cause des GES est ailleurs que dans la production d’électricité, elle est dans les 75 %, dans une civilisation productiviste, la croissance, la démesure.

    Conclusion :

    On sort du nucléaire avec du fossile (et ce qu’on trouve en renouvelable au moment de la décision) et on sort du fossile avec de la DECROISSANCE, de la sobriété. La solution n’est pas techno-centrée autour du renouvelable, mais culturelle.

     Jluc pasquinet


    • baldis30 29 décembre 2016 21:51

      @pasquinet
      attention lorsque vous comparez Pétrole et électricité ...

      Le pétrole c’est donné à l’entrée du terrotoire c’est un produit brut pour le consommer il faut encore le transformer avec pour les moteurs le rendement de Carnot .

      L’électricité c’est un produit livré net prêt à être consommé ... l’équivalence énergétique n’est pas l’équivalence mécanique loin s’en faut .... et ne parlons pas des particules fines

      Faites la différence entre une locomotive diésel et une locomotive électrique, en partant des sources ...


    • pemile pemile 29 décembre 2016 22:23

      @baldis30 "Le pétrole c’est donné à l’entrée du terrotoire c’est un produit brut pour le consommer il faut encore le transformer [...] L’électricité c’est un produit livré net prêt à être consommé ..."


      Euh, l’électricité nucléaire, c’est aussi avant tout de la chaleur transformée en électricité, non ?


  • biquet biquet 30 décembre 2016 11:25

    Bon article mais qui décrit une situation à un moment donné. En 2017, tout aura peut être changé et les perspectives seront entièrement révisées. Le 100 % (enfin presque si on exclut Flamenville) d’électricité d’origine renouvelable sera bien avant 2050.


  • JMBerniolles 30 décembre 2016 18:03
    La conclusion qui s’impose pour cet article et ses commentaires est qu’une imposture qui produit de l’électricité de manière marginale et largement irrégulière, coûte de l’ordre de 5 milliards par an en surcoûts financés majoritairement par les consommateurs de courant électrique.
    Et que les champs éoliens et parfois photovoltaïques détruisent les paysages, annihilent des terres et comportent des nuisances qui sont largement tues.

    Deux mesures s’imposent :
    supprimer les financements des surcoûts de l’éolien et du PV par les consommateurs ou contribuables. [apparemment c’est une mesure que s’apprête à prendre l’Angleterre et des voix s’élèvent en Allemagne pour le faire aussi]
     2° Donner aux gens qui habitent dans des zones où des projets de champs éolien et PV sont proposés, un droit de véto.




    • pemile pemile 30 décembre 2016 18:35

      @JMBerniolles « Donner aux gens qui habitent dans des zones où des projets de champs éolien et PV sont proposés, un droit de véto. »


      Idem pour tout nouveau projet de centrale ou zone de stockage de déchets nucléaires ?

    • JMBerniolles 30 décembre 2016 19:08
      @pemile

      Mais pourquoi pas.

      Les résultats vous décevraient beaucoup. C’est ce qui se pratique au Japon.

      Ce ne sont pas les gens qui habitent près de la centrale de Fessenheim qui demandent sa fermeture. Au contraire ils sont mobilisés pour sa défense.



    • pemile pemile 30 décembre 2016 20:28

      @JMBerniolles « Mais pourquoi pas. Les résultats vous décevraient beaucoup. »

      je prends les paris !

      « Ce ne sont pas les gens qui habitent près de la centrale de Fessenheim qui demandent sa fermeture. Au contraire ils sont mobilisés pour sa défense. »

      Ben oui, mais juste en tant qu’acteur économique local majeur. EDF « accompagne » et « s’implique » aussi dans beaucoup d’initiatives locales. Je prends aussi le pari qu’une société dans les ENR avec le même genre de ’communication" qu’EDF aurait le même résultat, chiche ?

      Pour ce qui est du voisinage, voici une vingtaine de témoignages :

      http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/03/15/nucleaire-aucune-information-sur-les-risques-et-les-mesures-a-adopter-en-cas-de-probleme_1493290_3244.html


    • JMBerniolles 30 décembre 2016 23:34
      @pemile

      Le Monde, ce journal pourri jusqu’à la moelle .... comme référence... ce qui explique que vous soyez hors des réalités.

      Nous avons le résultat de la consultation sur NDDL.... je connais bien la Région nantaise, y compris les opposants locaux puisqu’un de mes neveux architecte est contre ce projet...
      Je l’ai souvent interrogé et il me sort le catalogue des arguments formatés avec le blabla sur les zones humides... Il prend souvent l’avion et a tout de même été obligé de concéder que l’aéroport actuel était dangereux d’une certaine manière, rare je dirai, et un peu dépassé.

      Mais ce que je savais avant la consultation, c’est qu’il y a une majorité des gens concernés à Nantes, Saint Nazaire et dans la région qui sont favorables à ce projet d’un nouvel aéroport.

      Mais on voit bien que tous nos grands démocrates, De Rugy, Mélenchon et d’autres qui se servent de l’écologie comme vecteur de carrière politique, se moquent complètement de l’avis des gens.
      C’est ce que l’on voit à Fessenheim. Des personnes qui viennent d’ailleurs, notamment d’Allemagne et qui viennent dire aux locaux comment ils doivent penser.
      Pour le nucléaire civil ce serait encore pire je pense.


    • pemile pemile 30 décembre 2016 23:42

      @JMBerniolles

      Bla bla bla. Vous niez la réalité de la vingtaine de témoignages de riverains rapportés par le monde ?


    • pemile pemile 30 décembre 2016 23:45

      @JMBerniolles

      Vous niez aussi, que les refus de fermeture des centrales sont basées sur l’argument de l’emploi et des retombées financières pour la commune et la région, et sont aussi valable pour ne pas fermer une usine de production de poulets industriels bas de gamme. Les salariés défendent leur emploi, pas forcément le produit !


    • JMBerniolles 31 décembre 2016 10:20
      @pemile

      En 2012 j’avais lancé une pétition pour la défense de l’électronucléaire et contre la fermeture de Fessenheim dans le milieu scientifique. Près de 300 scientifiques de haut niveau l’avaient signée, dont deux académiciens des sciences, des Professeurs de médecine... Michel Rocard l’avait soutenue également... Pas question que Le Monde, Libé et autres journaux de manipulation et de propagande,y fassent allusion d’une quelconque manière.
      Le Monde s’est aussi distingué, entre autres, en 2013,par une campagne quasi hystérique à partir de manipulations de témoignages pour que la Syrie soit écrasée sous les missiles.

      Mais vous pouvez rester sous l’influence de cette presse déqualifiée... Vous ne trouverez pas ici les certitudes que vous cherchez

    • Croa Croa 31 décembre 2016 11:14

      À JMBerniolles « Et que les champs éoliens et parfois photovoltaïques détruisent les paysages, annihilent des terres et comportent des nuisances qui sont largement tues. »
      Il ne faut pas mélanger l’éolien et le photovoltaïque qui n’ont pas les mêmes inconvénients.
      - Éolien : Pour les paysages, admettons ! (Quoique ce soit très subjectif. Des goûts et des couleurs... ) Annihilent des terres : NON (les cultures subsistent autour.) Nuisances : Ça fait du bruit effectivement.
      - Photovoltaïque : Pour les paysages, OUI à la campagne (où le photovoltaïque n’est pas à sa place de toute façon), c’est gérable en centre-ville (les solutions d’intégration existent même pour les cas délicats .) et c’est carrément une amélioration en banlieue et zones d’activités ! Annihilent des terres : OUI (le photovoltaïque n’est pas à sa place à la campagne !) Autres nuisance ??? (Il n’y en a pas !)
      *
      Donc ces solutions trouvent facilement leur place car les inconvénients restent accessoires à condition de ne pas exagérer vis à vis du voisinage.
      (Quitte à intéresser le dit voisinage, une chose peu pratiquée en France alors que ça résoudrait bien des problèmes !)


    • pemile pemile 31 décembre 2016 11:38

      @JMBerniolles « contre la fermeture de Fessenheim dans le milieu scientifique »

      Avec quoi comme argumentation ? On peut être pro-nucléaire et être contre ce principe uniquement financier de prolonger la durée de vie de vielles centrales, non ?

      PS : merci ausi d’expliquer pourquoi la plupart des pro-nucléaire sont aussi caricaturalement anti-EnR ?


    • JMBerniolles 31 décembre 2016 14:10
      @pemile

      Je vous laisse avec vos caricatures et vos idées personnelles figées...

      Les scientifiques se prononcent évidemment sur le côté scientifique.
      Ils défendent le nucléaire sur ces bases scientifiques et technologiques.

      Mais le nucléaire civil se défend bien tout seul. 

      Passez un bon réveillon. Il y a bien d’autres sujets plus inquiétants que notre électronucléaire, 2017 est une année de tous les dangers. Je souhaite que ceux-ci ne se concrétisent pas.




    • pemile pemile 31 décembre 2016 14:24

      @JMBerniolles « Ils défendent le nucléaire »

      Non, vous ne répondez pas, on peut très bien être pro-nucléaire et être contre les prolongations d’exploitation de vieilles centrales !


    • Onecinikiou 31 décembre 2016 15:51

      @pemile

      « PS : merci ausi d’expliquer pourquoi la plupart des pro-nucléaire sont aussi caricaturalement anti-EnR ? »

      Je vais répondre à vos interrogations légitimes :

      Les énergies renouvelables type éolien ou solaire/photovotaïque ont 3 biais intrinsèques qui sont, à mon sens, rédhibitoires, et qui d’ailleurs les condamnent à terme comme substitut crédible aux énergies fossiles, malgré la profusion de propagande à leur sujet.

      1/ Leur facteur de charge très faible (rappelons que le facteur de charge est un ratio de production annuelle, relatif à la capacité d’un système à produire de l’électricité à sa puissance maximale sur ce laps de temps). Cela induit nécessairement que pour une même capacité de production à puissance nominale, ces énergies produiront de fait au cours d’une année de 3,5 à près de 6X moins d’électricité qu’une centrale. Dit autrement, pour produire une même quantité d’électricité il faut installer une capacité nominale de 3,5 à près de 6X supérieure. Cela explique que le coût du KWh oscille actuellement selon les types d’ENR entre 8 et 14 cents d’€, alors qu’il n’est que de 4,2 en sortie de centrale EDF. Et qui fait aussi qu’un Français paye son KWh moitié moins cher qu’un Allemand ou un Danois (qui ont le plus massivement investit dans ce type d’énergies), tout en continuant de rejeter bien moins de CO2 chaque année que ces derniers (40% de moins). Où serait le gain écologique et financier à révolutionner notre modèle ? En tout état de cause la charge de la preuve impute à ceux qui en ont la volonté. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas partie gagnée.

      2/ Le caractère intermittent et aléatoire qui leur est inhérent. Sachant que nous ne savons toujours pas stocker à grand échelle l’électricité produite, et qu’un réseau électrique moderne impose d’égaler en toute circonstance consommation et production (qui se satisferait de voir son frigo éteint sous prétexte d’un jour sans vent et/ou non ensoleillé...), il devient donc nécessaire de doubler les infrastructures de production dès lors que nous installons en masse des ENR type éolien/photovoltaïque. C’est la raison pour laquelle plusieurs centrales à gaz à démarrage rapide sont en cours de construction sur le littoral atlantique pour pallier l’intermittence de production des futurs champs éoliens offshore au large des côtes de Bretagne/Normandie. Jamais ce surcoût, tant en terme financier qu’écologique (une centrale à gaz comme chacun s’en doute est grande émettrice de CO2), n’est repertorié lorsqu’il s’agit de vanter les avantages de ce type d’ENR. Un surcoût qui leur est pourtant consubstantiel. C’est d’ailleurs la raison fondamentale en mesure d’expliquer qu’aucun pays ayant massivement investit dans ces énergies n’a vu sa consommation d’énergie fossile se réduire. Exemple fameux de l’Allemagne, qui malgré 300 milliards d’€ d’investit en quelques années dans cette couteuse « transition », ne voit pas son taux d’émission de CO2 baisser - voire même augmenter légèrement - et pour cause : la part du charbon dans son mix énergétique augmente à la faveur d’une sortie du nucléaire dont il ne faut cesser de rappeler qu’il produit de l’électricité ...décarbonée. En revanche la facture des particuliers et entreprises elle s’envole !

      3/ Le ratio catastrophique entre surface utilisée/KWh produit. Une tranche de centrale nucléaire c’est 50 ha. Une centrale solaire du type de celle de l’article c’est 5X plus (260 ha), pour une production 30X moindre. La ferme solaire de Toul-Rosières occupe au total 367 ha. Pour les 61 fermes solaires de ce type nécessaires pour égaler la production d’un EPR, la surface occupée serait de 22 400 ha (équivalent au département de la Seine-Saint-Denis). Pour l’éolien off-shore, le parc éolien du banc de Guérande occupera lui 3 600 ha. Il faudrait 13 parcs éoliens de ce type pour équivaloir la production d’un seul EPR. Surface occupée : 47 000 ha. N’en jetez plus !


    • Onecinikiou 31 décembre 2016 16:02

      @pemile


      « Non, vous ne répondez pas, on peut très bien être pro-nucléaire et être contre les prolongations d’exploitation de vieilles centrales ! »

      La question n’est pas d’être pro-nucléaire (ou non d’ailleurs), mais d’être rationnel et pragmatique, dans un contexte d’approvisionnement contraint en énergie et de grandes difficultés financières et socio-économiques.

      Si les scientifiques, les ingénieurs, en charge de vérifier les installations soutiennent que les centrales peuvent être prolongées de dix, vingt ou trente ans sans impact sur leur sécurité, vu les avantages considérables que cela revêt (du point de vue des critères précédents) je ne vois pas au nom de quoi nous devrions nous y opposer.

    • pemile pemile 31 décembre 2016 16:53

      @Onecinikiou « Le ratio catastrophique entre surface utilisée/KWh produit »

      Quelle est la superficie de toitures orientées sud en France ?

      Quelle est la superficie de friches industrielles ?

      Quelle est la puissance de production nucléaire installée utilisée que l’hiver pour le chauffage électrique de maisons mal isolées ?

      Combien de vieux réacteurs cela permet d’arrêter ?


    • pemile pemile 31 décembre 2016 16:55

      @Onecinikiou « La question n’est pas d’être pro-nucléaire (ou non d’ailleurs), mais d’être rationnel et pragmatique »

      Et, donc d’arrêter vos argumentations caricaturales sur les EnR ?


    • Onecinikiou 31 décembre 2016 17:42

      @pemile

      Votre avis est qu’elles sont caricaturales, mon avis elles qu’elles sont argumentées, étayées, par des chiffres et des tendances objectives. 

      Votre argumentaire (qui n’en est pas un) est lui en revanche d’une pauvreté abyssale. 

      Vous ne fournissez d’ailleurs toujours pas le moindre début de commencement de chiffrage concernant vos « solutions ». 

    • pemile pemile 31 décembre 2016 18:04

      @Onecinikiou « mon avis elles qu’elles sont argumentées, étayées, par des chiffres »

      Mais bien sur, et pour l’ancienne base militaire de Toul-Rosières, toujours fâché de ces 300 hectares « gâchés » par une ferme solaire ? smiley

      "Vous ne fournissez d’ailleurs toujours pas le moindre début de commencement de chiffrage concernant vos « solutions »

      Mais si, les 6Kw produits ce mois par Raymond2 me semble déjà très bien ! smiley


  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 31 décembre 2016 12:56

    @Auteur

    Même réponse que pour l’article de « olivier cabanel » : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/la-couleur-de-l-espoir-188033

    Mohammed MADJOUR 30 décembre 15:31

    «  »Permettez que j’en doute olivier cabanel !

    Pour qu’il y ait espoir il faut que les humains acceptent de changer leur comportement, du moins de freiner un peu leur train de vie d’enfer ! Or nous constatons que rien ne montre une quelconque orientation dans ce sens mais au contraire les folies deviennent plus que des folies !

    JE NE CROIS PAS AUX MOULINS A VENTS, JE NE CROIS PAS AUX PUCES SUCEUSES DES RAYONS DU SOLEIL, JE NE CROIS PAS A LA CHANSON DE RENOUVELABLE !

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-science-et-la-pratique-164339

    La Terre ne ressemble plus à la Terre elle est complètement remuée, bouleversée et polluée. Elle est couverte par du béton et du bitume de sorte qu’il ne reste plus aucun espace naturel où pourrait encore se développer le « Vert » !

    Les pays occidentaux avaient déjà détruit la Nature chez eux aux 18 et 19e siècles, les nations impérialistes avaient alors débordé sur le Vieux Monde et l’ont occidentalisé. Pourquoi demander à la Chine de stopper les émissions de merde puisqu’elle est déjà polluée par les Cabarets parisiens ?

    C’est l’idéologie occidentale qui pose problème, ce sont les pays occidentaux qui ont détruit la Nature et ce sont les Occidentaux qui consomment la plus grande partie de l’énergie produite par l’ensemble de l’humanité !

    Les TOZ-de zéro à 22 n’étaient même pas des rencontres politiques et à chaque fois je rappelle que la Nature ne comprend pas la politicaillerie humaine !

    Comme je le dis moi l’Africain, on ne puise pas l’eau d’un puits en utilisant un tamis !«  »


    • Croa Croa 31 décembre 2016 14:47

      À Mohammed MADJOUR, « Pour qu’il y ait espoir il faut que les humains acceptent de changer leur comportement »
      *
      FAUX, c’est le contraire : Pour que les gens acceptent de changer de comportement il faut qu’il y ait espoir. Or les gens ont entériné qu’il n’y a plus rien à faire et que tout est foutu !
      Il existe le mouvement des colibris qui essayent de contrer ça, mais c’est marginal. Pour les autres il faudrait que l’exemple vienne d’en haut mais c’est le contraire qui se passe : Les riches jouent encore à celui qui a la plus grosse,... Non, à celui qui a le plus gros yacht !


    • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 31 décembre 2016 17:42

      @Croa

      «  »FAUX, c’est le contraire : Pour que les gens acceptent de changer de comportement il faut qu’il y ait espoir. «  »

      Nous n’allons pas reprendre les thèmes de la vieille philosophie pour savoir qui a commencé par quoi ? 

  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 31 décembre 2016 13:00

    Et même réponse après sa remarque inappropriée :


    «  »Mohammed MADJOUR 31 décembre 12:50
    @olivier cabanel

    « »@Mohammed MADJOUR
    votre déclaration basée sur le doute me fait penser à cette déclaration de je ne sais plus qui : « même si c’était vrai, je ne le croirais pas »« »

    En effet cette déclaration n’a pas son « auteur » puisqu’elle ne vaut rien et n’a pas la qualité d’un argument acceptable, mais elle est souvent brandie par les plus téméraires... Pas moi !

    « »JE NE CROIS PAS AUX MOULINS A VENTS, JE NE CROIS PAS AUX PUCES SUCEUSES DES RAYONS DU SOLEIL, JE NE CROIS PAS A LA CHANSON DU RENOUVELABLE ! « »

    Et j’insiste pour dire que ces moulins à vent modernes plus les puces suceuses des rayons du soleil plus les bricoles de ces dernières décennies ne sont RIEN à coté de ce qui est produit par l’utilisation deshydrocarbures, de l’hydroélectrique, du charbon et du nucléaire ! 

    Et même si on ajoute la plus insolite des inventions, celle inaugurée cette semaine par Ségolène Royal sous l’appellation « autoroute du soleil » (qui n’est qu’une monstruosité technologique plus monstrueuse encore que le nucléaire) ,jamais le « renouvelable » n’aura un sens et jamais la« transition énergétique » ne se fera comme elle le sous-entend ! Elle se fera autrement c’est-à-dire VERS L’ABERRATION ! 

    Olivier cabanel, 

    Mes déclarations ne sont jamais basées sur le doute puisque je suis celui et le seul qui a refusé le « PRINCIPE D’INCERTITUDE » des physiciens ! 

    Tout a été dit et expliqué dans « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE » de 2001. «  »

    ------------ 
    Et je conclus : NON, IL N Y A PAS DE « TRANSITION ÉNERGÉTIQUE » NI EN THÉORIE NI EN PRATIQUE ! 




  • Bertrand Cassoret Bertrand Cassoret 2 janvier 2017 10:39

    De bonnes réflexions , en particulier "La démonstration est faite qu’au rythme actuel de notre consommation d’électricité qui suit l’accroissement de la population, la sortie du Nucléaire ne peut se faire en équivalence de production et consommation par l’éolien et photovoltaïque,essentiellement à cause des problèmes actuellement non résolus du stockage« .
    Oui il faudra baisser notre consommation , surtout si on veut sortir du nucléaire.
    Mais pourquoi vouloir à tout prix sortir du nucléaire ? C’est un dogme chez les »écologistes" que de penser que le nucléaire est le pire ennemi, le démon !
    Dans les faits, Actuellement, les pays qui arrivent à produire une large part d’électricité non issue d’énergie fossile polluante sont ceux qui ont développé le nucléaire et/ou qui ont la chance d’avoir une géographie permettant l’hydroélectricité (la France, la Suisse, la Suède, la Norvège). Le dogmatisme anti-nucléaire mène à une augmentation de la consommation des fossiles.
    De même supprimer le chauffage électrique et bannir la voiture électrique (nucléaire) entraineront une augmentation de l’usage des fossiles. Bien sur le nucléaire a des inconvénients, mais il tue bien moins que les fossiles !


  • Bertrand Cassoret Bertrand Cassoret 2 janvier 2017 11:03


    3000km² de panneaux photovoltaïques pour produire toute l’électricité française (et non l’énergie) me parait sous estimés, je trouve plutôt 5000, ce qui représente quand même l’équivalent d’un département français.
    Il y a environ 30 millions de logements en France, ce qui fait moins de 30 millions de toits puisqu’il y a des logements collectifs. Mais il y a des toits d’usines, de commerces, de bureaux... Tous ne sont pas exposés Sud, orientation privilégiée pour le solaire et certains toits sont à l’ombre de bâtiments ou comportent des obstacles comme des cheminées ou fenêtres, donc je pense que garder cet ordre de grandeur de 30 millions de toits est assez optimiste.
    En mettant 20m² de panneaux photovoltaïques sur chaque toit (un travail considérable qui prendrait des années, nécessiterait du personnel qualifié en nombre, la fabrication de millions de panneaux et onduleurs, et l’adaptation du réseau électrique), on produirait environ 60 TWh, soit environ 14 % de la consommation d’électricité ou 3 % de la consommation d’énergie française.
    Et comme vous le faites remarquer, le problème du stockage resterait entier.


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