mardi 21 mai 2019 - par Carabosse

Travailleuses ou poulinières ?

La semaine dernière, alors même que les statistiques fédérales indiquaient que le taux de natalité aux États-Unis avait chuté pour la quatrième année consécutive pour atteindre le niveau le plus bas enregistré depuis 32 ans, le gouverneur de l'Alabama a promulgué la loi anti-avortement la plus draconienne du pays. La simultanéité des deux informations est révélatrice.

Aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays occidentaux, la baisse continue du taux de natalité est le résultat d'une véritable "grève des naissances" de femmes se trouvant dans l’incapacité de payer une assurance maladie privée et des factures de soins exorbitantes, n’ayant pas non plus accès à un congé parental rémunéré, et pour qui le fait d’avoir des enfants est une calamité. Depuis 1971, le nombre de naissances aux États-Unis n’a pas atteint le seuil de renouvellement supposant un taux de natalité de 2.1 enfants par femme (un taux est une moyenne statistique et non une répartition : les virgules ne représentant pas des portions d’individus). Dans ce pays, le ratio est de 1.8, soit une baisse de 2% par rapport à 2017. Sans un apport constant d'immigrés, la démographie américaine serait en chute libre.

Élever des enfants est un travail exigeant qui demande de la part des parents, et forcément des mères en particulier, d’énormes engagements physiques, émotionnels, financiers et de gestion du temps. La société dans son ensemble récolte les fruits de ce travail. C'est cette responsabilité sociale et morale d'indemniser et d'aider ceux qui élèvent des enfants qui a été prise en compte en France par la création de la « caisse d'allocations familiales » en même temps que la sécurité sociale par une Ordonnance du 4 octobre 1945.

La baisse du taux de natalité est un indicateur de la perte d’espoir pour l’avenir de dizaines de millions de jeunes Américaines qui ont des difficultés financières sans perspectives de solutions pérennes. C’est cette insécurité qui engendre la spirale du dépeuplement.

En Suède, les parents ont droit à 480 jours de congé payé à la naissance ou à l'adoption d'un enfant. La subvention versée par l’état correspond à 80% du salaire du parent pour les 390 premiers jours et à un montant réduit pour les 90 jours restants. Les employeurs paient un impôt sur les salaires pour financer ces congés parentaux. Les chômeurs reçoivent également une allocation parentale. Les parents peuvent partager le congé entre eux. Les hommes prennent près du quart des congés parentaux et le taux de natalité de ce pays est l’un des plus élevés d’Europe.

Les employeurs américains, privés ou publics, n’ont pas l’intention de financer des programmes d’aides, ni de créer des institutions pour alléger les charges liées à l’éducation des enfants, même si par ailleurs l’armée a besoin de jeunes recrues pour faire régner la « Pax Americana » sur le globe, même si les employeurs ont besoin de travailleurs pour faire vivre leurs entreprises, et même si les distributeurs ont besoin de consommateurs pour acheter leurs produits. Pourtant, la société libérale compte bien répondre à ces besoins avec un minimum de dépenses des employeurs et de l’état.

Comment ?

C’est simple : si les femmes refusent de produire des enfants dans les proportions souhaitées par les « think-tanks » influents, l'avortement et la contraception doivent être interdits ou difficiles d’accès. Il faut supprimer la sécurité sociale et les retraites de sorte que la seule prise en charge d’un parent âgé soit celle assurée par les enfants.

Cette tendance ne se limite pas à l’Alabama. On peut la constater dans tous les pays en voie d’« ubérisation », friands de déréglementations et de détricotages des protections sociales où les décideurs supposent sans doute que ce démantèlement obligera les femmes à augmenter le taux de natalité. Les croisades anti-avortement ici ou là ont pour objectif réel de priver les femmes du contrôle de leur corps afin d’enrayer le déclin des naissances et éviter le recours à l’immigration en restant dans une économie de marché boulimique, et pour endoctriner le public, les médias diffusent la propagande des mouvements du « droit à la vie ».

Or, cette tentative totalitaire est vaine et illusoire, sauf à revenir aux pratiques du commerce triangulaire. Aujourd’hui, la plupart des salaires ne sont pas suffisants pour qu'un seul travailleur puisse subvenir aux besoins d'une famille. Cela signifie que le père et la mère doivent avoir des emplois rémunérés. Si un parent quitte son emploi pour élever un enfant, le revenu familial diminue, et les contributions « solidaires » deviennent impossibles à assurer, qu’il s’agisse des cotisations à la couverture santé, ou aux caisses de chômage et de retraites.

Une société n’est pas un élevage et les femmes ne sont pas des poulinières. Les planteurs créoles des Antilles achetaient leurs esclaves et les revendaient après la récolte de la canne à sucre. Les plantations de coton de Louisiane préféraient renouveler leurs effectifs par la reproduction, un système jugé plus « rentable ». Le gouverneur d’Alabama semble nostalgique de cet « âge d’or » !



52 réactions


  • gaijin gaijin 21 mai 2019 13:28

    « Une société n’est pas un élevage »

    euh ? bien sur que si ...ce que nous appelons société depuis le néolithique et l’injonction : « croissez et multipliez vous » c’est l’aplication des méthodes de domestication découvertes sur les animaux a l’espèce humaine.

    https://www.youtube.com/watch?v=URSTHPPa7KI


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 13:30

      @gaijin

      il serait peut-être temps d’en sortir ?


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 13:36

      @gaijin

      il parait que la « révolution numérique » est un événement aussi décisif que la « révolution néolithique » dans l’évolution culturelle d’homo sapiens !
      profitons-en pourfaire la « révolution » tout court !


    • gaijin gaijin 21 mai 2019 14:44

      @Chantecler
      « il serait peut-être temps d’en sortir ? »
      précisément !
      je dirais même plus : urgent


  • Sozenz 21 mai 2019 13:49

    1 ils ont tout fait pour promouvoir les mouvements feministes pour mettre la femme au boulot

    quand une femme a un enfant certain la percsecute si elle veut seulement éduquer son enfant et la mettre au boulot

    ils ont tout fait pour qu ’ un seul salaire ne suffise plus vraiment pour avoir une famille "nombreuse qu’ avec un salaire pur les familles de cadre sociale moyen .

    2 on nous rabâche les oreilles que nous sommes en surpopulation faudra savoir ce qu ils veulent 

    3 si nous voulons une croissance démographique pourquoi font ils tout pour nous refourger des pertubateurs endocriniens et autres pertubateurs qui n arretent pas d accroitre les infertilités ?

    Bref . qu’ ils arretent de nous emmerdez avec leur taux de natalité .

     les personnes conscientes voient bien que c est de pire en pire ; au dela des problèmes d infertilité , les personnes n ont plus envie d’ avoir des enfants pour les mettre dans un monde d esclavage programmé .

    Même les animaux ont ce sens de la retenue quand les conditions sont mauvaises . 


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 13:57

      @Sozenz

      « on » et « ils » estiment sans doute, comme l’indique la pancarte qui figure sur l’illustration de cet article, ne pas faire partie de ce troupeau (« cattle ») dont ils peuvent disposer à leur gré pour produire les richesses qu’« ils » (ou « on » ?) confisquent.
      Les animaux n’ont ce sens de la retenue quedans la nature. On ne demande pas leur avis aux animaux « domestiques » : on les indémine !


    • Paul Leleu 24 mai 2019 00:52

      @Chantecler

      certaines espèces d’animaux ne se reproduisent pas (ou presque pas) en captivité... renseignez vous sur les zoos...

      et c’est effectivement ce dont il s’agit. Vous ne pouvez pas forcer les gens à avoir des enfants. Quand les « conditions » minimum ne sont plus là, insensiblement, la natalité diminue...

      je n’en pense plus rien depuis longtemps... je constate.


    • V_Parlier V_Parlier 26 mai 2019 21:59

      @Sozenz
      Vos constatations sont plutôt exactes. Mais de là à ce qu’une nation se réjouisse de sa disparition il y a un pas que certains franchissent allègrement. Peut-être l’envie d’être remplacés, finalement. Plus besoin d’un complot « d’en haut » pour assurer ce fameux plan qui déchaîne les passions...


  • eddofr eddofr 21 mai 2019 13:53

    La prochaine étape est de dépénaliser le viol !

    Des femmes qui triment comme des bêtes, qui n’ont droit ni à la contraception ni à l’avortement et qui, en plus, ne peuvent plus dire non (puisque le viol n’est plus un délit) c’est plein d’enfants tous neufs pour remplir les orphelinats et préparer une belle génération de sous prolétaires taxables et corvéables à merci.


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 14:12

      @eddofr

      Et ouvrir des Lebensborn pour produire les Alfa ?


    • eddofr eddofr 21 mai 2019 14:19

      @Chantecler

      Non, surtout pas, l’élite (les Alpha d’aujourd’hui) voudra que ses enfants soient les Alpha de demain (qu"ils en aient les capacités ou pas importe peu), pas n’importe quel fils de pauvre sélectionner à la loterie des gènes.
      Même si c’est un génie, un fils de pauvre, doit rester un pauvre (éventuellement on peut en faire un contremaître).


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 14:29

      @eddofr

      là, vous décrivez le présent, pas l’avenir... 
      mais peut-être aussi l’avenir si le troupeau reste passif et soumis, fasciné par les grandes causes humanitaires et climatiques que ses maîtres lui donnent en pâture


    • gaijin gaijin 21 mai 2019 14:51

      @Chantecler
      « mais peut-être aussi l’avenir si le troupeau reste passif et soumis »
      non le troupeau d’ici très peu ( on y est pas encore tout a fait ) ne sera plus nécessaire a faire fonctionner le système des « alphas » ....
      la recherche d’armes de sélection biologique ne semble toutefois pas encore au point
      complotisme ou nécessité ? 


    • V_Parlier V_Parlier 26 mai 2019 21:55

      @eddofr
      Paradoxalement, là où le viol est dépanalisé de fait (*) comme en France à l’excepetion des cercles mondains — on continue de promouvoir les mesures antinatalistes et l’avortement à grande échelle. Donc ici cette thèse du complot ne marche pas.

      (*) même si théoriquement il ne l’est pas. Les exemples pleuvent pour ceux qui cherchent un peu mais comme ça me rend à chaque fois malade je ne ferai pas la recchercher pour les liens ici.


  • Xenozoid 21 mai 2019 14:37

    le monde technologique sur-organisé , que nous avons créé , il n’y pas moyen de sortie pour les animaux ou les humains. Car nous sommes vraiment pas très différents des animaux que nous élevons dans des cages et des aquariums dans nos maisons : Nous vivons dans des petites boîtes a température contrôlée , appelés appartements . Nous aussi, nous achetons la nourriture standardisée labélisée , nourriture très différente a ce que nos ancêtres mangeaient. Nous non plus, nous ne trouvons aucun débouché pour notre « sauvage » spontané ,castré et dégriffé que nous sommes par les nécessités de la vie dans les villes et les banlieues sous restrictions juridiques et culturelles . De même nous ne pouvons pas errer loin de nos chenils,sans autorisation (papiers) tenus en laisse comme nous le sommes par nos emplois , dans nos appartements préfabriqués ,puis plus loin , par des frontières politiques . Et si nous cherchons encore , que pourrions nous trouver ? Forêts , jungles, plaines sauvages , collines majestueuses ? Celles-ci sont rapidement entrain de disparaîtrent nous travaillons sans relâche pour envelopper notre monde dans une peau de béton , pour s’assurer que toute l’herbe est arrosé par aspersion et tous les marécages drainés et sondés pour être transformés en espace de bureau .Et ce que nous ne transformons pas en grandes cages et autres aquariums , nous le détruisons avec la pollution
    Nous pouvons peut-être en apprendre davantage sur nous-mêmes en observant nos propres animaux de compagnie . Nous ferions bien d’apprendre d’eux que le vrai bonheur ne résulte pas a de la nourriture, de la santé physique et/ou de la sécurité 
    La solution au problème de la pauvreté affective de la vie domestique pour les animaux et pour les humains , n’est évidemment pas simple. Nous devons commencer par reévaluer ce que la vie devrait être..« .lol »


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 14:43

      @Xenozoid
      Pour mon chat, le bonheur c’est les croquettes, les caresses et les gros roupillons, mais je ne peux pas m’identifier parce que je l’ai fait stériliser très jeune, et j’ai l’impression qu’il est passé à côté de certains plaisirs sur lesquels je ne rechigne pas.


    • Xenozoid 21 mai 2019 14:49

      @Chantecler

      bon tu lui a pas coupé les griffes,on coupe bien le bec au poulet


    • Xenozoid 21 mai 2019 14:50

      @Xenozoid
      les cornes des vâches,et les veaux retiré dans une régularité industrielle


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 15:14

      @Xenozoid

      Moi, je me coupe les ongles, mais je ne me coupe pas ce que je lui ai fait couper, à lui.


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:16

      @arthes

      Ouh ououououh , ouah ouah !!!
      T es à fond dis donc !

      quel fond,j’ai toujours dénoncé la domestication,comme étant la base de l’esclavage et de la propriété,j’ai toujours été clair la dessus


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:18

      @Chantecler

      il te rest ton bec


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 15:19

      @Xenozoid

      cocorico !


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:22

      @Chantecler
      et ton cou


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 15:27

      @arthes

      « (enfin, commencer à être des humains) »

      c’est-à-dire ?


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:29

      @arthes

      c’est comme game of thrones faut lire entre les lignes et souvent c’est devant ton nez,


    • gaijin gaijin 21 mai 2019 15:37

      @Chantecler
      « c’est-à-dire ? »
      c’est a dire que les scientifiques du 19ème ont trop vite baptisé notre espèce , les apports notamment de l’éthologie démontrent que tout ce que nous avions cru être le propre de l’humain : culture , outils , conscience de soi, langage , rire .....
      la question est donc qu’est ce qui selon vous différencie l’humain ?


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:40

      @Chantecler

      il y a une théorie qui m’inquiéte et m’intrique,c’est l’auto domestication,bientot je ferais un article, et je commencerais sur la notion du temps de sa domestication, et de ce que l’on vend pour le satisfaire


    • gaijin gaijin 21 mai 2019 15:43

      @gaijin
      ps j’ai oublié dans la liste : conscience de la mort et empathie interspéciste ....


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mai 2019 15:43

      @Xenozoid

      Auto - domestique déjà ton français...passé 17 h . Le pastis ? La beuh ?


    • gaijin gaijin 21 mai 2019 15:45

      @Xenozoid
      l’auto domestication c’est : la culture .....c’est a dire les comportements transmis de génération en génération , dans le troupeau ..l’éducation des alpha étant différente ....


    • Xenozoid 21 mai 2019 15:47

      @Aita Pea Pea
      la faute est normal je n’aprend pas,et le hollandais n’aide pas, tu m’aimes ?(j’ais mon 1er groupie),hourra


    • julius 1ER 22 mai 2019 08:29

      . De même nous ne pouvons pas errer loin de nos chenils,sans autorisation (papiers) tenus en laisse comme nous le sommes par nos emplois , dans nos appartements préfabriqués ,puis plus loin , par des frontières politiques 

      @Xenozoid

      C’est intéressant ce que tu dis à quelques jours des élections européennes, car j’ai vu un reportage sur Arte dans le Thema du Mardi 21/05 où justement on parlait des frontières où des écolos allemands allaient faire un meeting à l’exact endroit où 30 ans plus tôt la frontière était marquée par des miradors des barrières et des barbelés, c’était la frontière entre 3 pays , l’Allemagne , la Pologne, et la Tchequie !!
      Aujourdhui il y a des champs à perte de vues et les routes qui mènent aux 3 frontières ne sont plus encombrées par des colonnes de véhicules et surveillées par la Police des frontières , on ne se rend même pas compte que l’on est passé d’un pays à l’autre .... c’est tout de même un immense acquis que de pouvoir circuler dans toute l’Europe sans avoir à sortir des « ausweiss » à tout bout de champs !!!!

      même si les nationaleux veulent nous réenfermer dans des murs et des frontières il convient quand -même de réfléchir à ce simple détail « la liberté de circuler » .....
      car ce n’est pas un hasard mais bien le fruit d’un long travail de confiance avec d’autres peuples et ce n’est pas gravé dans le marbre pour l’éternité car tout cela peut très bien être remis en cause dans les prochains mois si les nationaleux pèsent plus qu’ils ne devraient dans les urnes !!!!!!! 


    • Xenozoid 22 mai 2019 21:39

      @Attilax

      je ne remet pas en cause l’amitié entre humain ou autre créature,le fait de l’utiliser n’est pas amicale


  • leypanou 21 mai 2019 17:24

    Une société n’est pas un élevage et les femmes ne sont pas des poulinières 

     : il est vrai que l’auteur n’a pas vu l’émission à la télé il y a quelque temps déjà où des femmes avaient au moins 6 enfants, la championne ayant eu 14 enfants ; en plus, ce n’étaient pas des Maliennes ou autres Maghrébines mais de pures fdesouchiennes comme dirait l’autre (Choucas alias Jean Roques alias la Baudruche aurait été content pour une fois).

    Il me semble d’ailleurs que dans la famille héritière de la royauté de France, un comte n’avait pas 8 enfants ?


    • Carabosse Chantecler 21 mai 2019 17:57

      l’« auteur » respecte le choix des couples désirant procréer puis élever leurs enfants dignement quand ils en ont les moyens, si c’est un choix
      mais ce choix est discutable quand le couple en question est irresponsable et procrée sans être conscient qu’il ne fait que fournir la chair à canons et le les larbins soumis quand il n’a pas les moyens matériels et intellectuels d’éduquer sa progéniture

      par contre, ce qui n’est plus discutable, c’est quand la procréation n’est plus un choix mais une calamité par ignorance ou impossibilité d’accès au contrôle des naisances pas contraception et/ou IVG


    • Paul Leleu 24 mai 2019 01:12

      @Chantecler

      à mon avis, il faut une certaine dose d’inconscience (j’allais dire de « lâcher prise ») pour faire des enfants...

      quant à l’aliénation, elle est inhérente à l’humain... donc, il faut pas chercher... c’est par la spiritualité qu’on se désaliène...

      avec le recul, je vois pas en quoi une folledingue catho est plus « ignorante » qu’une femme moderne vachement émancipée qui « fait un bébé toute seule »... à chacun son obscurantisme, persuadée que c’est l’autre qui est alliénée.


  • Claire Claire 21 mai 2019 20:23

    @Chantecler

    la baisse continue du taux de natalité est le résultat (...)

    _________________

    Le droit à l’avortement n’a plus besoin d’ennemis avec des défenseurs de votre acabit ! Je n’ai pas lu trois lignes de votre bavardage et je tombe déjà sur une sottise : La situation sociale aux USA pour expliquer un phénomène qui s’étend à toutes les populations du monde ! Non mais sans rire !!!

    Et vous nous affirmez ça ex cathedra, alors que tout le monde sait que les classes sociales modestes sont celles qui font le plus d’enfants...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 mai 2019 08:47

      @Claire

      Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt (Proverbe chinois)


    • Claire Claire 22 mai 2019 20:12

      @Séraphin Lampion
      Quand le sage montre la lune
      _______________

      Oui et on dit aussi qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois or le fait est qu’il faut soi-même sacrément manquer de sagesse pour en voir quelque part dans cet article où l’auteur passe son temps à nous asséner “ses vérités” sans le moindre argument.


    • Paul Leleu 24 mai 2019 01:27

      @Claire

      vous avez raison en partie... c’est vrai que les classes populaires font souvent plus d’enfants que les classes aisées (à part les très aisés, qui peuvent se le payer). On peut donc supposer que la baisse de la natalité touche les gros batailons des petites classes moyennes fragiles économiquement et culturellement...

      les classes populaires qui restent encore enracinées dans une certaine tradition sociale, continuant à faire plus d’enfants malgré la pauvreté. Sans doute, une certaine assise culturelle et religieuse traditionnelle leur permet de gérer. A l’autre bout de l’échelle, les riches peuveut aussi assumer matériellement et culturellement une progéniture relativement nombreuse. Peut -être ces deux aspects ne sont pas si paradoxaux.

      (de ce que j’observe autour de moi), l’effondrement de la natalité est très perceptible parmi les classes populaires « désaffiliées » socio-culturellement, et les classes moyennes précarisées... en gros, les femmes font au mieux un enfant à l’approche symbolique de la 30aine ou de la 40aine. Et ne restent pas forcément avec le géniteur qu’elles ont choisi.


    • Ouam Ouam 24 mai 2019 01:56

      @Claire
      "Et vous nous affirmez ça ex cathedra, alors que tout le monde sait que les classes sociales modestes sont celles qui font le plus d’enfants...

      "

      C’est évident, nier ce fait est pure folie.

      L’eduqué (cad celui qui a recu l’immense chance d’avoir pu etre éduqué) priviliègera le bien etre et le meilleur statut social pour sa progéniture.
      Ensuite en fonction de ses moyens (pécunier, temps et envie) il en aura un deux voir rarement 3

      C’est d’ailleurs largement démontré dans les pays en évolution.

      Mele dans le regne animal c’est le cas, bcp d’especes s’autoregulent en fonction de leurs biotop.


  • Eric F Eric F 21 mai 2019 23:44

    L’augmentation de la pauvreté n’est pas la cause première de baisse de natalité dans nos pays, puisque les milieux les plus défavorisés issus de l’immigration sont ceux dont la natalité est la plus forte. Il y a un aspect civilisationnel, la femme étant de plus en plus un homme comme un autre, la « dissymétrie » que constitue la maternité (grossesse, accouchement, soins du nouveau né) est perçue comme un handicap. Par ailleurs la précarisation des liens de couple est un facteur dé-sécurisant pour envisager d’avoir plusieurs enfants. Certes, comme l’indique l’article, une « politique familiale » plus protectrice peut en partie pallier ces aspects, sans forcément résoudre à la source, comme par exemple la multiplication des familles monoparentales, une des causes justement des dis-parités entre femmes et hommes.


  • Arnold Arnold 22 mai 2019 09:44

    Ne faut-il pas voir là l’évolution de notre société en général, pour diverses raisons pourrions-nous avancer. S’agissant des grandes décisions de la vie, on se fie à son instinct. Or, le désir d’enfant peut ne pas se manifester. Certaines femmes de 25-35 ans, n’envisagent pas de « fonder une famille ». Il ne s’agit pas d’horloge biologique qui se serait déclenchée ou pas, disent-elles. On peut ressentir, ou pas, ce désir à n’importe quel âge. Il y a aussi les difficultés rencontrées pour tomber enceinte, avec tous les pesticides qu’on nous fait ingurgiter, cela devient un vraiment problème de santé public.Nombre de femmes choisissent de ne pas se reproduire aussi. Aux États-Unis, on les appelle les childfree, et elles sont en pleine expansion, à croire que cela ne concerne pas que les États-Unis.


    • Paul Leleu 24 mai 2019 01:35

      @Arnold

      j’ai l’impression qu’un bon nombre de femmes continuent encore de faire un enfant, à l’approche symbolique de la 30aine ou de la 40aine (c’est selon)... mais je ne connais pas les statistiques, c’est ma modeste observation.

      mais cela est très différent pour les femmes installées dans un couple stable, qui font à mon avis généralement plus d’enfants. Et c’est assez logique.


  • njama njama 22 mai 2019 10:34

    Baisse de la natalité aux States, l’effet Gardasil ?

    « Gardasil, combien de vierges sacrifiées sur l’autel de la vaccination ? » Magazine NEXUS 15 septembre 2018

    Extraits de Nexus n° 118 : « Dès l’introduction des premiers vaccins anti-HPV (Gardasil quadrivalent et Cervarix), de nombreuses jeunes filles ont rapporté des troubles du fonctionnement ovarien survenus après l’injection. Si l’on ignore les effets potentiels de l’administration de neuf protéines de papillomavirus (on peut imaginer une forme de réaction auto-immune locale), l’on sait pourtant qu’un risque est associé aux autres composants : l’aluminium dont on connaît les effets neurotoxiques, le polysorbate et le borax. Le polysorbate ou Tween 80 provoque des perturbations hormonales, des déformations des ovaires et la destruction de follicules, lorsqu’on l’injecte à des souris, et il est utilisé dans les vaccins pour la stérilisation des animaux (2). Quant au borax, c’est l’ingrédient de la mort-aux-rats (…)

    Aux États-Unis, le taux de natalité a connu une baisse drastique de 11 % suite à l’introduction du vaccin HPV, alors qu’il avait augmenté de 8 % durant la décennie précédente. Les chiffres analysés par Gayle Delong interpellent : sur 8 millions de femmes entre 25 et 29 ans, on note que 60% des non-vaccinées ont démarré au moins une grossesse, pour seulement 35 % chez celles ayant reçu un vaccin anti-HPV. Dans la catégorie des femmes mariées, l’écart reste marqué, avec 75 % de conception chez les non-vaccinées, pour seulement 50 % chez les femmes “immunisées” (3). »

    (2) Gajdova M., Jakubovsky J., Valky J., « Delayed effects of neonatal exposure to Tween 80 on female reproductive organs in rats », Food Chem. Toxicol., 31 mars 1993 (3) : 183-190. PMID : 8473002.

    (3) 12. DeLong G., « A lowered probability of pregnancy in females in the USA aged 25-29 who received an HPV vaccine injection », Journal of Toxicology and Environmental Health, vol. 81, Issue 14, p. 661-674, 2018.

    source :https://www.facebook.com/magazine.nexus/photos/-gardasil-combien-de-vierges-sacrifi%C3%A9es-sur-lautel-de-la-vaccination-sous-couver/10160727444870244/


  • njama njama 22 mai 2019 10:41

    L’effet vaccin anti-papillomavirus ?

    L’article de Mme Gayle Delong A lowered probability of pregnancy in females in the USA aged 25–29 who received a human papillomavirus vaccine injection

    avait été publié dans le Journal of Toxicology and Environmental Health.

    (traduction) : En utilisant la régression logistique pour analyser les données, la probabilité d’être enceinte a été estimée pour les femmes ayant reçu un vaccin contre le VPH par rapport aux femmes n’ayant pas reçu l’injection. Les résultats suggèrent que les femmes qui ont reçu le vaccin contre le VPH étaient moins susceptibles d’avoir déjà été enceintes que les femmes du même groupe d’âge qui n’ont pas reçu le vaccin. Si 100% des femmes de cette étude avaient reçu le vaccin contre le VPH, les données suggèrent que le nombre de femmes ayant jamais conçu aurait eu diminué de 2 millions. Une étude plus approfondie de l’influence du vaccin contre le VPH sur la fertilité est donc justifiée.

    Using logistic regression to analyze the data, the probability of having been pregnant was estimated for females who received an HPV vaccine compared with females who did not receive the shot. Results suggest that females who received the HPV shot were less likely to have ever been pregnant than women in the same age group who did not receive the shot. If 100% of females in this study had received the HPV vaccine, data suggest the number of women having ever conceived would have fallen by 2 million. Further study into the influence of HPV vaccine on fertility is thus warranted.

    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15287394.2018.1477640?journalCode=uteh20


    • njama njama 22 mai 2019 11:46

      les données suggèrent...

      Le vaccin n’est peut-être pas en cause, ou peu, la différence entre vaccinées et non vaccinées peut s’expliquer aussi par les classes sociales, ces vaccins très chers ne sont pas offerts par le gouvernement, les classes moyennes et élevées, plus vaccinées, bien que moins précarisées, feraient moins d’enfants ?


    • njama njama 22 mai 2019 13:14

      le taux de natalité aux États-Unis avait chuté pour la quatrième année consécutive
      d’après l’étude de Gayle Delong la chute s’observe depuis huit ans dans la tranche d’âge 25-29, ce qui représente un signal statistique significatif imortant une si courte durée :

      « Birth rates in the United States have recently fallen. Birth rates per 1000 females aged 25–29 fell from 118 in 2007 to 105 in 2015....This study analyzed information gathered in National Health and Nutrition Examination Survey, which represented 8 million 25-to-29-year-old women residing in the United States between 2007 and 2014. »


    • Paul Leleu 24 mai 2019 01:38

      @njama

      en France aussi le taux de natalité chute depuis le milieu des années Hollande... pour le moment c’est peut-être conjoncturel, (crise économique prolongée, et instabilité socio-culturelle), avec un report des naissances... mais si ça se prolonge, alors ce sera effectivement un fait marquant.


  • zygzornifle zygzornifle 22 mai 2019 12:49

    On a bien les poules pondeuses venues d’autre pays qui remplissent nos maternités de gosses

    et assèchent nos aides sociales et qui en plus couinent du matin au soir que l’on est des sales racistes xénophobes avec l’appuie de la gauche et des écolos ....


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