"Trump was right about everything !”

« Trump avait raison sur tout ! ».
Toute la personnalité de l'individu apparaît dans l’affirmation de cette phrase inscrite sur sa casquette.
Au-delà de l’emploi de la 3ème pour parler de lui-même – Donald J. Trump, lui-même, personnellement en personne… - qui aura 80 ans le 14 juin 2026, dévoile sa volonté de mettre en scène le travail formidable qu’il est en train d’accomplir. Sans aucune erreur ni réserve, bien sûr !
Démonstration d’un extraordinaire narcissisme… incommensurable. Travail basé sur son infaillibilité.
De plus en plus autocentré, il a besoin que l’on reconnaisse l'extraordinaire clairvoyance de son génie. Génie, lui aussi incommensurablement exceptionnel !
Cet amour de lui-même suggère, comme je l’ai trouvé dans une documentation abondante :
- « Arrogance et supériorité :
- Certitude absolue : il est convaincu d’avoir toujours raison, sans nuance ni remise en question ;
- Mépris des avis contraires : les opinions des autres sont souvent ignorées ou dévalorisées ;
- Besoin de domination : il cherche à imposer sa vision comme la seule valable.
- Manque d’autocritique :
- Incapacité à reconnaître ses erreurs : même face à des preuves contraires, il persiste dans son opinion ;
- Sur la défensive : il réagit mal à la critique, souvent avec agressivité ou déni.
- Immaturité :
- Communication agressive ou provocatrice : il utilise des formulations tranchantes pour choquer ou impressionner.
- Pensée binaire
- Vision manichéenne : avec Trump, tout est bon ou mauvais ; soit vrai, soit faux. Pas de place pour la complexité ou la nuance, tel un cerveau reptilien.
- Insécurité cachée
- Surcompensation : derrière cette affirmation péremptoire peut se cacher une peur de l’échec ou un manque de confiance en soi. »
Effectivement, « Trump avait raison sur tout ! ». Pourtant, de très nombreuses promesses de campagne électorale n’ont pas ENCORE été tenues :
- Mettre fin à la guerre d’agression russe contre l’Ukraine en seulement 24 h ;
- Fermer le Ministère de l’Éduction ;
- Abolir le droit du sol ;
- Réduire de 50% les prix de l’énergie ;
- Supprimer l’impôt sur les pourboires ;
- Supprimer l’impôt sur les heures supplémentaires ;
- Supprimer l’impôt sur les remboursements de la Sécurité sociale ;
- Plafonner à 10 % les taux d’intérêt débiteurs des cartes de crédit ;
- Rendre déductibles les intérêts des prêts automobiles ;
- Rétablir la déduction SALT (State and Local Taxes) ;
- Réduire Médicare et abattre Obamacare ;
- Obliger les compagnies d’assurance à rembourser intégralement la FIV (fécondation in vitro) ;
- Réduire de 50% les tarifs de l’assurance automobile ;
- Expulser 20 millions de migrants ;
- Fermer complètement la frontière avec le Mexique ;
- Faire baisser le prix des produits alimentaires et des médicaments ;
- …, … ;
- Etc.
Promesses après sa prise de fonction, le 20 janvier 2025 :
- Annexion du Canada, du Groenland, du canal de Panama… ;
- Naissance d’un « Nouvel âge d’or » économique avec une forte croissance et des milliers d’emplois industriels. Finalement : PIB 2024 + 2.7%, PIB attendu 2025 +2.3%. Quant à l'emploi, ce n'est pas terrible ! (lien) ;
- … ;
Et puis, la grande promesse : MAGA (Rendre sa grandeur à l’Amérique !).
Douze mois à peine et les sondages montrent que 59 à 61% des Américaines et Américains ne sont pas contents de Trump. Seuls les Présidents Truman, Nixon et Carter ont connu des niveaux d’approbation plus faibles à des moments comparables. Cela fait tout juste de 47 ans, pour le plus récent : Jimmy Carter. 47 un chiffre prémonitoire, car Trump est le 47ème président des États-Unis.
Au niveau international, l’image des États-Unis d’Amérique n’a jamais été aussi mauvaise, et le monde s’inquiète de l’imprévisibilité guerrière et fantasque du dirigeant américain.
Pourtant, la volonté mégalomane, versatile, narcissique… de Trump est là, chevillée au corps. De plus, il dit que Dieu est fier de lui.
MAIS, malgré ce soutien de tout premier ordre (un Dieu, ce n’est pas n’importe qui, quand même ?) ce sera très difficile, car il dit être empêché par un démon : Jo Biden... l'endormi !
C’est lui le responsable. C’est Jo Biden ! Et maintenant, c’est aussi sa propre nièce : Mary Trump.
Non, je ne suis pas un monstre, clame-t-il ! Je suis l’envoyé de Dieu sur Terre !
Bref, pour arrêter le délire quasi journalier de Trump, une seule solution, au-delà de la camisole de force : c’est l’impeachment ! Pour ça, il faut que les Républicains perdent les midterms, du 3 novembre 2026. Sinon, comme disent tous les vrais croyants : « Que dieu nous protège de cet individu ! ».
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