vendredi 21 mars 2008 - par Kookaburra

Un autre regard sur la colonisation

Les grands consensus d’opinion dépourvus de toute voix opposante provoquent immanquablement en moi une réaction de scepticisme et m’incitent à me faire l’avocat du diable. Ainsi la clameur contre les prétendus « bienfaits » de la colonisation m’a poussé à essayer de m’informer là-dessus. Partant d’une ignorance à peu près complète, j’ai passé des heures de recherche sur internet pour voir si la colonisation n’apporta, malgré la prédominance de méfaits, quand même quelques bienfaits.

Mais, pour commencer, il faut préciser de quoi on parle, parce que la colonisation n’était pas un phénomène homogène. Elle n’était pas la même dans les colonies françaises, anglaises, espagnoles, portugaises, hollandaises, italiennes, allemandes et arabes. On parle donc ici de la colonisation française, mais ici aussi il y avait des différences entre l’Algérie, le Gabon, le Tchad, la Martinique, la Nouvelle-Calédonie, etc. De plus, entre le début des colonisations au XIXe siècle et la fin de celles-ci vers 1960, les attitudes avaient évolué. Déjà, après la Première Guerre mondiale, les attitudes avaient changé. La mise en place d’une politique d’éducation et de santé est devenue un des objectifs mis en avant par les pays colonisateurs. Comment alors condamner globalement et catégoriquement « la » colonisation ? Surtout faut-il remettre les méfaits des colonisateurs dans le contexte de la mentalité de l’époque. Ce que nous condamnons unanimement, aujourd’hui, ne semblait pas toujours condamnable alors. Les explorateurs de l’intérieur de l’Afrique étaient des apprentis anthropologues qui ont contribué de façon décisive à la définition intellectuelle du racisme scientifique par leurs descriptions des populations indigènes, précisant la largeur du nez, les cheveux crépus, etc., et décrivant aussi le niveau de vie rudimentaire. Dans la logique tantôt chrétienne tantôt progressiste des Européens du XIXe siècle, il apparut vite évident que l’homme blanc, parvenu à un haut degré de civilisation, devait faire bénéficier ces populations des bienfaits de cette civilisation. Les Eglises ajoutaient qu’il importait avant tout de sauver les âmes de ces peuples en les christianisant, puisque au XIXe siècle il semblait évident que l’animisme et le fétichisme des peuples africains n’étaient que des superstitions. Ainsi, la colonisation supposait une action civilisatrice à la fois sur le pays et sur le peuple. C’est la domination d’une civilisation avancée sur des peuplades vivant selon des traditions ancestrales. Si cette vision des choses nous scandalise aujourd’hui ce n’est pas seulement parce que nous avons plus de respect pour les peuples « primitifs », mais aussi moins de respect envers notre propre civilisation. Nous avons même une tendance à idéaliser les cultures primitives au détriment des hautes cultures européennes, une attitude incompréhensible au XIXe siècle.

Mais si, à l’époque, il y avait un but civilisateur qui semblait à leurs yeux noble, ce but fut vite oublié, remplacé par la répression et l’exploitation. En 1887 et jusqu’à 1946, le gouvernement français imposa le régime de l’indigénat, qui était un recueil de mesures discrétionnaires destinées à faire régner le « bon ordre colonial », celui-ci basé sur l’inégalité : les Noirs étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits. Travaux forcés, injustices, brutalités, meurtres étaient choses courantes. Ce n’était qu’à partir de 1946 que des droits étaient peu à peu accordés aux Noirs. Les pays colonisés étaient assujettis à la métropole économiquement et politiquement : économiquement par la vente exclusive des matières premières à la métropole et l’achat exclusif des produits manufacturés métropolitains. Mais au moins les colonisateurs ont-ils supprimé vers le milieu du XIXe siècle l’esclavage, très répandu dans les pays islamisés avant la colonisation française. Malheureusement, cette suppression par la loi n’a jamais pu être complètement obtenue.

De nos jours, le poids de l’histoire coloniale dans l’historiographie des anciennes puissances coloniales a peu à peu évolué d’une tentative de légitimation idéologique de la « mission civilisatrice » de l’Europe vers une analyse culpabilisante des crimes infligés aux colonisés. Cette évolution attribue aux indigènes colonisés un statut de victimes reconnues. L’histoire coloniale est ainsi devenue l’histoire des colonisés, les colons en étant bannis et refoulés vers un ghetto moral. Mais ces colons, qui étaient-ils ? Des aventuriers ? Des paysans ? Des ingénieurs ? Des fonctionnaires ? Avaient-ils tous la même attitude envers les indigènes ou est-ce que certains étaient plus humanistes, plus respectueux des Noirs ? Tous des salauds ou faut-il nuancer ? Après 1946, les colons étaient certainement très différents de ceux du XIXe siècle. Karen Blixen, l’auteur de la célèbre autobiographie Une ferme en Afrique serait un exemple d’un colon « éclairé » qui respectait sincèrement les Noirs. Dans quelle mesure était-elle une exception ? Combien de Karen Blixen y avait-il en Afrique noire ?

Face à l’affligeant poids des méfaits des colonisations, il est politiquement incorrect d’évoquer d’hypothétiques bienfaits, mais, à mes risques et périls, j’oserai en mentionner quelques-uns bien documentés :

Les infrastructures étaient construites principalement pour les colons eux-mêmes, mais il est permis de supposer que les indigènes en ont aussi tiré quelques avantages. Surtout, comme Jacques Marseille précise, à la fin de la colonisation vers 1960, toutes les infrastructures ont été laissées aux Noirs.

Jacques Marseille (professeur à la Sorbonne, directeur de l’Institut économique et sociale) :

A la fin de la colonisation en 1960, la France avait bâti en Afrique 2 000 dispensaires en état de fonctionnement, 600 maternités et 40 hôpitaux. De plus, la France avait construit 18 000 kilomètres de voies ferrées, 215 000 kilomètres de pistes principales utilisables en toutes saisons, plus de 50 000 kilomètres de routes bitumées. Elle laissait également 63 ports équipés et 196 aérodromes.

Sur le plan de l’éducation dans les colonies, des efforts ont été accomplis par la métropole et on comptait deux millions d’enfants scolarisés en Afrique noire - 16 000 écoles primaires et 350 établissements secondaires, collèges, lycées, fonctionnaient. La France a porté également ses efforts vers la formation puisque 96 % des instituteurs étaient Africains au moment de l’indépendance. Les 4 % restant sont représentés par 28 000 enseignants français, soit un huitième du corps professoral national.

Au niveau de la santé, de nombreuses maladies ont été éradiquées, et la mortalité infantile a fortement diminué dans toute l’Afrique noire colonisée. Déjà, dans les années 20, le Dr Eugène Jamot avait largement contribué à éradiquer la maladie du sommeil.

Contrairement aux idées reçues, les colonies africaines n’ont pas rapporté d’argent à la métropole. Certes, certaines compagnies se sont enrichies et des particuliers ont fait fortune grâce à la colonisation, mais, dans le bilan final, elle a ruiné à la fois la Maison France et surtout le continent africain. Les investissements dans les infrastructures et les subventions aux productions agricoles ont coûté plus cher que ce que les colonies ont rapporté à la métropole.

(Réf. : Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, histoire d’un divorce, 2004.)

La lutte contre les fléaux sanitaires d’Afrique, le paludisme, lèpre, peste et tétanos, est un des bienfaits de la colonisation le plus évident, mais un autre bienfait non négligeable est l’apport de la culture française comme deuxième culture. Affirmer que l’assimilation d’une deuxième culture supprime la culture d’origine n’est qu’un absurde préjugé, parce que la culture que l’on acquiert pendant la jeunesse est indélébile. Sans la culture française, c’est-à-dire surtout la langue, les Africains qui écrivent des articles pour Agoravox condamnant la colonisation n’auraient pas les moyens de le faire.

Et la situation actuelle dans les anciennes colonies ? Le produit brut (PIB) par habitant est inférieur à celui de 1960. La responsabilité des régimes locaux incompétents ou corrompus est incontestable. Les Etats dilapident les richesses naturelles, contribuant à la désertification et à la déforestation. Ils sont incapables de progrès, et restent d’éternels assistés. L’ethnie paraît de plus en plus revendiquée comme communauté politique.

L’Afrique est une des seules régions du monde à négliger ses paysans, alors que, même dans plusieurs pays d’Amérique latine, le revenu des paysans est protégé et subventionné et la terre prend de la valeur. En Afrique, la terre ne vaut rien, ce qui génère la désertification et l’urbanisation galopante. La crispation sur les traditions et l’absence de changement des mentalités et des comportements rendent la crise de développement insurmontable à court terme. Il suffit de lire des reportages comme celui de Corinne Hofmann, La Masaï blanche, pour se rendre compte du niveau de vie et de la mentalité dans les villages africains. Dire que notre civilisation n’a rien à apporter aux peuples africains n’est qu’une idéologie nihiliste anti-occidentale et en même temps une vision idéaliste de la vie dans la grandiose nature de l’Afrique. Malgré le développement de l’éducation, la croyance dans la sorcellerie reste très vivante, symptomatique des résistances au changement et à la modernité.

Il serait intéressant de spéculer sur le développement économique et politique des pays colonisés s’ils n’avaient jamais subi la colonisation. L’exemple de l’Ethiopie suggère que ces pays ne seraient guère mieux lotis aujourd’hui. En effet, l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, mais son développement aujourd’hui n’est pas mieux qu’ailleurs en Afrique.

Si mes recherches ont confirmé mes doutes quant à l’objectivité de la pensée unique concernant la colonisation, je ne cherchais nullement à la justifier, mais seulement à mieux la connaître et à la comprendre. Je cherchais des faits et non pas des jugements. Je laisse ceux-ci aux historiens, seuls à avoir les connaissances et la compétence de faire un jugement là-dessus.

Suggestions de lecture :

Jacques Boisson - L’Histoire du Tchad

Blaise Ngando - La France au Cameroun

Jean-Noël Loucou - Histoire de la Côte-d’Ivoire

Nicolas Metegue N’Nah - L’Histoire du Gabon



226 réactions


  • Bretzel man 21 mars 2008 13:30

    votre article est poltiquement incorect. Il faudra encore 25 ans pour que l’on puisse dire ce que vous dites sans être taxé de facsiste. Bon courage

     


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mars 2008 16:40

       La colonisation ? Une abomination.... Il faudrait la refaire autrement. 

       

      Pierre JC Allard


    • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 10:17

      Oui mais QUELLE éducation ? Celle du colonisateur, inculquant ses valeurs, sa morale, son histoire, en niant la culture du colonisé ?

      Je tiens à rajouter le concept même de "propriété" qu’on a inculqué de ci de là. Auparavant, les éleveurs pouvaient circuler et faire paitre leur bétail partout en échange de légumes ou autre biens.


  • ASINUS 21 mars 2008 14:05

    heu je suis pas redacteur comme lerma

     

     

    mais je le trouve bien et mesuré cet article


  • snoopy86 21 mars 2008 14:09

    chuuut !!!

    Dîtes-pas trop fort que l’article est excellent, Morice arriverait aussitôt....

    Bravo à l’auteur quand-même...


  • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:24

    D’une image d’Epinal à une autre...

    L’article n’est pas "excellent", Snoopy, il est unilatéral et pèche par omission , avec des confusions : il n’a jamais été question, du moins pour les anthropologues et ethnologues, d’idéaliser les dites "populations primitives" (notion qu’il conviendrait d’interroger à la lumière ,par exemple, de ,la riche mais refoulée histoire de l’Afrique, avant la colonisation blanche...)

    En regard de J.Marseille, il conviendrait de lire Marc Ferro sur ce sujet :

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1075


    • snoopy86 21 mars 2008 14:32

      @ Zen

      Ferro me semble tout aussi contestable que Marseille peut l’être pour toi...

      Tu as ton unilatéralité, moi ma mienne...

       


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:32

      Remettre les choses en perspective :

      "Depuis l’origine de la colonisation, les économistes se disputent sur le point de savoir si l’aventure est « rentable ». Et de nombreux théoriciens libéraux en ont, sur ce point, contesté le bien-fondé. « Le revenu que le gouvernement tire des colonies est une ressource nulle pour l’Etat [...] si l’on compte ce qu’il en coûte chaque année pour la défense et l’administration des colonies, même pendant la paix », estimait Turgot, l’économiste de Louis XVI en 1776. Aujourd’hui, les travaux de l’excellent historien Jacques Marseille semblent abonder dans ce sens : la France métropolitaine aurait plus investi dans les colonies qu’elle n’en a retiré de revenus. Voilà qui va à l’encontre des idées reçues. Mais cette approche demeure parcellaire. Le calcul de rentabilité financière ne prend pas en compte l’aspect social et humain de la colonisation. Les colons étaient souvent des relégués (après 1851 par Napoléon III), des réfugiés (Alsaciens ou Lorrains après 1871), des indésirables qui avaient tout perdu et s’en allaient refaire leur vie. Comment comptabiliser ce que la colonisation leur a apporté ?

      Quant aux colonisés, c’est avec Nehru qu’on évalue les avantages que la colonisation leur a apportés : « Un des traits les plus remarquables de cette domination est que les plus grands maux qu’elle a infligés présentent extérieurement l’apparence de bienfaits du Ciel : ils étaient nécessaires et nous avons une grande gratitude envers l’Angleterre de nous les avoir apportés. Mais nous ne devons pas oublier que leur premier objet fut le renforcement de l’impérialisme britannique sur notre sol en permettant le resserrement de l’étreinte administrative et la conquête de nouveaux marchés pour les produits de l’industrie anglaise. »

      Ce jugement vaut aussi bien pour l’Indochine ou l’Afrique du Nord... En Algérie, Ferhat Abbas dressait le bilan de façon plus sarcastique : « Que m’importe qu’on mette de l’électricité dans la maison si cette maison n’est pas à moi. » L’ambiguïté de l’oeuvre coloniale est là : les colonisés ont sans doute un peu profité, surtout après l’indépendance, des infrastructures léguées par les colonisateurs. Mais ces réalisations ne leur étaient pas destinées...." (extrait du site ci-dessus)


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:36

      @ Snoop

      "Tu as ton unilatéralité, moi ma mienne."

      Tout étant dans tout, les choses étant ce qu’elles sont...(?).

      Ce n’est pas mon unilatéralité. C’est une point de vue dûment et longuement confronté aux textes...


    • snoopy86 21 mars 2008 14:37

      @ Zen

      Pour la colonisation française souviens-toi quand-même qu’elle a été encouragée par la gauche "humaniste et civilisatrice" de l’époque contre l’avis de la droite qui voulait privilégier la revanche contre l’Allemagne.

      Cette époque est terminée, mais qu’on arrête de nous culpabiliser...


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:40

      Un autre exemple à méditer :

      Qu’allions-nous faire en Indochine ?

      http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2041


    • snoopy86 21 mars 2008 14:40

      C’est malgré tout l’unilatéralité d’un clan contre celle d’un autre...

      Je n’ai pas honte de ce qu’a fait Liautey ni de tout ce qu’on construit les colons dans des pays où souvent on ne connaissait même pas la roue...


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:42

      Il n’est pas question de repentance, dont je rejette le principe, il est question d’histoire , de faits...


    • snoopy86 21 mars 2008 14:45

      Les faits, c’est aussi constater que les nations colonisatrices ont créé toutes les infrastructures dans des pays qui en étaient totalement dépourvus... 


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:49

      @ Snoop

      Pour qui d’abord ces infrastructures ? Michelin en Indochine avait un besoin urgent de voies de communication modernes...

      "En Algérie, Ferhat Abbas dressait le bilan de façon plus sarcastique : « Que m’importe qu’on mette de l’électricité dans la maison si cette maison n’est pas à moi. » L’ambiguïté de l’oeuvre coloniale est là : les colonisés ont sans doute un peu profité, surtout après l’indépendance, des infrastructures léguées par les colonisateurs. Mais ces réalisations ne leur étaient pas destinées...."


    • snoopy86 21 mars 2008 14:49

      C’est aussi constater que toutes les élites de ces pays, qui plus tard revendiqueront l’indépendance, ont été formées par les enseignants laïcs ou religieux des puissances colonisatrices...

       


    • ZEN ZEN 21 mars 2008 14:52

      @ Snoop

      "Ferro me semble tout aussi contestable que Marseille peut l’être pour toi.."

      Je n’ai pas dit cela...J’ai dit :"en regard"... ! Nuances............


    • snoopy86 21 mars 2008 14:56

      @ Zen

      Michelin avait besoin de routes , de voies ferrées et de ports pour envoyer sa récolte en Europe, la France les a construit.

      Aujourd’hui la maison est à eux et ils sont bien contents de l’avoir...

      Ferhat Abbas a fait ses études au Lycée public de Philippeville et à la fac de pharmacie d’Alger.

      Nous aurions tout aussi bien pu, comme l’a d’ailleurs fait la Légion à Sidi-Bel-Abbés restituer ces terres dans l’état où nous les avions trouvées


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 15:37

      @ SNOOPY

      Ce n’est pas faux qu’une certaine gauche sociale démocrate était pour la colonisation, ainsi que d’autres courants plus utopistes, comme les Saint Simoniens qui s’impliquèrent beaucoup dans les débuts de la colonisation de l’Algérie.

      Tandis que la droite était obsédée par la "ligne bleue des vosges", s’échangeaient à l’Assemblée des phrases telles que :

      "Coloniser, c’est perdre un fils pour gagner un valet.."

      On retrouve cet aspect "gauche colonialiste" dans un certain discours, fréquent au PS, paternaliste et quelque peu condescendant sur les actuels descendants des populations colonisées.. et qui fait qu’un mouvement comme SOS Racisme, n’a jamais connu dans les banlieues le succès escompté au départ et n’y a jamais, pas plus que sa version de droite "Ni Putes Ni Soumises" réellement pris racine.

      gAZi bORAt


    • snoopy86 21 mars 2008 15:49

      @ Philippe

      Ma "générosité humaniste" est d’autant plus limitée que ce terme est souvent trés usurpé. Je ne conteste nullement que la France ait avant tout défendu ses intérêts ce qui me semble on ne peut plus logique.

      Mais quelle que soit la motivation qui a conduit à la construction de ces infrastructures, je me borne à constater qu’elles ont été bâties.

      Je doute fort par ailleurs que ce soit l’esprit de lucre qui ait poussé à construire en Afrique 2000 dispensaires, 600 maternités et 40 hopitaux, 16000 écoles et 350 collèges et lycées.

      Zen a placé plus tôt un lien vers article traitant de Marc Ferro, historien de gauche, complice des égorgeurs du FLN ( pure provoc), qui n’en déclarait pas moins : " A l’époque coloniale, les instituteurs, les professeurs, les médecins ont accompli une oeuvre dont ils n’ont pas à rougir. Ils entretenaient de bonnes relations avec la population"


    • Bretzel man 21 mars 2008 15:51

      Si l’afrique noire avait eu la chance d’être colonisé par Rome, elle ne serait pas en train de crever la dalle.

      Si césar avait conquis la germanie et la perse comme il s’apprétait à le faire, nous n’aurions pas eu 2 guerre mondiales.

      Mais nous aurions eu autre chose, un autre monde.

      Tout ca c’est le passé. Arrêtons de le regarder et occupons nous de l’avenir.

      Que direz-vous à vos enfants dans 50 ans lorsqu’ils voud demanderons ce que vous avez fait pour lui ?

      "Fiston, je me suis surtout occupé de savoir si 60 ans avant ma naissance, on avait eu raison d’aller en Algérie".

      "Krespio" vous dira votre fils... (va voudra dire "abruti" en 2060)


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 15:57

      @ Bretzel Man

      Rome, au contraire d’Athènes n’était pas raciste... et des ressortissants des nations colonisées arrivèrent aux plus hautes fonctions de l’Empire..

      gAZi bORAt


    • snoopy86 21 mars 2008 15:57

      @ Gazi

      " Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie"

      Hitler ? Pétain ?

      Non, Léon Blum à l’Assemblée Nationale le 9 Juillet 1925

      J’en ai aussi une ou deux gratinées de Jules Ferry 


    • Bretzel man 21 mars 2008 16:30

      "Rome, au contraire d’Athènes n’était pas raciste... et des ressortissants des nations colonisées arrivèrent aux plus hautes fonctions de l’Empire.."

      On ne va pas troller. S’il est certain que le racisme sur la couleur de la peau n’existait pas à Rome, le nationalisme en revanche était extrèmement sévère. Je vous rappelle que les latins on fait la guerre à Rome... pour avoir le droit d’être citoyen Romain....

      Un peu comme si les algériens nous faisaient la guerre pour devenir Français...

      Il faudra attendre le temps de Sénèque pour voir le Sénat s’ouvrir aux autres peuples, et cela s’est fait avec bcp de critiques (voir Pline le Jeune) par ex.

      Mais bon, dans l’absolu, on s’en branle.


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 16:38

      @ SNOOPY

      En citant Philippe Lyautey, vous évoquez une figure honorable au milieu d’autres moins fréquentables : j’éviterai donc de vous rappeler le sinistre Bugeaud et ses enfumades qui relèvent de la barbarie.

      Il y eut ainsi après la période des boucheries de la Conquète un corps d’officiers, souvent carthographes, géologues, ethnologues, dans une structure appelées les "Bureaux Arabes" et qui furent particulièrement respectueux de la culture locale dont ils parlaient souvent plusieurs dialectes..

      Cette courte période, qui ressemble à celle de la "Frontier" aux Etats Unis et qui vit à l’époque une forme de coopération et de dialogue fructueux entre les cultures fut - hélas ! - très courte.. C’est plutôt là que je figerais l’image d’Epinal de rapports harmonieux entre Français et Algériens..

      gAZi bORAt


    • snoopy86 21 mars 2008 16:43

      @ Gazi

      Liautey et Bugeaud, c’est comme les bienfaits et les méfaits...

      mais " le bon général Bugeaud" était trés populaire à son époque

      Ne jugeons pas le passé avec les yeux du présent...

       


    • snoopy86 21 mars 2008 16:46

      J’ai mentionné plus bas les officiers-SAS , c’est un peu la même chose que ceux que vous citez


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 18:00

      @ SNOOPY

      Bugeaud était effectivement populaire... parmi ses troupes.

      Mais au fait, qu’en est-il de la perception des "bienfaits" chez les principaux intéressés, à savoir les colonisés ?

      Si l’on pense à l’Algérie, la mémoire est encore douloureuse, par le fait aussi que ce conflit fut particulièrement "passionnel" par le fait que ce pays était colonie de peuplement et qu’y règnat, au sein pourtant de départements français, un régime d’apartheid séparant la population entre d’une part "Français" (métropolitains, juifs locaux, bénéficiaires du "décret Crémieux, Espagnols et Italiens dont les enfants reçurent, dès la fin du XIX° siècle, la nationalité française dès la naissance) et "Musulmans", relevant du "Code de l’Indigénat", ce qui contribua à créer un fossé qui s’agrandit encore avec la naissance du nationalisme algérien et qu’ensuite les partisans de "l’intégration" (dont fit partie un jeune Jean Marie Le Pen) arrivèrent trop tard pour combler la brêche.

      L’Algérie reste encore "un passé qui ne passe pas" et dont il ne pourra être traité serienement que dans une génération..

      Parlons plutôt de l’ex-Indochine..

      Curieusement, malgré une lutte de décolonisation qui fut particulièrement rude, malgré la répression féroce d’un nationalisme local précoce (n’oublions pas le bagne de Poulo Condor, sans équivalent en Algérie), le souvenir de la présence française y est plus positivement perçu.

      La France reste là-bas le pays de l’Emancipation et de la "Commune de Paris". Il est vrai que l’éloignement de la métropole a joué en ce sens.

      La quasi-totalité des leaders vietminhs firent un séjour à Paris, y travaillèrent et en rapportèrent souvent l’idée sympathique et quelque peu naïve à leur retour que les "Français de France" n’étaient pas le même que ceux qui résidaient dans la colonie.

      Il est vrai que ce racisme qui sévissait chez les fonctionnaires coloniaux des années vingt et trente, ils ne le ressentirent pas dans la "ville-lumière".

      Certains professaient un certain culte de la Culture Française, comme le futur Maréchal Giap pour Napoléon, que regretta sans doute cuisamment le futur CEFEO..

      Le photographe Raymond Depardon raconte, dans un ouvrage relatant son retour au Vietnam, sa rencontre, au coeur du pays, avec une statue du scientifique pasteurien Alexandre Yersin, portant en dédicace :

      "LE PEUPLE VIETNAMIEN RECONNAISSANT".

      Image d’Epinal, là aussi ? Peut-être.. Mais il est encore des historiens pour penser qu’un accord était possible entre Ho Chi Minh et Leclerc avant la disparition de ce dernier, en raison d’une estime véritable entre les deux hommes..

      gAZi bORAt


    • snoopy86 21 mars 2008 18:23

      @ Gazi

      tout à fait exact..

      Comme je le dis plus bas, ce n’est pas le moindre paradoxe que nombre de colons aient été aussi des proscrits de la Commune...


    • snoopy86 21 mars 2008 18:51

      Mon cher Philippe

      Comme si les entreprises en France ( coloniale ou métropolitaine ) ne contribuaient pas à l’impôt. Comme si les vilains colons en avaient été dispensés...

      Au passage vous reprenez les arguments de la droite de la fin du 19éme contre la gauche colonisatrice..

      Je ne saurais donc vous en vouloir...


    • ernesto 21 mars 2008 19:01

      Mais s’il n’y avait pas d’élites africaines lors de la colonisation, c’est quand même à cause de l’esclavage qui a privé ce continent de plusieurs générations vives.


    • dalat-1945 21 mars 2008 20:02

      @ Gazi Borat ;

      Pour une fois je suis assez d’accord avec vous.

      Sur Yersin dont presque toutes les villes du Vietnam ont une rue et dont la tombe à Nhatrang est entrenue et visitée tous les jours. Il existe aussi un musée Yersin à Nhatrang.

      Sur la relation Leclerc - Ho Chi Minh aussi ;

      Sur Giap aussi qui a encore rencontré il n’y a pas longtemps le Général Bigeard,

      Ma famille était très liée à Yersin. Elle a développé la ville de Dalat avec lui (sur les Hauts Plateaux).Ils sont enterrés dans la crypte de la Cathédrale de Dalat.

      Et je suis né là bas. Mon frère était à l’école avec le fils de Bao Dai à Dalat, etc.

      A plus tard, je n’ai plus le temps.

      Merci.


    • dalat-1945 21 mars 2008 21:56

      @ Ernesto,

      Non, je ne pense pas.


    • armand armand 21 mars 2008 22:52

      Snoopy,

       

      Juste une remarque : dire qu’on a le devoir de faire progresser les races inférieures (propos inacceptable de nos jours) ne veut absolument pas dire qu’on veut réduire en esclavage voire exterminer lesdites races.


    • snoopy86 22 mars 2008 00:48

      Armand

      Je connais ta passion pour Léon Blum...

      Sur cette citation, je suis d’accord avec toi et lui...


    • Gazi BORAT 22 mars 2008 16:07

      @ dalat-1945

      J’ai lu aussi, par hasard, que Bernard Plossu, par ailleurs excellent photographe français, était né à Dalat.. en 1945 !

      gAZi bORAt


    • Serpico Serpico 22 mars 2008 19:08

      snoopy86 : "Aujourd’hui la maison est à eux et ils sont bien contents de l’avoir..."

       

      ****************

       

      Contents de l’avoir arrachée au colonisateur.

       

      C’est bien malgré lui que le colonisateur a abandonné ces infrastructures. Pas par bonté d’âme.

       

      Les sournois de colonisés : ils ont attendu que la France termine le boulot pour lutter pour leur indépendance.


    • Serpico Serpico 22 mars 2008 19:21

      A l’auteur

       

      Parler des "bienfaits" de la colonisation est d’une indécence totale.

       

      Toutes les statistiques que vous exhiberez ne serviront à rien.

       

      Quelle que soit l’oeuvre française, on ne peut humainement et moralement accoler les mots "bienfait" et "colonisation".

       

      C’est une escroquerie. C’est l’agresseur qui veut se justifier en toute mauvaise foi et avec l’insistance lourde du salaud.

       

      C’est simple : on a commencé par vouloir coloniser. Il n’est nul besoin d’évoquer un quelconque bienfait quand on parle d’une agression, une spoliation, une annexion, une occupation.

       

      Si vous mettez un innocent en prison, essayez de lui prouver que la belle tapisserie sur les murs est un bienfait, que la télé que vous lui mettez dans la cellule est un bienfait de l’emprisonnement, que la discipline qu’il apprend est un bienfait....

       

      La colonisation est un crime et les crimes n’ont aucun bienfait.

       


    • dalat-1945 24 mars 2008 19:52

      @ Serpico,

      Oui bien sûr, vous avez raison, seul le Communisme a pu apporter le progrès et le bonheur dans tous les pays où il est passé : URSS, CUBA, CAMBODGE, CHINE, Corée du Nord et d’ autres...

      Vous n’êtes sans doute jamais sorti de l’Hexagone pour raconter des âneries dans vos commentaires.

      En ce qui concernr le Vietnam, que je connais très bien , je vous conseille d’aller là bas suffisamment longtemps, pour interroger les dirigeants en place (95% communistes) et le peuple (80% non communiste) dans la rue. Ce sont eux qui vont faire découvrir les bienfaits de la Colonisation/Protectorat français !

      Et puis en plus, il y a ce que vous pourrez voir et ressenrtir par vous-même dans le pays ! Bien moins cons que vous, les dirigeants communistes vietnamienss, très différents de Boutéflika ! Allez donc discuter avec le Général Giap, c’est encore possible et il a toute sa tête, il vous dira lui-même ce qu’il considère comme "positif" dans l’action de la France en Indochine.

      Seulement, vous n’avez pas de couilles au cul, vous n’irez jamais voir Giap, des fois qu’il vous fasse changer d’avis ?

      Pauvre con.


    • Serpico Serpico 25 mars 2008 09:05

      dalat :

       

      Qui vous parle de communisme ?

       

      En plus vous me traitez de con.

       

      Giap a aussi dit : "Le colonialisme est un mauvais élève".

       

      Il a parfaitement raison. En ce qui vous concerne, le mal est incurable : sans argument valable, vous vous lancez dans un délire sur le communisme alors que dans tous mes propos (sur tout Agoravox et pas seulement ici), je n’ai jamais dit quoi que ce soit sur le communisme.

       

      Que les gens soient communistes, bouddhistes, musulmans ou athées, c’est leur choix. Ce n’est pas à l’occident de dire si c’est mal ou non.

       

      Il est très très mal placé pour ça.

       

      Pour le reste, allez vous faire soigner. Se faire traiter de con par un attardé est quand même délicieux.


    • Serpico Serpico 25 mars 2008 09:17

      Grosse masturbation intellectuelle en occident : on a massacré mais on a fait du bien.

       

      Vous pouvez fantasmer tant que vous voulez : le tiers-monde a botté le cul à l’occident à plusieurs reprises malgré ses armes, sa fourberie, sa sauvagerie et surtout sa lâcheté.

       

      Une joie immense me saisit quand je pense à tous ces va-nu-pieds que vous méprisez et qui ont mis la raclée à vos "glorieux ancêtres" de merde.

       

      Presque à mains nues.

       

      Cela se résume à ça. Point à la ligne.

       

      Continuez à essayer de vendre votre camelote. Cela ne marche pas.

       

       


    • ben ben 26 mars 2008 08:33

      Ce sont plutot les anciens colonisés qui regardent le passé, c’est plus facile pour eux de nous accuser de tous les maux que d’admettre que lleurs problèmes sont dus à la mauvaise gestion de leur pays.

       


  • italiasempre 21 mars 2008 14:37

    @l’auteur

    excellent article, avec beaucoup de finesse vous demontrez comment cette tyrannie de la repentance fait obstacle a tout vrai debat sur la colonisation.

    bon courage pour aujourd’hui...

     


  • leréveur 21 mars 2008 15:00

     

    ouais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  • ASINUS 21 mars 2008 15:01

    pourquoi ne pas oublier les " bienfaits" reviendrez a meconnaitre les méfaits

     

    juste je me demande si nous avions gardés nos "quelques arpents de neige"

    n y auraient il pas un peu plus d iroquois et d algonquins ?

    quand on compare l attitude des colons français par oppositions au colons anglosaxons


  • aquad69 21 mars 2008 15:04

    Bonjour Kookaburra,

    non, pas d’accord avec vous.

    Quand à votre article, je le trouve flou et indécis, "mi-figue, mi-raisin", mais ce n’est pas là le problème.

    Qu’est-ce qui compte avant tout pour vous, dans la vie ? Tel ou tel avantage matériel, médical, technique, de confort ou autre, en un mot le "progrès" ? Et vous êtes prêt à sacrifier absolument tout pour y accéder, amour, dignité, indépendance, autonomie, identité, culture et vision du Monde ?

    S’il ne s’était agi que du désir généreux de partager nos innovations techniques avec tous ces peuples, nos voisins, il n’était pas nécessaire de les envahir : il suffisait de les leur présenter, et de leur laisser juger par eux-même s’ils leur plaisaient et s’ils voulaient s’en servir.

    Mais il ne s’agissait pas de ça du tout, bien sûr.

    En vérité, tous ces peuples avaient une vision du Monde et des principes de vie diamétralement opposés aux nôtres. Ils plaçaient la dignité et la valeur humaine, ainsi que l’amour et le respect pour tout ce qui est, avant toute autre chose, et ils avaient très peu d’estime et de considération pour tous ces "avantages matériels, de bien-être et autres" dont les gens d’aujourd"hui semblent tellement fiers. 

    Ils considéraient le matérialisme, l’avidité sans frein en biens matériels, en puissance, en richesses, en passions comme de véritables maladies de l’esprit ; et ils auraient regardé nos fausses élites et nos dirigeants actuels comme de véritables monstres psychopathes. Pensez-vous donc qu’ils auraient eu tellement tort ?

    Et j’ai bien dit tous les peuples ! La totalité d’entre eux, depuis l’origine de l’espèce humaine ; il n’y a que le monde moderne qui y fasse exception, depuis à peine deux ou trois siècles : celà devrait tout de même apostropher et faire réfléchir ceux qui aujourd’hui croient encore en la "démocratie" et en la valeur de l’opinion de la majorité, tout de même ! 

    Et c’est bien celà que ce qui souffle à travers le système moderne ne pouvait tolérer ni souffrir : il était hors de question qu’il puisse encore exister un autre point de vue que le siens ; insupportable, par exemple, qu’il existe des Indios d’Amérique du sud, "sauvages au point d’ignorer la valeur de l’or", ni des Japonais, fidèles à leurs principes incarné par le Mikado, qui méprisaient notre libéralisme mercantile, ou des Chinois traditionnels dont la vie était basée sur l’autonomie et la restriction de la dépendance matérielle.

    On a donc massacré et emmené en esclavage les Indios, ouvert les ports Japonais à coups de cannonières, et développé le traffic d’opium en Chine pour enfin développer des "besoins" chez ces gens...

    Ce ne sont que trois exemples, mais lisez donc sur ce sujet ! Des iles Aléoutiennes à l’Afrique du sud, de la Tasmanie au Vietnam, toute l’histoire de l’invasion du Monde par le modernisme n’est qu’un long refrain de massacres ignobles et de preuves de la crapulerie de ces "aventuriers commerçants " méprisables qui furent à l’origine des premiers capitaux, et dont les descendants ont souvent formé les dynasties industrielles, commerciales et financières qui ont forgé la "puissance de feu" économique d’un système qui détruit tout ce qu’il touche.

    Et s’il ne s’agissaient que d’argent et de richesses ! Mais ces peuples de la Terre étaient dépositaires de trésors de sciences et de connaissances réellement subtiles, que ces brutes épaisses qu’étaient les militaires ou les prétendus "savants" et autres "explorateurs" d’un matérialisme de bêtes étaient bien incapables de comprendre et qu’ils ont piétinées sans même les voir...

    La puissance occidentale moderne d’aujourd’hui est à l’image de ce que l’on raconte des palais de Ghingis Khan, fondée sur des générations de charniers et d’ossements humains.

    Et quand quelques-un de ces voyous qui nous servent de gouvernants osent prononcer à propos de la colonisation le mot de "bienfaits", on a l’impression d’entendre les ricanements d’un Joseph Mengele...

    Cordialement Thierry

     

     


    • faxtronic faxtronic 21 mars 2008 15:42

      1 point Godwin pour le monsieur, et un ! (En plus son commentaire est parfaitement cretin)


    • Bretzel man 21 mars 2008 15:54

      Oui en effet, Menguele en fin de blabla... fallait le sortir..

      Le point godwin devrait s’enseigner à l’école./


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 16:17

      @ aquad69

      Votre commentaire rejoint l’analyse (mais lui la jugeait positivement) d’un adversaire de Max Weber aujourd’hui oublié mais particulièrement apprécié des courants "Nouvelle Droite" :

      Werner Sombart.

      Très critiqué par Weber au début de "L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme", il voit dans l’origine du capitalisme l’esprit d’aventure, l’agressivité des marchands conquérant dans un imaginaire où l’idéal semble être le Wiking, à la fois marchand et guerrier.

      Il est vrai qu’avant sa rationalisation, la colonisation connut une époque "sauvage", tout comme le capitalisme américain des années 1880, à l’époque des "Baron Robbers" (Morgan, Rockefeler, etc.. ) qui furent en leurs débuts d’authentiques gangsters avant de s’acheter une conduite et se répandre en vertueuses fondations.

      gAZi bORAt


  • italiasempre 21 mars 2008 15:33

    @aqua

     

    "En vérité, tous ces peuples avaient une vision du Monde et des principes de vie diamétralement opposés aux nôtres. Ils plaçaient la dignité et la valeur humaine, ainsi que l’amour et le respect pour tout ce qui est, avant toute autre chose, et ils avaient très peu d’estime et de considération pour tous ces "avantages matériels, de bien-être et autres" dont les gens d’aujourd"hui semblent tellement fiers.

    Ils considéraient le matérialisme, l’avidité sans frein en biens matériels, en puissance, en richesses, en passions comme de véritables maladies de l’esprit ; et ils auraient regardé nos fausses élites et nos dirigeants actuels comme de véritables monstres psychopathes. "

    Relisez-vous .

    Vous y croyez vraiment ?

     

     


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 15:54

      @ Italia Sempre

      Sans aller jusqu’à une telle image d’Epinal à opposer à l’autre image idylique de "la merveilleuse oeuvre française", la colonisation est arrivée brutalement, au moment de la Révolution Industrielle européenne, dans des régions où règnait encore une mentalité "pré capitaliste" où l’accumulation sans frein n’avait pas cours comme dans les métropoles.

      Un trait du caractère primitif ? ABSOLUMENT PAS.. Une mentalité par contre bien adaptée au fonctionnement de l’économie locale, plus préoccupée par l’autosubsistance et la satisfaction des besoins essentiels.

      La colonisation bouleversa cet équilibre par la monétarisation et la spécialisation de la production.

      On peut ainsi imaginer un dialogue entre colonisateur européen et paysan africain :

      Le COLON  : "laisse ton verger, ton jardin potager, tes vaches et tes poules et plante des arachides, je t’acheterai ta récolte"

      Le PAYSAN "Mais si je laisse mon verger, mon jardin potager, mes vaches et mes poules, comment je vais manger ?"

      Le COLON "Avec l’argent que je te donnerai, tu pourras acheter de la viande, des légumes et des fruits et même une montre qui fait Tic Tac !"

      EPILOGUE : Une fois que le paysan eût vendu sa récolte, arriva un troisième larron :

      Le FONCTIONNAIRE  : "Tu as de l’argent maintenant... Et bien il faut payer des impots !"

      Caricatural me direz-vous ? Pas tant que cela..

      gAZi bORAt


    • italiasempre 21 mars 2008 16:26

      @Gazi

      Jacques Marseille a apporté les preuves que l’empire a plus couté a la France qu’il ne lui a rapporté.

      La France achetait dans son empire des produits qu’elle pouvait payer moins chers ailleur , mieux encore,l’etat soutenait des productions coloniales qui concurrençaient directement certaints secteurs de la metropole.

      gazi, mon coeur, a la lumiere de ces faits , pourrais-tu ecrire un nouveau petit dialogue qui me fasse encore sourire ?  grazie


    • Gazi BORAT 21 mars 2008 16:41

      à Italia Sempre

      Je ne suis malheureusement pas un dialoguiste prolifique sinon, je m’exporterais à Holywood.

      Concernant l’analyse de Jacques Marseille, c’est celle qui inspira De Gaulle, quand il décida de "lâcher" l’Algérie pour se payer l’arme atomique.

      gAZi bORAt


    • bibopelula bibopelula 22 mars 2008 20:43

      Cette "fable" qui chute sur l’impôt... Est non seulement insipide mais surtout incompréhensible, à double titre :

      1) elle sous-entend que les prélèvements obligatoires découlent de la monétarisation de l’économie, ce qui est faux bien sûr (dès qu’il y a un pouvoir, celui-ci finance son organisation : sous formes de parts de récolte depuis au moins l’Egypte pharaonique, sous forme de temps de travail avec les corvées dans la société féodale, etc...)

      2) Elle désigne comme facteur d’enrichissement pour la métropole l’imposition de nouveaux producteurs, ce qui est parfaitement marginal par rapport à la création de nouveaux marchés captifs. D’ailleurs si Jacques Marseille dénonce la colonisation c’est par dogmatisme, car évidemment un vrai libéral ne s’accomode pas de cet espace sans aucune concurrence "libre et non faussée" que représente un empire colonial.

      Mais les faits résistent à ses analyses parfaitement creuses : les pays qui se sont industrialisés ont eu BESOIN pour LEUR développement de ressources dont ils ne disposaient pas en quantité suffisante, pour cela il a fallu se les approprier. Cela ne veut pas dire que les pays qui ont subi cette colonisation iraient mieux aujourd’hui sans cette phase (le sous-sol de l’Afrique ne devient une ressource que pour celui qui sait utiliser le fer, les phosphates ou l’uranium...). En revanche il est certain que les pays industrialisés iraient moins bien car ils n’auraient pas pu s’industrialiser. Donc ils se sont enrichis - bien sûr à des vitesses très différentes selon les catégories sociales - même si cette phase a entraîné des coûts qui n’ont été que des investissements, d’une incroyable rentabilité, surtout si on considère leur durabilité (exemple : la France a eu l’exclusivité sur l’uranium du Niger jusqu’en 2007, et c’est cela qui lui a permis de développer toute son industrie électrique et militiaire nucléaire en faisant croire que la matière 1ère était inépuisable et pas chère). L’actualité montre bien que l’avatar actuel de la colonisation africaine qu’est la Françafrique nous enrichit puisque quand elle est menacée comme au Niger, Areva monte au créneau et le quai d’Orsay - via Khadafi, en échange de centrales bradées - téléguide la rébellion touareg pour déstabiliser le gouvernement qui veut, pour faire monter les prix, délivrer des permis d’exploration aux Chinois, aux Canadiens, aux Australiens...


    • Bretzel man 21 mars 2008 15:56

      "il faudrait apporter la preuve que sans lui les mêmes progrès n’auraient pas pu être atteints. Vous ne le faites pas...."

      Charriez pas, on sait tous ici que l’excuse colonniale ne couvre pas le déclin de l’afrique depuis la chute de carthage....


    • snoopy86 21 mars 2008 16:34

      Ami Furtif

      Un hoberau ne rougit jamais en public, on lui apprend ça dés la tendre enfance, à coups de cravache s’il le faut...

      Quand mon père faisait la "sale guerre" en algérie, ma mère, médecin, y tenait bénévolement un dispensaire. Renseigne-toi un peu sur le comportement des officiers-SAS, souvent enseignants comme toi ou catholiques convaincus.

      Les colons, particulièrement les pied-noirs, étaient souvent des "damnés de la terre" venus de France d’Espagne d’Italie ou de Malte pour fuir la condition qui leur était faite, ou des réfugiés politiques (alsaciens, communards). Ils ne faisaient que reproduire ce qu’ils avaient eux-mêmes subi. 

      J’ai la même vision que toi de la mondialisation, grand piège à gogos pour tiermondistesil y a peu et qui se retourne aujourd’hui contre nos classes populaires.

      Ma retraite ne sera pas plus grosse que la tienne et je ne maintiendrai mon train de vie qu’en bouffant mon patrimoine. Alors j’aime autant que l’état ne me le taxe pas trop..


    • gaiaol 21 mars 2008 16:44

      snoppy " Ils ne faisaient que reproduire ce qu’ils avaient eux-mêmes subi."

       

       

      et ils l’ont si bien reproduit que tout avenir commun est devenu par la suite impossible.


    • snoopy86 21 mars 2008 16:56

      gaiaol

      vous avez probablement raison sur ce point...


    • Sigma Sigma 21 mars 2008 17:24

      salut Snoopy ...

       

      aujourd’hui j’ai revêtu mon autre costume ,et toi seul sait qui je suis

      je confirme que les pieds noirs pour la plupart d’entre eux étaient les descendants des proscrits de la France du 19eme siécle ,et ceux que j’ai connu en Algérie étaient soit artisans ,commercants,agriculteurs ,fonctionnaires ,bref des gens comme en métropole ...

      ma femme est pied noir ,elle est arrivée en Métropole à 20 ans en 1962 ,ses parents étaient : son père inspecteur de travail et sa mère prof de lettres ,et vivaient à Tiaret ...

      ses parents sont toujours de notre monde et habitent à 5 minutes de chez nous...

      ce n’étaient vraiment pas d’affreux tortionnaires comme une presse tendancieuse a pu l’ébruiter à propos des colons .....

      mais bon passons ...

      c’est toujours celui qui n’a pas connu et vécu cette période qui en dit le plus et semble le mieux renseigné .....


  • Sigma Sigma 21 mars 2008 15:56

    je trouve l’article interessant et courageux ,à notre époque où il faut faire repentance de tout ...

    si l’on se replace dans le contexte de la colonisation ,il faut déjà prendre en compte l’avance que les peuples Européens avaient sur le reste du monde tel qu’il était autrefois ..

    nous avions une marine ,des canons ,une vie structurée ,de la technologie,nous commençions à posséder l’art de la navigation à très longue distance ,des systèmes bancaires ,des commerces ,bref ,des nations organisées ...

    jusqu’au jour où l’on décida d’aller voir ce qu’il y avait en face ,plus loin que nos rivages ,et Christophe Colomb réussit son expédition ( il parait que ce serait Barthélemy Diaz qui aurait débarqué le premier sur le continent Américain ...)et puis d’expédition en expédition ,on s’est aperçu qu’il y avait un autre monde ,d’autres continents ,des richesses ,des gens différents aussi ,et nos pays guidés par la religion omniprésente dans le monde Occidental ,avec la certitude que nous dominions le monde,que nous devions le dominer pour imposer notre mode de vie et notre manière de penser ,il y avait également une rivalité entre les grandes puissances maritimes de l’époque ,à savoir la France,l’Angleterre ,l’Espagne et le Portugal ,la Hollande ...et ce serait au plus rapide au plus entreprenant ,au plus fort aussi que reviendraient les territoires conquis.......

    et puis il ne fallait pas négliger les richesse qu’il y avait là bas ,il fallait développer des infrastructures ,des villes,des ports pour asseoir ses possessions ,et qui devenaient des colonies ,il fallait mettre une administration ,une église ,une armée ,un gouvernement ....

    et puis ce que sont devenues ces colonies au cours des siècles ,jusqu’à la fin des années 50 ,jusqu’au tout début des années 60 ,

    étant enfant ,et ceux de ma génération ont connus ça ,en géographie ,la France,c’était ce petit hexagone sur la mappemonde et puis ,colorié en rouge ,les colonies françaises ,un gros morceau d’Afrique ,cinq comptoirs aux Indes ,l’Indochine ,la Cochinchine ,le Laos ,Madagascar ,les Iles d’Océanie ,les Antilles,la Guyane...

    pour nous c’etait la France ,on ne connaissait ces pays que par les livres ,avec des planches en couleur ,on rêvait de voyages lointains,de soleil, de palmiers ,de grandes plages,ignorants que nous étions parce que les infos ne parvenaient que par les actualités au cinéma ,et par quelques journaux ....et puis c’était loin on s’en foutait un peu ......et puis le cours de l’histoire a fait que ...........

    la suite,c’est l’auteur de l’article qui a plus de talent que moi pour vous la raconter.


    • gaiaol 21 mars 2008 16:39

      non la suite ce serait bien que les africains la racontent. ce sont tout de meem eux qui sont concernés non ?

      et ceci, bien que, grosso modo, je ne sois pas opposée à tout ce que vous dites.


  • franc 21 mars 2008 16:46

    Tout compte fait la colonisation a été une mauvaise chose pour la France et les pays européens

    cela aurait été une bonne chose ou du moins pas une mauvaise chose si les européens étaient restés sur place et s’implantaient ou créaient un nouveau pays sur de nouveaux territoires en restant entre eux pour garder et développer leur propre culture comme les anglais ont fait en Amérique ou en Australie

    Aujourd’huis c’est la France et les pays européens sont colonisés à leur tour par les anciens colonisés en revendiquant même ce statut victimaire

    On est puni par là où on a péché


    • italiasempre 21 mars 2008 16:54

      @franc

      sauf que a l’epoque ce n’etait pas un "peché"

      mais bon, un anachronisme de plus ou de moins..


    • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 11:04

      cela aurait été une bonne chose ou du moins pas une mauvaise chose si les européens étaient restés sur place et s’implantaient ou créaient un nouveau pays sur de nouveaux territoires en restant entre eux pour garder et développer leur propre culture comme les anglais ont fait en Amérique ou en Australie

      Oui, bof. Ca a été fait en Afrique du Sud et c’était pas terrible. Un pays de 2 millions de riches blancs et un pays de 20 millions de noirs pauvres et sans droits.

      Le 1er ministre australien a également fait ses excuses aux aborigènes pour des décennies de mauvais traitements.

      Vous évoquez le développement d’une culture à part dans le pays colonisé. Or si on reprend ce que vous dîtes sur le soi-disant problème actuel de colonisation de la France par les "anciens colonisés victimaires", ils font exactement ce que vous préconisez.


  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed 21 mars 2008 17:19

    @L’Auteur

    Voilà des bla bla qui sont très appréciés par AgoraVox et la France entière !

    La Rédaction de AgoraVox refuse de publier mon Article "Des Evènements historiques" parce qu’il retrace la genèse exacte de l’agression française en Afrique du Nord en précisant le mobile, les moyens et le résultat obtenu lors du repli lâchement destructeur de l’armée française ainsi que l’ensemble des ses experts criminels !

    Je rappelle que le mot "colonisation" ne veut rien dire pour l’Afrique (il faut parler d’agression et d’occupation), par contre il garde tout son contenu concernant les Etats Unis qui sont bien sûr une Super Colonie européenne et évidemment (on ne le signale jamais assez) toute la constellation des Iles océaniques occuppées encore par la France, sans oublier... la Corse ! 

    Maintenant je vous précise pour la nième fois pourquoi la France avait très maladroitement inventé cette loi absurde rapidement d’ailleurs réctifiée par le Sorcier Chirac qui, en agissant comme il l’avait fait réussit à polluer la Mèmoire coloniale de son pays en condamnant notamment toute la littérature qui glorifiait la mission civilisatrice de la Mère Patrie française :

    CHIRAC ENCADRE PAR LES EXPERTS BENEVOLES ET LES HISTORIENS HYPOCRITES VOULAIT PREVENIR L’EMERGENCE DE TOUTE INTELLIGENGE AFRICAINE EN ECLABOUSSANT LES PAYS INDIGENES ENCORE IGNORANTS PAR CETTE LOI RIDICULE, ESPERANT AINSI CULPABILISER DURABLEMENT LES CERVEAUX AFRICAINS POUR FINALEMENT LES ACCABLER PAR UNE SORTE DE LEGITIMITE COLONIALE Ö COMBIEN GENEREUSE DANS SES PRATIQUES DE PACIFICATION... DU PUR TERRORISME FRANCAIS ! AINSI JE METS SUR LA VOIE PUBLIQUE CE QUE LA FRANCE CROIT ËTRE DE L’INTELLIGENCE !

    J’étais le premier à dénoncer et à refuser cette politique satanique et je vous assure que le néocolonialisme français n’aura aucun aboutissement ! Même en refusant de publier mes écrits la France ne pourra jamais contourner la Vérité ! 

    MOHAMMED.


    • Kieser 21 mars 2008 18:54

      Je n’ai pas lu votre article mais j’ai eu le même problème avec les "sélectionneurs" de Agoravox... Et je serais assez d’accord avec vous.

      Si votre article est bien documenté, je suis prêt à le publier sur ce site :

      http://www.hommes-et-faits.com/Dial/

      On peut se passer de ce genre de vecteur pseudo alternatif mais qui finit par être noyauté par une poignée d’individu qui prennent leurs opinions pour un logos.

      Illel Kieser ’l Baz


    • hurlevent 22 mars 2008 12:31

      "experts criminels !" "politique satanique "

      Hahaha. Trop fort.

      @Mohammed : les Maghrébins pratiquaient l’esclavage avant que les Français ne prennent Alger en 1830. Ils pirataient les bateaux européens en Méditerrannée et réduisaient leur équipage en esclavage.

      Aujourd’hui, le Maroc colonise le Sahara Occidentale, seule colonie d’Afrique.

      Alors, si "satanique" et "criminels" que ça les Européens ?

       


    • Sigma Sigma 22 mars 2008 16:57

      j’ajouterai que les Anglais er les Hollandais envisageaient des représailles et la conquête de l’Algérie ,qui s’appelait l’Intendance à l’époque et vivait de piraterie ...

      Lord Exmouth en 1815 fit bombarder Alger par sa Flotte de Guerre ,secondée par la Hollande ....

      si ça avait été les Anglais qui avaient pris l’Algérie ,ça aurait été pire que les Français ,les British n’étaient pas spécialement des tendres......


    • Sigma Sigma 22 mars 2008 17:07

      c’est pas la peine d’écrire en gras on sait lire ..

      si tu as envie de manifester ta haine ,aie au moins le courage d’aller t’engager dans les factions rebelles d’Irak ou avec les Talibans en Afghanistan ,ou de faire bombe humaine pour faire sauter un train de banlieue ou un avion ......

      comme ça tu seras vengé des chiens d’infidèles !

      y’aura même une place au paradis gratuite .....


  • franc 21 mars 2008 17:48

    Et le péché des occidentaux,des européens et plus particulièrement des français c’est l’orgueil

    l’orgueil de croire qu’on peut diriger et de gouverner un autre peuple qui ne demande rien en se posant comme maître et le traiter en esclave même sous l’idéal ou le prétexte de civilisation aussi légitime soit-elle

    les chinois n’ont pas ce genre d’orgueil ou de prétention----------------ils affichent clairement leurs ambitions commerciales et n’ont aucune prétention de vouloir changer les mentalités ou les coutumes des autres

    l’orgueil qui est le plus grand péché mortel hiers comme aujourd’huis

    et la politique bushienne en est encore l’illustration---------------qui croit que les irakiens vont leur remercier de les avoir débarassé d’un dictateur-----------------------même quand vous donnez à manger à un mendiant ,au fond de lui-même il vous en veut quelque part d’avoir révélé une part de son état indigne et de vous devoir quelque chose en retour

    cette 2è guerre d’Irak est une erreur comme l’a été plus encore la 1ère-------------------------------il fallait laisser l’Irak et Saddam Husseim,grand pays laïc socialiste conquérir la petite monarchie obscurantiste du Koweit et son immense réserve pétrolière pour partager cette fabuleuse richesse avec tous les irakiens ou autres peuples pauvres comme les palestiniens-------------------mais les américains imbus de leur puissance et de leur orgueil d’être le gendarme du monde libre et démocratique ont cru devoir intervenir pour faire respecter l’ordre et la justice-----------------------mais quel ordre et quelle justice si ce n’est l’ordre des monarques capitalistes et la justice rétrograde et obscurantiste des esclavagistes islamiques

    la seule colonisation positive est la conquête des territoires nouveaux avec implantation de la population conquérante unie autour d’un nouveau état et à l’intérieure d’une nouvelle frontière


  • CAMBRONNE CAMBRONNE 21 mars 2008 18:16

    BONSOIR

     

    Merci à l’auteur pour cette remarquable étude . En quelques lignes il a tordu le coup à des préjugés bien ancrés .

    Il a su faire la part des choses ni trop ni trop peu .

    Ce genre d’article est tellement rare , surtout sur ce sujet qu’il faudrait l’encadrer .

     

    Bien à vous et fraternité .


    • gaiaol 21 mars 2008 19:16

      le militaire fait l’histoire et il sait qu’il l’a fait. l’histoire qu’il écrit n’est pas l’histoire du pays qu’il dépouille mais l’histoire de son pays qui en écume la violence, toujours avec fraternité croit-il...


  • Vincent Verschoore VincentV 21 mars 2008 18:35

    Bravo pour avoir osé ainsi braver le risque d’opprobe politiquement correcte ! Cela dit, et même si le fait que la colonisation a laissé aux Africains un certain nombre de biens matériels (peu de choses par rapport à la mise en coupe réglée de leurs pays par la colonisation), le problème fondamental à mon avis de votre analyse est que vous partez du principe que les notions de civilisation, progès, éducation occidentales sont directement applicables aux pays colonisés, que l’africain a les mêmes échelles de valeurs que nous, la même vision d’un monde parfait, le même univers mental, et donc ce qui est bon pour nous l’est forcément pour eux.

    Mais je crois que cela est gravement faux, un exemple parmi tant d’autres : notre culture pose le principe que le futur est devant nous, le passé derrière, et donc nous devons avant tout nous concerner du futur. En Afrique, beaucoup vous diront que culturellement parlant, le futur est derrière (il ne se "voit" pas) et le présent est devant (car on peut le "voir"). Dans cette optique, le futur sera comme il sera, mais il faut faire avant tout attention au passé car il nous influence toujours. Cela paraît folklorique, mais en réalité ce type de différence influence grandement la façon de penser et de faire de ces gens, et fait qu’a partir de la même base et avec les mêmes outils ils peuvent arriver à des résultats complétement différents de ce qui nous paraît, à nous occidentaux, logique.

    Prenant en compte ces considérations, la juxtaposition de notre système occidental sur le système africain (ou tout système ne partageant pas nos bases culturelles) ne peut pas marcher, la notion de progrès exogène est une illusion qui ne sert qu’a moralement justifier l’intervention colonialiste.


  • Kieser 21 mars 2008 18:38

    "Ainsi, la colonisation supposait une action civilisatrice à la fois sur le pays et sur le peuple. C’est la domination d’une civilisation avancée sur des peuplades vivant selon des traditions ancestrales. "

    Parce que dans le Perche ou dans le Gers on vit selon les arcanes du progrès ? Sortez un peu de vos livres. Typique de l’ethnocentrisme occidental du Nord.

    "Si cette vision des choses nous scandalise aujourd’hui ce n’est pas seulement parce que nous avons plus de respect pour les peuples « primitifs », mais aussi moins de respect envers notre propre civilisation. Nous avons même une tendance à idéaliser les cultures primitives au détriment des hautes cultures européennes, une attitude incompréhensible au XIXe siècle."

    En reprenant ce terme "cultures primitives " à votre compte, mis en dialectique avec les "hautes cultures européennes", vous validez l’opinion exprimée plus haut et que sembliez attribuer aux colonisateurs et évangélisateur.
    Vous devriez relire le discours de Dakar de notre cher prince-Président. Son "nègre" -Papa Guaino - a exprimé les mêmes choses, le style en plus.
    Ce n’est pas du fascisme, c’est de l’obscurantisme de la plus basse extraction.


    Bien documentés dites-vous ? "Les infrastructures étaient construites principalement pour les colons eux-mêmes, mais il est permis de supposer que les indigènes en ont aussi tiré quelques avantages."
    Vous supposez ! Désolé, ce n’était pas le cas. Il y a de considérables lacunes dans votre article.
    Vous faites un petit exposé, niveau terminale, orienté à partir d’une doc parcellaire.

    "Je cherchais des faits et non pas des jugements. Je laisse ceux-ci aux historiens, seuls à avoir les connaissances et la compétence de faire un jugement là-dessus."

    Que je sache, vous inversez les compétences : les historiens s’attachent aux faits à partir de documents divers, on en tirera des hypothèses après recoupement des différentes sources. L’historien, par définition, ne juge pas.

    Vous faites une démonstration orientée à partir de sources non communiquées et vous émettez des jugements. Pour émettre des hypothèses à partir de faits il eut fallu aller sur place et explorer quelques archives, à Dakar, ou ailleurs.

    De plus, votre petit écrit si raffinement sucré fait l’impasse sur l’exsanguination due à la ponction esclavagiste durant près de 4 siècles. Des circuits économiques orientés uniquement sur ce commerce de "l’ébène".
    Et vous osez dire que les pays colonisateurs ne se sont pas enrichis ?

    Oubliez-vous le rôle extrêment important des descendants d’escalves réduits aux basses oeuvres d’une économie en pleine surchauffe aux USA ?

    Et vous osez dire que les pays colonisateurs ne se sont pas enrichis ? Quelle générosité pour ces marchands ! Ignorez-vous que la ville de Bordeaux s’est enrichie de ce commerce et sa notoriété s’est fondée sur ces déportations. Et il y a d’autres villes européennes dont la vocation esclavagiste servit de tremplin économique. Les traces en demeurent encore visible au coeur même de ces villes.

    Juste une proposition : imaginez ce que serait l’Europe si l’on avait ponctionné environ 20 millions de personnes. Que ces bras eussent servi à coloniser un pays comme la Sibérie en prenant soin de massacrer les populations locales, bien sûr (par souci civilisateur)... Que serait la Sibérie actuellement ?
    Peut-être consentirez-vous à entendre que les pays d’Amérique du Sud doivent une partie de leur émergence contemporaine à ce sang déporté.
    Je ne sais pas pourquoi, j’ai un doute sur votre bonne foi.

    Je suis écoeuré par un tel galimatias.
    Ille Kieser ’l Baz


    • ASINUS 22 mars 2008 06:46

      bonjour

      si je lisais les " invasions arabo musulmanes" avec vos lunettes il faudrait donc que je nie

      leurs apports a la civilisation occidentale : maths ,philosophie ,medecine, technologie, au motif

      qu avant l instauration de royaumes plus "sereins" l approbation de la population locale a été

      obtenue au fil du cimeterre


  • ASINUS 21 mars 2008 19:10

    imaginez ce que serait l’Europe si l’on avait ponctionné environ 20 millions de personnes.

     

    ça a été le cas d ou croyez vous que provienne la population blanche aux ameriques

    bien sur rien de comparable avec la "traite" mise en place ultérieurement qui je vous le rappelle

    n aurait pus avoir lieu sans collaboration locale

    reste que l europe apres des immigrés d aventures d autre religieux pendant une courte période 16/17ee raflées dans les régions de l ouest de la france le reste de la ponction est economique irlande italie ect..

    la relecture impose de tout voir les crimes et les exactions l aculturation mais aussi les courbes démographique ,agricole ,le taux d alphabetisation et sanitaire avec les etats voisins comparables

     

    encore une fois reconnaitres les "apports" je preferes a bienfaits ne porte pas a nier les mefaits


    • Grasyop 22 mars 2008 01:59

      « la "traite" mise en place ultérieurement qui je vous le rappelle n aurait pus avoir lieu sans collaboration locale »

      Bien sûr qu’il y a eu des collaborations locales. Et alors ? Est-ce que ça exonère le principal commanditaire de ses responsabilités ?

      Oui, il y a eu des esclavagistes locaux en Afrique. Dans le marché des esclaves, ils étaient les fournisseurs, ils apportaient l’offre, répondant à la demande des esclavagistes européens. Mais est-ce que ça change quelque chose à la responsabilité des esclavagistes européens ? Est-ce que la collaboration de Vichy dans la déportation des juifs change quelque chose à la responsabilité du régime nazi ? Non, je ne crois pas ! Alors, c’est pareil dans le cas de l’esclavage. (Le premier qui me parle de point Godwin a droit à une baffe virtuelle.)


    • ASINUS 22 mars 2008 07:14

       impose de tout voir les crimes et les exactions

       

      si vous lisez bien je n exonere qui que se soit simplement la relecture impose de tout voir

      quand a la loi de l offre et de la demande il semble qu elle préexistait a un degrés moindre

      a l arrivée occidentale

      ni baffe fusse t elle virtuelle ni point merci


    • Grasyop 22 mars 2008 15:12

      Je dois bien avouer qu’entre les citations sans guillemet et les phrases sans début ni fin, j’ai effectivement du mal à vous lire.

      Généralement, lorsqu’on parle des erreurs de quelqu’un et que celui-ci avance comme argument qu’il n’est pas le seul, que d’autres aussi ont commis des fautes, c’est dans le but de faire diversion, de faire oublier ses propres fautes.

      C’est généralement l’impression que j’ai lorsqu’un débat (entre blancs) porte sur la traite des noirs, ou la colonisation par les Européens, ou la Françafrique, et dévie subitement sur la traite locale de noirs par d’autres noirs, ou sur la traite arabe, ou sur les collaborateurs locaux de la colonisation ou de la Françafrique.

      Désolé si ce n’était pas votre intention, mais dans ce cas, je vois mal où vous vouliez en venir en parlant des collaborateurs locaux.


  • dalat-1945 21 mars 2008 23:15

    Intéressant . Merci pour cet article qui devrait permettre un débat serein.


  • ATTIKA 22 mars 2008 00:58

    Il me semble qu’il manque une référence capitale à la bibliographie de l’auteur.
    Lisez le "discours sur le colonialisme" d’Aimé Césaire. Pour avoir vécu ce qu’est le colonialisme, Césaire est très bien placé pour donner un avis juste. Voici un extrait de ce discours prononcé devant l’assemblée nationale française de l’époque :
    « l’essentiel est ici de voir clair, de penser clair, entendre dangereusement, de répondre clair à l’innocente question initiale : qu’est-ce en son principe que la colonisation ? De convenir de ce qu’elle n’est point ; ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de
    Dieu, ni extension du Droit ; d’admettre une fois pour toutes, sans volonté de broncher aux conséquences, que le geste décisif est ici de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes. » (p. 9)
    Ce livre est disponible dans les bonnes librairies.


  • Grasyop 22 mars 2008 01:22

    « Surtout, comme Jacques Marseille précise, à la fin de la colonisation vers 1960, toutes les infrastructures ont été laissées aux Noirs. »

    Quelle générosité ! Quelle grandeur d’âme !!!

    On a construit, ou plutôt on a fait construire par des esclaves qui tombaient comme des mouches tellement on les traitait bien (1 mort pour 30 mètres de voie ferrée sur la ligne Congo-Océan), des milliers de kilomètres de routes et de voies ferrées qui nous étaient nécessaires pour extraire les richesses locales (minières, forestières, agricoles) et les acheminer en Europe.

    Plus tard, on a dû quitter les lieux mais on a été tellement chevaleresque qu’on leur a laissé les routes et les voies ferrées ! Alors qu’on aurait très bien pu, si on avait été moins humaniste, découper ces routes et chemins de fer en petits morceaux, les transporter chez nous, et les recoller ensuite pour fabriquer nos propres routes. Ben voyons...

    Jacques Marseille a bien raison de faire valoir à quel point l’administration française de l’époque a été magnanime avec ses ex-colonies... On ne leur a même pas demandé de nous rembourser les routes qu’on les a obligé à construire, c’est bien la preuve qu’on a été gentils non ?


    • hurlevent 22 mars 2008 12:27

      Relisez l’article. Il pointe les avantages et les inconvénients de la colonisation. Il y a eu les inconvénients que vous citez, mais également, l’amélioration des conditions de vie grâce à une meilleure médecine, la fin des conflits inter-tribaux, la fin de l’esclavage pratiqué par les Arabes, etc...


    • Grasyop 22 mars 2008 15:40

      Si je cite une phrase particulière de l’article au début de mon commentaire, c’est pour dire que mon commentaire va porter sur cette phrase-là. Il ne s’applique pas nécessairement à l’ensemble de l’article.

      « la fin de l’esclavage pratiqué par les Arabes »

      Et le travail forcé, particulièrement mortifère, dont je parle ci-dessus ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 11:42

      « la fin de l’esclavage pratiqué par les Arabes »

      Pourquoi l’esclavage pratiqué par les européens est mieux (syndicats, droit de grève, rémunération, ...) ???


    • michec 25 mars 2008 22:55

      Mon cher cet article est intéressant et bien documenté.


  • ZEN ZEN 22 mars 2008 09:25

    Il serait bon de relire de J.Conrad : " Au coeur des ténèbres" ..

    http://www.asso-chc.net/article.php3?id_article=312


  • Kieser 22 mars 2008 13:12

    "ça a été le cas d ou croyez vous que provienne la population blanche aux ameriques"

    Elles ont été déportées ou ont-elles été volontaires ? Qu’ont-elles fait en arrivant, la paix avec les populations autochtones ? Ces arguments fort rationnels, au demeurant, relèvent du déni historique, de la banalisation commune d’un mal et d’une atteinte portée à la dignité de millions d’être et Mohammed - commentaire plus haut - a raison de dire que la facture nous parviendra un jour ou l’autre.
    L’argument est valable pour l’Australie et pour la Nouvelle Zélande. Les populations indigènes y étaient enregistrées dans la catégorie "faune et flore" jusque dans les années 80.


    "bien sur rien de comparable avec la "traite" mise en place ultérieurement qui je vous le rappelle n aurait pus avoir lieu sans collaboration locale"

    Bien sûr, quiconque a travaillé sur l’histoire de cette traite des esclaves le sait mais cela dédouanne-t-il les nations colonisatrices et les marchands européens ? Cette seule "collaboration" - je crois que l’on connaît ce mot en France - n’explique pas à elle seule la sortie des peuples africains de l’histoire... par contre on peut soupçonner un argument qui dégage ces mêmes nations du Nord de toute forme de responsabilité. Cela permet aussi de persister sur la pseudo primitivité des peuples africains dont on ignore alors l’ancrage et la contribution apportée à l’Histoire globale de l’humanité.


    "reste que l europe apres des immigrés d aventures d autre religieux pendant une courte période 16/17ee raflées dans les régions de l ouest de la france le reste de la ponction est economique irlande italie ect."

    Raflées, dites-vous au xvi et xvii e siècle ? Ha ! Je ne connaissais pas ce versant de l’histoire européenne. Voyageaient-ils dans les mêmes conditions que celles des esclaves, avec plus de 40% de "pertes" durant le voyage ? Alignés comme des ballots, enchaînés sur le pont et dans les calles insalubres des navires de l’époque ? Il y a des images insupportables qui montrent les schémas d’organisation des corps sur les navires... allez voir !

    Quant à l’Irlande et l’Italie, dans quel état économique étaient ces nations avant les subventions européennes ?


    "la relecture impose de tout voir les crimes et les exactions l aculturation mais aussi les courbes démographique ,agricole ,le taux d alphabetisation et sanitaire avec les etats voisins comparables"

    Les registres de commerce aussi, sachant que les marchands d’esclaves falsifiaient leurs registres pour échapper à la capitation.

    Voulez-vous nous éclairer de vos lumières ? Ce serait intéressant. L’auteur, dont nous débattons de l’article et qui n’a pas daigné intervenir après 66 commentaires ferait bien de s’inspirer de votre suggestion.


    "encore une fois reconnaitres les "apports" je preferes a bienfaits ne porte pas a nier les mefaits"

    Encore faudrait-il les inclure dans un article qui prétend jeter un" nouveau regard" sur la colonisation, tout en reprenant des arguments qui ont largement été dénoncés par les historiens depuis les années 70.

    L’argument "nouveau" - nouvel ordre, rdre nouveau, etc. a toujours été usité par les groupes nationalistes et totalitaires. Ils se fondent en cela sur une espérance eschatologique typiquement chrétienne.

    Je signale enfin que mon premier commentaire portait sur la rigueur de l’exposé de l’auteur, sur sa prétendue documentation, non signalée. Le problème de l’esclavage ne venait que comme un argument supplémentaire d’une thèse qui rampe dans certains milieux depuis la colonisation et qui reprend vigueur ces derniers temps. Thèse qui relève de la manipulation et de l’obscurantisme.

    J’ajoute que je suis très choqué par son absence au cours des discussions.


  • judel.66 22 mars 2008 14:26

     qu’avons nous fait de madagascar où le monde entier nous fichait la paix et dont nous aurions pu faire un paradis.........

     

    en genéral , il ne faut pas evoquer ce que nous avons fait , nous l’avons fait pour nous ,,il faut parler de ce que nous aurions pu faire et que nous n’avons pas fait......

     

    aurons nous le courage un jour , ou la lucidité , de nous demander quel a été le role joué par l’armée coloniale....... ! ! !

     

    croyez vous que les chinois qui maintenant envahissent l’afrique y amènent des medecins ou des instituteurs pour leur apprendre le chinois ....pas fous......


  • ASINUS 22 mars 2008 14:35

    @kieser

    etes vous sur de lire intégralement ou peut etre je m exprime mal auquel cas je m en excuse

    mais j ai écrit

    "bien sur rien de comparable avec la "traite" mise en place ultérieurement "

    habitant de l ouest de la france je ne meconnais pas les fortunes baties sur "le bois d ébene"

    mais vous par contre vous semblez oublier ou meconnaitre qu au 15/16/17 siecle dans ces memes villes

    des rafles avaient lieu dans ce qu on appelait les classes dangereuses ouvriers innocupés vagabonds

    prostitués en fait tout quidam ayant peu d entregent e ce afin de peupler la louisianne ou le canada

    encore une fois relire et chausser des lunettes pour affronter cette période entend que l on n ’ occulte rien

     

     


  • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 mars 2008 14:39

    SALUT

     

    C’est quelque part rassurant , nous avons eu droit à toutes les billevesées habituelles sur le sujet .

     

    Vive la coloniale quand même .

    Vive la Creuse aussi .


    • Gazi BORAT 22 mars 2008 15:34

      @ CAMBRONNE

      "... n’ayant pas peur du feu et d’la mitraille.. et sachant boire, le vin et le pernod, et le pernod !"

      gAZi bORAt


    • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 11:45

      Les officiers se payent les japonaises
      Tandis que nous, pauvres marsouins fauchés
      Nous nous payons c’qu’on appelle la terre glaise
      Spécialité de nos girons niakoués.

      Charmant... Après ils se plaignent qu’on les prenne pour des bourrins dans l’armée.

       smiley


  • ZEN ZEN 22 mars 2008 15:27

    @ Cambronne

    "Vive la coloniale quand même"

    De "coloniale" à "colonialiste", il n’ya qu ’un pas...


  • Gazi BORAT 22 mars 2008 16:04

    De quoi parle-t-on au juste ?

    De la colonisation en elle même ?

    Le principe est difficilement défendable, s’agissant de l’invasion d’une zone par une puissance mieux armée technologiquement dans un but de spoliation, d’exploitation des ressources locales au profit de l’économie d’une métropole et de débouchés pour ses produits finis à des tarifs imposés...

    Le but n’était évidemment pas philantropique, même si de généreux discours masquèrent une réalité plus sombre.

    Par contre, on peut reconnaitre à cette situation des effets collatéraux résultant de la rencontre et de la co-existence de deux cultures, d’améliorations dues à la supériorité de la métropole sur le territoire administré..

    Sans que le fait soit comparable, on peut aussi observer que, de la période d’occupation allemande (1870-1945) les Alsaciens-Mosellans sont restés attachés à nombre de lois bismarckiennes, dont un bon nombre subsistent encore aujourd’hui...

    gAZi bORAt


    • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 mars 2008 18:42

      Salut Gazi

      Toujours content de vous lire , même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous .

      En ayant raz le bol de toujours dire ou de lire les mêmes choses sur ce thème qui a été abondamment traité sur ce site , donnant d’habitude lieu à des discussions homériques et infinies, j’ai lancé un grand : VIVE LA COLONIALE ;

      Je n’ai jamais appartenu à cette arme sauf par raccros lorsque j’étais en prépa militaire à Saint Cyr au Lycée Dumont d’Urville à Toulon .

      Entre la Légion et la colo il y a beaucoup de choses en commun mais aussi beaucoup de différences et parfois de différents .

      Mon frère ainé était médecin dans la colo et dans la légion en Indo . Il a été surtout , de nombreuses années médecin en afrique et quand je lis toutes les conneries sur la colonisation cela m’énerve au dela de ce qui est exprimable par respect pour le travail (je devrais dire l’oeuvre) accompli par nos médecins . C’est surtout la situation sanitaire actuelle qui est scandaleuse . Voyez Madagascar qui était un joyeau et qui est maintenant un des pays les plus pauvres du monde et où l’etat sanitaire est des pires .

      Il y a plein de médecins africains en France pourquoi ne vont ils pas exercer chez eux ? alors qu’en plus ils sont exploités chez nous . Ils y ont intérêt bien sur ! mais la solidarité ne doit elle s’exercer que du blanc vers le noir ?

      Arrétons de nous flageller . La colonisation a eu lieu , point . L’auteur a fort bien fait la part des choses ce qui n’est pas facile en quelques lignes . Bon ou pas bon cela fut fait . Comme les romains nous ont colonisé .Comme les arabes ont colonisé le Maghreb .

      Par contre il serait temps d’en finir avec ce passé colonial et cela n’est pas si facile . Le ministre Bockel qui avait suivi la feuille de route de son président a été viré aux anciens combattants car il avait froissé le président Bongo .

      Doit on repousser les Bongos qui sont des amis de la franceafrique ? Il faudrait mais je pense que le remède est pire . Le mal est africain avant d’être européen ou français .

       

      Bien à vous Gazi

       


    • hurlevent 22 mars 2008 19:55

      "Sans que le fait soit comparable, on peut aussi observer que, de la période d’occupation allemande (1870-1945) les Alsaciens-Mosellans sont restés attachés à nombre de lois bismarckiennes, dont un bon nombre subsistent encore aujourd’hui..."

      Petite correction : l’Alsace-Moselle a été occupée par l’Allemagne de 1870 à 1918. Elle a été libérée à la fin de la première guerre mondiale. Durant la période 1940-44, l’Alsace-Moselle fut rattachée au Reich Allemand, et certains de ses habitants contraints de combattre au sein même de l’armée Allemande.

      Certains lois passées entre 1870-1918 sont encore en application en Alsace-Moselle. La loi sur la laïcité de 1905 ne s’y applique pas.

       


    • Gazi BORAT 23 mars 2008 10:41

      @ CAMBRONNE

      Bonjour,

      mon pêre servit comme sous off en Indochine chez les Marsouins du 21° RIC. Il se retrouva ensuite versé chez les Tirailleurs Algériens.

      Dans mon imaginaire, la Coloniale, ce sont des personnages de Pierre Mac Orlan, comme le déserteur que joue Jean Gabin dans le "Quai des Brumes"

      Le petit extrait dans mon post plus haut provient d’une chanson "Quand Jesus Christ créa la Coloniale", qui ne brille pas par sa portée intellectuelle mais qui se chantait à l’époque évoquée ici.

      D’accord avec vous sur le fait que la colonisation est un fait historique pour moi classé. Par contre, à mon sens, mieux vaudrait se préoccuper davantage du néo colonialisme actuel et le phénomène étant complexe et il convient de ne pas tomber dans le manichéisme entre "vilains Européens" et "Gentils Africains.

      Le système de la Françafrique procède d’un phénomène de corruption mutuelle. Les élites locales, Omar Bongo l’indéboulonnable en est un bel exemple, sont corrompus par des entreprises françaises, tout le monde le sait.

      Par contre, l’inoxydable président rétrocède une partie de son revenu sous forme de financements politiques en France et ce, en ayant soin de ne pas placer tous ses oeufs dans le même panier, aussi bien à droite qu’à gauche.. La Françafrique a encore de beaux jours devant elle et le récent déplacement de Jean Marie Bockel prouve bien que ces roitelets locaux sont autant manipulateurs que manipulés (pour les plus habiles).

      Je ne suis pas non plus naïf pour ne pas penser que ce qui pourrait remplacer ce système serait une emprise américains sur ces pays, ce qui ne serait pas une amélioration à mon sens..

      gAZi bORAt


    • Gazi BORAT 23 mars 2008 17:10

      @ Hurlevent

      Désolé pour cette faute de frappe (ou serait-ce un lapsus) qui fait passer à la trappe un court entre-deux annexions..

      gAZi bORAt


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