jeudi 19 novembre 2009 - par ddacoudre

Une mesure de salut public est nécessaire contre la puissance des médias

S’il y a une identité a rechercher ce n’est pas celle de la France mais celle des « hommes » qui la dirige. Depuis ma naissance et d’aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais connu une situation aussi nauséabonde. Pourtant sans avoir connu la guerre j’ai connu celle dite froide avec ses pics d’intensités, j’ai connu les trente glorieuses et ses conquêtes sociales, et depuis 1977 je vois la descente aux enfers même si c’est un bien grand mot.

 Le changement profond, est que la population est convaincue qu’elle ne maîtrise plus son destin et loin d’avoir confiance en sa capacité de se regrouper dans des partis ou des organisations de défenses de ses intérêt particuliers, elle a fini par retourner vers la recherche du monarque salvateur, du guide du peuple, du Danube de la pensée, du Petit père des peuples, du bien-aimé Führer, du Grand Timonier, du Leader Maximo, du Caudillo, du Duce, du Maréchal nous voilà, de l’Empereur de centre Afrique.

La recherche d’un leader peut encore nous conduire vers ces schémas totalitaristes, car une personne qui est dans une position dominante peut imposer son « style » de relation, c’est la marque dont se flatte le président et que défendent ses supporters, incapables de retenir les leçons de l’histoire de ceux qui ont commencé par la même démarche.

Mais pire que cela c’est la manière dont est guidé la population qui pose problème. Dans un article Dugué mentionnait que c’était essentiellement par la peur, ce en quoi il n’a pas tort, mais c’est insuffisant si l’on n’y adjoint pas l’usage de la diffusion d’une information médiatique essentiellement tournée vers cela. La répétition en boucle depuis maintenant des années d’événements apeurant, devant l’effondrement du débat idéologique, a fini par désigner l’ennemi à l’intérieur de l’état et non plus à l’extérieur comme je l’ai connu avec tant d’autres à tort ou à raison.

Sans cette transformation de fond nous ne déterminerions pas de grandes catégories d’ennemis.

La première catégorie fut les pédophiles, il ne s’agit pas pour moi de poser un jugement sur le bien fondé d’action à leur encontre, mais de faire une analyse d’un processus structurel qui risque de déraper vers des situations bien plus dramatiques. Une fois ceci bien ancré dans l’esprit des citoyens, le groupe a été élargi aux agressions sexuelles de toutes natures et les mesures spécifiques destinées aux pédophiles se sont appliquées à eux, puis par rappel constant de faits divers, le groupe s’est élargi aux crimes et délits de toute nature incluant dorénavant même les contrevenants de la circulation routière que Mr Hortefeux considère comme des délinquants.

En conséquence de cela les français soumis par les médias à une peur irrationnelle ont accepté plus de mesures drastiques, et confondent dorénavant la protection des citoyens contre leurs manquements nuisibles à autrui et une croisade d’épuration, pour éliminer l’ennemi qui n’est plus vu comme un citoyen.

 Sauf qu’il faut se souvenir des déclarations de notre président, « je serai le président des victimes, et certains délits économiques devront être abrogés ». Le message fut clair et la magistrature debout s’y plie, et celle assise s’y conforme par l’application des nouvelles lois

La deuxième catégorie qui se précise est celle de la contestation sociale, présentée petit à petit par les médias comme des acteurs fomenteurs de violences, ennemis de l’ordre social. Pour ceux qui ont des connaissances de l’histoire ouvrière ceci rappelle de tristes périodes.

Alors quand l’on y regarde d’un peu plus près il devient évident que sans l’effet loupe des médias qui transposent dans la tête des citoyens des risques hypothétiques il ne deviendrait pas aussi facile de se livrer à leur manipulation sur ce sujet.

Nous en arrivons ainsi à la définition de la troisième catégorie qui est en train de se définir au travers du débat sur l’identité nationale déterminant ainsi à son tour ceux qui en sont les ennemis.

Ce schéma vicieux produit d’une manipulation obtenu grâce à l’absence de contre pouvoir médiatique exige que nous trouvions une formule de salut public pour que la presse trouve son contre pouvoir.

Il faut plébisciter des émissions comme celle « d’arrêt sur image » qui apportait une controverse et dénonçait les manipulations. Si nous ne voulons pas revoir le visage hideux du fascisme il faut s’attacher à trouver le ferment qui le répand, même à son corps défendant. C’est celui en définitive qui comme un virus se répand de bouche à oreille et investit les cerveaux du même et unique discours.

Comme je l’ai déjà dit, l’Homme ayant défini son monde dans sa méconnaissance, il essaie d’y adapter l’individu pour qu’il sente y appartenir.

Ainsi, les hommes soumis à des contraintes réelles (se nourrir) ont élaboré des organisations sociales et sociétales traumatisantes, voire infantilisantes pour certaines, dans le sens où elles décrivent leur monde par les relations et interprétations magiques qui sont la traduction d’une perception ignorante de stimuli réels aux traductions le plus souvent mystiques et/ou de superstitions, générant des réalisations et des comportements concrets.

Aussi quand nous constatons la boulimie suicidaire que propose la société libérale il est tentant de la qualifier de borderline (état limite).

Ainsi, l’éducation, la famille et les messages audiovisuels représentent, sans aucun doute, exercent une contrainte et les nouvelles peurs irrationnelles montrent bien la part des influences sociales globales sur les destins individuel, et plus spécifiquement celles des médias. »




14 réactions


  • ZEN ZEN 19 novembre 2009 12:30

    Bonjour l’auteur

    A ma naissance existait « Je suis partout »
    Nauséabond, on ne peut mieux...
    Y a du boulot !


  • Alain-Goethe 19 novembre 2009 13:20

    BJR à tous !
    Heureux qu’il y ait internet ! 
    Libre pour combien de temps ??

    Comment résister ???
    Drole de monde !

    Drole de pays la France surtout depuis mai 2007 !

    @ Zen : merci du lien
    livre donc sur «  Médias la Faillite d’un contre-pouvoir »

    Et le pouvoir politique n’est qu’un nain ./. aux multinationales ...
    Bon am quand même


    • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2009 17:29

      bonjour alain

      il est un peut tard pour résister. les événement se mettent en place avant que l’on est conscience qu’ils sont efficient. c’est un peu comme le cancer. après le traitement n’est que curatif. pour le prévenir il faut remplacer la publicité par la philosophie. croirais tu qu’il y aurait actuellement beaucoup de monde pour s’en instruire.

      mais je suis optimiste un jour je l’ai dit à zen il y a toujours une solution même si on ne l’entre voit pas.

      cordialement.


  • Bardamu 19 novembre 2009 14:40

    Très bien !... et enfin quelqu’un qui a la perspicacité et l’intelligence de qualifier pareille société de borderline !

    Je m’explique :
    -les psys, si mauvais sont-ils, distinguent bien deux types d’états limites, ceux-ci bien souvent s’entrecroisant.

    Le premier est celui du patient, le plaçant à la limite ténue qui sépare névrose et psychose.
    Notre bonhomme s’y maintient en équilibriste pour ne pas sombrer dans l’irréalité, en quelque schizophrénie définitive dont on ne revient pas.

    Le deuxième état-limite est, quant à lui, sociétal.
    Oui, quand on incite tout le monde à se diluer en un univers de désirs sans freins, sans limites, comme à céder à toutes les dépendances -aux jeux, à Internet, au travail, au sexe...

    Les psys reconnaissent de plus en plus l’existence des deux, le deuxième engendrant le premier.
    Ainsi en une société délirante est-il « normal » -logique !- de voir apparaître des figures délirantes d’enfants hyperactifs, d’« executive women » surexcitées ou de mecs accros aux sites pornos. 

    Donc, en prenant compte de cela, nos Français auraient bien le président qu’ils méritent, car lui-même borderline... excité du bocal, trublion, activiste, délirant, impulsif et adolescent.

    Tout ceci, comme le souligne si justement l’auteur, étant orchestré par des médias bipolaires, dysphoriques, allant de la déprime -crise, peurs exacerbées, permanences des dangers, entre autres sanitaires- à l’euphorie -foot, week-ends ensoleillées, rires idiots d’animateurs qui le sont tout autant, blagues régressives pipi caca, et caetera !

    Des adultes devenus enfants ; des enfants dépendants et sans re-pères (je fais mon lacanien !) ; un gouvernement infantilisant ; une petite bebête terrassant la grosse -le microbe faisant plus peur qu’une démocrature en gestation ; un peuple bêtifiant ; des élites incultes et dévoyées... et j’en passe !

    Au secours !... reste-t-il encore une île déserte à vendre, pas trop chère ?... je vends ma baraque, et je pars m’y installer avec les miens !


    • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2009 17:52

      bonjour bardamu

      merci pour cette limpidité j’espère que beaucoup liront ton commentaire.
      *jean Cottraux un psy en a fait une excellente analyse. ce n’est pas exclu que j’en fasse un article.

      j’ai écris ceci il y a tés longtemps en 1999

      Alfred Adler (1870-1937), un des premiers disciples de Freud disait dans son ouvrage publié en 1907, « Étude sur les infériorités organiques et leur retentissement psychique » :

      « La grandeur de l’homme débute quand il commence à se voir tel qu’il est. »

      Citation sans exclusive, dont l’universalité embrasse l’ensemble des constituants de la société, du délinquant à la victime, qui ne sont que ses produits.

       

      Au travers de ces différents chapitres apparaît très clairement la dichotomie vers laquelle nous basculons et vers laquelle nous sommes entraînés. Des citoyens qui se désolidarisent de leurs semblables au non de leur intérêt catégoriel, incapables de disposer d’une vision globale, suggestionnés en permanence dans la recherche d’un égoïsme par des illusions mercantilistes, telle celle d’autonomie ou d’indépendance ; se choisissant des politiques économiques générant de l’exclusions, telle la loi du marché ; et reconduisant à tour de rôle les mêmes hommes politiques qui ont démontré leur incapacité à apporter des solutions efficaces. Les citoyens génèrent par leurs choix les maux dont ils se plaignent, en croyant qu’ils ont à faire à un phénomène exceptionnel, parce qu’ils nourrissent par leur voyeurisme les lignes des journaux et actualités télévisées qui repassent en boucle les mêmes informations et recherchent celles de même nature à partir du moment qu’il y a de l’audimat et de la vente. Devant une telle boucle suicidaire, on ne peut que s’interroger sur l’aptitude citoyenne des français à disposer d’une capacité transgressive de jugement.


      cordialement


    • Bardamu 19 novembre 2009 22:07

      Merci pour ta réponse circonstanciée et particulièrement intéressante !


  • W.Best fonzibrain 19 novembre 2009 16:31

    c’est con que la violence soit totalement délégitimisé, parceque franchement rarement dans l’histoire nous avons été pris pour des cons à ce point.


    et tout le monde s’en branle, ya le foot, y’a la putain de télé réalité, ya closer et autres merde.


    il n’y a que des pravda c’est dingue quand on y pense, je me languis que tout ces gens la soient jugé dans un immense procès une sorte de nuremberg 2 avec peine de mort immédiate pour tout ceux qui ont tué massacré et manipulé les terriens depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    à l’échelle de la planète, je pense que’il seront des centaines de milliers, mais ce n’est pas grave, ils seront tous jugé pour crimes contre l’humanité.

    ça va arrriver , vous verrez


    • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2009 18:10

      bonjour fonzibrain

      je suis allé voir ton lien merci. je savais cela sous d’autre forme dans mon premier essai j’en parle je dis qu’ils serait utile aux populations de connaitre la théorie du chaos, car certain s’en servent pour diriger leur existence et l’économie la mécanique quantique permet donc d’y faire des prévisions.

      j’ai également répondu au dilemme, si demain un millions d’hommes suffisent a faire fonctionner l’économie que ferions nous des autres. j’ai suggéré de faire de l’éducation une activité rémunératrice et ouvrir des université pour adultes dans lesquelles ils se rendraient pour apprendre sur tous les sujets puisque la connaissance est inépuisable, et ils s’y rendraient comme aujourd’hui ils se rendent dans leur entreprise pour bosser.

      cordialement.


  • ELCHETORIX 19 novembre 2009 17:35

    @ L’auteur
    il me parait assez simple de restreindre le pouvoir des médias , en revenant aux fondammentaux du journalisme et de respecter leur déontologie professionnelle qui est d’informer , avec un vrai travail d’investigations sur le terrain dans un souci d« équité et d’objectivité le plus compétent et juste que possible.
    Mais ,comme tout , les médias sont dévoyés par le pouvoir financier et autres qui dicte la MANIPULATION des masses , au lieu de les »informer« de situations réelles à un moment donné.
    Un exemple , aux »journaux télévisés , à une grande heure d’écoute , quelles que soient les chaines ( qui nous enchainent mentalement - pas moi ) , sur trente minutes de « journal » , il y a , à peine cinq minutes de vraies informations , le reste ne sont «  faits divers » et autres faits qui relèvent de magazines à sensation , bref , les tenants de l’ordre établis ont fait vider de leurs substances les journaux , comme de la politique d’ailleurs où le vrai pouvoir est ailleurs que dans les instances , nationales , internationales officielles .
    Bon , je me défoule avec ma prose , sachant bien que dans une « démocratie » comme l’actuelle , c’est le « cause toujours tu m’intéresses.. » !
    Hasta la victoria siempre !
    Bien à vous .
    RA .


    • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2009 18:22

      bonjour elchetorix

      je ne crois pas qu’il soit inutile de donner son point de vue même, s’il ne fait pas le tour du monde, les site permettent de donner la parole aux anonymes que nous sommes. pour participer au changement il faut militer dans un parti. ce n’est pas trop dans notre culture et il ne peut y avoir tout le monde, mais actuellement il y en a trop peu et c’est un problème car la démocratie en dépend, car faute d’y participer pour défendre ses idées même si c’est dur l’on fini par choisir la facilité de se laisser diriger par un vrai ou un faux monarque qu’on l’élise a vie ou qu’on le renouvelle tous les cinq ans.

      internet par des site comme ago permet des liens de confraternité avec ceux qui s’y retrouvent, internet peut même être un organe d’appel au rassemblement de la population, mais la vie la vrai se fait dans le regard et la rencontre de l’autre.

      merci pour ton commentaire.

      cordialement.


    • ELCHETORIX 20 novembre 2009 09:41

      Bonjour ddàcoudre , exact , ta réflexion , quand , il y aura une vraie opposition au pouvoir global , t’inquètes , je vais m’impliquer !
      ce n’est pas pour rien que j’ai choisi mon pseudonyme , contraction du révolutionnaire Ernesto Guevarra de la Senna et de Vercingétorix qui a lutté contre contre l’empire Romain de César .
      L ’ empire actuellement , c’est celui des dirigeants US , ceux de l ’ UE et de la GB .
      Cordialement
      RA .


  • brieli67 20 novembre 2009 10:59

    En fait, en France ce qu il faudrait faire sauter c’est la gangue de la Bourgeoisie héritière de la Révolution et des deux Empires.

    Ces magnats et maîtres des Forges ont tout plombé.
    Suivez le filon Duc de Morny, son secrétaire Alphonse Daudet, et ses fils Lucien et Léon....

    Faut démêler le fil de Marianne.... L’Europe nous aidera.
    Le traité dit de Lisbonne imposé aux peuples rejoindra d’autres cadavres au Placard. Le Peuple a toujours raison et se dotera des moyens de le faire savoir.

    Bon courage !!


    • ddacoudre ddacoudre 20 novembre 2009 16:28

      bonjour brieli67

      j’ai bien compris to point de vue, nous ignorons les raisons de notre existence, et les constructions comme celles qui asservissent actuellement le monde en ayant donné les moyen d’une prospérité égoïste doit devenir mature. c’est un peu comme un enfant. le capitalisme à l’échelle du monde est dans l’enfance, il a fait la démonstration des capacités humaine de pouvoir retirer de notre planète dequoi faire vivre une population mondiale. il lui reste a devenir adulte pour faire les bonschoix qui ne dépendent pas seulement de l’ego, mais de la capacité d’objectiver l’autre pour le voir comme un égal complémentaire et non l’asservir comme nous y conduit la compétission, dans un espace restreint.

      cela passe aussi par le débat d’idées et le choix de « sages » pas de marchands.

      cordialement


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