mercredi 9 septembre - par Krokodilo

Une péripétie dans la guerre de l’information atlantico-russe

(inédite en français, même sur RT francophone, semble-t-il)

Pendant que nos médias nous rabâchent quotidiennement une version manichéenne du conflit ukrainien, la Russie ne reste pas inactive dans ce qui est une véritable guerre de l'information. Si nous en avons parfois l'impression, c'est parce que la censure de l'UE a bloqué RT, que la France a expulsé X. Fedorova, emprisonné la dirigeante de SOS Donbass, que l'UE a sanctionné sans jugement certains citoyens français, suisses et allemands, et que nos principaux médias suivent la ligne éditoriale pro-Kiev du gouvernement et n'invitent que très rarement les voix discordantes, ou simplement plus nuancées sur les causes et la perception de cette guerre. 

Une exposition de photos sur les crimes du régime de Kiev a ouvert ses portes en Chine.

(Traduction Google d'articles russophones de RIA Novosti et Mos.News)

"PÉKIN, 7 septembre – RIA Novosti.

Une exposition de photos intitulée « La cruelle vérité sur les crimes du régime de Kiev » a ouvert ses portes lundi dans l'enceinte de l'ambassade de Russie en Chine, rapporte un correspondant de RIA Novosti.

L'exposition a été organisée à l'occasion d'une rencontre entre Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, et le public à l'ambassade de Russie en Chine. L'événement est consacré au thème : « La crise ukrainienne : mythes et réalité ».

Les clichés, réalisés par des photojournalistes russes, témoignent de l'agression perpétrée par le régime de Kiev.

Par ailleurs, la projection du documentaire « Maïdan : le basculement vers la guerre » est prévue ce lundi à l'ambassade de Russie.

https://mos.news/news/society/v-kitae-otkrylas-fotovystavka-o-prestupleniyakh-kievskogo-rezhima/
Reprise de RIA Novosti

Annonce : Rencontre avec Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, sur le thème « La crise ukrainienne : mythes et réalité »
Le 7 septembre à 18 h 30, une rencontre avec Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, se tiendra à l'ambassade de Russie en Chine sur le thème « La crise ukrainienne : mythes et réalité ».

L'événement comprendra la projection du documentaire de RT « Maïdan : le basculement vers la guerre » ainsi que l'inauguration de l'exposition photographique « La cruelle vérité sur les crimes du régime de Kiev ».

Une traduction en chinois et en anglais sera assurée.

️Pour accéder à l'événement, il est nécessaire de présenter une pièce d'identité originale.

L'accès pourra être interrompu une fois la salle remplie."

https://beijing.mid.ru/ru/news/anons_o_vstreche_s_poslom_po_osobym_porucheniyam_mid_rossii_rodionom_miroshnikom_na_temu_ukrainskiy_/
Annonce de l'ambassade russe à Pékin"

La Chine étant un peu loin et le voyage dépassant notre budget de pigiste bénévole, nous ne sommes pas en mesure de juger de la qualité et de la pertinence de cette exposition, encore moins de la véracité des faits exposés. Mais d'après les informations déjà reconnues par tous, il est évident que le régime de Kiev a l'antériorité des crimes de guerre par rapport aux éventuels crimes de la Russie : sans même évoquer les snipers du Maïdan, il y a le massacre d'Odessa, la coupure du canal de Crimée qui alimentait tous les civils en eau potable, ainsi que du câble électrique, et la cessation du versement des pensions aux citoyens du Donbass sous contrôle russe, éléments tous reconnus par les conventions internationales comme crimes de guerre (et cités dans Wikipedia, peu suspect de sympathies pro-russe). Chacun jugera, ou du moins pourrait juger si nous étions réellement informés...



9 réactions


  • sylvain sylvain 9 septembre 11:41

    Le « qui c’est qui a commence » est souvent a double tranchant. La plupart des pays d’europe de l’est semblent avoir une ardoise coloniale a regler avec moscou 


    • Com une outre 9 septembre 12:20

      @sylvain
      Beaucoup des pays de l’est doivent aussi beaucoup à l’URSS, dont l’Ukraine qui sinon n’existerait pas.


    • Krokodilo Krokodilo 9 septembre 12:26

      hs@sylvain Le cas de l’Ukraine est fondamentalement différent des pays dont vous parlez : loin d’être une ex-colonie, l’Ukraine de l’est est le coeur historique de la Russie, la « Russ de Kiev ». Odessa, fondée par Catherine II, Kharkov et Kiev sont des villes historiquement russes, qui n’ont été ukrainiennes que 40 ans, par décision d’un autocrate soviétique. Le mot « Ukraine » lui-même veut dire les limites, les limes, une province limitrophe, l’Ukraine de l’ouest, qui n’a jamais été un véritable état (n’a jamais battu monnaie, par exemple). Même s’il y a eu début du 20e siècle une brève autonomie et la naissance d’un sentiment national, cela ne concerne que l’ouest  sans oublier les régions qui parlent aussi roumain, hongrois ou polonais et sont susceptibles d’être réclamées par les pays en question pour des raisons historiques, le tout formant une fragile mosaïque. On peut le dire autrement : Ukraine et Russie partagent la même histoire, mais ce n’est pas le même problème que la rancune des Tchèques, des Polonais ou des Baltes, car de nombreux Ukrainiens de l’est sont russophones et culturellement russes.

      Pour le « qui a commencé ? » :
      https://arretsurinfo.ch/lukraine-est-ravagee-cette-guerre-etait-previsible/


    • Krokodilo Krokodilo 9 septembre 12:31

      @Com une outre Oui, nombre de citoyens soviétiques vivaient moins bien que les Polonais ou Baltes de la même époque. Mais c’est un bilan difficile et polémique, un peu comme la colonisation française : on leur a apporté un développement économique formidable, des enseignants, des médecins, des ingénieurs, du commerce, etc. 


    • Krokodilo Krokodilo 9 septembre 12:44

      @Krokodilo Oups, ce n’est pas un plaidoyer en faveur de la colonisation, mais une phrase incomplète sur la difficulté de faire le bilan du colonialisme, compte-tenu de l’impossibilité de peser la liberté, et de la rancune persistante  cf. les relations franco-algériennes...


    • sylvain sylvain 9 septembre 18:18

      @Com une outre
      Ce que vous et moi pensons de cette periode n’a pas tant d’importance. Je constate simplement que les pays de l’est ont a la fois de la crainte et du ressentiment envers la Russie.


    • sylvain sylvain 9 septembre 18:20

      @Krokodilo
      C’est le probleme de beaucoup d’etats nations, ils sont souvent composes de peuples qui n’ont pas envie d’appartenir au meme ensemble. La france a la corse et le pays basque, l’espagne la catalogne, la Russie la tchetchenie et de nombreux peuples tribaux qui se sentent pas specialement russes et l’ukraine est coupee en deux. 


    • Krokodilo Krokodilo 9 septembre 20:00

      @sylvain Le temps fait la différence : la France, après pas mal de conflits, s’est forgé un certain sentiment national ; les indépendantistes sont minoritaires en Corse, chez les Basques ou en Catalogne. L’Ukraine « officielle », elle, n’a que quarante ans... la Russie est effectivement une fédération de peuples, mais ils sont moins Jacobins que nous et la mention de l’ethnicité sur la carte d’identité ne leur pose pas de problème.


    • Com une outre 10 septembre 10:26

      @sylvain
      Ne généralisons pas trop vite. Le soufflet « occident » descend à grande vitesse dans nombre de pays qui cherchent une autre voie. Ils sont les futurs déçus de l’UE, comme ils l’ont été de l’URSS, et non pas la Russie.


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