Une politique pour le peuple
Une réflexion pour l’avenir
Parce qu’une élection vient de décider qu’un parti politique était en tête avec 24% de voix (24% de 47%) que déjà s’animent les agressions verbales et les menaces de revanche.
Au travers des tribunes qu’offrent les multi médias, on peut déjà sentir les inquiétudes des uns et l’esprit de revanche des autres.
Autrement dit : loin des véritables problèmes, loin des enjeux d’avenir, c’est toujours l’ignorance et l’intérêt individuel qui domine. On se croirait revenu à l’époque des tribus où chacune était plus empressée de se faire la guerre pour un terrain de chasse plutôt qu’à rechercher des solutions pour qu’au-delà des clans, ce soit tout un peuple qui vive mieux en trouvant des solutions pour soulager leur peine et leur faim. On pourrait aussi revenir aux équipes locales de football qui lors des rencontres avec la commune d’à coté étaient prêtes à faire le coup de poing pour se venger d’avoir encaissé un but de plus. (L’important à leurs yeux c’est d’être le plus fort quel que soit le moyen).
Aujourd’hui deux tendances s’opposent. Les passéistes qui voudraient maintenir les modes de vie passés et les progressistes qui veulent s’adapter aux exigences nouvelles.
Si les progrès des nouvelles technologies ont permis des avancées dans le domaine des améliorations des conditions de vie, il faut aussi admettre que ça a aussi amené son lot de contraintes
Toute découverte contient une partie positive, mais aussi une partie négative. Le progressiste verra en premier le côté positif et s’attachera à améliorer le négatif. Le passéiste lui estimera que c’était bien mieux avant et qu’il faut y revenir.
L’enjeu n’est pas de savoir qui a raison ou qui à tort, mais bien de permettre d’avancer. C’est grâce à cela qu’aujourd’hui nous ne nous éclairons plus à la bougie et que nous avons quitté les grottes pour plus de confort dans notre habitation. Mais de tous temps la lutte entre les adeptes du passé et les adeptes de l’avenir à fait rage.
Bien sur il n’y a pas d’avancées collectives sans perte de privilèges pour une minorité. Peu importe que le voisin est un nain de plus dans son jardin, qu’importe si le voisin préfère entretenir un potager plus qu’un verger. L’important c’est que tous puissent s’offrir ce dont ils ont besoin, sans jalousie et sans orgueil mal placé.
A l’inverse ce qui est injuste c’est que certains vivent de l’exploitation des autres en s’offrant le luxe de gaspiller sans compter pendant que bon nombre d’individus sont privés du minimum !! Là c’est une question non pas de jalousie mais de justice.
L’agressivité dont font preuve certains dans leur réponses ou commentaires relève plus de l’ignorance, de la jalousie, d’un esprit revanchard basé sur un manque d’analyses ou de perspectives d’avenir. Souvent d’ailleurs privilégie, l’invective ou l’insulte, la violence à la discussion pour mieux cacher leur étroitesse de connaissances.
Au-delà des gorges chaudes, d’une presse manipulée il faut relativiser :
Electeurs inscrits : 46,6 millions
Suffrages exprimés : 19 millions
Abstentions : 26,8 millions
La liste Le Pen obtient 4,7 millions de voix soit 10% du nombre des inscrits. Ce qui implique que seulement 1 Français sur 10 approuve et fait confiance aux théories de l’Extrême droite !!
Par contre les abstentionnistes avec 26,8 d’abstentions représentent 57.5 % des inscrits !! Soit plus de 5 français sur 10 qui ont condamné la politique d’austérité menée par les gouvernements successifs depuis plus de 40 ans. Alors à la vue de ces résultats, arrêtons de voir la France devenue extrême droite ??
Les scores du FN sont loin d’un tremblement de terre, par contre le score réalisé par les abstentionnistes est une vraie condamnation du corps politique dans sa globalité. L’enjeu de ces élections est la représentativité de la France en sièges au parlement Européen. Avec 24 sièges les élus du parti de Le Pen réalisent le meilleur score et s’ouvre une vraie ressource de revenus pour continuer son implantation à la tête de notre pays.
Mais le grand enseignement qu’il faut en tirer c’est la volonté des abstentionnistes qui, par leurs refus de voter, attendent des politiciens plus de justice et plus de partage.
Au delà des querelles de clochers, des intérêts personnels, des torses bombés d’orgueil, il est plus que temps d’analyser concrètement ce dont le peuple a besoin et de revenir à la base pour agir avec efficacité.


