samedi 21 janvier - par Dancharr

Une retraite juste et équitable

Les fonctionnaires qui gouvernent la France viennent de pondre une énième réforme des retraites qui en réalité ne réforme rien puisqu'elle ne tient pas compte de la pyramide des âges. Dans un effort citoyen et pour donner une bonne solution, j'ai concocté, sur le coin de ma table, un projet équilibré, équitable, acceptable par tous avec une idée de base indiscutable : chaque retraité doit jouir d'une durée de retraite égale. C'est donc la date de départ qui conditionne tout. Aujourd'hui c'est la loi qui la fixe, comme si on était égaux devant la mort. On sait pourtant pertinemment que monsieur X ne profitera pas longtemps de sa retraite avec son diabète, sa tabagie, son hypertension et son habitude de boire des pernods. La longévité est facile à estimer. Elle est connue pour chaque catégorie socio-professionnelle et elle peut être affinée au niveau individuel en tenant compte de l'hérédité, des habitudes hygiéno-diététiques, des conditions de vie, du poids, des antécédents, des revenus, des diplômes. À 50 ans, on peut la fixer à l'instant donné. Elle sera pour l'un de 40 ans, pour l'autre de 20. Chacun devrait avoir le droit de décider à quel âge, il désire se retirer en sachant qu'il vivra 40 ou 20 ans. Les éléments permettant de partir à la retraite en toute connaissance devraient donc être :

- sa longévité,

- la durée que l'on veut passer à la retraite,

- la quantité d'argent disponible si on veut que ce soient les cotisations des actifs qui paient la retraite des ex-actifs.

 

La longévité moyenne dans le métier exercé (un maçon vit moins longtemps qu'instituteur). Elle est dans la réalité, un bon indicateur de la pénibilité. Le chiffre est connu pour chaque catégorie socio-professionnelle, pondéré par l'état du particulier qui dépend des facteurs déjà énumérés. Tous ces éléments sont connus, peuvent être hiérarchisés, corrélés.

 

Par exemple, prenons monsieur Dupont, professeur des universités, 60 ans, ne fume pas, ne boit pas, pèse 70 kilos pour 1 mètre 78, à une activité intellectuelle et physique, habite un immeuble cossu dans un beau quartier. Il a un bilan de santé tous les ans, se fait vacciner contre la grippe. Il gagne 5000 euros par mois pour 128 heures de cours par an (il faut rajouter des primes en tout genre qui améliorent considérablement cet ordinaire) et ses parents sont des nonagénaires valides. Son espérance de vie à 60 ans dépasse 30 ans .

 

Mettons en parallèle monsieur Durand, un maçon de 60 ans. Sa mère est encore vivante à l'EPAHD avec un Alzheimer. Son père est décédé à 55 ans d'une cirrhose. Il fume 20 grammes de tabac et boit un litre de vin, par jour, depuis toujours. Son travail est physique, pénible. Il est en surcharge pondérale de 15 kilos. Il subit les intempéries. Sa voiture a 10 ans. Il ne part pas en vacances. Il aime la charcuterie, les frites, mange peu de fruits, pas de poissons. Il ne connaît pas sa tension artérielle. Sa distraction est la télé, la pétanque. Il peut gagner - au maximum - 2400 euros par mois pour 140 heures de travail (1540 par an). En étant optimiste, son espérance de vie ne dépasse pas 75 ans.

 

En toute logique, justice et égalité, il faudrait que chacun puisse profiter d'une retraite au moins égale dans le temps et donc que le professeur la prenne à 70 ans et le maçon à 55 ans.

 

La retraite ne pose pas seulement le problème de l'âge du départ mais aussi de son montant. Celui-ci devait prendre en compte deux éléments :

 

- le total des cotisations versées durant les années de travail effectif.

- l'argent dépensé par l'État pour financer les études qui ont précédées la première paye.

- la quantité minimale d'argent permettant de vivre décemment ou retraite minimum garantie (RMG).

 

Le professeur, avant d'enseigner a fréquenté pendant 10 ans l'université. On estime que le prix de revient annuel d'un étudiant dans le supérieur est de 11630 euros soit 116300 euros en totalité. Celui d'un apprentissage de 2 ans est de 11840 soit au total 23680 euros. Le premier est revenu 4 fois plus cher que le second à l'État.

 

Au final, on pourrait concevoir un système qui subordonnerait la durée de la retraite à la longévité estimée en prenant en compte les facteurs qui la conditionnent et son montant calculé sur les sommes cotisées pendant l'activité, leur valeur étant réactualisée tous les ans en fonction de l'inflation. Logiquement chacun devrait récupérer ce qu'il a mis de coté pour ses vieux jours minoré de sa dette vis à vis de la collectivité. Ceux qui n'atteignent pas la RMG devront profiter de la solidarité nationale.

On peut donner à ce système une souplesse qui permette à chacun de fixer lui-même l'échéance de sa retraite. Si monsieur Durand, professeur des universités veut débaucher plus tôt, à 60 ans par exemple, il devra accepter un montant de retraite plus faible car versable pendant 30 ans.

 

Un dernier élément devrait aussi être pris en compte au nom de l'égalité. La richesse qui reste au retraité quand il décède devra être comparé avec ce que la société, représentée par l'État, lui a donné en plus de sa contribution obligatoire et qu'il récupère le solde s'il est positif.

Cet idéal suppose que soit distinguée la retraite des travailleurs de l'allocation-retraite des personnes inaptes au travail ou n'ayant jamais désirée travailler. La justice exige que ce ne soient pas les travailleurs qui paient mais l'État dit providence.

 

Enfin, très vite, va se poser le problème créé par l'invasion des robots et la disparition de la majorité des salariés. Il faut dès maintenant s'attaquer au problème. Il n'est pas compliqué. À moins de vouloir abandonner au capital la direction des opérations, l'État - il n'a pas besoin d'être socialiste - doit seulement décider que les robots seront taxés à la place des travailleurs qu'ils remplacent et proportionnellement à leur puissance en watts. La répartition de la manne ainsi engrangée sera répartie sur la base de la RMG (retraite minimum garantie). On n'a pas besoin d'être une intelligence artificielle pour comprendre l'intérêt de ma réforme, ne trouvez vous pas ?

PS : la mise en musique devra être assurée par des gens de terrain sachant établir un devis, faire un bilan, mener un projet, tenir les délais, respecter leur parole, avoir le sens de l'économie, ne pas se perdre dans les détails, aller à l'essentiel et avoir le courage se surmonter les obstacles. Des comptables, des boulangers, des charpentiers, des éboueurs, des fleuristes, des cultivateurs, des maçons, des infirmières, etc.. feront l'affaire. Devront être bannis des instances polytechniciens, énarques, diplômés de Normale Sup et de Sciences Po, politiciens ratés en mal de pantouflage, conseillers de cabinet de conseil, si on ne veut pas aboutir à une usine à gaz du genre EDF, Éducation nationale, système hospitalier, Justice, Police, Télévision publique, RATP, SNCF. Ces organismes sont, comme vous l'avez remarqué, gérés par ces gens-là. Il y ont démontré leur nullité et une incapacité à les faire fonctionner correctement. Ils seraient en faillite si l'État ne s'y mettait pas à leur place.



31 réactions


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 22 janvier 15:32

    De bonnes et mauvaises choses dans votre réflexion.

    Les bonnes (je propose la même chose smiley )

    • prendre en compte la longévité

      au moment du départ

    • le total des cotisations versées durant les années de travail effectif.

    • la quantité minimale d’argent permettant de vivre décemment ou retraite minimum

    • souplesse qui permette à chacun de fixer lui-même l’échéance de sa retraite.

    • Logiquement (je préfère dire « statistiquement sur le global », mais jamais vrai individuellement car date de mort imprévisible) chacun devrait récupérer ce qu’il a mis de coté pour ses vieux jours

    Mais

    • pour la longévité, il faut la prendre globale moyenne et non individuelle car ingérable avec toutes les évolutions de carrières imaginables
    • concernant, la déduction des frais d’études, idée originale, mais je préfère une somme identique consacrée à chaque jeune, donnée en nature (par exemple études gratuites) ou en espèces (par exemple pour que le maçon finance le lancement de son entreprise)

    Par contre, pas ok du tout sur

    • chaque retraité doit jouir d’une durée de retraite égale. Pourquoi imposer cette contrainte ?

      De plus, totalement utopique puisque la durée de vie est imprévisible

    • votre usine à gaz ingérable pour déterminer la longévité et la pénibilité. La pénibilité doit se traiter via la rémunération (métier pénible mieux payé) mais pas de cas particulier pour la retraite (le total cotisé supérieur permettra de partir plus tôt sans besoin de règle spéciale)

    • Dancharr 22 janvier 17:53

      @lecoindubonsens
      Je crois que la longévité est une valeur qui peut être approchée par la prise en compte de tous les facteurs qui la conditionnent et qu’une durée théoriquement égale est moralement justifié. Elle n’empêche pas de la choisir à sa convenance. Oui, la pénibilité doit être mieux payée : Un éboueur est plus utile à la société qu’un banquier, elle conditionne aussi la longévité. C’est de mon PS que je suis le plus content. Une bonne réforme ne sera jamais faite par les incapables qui nous gouvernent. Ils n’ont aucun bon sens...


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 janvier 09:30

      @Dancharr
      merci pour votre retour.
      D’accord sur bien des points, mais toujours désaccord sur

      • calcul individuel de la longévité = usine à gaz trop complexe ne pouvant que générer des déceptions et jalousies. Ne garder qu’une espérance de vie globale en fonction de son age.
      • « durée théoriquement égale est moralement justifié » : je préfère « total des versements retraites théoriquement égal au total cotisé = moralement justifié »

      Mais avec un accord sur ces 2 points, nos propositions sont similaires.


    • pemile pemile 23 janvier 14:10

      @Dancharr "Je crois que la longévité est une valeur qui peut être approchée par la prise en compte de tous les facteurs qui la conditionnent« 

      Et sans avoir besoin de la personnifier, une statistique par type de profession suffit.

       »Oui, la pénibilité doit être mieux payée"

      Mais obligatoirement prise en compte dans l’âge de la retraite, certaines activités ne sont plus possibles à certains âges.


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 22 janvier 15:46

    A propos de votre « j’ai concocté, sur le coin de ma table, un projet équilibré, équitable »

    Ayant fait le même exercice, il est amusant, et curieux, de constater que réfléchissant chacun sans aucune idéologie à partir d’une page blanche, nous proposons des projets avec de très nombreux points communs (même s’il y a bien sûr des différences)

    est ce la bonne voie ? le bon sens ? d’oublier toutes les idées reçues, les raisonnements de petits comptables regardant par le petit bout de la lorgnette, pour juste raisonner un peu en recherchant la logique et l’équité, dans un projet qui permet aussi l’équilibre des comptes. Notre démarche commune.


  • JPCiron JPCiron 22 janvier 20:58

    Les fonctionnaires qui gouvernent la France ... >

    Les fonctionnaires... prennent leur retraite sur la base des six derniers mois de salaire... c’est un peu fort !!

    Et en plus, ils peuvent se prendre une promotion-cadeau huit ou dix mois avant de partir. 

    Mais dans le privé en France, il me semble que la retraite en France est calculée sur les 20 ou 25 meilleures années !! Il y a 30 ans, c’était les 10 meilleures années, il me semble... et on est passé à 25 sans demander l’avis de personne.

    Il y a là une différence de traitement ahurissante.

    Mais tout le monde semble trouver ça normal.

    Il n’y a que les Français pour se faire refiler des trucs pareils.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 janvier 09:39

      @JPCiron
      eh oui ! totalement absurde et inéquitable.
      L’universalité « un euro cotisé = mêmes droits pour tous » était dans la réforme Macron initiale, c’était le seul truc bien, et c’est aussi le seul truc abandonné pour faire plaisir à ceux qui gueulent fort. Dur dur !

      Bizarre que les gueulards ne dénoncent pas cette iniquité (sans doute parce ce qu’ils sont en majorité du côté des avantagés).
      Même si ok pour trouver absurde de préférer donner un pouvoir d’achat à des chômeurs plutôt qu’à des retraités.


    • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 09:58

      @lecoindubonsens
      L’universalité « un euro cotisé = mêmes droits pour tous » était dans la réforme Macron initiale, c’était le seul truc bien et c’est aussi le seul truc abandonné pour faire plaisir à ceux qui gueulent fort.

      Entièrement d’accord, je me faisais la même remarque récemment. 


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 09:59

      @lecoindubonsens
       
       ’’L’universalité « un euro cotisé = mêmes droits pour tous » était dans la réforme Macron initiale, c’était le seul truc bien, ...’’
      >
       C’est contraire au principe « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins »


    • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 10:03

      @JPCiron
      Les syndicats défendent avant tout les intérêts des fonctionnaires et n’ont que faire du privé malgré leurs dires. Les précaires, les chômeurs ne sont pas dans leur logiciel. Quant aux indépendants, et j’inclue les micro entrepreneurs, ils ne sont réellement défendu pas personne, alors qu’ils sont de plus en plus nombreux quoique fluctuants.


    • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 10:15

      @Francis, agnotologue
      Des millions de précaires aujourd’hui n’ont pas suffisamment de trimestres validés car ils n’ont pas assez d’heures travaillées ou payées insuffisamment, et ils se retrouveront avec des retraites minuscules même au taux plein à 67 ans. C’est déjà le cas d’ailleurs, et la plupart des retraités pauvres sont des femmes qui ont eu une succession de petits boulots faute de mieux. Pareil pour les étudiants qui bossent. La réforme initiale Macron prévoyait justement de remédier à cette grave injustice.
      Je ne vois pas en quoi la validation de chaque euro cotisé contreviendrait au principe évoqué


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 10:56

      @ZenZoe
       
       ’’Je ne vois pas en quoi la validation de chaque euro cotisé contreviendrait au principe évoqué’’
        >
       C’est je pense, parce que vous ne saisissez pas la portée du principe : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.
       
       Un principe qui pourtant se lit entre les lignes dans votre argumentaire.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 janvier 10:57

      @Francis, agnotologue
      « C’est contraire au principe « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » »
      Avec votre principe, le gros mangeur fainéant doit être nourri par le courageux qui mange peu. Je ne partage pas cet avis. Car totalement inéquitable.
      Par contre, ok pour une plus forte participation de ceux qui ont de gros moyens pour le financement de la jeunesse (=donner leur chance à tous).
      OK également pour une TVA uniforme sur les biens et services payants qui fait payer davantage les gros consommateurs (les gros moyens) pour financer les biens et services qui semblent gratuits.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 11:14

      @lecoindubonsens
       
       ne confondez pas besoin et désir, svp.

      La retraite de base, dite de la Sécu répond (un peu) au principe solidaire énoncé.
       
      Les complémentaires basées à la fois sur la répartition et sur une capitalisation de points respectent le principe ’’un euro cotisé = un euro de droit acquis’’.


    • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 11:18

      @Francis, agnotologue
      Vous ne répondez pas clairement à ma question quand même. Pourquoi la validation de chaque euro cotisé contreviendrait au principe des moyens et des besoins ? C’est le système actuel qui y contrevient gravement.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 11:35

      @ZenZoe
       
       ’’ Pourquoi la validation de chaque euro cotisé contreviendrait au principe des moyens et des besoins ?

        >
       Parce que ça revient à dire : de chacun selon ses moyens, à chacun selon sa contribution.
       Or la contribution dépend à la fois des moyens et des efforts, autrement dit, des mérites. Faudrait-il laisser crever ceux dont les moyens n’ont pas permis de cotiser suffisamment pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires aujourd’hui, au prétexte qu’ils ne le mériteraient pas ?
       
       Si ça se trouve, bien des gens critiquent ce système solidaires et en même temps, réclament un RU.
       
       Un grand nettoyage de tout ça serait le bienvenu, mais personne n’est en capacité de le faire : les politiques parce qu’ils sont ignares, et les humanistes parce qu’ils n’en ont pas le pouvoir.


    • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 12:02

      @Francis, agnotologue
      Relisez mon commentaire plus haut, c’est la situation actuelle qui avalise des inégalités graves entre des travailleurs aux carrières linéaires publiques et des travailleurs aux carrières hachées dans le privé. Notre système actuel est fait pour avantager massivement les premiers, je crois qu’on peut tomber d’accord sur ce point ? La réponse il me semble este que chaque euro cotisé donne les mêmes droits à la retraite à tous, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 12:08

      @ZenZoe
       
       je dirai que c’est une question d’équité bien comprise.
       
       L’équité c’est mieux que l’égalité en faveur des plus défavorisé. L’injustice et l’iniquité c’est l’inverse.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 janvier 13:38

      @Francis, agnotologue @ZenZoe

      Sujet de philo : « ne confondons pas besoin et désir » : vous avez 4h et je ramasse les copies. Plus sérieusement, il me semble totalement impossible d’avoir des critères objectifs et communs pour faire la différence entre ces 2 notions. Donc a chacun de créer sa propre liste de besoins/désirs. Liberté et responsabilité individuelles max.

      Ainsi « chacun selon ses moyens » pour se créer un pouvoir d’achat (période active et période retraite) me semble équitable.

      Sauf pour un infime partie de la population (1% max ?) n’étant pas doté par la nature de moyens suffisants pour répondre à leur minimum vital honorable. Sur ce point, ok pour solidarité et dons.

      Pour les autres

      • pendant la vie active, rémunération a hauteur de service rendu (mais ce ne sont pas forcément les plus instruits qui rendent les meilleurs services : pour notre société, je préfère le service de l’éboueur au service du trader)

        avec salaire minimum garanti pour avoir un pouvoir d’achat décent honorable

      • pendant la retraite, principe du ’’un euro cotisé = un euro de droit acquis"
       avec retraite minimum garanti pour avoir un pouvoir d’achat décent honorable

      Et avec cette rémunération/retraite , chacun répond au mieux à sa liste de besoins/désirs. Liberté et responsabilité individuelles max.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 13:40

      @lecoindubonsens
       
       pas besoin de 4 heures, une seule citation suffira pour les plus obtus :
       
      « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » Gandhi.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 janvier 13:52

      @Francis, agnotologue

      « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous »
      Ce serait bien que Gandhi ait raison, mais c’est désormais contesté

      Mais continuons la philo ...
      Certains se passent de TV, smartphone et internet, pourquoi est ce un besoin pour vous ? n’est ce pas un simple désir ?
      Certains se passent de voitures, pourquoi est ce un besoin pour vous ? n’est ce pas un simple désir ?

      Certains se passent de vacances, pourquoi est ce un besoin pour vous ? n’est ce pas un simple désir ?

      Certains se passent de viande, pourquoi est ce un besoin pour vous ? n’est ce pas un simple désir ?

      Etc.
      Je persiste à penser que la distinction entre besoin et désir est très personnelle.
      Donc ne pas imposer une solution unique valable pour tous, mais privilégier la possibilité de choix individuel ... comme l’age de départ en retraite pour en revenir au sujet


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 14:30

      @lecoindubonsens
      Sauf que le choix va devenir dans un avenir plus ou moins proche un acte illégale et donc punissable.... 135 euros, 5 ans de prison sans oublier les 75 mille euros en cas de récidive.... vive la ripouxblique et vive la RANCE smiley


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 janvier 18:05

      @lecoindubonsens
       
       ’’Je persiste à penser que la distinction entre besoin et désir est très personnelle.’’
      >
       C’est vous qui voyez.


  • charlyposte charlyposte 23 janvier 10:10

    Soyons clair... dans quel état sera le monde en 2070 !!! quand la première vieille dame de France ose dire que les jeunes auront une retraite !!! NOSTRADAMUS me souffle à l’oreille qu’on à largement le temps de faire deux guerres mondiales les doigts dans le nez, le fion entre deux chaises !!! hum smiley


  • charlyposte charlyposte 23 janvier 10:22

    Y faut être aveugle de partout pour ne pas comprendre que dans 40 ans tout sera robotisé, numérisé, virtualisé à outrance sans oublier la bouffe via les imprimantes 3D.....etc.... smiley question : que va t’on faire avec plus de 5 milliards de bipèdes en errance en 2070 ???


  • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 10:27

    Juste et équitable pour les riches bien sur .....

    Budget pour l’armée de 400 milliards, rien pour les retraites et les retraités, il y a « un pognon de dingue » mais pas pour vous ..... 


    • charlyposte charlyposte 23 janvier 10:47

      @zygzornifle
      Comme quoi en France la seule industrie qui vaille, c’est le marché de l’armement.... tout le reste n’est que du précaire du genre saisonnier, Délivéroo, influenceurs et influenceuses via YOU-TUBE, parions-sport, la FDJ, les boursicoteurs et le piratage sur le NET.... l’avenir en mille fois pire est déjà écrit au présent que le lambda lobotomisé ne semble pas voir, c’est à dire la CATA en marche vers nul part le pif sur la console de jeu , un paquet de chips dans la main smiley


  • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 13:51

    La seule retraite juste et équitable c’est la retraite au flambeaux .....


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