UNE VILLE SOLIDAIRE
C’est la ville où j’habite dont il s’agit, mais ce n’est pas exceptionnel….
Cette solidarité s’exprime ailleurs.
Certains, malveillants et xénophobes opposent les personnes en difficultés entre elles.
Des habitants manipulés sont même descendus dans la rue dans telle ville pour s’opposer à la venue de réfugiés.
Comme si on pouvait se désintéresser d’une population qui fuit la guerre pour enfin trouver un refuge afin d’essayer de reconstruire, tant bien que mal sa vie.
Pour nous, militants associatifs qui œuvrons dans les associations de solidarité, « tout ce qui est humain est nôtre » comme l’exprime le Secours Populaire dans ses affiches de campagne.
Qu’il soit blanc, beur…. Ou noir, l’homme reste un homme.
Suis-je un utopiste quand j’écris ces lignes ? Un peu mais pas tant que cela.
A Vaux-le-Pénil, nous avons collectivement, la Ville avec ses associations, accueilli une famille irakienne… Pas en catimini mais publiquement.
Les habitants en ont été informés et le Conseil Municipal en a discuté.
En 24 heures nous avons trouvé tout le mobilier nécessaire et la famille s’est installée pour un hébergement d’urgence….
Les citoyens informés ont adhéré au projet, d’autant plus qu’ils savaient que les élus avaient décidé de prêter un logement, aussi, en solidarité, à une famille ayant subi les inondations.
Un Monsieur, appelons-le Paul, ancien entrepreneur en faillite vivait dans sa voiture.
Collectivement nous avons décidé de l’aider en organisant un accompagnement.
Il a obtenu rapidement le RSA et nous avons réussi à lui obtenir des nuits d’hôtel en nous appuyant sur le réseau associatif.
La solidarité, ce n’est pas de la charité.
Notre objectif c’est d’accompagner les personnes en difficultés, de leur donner le petit coup de pouce et de les aider à repartir de bon pied.
Parfois même et assez souvent, des hommes et des femmes qui ont eu des moments difficiles à passer s’engagent à leur tour.
C’est ce qui nous est arrivé à Melun avec l’investissement d’une jeune mère de famille.
Revenons-en à Paul !
Ce monsieur aujourd’hui a obtenu un logement provisoire sur une commune limitrophe et à la suite d’un simple message numérique, il a trouvé tout ce qu’il cherchait : tables, meubles, lit….
Ce sont des associations différentes comme le Secours populaire, Familles laïques et le Secours catholique qui ont mobilisé en quelques heures le réseau local.
La fin de l’année se termine bien pour ces familles là et nous savons qu’en 2017 il faudra en aider d’autres, beaucoup d’autres : des familles menacées d’expulsion locative, des surendettées.
Ce ne sont que des gouttes d’eau, certes mais indispensables.
Nous nous battons pour une République sociale, égalitaire mais nous refusons d’oublier ou de négliger l’immédiat, le petit coup de pouce.
Je termine pour vous faire un aveu : une personne qui s’en sort, c’est un immense plaisir pour le bénévole car s’il se mobilise, ce n’est pas seulement pour les autres, mais pour lui-même.
Bon réveillon à toutes et à tous !
Jean-François Chalot




