« Urgence Viagra » contre l’impuissance politique du Gouvernementale à changer de cap !!...
Le Président de la République et le Gouvernement semblent figés, telle la momie de LENINE en son mausolée de Moscou, dans une posture d’impuissance pour faire face aux défis économiques et sociétaux du pays, mais aussi de l’Europe, qui sont la conséquence des défis écologiques planétaire qu’il faut relever, dérives climatiques, surpopulation, épuisement des ressources naturelles avec en perspective la fin des énergies fossiles et la disparition des terres arables nourricières.
Il serait temps que le Dr. HOLLANDE cesse de bercer d’illusion et de vouloir nous faire croire que seule la croissance retrouvée reste le remède le plus efficace pour soigner tous les mots dont souffrent nos sociétés Européennes, alors que c’est désormais impossible. Plutôt que de se perdre dans un labyrinthe de formules et d’idées aussi fausses et donc inefficaces les unes que les autres, il est urgent que le président et le Gouvernement prennent acte que la voie dans laquelle ils se sont engagés est une illustration de leur impuissance politique à répondre aux vrais défis de notre temps dans un monde fini.
La métaphore du ‘’Viagra’’ dans les circonstances politique actuelles est une image comparative pour indiquer que le gouvernement AYRAULT doit vaincre son impuissance à changer radicalement de cap… Cela doit, notamment se traduire sous forme d’injection à fortes doses de REFORMES INSTITUTIONNELLES, accompagnées de mesures économiques en rupture avec le Monétarisme et la logique consumériste, ce qui suppose une DECROISSANCE économique pour une plus grande frugalité énergétique, mais aussi DEMOGRAPHIQUE, car si l'on en croit l'ONU, qui recommande de faire moins d'enfants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, La démographie joue un rôle essentiel dans le réchauffement climatique …(http://www.rts.ch/info/sciences-tech/1069693-trop-d-enfants-nuit-a-la-sante-de-la-planete.html)
… « L’énergie procède de la transformation de la matière. L’économie n’étant rien d’autre qu’une machine à transformer des ressources, nos sociétés industrielles sont de plus en plus gourmandes en énergie, alors même que les stocks susceptibles de leur en fournir, que ce soit du charbon, du pétrole ou de l’uranium, diminuent inexorablement »…
Jean Marc JANCOVICI
Il est évident que si nos modes de vie s’accompagnent de prélèvements qui détruisent les ressources limitées de la planète et menacent les bases mêmes de la vie, le problème majeur qui rend désormais impossible la croissance, fût-elle teintée de vert, c’est l’augmentation de la population mondiale qui a quasiment doublé depuis 1970 (3,7 milliards à 7 milliards aujourd’hui) et progresse de 1,5 million d’habitants par semaine. Il est incontestable que la poursuite de la croissance démographique, si elle continuait au rythme d’un milliard d’habitants tous les 12 ans, comme pour la période 1999-2011, alors qu’il a fallu des millénaires pour atteindre le premier milliard, conduirait à l’effondrement de toute vie hautement organisée sur terre. Parallèlement, à l’échelle du globe la perte des terres arables est estimée à environ 100 000 km² par an. Autrement dit entre 1970 et 2010 (40 ans) c’est plus de 4 millions de km2. Soit la superficie des 27 pays de l’union européenne… Situation aggravée par l’escroquerie des agrocarburants, abusivement dénommés « biocarburants » qui confisquent des millions d’hectares à la culture des céréales destinées à l’alimentation. Il faut aussi compter avec le phénomène spéculatif auxquels ils participent, alors que la demande solvable en céréales ne cesse d’augmenter.
Si le capitalisme traditionnel managérial et a fortiori le capitalisme de type « actionnarial » dans une économie Monétariste ont besoin d’un système financier, la croissance en est la clé de voûte, elle apparaît à priori comme facteur d’équilibre et de prospérité, mais à terme avec l’utilisation des ressources énergétiques fossiles qui a permis le développement industriel des pays riches, très souvent au détriment des pays pauvres, grâce à la multiplication des esclaves mécaniques de plus en plus nombreux et énergivores, elle entraîne la destruction de l’environnement et l’épuisement des énergies fossiles qui vont être de plus en plus chères, ayant pour effet de générer des crises de plus en plus graves, avec comme perspective des conflits et des affrontements d’une extrême violence…
Bilan : Terres arables perdues, plus désertification, plus accroissement démographique signifie la fin des goinfreries pour les pays riches, c'est-à-dire, en final frugalité pour tous !! Sans oublier Les Gaz à Effet de Serre (GES) excessivement et négligemment largués dans l’atmosphère vont réchauffer et affecter le climat pendant de nombreux siècles et millénaires (cause : mépris des contingences de base du cycle d’épuration des GES). Ce dont l’humanité ne peut s’affranchir.
Changer de cap politique pour le Gouvernement AYRAULT est-ce encore possible ?
Il est impossible de changer de cap vers la Décroissance en ignorant l’Europe. Si la construction européenne repose sur différents traités, révisés à plusieurs reprises, notamment pour adapter les institutions aux élargissements successifs, un traité, y compris sur le plan Constitutionnel, est un contrat conclu entre plusieurs sujets de droit international. L'accord écrit traduit l'expression des volontés concordantes de ces sujets de droit, en vue de produire des effets juridiques régis par le droit international. Il convient donc de dépasser sur le plan constitutionnel la notion de traité tel que celui de Lisbonne, de l’abroger et de doter enfin l’Europe d’une vraie constitution. Par définition Une constitution est la loi fondamentale d'un Etat qui définit les droits et les libertés des citoyens, ainsi que l'organisation et les séparations des pouvoirs politiques (législatif, exécutif, judiciaire). Elle précise l'articulation et le fonctionnement des différentes institutions qui composent l'Etat (parlement, Gouvernement, administration)
La constitution se situe au sommet du système juridique de l'Etat dont elle est le principe suprême.
Tout en agissant pour plus d’Europe qui n’est pas le problème, mais l’une des solutions parmi les plus importantes, cela qui ne signifie pas pour autant que des initiatives soient prises au niveau National. D’ailleurs faute d’anticiper par des mesures choisies, équitablement répartis elles s’imposeront de force car la Décroissance est un processus désormais irréversible…
Sur le plan économique, il est toutefois évident que la rupture avec le Monétarisme ne peut se faire qu’au niveau Européen. Le Monétarisme se caractérise par l’abandon des politiques permettant aux états de mettre en place des règles fixes de contrôle et de régulation. Les Etats sont devenus volontairement impuissants, Les marchés financiers et les banques ont pris le gouvernail de l’économie. La bourse et les agences de notation privées dictent les politiques aux états qui ont capitulé. Ce n’est pas seulement le gouvernail de l’économie, mais le pouvoir politique, via la mise en place de ‘’gouvernements techniques’’ à leur solde et la direction des affaires internationales avec des guerres d’assujettissement à leur domination que les dirigeants des Banques ont pris.
Outre la prise de participation majoritaire dans le capital des principales banques privées Européennes, ou procéder à des nationalisations locales coordonnées dans le cadre d’un schéma de cohérence Européen, les Etats doivent jouer sur les deux leviers que sont la reprise de leur souveraineté monétaire (Droit d’émettre de la monnaie, toutefois rigoureusement contrôlé pour éviter une dérive inflationniste) et le retour à la spécialisation bancaire autrement que celle qui ressort de la réforme MOSCOVICI jugée bien insuffisante si l’on considère les déclarations de Jérôme CAZES Président du Club des Vigilants (source Les Echos) … »Partons de deux évidences. Cette réforme n’est pas la scission des grandes banques entre banques de marché d’un côté, banques de crédit et de dépôt de l’autre. Chacun avait pourtant compris que c’était là l’engagement solennel du candidat François Hollande. Seconde évidence : le débat qui fait rage dans les autres pays n’a pas eu lieu en France : la réforme a été préparée dans le silence des cabinets »… Et de rajouter :... » La question de la réforme bancaire présente le même défaut que la réforme Vickers ou que le projet Liikanen : toutes les activités restent dans la même banque. Mais à nouveau, le projet Moscovici est pire : là où Vickers ou Liikanen isolent toute la banque de marché d’avec la “bonne banque”, Moscovici n’isole qu’un confetti. Les grandes banques françaises viennent de le chiffrer, le projet ne va isoler que 2 % de leur activité, quand leurs activités de marché pèsent 15 à 25 fois plus dans leur bilan.
Autoriser les Etats Européens à emprunter directement auprès de la B.C.E. L'article 123 du récent traité de Lisbonne, ratifié suite à un déni de démocratie stipule : "il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres (...), d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales (...) ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite".
Par une révision du traité de Lisbonne, Il est urgent d’abroger cette disposition pour mettre fin à cette aberration Européenne du système monétariste par lequel la B.C.E. n’a pas le droit de prêter directement aux Etats, mais doit le faire à des banques privées qui prélèvent un intérêt au passage pour prêter ensuite aux états, avec des taux qui sont déterminés par les agences privées de notation.
Parmi les mesures d’urgence qui peuvent être prise au niveau National :
- CREER une TAXE CLIMAT - ENERGIE, ou taxe carbone…
Une taxe climat - énergie doit être suffisamment dissuasive pour obtenir une décroissance des mobilités et des délocalisations d'entreprises, ainsi que des mesures incitatives pour la relocalisation, au moins d’une partie des activités, de celles qui ont choisi les pays à faible coût de main-d'œuvre. Cette taxe climat énergie doit intégrer l’impact environnemental, c’est à dire le coût énergétique et le bilan des rejets de gaz à effet de serre, la distance, la nature des moyens de transport utilisés …A noter qu’une taxe climat énergie doit s’appliquer indistinctement à toutes les marchandises transportées, qu’elle que soit l’origine du pays de production, y compris les productions faites à l’intérieur du territoire national. Il est évident que des marchandises produites en France ou dans la région et transportées par rail, acquitteront une taxe climat énergie dérisoire, en regard de celles importées d’Asie ou d’Amérique Latine. Dans certains cas elles pourraient même bénéficier d’exonérations.
-ROMPRE AVEC LA NOTION DE TOUJOURS PLUS DE VITESSE ET TOUJOURS PLUS DE DISTANCE A PARCOURIR.
Cela suppose l’abandon de tous les projets, autoroutiers, aéroportuaire et divers, impactant abusivement des terres arables, destructeurs de Biodiversité, aussi inutiles que coûteux au bilan énergétique et rejet, Gaz à Effet de Serre (GES) des plus désastreux. Certes dans le monde animal la vitesse et la distance sont synonymes de survie, puisque la proie doit aller plus vite et plus loin que le prédateur, et pour attraper sa proie le prédateur doit aller encore plus vite. Mais pour l’Hommo – faber - consumméris occidental cette question ne se pose pas et au lieu de vouloir aller toujours plus vite et toujours plus loin, notamment, entre Domicile – travail, y compris avec des transports ferroviaires, il serait temps d’engager une réduction drastique de ces mobilités domicile travail, en re-localisant les activités économiques, ce qui implique de faire preuve d’imagination …Dans le secteur tertiaire, conjointement à l’amélioration des transports en commun (ferroviaires,ou par la mise en place de transports complémentaires par câble), en liaison avec les pouvoirs publics, les chambres consulaires, fédération Régionale des SCOP, il est souhaitable de mettre en place des structures locales de télétravail …pour les zones rurales cela doit s’organiser au niveau de la communauté de communes.
-RAISONNER en terme de MENAGEMENT et non d’aménagement du territoire, suppose de STOPPER L’ETALEMENT URBAIN…
En France, Les espaces artificialisés ont presque doublé depuis 30 ans. D’après le ministère de l’environnement, l’équivalent de la surface d’un département est artificialisé tous les 7 ans. Les données concernant l’occupation du sol montre ainsi qu’en 2010, 8,9% des sols étaient artificialisés en France contre seulement 5,3% en 1982. Entre 2002 et 2010, ce sont près de 695 000 hectares qui ont été artificialisés. Les statisticiens s’accordent sur le fait que la poursuite du rythme actuel d’artificialisation des sols conduirait à l’urbanisation de l’ensemble du territoire français d’ici 130 ans.
Par ailleurs, la comparaison de l’évolution de l'artificialisation des sols avec celle de la population entre 1982 et 2010 montre que l’artificialisation des sols augmente quatre fois plus vite que la croissance de la population. Ainsi, entre 1982 et 2010, pour une augmentation de la population en France de près de 16%, les espaces artificialisés ont augmentés de près de 70%.
Les causes de ce phénomène sont aujourd’hui clairement identifiées : recherche d’un mode de vie « à la campagne », coût du foncier dégressif depuis les centres-villes vers les périphéries, développement de la voiture individuelle,… Cependant, la consommation d’espace concerne pour près de la moitié des activités économiques, des équipements publics et des infrastructures. Ainsi, au-delà de la croissance démographique et de la demande en terme d’habitat, les modalités d’aménagement du territoire sont également en grande partie responsables de l’artificialisation des sols.
Une consommation d’espace qui touche principalement les terres cultivées à haute valeur agronomique. Toujours d’après le ministère de l’environnement et de l’agriculture, la comparaison de l’évolution de l'artificialisation des sols avec celle des surfaces cultivés entre 1982 et 2010 montre que la consommation d’espace en France se fait principalement au détriment des espaces cultivés. Ainsi, entre 1982 et 2010, tandis que les espaces artificialisés ont augmenté de près de 70%, les espaces cultivés ont diminué d’environ 16%.
Sur l’ensemble des espaces artificialisés entre 1982 et 2010, 88 % étaient auparavant des espaces agricoles et 12 % des espaces naturels. Or ces terres sont précisément celles qui ont la meilleure capacité agronomique, puisque historiquement, les villes se sont installées dans les régions les plus fertiles, les mieux irriguées et les plus facilement exploitables.
Un étalement urbain qui modifie également en profondeur les habitudes de vie. L’urbanisation galopante depuis 30 ans a des incidences directes sur nos modes de vie. En effet, la distance moyenne parcourue par chaque français par jour est passée de 17,4 kms en 1982 à 25,2 kms en 2008, soit une augmentation de près de 45%. Le fait d’éloigner de plus en plus les lieux de travail, de consommation et d’habitat des centres urbains tend en effet à créer une dépendance des habitants à l’égard des modes de transports et en particulier de la voiture individuelle avec l’impact de l’on connaît en matière de qualité de vie, d’émissions de gaz à effet de serre et de coût de la vie en raison de l’augmentation du prix des énergies fossiles.
- MORALISER le plus efficacement possible LA VIE PUBLIQUE passe également par UNE INTERDICTION TOTALE DES CUMULS DE MANDATS
Paradoxalement, la question du cumul des mandats reste un enjeu majeur et récurrent du débat politique, mais également un tabou. De nombreuses propositions de loi et de loi organique (plus d'une quinzaine depuis 2002) sur les bureaux des assemblées parlementaires. Dans le cadre de réflexions sur la réforme constitutionnelle, elle a fait l'objet de rapports de commissions extraparlementaires, le Comité présidé par Edouard Balladur en 2007 ou la Commission présidée par Pierre Mauroy en 2000. Cependant, bien que les conclusions de ces commissions ont souvent été adoptées à l'unanimité, y compris sur des sujets aussi sensibles que la limitation du cumul des mandats, les mesures très concrètes proposées n'ont pas connu de traduction législative, si ce n'est dans des propositions déposées sur le bureau de chaque assemblée sans toutefois être adoptées ou même faire l'objet d'une discussion en séance publique.
A noter que 84 % des députés cumulent les fonctions électives, dont 58% des députés et 59% des sénateurs détiennent également une fonction exécutive locale, sans compter tous les élus locaux qui cumulent plusieurs mandats de Maire, Conseillers généraux ou Régionaux, Président ou vice Président d’intercommunalité, auxquelles demain vont se rajouter des Présidences ou vice présidences de Pôles métropolitains…
Le cumul des mandats est une plaie pour notre démocratie, cette pratique, contribue à la mise en place progressive d’un système d’inspiration aristocratique et dynastique qui mine notre république. C'est l'invention progressive d’un corps constitué, d’un groupe distinct de femmes et surtout d’hommes, parfois de familles, qui font profession de politique.
Le cumul en est la clé de voûte dans la mesure où il réduit d’autant le nombre de mandats accessibles aux citoyens qui veulent s’engager. On peut également s’interroger sur le fait que quelques grandes écoles, ou quelques professions seulement, fournissent l’essentiel des élites politiques françaises... Les avocats, les médecins, voire des chefs d’entreprises sont à ce point mieux représentés que les artisans, agriculteurs, ouvriers, employés, enseignants du primaire et du secondaire, infirmièr(e)s …
Comment s’étonner dès lors que l’électorat populaire se sente coupé des élus dans lesquels il ne se reconnaît pas ? Les votes de rejet et les taux d’abstention qui battent des records à chaque élection sont là pour nous le rappeler. Si le bien public est une vocation, la politique n’est pas une « carrière ». Le cumul des mandats, avec les effets de cour, les facilités du pouvoir et de l’argent public sont des dangers contre lesquels il convient de mettre définitivement un terme sans autoriser la moindre dérogation. Ce qui veut dire qu’il n’est pas possible de cumuler deux mandats de quelque niveau que ce soit, même avec celui de modeste Conseiller Municipal de village.
Interdire le cumul des mandats améliore incontestablement le renouvellement du personnel politique, toutefois il faut aller au-delà en interdisant qu’au cours d’une vie publique l’on puisse exercer plus de deux fois le même mandat. Pour tous les mandats la durée ne doit par ailleurs pas excéder cinq ans.
Il ne faut toutefois pas espérer qu’un changement de la loi soit faite par le parlement qui ne voudra pas se faire ‘’Hara kiri’’. Elles devront être approuvées par un référendum, éventuellement à questions multiples, conformément à la constitution.
Moraliser la vie publique passe aussi par la fin d’un système de consanguinité avec le monde des affaires. Que monsieur CAHUZAC soit soupçonné d’irrégularités liées aux laboratoires pharmaceutiques trouvera sans doute un écho particulier dans la période de crise que nous traversons et où tout ce qui était réputé bénéfique, dont les médicaments, paraît devenir toxique. Cela renvoie au système oligarchique français. L’oligarchie est une couche sociale nuisible et insubmersible, qui résiste à toutes les alternances. Elle édicte les mêmes recommandations conformes à ses intérêts, quel que soit le gouvernement. L’imbrication entre les élites politiques et ces milieux là est pour le moins choquante quand on sait, par exemple, que ceux qui conseillent aujourd’hui le ministre de l’Économie Pierre Moscovici, ce ne sont que des militants UMP à la direction du Trésor. Qui a rédigé le rapport Gallois sur la compétitivité ? C’est un cadre de l’UMP. Qui conseille Hollande en économie ? C’est la banque Rothschild. La liste de ces exemples est longue et n’exclue d’ailleurs pas certaines baronnies locales…
-REDUIRE PLUSIEURS NIVEAUX DE REPRESENTATION

Alors qu’il faut construire une réelle gouvernance de l’Europe avec une vraie Constitution (non un traité constitutionnel), celle-ci doit être élaborée par le parlement Européen siégeant en assemblée Constituante, pour ensuite être ratifié par référendum par l’ensemble des citoyens. La France n’a plus besoin d’un système Bicaméral. Ce qui signifie la suppression du Sénat. Cette assemblée du 19° siècle est désormais obsolète. A noter qu’un sénateur coûte près d'un million d'euros aux contribuables ce qui revient à 350 millions d'euros par an pour le budget du Sénat qui gère par ailleurs 1, 5 milliards d'euros.
Les Régions, dont certaines territorialités doivent être revues en tenant compte des observations du rapport BALLADUR, Les Départements les communautés de Communes, d’agglomérations ou urbaines, les Communes (près de 37 000, un record en Europe) et bientôt avec 11 pôles Métropolitains un comble, car au lieu de réduire on augment les strates du Mille feuilles, les pays, bien que ces derniers ne soient que des collectivités de projets, constituent un empilement, dont on ne sait parfois plus distinguer les compétence. L’intercommunalité et la région suffisent amplement. Ce qui veut dire que l’on a plus besoin du département en tant que collectivité locale. A maintenir toutefois en tant que district administratif comme avant 1800.
A titre d’exemple concernant le coût des élus locaux, En 2008, les revenus des élus locaux ont coûté près de 1,5 milliard d’euros au contribuable. Les revenus (indemnités ou autres traitements) de nos édiles ont connu une forte augmentation ces dernières années.
Le montant des indemnités des élus locaux en 2008 est de 1 461 583 009 euros. Par élus locaux, on entend les maires, adjoints, présidents et vice-présidents d’intercommunalité, conseillers régionaux et généraux, membres du conseil de Paris.
Le mot de la fin :
Mais qu’importe par ailleurs tous ces constats et ces propositions, avec la disparition programmée du pétrole ainsi que l’épuisement des minerais à teneur élevée qui vont entraîner une baisse de la productivité du travail, car nous disposerons de moins d’esclaves mécaniques… Nous allons vers une décroissance forcée de la production matérielle, il nous faudra travailler plus et plus nombreux pour produire moins. Croire ou laisser croire par ailleurs que la Science pourrait pallier à un déficit croissant des énergies fossiles est absurde. Ce ne sont pas les déclarations aussi stupides qu’inexactes de la Présidente du MEDEF concernant le Gaz de schiste, dont la prospection et l’exploitation seraient aussi inefficace que criminogène pour l’environnement qui changeront quoi que ce soit…

