samedi 28 janvier 2017 - par armand tardella

Voulez-vous être Président de l’Europe ... et plus si affinités ?

Voulez vous être Président de l’Europe

… Et plus si affinités

 

Introduction

Cet article s’adresse, en particulier, aux personnes, ou groupes de personnes, qui ont un peu de pouvoir, politique, économique, culturel ou spirituel, et qui peuvent par conséquent être suivis par une part non négligeable de la population.

Si, par ailleurs, vous êtes convaincu que l’Union Européenne ne va pas très bien, qu’elle ne correspond plus aux attentes des populations qui la composent, mais que néanmoins la coopération entre les peuples est sinon souhaitable, au moins nécessaire, alors cet article peut vous indiquer comment, légalement et en toute indépendance, vous pouvez contribuer à prendre les rênes, économiques, et de fait politiques, si ce n’est de l’Europe, au moins d’une large zone Européenne… et de fait devenir une sorte de Président de l’Europe. Ce qui vous est présenté ici peut aussi fonctionner dans d’autres régions du Monde. (Voir en fin d’article).

 

Quel pouvoir ?

Tout d’abord, quel pouvoir minimum vous faut-il détenir pour avoir une chance de réussir ? : il faut que vous soyez capable, nous verrons pourquoi plus loin, d’être « suivi », quelle qu’en soit la manière, par environ un million de personnes, incluant des particuliers pour la plupart mais aussi une bonne proportion d’entreprises diversifiées. Vous pourriez, pour fixer les idées, être le patron d’une grande entreprise, comme par exemple un opérateur téléphonique, ou un site marchand, ayant quelques millions de clients, dont une partie pourrait être séduite par une offre complémentaire que vous pourriez leur faire. Vous pourriez être un homme politique, potentiellement soutenu par quelques millions d’électeurs dans un pays d’Europe avec des sympathisants dans des pays voisins, qui pourraient vous « suivre » comme les Indiens ont suivi Gandhi lorsqu’il s’est mis en mouvement, bravant l’interdiction du gouvernement Britannique. Vous pourriez alors les conduire à développer le projet décrit plus loin. Vous pourriez tout aussi bien être un dignitaire religieux, voire un sportif de haut niveau, susceptible d’être suivi par plus d’un million de fidèles, ou de supporters en Europe.

 

Quel vouloir ?

Pourquoi voudriez-vous présider aux destinées de l’Europe ? Probablement parce que vous ne croyez plus que la classe politique soit capable de redresser la situation actuelle à court ou moyen terme. Parce que les divergences d’intérêts et de visions sont telles qu’une action politique immédiate cohérente et coordonnée n’est pas possible. Peut-être aussi parce que vous pensez que pour retrouver la prospérité, il serait justement nécessaire qu’une action politique cohérente et coordonnée, au niveau du continent, puisse voir le jour d’une manière ou d’une autre. Peut-être aussi, parce que vous pensez qu’aucune politique de développement et de relance un peu ambitieuse ne peut être spontanément acceptée par le plus grand nombre, et dans plusieurs pays à la fois, et qu’il est nécessaire de la faire émerger d’une autre manière, comme émergent les innovations d’une communauté de pionniers dispersés dans plusieurs pays.

 

Quel savoir : comment faire ?

Un banquier de renom aurait dit : « donnez-moi le contrôle de la monnaie, et je me fous de qui fait les lois ». Si cette allégation n’était pas vraie, elle aurait pu l’être, vu ce que l’on vit aujourd’hui.

Ainsi, si vous souhaitez devenir « Président de l’Europe », il vous faut détenir le contrôle de la monnaie. Pourtant, ce ne peut être l’Euro, pour de nombreuses raisons plus ou moins évidentes pour tout le monde. Et d’ailleurs, ce ne peut être une « monnaie classique », mais plutôt quelque chose qui possède la fonction d’une monnaie, mais qui n’en est pas une. En effet, vous ne pouvez pas contrôler une « vraie » monnaie, car celles-ci sont déjà contrôlées par des organismes très règlementés ; par ailleurs, vous ne pourriez rien faire d’autre qui n’existe déjà, rien d’autre qui ne conduise in fine à la situation actuelle. En fait, il vous faut un système de comptabilisation des échanges, et l’on pourrait dire « tout simplement ».

En effet, si vous êtes capable d’être soutenu par environ un million de personnes, qu’elles soient clients, adeptes, sympathisants ou fans, et que vous pouvez les convaincre de se rassembler, disons, au sein d’une coopérative d’achat-vente, c’est-à-dire d’échanges, vous aurez créé, de fait, un système monétaire. Ce ne sera pas juridiquement un système monétaire, mais il en aura les fonctions ! Car, tous vos « suiveurs » détiendront, comme il se doit, un « compte » utilisateur dans cette coopérative, qui comprendra en outre un compte d’échanges, agissant comme un compte bancaire. Vous aurez demandé à vos coopérateurs, constitués par une majorité de particuliers et une bonne proportion d’entreprises, d’inscrire sur le site de la coopérative, toutes leurs offres de produits et services, et éventuellement leurs besoins. Vous aurez ainsi constitué une coopérative d’achats et de vente, tous produits et tous services, et vos suiveurs pourront s’acheter et se vendre des produits et services entre eux. Pour payer, ils inscriront simplement leurs transactions sur leur compte d’échange, sans transactions financière. Lorsqu’ils vendront, leur compte augmentera, et lorsqu’ils achèteront, leur compte diminuera, comme un compte bancaire, car ils pourront compenser leurs achats par leurs ventes. Ce système est le seul moyen de réaliser la compensation des comptes sans être une banque ou une société financière, car la compensation est réalisée sur le même compte « client », alternativement créditeur et débiteur. Vous disposez-là d’une banque, et même d’une banque centrale, qui n’en est pas juridiquement une.

Jusque-là, rien de vraiment nouveau sous le soleil ! Ce qui vient d’être décrit, est une société d’échange marchandises, comme il en existe des milliers dans le monde. Elles ont généralement quelques milliers de clients, ce qui est malheureusement inférieur au seuil critique nécessaire pour fonctionner réellement comme une banque. En effet, pour ces sociétés, le réseau des clients est trop petit pour que chacun puisse trouver dans la coopérative une part significative de ce dont il a besoin. Les dirigeants de la coopérative sont donc obligés de parcourir le monde pour trouver des produits pour leurs clients, et des clients pour leurs produits. Ce sont donc essentiellement des commerciaux, contraints de prendre des marges commerciales élevées, incompatibles avec le fonctionnement d’une banque. La seule société d’échange marchandises qui puisse être considérée comme une banque est la société coopérative d’échange marchandises suisse WIR qui possède environ 100 000 clients, et qui de ce fait a un fonctionnement de type bancaire, car ses marges commerciales sont de l’ordre du taux de gestion bancaire.

Mais si vous voulez vraiment devenir Président de l’Europe, il vous faut aller plus loin !

Ce qui fera la différence, ce sera votre capacité à définir et à mettre en oeuvre une politique de développement économique et social pour votre réseau, ainsi que votre capacité à faire croître le nombre de vos fans de 1 à 100 millions.

Définir une politique « de relance », de développement économique et social qui corresponde aux besoins des coopérateurs ne paraît pas très compliqué. Quelques enquêtes, quelques analyses de besoins et de fonctionnement du réseau, un peu d’audace et d’initiative suffiront. Par contre la mise en œuvre est plus délicate, et en particulier en terme de financement des plans de relance. Cependant, avec une coopérative d’échanges, vous pouvez disposer déjà d’une « banque centrale », Vous pouvez donc classiquement créer une dette pour financer votre politique de relance, mais avec l’avantage d’être certain de ne pas créer de déficit commercial, car cette dette-là ne peut être dépensée que dans le réseau. De par la nature même de votre système monétaire, ce qui est introduit dans le réseau, reste dans le réseau. Mieux, acheter quelque chose à l’extérieur revient à intégrer un nouveau suiveur, et ainsi accroître votre réseau.

En revanche, il faudra rembourser la dette, et la rembourser de manière absolument certaine, sans risque. Il vous faut ainsi mettre en œuvre un mécanisme innovant d’assurance de remboursement de la dette. C’est ce point précis qui change tout ! Si vous voulez faire ce que les autres n’ont pas réussi à faire avant vous, si vous voulez être Président de l’Europe, vous devez introduire, et faire accepter dans votre réseau, une innovation dans le système monétaire et financier, une innovation qui leur procurera des avantages par rapport à ce qui existe déjà, et qui par conséquent attirera d’autres suiveurs dans votre réseau.

L’innovation consiste à faire payer une « cotisation d’assurance de remboursement de la dette » à ceux qui ont un compte créditeur. En pratique, il s’agit de prélever 0,5% par mois sur tous les comptes créditeurs pour rembourser la dette. C’est l’inverse du système actuel, où ce sont ceux qui ont des comptes débiteurs qui paient des intérêts. Dans le système actuel, le remboursement de la dette n’est pas assuré, et nous le constatons tous les jours, alors qu’avec cette innovation la dette est toujours remboursée. En effet, le remboursement de la dette est quasiment indexé sur la dette elle-même, et par conséquent, il est toujours possible de financer les plans de relance qui auront été conçus. En définitive, vous « assurez » ainsi, au sens propre et au sens figuré », le pilotage et la prospérité économique et sociale de votre réseau.

Bien sûr, il faut réussir à convaincre, et pour tout dire « vendre », ce principe à vos suiveurs, car, changer le système monétaire et financier, c’est aussi changer le comportement de ses utilisateurs ; les banquiers et les financiers ne sont pas les seuls en cause.

Mais ce n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît. Car si vous garantissez la prospérité à vos suiveurs, ils posséderont les moyens de payer la cotisation d’assurance. Et ils la paieront, car ce sera leur intérêt.

Cependant, pour devenir Président de l’Europe, il vous faudra encore faire croître le nombre de vos fans, d’un facteur 100.

La réponse à cette question est d’ordre purement marketing. Il faut bien comprendre que les dysfonctionnements du système monétaire et financier depuis 40 ans ont créés les désordres économiques, sociaux, voire géopolitiques, que nous connaissons aujourd’hui. Corriger, par une innovation, ces dysfonctionnements doit apporter à ceux qui en bénéficient un avantage « concurrentiel » par rapport aux autres. Si vous mettez à disposition de vos suiveurs une offre innovante de système monétaire et financier qui leur procure un avantage économique, votre nouvelle offre se propagera classiquement par le marché comme se sont propagées les offres Google, Facebook, Amazon, etc. ou n’importe quelle offre marchande.

Le mécanisme de propagation sera schématiquement le suivant. Lorsque vous aurez mis à disposition de votre premier million de suiveurs le nouveau système d’échange et de relance interne, ceux-ci commenceront à créer du chiffre d’affaire additionnel dans le réseau grâce au mécanisme de compensation. Cependant, posséder un million de clients, c’est un pouvoir attracteur pour de nouvelles entreprises, désireuses de vendre dans votre réseau. L’offre que vous ferez à ces nouveaux entrants consistera à les autoriser à vendre dans votre réseau, s’ils achètent aussi dans le réseau, en utilisant le compte de compensation. L’accroissement du nombre d’entreprises dans votre réseau de suiveurs augmentera alors l’offre de produits et services disponibles dans le réseau. Ceci attirera d’autres acheteurs potentiels, et augmentera le nombre de vos suiveurs. Et ainsi de suite. Avec une bonne stratégie marketing et communication, l’objectif de 100 millions de suiveurs en Europe paraît raisonnable en quelques années.

A ce moment-là, vous serez, de fait, Président de l’Europe, parce que votre coopérative sera capable de réguler, ou plutôt piloter, l’économie, voire la politique sociale, d’un quart de l’Europe. Bien sûr vous n’aurez pas été élu pour cela, mais 100 millions de clients-suiveurs, vous auront choisi. On peut considérer que c’est aussi une certaine forme de démocratie, considérant, on peut s’en apercevoir tous les jours, que les démocraties classiques actuelles ne sont pas toujours aussi démocratiques qu’elles le prétendent.

 

Conclusion : Vouloir-savoir-pouvoir

Lorsque j’étais jeune consultant, mes patrons enseignaient que pour développer une stratégie, il faut conjointement du vouloir (une vision), du savoir (des compétences), et du pouvoir (les moyens humains, financiers, etc.). Si vous avez le pouvoir nécessaire, une vision vous pourrez compter sur mon savoir.

Mon savoir ? Je l’ai tiré de diverses réflexions, analyses et surtout de l’expérience que j’ai menée il y a déjà une vingtaine d’années. J’ai mis en place ce système à petite échelle, dans le Système d’Echange Local de Saint Quentin en Yvelines que j’ai créé en 1995. J’ai mis en œuvre la politique de relance et le mécanisme de remboursement de la dette indiqué ci-dessus, dans une association de 100 personnes. Les résultats ont été conformes aux attentes : le flux des échanges a été triplé d’un mois sur l’autre, et le principe du paiement de la cotisation d’assurance a été très bien accepté. J’ai supervisé cette expérience avec succès pendant 4 ans.

En 1998, J’ai fait paraitre un article dans Le Monde où les principes de ce projet étaient esquissés ; ultérieurement, d’autres articles, dans d’autres media, sont venus préciser la démarche. Vous pouvez consulter l’article relatif au fonctionnement et aux fondements du système à l’adresse suivante : http://www.agoravox.fr/auteur/armand-tardella

Comme, je le précisais en début d’article, ce qui est décrit ici peut s’appliquer à toute autre région du monde que l’Europe. Vous pourriez tout aussi bien vouloir devenir « Président » d’un autre continent, ou d’une région à cheval sur deux ou plusieurs continents. Toute cette démarche s’appliquerait avec quelques adaptations « locales ». Il est possible aussi d’imaginer d’autres conditions de démarrage que celle décrite ici. La force de cette démarche « politique », réside dans le fait qu’elle peut être déployée de manière totalement indépendante des gouvernements et des institutions du fait de sa nature « purement commerciale ». Elle s’adapte ainsi, en les « absorbant », toutes les règlementations, bancaires, fiscales et commerciales, nationales et internationales.

Il semble peu probable, malgré les divers changements politiques qui se profilent à l’horizon, que la crise économique internationale à laquelle de nombreux pays sont confrontés ne se résorbe bientôt. Car nous sommes, pour la plupart d’entre nous, pris dans un étau monétaire et financier implacable. Et comme je le disais plus haut, les banquiers et les financiers ne sont pas les seuls à avoir construit cet étau. Nous y avons tous plus ou moins contribué par notre comportement économique, que les banquiers et les financiers ont accompagné. Pour desserrer cet étau, il est nécessaire de changer les règles du jeu monétaire et financier par une démarche nouvelle, telle qu’esquissée dans cet article.

Ceci est toujours possible, car l’économie physique (par opposition à l’économie virtuelle), c’est de fait le commerce, la comptabilité commerciale d’une centrale d’achat-vente constitue de fait un système monétaire, et l’acte d’achat représente de fait un vote.



4 réactions


  • doctorix doctorix 28 janvier 2017 16:39

    Président de l’Europe ?

    Quel manque d’ambition....
    Parlez moi du monde, du système solaire, de la galaxie, de l’Univers !
    Ca, c’est dans mes cordes.
    Appelez-moi Dieu, on est entre nous.

  • Hervé Hum Hervé Hum 23 juin 2017 10:16

    « Mieux, acheter quelque chose à l’extérieur revient à intégrer un nouveau suiveur, et ainsi accroître votre réseau. »

    pas forcément, pour cela, il faut que le vendeur accepte d’être intégré au réseau pour le règlement du bien, sinon, il faudra acheter avec une monnaie extérieure au réseau.Donc, que vous devrez sortir une valeur correspondante du réseau.

    Je sais pas où vous en êtes de l’analyse du système, mais certains détails me chagrines.

    Notamment de savoir ce que devient la plus-value !

    Tant que le réseau reste au niveau local et basé sur l’adhésion, cela fonctionne, car les membres se connaissent et surtout, sont animés d’une même volonté, celle de coopérer sans tirer un profit usuraire sur les autres. Mais au delà d’un certain seuil je suis pas sûr que cela fonctionnera avec la même efficacité !

    Tant que ce système reste marginal, pas de soucis, mais s’il vient à se développer et devient une menace pour le système actuel, ne doutez pas qu’il sera alors parasité et que des « suiveurs » auront pour mission de faire exploser le système.

    Certes, vous allez me dire que le jeu de la concurrence permet de limiter le profit, mais tant que demeure la propriété économique, certains se retrouveront toujours avec un solde créditeur important et d’autres avec un solde débiteur tout aussi important sans rien faire, donc, toujours par la rente. Car si vous limitez ou conditionnez le système au devoir de travailler, vous n’autorisez alors que les artisans. Et à un certain niveau, certains ne pourront tout simplement pas consommer car ne pouvant pas rembourser leur dette, sauf si les membres du réseau acceptent cette situation en prenant en charge cette dette.

    De plus, votre système fait l’impasse sur un point fondamental et qui est d’ailleurs un « défaut » d’analyse, c’est à dire, que toute demande ne peut être satisfaite que s’il elle produit aussi une offre, de la même manière qu’une offre n’existe que s’il y a une demande.

    Autrement dit et je voulais écrire un article à ce sujet qui reste à faire, c’est que parler d’une simple relation offre/demande est fausse et trompeuse. En réalité physique, observable à toutes les échelles, chaque échange est le fait d’une double offre et double demande.

    L’offre de marchandise est la conséquence d’une demande qui motive de créer l’offre et de l’autre coté, celui qui demande, ne peut voir cette dernière satisfaite que s’il répond à la demande de celui qui possède l’offre.

    En réalité physique, si l’offre répond à une demande sans contrepartie, c’est le principe du don, mais à contrario, si la demande profite de l’’offre sans contrepartie, c’est le principe de l’esclavage. En effet, ce dernier offre son travail, répond à la demande de son maître sans obtenir de contrepartie.

    Le hiatus, c’est la propriété économique, le fait que l’essentiel de l’outil productif soit la propriété d’une minorité et n’entend pas la céder. Qu’ainsi, le réseau aura du mal à accroître l’offre intérieure car partout où il devra acheter à l’extérieur, il devra échanger en monnaie extérieure.

    Au final, un tel système ne peut pas se développer au delà du seuil local à coté du système actuel. Soit il se substitut à lui, soit il est détruit. Et la conséquence est que la propriété économique devra être abolit car celle ci n’a de raison d’être, d’exister, que pour tirer l’impôt privé qu’est la plus-value.

    Comprendre que tant que perdure la propriété économique, se sont ces derniers qui possèdent l’offre générale des marchandises, tandis que les autres, soit les prolétaires, n’ont à offrir que leur force de travail et donc, qu’il y a bien une relation de dépendance que votre système ne peut résoudre que partiellement, mais qui se trouvera vite face à cet obstacle qui imposera de lui même l’abolition de la propriété économique et sa transposition en responsabilité économique et sociale.

    Marx ne disait pas que des conneries, de la même manière que Silvio Gesell n’était pas exempt de dire des conneries ou moi ou vous ou n’importe qui. Seule la raison pure ne se trompe pas et comme elle repose sur ses propres postulats, il s’agit de la suivre ELLE et personne d’autre !


  • armand tardella armand tardella 24 juin 2017 16:39

    effectivement, pour acheter à l’extérieur, ça implique de faire adhérer le vendeur au réseau. C’est le but du jeu que les coopérateurs cherchent à attirer leurs acheteurs ou vendeurs dans le réseau.

    Concernant la plus value, être à l’intérieur ne change rien à être à l’extérieur. La plus value se fera comme à l’extérieur, mais en « monnaie » interne.

    Le but du système, (en tout cas celui que j’ai moi-même, car on pourrait avoir des buts différents), n’est pas de tout changer, et en définitive, c’est de changer le moins de choses possibles sinon les gens ne pourront pas y adhérer, cet de changer le minimum, mais qui est essentiel (toujours de mon point de vue).

    L’essentiel pour moi, c’est qu’il y ait toujours suffisamment de liquidités pour qu’on puisse dans tous les cas, financer son projet politique. C’est de rendre l’efficacité des mécanismes keynésiens même en économie mondialisée (car je pense que de toute façon la mondialisation s’impose à nous), c’est donc en définitive être certains de créer le plein emploi, car on aura toujours pu créer la monnaie nécessaire à cela. Mon but n’est pas, par exemple, d’abolir le capitalisme, parce que, en supposant que ce soit la chose à faire, je pense que c’est trop difficile à faire. par contre, c’est d’obliger le capitalisme à créer le plein emploi. Donc les marges resterons les marges, mais on pourra toujours créer suffisamment de monnaie pour créer le plein emploi, parce que le remboursement de la dette est « assurée ». Maintenant, si l’on arrive à mettre en place cela, je pense que le capitalisme se transformera progressivement, mais je ne sais dans quel sens. Je ne sais pas non plus comment il faudrait transformer le capitalisme aujourd’hui.

    Par contre, je saurai mettre en place le système que je propose avec un peu de financement.

    A mon avis la question de l’offre et de la demande n’est pas un problème. Je vous rappelle, que la société coopérative suisse WIR fonctionne déjà sur ce mode, à quelques différences fondamentales près, et elle a 100000 clients. J’ai fait un modèle où on peut développer cette société progressivement en utilisant en même temps les 2 monnaies, nationale et interne.

    J« ai travaillé le sujet avec un professionnel de la grande distribution, et nous conçu une mécanique qui permette à la fois la »libre circulation des biens et des personne« , mais en organisant une étanchéité complète entre les »capitaux" internes et externes


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 juin 2017 01:37

      @armand tardella

      j’ai en partie répondu à votre réponse dans mon autre commentaire.

      Vous écrivez :

      "L’essentiel pour moi, c’est qu’il y ait toujours suffisamment de liquidités pour qu’on puisse dans tous les cas, financer son projet politique.« 

      je partage ce même soucis. J’ai écris trois articles sur la monnaie, où je montre que la monnaie qui permet la meilleure adéquation entre besoins et moyens, est la monnaie dites de crédits, car elle n’est pas thésaurisable et sa »production" totalement indexés selon les besoins exprimés.

      Ici, et selon le principe même de cette monnaie, ce n’est plus l’Etat, ni les banquiers qui sont créateurs de la monnaie, mais les citoyens eux mêmes, selon leur propres besoins et en fonction de certaines règles définies en communs. Les fonctionnaires de l’Etat, comme les banquiers, sont de simples salariés percevant leur salaire en fonction de leur travail. D’ailleurs, il n’y a plus de CDI, en cela, les capitalistes suivent la raison et vont dans le bon sens, mais chut, ils ne le savent pas !

      Aujourd’hui, l’économie, toute l’économie, fonctionne uniquement sur le principe du salariat et il ne s’agit pas de l’abolir, mais bien au contraire de le sacraliser. Le changement de fond, consiste à simplement supprimer la rente du propriétaire, donc, la plus-value. Silvio Gesell défend la même chose sur le fond, puisqu’il parle bien de ne plus la verser aux capitalistes, excepté pendant la phase de transition. Toutefois nous divergeons sur la forme.

      Enfin, ce n’est pas le capitalisme qui doit être abolit, mais la propriété économique, d’autant plus que celle ci n’ayant de raison d’être que pour percevoir l’impôt privé qu’est la plus-value afin de lui assurer la rente, si la plus-value est supprimé, la propriété est vidé de sa raison d’être.

      Comme je vous l’ai écrit, la plus-value est un intérêt usuraire qui déséquilibre l’échange et tant que vous la conservée, vous maintenez le déséquilibre de l’échange en faveur des propriétaires économiques. Vous n’avez alors rien changez dans le fond, juste sur la forme.

      Le principe du capitalisme n’a pas et ne peut être supprimé, seulement décalé, d’ordre premier devenir un ordre secondaire, donc, conditionnée à l’ordre premier qui est l’équité économique et sociale via l’équilibre de l’échange.

      Nous partageons le même but, nous différons juste sur l’analyse quand à la meilleure manière de l’atteindre.

      Il faut comprendre que l’être en tant que tel ne décide que de l’intention, du but à atteindre, mais pas des moyens, ces derniers sont conditionnés par la réalité physique et elle seule. Cela veut dire qu’il n’y a qu’un seul moyen viable pour atteindre le but commun et qu’il faut donc suivre la raison pure, c’est à dire, le principe de relation de causalité et non sa passion.

      Le but du capitaliste est d’exploiter le temps de vie d’autrui à son profit pour démultiplier le sien propre car il n’est pas possible d’augmenter son propre temps de vie autrement qu’en exploitant celui d’autrui. Et pour atteindre ce but, il lui faut nécessairement se rendre maître, propriétaire de l’espace commun pour obliger ceux qui l’occupent à accepter de dédier tout ou partie de son propre temps de vie à celui qui possède tout ou partie de l’espace commun. Cet espace se décline en trois dimensions. L’esprit, la terre et la marchandise. Le clérical (aujourd’hui l’intellectuel) domine l’esprit, le noble la terre et le bourgeois la marchandise. Le prolétaire, lui, possède que son propre temps de vie et comme moyen d’échange, sa seule force de travail, physique ou intellectuelle.

      Sauf qu’aujourd’hui, l’évolution de la situation fait que la propriété n’étant plus nécessaire et les propriétaires n’assumant plus leur propre rôle, sont devenus autant inutiles que parasites et dangereux pour la vie humaine et des autres formes de vies.

      dans une société où la responsabilité devient une urgence et une nécessité absolue et considérant que la propriété est antinomique de la responsabilité (démonstration faite dans mes articles), impose d’elle même son abolition et son remplacement par la responsabilité. Ce qui ne change rien sur la forme, mais tout sur le fond.

      Ainsi, tous les instruments existants actuellement pour piloter l’économie que sont les bourses, les banques, les entreprises, les administrations et les salariés sont conservés en l’état. Seuls leur réglages internes sont modifiés en profondeur.

      rien ne change sur la forme, pour que tout change dans le fond !


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