Walid Nekkiche, jeune kabyle torturé par le pouvoir algérien
Walid Nekkiche est un jeune kabyle idéaliste, partisan de l'autonomie de sa région qui en a marre de l'hégémonie arabe. La Kabylie, c'est l'Algérie authentique, un croisement de populations primo-berbères descendants de Goliath, puis romaines voire goths (les vandales) etc. Un peuple de rudes montagnards habitués aux luttes d'indépendances. Walid fait la une de l'actualité suite à sa détention pour ses actes politiques (la participation à une manifestation contre le pouvoir FLN et une distribution de tracts), et le récit hallucinant du traitement enduré durant six mois de prison.
Ce charmant pouvoir algérien, ces vieux militants FLN, n'ont pas changé leurs habitudes depuis la guerre d'indépendance, bien au contraire. Loin d'être un paradis islamo-socialiste, l'état algérien a une pratique très particulière des droits de l'homme, qu'il revendique pour ses ressortissants quand ils sont menacés d'expulsion de chez nous pour des actes de délinquance, mais qu'il pratique à domicile selon ses intérêts. La France, ce pays de vilains kouffars tortionnaires d'après certains, n'a d'ailleurs aucune leçon d'histoire et d'humanisme à recevoir de la part des agresseurs de Walid.
Arrêté, détenu dans une caserne, battu, torturé et même violé (!), le brave garçon en a pris plein la figure pendant six mois, les coups assortis d'actes sexuels dont la nature n'est pas précisée mais que nous devinons aisément. On ignorait que les militaires algériens étaient autant homosexuels que brutaux. A présent, chacun est averti.
Les kabyles, laiques et ouverts, ont pris les armes autrefois pour réclamer les mêmes droits que des colons qui les méprisaient. Albert Camus dénonçait en son temps l'absence d'infrastructures, d'écoles et d'hôpitaux en grande Kabylie. Hélas pour eux, l'indépendance n'a pas changé grand-chose à leur sort en fin de compte. Désormais, ils doivent composer avec les islamistes salafistes et leurs attentats en plus de subir la mafia FLN qui s'accroche à l'Algérie comme une vieille araignée empêtrée dans sa toile.
Notons que les médias officiels algériens le trainent dans la boue (l'Algérie est en zone rouge pour reporter sans frontières) et que les ligues françaises "humanistes" communautaires (MRAP, SOS racisme, indigènes de la république...) n'ont pas apporté soutien et réconfort à Walid. On se demande bien pourquoi... Parce que seul le "souchien" serait violent et sadique, parce que seuls les "noirs" et les "arabes" sont menacés en France comme ailleurs (Assa Traoré) ? Parce que le FLN algérien, c'est un parti d'intègres libérateurs, honnêtes et courageux ?
Pauvres kabyles qui encaissent tout depuis l'antiquité. Leur Jeanne d'Arc, la Kahina, doit s'en retourner dans son tombeau. Soutien total, donc, à Walid Nekkiche et à sa famille. Quant au gouvernement algérien, puisque l'homosexualité est désormais encouragée parmi ses forces de l'ordre, il pourra toujours importer la gay pride à Alger. Au point où en est l'Algérie, allez danser dans la rue est un moindre mal...
source principale de l'article : https://www.bfmtv.com/international/afrique/algerie/algerie-le-temoignage-d-un-etudiant-torture-souleve-l-indignation_AD-202102060214.html


