vendredi 10 mars - par Jeussey de Sourcesûre

« Des indiens dans la ville », ou : « les Sioux campent à Washington »

Alors que l’administration Obama avait marqué un coup d’arrêt au passage du pipeline Dakota Access sous un lac dans une zone contiguë à la réserve indienne de Standing Rock, et comme il fallait s’y attendre, la nouvelle autorité fédérale a remis en cause cette décision et autorisé les investisseurs et entrepreneurs à terminer les travaux. Mais les « protecteurs de l’eau » ne l’entendent pas de cette oreille.

Mardi (7/3/17), le mouvement « Native Nations Rise » a installé un camp de tipis sur le National Mall à deux pas de la Maison Blanche, en préparation d’un mouvement de protestation de quatre jours.

Des membres de tribus amérindiennes venus de tous les horizons des Etats-Unis, se sont regroupés via Facebook à l’initiative des tribus cheyennes et sioux de Standing Rock, le « réseau indigène de protection de l’environnement », et l'Alliance des organisateurs autochtones » pour s’opposer à la réalisation du dernier tronçon du « Dakota Access Pipeline ».

L’événement durera quatre jours et culminera avec une marche et un rassemblement le 10 mars ; il sera relayé par la presse et la télévision qui diffuseront les spectacles programmés. A partir de 10 heures le premier rassemblement se tiendra devant les bureaux du « Army Corp of Engineer », responsable des autorisations de travaux de portée fédérale. Puis le cortège se dirigera vers l'hôtel Trump pour se retrouver en fin au parc Lafayette, où auront lieu plusieurs manifestations avec tous les chefs de tribus et des artistes célèbres : des paroles et des actes.

L’enjeu repose sur la mise en évidence des contradictions portées par les hommes politiques et les médias à propose de l’écologie, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution. Les organisateurs du mouvement, les militants et les participants ne sont pas naïfs, ils sont lucides et conscients du fait que leur combat les oppose à des forces et des intérêts puissants, mais ils font tout ce qu’ils peuvent pour que l’ensemble de la population s’implique dans l’exigence d’un minimum de cohérence de la part des élus. La partie n’est pas facile face à un pouvoir qui a toujours affiché un déni de toutes ces questions, mais la question est de savoir quel écho cette position rencontre dans l’opinion.



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