mercredi 15 mars - par ddacoudre

La radicalisation du peuple

L'on peut reconnaitre que le communiqué de Juppé ce lundi 6 mars est exemplaire, particulièrement quand il reconnait que l'évolution de l'exigence de la population est de vouloir des candidats exemplaires et irréprochables.

C'est ce dernier point que je veux commenter. Comment nous en sommes arrivé là et peut-on considérer qu'après toutes ces années les citoyens ce soient radicalisés. Se radicaliser c'est, ne pas regarder la réalité comme elle est et poursuivre un irrationnel, à ne pas confondre avec des chimères ou des utopies. Ainsi, vouloir un homme « parfait » est totalement irrationnel. Tous ceux qui ont poursuivit cette quête ont sombré au mieux dans l'inquisition, une institution faite pour traquer l'hérésie. Le peuple se radicalise sur la base de rumeur exprimant une perception, un ressenti de rapports antagoniste tel « tous pourris » L'utilisation de ce terme à double sens, n'est pas intéressant en tant que terme signifiant qu'une classe politique se gave en tricherie, mais plutôt une classe politique qui se laisse séduire par des intérêts financiers, tel le lobbying, les privilèges d'une fonction publique, le favoritisme, ce que l'on appelle les conflit d'intérêts. Il n'y a en cela aucune nouveauté pour la seule raison que la vie est faite de relations humaines et qu'à travers ces relations humaines se lient des "cousinages", des amitiés, des collaborations, des passes droits, de l'entraide qui sans être dans l'illégalité peut friser l'abus de droit, mais être perçu comme une inégalité, c'est surtout cela qui m'intéresse.

 

Comment des comportements sociaux, suivant qui les pratiques en fonction de sa classe sociale, peuvent être perçus comme un abus qu'il faut réglementer. C'est par exemple le cas des réglementations qui touchent depuis un certain temps les élus spécifiquement. Ce sont les usages ou pratiques endogamiques professionnelles qui paraissent « injustes », c'est l'entre-soi sélectif, idéologique, philosophique, confessionnel, politique, professionnel qui devient suspect. Ainsi, tout ce qui constitue la diversité sociale, familiale ou professionnelle s'est structuré par la répartition des tâches pour parvenir à une agrégation nécessaire au développement économique. Dans un monde mouvant et changeant la considération et le revenu viennent récompenser « inégalitairement » les places occupées par chacun suivant son mérite ou des codifications contractuelles et morales et forger une hiérarchisation. Celle-ci dépend étroitement de l'acceptation sociale fonction de l'empathie, de la compassion, d'un sens de l'équité et d'un seuil de tolérance.

L’état régulateur.

Il n'y a pas très longtemps toute cette diversité était réglé par la politique confessionnelle. Car la religion, en dehors de la foi en un Dieu, est de l'organisation sociétale, donc de la politique et le dieu sert à la faire accepter. Ce n'est que très récemment que les sociétés occidentales ont développé un droit positif en complément de tous les us et coutumes, jusqu'à la séparation de 1905 pour la France. C'est donc l'état qui est devenu bien ou mal le régulateur en fonction des choix exprimés par les citoyens et par les conflits antagonistes sociaux et moraux dans le cadre d'idéologies émanant de l'ensemble de l'organisation sociétale faite de diversité de pensée recherchant une harmonisation humaine éthique et équitable. Celle-ci émane de l'opposition aux faits religieux distordus, politisés, sectaires et inquisiteurs dont l'échec engendra avec l'émancipation d'une strate de la population (appelée bourgeoisie, aujourd'hui nous disons entrepreneurs) le libéralisme puis la République qui s'appuyant sur le développement des sciences et de l'industrialisation donneront le capitalisme et le socialisme. Deux concepts idéologiques incompatibles sans régulations conflictuelles.

Une demande déterministe.

Notre existence se déroule dans ce magma sociologique comprenant entre autre un ensemble de code sociaux et le mensonge social comme huilage de la sociabilité. Si nous parvenons à définir des ensembles, élaborer des concepts, des idéaux, des anticipations, des prévisions, nous ne pouvons saisir avec justesse et précision tous les enchevêtrements auxquels ils donnent cours et ils rendront de fait le futur aléatoire, alors que la demande citoyenne sera déterministe. Face à cette impossibilité de pouvoir tout connaitre, tout maitriser s'impose la nécessité de s'interroger, de rechercher, de comprendre les raisons de la survenance d'un événement, d'une action en sachant que cela sera toujours imparfait. Il en découle de devoir faire l'effort de tolérance même quand notre système émotionnel nous invite à l'intransigeance. Cela s'apprend dans le cadre de l'éducation parentale et la fréquentation de l'école qui nous impose le contrôle de nos désirs par la frustration

La comptabilisation de l'existence.

Devant cette incertitude, les politiques ne peuvent qu'être approximatives et leurs programmatiques incertaines. Or le débat politique emporte de séduire les électeurs sur la base de programmes garantis et de le valider pour l'accréditer, par sa comptabilisation, comme si la comptabilisation était une science dure intangible, alors qu'elle dépend de tout ce magma relationnel que je viens de décrire, fait d'actions toujours tournées de manière inné vers soi. Elles se déclinent entre l'égoïsme et l'altruisme à l'avantage de celui qui en retire une considération et une raison de vivre faite de perceptions émotionnelles suggestives que l'on confie à la rationalité d'une comptabilisation. Elle vient donner un cadre au traitement cérébral des événements qui nous affectent et rationaliser nos désirs, elle vient justifier l'acceptation de la frustration et créer, dans le cadre de l'économie, un monde irréel, car la vie ne dépend pas de la comptabilisation monétaire. Il y aura donc une radicalité à vouloir faire dépendre l'existence exclusivement de sa comptabilisation. La comptabilisation devient alors l'application à la lettre et non à l'esprit de son usage pour les échanges et productions. En cela j'avais écrit en 2001 que les critères de Maëstricht deviendraient un carcan qui nous étoufferait.

(Or le rationalisme, issu de la performance « scientifique », mis au service de l'efficacité de la production qui a investi tous les domaines de la vie, ne peut pas conduire à cela, puisqu'il est arbitrairement normatif et ne laisse aucune marge de transgression. Il l'est à tel point que tous les désirs de droits sociaux doivent recevoir l'aval de la rationalité normative dans des domaines où, d'une utilité indicative, elle devient arbitraire (tel les débats actuels ou passés autour de la sécurité sociale ou des retraites ou encore les 3% de déficit budgétaire imposés par les critères de Maastricht).

Faire le bon diagnostic.

Dès lors, le revenu va être un facteur déterminant pour apprécier ce que l'on attend de l'existence et nous fixerons nos analyses sous son auspice. Rien de bien nouveau si ce n'est l'environnement sociopolitique dans lequel cela s'exprime. Et c'est cela qui a changé depuis 1975. L'abandon de la politique de régulation keynésienne basée sur une planification a rencontré des difficultés, d'une part par la multiplication de la complexité des relations socioéconomiques, de « l'exponentialité » des technologies, l'accélération des moyens de communiquer et la rapidité des changements qui poussent à n'examiner que l'immédiateté. C'est ainsi que le keynésianisme fut remplacé par la loi du marché et la mise à l'index (de l'état citoyen) du pouvoir du peuple comme facteur de régulation. Depuis lors chacun a pu mesurer la confusion dans laquelle nous baignons, tous nos gouvernants depuis lors n'ont plus les moyens d'une politique planifiée, plus de pouvoir régalien monétaire et les citoyens ne rêvent que de ne plus payer d'impôts et autres prélèvements. Difficile alors d'avoir les moyens d'une politique et l'endettement coule de source pour la mener.

 La fin des trente glorieuses.

C'est de la sorte que la chasse aux économies a commencé en 1977 sous le ministère de Raymond Barre, ainsi que le salaire au mérite. La chasse aux économies se traduisent souvent parce que d'aucun appelle le gaspillage, terme que l'on trouve souvent pour exprimer une opposition aux destinations budgétaires nationales ou locales. A cela faut ajouter l'incidence de la mondialisation qui est une bonne chose, quand l'on ne la confie pas au capitalisme qui, lui, met en concurrence les travailleurs des différent pays pour le bénéfice de quelques ploutocrates ou quelques oligarchies et non pour celui des citoyens salariés, voire sous traitants, des états où il s'exerce.

La problématique en est que les citoyens n'attribuent pas les difficultés qui découlent de cette mise en compétition au capitalisme, qui je le rappelle ne peut pas être social, que je sache la compétition économique n'est pas d'essence socialisante. Elle fait naitre de nombreux sentiments de récriminations, réminiscences, de haines, de nationalismes, des conflits et des guerres. Elle a fait naitre une inversion des valeurs salariales. Durant de nombreuses années être fonctionnaire était mal considéré, le privé payant mieux jusqu'en 1990 où les salariés face à la persistance du chômage désertent les syndicats ne défendent plus leurs intérêts de classes, cherchent des boucs émissaires pour déverser leurs rancœurs, leurs amertumes et faute de trouver le courage de se défendre demande que l'on réduise les avantages de ceux qui le peuvent encore, des grandes entreprises les administrations publiques. C'est comme si au lieu de prendre en charge les handicapés pour qu'ils puissent vivre comme tout un chacun, ils demandaient que l'on retire leur normalité aux gens pour qu'ils deviennent comme eux. C'est ce que nous faisons actuellement et que l'on trouve dans certains programmes politiques de Fillon ou Macron.

La radicalisation.

Ce petit développé est un peu long pour essayer d'être brièvement complet. La radicalisation des individus ne tombe pas du ciel, mais émerge de cet ensemble de situation à des rythmes et des moments différents qui vont dépendre de ce que les hommes tiennent pour vrai ou absolu qu'ils voudront retrouver pour l'imposer aux autres comme seule alternative inconditionnelle. C'est quelque part vouloir revenir aux racines, aux sources, aux origines en faisant fie de la réalité d'une existence où tout retour en arrière est impossible face à l'écoulement du temps, puisque toute recomposition d'un passé se déroule dans un temps nouveau qui n'est plus celui du contexte où est apparu l'événement que l'on veut retrouver. Inévitablement alors, ceux-ci poursuivront l'impossible, ils cultiveront l'intolérance en pensant que c'est en pliant les autres au remake d'un passé, que ne cultive que leur mémoire pour répondre à des désirs de certitudes qu'ils assureront le bonheur de l'humanité.

Partant de là, la réponse ou les réponses apportées conduisent à des actions, plus dures, plus intransigeantes, plus extrêmes, plus sévères, plus closes. Cela s'applique aussi bien à la politique, au social, à l'économie, qu'aux religions. Ainsi, toutes interprétations littérales des principes de base d'un système le rendent immuable, si elles ne tiennent pas compte de l'esprit qui l'a développé en son temps. La ou les réponses apportées seront nécessairement extrêmes.

La radicalité naturelle.

Souvent je donne comme exemple la tolérance zéro, le risque zéro ou le principe de précaution. Cela ne peut être, nous savons que nous vivons dans le mensonge social et cela est su depuis des siècles. Un juste pêche sept fois par jour nous dit la bible, ou que le premier qui n'a pas fauté jette la première pierre. Pour parvenir à appliquer efficacement ces principes qui paraissent couler naturellement d'un besoin de protection absolu, il faudrait se suicider à la naissance pour ne pas avoir à se tromper et être irréprochable. Par tous ces désirs d'absoluités nous développons les moyens d'une radicalisation, dont nous savons qu'ils ne permettent pas d'obtenir satisfaction. De tels principes, mis entre les mains de « radicalismes » qui se caractérisent par l'absence de tolérance, de pondération, de sens d'humanité, conduisent à des régimes meurtriers ou assassins. Le radicalisme se caractérise par le fait que l'adversaire devient l'ennemie à éliminer ou par les moyens que l'on utilise pour parvenir à ses fins, telle l'affaire de Viry-Châtillon ou comme actuellement la recherche d'hommes politiques irréprochables. Cette vision irréelle de l'homme conduit à la radicalité et nous sommes en train de passer de l'homme considéré honnête à l'homme qui doit démontrer qu'il est, alors qu'il appartient à ceux qui portent une accusation d'en démontrer la réalité. Si donner le pouvoir au peuple est une bonne chose, il faut avoir conscience que l'humain est un être émotionnel parfois incontrôlable et injuste dans ces perceptions, car elles sont à sa mesure et le plus souvent irrationnelles ou disproportionnées par la réponse donnée à un événement, comme celui qui tue pour une place de parking ou par jalousie. C'est pour cela qu'a existé œil pour œil dent pour dent pour que l'on ne puisse pas faire plus que ce qui nous a été fait et malgré cela l'on a fini par retirer le droit de vengeance aux individus pour le confier à des magistrats qui s'interrogent sur les raisons qui prédéterminent un événement.

Le crime n’est que social.

Depuis un certain nombres d'années il est convenu de reconnaitre un glissement politique de la droite vers l'extrême droite, le FN, toujours prompt pour des choix radicaux et qui a véhiculé depuis tant d'années le « tous pourris » qui a fait son chemin dans l'esprit des citoyens, à tel point que les citoyens jettent le bébé avec l'eau du bain jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que l'eau du bain c'est eux. Le besoin d'honnêteté, de probité n'est pas à remettre en cause, mais la réalité est tout autre et chacun, nous savons quand nous avons triché avec les impôts, les paiements au noir, les chapardages dans les entreprises, souvent punis par le licenciement alors que les hommes politiques qui s'y livrent le sont moins sévèrement. Par ailleurs vouloir un homme parfait et irréprochable est assurément tombé dans la radicalité, car ce n'est pas et ce ne sera jamais la réalité humaine, car le « crime n'est que social.

 



21 réactions


  • Yvance77 Yvance77 15 mars 10:30

    Mais le pire n’est pas là, il est dans le fait que des vertueux et de bons candidats existent de tous les bords. On est dans ils ne sont sans doute pas légion, mais ils ont le mérite d’y être.


    Prenons des gars comme Lassalle, Dupont Aignan, Artaud, Poutou, Asselineau et dans une moindre mesure Mélenchon etc... je suis à peu près convaincu que ceux-ci sont apte à prétendre au poste supre si l’on se base sur le critère du : « moi j’ai pas mis le moignon dans le pot de confiotte ».

    Alors pourquoi tel un vulgaire Rakoto, ou un demeuré qui fait le pied de grue un dimanche au Trocadéro pour soutenir une des pires pourritures à l’élection suprême, on s’échine à choisir toujours le pire ?

    Ces abrutis sont complices de crime envers le peuple et devrait se retrouver en taule ou à défaut interdit de droit civique, tellement ils sont dangereux dans leurs choix à la con !

    • ddacoudre ddacoudre 15 mars 12:34

      @Yvance77

      l’esprit du texte est d’expliquer que l’intolérance conduit inévitablement vers la radicalisation et l’auto destruction dans une compétition si l’on élimine le dernier l’on finit par rester seul et en mourir. dans l’existence la souffrance est un indicateur de vie et de choix celui qui voudrait la supprimer en mourrait. ainsi fixer ce que l’on tolère, accepte, choisit n’est jamais facile.nous nous sommes radicalisé en n’acceptant plus qu’un citoyen ayant purgé sa peine est quitte avec la société. nous vivons dans la victimisation d’un passé que nous devons assumer car il nous fonde mais dont nous ne sommes pas responsable puisque nous n’en avons pas été les acteurs. notre société ne connait plus le pardon qui est essentiel pour vivre en communauté. cela ne signifie pas tout accepter et ne pas punir, mais passer dans la case oubli ce qui une fois achevé ne doit devenir qu’une référence constructive. un monde ou la vie est devenue une compétition de crocodile ne peut pas être propre. courir après un OMO est courir au suicide. il appartient à chacun de définir ses seuils de tolérance, je me suis bien gardé d’en indiquer un seuil, me bornant à voie ou cela conduit suivant le seuil d’acceptabilité.
      cordialement.ddacoudre.over-blog.com .


  • aimable 15 mars 10:43

    un homme parfait en politique serait : un corrompu , un voleur , un violeur , un narcissique et le plus que parfait , un assassin .
    un citoyen normal ne veut pas d’ un président parfait c’est évident  !


    • ddacoudre ddacoudre 15 mars 12:45

      @aimable
       bonjour.tu as oublié menteur, tricheur, cupide, escroc. si les humains dans le développement de l’humanisme du à la nécessité de vivre en communauté sur un espace concentrationnaire, n’avait pas définit de « crimes sociaux », nous serions tout cela. Alors, suivant les enjeux nos atavismes réapparaissent car nous les enfouissons mais ils ne disparaissent jamais. s’il y a une morale à retenir de l’affaire Fillon, c’est que ceux qui veulent laver plus blanc que les autres ne sont pas les plus propre est cela vaut pour le FN et les Sarkozy à qui nous devons ces glissements radicalistes.
      quand à ceux qui se gavent avec le système ce sont les citoyens qui en sont responsables.
      cordialement.ddacoudre.over-blog.com.


  • soi même 15 mars 14:13

    @ ddacoudre lissez certain ouvrages qui traite de cette question et vous comprendrez pour y répondre il y n’a pas de solution globale, elle est individuel et personnel, c’est ce prendre lucidement en charge sans complaisance et sans illusion sur nos lâchetés.


    • ddacoudre ddacoudre 15 mars 20:38

      @soi même

      bonjour. effectivement . Sarte avait dit l’homme commence à se grandir quand il se regarde comment il est.
      cordialement.


  • Attilax Attilax 15 mars 18:51

    Savez-vous combien de deputes ont vote non au traite de Lisbonne qui avait ete refuse par les francais lors du referendum ? 10. Sur 577. Voil objectivement le nombre d’elus qui ont respecte ceux qu’ils sont censes representer. Donc c’est vrai, ils ne sont pas tous pourris, mais avouez qu’on en est pas loin... Suffit de regarder ces elections pour s’en assurer.


    • ddacoudre ddacoudre 15 mars 20:57

      @Attilax

      bonjour.
      il est certain que le référendum de 2005 que les députés n’ont pas respecté a eu une plus grande porté que ce qu’ils pouvaient imaginer. il c’est installé une fracture entre une partie du peuple et la classe politique. ce que je regrette parfois c’est que ce sont ceux du PS et de l’ex UMP qui les ont trahis et la population ne fait pas de distinction en mettant tous les partis sur le même plan. pour avoir beaucoup milité, le pouvoir corrompt d’autant plus que l’on a des faiblesses ou des intérêts. lors du renouvellement du mandat présidentielle de Mitterrand, la consigne avait été de s’ouvrir à la société civile et à d’autre partis. j’ai le souvenir d’avoir rué dans les brancards quand j’ai vu arrivé des hommes comme Tapi et tous ceux qui avaient une vision carriériste. ils ont fini par prendre le pouvoir dans le PS, même si en ces temps pour avoir des financements pour le parti il se livrait à des combines dont l’une avait fait la une, mais il n’y avait pas de recherche d’enrichissement personnel. les partis ont toujours eu à résoudre une équation difficile celle de citoyens qui leur réclamaient des services, mais n’adhéraient pas et dont la nécessité de trouver des fonds. il faut donc séparer ceux qui font leur boulot avec conviction et ceux qui en profitent.
      cordialement. ddacoudre.over-blog.com.


    • Attilax Attilax 16 mars 09:18

      @ddacoudre
      Je ne suis pas d’accord avec votre analyse. TOUS les partis en lice se foutent de notre gueule, pour une raison évidente : aucun ne peut appliquer une politique autre que ce que veut l’UE, à part pour le sociétal. L’économie et toutes les lois les plus importantes sont décidées par la commission européenne et les pays n’ont pas le droit de s’y opposer : les lois européennes priment sur les nôtres. Aucun des « grands » candidats à la présidentielle ne vous dira que cette situation est à la base anti-constitutionnelle. En effet, notre constitution stipule que le président est le garant de l’indépendance nationale. Celle-ci ayant été abandonnée au profit de la commission, la BCE et l’OTAN, nous pouvons dire que tous nos présidents et gouvernements depuis Mitterrand ont trahi notre constitution, donc leur pays et leur peuple.
      Il n’y a qu’Asselineau qui soit clair là-dessus. C’est le seul. J’ai hâte de voir ce que vont lui répondre les autres lors des débats, car il va être très difficile de le mettre en tort sans dire n’importe quoi.
      Donc, désolé d’être un horrible « populiste », mais ce sont bien TOUS des menteurs : ils n’ont pas le pouvoir de changer les règles et ils ne nous représentent plus depuis longtemps. Ceci explique l’autisme de nos dirigeants depuis des années et la politique ultra-libérale constante quel que soient le résultats des élections.


  • Le421 Le421 15 mars 18:58

    Il y a radicalisation, en politique comme en religion, quand les adeptes deviennent aveugles et renient les principes élémentaires.
    Donc, soutenir Fillon, comme le dit Juppé, vient d’une radicalisation de ses soutiens.
    Au FN, il y a longtemps que les sympathisants sont radicalisés, on le sait.
    La négation de faits et paroles criants en est la preuve.

    Comment peut-on supporter le parti « le plus poursuivi de France » ??

    Sauf si on est soi-même un peu escroc.


    • ddacoudre ddacoudre 15 mars 21:00

      @Le421
      bonjour.
      naturellement il n’y a aucune raison pour que la politique échappe à la radicalisation, au FN cela conduit à la fascisation et comme tu le dit au LR au reniement.
      cordialement.ddacoudre.over-blog.com.


  • Louve Louve 15 mars 22:59

    Bravo ma chère !


     Cela me fait du bien de rencontrer une alliée sur Agoravox. Mais il me faut vous prévenir,. L’Agoravoxien est d’une une race hargneuse, il ne vit que sur des toiles qu’on appelle réseaux sociaux. Twitter est son territoire favori. Il y est comme un poisson dans l’eau. Bizarrement, alors qu’il est seul, solitaire et revendique son côté franc-tireur, il ne peut s’empêcher, au moindre problème (comprenez par problème une question basique à laquelle ses 2 neurones alignables ne peuvent répondre) de faire appel à une meute, car le terme est approprié. Se sentant plus fort par le nombre, il lui vient des éclairs dans la surenchère d’insultes, dans la diarrhée verbale qu’il arrive à synthétiser de façon remarquable en 140 caractères. 

  • julius 1ER 16 mars 09:30
    . Se radicaliser c’est, ne pas regarder la réalité comme elle est et poursuivre un irrationnel, à ne pas confondre avec des chimères ou des utopies.

    @l’auteur, 
    Long article qui aborde de nombreux sujets et défend différentes thèses dont celle notée plus haut ..
    je ne partage pas ta vision sur de nombreux points de cet article dont celui cité un peu plus haut ...

    on peut se radicaliser en visant des Utopies et des chimères, mais ce n’est pas son moi personnel intériorisé qui le définit mais bien la société ou le système qui pose les limites de la radicalité ...

    comme l’homme de marbre dans les sociétés de l’est où l’on prônait une sorte de vision idéalisée de l’homme nouveau... mais cela ne répondait pas à une croyance mais bien à une dérive du système devenu totalitaire .... c’était déjà soyez comme je dis mais pas comme je suis !!!

    on a vu çà en ex-URSS avec l’épisode Stakhanov où l’on montrait un type capable d’extraire des tonnes de charbons à lui tout seul chaque jour ..... tout cela bien sûr n’était qu’un montage propagandiste afin de stimuler la production individuelle dans les mines de charbons !!!

    autre point que tu développes la fameuse Loi du marché lorsque tu dis :

    L’abandon de la politique de régulation keynésienne basée sur une planification a rencontré des difficultés, d’une part par la multiplication de la complexité des relations socioéconomiques, de « l’exponentialité » des technologies, l’accélération des moyens de communiquer et la rapidité des changements qui poussent à n’examiner que l’immédiateté. 

    là aussi je m’inscris en faux... il y a eu la mise en place de la doxa libérale qui elle a été planifiée par une oligarchie avide de s’emparer les pouvoirs régaliens en cela ce sont les missiles US qui ont été envoyés afin de planifier la destruction de L’état social chez -nous de même que le torpillage « du wellfare state au royaume-uni découpé à la hache par Miss Thatcher .... 
    les mots de l’époque ont leur importance puisque pour parvenir à ces fins et justifier les démantèlements de secteurs entiers,...

     on parlait de » tailles critiques« en deçà desquelles une entreprise ne peut pas vivre ou survivre on s’aperçoit aujourdhui que des tas d’entreprises sont passées à la moulinette du Capital alors qu’elles auraient pu très bien vivre en se réorganisant .... 
    c’était l’époque » du pas de pitié pour les canards boiteux« phrase proclamée par le fameux professeur Barre lui- même auto- proclamé meilleur économiste de France ....on remarquera au passage que Barre tout en se voulant apolitique ??
    en fait a toujours épousé les thèses de M Friedman lui-même inspiré par Hayek etc ... c’est l’école des chicago’s boys avec le corollaire moins d’état, moins de services publics, privatisations à outrance etc au nom de la santé du marché qui par définition s’auto-régule .... et blabla...blabla !!!

    la plus grande escroquerie de l’histoire...., on dira au siècle prochain lorsque l’on sera parvenu à mettre en place une économie respectueuse de l’humain et de l’environnement ..... 
    mais en attendant il va falloir encore subir ces dogmes comme sous l’inquisition catholique, il faut noter au passage que la doxa libérale fait toujours abstraction des forces armées qui constituent le fer de lance des états mais qui sont un coût énorme en terme de PIB pour la simple raison que les multinationales et l’oligarchie qui les dirigent ont besoin de ces excroissances que sont les forces armées pour sécuriser leurs marchés et les sources d’approvisionnement .... 

    il faut quand même rappeler que c’est le contribuable /citoyen qui paye cette joyeuseté et pas pour son bonheur personnel mais bien au service des puissances économiques que sont les entités multinationales.. on le voit bien au Mali pour que Aréva puisse continuer à nous apporter le bonheur nucléaire !!!
    sans cela la farce de l’Ultra-Libéralisme se serait déjà éteinte car cette mondialisation directement organisée par et pour cette oligarchie se serait arrêtée d’elle-même car pour commercer et prospérer il faut »un semblant" d’Etat de Droit ... condition sinéquanone pour durer !!!!

    • ddacoudre ddacoudre 16 mars 14:34

      @julius 1ER

      bonjour. merci pour ce long commentaire. certainement que parmi les chimères et les utopies l’on peut trouver de la radicalité, comme l’exemple que tu cites, mais généralement elles se veulent définir des situations qui ne se dérouleront pas comme nous les avons pensée, à cela je donne souvent l’exemple de jules Verne avec son obus cossus pour atteindre la Lune. nous y sommes allé et bien plus loin, mais pas dans des fauteuils. sinon nous sommes d’accord sur bien des points comme la vision libérale archaïque qui ait fie du pouvoir des peuples au bénéfices de quelques uns. c’est effectivement le client citoyens qui paie tout, et qui ne saisissant pas toujours les circulations monétaires place son argent pour en retirer un intérêt qu’il finances lui-même sans s’en rendre compte et lui renchérie la vie.
      cordialement.


  • Vipère Vipère 16 mars 10:48

    « Depuis un certain nombres d’années il est convenu de reconnaitre un glissement politique de la droite vers l’extrême droite, le FN, toujours prompt pour des choix radicaux et qui a véhiculé depuis tant d’années le « tous pourris » qui a fait son chemin dans l’esprit des citoyens, à tel point que les citoyens jettent le bébé avec l’eau du bain jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que l’eau du bain c’est eux. Le besoin d’honnêteté, de probité n’est pas à remettre en cause, mais la réalité est tout autre et chacun, nous savons quand nous avons triché avec les impôts, les paiements au noir, les chapardages dans les entreprises, souvent punis par le licenciement alors que les hommes politiques qui s’y livrent le sont moins sévèrement. Par ailleurs vouloir un homme parfait et irréprochable est assurément tombé dans la radicalité, car ce n’est pas et ce ne sera jamais la réalité humaine, car le « crime n’est que social. »

    Ddacoudre

    Vous faites des amalgames grotesques et déplorables !

    Tous vos propos sont caricaturaux tant ils sont éloignés d’une analyse fine de l’état des lieux de la France contemporaine.

    Faut-il vous informer une fois pour toute que l’oligarchie française est une et indivisible, bien qu’’elle ait tenté d’apparaître sous des labels fallacieux, « droite », « gauche », "centre’ tout au long de l’histoire d’après guerre ? Les ringards sont ceux qui voient dans cette France confisquée par les élites des clivages politiques. Ce qui aurait dû vous alerter, ce sont les lois répressives, anti-citoyennes et le référendum confisqué, votés par tout le marigot politique.

     Tous pour un tous pourris, telle est la devise présente en chaque citoyen et citoyenne lucides, car les rares élus qui portent une voix dissonante de leurs pairs ont fini par se soumettre eux aussi, dans des rapports de force, où le nombre fait sa loi.

    Quelles sont les impérieuses raisons qui feraient obstacle à ce que les français aient des élus au-dessus de tout soupçon ? dans tous les cas, pas vos élucubrations consistant à inverser les culpabilités, à incriminer les citoyens de tricheries et petits larcins, un procès d’intention qui repose sur du vent. Savez vous que les citoyens de ce pays sont contrôlés et sanctionnés pour tout manquement, à l’inverse des politiciens qui font ce qu’ils veulent des derniers publics, la preuve en ait toutes les affaires qui sortent actuellement à point nommé ? Les délits financiers des politiciens dont les français ont connaissance ne sont que le sommet de l’iceberg.

    La Suède exige que ses dirigeants politiques rendent compte de chaque euro public dépensé, et vous voudriez que la France continue à trouver des circonstances atténuantes aux prétexte que nous aurions parmi nous, des voleurs de pommes qui courent les vergers ?

    Un raisonnement par l’absurde qui repose sur la stigmatisation des citoyens, alors que l’exemple de la moralisation politique devrait venir d’en haut !

    Quand bien même, tous les citoyens devenaient scrupuleux et honnêtes, croyez-vous que par mimétisme, l’élite s’amenderait et deviendrait exemplaire sans contrôle ?


    • ddacoudre ddacoudre 16 mars 14:47

      @Vipère
      bonjour vipère un long commentaire qui n’est pas inintéressant. je ne stigmatise aucun citoyen, je décris la réalité du comportement de la majorité d’entre eux, et je n’ai jamais dit que les élus ne devaient pas rendre compte de l’usage des fonds publics sauf en ce qui concernent leur rémunération ce qui constituerait une interférence dans leur vie privé. je n’ai a aucun moment parlé de circonstance atténuante, j’indique seulement que la tolérance est essentielle pour comprendre pourquoi les choses se produisent, à l’inverse l’intolérance élimine les chose en pensant que cela suffit et est toujours étonné de voir que cela se reproduit, alors elle aggrave l’élimination et se trouve toujours devant le même résultat. c’est le cas du FN qui veut réintroduire la peine de mort malgré des siècles voire des millénaires d’exemples d’échecs.
      cordialement.


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