mercredi 8 février - par Amaury Grandgil

Les profs qui tapent sur les profs

Le but premier de l'article est d'évoquer ces profs qui tapent sur les autres profs, qui n'ont plus envie de vivre leur mission d'éducateurs et d'enseignats, mais qui profitent allègrement du système...

A Versailles ou dans le XVIème arrondissement de Paris on tape beaucoup sur les profs, c'est le sport à la mode. Les profs seraient responsables d'à peu près tout concernant la crise des valeurs, la crise de la morale individuelle et collective. Les profs sont notoirement des bobos, des favorisés, des prétentieux, j'en passe et des meilleurs. On ne compte pas les ouvrages réputés « politiquement incorrects » de l'un ou de l'autre dénonçant tout cela avec hargne. On s'étonne que leurs auteurs soient demeurés aussi longtemps dans l'Education Nationale si le joug était tellement insupportable ?

Mais je constate que beaucoup de mamans dans ces milieux sont profs dans le public ou le privé sous contrat, ce qui revient au même, pour toutes les raisons que je détaille ci-dessous. On tape aussi beaucoup sur les profs depuis quelques temps dans les rangs des fillonistes afin de justifier les émoluments indûment perçus par madame Fillon. On leur conseille donc le CAPES dans les rallyes en plus de l'obligation de faire un « bon » mariage ? Il y a beaucoup de ces femmes qui en huit ans d'exercice théorique comme professeur ne travaillent en définitive qu'un an ou deux.

Elles jouent à la maîtresse songeant à tort que c'est un métier facile. Plusieurs doses de grands sourires gentils tout pleins, un peu de mignardises, et hop le tour serait joué y compris en Réseaux d'Education Prioritaire (ancienne Zone d'Education Prioritaire ou zone sensible). On fait comme Laura Ingalls adulte dans « la petite maison dans la prairie et tout ira bien. La maîtresse tape dans ses mains quand elle est très colère et les garnements rentrent aussitôt dans le rang.

On imagine combien cela doit être efficace avec les « racailles » de cités...

Le problème du métier d'enseignant n'est donc plus tellement l'idéologie supposée de l'Education Nationale de nos jours en fait. C'est juste que pour beaucoup de jeunes femmes et d'épouses c'est seulement un boulot d'appoint qui permet d'élever ses enfants, voire d'être payée pendant sa grossesse et après. Personne ne semble d'ailleurs se poser la question de la situation des élèves lorsqu'elles reviennent enseigner. C'est plus difficile, cela demande de se remettre dans le bain, de retrouver des automatismes de gestion de classes. Parfois elles n'y arrivent plus mais ce seront les adolescents qui en paieront les pots cassés.

Là encore elles accuseront le « politiquement correct » qui aura bon dos. « Politiquement correct » qui auparavant dans leurs enseignements ne semblait leur poser aucun problème.

Cela ne veut pas dire que toutes ces épouses traitent leur travail par dessus la jambe mais elles seront nécessairement moins concernées. Elles ont choisi entre leurs enfants et ceux leur étant confiés. On peut le comprendre, c'est humain, mais néanmoins un peu embêtant n'est-ce pas ?

Et elles se ficheront de leurs salaires ou des résultats de leur pédagogie. Elles ne supportent généralement pas les réformes qui demandent plus d'exigence étrangement, et donc de travail à la maison, et donc moins d'heures pour leurs enfants. Ainsi pour la réforme des collèges et des lycées de la ministre madame Vallaud-Belkacem qui posent pourtant les bonnes questions quant à la transmission du savoir.

Ce sont généralement des contractuels qui assurent le travail entre deux. Ils sont globalement méprisés par celles qu'ils remplacement alors que c'est eux qui permettent au système de fonctionner encore. Cela l'arrange bien le système car ils sont moins payés. On comprend aussi que la plupart de ses enseignantes refusent le système de l'entretien annuel individualisé. Et pour cause ! Il est curieux que personne n'ai soulevé cette question...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury

 

illustration empruntée ici



32 réactions


  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 8 février 17:32

    Rosemar, sors de corps smiley


  • Rincevent Rincevent 8 février 17:34

    Vous en avez fréquenté beaucoup des profs femmes ? Moi, oui. Celles que j’ai connu (et que je connais encore) se consacraient à leurs élèves à plein temps et à leurs enfants une fois rentrées à la maison. Comme toute femme qui travaille, double journée… Ce que vous décrivez sent effectivement le XVI ème arrondissement, une autre planète, et n’est donc absolument pas représentatif du milieu.

    Elles jouent à la maîtresse… Si elles fonctionnent comme ça, ce n’est pas huit ans mais quinze jours qu’elles tiendront ! Quant à boulot d’appoint, franchement à niveau égal, j’en connais plein d’autres moins « prise de tête ».

    Pour ce qui est de l’ambiance dans l’EN, oui c’est vrai, c’est assez « frileux ». Peut-être parce que, dans le cursus classique, on n’est jamais sorti de l’école ? Quant à l’entretien annuel individualisé, je le vois comme la langue d’Ésope : la meilleure ou la pire des choses, tout dépend de son usage. Si c’est pour aider, objectivement, un agent à redresser la barre, OK, mais pour l’avoir vécu (dans un autre secteur), je sais qu’il peut être aussi un instrument efficace pour casser ceux qui ne sont pas dans le moule.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 8 février 18:24

      @Rincevent
      J’en ai connu beaucoup et pas seulement dans le XVIème, et pour elles prof était un boulot d’appoint même si elle ne manquait pas de bonne volonté, mais elles avaient souvent une vision caricaturale du métier.


    • Rincevent Rincevent 8 février 18:56

      @Amaury Grandgil

      Elles ne sont pas les seules, apparemment...


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 8 février 19:01

      @Rincevent
      C’est quoi la bonne vision, la vôtre ?
      Ce qui m’énerve est que ces femmes qui profitaient des avantages du métier n’avaient de cesse de récriminer contre l’idéologie, selon elle dominante dans l’EN, contre le manque d’éducation bourgeoise des gosses...C’est tout


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 8 février 19:02

      @Rincevent
      Quant à l’entretien individualisé il y a suffisamment de garde fous


    • non667 8 février 22:28

      @Amaury Grandgil

      On comprend aussi que la plupart de ses ( j’aurais mis ces ) enseignantes refusent le système de l’entretien annuel individualisé. Et pour cause ! Il est curieux que personne n’ai soulevé cette question...
       

      chaque année les enseignants ont une note administrative et les appréciations données par la direction .
      en plus ils ont des inspections au gré des inspecteurs ou à la demande des enseignants eux même pour avoir une note pédagogique meilleure ou à la demande de la direction s’il y a problème. l’ensemble de ces notes conditionne le déroulé de carrière (les échelons ,la paye ) à l’ancienneté ,au petit choix , au grand choix ( le plus vite )


    • Rincevent Rincevent 8 février 23:12

      @Amaury Grandgil

      Je n’ai pas la prétention d’avoir LA bonne vision des problèmes de l’EN, le sujet étant bien trop lourd pour ma petite personne. Encore une fois, quelques bourgeoises (dans leur tête) égarées dans ce milieu sont anecdotiques par rapport à l’ampleur du problème.

      Pour les garde-fous, qu’en savez-vous vraiment ? Avez-vous déjà passé ce genre d’entretien sur plusieurs années ? Si vous appelez garde-fous une suite de rubriques avec des cases à cocher, c’est insuffisant. En fait, tout dépend de la personne qui est en face de vous. Deux cas de figure : ou elle est là pour vous évaluer vraiment et ça peut vous aider, et à ce titre on doit éventuellement encaisser des choses pas toujours agréables à entendre, mais c’est la règle. Ou elle a d’autres objectifs, comme, par exemple, de se débarrasser d’un agent qui déplait (en dehors de ses qualités professionnelles). J’ai connu les deux situations et c’est bien pour ça que j’ai des doutes sur cette procédure.

      Nous vivons dans un pays qui, par obsession du contrôle, a multiplié les cadres intermédiaires, les « petits chefs ». Avec ce genre de procédure, certains acquièrent un pouvoir de nuisance certain, à l’opposé de l’intention de départ.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 9 février 09:23

      @non667
      Oui, je connais le système.
      Mais l’entretien permettrait de vérifier la vraie motivation car on sait très bien que pendant une inspection un prof fera parfois un cours qu’il ne fait jamais habituellement avec une « bonne » classe


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 9 février 09:26

      @Rincevent
      La plupart des chefs d’établissement sont des professionnels.
      Donc il sauront mettre de côté leur subjectivité.
      Je pense que ce qui fait peur est que cet entretien oblige à une remise en question des pratiques.


    • chantecler chantecler 9 février 13:23

      @Amaury Grandgil
      Bonjour ,
      D’autant que beaucoup d’entre elles travaillent ensuite à mi temps  !
      Ce qui oblige ensuite les IEN à regrouper et conduire des CP à deux maîtresses par exemple .
      Donc pour certaines boulot d’appoint , de confort, vrai .


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 9 février 20:53

      @chantecler

      Tout à fait, gros problème de DHK


  • Abou Antoun Abou Antoun 8 février 18:03

    Le ministère ne sait pas s’y prendre. Mettez dans chaque collège des profs de maths comme celle de la photo (avec la baguette bien sûr) et vous verrez le niveau scientifique de la nation monter.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 8 février 18:31

      @Abou Antoun
      Les jeunes profs vont au casse pipe et les vieux dans les postes confortables, c’est un peu logique, sans doute faudrait il revoir la formation


    • Armelle 9 février 12:31

      @Amaury Grandgil bonjour,
      "Les jeunes profs vont au casse pipe et les vieux dans les postes confortables, c’est un peu logique, sans doute faudrait il revoir la formation"

      On ne doit pas tous avoir la même logique alors ! car il semble que l’éducation nationale, à commencer par sa forme n’est pas dans le souci de l’efficience des élèves mais plutôt dans le souci du bien être de ses enseignants à travers ce fameux dispositif que sont ’’les acquis’’
      En effet il serait plus judicieux de positionner des enseignants confirmés sur les sites ’’sensibles’’ et les jeunes enseignants sur les sites moins difficiles, le temps de se former au métier dans des conditions favorables, plutôt que de perdre la vocation à travers des expériences difficiles !!!
      Et on perçoit ce phénomène à d’autres niveaux comme le collège, là où ce sont LES enseignants qui ont une classe attitrée et non les élèves, qui fait que ces derniers doivent traîner leur kilos de livres dans les couloirs...
      Les instances de l’EN ont définitivement oublié le fait que les élèves et les parents d’élèves sont DES CLIENTS, ils paient pour ça !!! et il regrettable de voir ce qu’est devenue cette institution, en perte totale de moyen, de résultats (dernier de l’OCDE par PISA) et presque inopérante aujourd’hui, au profit d’écoles alternatives qui fleurissent un peu partout tant la démarche est pensée POUR l’élève et non pour l’enseignant. 
      D’autre part, vous parlez de formation, mais où est la formation pédagogique, quand, comment ?
      Les sujets sont parachutés en tant qu’enseignant, parcequ’ils ont le niveau requis et ont réussit le concours, c’est tout, c’est la culture du diplôme si cher à la France, en revanche l’aspect pédagogique ? nada, rien, le néant. Autrement dit on acquiert la pédagigie avec le concours !!! c’est formidable !
       


    • rocla+ rocla+ 9 février 12:49

      @Armelle


      L’ EN avec ses fonctionnaires est incapable d’ assimiler la notion du client .

      Pour parler de client il faut avoir quelque chose à vendre . 



      Le salaire d’ un fonctionnaire ne dépend pas de sa performance , il dépend du degré 
      de soumission envers la hiérarchie . 

      Le niveau d’ inculture , d’ écriture et toutes ces choses là en sont la preuve .


    • Armelle 9 février 13:13

      @rocla+
      Oui, nous ne sommes QUE des usagers des services publics, contraints à se plier aux dispositions qu’ils décrètent, avant tout pour leur confort professionnel !!!
      Le terme service public est devenu obsolète,
      le citoyen travaille toute la semaine et les services publics sont fermés le samedi !!!?!?
      Les appels vers les services publics deviennent tous payants !!!!?!?
      1 mois maintenant est nécessaire pour avoir un malheureux passeport !!!?!?
      Ma voisine s’est cassée la jambe sur le trottoir en glissant sur des feuilles mortes datant du mois d’octobre !!!?!?
      3 semaines pour obtenir l’immatriculation d’une asso !!!?!?
      J’attends depuis fin novembre le remboursement d’un trop payé sur mes impôts locaux parce que leur calcul était faux !!!?!? mais moi n’ai pas le droit aux pénalités de retard, NON !
      Et des comme ça il y en à la pelle mais il ne faut rien dire, c’est mal !!! Il ne faut surtout pas critiquer la ’’tour d’ivoire’’


    • lloreen 9 février 14:10

      @Armelle

      A vous lire, vous semblez vous plaindre de la privatisation galopante. C’est effectivement la politique du tout payant.


    • Rincevent Rincevent 9 février 14:28

      @Armelle

      les élèves et les parents d’élèves sont DES CLIENTS. On peut le voir comme ça, mais en étant bien conscient que c’est une arme à double tranchant. Si on rentre dans cette démarche commerciale, on en accepte TOUTE la logique : notion de qualité-prix, bien sûr, mais aussi coût réel et ses conséquences : sommes-nous prêts, comme aux US, à nous endetter et endetter nos enfants sur longtemps pour un service de qualité, en pariant sur l’avenir pour que ça se passe bien ?

      A voir à la lumière de ce qui s’y passe là-bas : http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/134-menace-de-bulle-sur-les-prets-etudiants-aux-etats-unis.html - plus long mais en direct du terrain : https://www.youtube.com/watch?v=vlVzpuG8664

      Quant à la quasi impasse faite sur les capacités pédagogiques, bien d’accord. Les ex IUFM ont été une tentative, avec le succès que l’on sait... Trop loin du terrain, trop hors-sol. Les nouveaux ESPE feront-ils mieux ou ça restera une usine à langue de bois et un refuge pour enseignants en burn-out et pédagogues en folie ?

      L’école est, et a toujours été, le reflet de la société. Donc, c’est aussi par là qu’il faudrait modifier les choses. Vaste programme...


    • Armelle 9 février 14:46

      @lloreen
      Oui en effet je me plains de cette privatisation mais sans doute pas pour la raison que vous soupçonnez !!!
      Je constate en effet qu’il est navrant et qu’il devient insupportable de financer des institutions à coup milliards d’euros issus des prélèvements eux aussi galopants pour un service rendu aussi peu efficient. Alors dans ce cas, tranchons, soit c’est l’un et l’on paye cher mais en supprimant les prélèvements (nous bossons en moyenne jusqu’au 15 aout pour l’état et sa gabegie permanente), soit nous continuons les prélèvements et le service devient efficace !!!
      Et sur le sujet présent, cessons de concentrer la source du problème sur une soi disant responsabilité des élèves, ces derniers ne sont pas plus idiots qu’il y a 50 ans !!! Le problème se situe donc ailleurs, soit chez les enseignants, soit au niveau des académies, ou enfin soit au niveau du ministère, et le point commun des trois possibilités est la fonction publique !!! Alors certains disent aussi « c’est inadmissible de recevoir en 6ème des élèves ne sachant pas lire ni écrire !!! Mais d’où viennent ces élèves sinon de l’EN où ils suivent un cursus élémentaire et primaire !!! Et de plus la raison des soi disant »classes perturbées" ne tient pas une seconde puisque PISA, annoncent une déficience quasi uniforme quelque soit le type d’établissement


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 9 février 20:56

      @Armelle
      Non ce ne sont pas des clients mais des citoyens dont pour les gosses des citoyens en devenir.
      Il y a un an de stage pour la pédagogie.
      Sur le reste vous confondez les responsabilités de la société et celles de l’école.


    • chantecler chantecler 10 février 07:25

      @Amaury Grandgil
      Effectivement : ramener l’extrême crétinerie ambiante généralisée à une faillite de l’EN semble un peu léger .


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 10 février 10:20

      @chantecler
      Les problèmes de l’EN ne sont que la résultante de ceux de notre société.


    • Armelle 10 février 11:35

      @Amaury Grandgil

      CLIENT : Personne qui reçoit, contre paiement, des fournitures commerciales OU DES SERVICES

      « Il y a un an de stage pour la pédagogie » ça c’est la théorie et vous le savez comme moi !!!

      le problème dans vos propos est que vous occultez totalement l’éventuelle expérience (donc du vrai, du concret, pas du blabla) des gens qui vous contredisent !!!

      Tenez lisez donc ceci, cela vous donnera un aperçu...sans compter les petits exemples que l’on vit chaque jour, comme la fille de ma voisine qui a pris en cours d’année un poste de prof de math (grosse pénurie semble t-il), elle a un master2, aucune formation à l’enseignement, rien !!! et directement projetée en classes collège avec le programme, et démerde toi !!! C’est magnifique non ?

      http://www.education.gouv.fr/archives/2012/refondonslecole/wp-content/uploads/2012/08/formation_des_enseignants_le_maitre_mot_est_pe dagogie.pdf

      Mais vous pourrez toujours me rétorquer que ce n’est pas vrai !!! bah oui ça rassure...

      Moi je trouve rassurant que les gens boudent l’enseignement, c’est un foutoir immonde, les enseignants y sont mal payés, pas motivés pour un sous, alors la vocation j’en parle même pas. Pour bcp l’enseignement constitue souvent l’alternative à un objectif pro non atteint, et j’en passe alors que l’efficience de l’éducation détermine toute le reste...

      J’ai eu la chance en 2014, de participer à la grand messe de l’enseignement catholique de bretagne, à Rennes !!! Ne connaissant, de part ma culture, unique le monde de l’enseignement public, j’ai reçu alors une véritable claque !!! et si je me posais encore des questions sur le pourquoi de l’échec cuisant (et durable) de l’EN, aujourd’hui je ne m’en pose plus. C’est clair comme de l’eau de roche.

      Maintenant à chacun ses convictions... L’éveil des consciences...


    • Armelle 10 février 14:56

      @Amaury Grandgil

      « Les problèmes de l’EN ne sont que la résultante de ceux de notre société »

      Non malheureusement c’est l’inverse !!! Revoyez la chronologie des choses Amaury

      L’EN accueille le citoyen dès l’âge de 3 ans !!! Un cerveau tout frais, prêt à l’emploi, un disque dur vierge et on le sait, performant !!! Et si les « travers » d’une société en péril pervertissent le sujet, c’est que tout simplement, l’EN, ses intervenants et l’ensemble de ses acteurs n’ont pas trouvé l’outil où la manière de capter son attention, principe même de l’éducation !!!
      Et il ne sera pas nécessaire de mettre en avant le problème de l’éducation parentale, certes défaillante parfois, les constats déplorables de Pisa signalant une déficience uniforme, quelque soit le milieu familial.
      RATÉ


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 10 février 18:46

      @Armelle
      l’EN a le dos large, elle se compose d’enseignants qui généralement font du mieux qu’ils peuvent avec des gosses pas élevés à qui les parents ont oublié de transmettre culture et idéaux.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 10 février 18:50

      @Armelle
      Il n’y a pas pire que l’enseignement catholique pour l’idéologisme et l’hypocrisie.
      C’est encore pire.
      Non un élève n’est pas un client, si on ne voit l’éducation que sous un angle quantitatif on est mort. ça ne se mesure pas en chiffres l’éducation.
      Je pourrais citer le témoignage aussi de ce prof handicapé refusé par la délégation catholique à l’enseignement de rouen car je cite « son physique pouvait gèner les élèves »


  • Albert123 9 février 12:21

    « Le problème du métier d’enseignant n’est donc plus tellement l’idéologie supposée de l’Education Nationale de nos jours en fait. »


    c’est pas le retour que j’aie des enseignants et directeurs d’école qui se refusent à participer aux réunions du GOF qui noyaute totalement l’éducation nationale depuis le jour 1.

    Le pourrissement du système éducatif qui est la conséquence d’une idéologie creuse à laquelle on est obligé de souscrire pour faire avancer sa carrière pose un gros problème pour le développement des enfants et participe grandement à l’affaissement du sens critique de notre population.

    Il est toujours comique d’entendre des gens vous vanter les mérites de la diversité à tout va et bien souvent sans aucune, mais pourtant toujours nécessaire, retenue tout en imposant un totalitarisme idéologique monolithique vis a vis duquel toute critique sera considérée comme une émanation fascisto-antisémito-populiste.

    Mais bon on est habitué avec le républicanisme à cette inversion accusatoire permanente qui n’est le fait que de ceux qui ont un système de pensé famélique, celui des « philosophies » des « Lumières ». Notre société minable n’étant que le reflet de cette idéologie tout aussi minable.

    • lloreen 9 février 14:29

      @Albert123

      Je ne connais l’éducation nationale que d’après les dires d’une enseignante de collège rural qui m’a décrit exactement le mal qui ronge ce service, autrefois public.
      En effet, cela fait depuis belle lurette que l’ éducation nationale n’existe plus ! Elle a été privatisée depuis que les régions (entreprises gouvernementales de service) s’occupent des collèges. Et il suffit de s’informer pour voir que les intérêts privés qui se sont emparés de l’institution n’ont de cesse de lui appliquer les règlements internes -et non pas les acquis sociaux- comme cela se fait à l’intérieur d’une entreprise où c’est le chef d’entreprise qui dicte la marche à suivre pour que son entreprise soit rentable.

      Le seul souci de ceux qui tiennent les rênes est donc la logique de rentabilité. Ces gestionnaires ne peuvent évidemment pas se débarrasser à bon compte des fonctionnaires qui disposent d’un statut mais ils peuvent recruter leur personnel en fonction de contrats (contractuels), lequel est sans doute moins enclin à s’opposer de front à un chef d’établissement devenu chef d’entreprise.
      Il me semble- corrigez-moi si je me trompe, que l’éducation nationale est gérée comme feu la poste.
      Autrefois une entreprise de service public, la distribution a été privatisée et le secteur bancaire s’y est greffé.Certains employés de la poste sont encore fonctionnaires et tous les autres ont des contrats de droit privé. Certains s’y suicident même...cela dit sans doute combler d’aise les adverses de la fonction publique...
      http://www.lefigaro.fr/societes/2016/10/06/20005-20161006ARTFIG00066-vague-de-suicides-alarmante-a-la-poste.php


    • lloreen 9 février 14:32

      @lloreen
      pardon : (cela) doit


  • lloreen 9 février 13:55

    « On peut le comprendre, c’est humain, mais néanmoins un peu embêtant n’est-ce pas ? »

    Ce qui est nettement plus embêtant à mon humble avis est de devoir fonctionner dans une société où l’esclavagisme est devenu la norme. C’est tout le système qui est à remettre en question, pas seulement le métier de professeur. 


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