lundi 10 octobre 2016 - par Daniel MARTIN

Vie politique Française, toujours les mêmes furoncles au visage de la démocratie

En France, il y a incontestablement un besoin urgent de rénover la démocratie en renforçant le pouvoir des citoyens sur le pouvoir politique. S’il faut rendre plus accessible le référendum d’initiative citoyen, il faut également autoriser le Référendum d’initiative révocatoire. Il existe dans d’autres pays, notamment aux USA et il consiste à révoquer un élu s’il fait mal son travail ou s’il transgresse son contrat électoral. La décision doit appartenir aux citoyens de la circonscription électorale, dont dépend l’élu(e) concerné(e). Si le principe doit être inscrit dans la Constitution, c’est la loi qui doit définir les conditions d’organisation du référendum révocatoire, en fixant les règles nécessaire pour le permettre. Rénover la démocratie ce sont également des modes de scrutin proportionnels à la représentativité des différents courants d’opinion et partis politiques qui les représentent, c’est aussi Introduire dans toutes les assemblées un quota de citoyens tirés au sort un peu comme dans cours d’assises, ainsi que diverses mesures qui sont à prendre pour moraliser la vie publique, ce qui passe aussi par la fin d’un système de consanguinité avec le monde des affaires. Mais Il y a au visage de la démocratie Française des furoncles qui font de notre pays l’un des moins démocratiques d’Europe et qu’il faut extraire le plus rapidement possible si nous voulons éviter une cancérisation générale de notre société. 

La double fonction, de fait, de chef de l’Etat et de chef de l’exécutif du Président de la République, l’un de ces furoncles qui défigure le visage de la démocratie. Une exception en Europe.

La Ve République échappe aux typologies classiques des différents régimes démocratiques. L’élection au suffrage universel fait du Président de la république le moteur du système et il apparaît ainsi accumuler tous les pouvoirs. Son élection fige surtout la vie politique Française pour laquelle, les partis politiques sont réduits à une fonction permanente « d’écurie Présidentielle ». Son rôle s’est d’ailleurs accru avec le quinquennat, dont l’élection précède le renouvellement de chaque législature et sauf cohabitation très improbable dans ces conditions, avec une assemblée « godillot » il est à la fois chef de l’Etat et chef de l’exécutif, c’est un avatar de la démocratie Française. Même en cas de cohabitation, il conserve un pouvoir de décision autonome dans les affaires relevant du « domaine réservé » avec des prérogatives plus importantes en matière diplomatique et militaire. Il conserve également la présidence du conseil des ministres et le pouvoir de nomination des fonctionnaires civils et militaires de l’État. L’usage a également reconnu au président un droit de regard sur l’ordre du jour des sessions extraordinaires des assemblées parlementaires. Ces pouvoirs importants du chef de l’État dans les périodes de cohabitation n’ont aucun équivalent dans un régime parlementaire.

 Si quelques-uns des pouvoirs de l’exécutif, et non les moindres, recoupent toutefois ceux du Premier ministre, on sait que la pratique gouvernementale a presque toujours créé une distorsion au détriment de ce dernier, le réduisant trop souvent à la fonction d'arbre de transmission impeccable des volontés élyséennes. En cas de désaccord, les exemples sont légions, le Président a tout loisir de le congédier, ainsi que par ailleurs le Gouvernement. Le chef de l’État a ainsi exigé à plusieurs reprises la démission du gouvernement sans que l’Assemblée nationale n’ait pour autant adoptée de motion de censure. Ce fut le cas pour la démission de Michel DEBRE en avril 1962, celle de Jacques CHABAN - DELMAS en juillet 1972, celle de Pierre MAUROY en juillet 1984, celle de Michel ROCARD en mai 1991 et celle d’Édith CRESSON en avril 1992 ou Jean-Marc AYRAULT le 31 Mars 2014. Cette responsabilité du Gouvernement essentiellement devant le chef de l’État constitue l’une des caractéristiques du fonctionnement de la Ve République. Une exception en Europe qui fait de la France l’un des pays les moins démocratiques.

L’introduction des primaires, comme nouvel usage pour  » sélectionner » une candidature à l’élection Présidentielle n’est qu’un simulacre de démocratie de plus

Avec l’introduction des primaires, comme nouvel usage par les principaux partis politiques pour » sélectionner » une candidature à l’élection Présidentielle, sous couvert d’élargir au delà de son parti ou mouvement, le choix du candidat ou candidate qui sera sélectionné(e) relève au fond d’une hypocrisie politique de plus. Quelle que soit la formule d’élargissement de l’électorat à Gauche ou à Droite que va choisir le parti ou coalition de partis, celui ou celle qui aura en final les « préférences » de l’électorat concerné, Sera généralement « l’apparatchik » qui maîtrise le mieux le parti dominant dans lequel il ou elle a su tresser les liens utiles, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur, en particulier avec certains lobbys et les médias les plus influents. Mais l’importance des liens tissés à l’extérieur est surtout vrai pour les deux principaux partis, dont sera issu le, ou la futur(e) Président(e). Pour les autres, c’est essentiellement à l’intérieur du parti le plus important, en cas de coalition, que la partie se joue entre les concurrents, y compris pour monnayer leur soutien au second tour de ces primaires auprès des candidats finalistes….

Le problème, si l’on ne changeait rien, c’est le risque accru de confier les clés d’un pouvoir politique « puissant », que confère la Constitution de la Ve République, à un(e) « politicien(e) » sans envergure et dont les convictions politiques se résumeraient à un opportunisme de circonstance, imposé par les lobbys des puissances de la finance et du monde des affaires, relayés par les médias à leur service. Il est donc urgent de mettre un terme à cette situation.

Eliminer le furoncle que représente l’élection Présidentielle au suffrage universel direct pour rétablir le fonctionnement normal de la République et la démocratie parlementaire

A l’instar des autres Démocraties Européennes, le Président de la République doit être le chef de l’Etat et ses pouvoirs recentrés uniquement sur cette fonction. En aucun cas il ne doit pouvoir la cumuler ou empiéter sur celle du chef de l’exécutif, dont la désignation doit relever du parlement. Pour rétablir un fonctionnement normal et réellement démocratique d’une nouvelle République, les actuels articles de la Constitution de 1958 qui traitent du Président de la République doivent faire l’objet d’une nouvelle rédaction, de manière à préciser qu’à l’issue de chaque élection législative, le Président de la République ne sera plus élu au suffrage universel direct, mais au suffrage universel indirect par un collège électoral des élus territoriaux et des parlementaires pour une durée de cinq ans, éventuellement 7 ans non renouvelables. Ainsi, il sera de fait relégué dans la seule fonction conforme à la mission d’un chef de l’Etat et n’interviendra pas dans l’exécutif qui sera de la seule compétence du Gouvernement responsable devant la représentation Nationale (Députés). Seule L’assemblée Nationale serait habilitée à sa dissolution éventuelle, dès lors que le Gouvernement n’aurait plus de majorité pour appliquer tout ou partie de son programme.

Replacer le Président de la république dans son seul rôle de chef de l’Etat ne doit plus lui permettre de décider le remplacement du premier Ministre et du Gouvernement ou de la dissolution de l’assemblée Nationale, ainsi d’une d’intervention militaire à l’étranger. Aujourd’hui, pour une intervention militaire, c’est lui qui décide sans consultation préalable de l’Assemblée Nationale. Sur proposition du gouvernement, c’est à l’assemblée Nationale, après débat et vote, de décider d’une intervention militaire à l’étranger et non comme c’est le cas aujourd’hui par un Gouvernement qui dépend du bon vouloir du Président de la république et qui de plus n’informe l’assemblée Nationale seulement sur proposition du gouvernement trois jours après le début de l’intervention

Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, ce n’est pas au Président de la République de concentrer tous les pouvoirs, mais au Premier Ministre de prendre les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Président de l’Assemblée Nationale ainsi que du Conseil Constitutionnel et accord pour une durée déterminée de l’assemblée nationale qui doit pouvoir à tout moment y mettre un terme.

Si l’on ne remet pas en cause les » puissants « pouvoirs du Président de la République, ce n’est pas un retour au septennat avec un seul mandat comme certains le suggèrent, au prétexte que le décalage entre l’élection Présidentielle et l’élection législative permettrait de rétablir l’équilibre des pouvoirs entre le Président et le parlement qui changeront quoi que ce soit. Si des prérogatives, telles que celle de pouvoir exiger la démission du premier Ministre et du Gouvernement, le droit de dissoudre l’Assemblée Nationale ou exercer seul tous les pouvoirs dans certaines circonstances, ne lui sont pas retirées, le parlement avec le gouvernement continueront à jouer un rôle secondaire.

Le cumul de mandats, autre furoncle au visage de la démocratie Française

Le cumul des mandats reste un enjeu majeur et récurrent du débat politique, mais également un tabou. Le 22 Janvier 2014 le parlement a bien voté l'interdiction du cumul de mandats. Mais s’il interdit le cumul de fonctions exécutives locales (Maire, Président ou vice Président de Département, Régions) avec le mandat de député ou de sénateur, ainsi que le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen, les nouvelles dispositions entreront en vigueur au 31 mars 2017. Si ces deux projets de loi vont dans le bon sens, ils restent toutefois très insuffisants, car ils n’interdisent pas totalement tout cumul de mandats.

A noter que 84 % des députés cumulent les fonctions électives, dont 58% des députés et 59% des sénateurs détiennent également une fonction exécutive locale, sans compter tous les élus locaux qui cumulent plusieurs mandats de Maire, Conseillers généraux ou Régionaux, Président ou vice Président d’intercommunalité …

Le cumul des mandats est une plaie pour notre démocratie, cette pratique, contribue à la mise en place progressive d’un système d’inspiration aristocratique et dynastique qui mine notre république. C'est l'invention progressive d’un corps constitué, d’un groupe distinct de femmes et surtout d’hommes, parfois de familles, qui font profession de politique. Le cumul en est la clé de voûte dans la mesure où il réduit d’autant le nombre de mandats accessibles aux citoyens qui veulent s’engager. On peut également s’interroger sur le fait que quelques grandes écoles, ou quelques professions seulement, fournissent l’essentiel des élites politiques françaises... Les avocats, les médecins, voire des chefs d’entreprises sont à ce point mieux représentés que les artisans, commerçants, agriculteurs, ouvriers, employés, enseignants du primaire et du secondaire, infirmièr(e)s etc.

Comment s’étonner dès lors que l’électorat populaire se sente coupé des élus dans lesquels il ne se reconnaît pas ? Les votes de rejet et les taux d’abstention qui battent des records à chaque élection sont là pour nous le rappeler. Si le bien public est une vocation, la politique n’est pas une « carrière ». Le cumul des mandats, avec les effets de cour, les facilités du pouvoir et de l’argent public sont des dangers contre lesquels il convient de mettre définitivement un terme sans autoriser la moindre dérogation. Ce qui veut dire qu’il n’est pas possible de cumuler deux mandats de quelque niveau que ce soit, même avec celui de modeste Conseiller Municipal de village. 

Interdire tout cumul des mandats améliorerait incontestablement le renouvellement du personnel politique, toutefois il faut aller au-delà en interdisant qu’au cours d’une vie publique l’on ne puisse exercer plus de deux fois le même mandat. Pour tous les mandats la durée ne doit par ailleurs pas excéder cinq ans.

Le système Bicaméral, encore un autre furoncle au visage de la démocratie

Nous n’avons plus besoin d’un système « Bicaméral » il faut supprimer le Sénat. Promulguée le 4 octobre 1958, la constitution de la Ve République confère au Sénat un rôle éminent dans les institutions. L'universitaire constitutionnaliste et ancien sénateur (1959 - 1971) Marcel PRELOT (1898 - 1972) n'hésitait, d'ailleurs pas, à parler de « République sénatoriale ». Le président du Sénat devient le deuxième personnage de l'Etat et assure l'intérim de la présidence de la République.

La France n’a, par ailleurs, plus besoin d’un système Bicaméral. On peut noter que 75% des lois sont dictées par l’Europe, ce qui signifie qu’en France, la suppression du Sénat ne poserait aucun problème sur le plan législatif. D’autant que dans le cadre des navettes entre l’Assemblée nationale et le Sénat pour l’adoption de projets ou propositions de loi, en cas de désaccord, c’est l’Assemblée Nationale qui seule décide de l’application ou non de la loi. En cas de désaccord prolongé sur un texte, le gouvernement peut confier aux députés le soin de trancher. Quant à la responsabilité du gouvernement devant la Haute Assemblée, la Constitution prévoit simplement que « le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat l'approbation d'une déclaration de politique générale ».

Le Sénat, Cette assemblée du 19° siècle est désormais obsolète. Déjà En 1969, le Général de Gaulle avait soumis à référendum un double projet de réforme des régions et du Sénat. Outre les collectivités territoriales qui éliraient cent soixante-treize sénateurs, le Sénat représenterait désormais l'activité sociale, économique et culturelle du pays, avec cent quarante-six sénateurs désignés. Mais surtout, le projet aurait ôté toute attribution législative et tout droit de contrôle du gouvernement par le Sénat, il en aurait fait une simple Chambre consultative. De plus, il aurait retiré au président du Sénat, au profit du Premier ministre, l'intérim de la présidence de la République.

L'opposition est très vive chez les élus locaux comme au Sénat, où le nouveau président, Alain Poher, prend la tête du combat pour le « non » au référendum. Les résultats de la consultation d'avril 1969 lui donnent raison. Par 52,41% des suffrages exprimés, les réformes proposées sont rejetées

46 ans plus tard, en 2015 Claude BARTOLONE président de l’Assemblée Nationale se dit favorable à sa suppression et reprend la proposition du Général de Gaulle de fusionner le Sénat avec le Conseil économique et Social…Une assemblée consultative avec des citoyens désignés, ce qui est le cas du Conseil économique et social, avec des citoyens élus, le fussent-ils indirectement ne me semble pas très rationnel.

Supprimer le système « bicaméral », en renforçant la démocratie parlementaire de l’Assemblée Nationale, implique une suppression pure et simple du Sénat. Un système monocaméral suffit amplement

A noter qu’un sénateur coûte près d'un million d'euros aux contribuables, ce qui revient à 350 millions d'euros par an pour le budget du Sénat qui gère par ailleurs une réserve de 1, 5 milliards d'euros. Près de 90 % des dépenses du Sénat consistent en des dépenses de personnel : indemnités parlementaires des 348 sénateurs, plus traitements et primes de leurs collaborateurs. Pour rompre avec l’opacité qui faisait partie des usages de cette assemblée, en 2013, pour la première fois, les comptes ont été certifiés par la Cour des comptes. « Mais cela ne veut pas dire que le Sénat est bien géré, simplement qu’il respecte les règles comptables » fait observer l’un des magistrats de la Cour…

Extraire également le furoncle de l’inégalité des citoyens avec les politiques devant la justice

Pour l’égalité de traitement devant la justice de tous les citoyens, il ne doit pas y avoir d’exceptions pour les représentants des citoyens, élus territoriaux, parlementaires, Ministres, président de la républiqueSi Aucun élu, en particulier les membre du Parlement ou le Président de la République, ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions, votes ou décision émis par lui dans l'exercice de ses fonctions, il ne saurait bénéficier d’une quelconque immunité, en matière criminelle ou correctionnelle, l’actuel article 26 de la Constitution devra être expurgé pour tenir compte de ce principe.

Tout élu condamné, par ailleurs, pour un délit commis dans l’exercice et en rapport avec son mandat doit être inéligible à vie. Cela doit faire l’objet d’une inscription dans un nouveau projet de constitution.

 



21 réactions


  • Hecetuye howahkan howahkan 10 octobre 2016 12:55

    Salut démocratie , mot vide....manipulateur, illusoire....

    dans un tel système seul le truand violent et subtil parfois gagne...

    car voter pour un chef, donc accepter de ne plus exister, donne ce résultat..alors que en fait on ne vote pas pour un collectif en paix mais pour sa gueule donc pour celui qui va me dire que j’aurais plus que les autres, ce vote est génialement créé et orchestré par les parasites voleurs du vrai travail..qui font croire à chacun que lui est génial et donc mérite plus, condition de base pour démarrer la tonte du mouton car ils vont tous se battre entre eux tout en produisant tout..le voleur arrive peinard et hop ......relisez le corbeau et le renard

    Maître Corbeau, sur un arbre perché,
    Tenait en son bec un fromage.
    Maître Renard, par l’odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    « Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
    A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
    Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
    Le Corbeau, honteux et confus,
    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

    En Grèce démocrate seuls les édiles votaient, les parasites donc, le vrai travailleur lui était esclave..une de leur première action fut de suicider Socrate tout en disant après euh !! on s’est trompé ,excusez nous Mr Socrate

    ce mot est a jeter à la poubelle , car c’est un piège a con....il ne dit rien du tout...mais comme notre conditionnement marche très bien alors dans nos cerveaux il résonne comme ceci..démocratie !! = bien...

    russie ! = pas bien...etc


  • Verdi Verdi 10 octobre 2016 13:36

    Bonjour Daniel Martin,

    Un diagnostic que je partage. 

    Je suis globalement d’accord avec les remèdes pour supprimer les furoncles qui obstruent la vie politique française. Je suis en particulier absolument contre le maintien du bicamérisme et donc fervent partisan de la suppression du Sénat, mais pas seulement, il faut également supprimer le Conseil Economique et Social et les parasites provinciaux que sont les Conseils Départementaux.

    J’ajoute qu’il me paraît non moins essentiel d’instaurer le principe de la souveraineté populaire, par l’institution du mandat impératif -responsabilité personnelle de l’élu devant ses électeurs- qui doit remplacer le principe de la souveraineté nationale et son mandat représentatif, les partis politiques n’étant qu’un trompe-l’oeil de la démocratie. 


  • Piere CHALORY Piere CHALORY 10 octobre 2016 14:12

    Merci pour cet article clair sur les causes profondes de l’état de délabrement de la Vème ’république’


    Ce simple paragraphe résume parfaitement la réalité présente :

    ’’Le problème, si l’on ne changeait rien, c’est le risque accru de confier les clés d’un pouvoir politique « puissant », que confère la Constitution de la Ve République, à un(e) « politicien(e) » sans envergure et dont les convictions politiques se résumeraient à un opportunisme de circonstance, imposé par les lobbys des puissances de la finance et du monde des affaires, relayés par les médias à leur service. Il est donc urgent de mettre un terme à cette situation.



    • epicure 10 octobre 2016 15:46

      @Piere CHALORY

      il parle pas de hollande dans ce passage ?


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 10 octobre 2016 16:02

      @epicure


      ça y ressemble en effet, et on peut aussi ajouter le (les ?) précédents, plus l’ensemble des prétendants au ’titre’, particulièrement ceux de la mouvance allant de la pseudo gauche au pouvoir à la droite dite ’républicaine’...

    • kako 11 octobre 2016 05:17

      @epicure
      Seulement de Hollande ? Et aussi de l’homme aux talonnettes !


    • epicure 11 octobre 2016 22:04

      @kako

      oui bien sûr tu as raison.
      Mais hollande correspond encore mieux que sarko, car il n’a aucune boussole politique, malgré ses prétentions avant élections.


  • Abou Antoun Abou Antoun 10 octobre 2016 14:18

    ’Le problème, si l’on ne changeait rien, c’est le risque accru de confier les clés d’un pouvoir politique « puissant », que confère la Constitution de la Ve République, à un(e) « politicien(e) » sans envergure et dont les convictions politiques se résumeraient à un opportunisme de circonstance
    Cela ne s’est déjà-t-il pas produit ? et pas qu’une fois.


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 10 octobre 2016 14:30

      @Abou Antoun


      Effectivement, il semble que ça fasse long temps que ça se passe comme ça chez la France, raison de plus pour mettre un terme à cet état de fait.

      Mais ça sera pas facile !

      ça me rappelle le sketch de Coluche :

      ’’Dieu a dit : il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits ; et tous seront égaux... Mais ça sera pas facile ! ’’

      Dieu a même ajouté : ’’et pour les petits, noirs et moches, ça sera très dur !’’




  • non667 10 octobre 2016 14:52

    constat évident on n’est pas en démocratie mais sous la dictature du N.O.M. du front ripoublicain !

     concrètement il n’y a que 2 façon pour en sortir :
    - la révolution sachant qu’elle ne peut être menée /initiée que par des puissants qui justement n’en veulent pas et qui la détourne a leur profit (1789, Libye, Syrie , ) au détriment du peuple . donc fausse solution a exclure (taktak ,jaja ......) .
    - concrètement et au plus tôt (d’urgence ) voter fn car le ref. init . pop. est dans son programme et que pour lui ce sera la seule façon de rester au pouvoir face au front ripoublicain qui chassé par la porte des urnes cherchera à rentrer par la fenêtre de la rue .


    • doctorix doctorix 10 octobre 2016 19:35

      @non667

      Ca ne se produira pas, mais j’aimerais, juste pour deux ou trois mois, que le FN soit au pouvoir, afin que ses admirateurs retombent les pieds sur terre en constatant que toutes ses promesses étaient un mélange de mensonge et de démagogie.
      Il ne faudrait pas longtemps pour qu’ils soient définitivement vaccinés contre ce vaste foutage de gueule qu’est le programme du FN.
      Y en a marre de lire et relire l’éloge d’un parti qui a dit tout et son contraire.
      On ne le saura pas, puisque ce parti est un parti leurre, juste destiné à fausser le choix entre deux partis pourris, et qui n’a aucune vocation ou qualité pour diriger un pays.
      La Révolution reste la seule option, mais les sans-dents ont encore trop de dents pour l’instant.
      Attendons.

    • non667 11 octobre 2016 14:24

      @doctorix
      afin que ses admirateurs retombent les pieds sur terre en constatant que toutes ses promesses étaient un mélange de mensonge et de démagogie.

      moi je ne lui en demande pas tant !

      je lui demande rien que du gratuit comme elle l’a promis :

      - l’instauration du référendum d’initiative populaire càd. la démocratie non truquée

      - la primauté du référendum sur tout autres votes càd. qu’un vote réferendaire ne peut être annulé que par un vote référendaire a score supérieur

      - suppression du droit du sol (rétroactif ) rétablissement du droit du sang 

      - suppression du droit d’asile et de toute aide aux immigrés clandestin , de la double nationalité 

      - restauration de la peine de mort

      - récupération du droit de battre monnaie (annulation de la loi giscard-pompidou- Rothschild )

      - rétablissement des frontières,droits de douane

      - sorti de l’otan rapprochement d’avec la russie

      - suppression des lois liberticides ( gayssot .......,adopie )

      - mise en place de la proportionnelle maxi tout en gardant le scrutin majoritaire mais au mini (genre municipale pour les législatives )

      - suppression du sénat
      —ramener le nb de député a 100
      .....

      - voila pour les 100 1° jours
      le reste à échéance suivant la volonté du peuple

      quand a vos critique de son programme tiré directement du front ripoublicain il ne peut être pire que celui que nous subissons depuis 45 ans ! 5.000.000 de chômeurs , 2000 milliards de dettes ,assassinats de policiers par la maffia de la drogue .......


    • gimo 11 octobre 2016 15:45

      @non667
      suppression du droit du sol (rétroactif ) rétablissement du droit du sang 
        SI apres analyse A.D.N  de TON « 100 » sang est d’origine italien tu retourne a NAPLE  ??
      merci de repondre


  • epicure 10 octobre 2016 15:52

    "
    On peut également s’interroger sur le fait que quelques grandes écoles, ou quelques professions seulement, fournissent l’essentiel des élites politiques françaises... Les avocats, les médecins, voire des chefs d’entreprises sont à ce point mieux représentés que les artisans, commerçants, agriculteurs, ouvriers, employés, enseignants du primaire et du secondaire, infirmièr(e)s etc.
    "

    Oui ceci explique notamment le grand écart entre le résultat du référendum de 2005 et le vote des élus pour la traitrise de Lisbonne. Ce sont des catégories bourgeoises plus favorables à l’Europe actuelle, que les employés, ouvriers etc... représentant la majorité de la population.


  • Algérien (---.---.120.185) 10 octobre 2016 16:11

     Le PS est une léproserie à lui tout seul ! Regardez comment Poutine apprend à « Moi, président » ce que c’est que de chercher la paix « avec les dents » comme disait l’autre

    Ou encore comment Hillary Clinton a reçu le boomerang de s propos obscènes de Trump dans la figure ! En voulant jouer avec le sexe porno( une affaire de famille) elle a été mise sur la défensive, comme sur les « crimes de guerre », elle ne sait même plus faire la différence entre l’action en cours et les projets des USA : révélation sur la manipulation des Kurdes à l’avenir.
    La cerise sur le gâteau, l’allusion à Lincoln !
    Hier soir, on attendu deux amateurs parler de l’avenir : Hollande en Mamamouchi d’Obama et Hillary la folle qui mélange les attaques en dessous de la ceinture et l’avenir de la planète : a
     près, elle pouurra utiliser un mouchoir sorti d’une manche pour s’essuyer la bouche Cette raied’Hollande est la quintessence des hommes politiques français incapables de faire vivre la démocratie

  • Attilax Attilax 10 octobre 2016 18:17
    « Vie politique Française, toujours les mêmes furoncles au visage de la démocratie »
    « ... de la République » ce serait mieux. On n’a jamais été une démocratie, désolé de vous l’apprendre. C’est pour ça que vous êtes obligé de rajouter « parlementaire » ou « représentative », le mot tout court ne colle évidemment pas à la réalité...

  • Jeekes Jeekes 10 octobre 2016 20:01

    C’est incantatoire ; il faut, il faut, il faut !


    Mais ils veulent pas M’sieur, non, ils veulent pas...



    • gimo 11 octobre 2016 10:46

      @Jeekes reflex débile qui en dit long sur ce probleme
       haaa ........ cher monsieur alors vous attendez que les voleurs vous donnent la permission de faire
      le probl c’est que  il y a bep de faux culs et trouillares peureux ... point barre
       la démocratie ça ce mérite ça ce prend et non demander si ils le veulent 
       pour ça il faut des couille et etre un vrais homme non une lavette les voleurs politiques ont becop de chance d avoir de laches ils sont
      traquilles pour le moment


  • Karl Civis 11 octobre 2016 09:23

    Je ne saurais trop conseiller à ceux qui veulent prendre du recul par rapport au matraquage politico-médiatique de lire « Le parloir de la nation. Errances au pays des incertitudes démocratiques ». 

    Voir infos sur le blog http://karlcivis.blog.lemonde.fr/

  • yvon 74 (---.---.125.230) 12 octobre 2016 11:16

    j ai quitté en tant que retraité la FRANCE pays qui possède au monde le plus d élus, qui augmentent leurs prérogatives au détriment du bien être du peuple. je vis en ESPAGNE pays ou le SMIC est de moitié à celui dela FRANCE mais ou on paie beaucoup moins . les gens ic i vivent heureux


    • gimo 12 octobre 2016 12:19

      @yvon 74
       bravo la France est pourrie par les imbeciles qui vote pour des truants politique c’est pourquoi tant éluts voleurs la faute....à qui........ a ceux qui aiment le vot vot vote jeu pour ’imbeciles rien dans le citron


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