mardi 23 mars - par Emile Mourey

Islamisme. À mes camarades généraux, anciens combattants d’AFN, exprimez-vous...

 Reprise d'un ancien article. Mon curriculum vitae : vingt-cinq ans de services militaires, cinq ans de campagne, légion d'honneur, mérite national, valeur militaire, j'ai eu la chance de pouvoir ramener mes harkis en France. Lieutenant-colonel d'active, proposition au grade de colonel dans les réserves à laquelle je n'ai pas donné suite, je suis d'origine saint-cyrienne, auteur de sept ouvrages auto-édités sur les origines de notre Histoire. Encouragé par plusieurs lettres de Mme Claudie Haigneré, ministre délégué à la Recherche, gouvernement Raffarin, je lui ai adressé par lettre écrite en date du 11/02/2004, mon ouvrage sur Mahomet... sans réponse de son successeur - gouvernement Raffarin. Je l'ai proposé sous le titre "Le Prophète au visage voilé", à diverses maisons d'édition qui font confiance à des comités de lecture d'historiens et d'archéologues en cour qui s'entêtent à situer Bibracte au mont Beuvray... sans succès. 

Concernant les textes musulmans, j'ai montré que leurs auteurs en avaient donné la clef de lecture dans certains passages, notamment lors du siège de Médine, les femmes de Mahomet y étant présentées clairement comme des troupes militaires, à condition de bien traduire le texte. Le Coran ? Il faudrait peut-être commencer par le traduire correctement..

Camarades généraux (de ma promotion et des suivantes) nous ne sommes plus au temps des guerres classiques ! Vous avez connu, comme moi, la problématique des conflits dits subversifs. Vous devriez être conscients, comme moi, qu'il faut traiter le problème à la source - à la source de l'idéologie islamiste. Il s'agit de l'interprétation des textes fondateurs. Dites-le au Président de la République comme je l'ai fait à ses ministres, hélas sans succès ! Nos théologiens s'égarent. Nos intellectuels ont failli. Notre université s'embrouille. Je veux l'écrire ici, haut et fort : ce n'est pas par des discours creux et de circonstance qu'on règlera le problème. Il faut remonter à la source. Il faut réinterpréter la Sîra. Il faut retraduire correctement le Coran. Il faut le comprendre en le replaçant dans son contexte. 

Il faudra ensuite que cette plus juste lecture s'impose au secteur public, au monde de l'édition, à celui des écoles et à celui des prisons... Pour rééduquer les égarés, pour sauver les générations futures, c'est la solution radicale et je n'en vois pas d'autre. 

Bien sûr que cela ne peut pas se faire, de but en blanc. Cela se joue au sein des populations, et nos armes, ce sont les médias, si elles le veulent bien.

À part Agoravox, quelles sont les médias qui s'intéressent à cette opération salutaire ? Combien de commentateurs sont-ils venus sur le fil de mes derniers articles ? Une infime minorité ! Dans les récents débats télévisés, a-t-on évoqué la question des sources ? Une seule voix s'est élevée dans ce sens : celle de M. Pascal Bruckner, et son propos était très clair : le mal se trouve dans l'esprit des islamistes, dans l'interprétation des textes musulmans qu'en fait DAECH, interprétation, ni vraiment démentie, ni clairement condamnée, faute d'argumentateurs avertis. Mais je crains que M. Bruckner se trompe en pensant que la réforme de l'islam pourrait venir de l'Académie du Caire.

Il me revient à l'esprit la critique d'un commentateur musulman qui voulait me ridiculiser en me demandant si j'avais tenu la chandelle pendant les relations intimes du Prophète. Il faut être bien naïf pour ne pas deviner que les femmes du Prophète étaient, en réalité, des troupes militaires. Chaque soir et à tour de rôle, le Prophète les visitait (dans leurs casernements) et y passait la nuit pour des questions de sécurité. Par ailleurs, il est absurde de penser qu'il ait eu des relations sexuelles avec un enfant de sept ans. Aïcha était, en réalité, une troupe militaire mise sur pied par Abou Becker, une troupe militaire de sept ans d'âge qu'Abou Becker avait donnée à Mahomet.

Qu'on invite sur le plateau les mollahs radicaux, pour qu'ils y défendent leurs convictions et qu'ils s'y ridiculisent ! Plus que les armes, c'est le Ridicule qui tuera nos adversaires.

Qu'on invite sur le plateau la jeune convertie pour qu'elle nous explique comment on peut monter au ciel d'Allah après avoir égorgé un "mécréant" (non-musulman) pour effacer ses turpitudes ?

Quant à la mort du Prophète que Tabari relate sur plusieurs pages, c'est un étonnant récit poétisé. Il ne s'agit pas de la mort d'un homme ordinaire. Mahomet n'existait qu'en tant que conseil. Cette agonie est celle d'un conseil aux prises avec les difficultés d'une fin de règne, avec des hauts et des bas, des accès de fièvre et des retours de santé, jusqu'à sa dissolution.

Ce conseil Mahomet n'a jamais voulu porter la guerre au dehors de l'Arabie. Reconnaissant à l'Occident la primauté de s'être donné des Apôtres, véritable chef de guerre bien que parfois contesté, son oeuvre est d'avoir réalisé l'unité politique du Hedjaz en y imposant la pratique d'une seule religion, modèle pour ses voisins d'Arabie.

Ce sont ses grands disciples qui, dans la suite de son enseignement, se sont lancés dans les grandes conquêtes militaires qui ont suivi sa mort. Ironie de l'Histoire, ce sont les disciples qui ont tué Mahomet en faisant éclater le conseil qui les liait les uns aux autres.

Et voilà comment est née cette mortelle utopie dont Mahomet ne voulait pas, qui veut étendre au monde entier un système de croyances qui n'était prévu, au départ, que pour l'Arabie et que pour un VII ème siècle aujourd'hui bien lointain.

Reste l'intérêt qu'il y a à comprendre ce que les auteurs des textes fondateurs musulmans ont voulu dire.

Ces rédacteurs étaient cultivés, connaissant les textes anciens et disposant de bibliothèques monastiques. J'ai fait l'hypothèse raisonnable qu'il s'agissait du monastère de Ba Hira, à Bosra. On y voit encore des fresques représentant l'ange Gabriel, celui qui inspirait le Prophète (lorsque Gabriel lui parlait, il faut comprendre que c'était, en réalité, le monastère qui lui envoyait ses instructions). Ces auteurs ont cherché à écrire leur histoire comme il leur semblait que leurs prédécesseurs avaient écrite la leur... avec un sens littéral apparent pour les simples, un sens caché pour les intelligents. Aveugles que nous sommes qui ne voulons toujours pas comprendre que les brebis bêlantes d'Abraham étaient en réalité les soldats d'une troupe militaire mercenaire chargée de maintenir l'ordre égyptien en pays de Canaan ! et cela, sous les ordres d'un chef, Abraham, un conseil de prêtres.

J'irai même jusqu'à penser que ces rédacteurs se sont parfois amusés à abuser de la crédulité de leurs lecteurs jusqu'à l'absurde sans que ceux-ci s'en rendent compte. C'est ainsi qu'avant de s'emparer de La Mecque, Mahomet se trouva glorifié comme un héros antique, ses disciples recueillant jusqu'à sa salive quand il crachait (Tabari, page 145)... la salive d'un conseil. Il faut vraiment être con pour ne pas comprendre l'ironie du propos.

Bref, il s'agit d'un style d'écriture qui remonte à la nuit des temps bibllques avec les allégories de la création du monde et du péché originet. Une écriture qui, en l'absence d'une législation détaillée, servait de guide au peuple, avec, en épée de Damoclès, la terrible menace du jugement dernier.

Que les théologiens de l'islam viennent sur le plateau pour nous expliquer ce double langage !

Le Mahomet de la Mecque s'élèvait, certes, contre les pratiques idolâtres (sourate 6) mais, dans un premier temps, il ne condamnait ses adversaires qu'à l'enfer.

Après la mort d'Abou Thalib, les persécutions redoublèrent contre lui et ses disciples. On lui lançait des pierres ; on lui recouvrait la tête de boue. Un jour, alors qu'il faisait sa prière dans la mosquée, les persécuteurs lui versèrent sur la tête une grande quantité de terre. Ses longs cheveux, sa tête, ses joues, ses épaules furent entièrement recouverts (Tabari page 96).... Que doit comprendre le lecteur ? Qu'en réalité, Mahomet est mort, lapidé et enterré ? De retour à sa maison, une de ses filles, en lui nettoyant la tête (toilette funéraire ?) pleura (des pleureuses accompagnant la levée du corps ?). Le Prophète (mort) lui dit : ne pleure pas ! Ces choses-là arrivent quand on perd ses parents et ses oncles (Tabari, page 96).

Accablé d'injures, d'outrages et de misères pendant encore deux ans, Mahomet (ressuscité ?) partit pour Taïf. Il y a entre Taïf et La Mecque, trois journées de marche (Tabari, page 97). Trois jours, n'est-ce pas le temps qu'il faut pour une résurrection ? N'est-il pas écrit qu'ils tueront le Fils de l'Homme, mais qu'une fois tué, trois jours après, il ressusciterait ? (Marc 9, 31). Mahomet se présenta aux portes de Tâïf pour y demander l'hospitalité, comme un pauvre. Il y avait non loin de là une vigne (Tabari, page 98). Un esclave s'approcha de Mahomet, un plat de raisins à la main... Le Prophète en détacha un grain (modération fiscale) et, le mettant dans sa bouche, il dit : « Au nom de Dieu ! »... L'esclave s'exclama : « Quel est le mot que tu viens de prononcer ? Il y a longtemps que je ne l'ai pas entendu… depuis que j'ai quitté ma patrie de Ninive. » Mahomet lui répondit : « Ninive est la ville de mon frère Jonas ; Jonas était un prophète et tous les prophètes sont frères. » Symbole de la résurrection, Jonas est le prophète qui, après avoir été avalé par la baleine, fut recraché trois jours après.
 — Qui es-tu ? interrogea l'esclave. Mahomet répondit : Je suis Mohamed et Ahmed (c'est-à-dire le Mahomet qui est venu et le Mahomet qui vient). — Es-tu celui dont parle l'Évangile ? Il y est dit que Dieu t'enverra aux habitants de La Mecque, que ceux-ci te chasseront, que tu reviendras pour les soumettre et pour établir sur eux ta religion (Tabari, page 97 à 99).... Un Mahomet/conseil.

La sourate de la vache, sourate 2, marque le passage du Mahomet pacifique de la Mecque au Mahomet guerrier de Médine.

Constatant l'échec de la prédication du Mahomet de la Mecque, le nouveau Mahomet de Médine dresse un long et sévère réquisitoire contre les idolâtres, les chrétiens et les juifs incrédules (verset 99). Ces incrédules ont refusé de croire au Coran, notamment les deux derniers, qualifiés plus précisément d'infidèles. Ils auraient dû l'accueillir puisqu'il confirmait leurs écritures (verset 83). S'ils vous attaquent, baignez-vous dans leur sang ! Telle est la récompense due aux infidèles (verset 187). Mais s'ils quittent l'erreur, le Seigneur est indulgent et miséricordieux (verset 188). Nous sommes à l'époque où le Mahomet deux, devenu guerrier, lance depuis Médine ses expéditions contre les caravanes mecquoises tout en appelant au soulèvement ses partisans restés sur place (Tabari, page125).

Ce Mahomet exhorte ses partisans restés à la Mecque à le rejoindre dans son exil (sourate 4, verset 101). Il durcit sa position contre les juifs et la modère à l'égard des chrétiens (sourate 5, verset 85).

La sourate 8, le butin, est un chant de victoire après la victoire musulmane de Beder sur les Koraïchites de La Mecque (Tabari, page 137).

Dieu avait dit à ses anges : encouragez les croyants, j'épouvanterai les impies... n'épargnez aucun d'eux (verset 12). Dieu vous montra en songe l'armée ennemie peu nombreuse. S'il vous l'eut fait paraître plus formidable, vous auriez perdu courage, et la discorde vous eût désunis... (verset 45)

Après cette victoire, ce Mahomet II s'est trouvé conforté dans sa nouvelle religion et dans son projet de réforme d'une société plus juste. Ô croyants ! obéissez à Dieu et à son apôtre ; ne vous écartez jamais de ce devoir ; Écoutez sa parole ! (verset 20). Juste rétribution, toujours selon lui, les biens des impies vaincus sont donnés aux vainqueurs comme une aumône de purification et d'expiation à cause de leur désobéissance... ceci pour la paix de leur âme... si Dieu, l'indulgent et le miséricordieux, le veut bien (sourate 9, versets 102 à 105).

Mais après le désastre d'Ohod, où, de toute évidence, ce deuxième Mahomet a trouvé la mort - Abou Sofyan l'a affirmé - le troisième Mahomet (ressuscité) se voit bien obligé de renouveler l'acte de foi. Il s'agit de la sourate 3. Il y réaffirme l'origine divine du Coran dans le prolongement du Pentateuque et de l'Évangile mais tout en admettant qu'il s'y trouve des versets allégoriques prêtant à interprétation (verset 5 ou 7 dans d'autres versions). Pour ne pas perdre la face, il rappelle la prodigieuse victoire de Beder de un contre deux que les musulmans avaient remportée avec le secours de Dieu (versets 11 ou 13, 119 à 122 ou 121 à 124). Il réaffirme l'unicité de Dieu (verset 55 ou 62) mais il tend la main aux juifs et aux chrétiens de bonne foi. ... Dis aux juifs et aux chrétiens : terminons nos différends, n'adorons qu'un Dieu, ne lui donnons point d'égal ; qu'aucun de vous n'ait d'autre Seigeur que lui. S'ils refusent d'obéir, dis-leur : vous rendrez témoignage que nous sommes croyants (verset 57 ou 64), c'est-à-dire des hommes de foi, ni idolâtres, ni incrédules, ni infidèles.

Après avoir rappelé la victoire de Beder, ce troisième Mahomet aborde le sujet délicat de la tragique défaite d'Ohod. Tout naturellement, il en rejette la responsabilité non pas sur Dieu mais sur les musulmans qui, après un premier engagement victorieux, avaient couru au butin permettant ainsi à Abou Sofyan de lancer une contre-attaque victorieuse. Dieu avait réalisé ses promesses quand vous poursuiviez vos ennemis défaits ; mais, écoutant les conseils de la lâcheté, vous disputâtes sur les ordres du Prophète (verset 145). Tandis que vous preniez la fuite en désordre, vous n'écoutiez plus sa voix qui vous rappelait au combat (verset 147 et Tabari page 189).

Pour répondre aux survivants qui, dans leurs folles pensées, prêtaient un mensonge à Dieu. Sont-ce là, disaient-ils, les promesses du Prophète ? Le Très-Haut serait-il l'auteur du désastre ? (verset 148), le verset suivant descendit du ciel : Dieu donne la vie et la mort. Il voit vos actions (verset 150). Puis : Dieu choisit les envoyés qu'il lui plaît (verset 174).

C'est ce troisième Mahomet qui, finalement, l'a emporté.

Cela commence par une bavure (Tabari, page 211). Le musulman Amrou avait tué, par erreur, deux ambassadeurs d'une tribu qui voulait se rallier. La tribu envoya un message au Prophète : « Ces ambassadeurs ont été tués par ton serviteur Amrou. Paye-nous le prix du sang ou prépare-toi à la guerre ! » Le Prophète répondit : « Vous avez raison. Je payerai le prix du sang ». Puis il décida que les juifs des forteresses voisines payeraient en application d'un traité. Dans ce traité, il n'était pas prévu qu'un juif paye pour la bavure d'un musulman, mais il était écrit qu'en cas de contestation, il fallait s'en remettre au Prophète. Mahomet décida qu'on commencerait par faire payer les juifs Beni Nahdir.

Le Prophète sortit de Médine et il assiégea leur forteresse (Tabari, page 214). Il ordonna de couper les dattiers. Les juifs criaient du haut des remparts : « Couper des arbres est un crime et Dieu ne peut ordonner des crimes de ce genre. » Allah l'a permis leur répondit-on (Sourate 59 v. 5). Au bout de onze jours, les Beni Nahdir capitulèrent. Ils furent autorisés à partir avec leurs femmes et leurs enfants, mais sans leurs biens. Dieu les donna au Prophète. Ce que Dieu a enlevé aux juifs dans les faubourgs de Médine, vous ne le donnerez pas aux riches mais au Prophète, à ses proches, aux émigrés, aux pauvres et aux orphelins (Sourate 59, v. 7).

Les Benî-Qoraïzha résistèrent 25 jours. Ils étaient 800. Le Prophète leur fit couper la tête (Tabari page 230). Holocauste réel ou symbolique ? Je ne sais pas. Aucun texte extérieur à l'islam en a fait mention, ce qui est très étonnant. À Beder, le Prophète reprochait à Ali son interrogatoire musclé ; à Kaïbar, il donne l'ordre qu'on continue la question jusqu'à ce que l'interrogé parle ou qu'il meure (Tabari, page 256)... images de guerre.

Image de paix retrouvée, entouré de 700 de ses hommes habillés de blanc comme des pénitents, Mahomet se rendit à la Mecque pour accomplir le pélerinage. Les Mecquois se soumirent.

 

Références : Tabari, Mohammed, sceau des prophètes, édition Sindbad, 1980. Le Koran, traduction par Savary, Éditions Garnier Frères, 1958. (les numéros de versets peuvent varier en fonction des éditions).

Nous sommes là à un moment de l'Histoire, une Histoire importante et intéressante, rapportée dans un langage étonnamment poétique, accessible à tout lecteur intelligent de bonne foi...

 

Emile Mourey, 22 mars 2021

 



25 réactions


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 23 mars 09:41

    Pourquoi vouloir traduire ou retraduire le Coran ?

    Les Musulmans le lisent en Arabe ! C’est un texte poétique qui ne se traduit pas, mais se récite, comme une ode antique.

    Traduire les épopées chantées par les aèdes n’a pas de sens. On peut seulement tenter de les analyser pour y trouver des éléments de chronologie ou démêler l’événement du mythe, mais on ne peut ressentire l’émtion et l’enthousisme que dans le rythme et dans le chant propice à provoque l’extase. Ce texte n’a rien de rationnel.

    « traduttore, traditore ».


    • DACH 23 mars 13:18

      @Séraphin Lampion=le meilleur moyen d’être aveugle et sourd si on ne fait pas ce travail comme EM.les sourates de Médine sont claires. leurs significations s’est concrétisées de l’Europe à l’Asie. au fil de 12 siècles !!!!


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 16:57

      @Séraphin Lampion

      Vous avez tout à fait raison. Les premiers musulmans étaient des juifs en voie de christianisation. Des gens intelligents qui ont vite compris que ce n’était pas les pères de l’Eglise, avec leurs savants sermons, qui pouvaient mobiliser les foules mais les lectionnaires que l’on faisait réciter en chantant à la foule inculte. Selon le philologue Christoph Luxenberg, le Coran serait, pour partie, dérivé d’un tel lectionnaire de psaumes en langue syriaque, plus précisément syro-araméenne.


  • Decouz 23 mars 10:50

    Selon ce que dit lui-même le Coran il y a des versets « pour ceux qui réfléchissent » au sens de pensée rationnelle analytique (fikr), des versets « pour ceux qui réfléchissent », mais dans un sens différent (aql), qui selon moi désigne soit la méditation, soit la saisie intuitive directe), il y a des versets « pour ceux qui écoutent » ou « pour ceux qui regardent », il s’agit du rapport direct de ces sens avec l’Intellect, on peut aussi le voir comme une approche esthétique, il y a des versets « pour ceux qui se souviennent » (il s’agit du dhikr, on peut le comprendre au sens platonicien de souvenir, ou dans le sens technique de répétition de versets ou de noms), il y a d’autres mentions comme « ceux qui croient » etc, juste pour dire que le Coran mentionne lui-même une diversité d’approches selon les êtres et leurs dispositions.

    Bien sur si il y a des effets auditifs propres à la langue arabe, comme cela existe dans toute langue, ces effets ne peuvent pas être rendus exactement en traduction.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 17:04

      @Decouz

      Les ignorants ne veulent y voir qu’un fouillis... un fouillis apparent. Ils ne savent pas que plus un texte est obscur, plus il est divin.


  • tashrin 23 mars 11:56

    Le Coran peut bien dire ce qu’il veut et ses lecteurs le comprendre comme ils veulent.

    Ca change pas le fait que ca n’est pas une source de droit en France


  • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 23 mars 12:08

    Monsieur MOUREY vous êtes le Mauro BIGLINO de l’ISLAM !

    https://www.babelio.com/auteur/Mauro-Biglino/311559


  • DACH 23 mars 13:21

    EM= Bravo pour votre démarche et ces rappels. L’effort de luciditéb appelle maintenant au courage....


  • SysATI 23 mars 14:02

    « Le Mahomet de la Mecque... »

    Monsieur,
     

    Mahomed n’ayant sans doute jamais existé, il n’a pas pu vivre à la Mecque.
    Par ailleurs, il est assez peu plausible que la Mecque elle même ait existé au 7eme siècle, surtout à 3 jours de marche du plus proche chemin caravanier et ce sans laisser aucune trace archéologique connue...

     

    L’islam est probablement « né » bien plus au nord, à Petra, et n’est sans doute pas la « création » d’un prophère sur sa montagne aidé de l’ange Gabriel mais par des sectes juives peuplant la région.
     

    La création de l’Islam ex-nihilo par un seul homme en Arabie est une invention pure et simple qui n’a aucun fondement historique, sinon selon le coran lui même. Qui a été (comme la bible) été écrit et réécrit pendant des siècles jusqu’à aboutir à sa version actuelle.

     

    Je vous conseille vivement visite de ce site qui explique tout ça bien mieux que moi...
     

    https://legrandsecretdelislam.com/


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 17:20

      @SysATI

      M. Odon Lafontaine veut reconvertir les musulmans à la foi chrétienne. C’est une utopie. L’Histoire ne peut marcher en marche arrière.


    • Montagnais Montagnais 23 mars 17:39

      @Emile Mourey

      Le grand plan nouveau, c’est la réconciliation des trois religions .. contre le culte à Mammon, qui a  vainement jusqu’ici  essayé de les détruire toutes les trois.

      NB : heureusement, somme toute, que l’Algérie n’est pas « Française » ! .. Isn’it ?

      Ceci étant, admiration pour votre érudition Emile ! et celle des commentateurs 


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 17:45

      @Montagnais

      Merci ! Vive la cavalerie !


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 23 mars 20:42

      @Emile Mourey
      M. Odon Lafontaine est sous influence US, malgré lui sans doute. Il ne fait que singer l’idéologie évangélique américaine.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 21:16

      @SysATI

      Comme l’écrit très justement Mme Chabby, La Mecque était un site mystique, lieu de réunion pour les caravanes. J’y vois, pour ma part, une colonie avancée de Médine dans le désert, un marché où des équipes de caravaniers se « louaient » auprès des tribus pour les encadrer et les protéger. J’en veux pour preuve la filiation du Prophète. Sachant que sa mère (tribu) était de Zurah, dans la région mecquoise, cela signifie que son père (conseil), originaire de Médine, est allé choisir dans cette tribu sept hommes pour en faire une équipe de caravaniers, Mahomet, une équipe de caravaniers dont l’Histoire fera le Prophète de l’Arabie. Cela signifie que Mahomet, génétiquement parlant, était bien mecquois. Ainsi s’explique les appuis qu’il a trouvés dans cette tribu. Position avancée dans le désert, la Mecque encadrait les caravanes au profit de Médine, tout en bénéficiant de sa protection « dissuasive ».


    • SysATI 24 mars 19:14

      @Emile Mourey

      Monsieur,
       
      Etant pour ma part apathéiste, (mais vivant en Turquie smiley ) je ne m’intéraissais au sujet que de façon purement intellectuelle et sans à priori aucun.
       
      Et autant je veux bien croire à une création de l’Islam comme un processus (politique) ayant duré des décennies, autant l’ange Gabriel, le rocher ardent et autres fariboles miraculeuses me laissent assez froid.
       
      L’approche d’Odon Lafontaine a comme avantage d’être parfaitement plausible même si ses motifs sont peut être douteux...


    • Antenor Antenor 24 mars 20:45

      @SysATI

      La thèse d’une naissance supposée de l’Islam en Syrie pourrait être définie à priori comme la plus évidente. Sauf que l’Histoire aime les détours. Voyez les Francs ; qui aurait cru un siècle avant Clovis qu’ils deviendraient les maîtres incontestés de la Gaule ? Personne n’aurait parié sur eux et pourtant. Il s’est passé un peu la même chose avec les Arabes et le Nazaréïsme. On savait que la cocotte-minute bouillonnait d’un bout à l’autre de l’Orient mais personne n’aurait misé sur la Mecque et Médine comme lieux de bascule.


  • Antenor Antenor 23 mars 18:33

    On peut tout de même se demander si l’apparition de l’Islam ne répondait pas à un sentiment largement répandu chez les Nazaréens orientaux d’un dévoiement de la parole et de la figure de Jésus chez les Chétiens occidentaux. Pour convertir les peuples en masse, le Catholicisme romain s’est imprégné de paganisme, chose inacceptable pour beaucoup de Nazaréens issus en particulier du Judaïsme.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 mars 21:31

      @Antenor

      Nazaréens, j’avoue que j’ai du mal à localiser et à me représenter ce groupe auquel le père Gallez et Odon Lafontaine apportent tant d’importance. En ce qui me concerne et en toute logique, je ne m’explique les évangiles que dans une évolution d’une pensée essénienne qui se cherche er donc, deux centres importants de rayonnement : la Galilée avec la position forte de Gamala, région de la mer Morte avec la position forte de Macheronte.


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 mars 12:55

      @Antenor

      Je reviens à votre commentaire. Oui, cela ne fait aucun doute. C’est le concile de Nicée qui a provoqué la rupture en voulant faire Jésus, fils de Dieu, vrai Dieu. Se dire « fils de » était alors un terme courant pour signifier un lien à une personne ou autre. En se disant fils de Dieu, le conseil restreint essénien ne voulait signifier par là que sa dévotion jusqu’au sacrifice... mais vrai Dieu, comme le dit le Crédo, c’est autre chose.
      Je viens de jeter un coup d’oeil sur le net en faisant le mot « islam » ; Karim a raison, on parle actuellement beaucoup d’islam.


  • Clocel Clocel 23 mars 18:39

    Hors sujet :

    Émile, je suis tombé sur ce documentaire.

    Des thèses audacieuses qui ne devraient pas vous laisser insensible.


  • LeMerou 23 mars 19:49

    Fort intéressant. Merci


  • karim 23 mars 22:21

    Vous allez à contre courant de tout ce qui est écrit sur l’Islam. Quand à l’interprétation des textes qu’en fait Daech, (monter au ciel d’Allah après avoir égorgé un « mécréant ») ceci arrange certains régimes politiques, dont la France, Israël, les USA et certains régimes arabes.

    Vous dîtes : « j’ai eu la chance de pouvoir ramener mes harkis en France ». Des néo- harkis ont pris leur place pour perpétuer le néo-colonialisme. Mais vous oubliez que vous avez emmené avec vous un cadeau empoisonné : le Décret Crémieux.


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 mars 02:16

      @karim

      Bonjour, vous dites que je vais à l’encontre de tout ce qui est écrit sur l’islam, je ne sais pas. Vous n’ignorez pas que notre pays est le pays des philosophes, des intellectuels et des débats, que nous avons une longue histoire  je ne juge pas  qui nous conduit à beaucoup de réflexion, notamment sur les dieux antiques et d’hier. Mahomet et l’islam s’inscrivent dans cette pensée antique
      d’un autre âge. Lisez, par exemple, Hubert Reeves et vous comprendrez le problème... peut-être ?


    • Jonas 25 mars 10:52

      @karim 
      Les islamistes sont issus de l’islam et la violence comme les crimes ont toujours jalonnés cette religion, partout où elle est présente.

      Je vous rappelle a toutes fins utiles que l’Arabie saoudite existe en tant qu’Etat depuis 1932, pas depuis 2021. C’est le pays fondateur de la Ligue Arabe et de l’OCI . Pays devant lequel s’inclinent tous les pays musulmans , car il détient les deux lieux saints de l’Islam. Il peut comme avec un interrupteur , autoriser ou refuser selon sa volonté le pèlerinage de la Mecque à certains ressortissants d’un pays. 

      Une chose est certaine , vous pouvez qualifier , les criminels assoiffés de sang , qui tuent, hommes , femmes et enfants , qui découpent , égorgent , violent de « Martiens », ils n’en reste pas poins que ce sont les adeptes du prophète Mohammed.
      L’Etat islamique , comme Boko Haram est autres viennent du ventre de l’islam comme le dit Abdennour Bidar. Et leur cri de ralliement est « Allah Akbar » 

      Un peu d’histoire pour les nuls. 
      Une fois l’indépendance recouvrait par ces pays , rien de plus important pour les nouveaux dirigeants que de chasser les minorités religieuses et ethniques. 

      Et une fois seuls , ils se massacrent entre eux .Les coups d’Etat, les conflits pour accaparer le pouvoir, les règlements de comptes font partie du parcours de ces pays. Un parcours sanguinaire.

      -L’Algérie et ses 200 000 morts pendant la guerre civile, n’avait pas besoin de la France d’Israël et des Etats-Unis . 
      -La guerre civile au Liban et ses 150 000 morts 
      -Le massacre de la ville de Hamas et ses 35 000 morts en 1982 , par Hafez Al-Assad .
      -La guerre du Soudan avant la partition , qui a duré 25 ans avec plus de 2 millions de morts , n’avait pas besoin de la France , et des Etats-Unis. et d’Israël 
      —Septembre noir en 1970 , le descendant du prophète le roi Hussein n’a pas hésité a massacré entre 25 000 à 30 000 palestiniens. 
      -La guerre Iran/Irak faisant 1 millions morts.
      -Les différentes guerres du Yemen depuis son indépendance ente le Nord et Sud -avec plus de 350 000 morts celle actuelle et ses plus de 200 000 morts 
      -La guerre infinie de la Syrie , dont la responsabilité incombe le dictateur Bachar Al-Assad et ses 500 000 morts.
      -La Guerre civile en Indonésie et ses 800 000 à 1 million de morts .
      -Celle de la partition du Pakistan donnant le Bangladesh , avec ses 2 millions de morts etc, 
       Non , vraiment les pays arabo-musulmans comme les pays musulmans non arabes , n’ont besoin de personne. 


  • JPCiron JPCiron 27 mars 16:45

     j’ai eu la chance de pouvoir ramener mes harkis en France.>


    C’est un geste qui vous honore !

    Grandement.

    .


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