Le mariage pour tous serait " une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société " a déclaré le chef des évêques de France. Quand elle a vu la vidéo après avoir fini son feuilleton sur Nous Deux, Paulette ne m'a pas lâché la grappe, voulant à tout prix que je lui fasse un écorché de la phrase.
Je lui d'abord expliqué qu'un chef a toujours raison. Calotte violette ou pas. Et que même quand on est évêque, on est le chef que si on a la plus grosse.
En effet, la grosseur de la crosse est primordiale chez eux, qui, dirigée vers le troupeau, leur permet d'en chercher à qui n'est pas d'accord avec eux sur la conception de la société. Sur ce coup, François Hollande va passer un mauvais quart d'heure.
La phrase d'un croisé doit toujours être prise comme elle doit l'être, lancée aux quatre vents le regard tourné vers Jérusalem. On remarquera en passant qu'elle est dite avec sérieux et gravité. Elle est destinée à faire peur. Il ne saurait d'ailleurs jamais en être autrement, tant la peur est le ressort de leur raison d'être ou pour le moins celui leur gagne-pain. En se mettant en branle, l’Église défend son magistère sur les « fidèles ».
J'ai assuré à Paulette que l’Église avait le sens des mots et s'y connaissait en « supercherie », que le mot était à prendre ici dans le sens de lamystique, de ces choses cachées et secrètes dont l'Eglise était devenue au fil des siècles une entreprise avec pignon de cathédrale sur rue qui lui permet - ainsi qu'à celui qui l'écoute à ses dépends et dont elle vit - d'entrer en contact avec son dieu, (qui est par ailleurs un loup pour l'homme depuis que le monde est monde bien avant J.C.), ce qui la conduit souvent à des extases que seuls les grands mystiques peuvent décrire.
« La mystique est une supercherie, alors Léon ? » a demandé Paulette.
J'ai répondu que chacun voyait midi à sa porte et que chacun portait sa croix.
« La mystique ébranlerait, alors ? »
Ce n'était pas impossible. J'ai dit à la curieuse qu'un évêque de l'incurie romaine était réputé parler de ce qu'il savait. S'il avait employé ce mot « ébranler » sans avoir l'air d'y toucher, ce n'était ni un hasard ni un trait du saint esprit. Il n'y a que des spécialistes qui peuvent se permettre cette fantaisie en s'en lavant les mains depuis tant de siècles.
Ce faisant, on en revient encore à cette « question fondamentale du respect de la réalité sexuée de l'existence humaine ».
Paulette, toujours très instinctive, en arriva à craindre mon explication sur l'emploi du mot « fondement » par l’évêque militant. Elle avait raison, je n'étais pas décidé à y aller de main morte. Mais j'ai tenu compte de sa détresse et lui ait indiqué que la sexualité des autres ne nous regarde pas sui generis. Ainsi, par exemple, ne sait-on pas comment se reproduisent dans la leur ceux-là même qui nous bassinent de considérations morales sur notre société.
Le temps est à l'orage. Les évêques de France se durcissent et se raidissent pour que François Hollande lâche du mou, comme à son habitude.
En attendant, bientôt apéro-saucisson-pinard, ils défileront entre amis avec ceux de l'UMP et du Front National.
C’est exactement le contenus de ce texte, comme le précise l’auteur devenu ...par la force de son poigné une forme vulgaire pour un fond stérile !!! gardez vos dogmes libertariens et respecté nos valeurs même si vopus avez un profond mépris de vous même.
En France
nous sommes un état laïc, il y a séparation de l’église et de l’état.
Le mariage est une institution venue du fond des âges sur le plan
religieux et il hors de question pour
l’église, que soit revendiqué le droit au mariage religieux pour les
personnes de même sexe, soit, c’est dans la logique de cette
institution. Mais sur le plan civil, c’est une autre histoire..............
Il est quand même étonnant de se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, les couples non-mariés étaient désignés à la vindicte populaire et les audacieux qui osaient se risquer à vivre ensemble sans être mariés ont été les figures de la modernisation de la famille et de la société en général.
Le paradoxe est qu’aujourd’hui on revendique le droit au mariage comme un signe de modernité pour les homos alors qu’il est carrément ringard chez les hétéros.
Mais comme dirait l’auteur inspiré de cet article, cela ne m’ébranle pas ni ne retourne mes fondamentaux : les humains sont bizarres et savent présenter l’envers et l’endroit comme étant une même fesse...euh : face de la même pièce.
Quelque part, il y a objectivement une supercherie car, en fin de compte (car il s’agit surtout de comptes) pourquoi vouloir se marier à tout prix quand on a tout fait pour décrédibiliser l’institution depuis 50 ans au moins ?
yep voila un billet fort bien ecrit qui lamine de maniere humoristique l’eglise catholique romaine . Gageons que malgres certain soutien le meme ton usité pour une autre religion de paix et d’amour eu valu à nos deux spirituels auteurs les foudres de l’antiracisme et un procés en judéo-ou-islamophobie .Aussi on louera l ’humour l’alacrité du ton on attendra de voir si les coups de baton sont administré equitablement sur les deux autres sectaires qui bien que ne pipant mot n’en partage pas moins la meme detestation des gays. Asinus : ne varietur
Il est INTERDIT à l’Église catholique, en France, de célébrer un mariage religieux, sans mariage civil préalable. Le célébrant vérifie toujours avant la célébration religieuse la réalité de la célébration civile. Donc si cette loi nouvelle modifiant la nature du mariage passe il faudra nécessairement soit que la République reconnaisse la valeur civile du mariage religieux, soit qu’elle autorise la célébration religieuse indépendamment de la célébration civile.
Au nom de quoi obligeriez-vous un catholique qui refuserais une célébration qu’il considère comme intrinsèquement fautive, à la subir pour qu’il exerce le culte auquel il adhère.
En résumé si la République rompt le lien, qui est de son fait, entre mariage civil et mariage religieux, la discussion est possible et la décision ouverte, sinon il y violation de droit et abus de pouvoir.
C’est vous qui devriez comprendre que c’est la République qui conditionne le mariage religieux à la célébration préalable du mariage civil et non le contraire. Il est INTERDIT par la République de célébrer un mariage religieux, si la République n’a pas célébré préalablement son mariage civil. Que deux institutions qui n’ont pas les mêmes critères ni la même conception du mariage ne reconnaissent pas mutuellement le mariage de l’autre institution ne me pose pas de problème. Mais que l’une des deux institutions oblige l’autre à se soumettre à son diktat est inadmissible.
Donc que la République ne se mêle pas des mariages religieux et nous pourrons débattre librement et sereinement du mariage civil. Mais tant que la République voudra imposer à mon Église sa conception du mariage je refuserai qu’elle en face une parodie destructrice de la société.
Vous avez raison Louise, ces abrutis donnent des leçons de morale et se rétractent aussitôt lorsque l’on évoque autre chose, ils sont aussi coincés du c** que les autres.
Libérons nous de ces restrictions ! Vive la liberté... à condition qu’elle soit agréée par l’Etat !
Vous écrivez : « Les religions n’ont pas à se mêler du mariage civil puisqu’elles ne le reconnaissent pas , puisque pour elles il n’a aucune valeur. »
C’est totalement faux puisque le célébrant du mariage religieux demande avant de procéder à la cérémonie religieuse aux candidats au mariage de présenter la preuve de leur mariage civil. Si cela ne veut pas dire que les religions reconnaissent le mariage civil, je ne comprends pas du tout votre logique. Les liens de causalité temporelle sont parfaitement clair.
Je redis donc : si la République veut modifier unilatéralement la nature du mariage civil, sans tenir aucun compte des religions, elle en a le pouvoir, à la seule condition qu’elle ne se mêle en aucune manière des mariages religieux, OR ELLE S’EN MÊLE. Même la laïcité la plus exigeante ne peut demander à une religion de se soumettre à la République, pour la bonne raison qu’elle l’ignore, relisez la loi du 9 décembre 1905 art. 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
Quand j’écris ne reconnaissent pas , je veux dire que pour ces religions vous n’êtes pas marié.
Ainsi quand un chrétien divorce et se remarie , pour l’église il est toujours marié avec son premier conjoint , son remariage civil n’est pas reconnu par l’église.
Vous devez admettre, parce que c’est un fait, que les religions, l’église catholique au moins, font du mariage civil une CONDITION NECESSAIRE, pas suffisante, du mariage religieux. Cela veut bien dire que non seulement elle le reconnait, mais qu’elle l’exige. Cela lui a été imposé par l’État depuis le concordat au moins. Vous pouvez répétez qu’il n’y a pas de lien causal entre mariage religieux et mariage civil, mais je viens de vous prouver à nouveau que ce n’est pas vrai. Mais ce lien est à sens unique, pour le mariage religieux le mariage civil est NECESSAIRE. S’il change de nature, je demande simplement qu’il ne soit plus nécessaire, ce qui est du ressort de l’État et qu’il n’a jamais évoqué dans son projet de loi. Je ne vois toujours pas pourquoi vous refusez de demander de rompre le lien entre mariage civil et mariage religieux. Cela ne dépend que de l’État. À ma connaissance l’église catholique, en France, accepterait de marier ses fidèles sans mariage civil, SI et SEULEMENT SI l’État le lui autorise, ce qu’il refuse obstinément. Si vous le voulez bien, demandez la modification des conditions légales de célébration des mariages religieux. Vous devez faire attention à ce que j’écris, s’il vous plait, c’est la République qui oblige les religions à une pratique qu’elle n’ont pas sollicitée et non le contraire. Or la République ne reconnait pas les religions, bien qu’elle les oblige à des pratiques unilatéralement. Vous ne vous en sortirez pas, les faits sont très têtus. Désolé !
P.S. S’il vous plait, la discussion est déjà assez difficile comme cela, ne mélangeons pas ce problème de la nature du mariage avec celui du statut des départements concordataires. restons-en au statut du mariage dans le reste de la République, hors Mayotte et la Guyanne :+))
"Vous devez admettre, parce que c’est un fait, que les religions,
l’église catholique au moins, font du mariage civil une CONDITION
NECESSAIRE, pas suffisante, du mariage religieux."
Faux, c’est l’état français qui les obligent à respecter cette condition.
L’état ne reconnait aucun culte, comment pourrait-il en obliger un à quoi que ce soit. S’il vous plait donnez nous les références des textes législatifs ou réglementaires imposant cette règle à une église, catholique par exemple, qui pour l’état n’existe pas !
Ce qui est plus probable c’est que l’état s’est arrogé l’exclusivité de la célébration et de l’enregistrement des mariages après 1792, date de l’institution du mariage civil, je ne connais pas la date exacte, et que partant il interdit à quiconque, citoyen ou groupe de citoyens, de procéder à une cérémonie qu’ils désigneraient comme un mariage et d’en tenir des registres, sans que celle-là et ceux-ci aient été précédés d’une célébration civile par ses officiers d’état civil dans les formes et conditions établies par lui, l’état.
L’église catholique ne fait que se soumettre à la loi ; tant que cette loi ne va pas directement contre la conception du mariage religieux, comme je l’ai déjà dit, c’est tolérable par des croyants, mais à partir du moment où la célébration civile contredit radicalement le sens du mariage religieux en changeant sa nature, il devient légitime de résister à l’abus de pouvoir, la tyrannie comme on disait au XVIIIe siècle.
C’est pourquoi je demande que
- soit le mariage civil ne soit pas modifié dans sa nature ( un couple = un homme et une femme, relire les articles du code civil lus en Mairie),
- soit que la valeur civile du mariage religieux soit reconnue par l’état,
- soit, au moins, que l’état tolère le mariage religieux, sans le reconnaitre, ce seront alors les croyants fidèles qui se retrouveront dans la situation des couples de même sexe actuels.
Je crois cher monsieur Desbois, que vous pouvez prendre la question dans tous les sens, le lien existe bien, du fait de l’état (c’est ce que vous me reprochiez de ne pas dire assez clairement lors de votre dernière réponse), entre les mariages civils et religieux, et dans un accord, fut-il de fait et jamais formalisé, et pour cause, c’est celui qui le rompt unilatéralement qui prend la responsabilité du conflit.
Bien à vous,
P.S. 1 - Dans une conversation hachée comme celle-ci il se peut que l’expression ne soit pas parfaite. Mais j’ai toujours entendu que c’est volontairement que l’église catholique, comme les autres religions, se soumettait à l’exigence de l’état, en France, en ne célébrant pas de mariage religieux sans mariage civil, ce n’est pas une obligation canonique de l’église catholique. Si l’état change les règles il ouvre ipso facto la possibilité de changer la pratique acceptée jusque là. Il permet à minima que toutes les parties concernées, donc les religions, qui pour lui n’existent pas, interviennent et donnent leur point de vue sur la question.
P.S. 2 - Sur un espace de discussion citoyen, comme Agoravox, vous avez même la possibilité d’échanger des arguments sans aucune agressivité, fussiez-vous en total désaccord avec vos correspondants, et naturellement sans utiliser des termes méprisants pour ceux qui souhaitent débattre publiquement. Des exposés clairs n’ont nul besoin d’être incivils.
Notre conversation a commencé, il y a trois jours, à la suite de votre remarque sur l’illégitimité de l’intervention des religions dans le débat à propos des modifications du mariage civil, je rappelle simplement les quatre premiers messages
—/ début de citation /—
1) Par Romain Desbois (xxx.xxx.xxx.186) 5 novembre 14:17
Les religions n’ont pas à se mêler du mariage civil puisqu’elles ne le reconnaissent pas , puisque pour elles il n’a aucune valeur.
2) Par oncle archibald (xxx.xxx.xxx.39) 5 novembre 14:25
Quelle mauvaise foi ! Vous savez comme tout un chacun que l’église ne marie que des conjoints qui ont été préalablement mariés par la république ! C’est un « bonus », pas un mariage de remplacement ...
3) Par Romain Desbois (xxx.xxx.xxx.186) 5 novembre 14:58
Les religions considèrent que le mariage civil n’a aucune valeur.
Ce n’est pas parcequ’il faut être marié civilement avant de l’être religieusement que ca change quelque chose à ça.
La mauvaise foi n’est pas là où vous l’affirmez.
4) Par boyardmais (xxx.xxx.xxx.187) 5 novembre 17:36
Il est INTERDIT à l’Église catholique, en France, de célébrer un mariage religieux, sans mariage civil préalable. Le célébrant vérifie toujours avant la célébration religieuse la réalité de la célébration civile. […]
—/ fin de citation /—
C’est donc à partir de votre remarque initiale, fautive, relevée également par oncle Archibald, que nous avons pu échanger des arguments, je ne vois nul part de modification du sujet. Après cette affirmation erronée sur le défaut de reconnaissance du mariage civil par les églises, je n’ai fait que démontrer combien au contraire celles-ci se soumettaient à celui-ci, dans leur pratique du mariage religieux, tant que c’était possible étant donnée la nature du mariage civil. Partant de là je fais remarquer que si la nature du mariage civil est modifiée, elles sont parfaitement dans leur rôle en entrant dans le débat et en présentant les problèmes que cela posent.
Jusque là je ne donne aucune opinion, je me contente de rappeler les faits, que votre remarque initiale (5 nov. 14:17) ignorait totalement et que oncle Archibald et moi-même vous avons rappelés.
Les trois choix que je présente ensuite, et qui sont une opinion personnelle, n’ont pas d’autre intérêt que d’essayer de faire ressortir la contradiction qu’il y a à exiger des religions qu’elles se soumettent à une pratique que l’état leur impose unilatéralement et sans discussion, comme vous semblez le souhaiter.
Cher monsieur Desbois, laissez les religions pratiquer leurs mariages comme elles le veulent puisque vous ne voulez pas qu’elles interviennent dans le débat sur la loi en préparation pour le mariage civil.
Il ne dépend que de l’état de défaire le lien entre mariage civil et mariage religieux. Mais cela il ne le permettra JAMAIS, en France du moins.
« Mais j’ai tenu compte de sa détresse et lui ait indiqué que la sexualité des autres ne nous regarde pas sui generis »
Et je dirai même plus : Le mariage ne vous regarde en rien, alors restez dans votre idéologie primaire haineux, réformer le PACS ne touchez pas à notre histoire.
La sexualité naturelle d’un évêque, c’est plutôt tourné vers la pédophilie, non ? Je ne voudrais surtout pas laisser croire à nos amis catholiques que je ne pense pas également aux autres religions, bouddhistes compris.
Ce sont toujours qui ne connaissent rien à la sexualité et à l’enfant qui s’octroient le droit de dire ce qui est bon ou pas pour les uns et les autres.