vendredi 31 octobre 2008 - par georges jean

Le problème des sans-papiers

Tentative pour montrer des aspects néfastes de l’action menée par les soutiens des sans-papiers.

L’appellation de sans-papiers est incorrecte. Les étrangers en cause avaient des papiers : visas, titres de séjour ou récépissés de demandes d’asile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin du séjour dont on leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent volontairement le risque d’être dans l’illégalité. S’ils n’ont pas de papiers, c’est du fait de cette situation illégale. L’expression "étrangers illégaux" est plus appropriée que celle de "sans-papiers" qui transforme un manquement à la loi en privation d’un droit.

Les autorités n’ont pas à fléchir face à la pression des personnes qui encouragent ces illégaux. Les Français ont en effet organisé leur destinée dans le cadre d’un État de droit, ce qui postule qu’une situation illégale ne puisse être créatrice de droit.
Les associations qui tentent d’orienter la gestion de l’immigration ne doivent pas influer sur les décisions du gouvernement représentatif de tous les Français et, de fait, le remplacer pour la délivrance de titres de séjour. Nos concitoyens verraient alors qu’ils sont dessaisis de ce qui caractérise un pays démocratique : confier à des gouvernants la gestion du pays, y compris l’immigration.

Les autorités n’ont pas à céder à ces associations, cela d’autant plus que la délivrance d’une autorisation de séjour entraîne des conséquences financières importantes : adhésion à la Sécurité sociale, aide sociale. Les militants des sans-papiers ne prennent pas en charge sur leur propre budget les frais : hôtel, pécule, école, Sécurité sociale, garderie, centre aéré et autres, des personnes auxquelles les autorités compétentes refusent des papiers. Ce serait pourtant à eux de payer et non à la collectivité puisque celle-ci, par ses représentants, estime qu’il n’y a pas lieu à délivrance d’un titre de séjour.

Les groupes qui tentent d’imposer les étrangers sans papiers obligent en fait leurs concitoyens à prendre en charge l’accueil de personnes non désirées, tout en dédaignant les conséquences que peuvent avoir des arrivées non légitimes, en particulier la montée de l’extrême droite. La régularisation d’illégaux peut en effet amener les Français à critiquer la présence d’étrangers et donc détériorer les relations de ces derniers avec nos concitoyens.

Les sans-papiers créent de plus un trouble spécial dans une société où le citoyen ne peut sortir sans une multitude de papiers. Pour aller en voiture à la pêche à la ligne, il lui faut le permis de pêcher, l’assurance de l’automobile, la carte grise, le permis de conduire. L’obtention d’un passeport, d’une carte d’identité, tient du parcours du combattant. Et chaque fois que l’on va chez le médecin ou le pharmacien, il faut sortir la carte vitale. Les Français qui préparent leur retraite doivent retrouver tous leurs papiers, sinon ils sont financièrement sanctionnés. La théorie des "sans-papiers" ne fonctionne pas non plus lorsque l’on veut inscrire un enfant à l’école.

Les Français semblent être devoir les seuls, dans leur propre pays, à être obligé d’être des « avec-papiers » pour vivre.

Dans ces conditions, les Français peuvent être choqués par le fait que l’on puisse obtenir des papiers avec pour seul motif le fait que les autorités compétentes ne veuillent pas les délivrer.

Par ailleurs, les Français d’origine étrangère et les étrangers en situation régulière sont victimes d’un effet pervers résultat de la non-expulsion systématique des étrangers illégaux. Faute de mettre en œuvre la police de l’immigration, on devient plus sévère à l’égard des étrangers ou des Français d’origine étrangère qui ont de la famille à l’étranger. Un membre de cette dernière peut souhaiter venir en France pour raison familiale. Cependant, si cette personne ne peut justifier d’un travail suffisamment rémunéré, on lui refusera un visa. En effet, on pense qu’une fois en France cet étranger peut être tenté pour « s’incruster » de devenir un illégal qui tentera de se faire qualifier de sans-papiers afin d’obtenir une carte de résident.

Le refus d’expulser se fait au détriment des Français d’origine étrangère et de leurs familles restées dans leur pays d’origine. Comme l’on suspecte systématiquement ces dernières de vouloir tricher lorsqu’elles demandent un visa, c’est aux Français d’origine étrangère de se rendre à l’étranger s’ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire, étant de fait interdit à leurs proches.

C’est pourquoi les procédures d’expulsion des étrangers illégaux doivent être mises en œuvre ainsi que celles réprimant les personnes qui aident au séjour irrégulier. Ces dernières pour essayer d’imposer leur loi dénaturent les dispositions du Code pénal en affirmant que le délit d’aide au séjour irrégulier qu’il prévoit constitue en fait un délit de solidarité. Il n’a pas à être tenu compte des personnes et des groupes qui font pression sur les gouvernants en les accusant à tort de vouloir réprimer la solidarité.

De même, les étrangers qui sont incités par des groupuscules à faire la grève de la faim n’ont pas à bénéficier d’un passe-droit et ceux qui les manipulent doivent être poursuivis dans le cadre des textes relatifs à la mise en danger d’autrui.
Il n’est également pas admissible que certains utilisent de plus en plus le principe de la scolarisation de tous les enfants, y compris de ceux qui ne sont que temporairement en France, pour ensuite revendiquer, du fait de cette scolarisation, un droit au séjour permanent. Il s’agit-là du détournement d’une disposition généreuse.

Depuis des années et avec persévérance, les groupuscules inventent des méthodes, l’utilisation des enfants est la dernière, afin de remettre en cause le pouvoir que les citoyens ont délégué aux gouvernants légitimes afin de traiter les problèmes d’immigration.

Pour permettre la liberté de circulation des étrangers qui sont respectueux du pays d’accueil, il faut une police de l’immigration. Il serait également important que les pouvoirs publics cessent de considérer comme des interlocuteurs valables les associations qui, en mettant en avant les étrangers délinquants, compliquent l’intégration des étrangers réguliers et des Français d’origine étrangère. Le problème de l’opportunité de verser des subventions à ces associations se pose également.

Plus généralement, concernant ce problème des sans-papiers, il convient de constater que tous les pays au monde posent comme préalable la délivrance d’une autorisation à tout étranger désirant devenir résidant. De plus, nul ne proteste lorsqu’un tel ou tel pays expulse un Français dépourvu de titre de séjour. Les accusations lancées à chaque expulsion de clandestins sont incompréhensibles. Notre pays est un pays d’immigration qui ne peut accepter que des gens imposent leur présence avec comme seul argument le slogan "j’y suis j’y reste". Un pays de 60 millions d’habitants, qui accueille des gens de toute race, religion, origine, ne peut survivre à l’application de slogans démagogiques.



49 réactions


  • jakback jakback 31 octobre 2008 13:44

    @ georges jean,
    article tès intéressante qui démontre la démagogie ambiante de notre pays.
    Merci, courage et résistance face aux néo- cons marxiste


    • K K 31 octobre 2008 17:06

      les neo cons sont les nouveaux conservateurs aux USA. Mouvement du parti républicain. Ils seront ravis d’apprendre qu’ils sont marxistes


    • jakback jakback 31 octobre 2008 17:43

      une interprétation toute personnel et bien Français, ne croyez pas ce que disent les journaux de notre beau pays, tient une info Barak c’est pas gagné du tout, un indice les Israeliens soutienne Mac Cain. Barak ,hussein, c’est pas leur truc.
      Je vous laisse réfléchir a ça


  • nephilim 31 octobre 2008 14:04

    Agoravox Media citoyen ^^

    y a bien que le titre pour nous y faire croire.

    Cet article est il citoyen ?

    On distingue 3 étapes de la citoyenneté :

    • la citoyenneté civile correspondant aux libertés fondamentales (liberté d’expression, égalité devant la justice, droit de propriété) ;
    • la citoyenneté politique fondée sur la participation politique (le droit de vote, le droit d’éligibilité, le droit d’accéder à certaines fonctions publiques, le droit d’être protégé par cet État à l’étranger) ;
    • la citoyenneté sociale résultant de la création de droits socio-économiques (droit à la santé, droit à la protection contre le chômage, droits syndicaux).

    Dans le cadre de la construction européenne, est apparue la notion de citoyenneté européenne, dont disposent toutes les personnes ayant la nationalité d’un État membre de l’Union. La notion de citoyenneté multiculturelle, qui implique la reconnaissance des droits culturels des minorités, a récemment fait son apparition.


  • K K 31 octobre 2008 14:41

    J’ai déjà entendu une argumentation similaire par quelqu’un de ma famille qui travaille au ministère de l’immigration.

    Je n’y souscris pas du tout. Vous avez juridiquement raison, c’est vrai, mais les lois peuvent changer. Et c’est ce que tentent de faire les associations de soutien aux immigrants. Leurs actions entrent dans le cadre du travail d’opposition.

    Ce que vous semblez oublier, c’est que derrière les grands principes sur l’immigration, il y a les immigrés. Eux sont des personnes. Et chaque cas est différent et unique. 

    Dans le cadre de mon travail, je me rends régulièrement à l’étranger (espace Schengen et hors espace Schengen). Il m’est arrivé d’y rencontrer des personnes auxquelles je me suis attaché. Pour un de mes collègues, resté longtemps éloigné de France, cela s’est traduit par un marriage, tout à fait légal, avec publication des bans etc... Pourtant il a du attendre 2 ans pour que sa femme puisse venir légalement s’installer chez lui (en France donc). Est ce normal de diviser ainsi des familles ?

    Pour ma part, j’ai invité une amie à venir passer ses vacances ici. Trois fois le visa a été refusé. Pourtant j’avais fourni tous les papiers (payants !) à chaque fois . Entre l’attestation d’accueil, la demande de visa etc, c’est loin de représenter des petites sommes. Le refus ne précise jamais la raison pour laquelle il est formulé. On peut le savoir en attaquant la décision, mais dans ce cas les frais sont encore plus importants.

    Finalement, la quatrième fois nous avons eu le visa (sans plus d’explication). Et l’amie a pu visiter Paris et divers lieux avant de repartir.

    Tout ca pour dire que les règles sont devenues si contraignantes qu’elles nuisent gravement à la liberté de circulation des gens. De même, pour les français d’ailleurs avec l’obligation d’avoir ses papiers en permanence sur soi.

    Ma réponse à votre argumentaire est la suivante : à vous lire, je vois que les terroristes de tout bords ont déjà gagné une grande bataille dans leur guerre contre les démocraties.


  • Super resistant de l’islam 31 octobre 2008 14:52

    @l’auteur

    Merci pour votre excellent article. Je partage completement votre vision. smiley

    Certaines associations et groupements politiques oeuvrent de facon demagogique contre la volonté des francais sous pretexte de "droits de l’homme".
    Mais ceux ci ne respectent ni les droits de l’homme des citoyens, ni les lois du pays (et donc oeuvrent contre les francais)

    En facilitant une arnaque à grande echelle, ces personnes montent les francais contre les etrangers et engendrent de la xenophobie.
    Et tout cela pour faire tourner leur petit bizness...  smiley

    Les francais commencent à en avoir plus d’accès de ces debordements. Pour preuve cette histoire montée en epingle sur une "denonciation" cette semaine.

    Une femme illegalement en france (ne respectant pas nos lois) veut faire inscrire son enfant et profiter ainsi des avantages francais ... On croit rever !!!

    Il est grand temps aux hommes politiques de faire ceux pour quoi ils ont été elus.



    • K K 31 octobre 2008 17:25

      Si son enfant est né en France, il est français jusqu’à sa majorité... Que faut il faire, expulser la mère en gardant le fils ? Peut être ce fils a t il un père français....


  • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 31 octobre 2008 14:59

    Entièrement d’accord avec l’exposé de cet article.

    Je suis un Français aux origines étrangères. Et j’ai personnellement constaté qu’en effet « Faute de mettre en œuvre la police de l’immigration on devient plus sévère à l’égard des étrangers ou des Français d’origine étrangère qui ont de la famille à l’étranger. ». C’est vraiment insupportable de constater que les immigrés illégaux en France se permettent de donner des déclarations à la télévision, d’exiger des titres de séjour permanent pour eux et pour leur large famille, alors que pendant ce temps les membre de nos familles, qui veulent venir légalement en France pour une période limitée, ont de grandes difficultés à nous rejoindre. 

    On peut être étonné de constater que les immigrés illégaux en France n’hésitent pas à descendre dans les rues pour manifester. Parfois aussi ils occupent des églises.

    On constate que ces clandestins qui n’hésitent pas à occuper les églises en France sont majoritairement musulmans. Que se passerait-il si des chrétiens, venus sans autorisation dans les pays musulmans du proche orient ou d’Afrique, occupaient des mosquées dans ces pays musulmans en revendiquant le droit de s’installer dans ces pays ?

    Revenons en France. On pourrait imaginer que celui qui n’est pas en règle avec les lois françaises doit éviter de s’exposer et que si on est immigré illégal il faut se cacher. Mais pas les immigrés illégaux en France. Ils revendiquent car ils savent que globalement les risques sont faibles. Les lois ne sont pas appliquées. Ou alors seulement symboliquement. Ou même ont été adaptées pour permettre la régularisation fréquente des immigrés illégaux.

    L’auteur de l’article a raison d’évoquer les associations d’activistes remuants et médiatisés, qui actuellement agissent en faveur de l’immigration africaine massive légale ou illégale, les divers « collectifs » d’activistes très actifs, qui visent à manipuler l’opinion et influencer ceux qui écrivent les textes de lois. Ils savent très bien utiliser les médias et se servent de la corde sensible des « pauvres enfants et gens dans la misère ».

    Ces collectifs ou associations sont minoritaires et voudraient imposer leur volonté à la majorité des citoyens. Ce n’es pas parce que c’est associations sont très bruyantes que le pouvoir doit céder devant elles. En démocratie il faut appliquer la volonté de la majorité des citoyens, y compris quand c’est une majorité silencieuse.

    Si tous les pauvres de la planète avaient d’office le droit de s’installer en France ou en Europe, et donc si ainsi encouragés ils venaient sans restrictions en France ou en Europe, la société européenne s’écroulerait rapidement.

    Vous pouvez lire d’avantage dans mon article « Portée réelle des expulsions des immigrés illégaux en France ».





    • georges jean 31 octobre 2008 22:31

      Pendant l’occupation de diverses églises, il y a 4 ou 5 ans, les guichets des consulats étaient pratiquement fermés. Plus de visas pour les gens qui en avaient besoin. De cela les activistes soit n’en ont pas conscience soit s’en foute.


    • K K 1er novembre 2008 10:43

      Les ambassades etaient restees ouvertes en tout cas. Aucun souvenir qu’il y ait eu des problemes particuliers a cette epoque. Ce qui est certain est que les conditions pour avoir un visa sont devenues draconiennes.


  • nephilim 31 octobre 2008 15:02

    tiens encore un article reac ca fait beaucoup !!!
    la modération est passé de citoyen à nationaliste ?


  • maharadh maharadh 31 octobre 2008 16:17

    Enfant retrouvé seul à Marseille sa ’mère adoptive’ le réclame on vit
    une époque formidable !!!!
    Faisons les comptes de ce que touche cette mère qui essaie de faire
    pleurer la France

    (et heureusement elle ne touche rien pour celui-là)

    Allocations familiales 398,00 euros
    Complément familial 156,00 euros
    Allocation de soutien familial 338,00 euros
    Allocation de parents isolés 1.131,00 euros
    Forfait logement 133,00 euros
    RMI avec 4 enfants 1.164,00 euros
    Primes de rentrée scolaire 1.133,00 euros
    TOTAL : 4.453,00 euros

    pour le mois d’août  !!
    De quoi payer son avocate que l’on voit sur TF1, allez-vous me dire !!
    Eh bien non !!



    Compte tenu de ses faibles ressources elle a droit à l aide juridique,
    bien sûr !!!
    Elle est pas belle la vie ??
    C’est pas beau la France ??
    En espèrant en avoir énervé quelques uns...
    Tout est vérifiable sur le site de la CAF si cela vous paraît incroyable

    Allez maintenant, au boulot !!!!!!!!!!! Il faut payer tout ça !!


  • aquad69 31 octobre 2008 16:58

    Bonjour, Georges.

    Article très représentatif d’une certaine mentalité actuelle qui voudrait "sacraliser" la loi et tout réduire au légal.

    Or la loi n’est qu’un moyen, souvent d’ailleurs utilisée et prise en défaut par ceux qui l’instrumentalisent pour cacher leurs méfaits et justifier les abus de pouvoir.

    Quand la loi s’oppose aux valeurs de base de l’humain - hospitalité, protection et défense du faible et de l’opprimé contre l’injustice, par exemple- ou que, d’autre part, elle nie l’universalité de la légitimité de la demande humaine au "droit à vivre" en instaurant une espèce de communautarisme, même républicain, elle perd sa légitimité.

    Et c’est ainsi que l’on invente une société "mécanique" et une légalité inhumaine.

    Non, je ne suis pas d’accord avec vous.

    Cordialement Thierry


    • K K 31 octobre 2008 17:07

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais sur ce fil, je sens que nos idées ne seront pas très populaires.

      cordialement


    • Super resistant de l’islam 31 octobre 2008 17:09

      Vous etes ridicule.

      Je reprend vos arguments :


      "Quand la loi s’oppose aux valeurs de base de l’humain"elle nie l’universalité de la légitimité de la demande humaine au "droit à vivre""
      Non ! On n’empeche personne de vivre dans son pays d’origine ou un autre pays d’accueil. A la limite , on accepte la personne si elle est en regle. Mais des personnes qui s’invitent sans etre autorisées , c’est non !!! Ca serait trop simple ! J’accueil , je paye et tout cela gratuit !!!! smiley

      "en instaurant une espèce de communautarisme, même républicain, "
      C’est la definition meme d’un pays : un communautarisme republicain. Une communauté de personnes qui vit selon SES REGLES !!!  smiley

      "elle perd sa légitimité. Pas du tout ! La majorité des francais trouve cela legitime. Seuls quelques bobos, quelques profiteurs d’assos et les illegaux trouvent cela illegitime !  smiley

      " hospitalité, protection et défense du faible et de l’opprimé contre l’injustice, "
      Hospitalité
       : Vous la prenez chez vous ? Non.
      Protection : Et si on protegeait deja les francais avant ? Quel est son besoin de protection ? Elle est menacée par quoi ?
      "Defense contre l’injustice" . L’injustice de quoi de la pauvreté ? Et les 600 millions d’autres pauvres ont fait quoi ?
      Et se moquer de nos lois c’est pas injuste ?


    • K K 31 octobre 2008 17:28

      Dès qu’une personne n’est pas de votre avis, elle est ridicule ?

      Je trouve les réponses proposées très sensées. Vos arguments sont recevables aussi, simplement, je ne suis pas d’accord avec vous.


    • aquad69 31 octobre 2008 18:12

      courage ! Ce n’est qu’un long et horrible moment à passer...


    • K K 31 octobre 2008 19:23

      on ne va pas se plaindre, il est assez rare qu’un débat sur l’immigration se déroule aussi poliment, même sur agoravox.


    • georges jean 31 octobre 2008 22:20

      La loi est une création humaine. Elle évite l’arbitraire résultant d’examens au cas par cas.


    • K K 1er novembre 2008 18:49

      La loi est rédigée par les hommes "en place" pour justifier et préserver leurs privilèges.


    • aquad69 31 octobre 2008 18:40

      Bonjour Actias,

      bien d’accord avec vous : nous en arrivons aux limites.

      Mais pour mieux comprendre les choses, il faut examiner le tableau dans son ensemble :

      Considérons une choses qui est un peu oubliée chez nous : l’exode rural. Pourquoi l’exode rural ? Parce que le nouvel ordre économique "moderne" dit du "marché" qui s’est mis en place vers la fin de ce que nous appellons la Renaissance a pour caractéristique, non pas de créer de la richesse, mais de la concentrer dans les centres, au dépend des périphéries, économiques.

      Si nos paysans ont rejoint les villes à travers cet exode qui a duré à peu près cinq cents ans, c’est contraints et forcés, pour suivre les richesses - pas seulement l’argent, c’est assez subtil..." qui s’envolaient vers les centres de productions.

      Mais à l’époque, il était convenu que la France était un pays, et on n’a jamais empêché un Auvergnat ou un Breton d’émigrer et de venir "manger le pain" des Parisiens, par exemple.

      Aujourd’hui, l’économie est mondialisée ; les richesses se concentrent donc autour de centres économiques mondiaux, au dépend des zones économiquement périphériques. Mais, au nom des nationalités et des frontières, on voudrait interdire aux habitants de ces zones sinistrées de suivre leurs richesses qui s’envolent !

      Et c’est là que se trouve la situation vertigineusement inique du Monde actuel ; que l’on ne veuille pas être terre d’accueil de toute la misère de cette planète, soit ! Mais alors, utilisons un système économique qui ne soit pas basé sur la spoliation des plus faibles ; et interdisons aux capitaux de traverser les frontières sans de sérieux contrôles, et des taxes importantes.

      Celà a un nom : le protectionnisme.

      Celà a un inconvénient : nous produirons moins sur le total, mais ce sera mieux partagé. Et celà imprimerait de fait une empreinte écologique bien moindre au total.

      C’est assurément une vision différente des fins humaines que celle qui est prônée par l’économie actuelle : une vie moins riche de consommations, plus frugale, mais libérant plus de temps pour soi et les autres à travers un temps de travail plus long, mais au rythme moins intense...

      C’est ainsi qu’ont vécu nos ancêtres.

      Cordialement Thierry







  • Bigre Bigre 31 octobre 2008 18:48

    J’ai voté "+" pour cet article, malgré son côté mesquin et partial.

    Oui, sur le fond, vous avez un peu raison, les lois sont faites pour que la société soit vivable et paisible, ....

    D’un autre coté, les personnes qui choissisent d’affronter les difficultés de la migration ont du courage et de bonnes raisons de le faire. 

    Et la si bonne société qui veut se protéger est aussi celle qui magouille ou qui aide les magouilleurs à rendre la vie impossible dans les pays de départ ! Politiquement, économiquement.

    Le gouvernement Français, mais les autres gouvernements européens sont aussi coupables, est coupable d’affairismes, de compromissions, de protections de ses marchés, ... coupables de négocier et d’imposer les accords de l’OMC ou les accords EPA à des sociétés qui ne sont pas prêtes alors que ces accords renforceront la misère dans les pays pauvres.
    Coupables d’imposer ce qui s’appele la mondialisation, coupables de subventionner les agricultures (les producteurs de coton ....) Coupables de recevoir les chefs d’états indignes sans aucune considération sur le respect des peuples ....

    La question l’immigration ne peut pas se voir avec les seuls "avantages " sociaux en vue, avec seulement l’oeil rivé sur ses impots et son propre confort .... c’est un peu trop court ...


  • Innsa 31 octobre 2008 20:20

    Si vous aimez la France, n’acceptez pas ces gens, et surtout ne les aidez pas. Comme le dit l’auteur au nom de la démocratie de la liberté et de la fraternité : « il faut une police de l’immigration »
    Oui une bonne police bien répressive spécialement formée pour reconnaître et renvoyez ces gens chez eux.
    Et une autre police spécialement entraînée pour mater les ONG, les associations, les syndicats, les profs, les avocats et les citoyens qui aident ces gens là.
    Mieux : il faudrait mettre une puce sous la peau de chaque étranger qui entre en France. On pourra le suivre 24h/24, et au jour d’expiration de son visa la puce libère un poison mortel s’il se trouve encore sur le territoire français.
    Bah oui, quand on a une idée, il faut la mener au bout.

    ps:J’ai hésité a proposer une extermination planifiée des sans papiers, mais ça aurait été de mauvais goût.


    • K K 31 octobre 2008 20:47

      Et pour faire bonne mesure, une police de la pensée... on ne sait jamais, il y a peut être des gens qui pourraient rêver de les aider. Rêver, c’est déjà un crime ;)


    • Innsa 31 octobre 2008 21:54

      Elle devient quoi la France si on se mettait tous a aider son prochain qui souffre juste parce que c’est un autre être humain comme nous ? hein ?
      Si on commence a devenir solidaire des autres peuples ? hein ?
      Vous rendez compte ? Venir en aide a l’autre sans avoir vérifier s’il avait ses papiers (et les bons) ? Accueillir l’Autre, sans préjugés, sans haine ?
      Ce serait la fin de la France. La fin du pays des droits de l’homme. Liberté, égalité, fraternité… mais seulement avec ceux qui ont leurs papiers !
      Police de l’immigration, centre de rétention, charter et expulsion pour les autres (si on pouvait leur mettre un petit coup de tazer en passant…)


    • georges jean 31 octobre 2008 22:44

      La France est le pays au monde qui accueille le plus généreusement les étrangers. Ceux qu’elle décide de ne pas accueillir doivent être expulsés et non servir d’instruments à ceux qui essayent de mettre en défaut les institutions républicaine.


    • foufouille foufouille 1er novembre 2008 07:44

      le reve de innsa est la gestapo , ses kapo, ses collabo...... et ses camps "arbeit macht frei"


    • K K 1er novembre 2008 10:38

       un nouveau point godwin pour foufouille.. Innsa faisait de l’humour, son poste n’est pas a prendre au premier degre... Il suffit de lire tous ses posts pour le comprendre


    • foufouille foufouille 1er novembre 2008 19:14

      mes excuses, dans ce cas


  • maharadh maharadh 31 octobre 2008 22:12

    La plupart du temps, les gens s’empressent de voir ce qui dans l’Autre est constitutif de différences pour, aussitôt, les poser en Différence, une différence assimilée à une opposition à sa propre identité et, de ce fait, non moins souvent, la refuser, la rejeter.

    Or, la Différence de l’Autre relativement à l’Un(e) a une réciproque : la Différence de l’Un(e) relativement à l’Autre. En effet, la Différence de l’Autre n’est jamais que l’identité de l’Autre. Et… réciproquement.

    Cette identité n’est que l’unicité de l’Un(e) et, a fortiori, de l’Autre puisque, si l’on accepte tant soit peu de sortir de son individualité pour embrasser d’un regard l’espèce humaine, dans sa globalité, il n’y a que des Un(e)s dans la mesure où le genre humain est constitué d’individus uniques.

    Unicité aussi bien génétique que psychologique, affective, émotive, comportementale, physique, corporelle…

    Autrement dit, nier ce qui constitue l’individualité de l’Autre, c’est-à-dire l’essence de l’Autre – son humanité – c’est s’interdire à soi-même d’être… unique et donc… humain.

    Les Différences de l’Un(e) et de l’Autre ne s’opposent pas en ce que l’une ou l’autre ne pourrait être que dans la négation de l’autre ; elles sont complémentaires dès lors que, mises en commun, elles constituent un ensemble nécessairement plus" riche" mais, surtout, elles sont conditionnelles l’une de l’autre dans la mesure où l’Un(e) n’existe que dans et par la conscience de l’Autre et… réciproquement.

    Refuser l’Autre, le nier, c’est, en somme, briser le miroir dans lequel l’Un(e) se voit et s’assure ainsi de sa propre existence. Ce renvoi de l’image de l’Un(e) n’est pas passif mais interactif : l’Autre renvoie l’image de l’Un(e) au travers sa propre existence, ses propres sentiments, ses propres émotions, ses propres sensations… L’Un(e) n’existe que pour autant que l’Autre peut le reconnaître, le lui dire, le lui affirmer let lui en faire prendre conscience.

    Refuser l’Autre, le nier, c’est, pour l’Un(e), s’amputer de ses sens mais également de sa conscience.

    Le racisme, qu’il soit "pris" au sens du terme ou "spécifique" (et, au passage, sémantiquement faux), consiste à scier la branche sur laquelle se trouve le-la raciste : outre qu’il-elle se voue à la mort, en se coupant de l’arbre – le genre humain- dont il dépend pour… vivre – puisque c’est cet arbre qui le nourrit de la sève – l’essence humaine -, dans l’immédiat, se condamne à… tomber et donc à se casser la gueule. Alors, chu(e) sur le sol, avant de crever, faute de sève, il offre à l’Autre – et à soi-même – l’image d’une… gueule… cassée, autrement dit d’un monstre de laideur que, tout un(e) chacun(e), par "réflexe", repousse tant l’horreur – la monstruosité – est… repoussante. Ainsi tombé de cet arbre qu’est le genre humain, il-elle accède à une différence… monstrueuse qui le-la met en dehors du genre… humain.

    Sans aller jusqu’à cette position extrême qu’est la négation de l’Autre, souvent, les gens s’attachent à voir ce qui, dans les différences de l’Autre, dissemblent au lieu de chercher d’abord à voir ce qui… rassemblent. Ce rassemblement, bien entendu, ne suppose pas… ressemblance mais… complémentarité.

    Les différences de l’Un(e) sont la richesse de l’Autre. Et, réciproquement. Dès lors que l’Un(e) et l’Autre partagent leurs… différences. Ce faisant, un tel partage ne dissemble pas mais, au contraire, rassemble.

    L’Un(e) et l’Autre sont les deux facettes d’une seule et même pièce : le genre humain. Il n’y a de pièce sans les DEUX facettes. Chaque facette complète et (para)achève l’autre. L’Autre n’est pas la finitude de l’Une) mais… son achèvement, au sens d’une œuvre achevée, d’un dépassement de soi, de sa propre finitude.

    L’Un(e) ne peut aller sans l’Autre car l’Un(e) n’est que dans et par le "regard" de l’Autre, autrement dit la reconnaissance de l’Autre ;

    L’altérité n’est que l’unicité de l’Un(e) dans sa relation au monde, dans la relation du monde à soi.

    Altérité et individualité sont les mêmes facettes de l’essence humaine de chaque individu : son unicité.


    • georges jean 31 octobre 2008 22:26

      Je dois respecter l’Autre. Mais pour cet Autre je suis moi même l’Autre, donc il doit me respecter, et respecter mes lois.


  • georges jean 31 octobre 2008 22:17

    La loi est une création humaine. Elle limite l’arbitraire qui résulterait d’un examen cas par cas.


  • daniel 31 octobre 2008 23:14

    Ce qui détermine une démocratie et une République c’est la loi et le respect de la loi.

    Certains veulent nous faire croire que les Nazis respectaient la loi en exterminant les Juifs. Faux. Aucune loi n’a été votée en ce sens, aucune assemblée élue n’a été consultée à ce sujet. Hitler et ses séides se sont planqués pour édifier leur "plan". L’Allemagne nazie était une dictature féroce au même titre que l’URSS ou l’Irak de Hussein.

    Le renvoi des illégaux dans leur pays, lui, s’inscrit dans le respect des lois.
    Je remarque que la loi en la matiére est constamment bafouée.
    Le port d’armes est interdit dans ce pays. Si demain cette loi est aussi mal respectée que celle sur l’immigration (et avec autant de "bons " arguments : avec l’insécurité actuelle quoi de plus naturel que de se balader avec un colt ?) que dira t-on ?

    Les illégaux sont des humains comme les autres.Mais pas plus que les gens dont ils investissent le territoire. Si les dirigeants de leurs pays sont des dictateurs ou des pourris , c’est dans leur pays qu’ils doivent les combattre, pas ici.
    Je remarque au passage que ces gens qui se plaignent de leurs dirigeants sont sans cesse à aller pleurer auprés de leurs Consuls ou chefs d’état...Je me souviens que lors de l’affaire de l’église ST Bernard des gens qui demandaient l’asile politique ont été demandé à leurs ...dirigeants nationaux d’intervenir auprés de Chirac pour leur régularisation...Etonnant, non ?




  • vinvin 1er novembre 2008 03:09

    Bonjour.

    (@L’ auteur)

    Je suis en grande partie d’ accord avec votre article.

    Et surtout croyez-moi je ne soutien pas l’ immigration et les associations qui la soutienne.

    Je ne sais pas si on doit appeller ces personnes des "sans papiers", " immigré clandestins," ou autres.... mais là n’ est pas le fond du problème.

    Parmis ses immigrés, il y a des tas de cas : Ceux qui arrivent en "pirogue" sur un plage deserte la nuit, ceux qui arrivent avec un faux visa, ceux qui arrivent avec un vrai visa officiel, mais qui reste en France mem une fois leur visa périmé, etc, etc...... ;

    Il y a aussi ceux, ( hommes et femmes,) qui arrivent avec un visa d’ un Mois et qui en profite pour épouser un(e) ressortissant(e) Français(e) afin de régulariser leur situation a travers le mariage. ( Voir mon site...)

    HTTP ://VINCENTBOURGADE.FREE.FR/

    Certaines femmes n’ hésitent pas a concevoir des des enfants avec des ressortisants Français afin d’ étre inexpulsable.

    Des hommes n’ hésitent pas également a avoir des enfants avec des ressortissantes Françaises pour les memes raisons. ( A lire : le livre de MARIE-ANNICK DELAUNAY qui s’ intitule IMMIGRATION PAR ESCROQUERIES SENTIMENTALE aux éditions TATAMIS).

    Mais il y a aussi des personnes qui épousent des ressortissants Français, et qui font ensuite venir leurs enfants qu’ ils ont laissés aux Pays.

    Une question se pose : Que doit-on faire de ses enfants qui n’ ont pas demander a venir en France, mais que leurs parents ont mis dans avion sans leur demander leur avis ? Des enfants souvent très jeunes.




    Lorsque je me suis marié la première fois, j’ avais reconnu les enfants légitime de mon épouse, et elle les a fait venir en France. Ce n’ est pas moi qui me suis occupé des formalités administratives faites au cameroun, car je n’ ai jamais mis les pids dans ce pays, mais il s’ avère que mon épouse de l’ époque avait "pondues" des faux actes de naissances, bref des conneries comme ça.....

    Une fois les enfants arrivés en france en 1994, quelques jours plus tard, j’ ai vu arrivée mon épouse en fin d’ après-midi avec une carte d’ identité française pour chacun des enfants ;( A l’ époque les cartes d’ identités étant encore cartonées). Mais il se trouve que les enfants, n’ ont jamais étés enregistrés a l’ état civil de Nantes, ( Ce qu’ il veux dire qu’ a l’ époque mon épouse avait fait faire des fausses cartes d’ identités pour les enfants, par je ne sais pas quel moyens......)

    Présentement les cartes d’ identités des enfants sont périmés, et bien sur n’ étant pas enregistré sur les registres de l’ état civil de Nante, il est impossible pour les enfants d’ en obtenir des nouvelles. Ces enfant sont présentement Majeurs et se retrouvent en situation irrégulière en France, alors qu’ ils ont étés scolarisés en France, on reçu leur éducation en france, l’ ainé des garçon a son BEP de patissier, il travaille vit en concubinage avec sa copine, et paye son loyer et ses impots. Le plus jeune est étudiant et vient de passer son BAC. Lui aussi vit avec sa copine, paye son loyer ses études et ses taxe financières.

    Ils n’ ont pas de casier judiciaire, et sont des citoyens exemplaires, et depuis que je suis divorcé de leur mère je suis resté en très bon terme et j’ ai de très bonnes relations avec eux, vu que je me suis occupé de leur éducation depuis leur arrivée .( Je ne dis pas cela par-ce que ce sont mes enfants adoptif, croyez-moi, car s’ ils avaient sombrés dans la délinquance, et qu’ ils fument des conneries, je les auraient reniés, et je ne les fréquanteraient plus).

    Cela dit il y a actuellement une action en justice contre eux, et ils risquent un arrété d’ expulsion a cause des faux papiers fait par leur mère, et ils sont considéré aux yeux de la loi comme en situation irrégulière.

    Trouvez-vous cela juste ?

    Vue que c’ est leur mère qui a fait des faux papiers ne serait-ce pas elle qui devrait etre déstituée de sa nationalité et renvoyé au pays, ( ART 26 - 4 du code civil ) ?

    Pourquoi ne pas régulariser la situation des enfants, qui eux n’ y sont pour rien et totalement innocents, et condamné leur mère, ce serait beaucoup plus juste et plus logique n’ est-ce pas ?

    Je cite l’ histoire de mes enfants adoptifs, car il y en a des milliers en France qui sont dans la meme situation qu’ eux.

    Alors une question se pose : Quelle solution doit-on trouver pour tous les enfants se trouvants dans cette situation ?



    Je sais que la France ne peux pas acceuillir toute la misère du monde, mais pour terminer mon post, je dirais que concernant le problème de l’ immigration, que nos gouvernements feraient mieux d’ expulser en priorité les "traine-savates" et de laisser une chance a ceux qui veulent faire quelque chose de constructible de leur vie, et apporter quelque chose de positif pour la société, en étudiant et en travaillant honnettement.


    Bien cordialement a vous.


    VINVIN.





  • Iren-Nao 1er novembre 2008 03:49

    Il est a noter que ceux qui defendent le plus ardemment les "sans papiers" sont massivement ceux qui se gargarisent de "l’etat de droit".

    Depuis bien longtemps je vis dans divers pays etrangers, je peux vous dire qu’un sejour irregulier mene rapidement en taule avant expilsion, ce qui me parait bien normal

    Salut
    Iren-Nao


    • L_459876 2 novembre 2008 00:32

      Oui enfermé des pauvre qui cherche les miettes laissé par les français et les expulsé après ? alors que si la France est un pays riche c’est grâce aux étrangers qui ont effectué les travaux les plus dure (construire des routes des chemins de fer des immeubles ………) et même actuellement la France à toujours besoin de la main d’œuvre étrangères pourquoi pas donné une chance à ces illégaux entre parenthèse pour pouvoir travailler et participé à l’économie de pays sachant que ces travaux dans la plus part de temps pas accepté par les français (nettoyage BTP……) je suis maghrébin et il y à plein des français qui viennent pour vivent et s’installer, alors si la France mène une politique très dure contre les étrangers les pays maghrébins au d’autre doivent faire pareil et n’accepte aucun français qui souhaite s’installer. !!!!!


    • Iren-Nao 2 novembre 2008 02:14

      @ L_.....

      Mon camarade.

      Des Francais qui s’installent dans le Mahghreb, a part au Maroc je ne vois pas, peut etre un peu en Tunisie...

      Ils y sont les bienvenus tres simplement parce que se sont souvent des retraites qui viennent ainsi depenser leurs Euros la bas, c’est un des meilleurs passeports qui soit.

      Ce que je voulais dire dans mon post, c’est que si on est un adepte de l’etat de droit comme la plupart des pro-sans papiers, on ne devrait pas briser la loi au nom d’une morale discutable. Parce que ce sont aussi les memes qui nous pompent l’air en chantant la democratie a tout va, mais justement la societe democratique elle a vote des lois.

      Parce que par ailleurs si on ne respecte pas les limites de vitesse et autres reglements, on ne te rate pas mon pote.

      Quand j’invite chez moi, je fais en raison de la place disponible, de la taille du gigot, je prepare, et j’accueuille en fonction du possible.

      Si un invite decide de repeindre ma case ou de changer les meubles il degage avec force et elan.

      Si en plus il baise ma femme...Ca s’est vu ...

      Salut L_....

      Iren-Nao


    • foufouille foufouille 1er novembre 2008 19:12

      tu es pas tres loin de la verite ...............


  • maharadh maharadh 1er novembre 2008 16:37

    "Diarra en Cocagne"
    Je ne sais pas pourquoi on est venu ici. Papa dit que c’est à cause de méchants Messieurs comme Mkébéké. Sauf que Mkébéké est plus vieux et fou que vraiment méchant et que lui il ne faisait que lancer des cailloux après moi quand je passais trop près de son enclos, en allant à l’école à Doumba. En plus Mkébéké n’a presque plus de force et il vise très mal tandis que les méchants Messieurs ils ont des fusils qui tirent vite avec beaucoup de bruit et ils sont jeunes et forts et ils tirent juste. Tadji le sait, lui. Il allait à l’école comme moi quand la balle a traversé sa tête. Maintenant il ne doit plus jamais aller à l’école ; il a de la chance, il joue pour toujours dans les nuages. C’est vrai ! C’est maman qui me l’a dit. Papa lui m’a dit, "Nous sommes venus ici car c’est un beau pays où on ne tire pas sur les enfants parce que leur papa ne veut pas vivre comme on lui dit". Je ne sais pas ce que c’est exactement qu’un pays mais je trouve, moi, qu’ici il y a trop de grandes maisons qui ferment le ciel. C’est pour ça que le ciel est fâché et qu’il jette trop d’eau à terre et pas assez de soleil.

    Moi, ici, j’ai froid dans mon corps et dans ma tête. Je l’ai dit une fois à maman mais elle s’est fâchée : "Tu te plains trop facilement mon fils ! Pense un peu à ce pauvre Tadji". Parfois je ne comprends pas bien les grandes personnes : Tadji qui joue pour toujours dans les nuages a eu moins de chance que moi qui marche dans des flaques d’eau sale et des crottes de chien ? Faudrait savoir ! Mais il paraît que je saurai quand je serai grand …En attendant, moi je vois bien dans leurs yeux que papa et maman ont froid aussi. Enfin, c’est vrai qu’ici les gens ne me jettent pas de cailloux. Mais ils jettent parfois des regards ou des paroles qui font presque plus mal que les pierres. "Il faut prendre un peu sur soi si on veut mériter le bien-être qu’on nous offre" qu’il m’a dit papa. Je veux bien moi mais c’est comme quand on allait ramasser du bois avec Omoudé, mon grand frère ; je ne pouvais pas en ramener autant que lui. Et je vois bien qu’ici, c’est juste le contraire. Omoudé est forcément toujours plus grand et plus fort que moi, mais, maintenant, c’est moi qui prends le plus. Lui il rejette tout, il a "la haine" comme il dit. Je ne sais pas si c’est bien mais lui, au moins, n’a pas du froid dans les yeux, ça aussi je le vois bien.

    Pour l’école, ça, d’accord c’est plus chouette qu’à Doumba. D’abord c’est moins loin de la maison, enfin la drôle de boîte qu’on appelle la maison. Ensuite on n’est pas tous noirs. Y’a des roses, des bruns, des qu’on dirait qu’ils ont mal aux yeux parce qu’ils ont une crise de foie. C’est beaucoup plus joli toutes ces couleurs. On a tous un cahier, un livre, un bic et une place pour s’asseoir, ça aussi c’est bien. Puis dans la cour il y a des jeux et même un vrai ballon. En plus il n’y a presque pas de sable et il est enfermé dans un bac, c’est très bien. Mais surtout, surtout il y a Madame Nicole. Elle n’est pas aussi jolie qu’une gazelle mais elle est si gentille avec nous tous. Et elle a une belle voix qui ne crie pas, ça c’est le mieux.

    Aujourd’hui j’ai de la chance. Madame Nicole m’a dit "Aristide je voudrais que tu restes un peu près de moi après la classe". Je ne demande pas pourquoi parce que je pense avoir compris. Quand elle m’a dit ça elle avait les yeux un peu comme papa et maman. Je me suis dit "Elle aussi a un peu froid et elle compte sur moi pour lui raconter du chaud comme elle me le demande parfois, quand elle me dit de parler aux autres de mon pays d’avant". J’étais tout excité quand la cloche a sonné. Madame Nicole m’a dit qu’il fallait attendre un peu. C’est normal, quand on doit avouer qu’on a du froid dans les yeux c’est pas facile.

    C’est alors que les deux Messieurs sont arrivés et qu’ils ont parlé avec Madame Nicole. Elle avait l’air d’avoir de plus en plus froid et quand elle a tourné ses yeux vers moi j’ai ressenti comme un doute : j’ai eu l’impression que je n’arriverais pas à l’aider. Puis un des Messieurs a dit en se tournant vers moi : "Hé ! Le môme ! Ca te dit une balade en voiture de police avec sirène et tout. Viens ! On te reconduit chez toi". J’étais un peu étonné et je me suis tourné vers madame Nicole. Ses yeux étaient devenus tout pâles et brillants et elle n’a pas parlé de sa voix si douce. On aurait dit que cette voix ne voulait plus sortir d’elle. Elle m’a juste fait oui de la tête.

    Alors j’ai suivi les deux Messieurs. Ils avaient une grosse voiture avec une lampe bleue dessus et ils m’ont fait monter à l’arrière. "Allez Georges !", qu’il a dit celui qui avait l’air le plus gentil "Branche un peu la sirène que ce morpion rigole une dernière fois". Alors il y a eu un bruit insupportable et le gentil s’est retourné vers moi en disant "Alors, tu aimes ça ? C’est comme dans les films, hein !". Je sais qu’il voulait me faire plaisir mais moi ça me faisait peur alors j’ai été mal élevé, j’ai fait non de la tête et j’ai dit que ça me faisait peur et mal aux oreilles. "Éteins ça Georges", qu’il a dit alors, "Putain de gniards, mieux on leur fait, pire c’est !". Puis ils n’ont plus rien dit. On est arrivé là où est notre maison et on est monté à la boîte dans laquelle nous vivons. L’un d’eux a cogné fort sur notre porte en criant "Police de l’immigration, ouvrez !". Alors là tout a été très vite. Il y a eu des cris et des bruits de meubles qu’on bouscule.

    Un des deux Messieurs a fait éclater la porte d’un coup de pied. Odoumé était derrière la porte. J’ai entendu papa crier "Non !" Mais Odoumé a donné un coup de poing au premier policier et l’autre est intervenu pour le tenir. Ils l’ont frappé avec de grand bâtons noirs et juste avant que son œil gauche n’éclate j’ai compris que mon grand frère me hurlait avec son regard "File, petit frère ! Vas-t’en ! Fuis Aris ! Aussi vite que tu peux". Alors j’ai été lâche et au lieu de me battre près des miens je suis parti en courant, j’ai dévalé les escaliers. Tout d’un coup un homme est sorti sur un palier et il m’a attrapé comme on saisit un mouton qui ne veut pas se laisser tondre. "Viens petit, viens, ici ils ne te trouveront pas". J’avais très peur et j’ai fait pipi et caca dans mon pantalon. J’étais tellement honteux que j’ai décidé de m’évanouir. Je me suis réveillé dans un grand lit tout propre et moi aussi j’étais tout propre.

    Le Monsieur qui m’avait capturé me parlait avec une voix presque aussi douce que celle de Madame Nicole mais plus basse. Il m’a dit plein de choses gentilles et rassurantes. Avec la même voix, il m’a dit les même choses gentilles que me disait Madame Nicole avant qu’elle me laisse partir avec les deux méchants Messieurs. Alors je n’ai plus parlé même quand c’est la dame très douce qui est venue près de moi, ou l’ami du Monsieur. J’ai appris que le Monsieur s’appelait Jean-Marc et qu’il s’était trompé car quelques jours plus tard, alors qu’il discutait avec son ami, Madame Thyde, les policiers sont revenus et les ont emmenés. Moi c’est une jeune dame qui m’a pris la main et m’a dit "Allez toi ! Viens.". Je ne l’ai jamais entendu dire que ça. Il paraît que Monsieur Jean-Marc et Madame Thyde ont dû prendre 4 jours pour expliquer aux méchants Messieurs pourquoi ils m’avaient empêché de tomber dans les escaliers puis qu’ils m’avaient lavé et nourri.

    Décidément, j’aurai toujours du mal à comprendre les grandes personnes. Moi aussi j’attends. Je suis dans une grande maison avec d’autres enfants et seulement des dames toutes noires dont on ne voit que le visage entouré d’une drôle de fenêtre ronde et bordée de blanc. Le jour elles nous disent qu’on doit être sage et bien manger, sage et bien jouer, sage et bien prier, sage et bien écouter en classe, … Puis le soir elles nous disent qu’on doit être sage et bien dormir avec les mains au-dessus de la couverture. Je suis très sage car je crois que tout est arrivé parce que je ne l’ai pas été au bon moment. Je me dis que si je suis sage très fort, alors je reverrai peut-être maman, papa, mon frère et, pourquoi pas, Monsieur Jean-Marc et Madame Thyde aussi ; ce serait bien. Mais j’ai peur… Oh ! Maman, comme j’ai peur…


  • jean83 2 novembre 2008 05:21

    Je suis certain que le seul moyen éfficace de lutter contre l’immigration est de faire en sorte que les gens puisse vivre dignement et en securité dans leurs pays d’origine. La politique actuelle de "reconduite" est emaillé d’ infraction au code de procédure et de bavure qui font penser de plus en plus aux méthode du gouvernement de vichy avec ses centres de tri avant déportation ,une femme s’est immolé par le feu la semaine derniere en reaction à cette politique mais on étouffe ce genre de nouvelle qui dérange et l’on se sert de la crise pour adopter de nouveaux règlements plus indigne de la patrie des droits de l’homme .
    On pourra élever le plus haut mur qu’il est possible si les gens crève de fain et d’insecurité de l’autre côté il n’auront rien à perdre à tenter de le franchir ! Mettons de l’ordre dans les transferts monétaires ,empéchons les subventions de finir sur des comptes en suisse ,lutttons contre la corruption la misère et la guerre et Là nous agirons efficacement contre l’immigration ! jean83


  • canardQuantique 6 novembre 2008 22:59

    Un peu de distraction...

    http://vioxx.labrute.fr


  • beubeuh 14 novembre 2008 12:08

    @ l’auteur :

    Cet article révèle surtout votre méconnaissance profonde de la question de l’immigration et celle du droit des étrangers. La principale erreur est contenue dans la phrase suivante :

    "Ils connaissaient de ce fait la date de la fin du séjour dont on leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent volontairement le risque d’être dans l’illégalité."

    Cette phrase est fausse. Ce que vous omettez, c’est qu’une grande partie (je ne m’avancerai pas à dire la majorité, faute de statistiques existantes sur le sujet, mais je n’en pense pas moins) des situations illégales sont le fait de l’administration elle-même. Exemple-type : un étranger entré légalement sur le territoire fait une demande de titre de séjour. En attente de sa réponse, on lui remet un récépissé qui fait office de papiers mais n’a qu’une durée de validité de trois mois. C’est un délai généralement très insuffisant pour obtenir une réponse, la lenteur des préfectures étant proverbiale. Après l’expiration de ce délai, l’étranger se trouve dans une zone de flou juridique, il devient "sans-papiers" et est à la merci d’un contrôle d’identité qui le place de fait dans l’illégalité. Alors qu’il n’a rien fait de répréhensible.
    C’est l’exemple le plus commun, mais on ne compte pas les exemples de procédures biaisées, où les étrangers se voient réclamer des pièces administratives non exigibles, voire carrément imaginaires, une même préfecture pouvant émettre des informations contradictoires dans la même journée.

    Pourquoi ces situations kafkaïennes ? Tout simplement parce que le droit des étrangers est devenu d’une complexité effarante. Sous la pression des électeurs, les ministres de l’intérieur successifs ont pondu des centaines de milliers de pages de lois, décrets, circulaires règlementant et réprimant le séjour des étrangers. Le seul ministre de l’intérieur Sarkozy à fait voter pas moins de 4 lois en 4 ans d’exercice. Le rythme est si effréné qu’on n’a pas le temps d’appliquer une loi qu’une nouvelle est déjà à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. L’administration, composée de fonctionnaires peu qualifiés, mal payés et en sous-effectif chronique, a toutes les peines du monde à appliquer ces lois.
    A cela il faut ajouter que les Préfets ont des consignes strictes concernant le nombre d’étrangers régularisables. Comme ces consignes sont souvent en contradiction avec la loi (qui ne interdit pour l’instant les quota), il faut bien trouver des biais procéduraux, et c’est comme cela que l’on crée la vaste catégorie des "ni-expulsables, ni régularisables".

    Face à cela, le secteur associatif est le seul qui dispose d’une expertise globale sur le droit des étrangers. De nombreux ministres de l’intérieur ont voulu couper leurs subventions, mais aucun n’a pu s’y résoudre car ils se sont vite aperçu que le fonctionnement de leurs administrations était totalement dépendant de l’expertise associative. Le secteur associatif compte en effet de nombreux juristes et universitaires et produit en effet des publications essentielles pour l’interprétation du droit.
    Par ailleurs sachez que l’essentiel de l’activité des associations de soutien au sans-papiers se base sur la constitution d’une jurisprudence équilibrée, sur des actions devant le Conseil d’Etat et les instances européennes et sur l’assistance légale des étrangers. Donc contrairement à ce que vous dites, il ne s’agit pas pour les associations d’imposer "LEUR" loi, mais tout simplement d’imposer LA loi.

    Quand aux actions médiatiques (grèves de la fin, manifestations, occupations) elles sont plus l’exception que la règle et sont toujours non-violentes (on est plus indulgent avec les agriculteurs). J’imagine que vous n’aurez pas été sans remarquer qu’elles ont lieux quasi-systématiquement au mois d’août, pourtant peu propice au militantisme. Tout simplement parce que cette période de vacances, et donc d’attention citoyenne moindre, est souvent mise à profit par le gouvernement pour procéder à une répression féroce à l’égard des étrangers. C’est donc pendant cette période que ce déroulent les violations les plus flagrantes du droit et se produisent les situations les plus choquantes. Cela rend nécessaires une certaine confrontation via des actions militantes spectaculaires.

    Autres idées reçues présentes dans votre article :

     - Non, les sans-papiers n’ont pas la vie facile, ils sont autant soumis à des contraintes administratives que le reste de la population. Simplement bien souvent, ils se heurtent à un mur quand il font leurs démarches.

     - les sans-papiers ne sont pas ignorés par toutes les administrations puisqu’ils sont soumis à l’impôt. La question du coût pour la communauté nationale est donc à relativiser. D’autant qu’un travailleur étranger est immédiatement disponible et que nous ne payons pas ses couts de formation. Contrairement à ce que l’on pense, beaucoup de sans-papiers sont qualifiés. On a évidemment peu de renseignement sur le sujet, mais par exemple une étude menée à l’époque au centre de Sangatte a montré que 60% des adultes avaient une formation de niveau ingénieur.

     - Vous réclamez la création d’une "police de l’immigration" or celle-ci existe déjà. Cela s’appelle la Police aux Frontières (PAF) et contrairement à ce que suggère son nom elle est présente partout sur le territoire. Par ailleurs la lutte contre l’immigration clandestine mobilise des moyens policiers considérables (le budget 2009 prévoit 42 millions d’euros pour les seules expulsions). Par ailleurs il existe désormais une police européenne de protection des frontières (Frontex).

    Bref, je trouve que votre discours est une collection de clichés, vous ne faites que reprendre la doxa anti-immigré qui permet d’escroquer l’électeur depuis plus de 30 ans. Et comme nos chers politiques, vous évitez soigneusement de poser les vraies questions :


     1) Pourquoi les moyens destinés à lutter contre les employeurs de main d’œuvre sans-papiers et les sanctions prises à leur encontre sont-ils dérisoires en comparaison des politiques mis en œuvre contre les sans-papiers eux-mêmes ?

     2) Pourquoi aucun gouvernement ne considère-t-il jamais la question du poids économique énorme de la main d’œuvre sans-papiers dans certains secteurs d’activité (hôtellerie-restauration, bâtiment, travaux à domicile...) ?

     3) Comment se fait-il que de nombreux marchés publics ou parapublics, afin de faire des économies, finissent-ils par employer des travailleurs sans-papiers ? Je cite quelques exemples connus : le Stade de France, le TGV Est, le Queen Mary.

    Le problème de l’immigration est un problème global. En vous focalisant sur l’élément le plus faible mais aussi le plus interchangeable (l’étranger en situation illégale), non seulement vous prenez le problème par le petit bout de la lorgnette, mais en plus vous cautionnez l’hypocrisie de certaines personnes bien placée qui mettent en accusation l’étranger mais derrière se payent sur la bête.


    • Tocquebourg 17 novembre 2008 18:06

      Juste une réponse partielle sur vos trois questions : la seule vrai (et bonne) question est la première, les deux autres découlant de celle-ci...


  • Tocquebourg 17 novembre 2008 17:56

    C’est un problème interessant que l’auteur nous présente ici. Pourtant, il est un argument qui me semble plus recevable, du fait de l’injustice morale et humaine qu’il représente : l’exploitation des filières de l’immigration.
    En effet, il est tout a fait amoral de profiter de la misère des gens en leur extorquant leur argent, avec en plus, comme seul espoir, un avenir tout a fait hypothétique.
    Aussi, sans même parler de ce que cet avenir représente réellement (être immigré, pauvre et sans papier en France n’est il pas parfois pire que d’être pauvre dans son propre pays ?), plus cet espoir sera consistant, et plus ces filières seront fournies en candidats au voyage. Ainsi, par une politique trop laxiste qui mettrai les promesses des passeurs dans le domaine des possibles, de plus en plus de passeurs en tout genre pourront faire leur fortune sur des gens malheureux. C’est donc une raison morale qui me pousse à ne pas cautionner de régularisation "de masse" : la France doit rester une terre d’accueil et doit se garder de remplir les poches d’individus sans morale.
    L’on ne peut dire cela sans, en même temps, appeler de ses voeux et promouvoir l’aide (financière et en faveur de la paix) aux pays d’où viennent ces immigrés et ce pour deux raisons : la première et sans doute la plus importante, est qu’humainement, on ne peut se satisfaire de la misère d’autrui, où qu’elle soit. La seconde est que tant qu’il y aura des pays pauvres et des pays en guerre, il y aura un désir d’immigration.
    Toutefois, peut on humainement dire non lorsque la misère est à sa porte ? La froideur des lois et de l’administration vient ici en opposition avec la misère que vivent ces gens. Et il est surement des cas où la loi devrait plier...
    Mais institutionnaliser la régularisation me semble donner du crédit à des gens méprisables et s’assimiler à un chèque versé sur leur compte en banque !


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