mardi 3 septembre 2019 - par Pierre

Les idées simples des États-Unis dans un Orient compliqué

Une des caractéristiques de la politique des États-Unis depuis des lustres est qu'elle s'appuie sur sa puissance économique et militaire et qu'elle ne s'encombre pas de subtilités.

Après presque soixante-quinze ans de présence ininterrompue, nombre de d'interventions militaires, de renversements de régimes et d'alliances opportunes, le Moyen-Orient est plus instable que jamais au point que le président Trump, conscient du coût colossal de cette politique, est actuellement tenté par un désengagement complet pour redéployer ses forces dans la zone indo-pacifique bien plus importante pour sauvegarder l'hégémonie étasunienne.

 

Le pacte du Quincy et la naissance d'Israël

Ce fut le 14 février 1945, sur le croiseur USS Quincy et au retour de la conférence de Yalta, que le président Roosevelt rencontra le roi ibn Saoud d'Arabie ainsi que le roi d 'Égypte et l'empereur d’Éthiopie à l'insu de ses alliés pour débattre de l'avenir de la région.

Le croiseur était ancré dans le lac Amer, au milieu du canal de Suez et bien à l'abri d'une quelconque velléité ennemie.

L'histoire a surtout retenu le pacte conclu entre le président des États-Unis et le roi ibn Saoud. L'Arabie avait déjà conclu des contrats de fourniture de pétrole avec des compagnies étasuniennes mais les États-Unis garantissaient maintenant la protection du royaume et de la famille royale saoudienne.

Il est a remarquer que le roi ibn Saoud s'opposait dès cette époque à la création d'un foyer national juif en Palestine.

Après l'ouverture des archives, le but de ces discussions apparaît maintenant de façon claire. Il s'agissait de sonder l'opinion des dirigeants régionaux quant-à le création d'un foyer national juif en Palestine, d'éloigner les puissances coloniales britannique et française ainsi que l'Union soviétique de la région et d'instaurer une zone d'influence étasunienne.

La naissance de l’État d'Israël le 14 mai 1948 sera le premier grain de sable dans l'engrenage du bel avenir que les États-Unis avaient projeté pour eux dans la région.

 

Le roi Farouk et le présidenr Roosevelt sur le USS Quincy.

 

Le wahhabisme et le nationalisme arabe

Les États-Unis avaient négligé un détail : la famille Saoud n'était qu'une des deux composantes qui se partagent le pouvoir en Arabie. La deuxième, les imams wahhabites, était farouchement hostile à toute concession de terre musulmane à des infidèles. La famille Saoud, prise en étau entre la pression wahhabite et la précieuse protection étasunienne, se mis à concéder des sommes d'argent de plus en plus importantes à la hieraechie wahhabite pour les amadouer et pour leur permettre d'étendre le salafisme bien au delà des frontières.

Les années 1950 furent aussi marquées par la naissance d'un nationalisme à tendance socialiste dans la région. Des régimes soutenu par l'Occident furent renversés par des coups d’État militaires. Égypte (1952), Irak (1958), Syrie (1963), Libye (1969), Éthiopie (1974)...

L'arrivée du nationaliste Mohammad Mossadegh (1951) comme Premier ministre d'Iran fut une parenthèse jusqu'à son renversement deux ans plus tard.

Ces régimes laïcs constituèrent des remparts contre le salafisme mais furent aussi perçu comme contraire au dessein des États-Unis qui refusèrent dans un premier temps de les soutenir. Ils se tournèrent dès lors vers l'Union soviétique qui mit ainsi pied dans la région.

Se rendant compte de leur erreur, les États-Unis finirent par se rapprocher de ces régimes laïcs, les soudoyèrent et évincèrent l'Union soviétique de la région à l'exception notoire de la Syrie.

Une organisation sunnite concurrente des wahhabites avait vu le jour en Égypte en 1928 : il s'agissait des Frères musulmans qui voulaient arriver au pouvoir de façon légale en s'appuyant sur les populations déshéritées des campagnes et des banlieues des grandes villes. Ils s'opposèrent, parfois violemment aux régimes laïcs, furent combattus et finalement interdits par ces mêmes régimes.

En 2002, l'AKP de Tayyeb Erdogan arriva au pouvoir en Turquie et les Frères musulmans trouvèrent pour la première fois un accueil favorable si on excepte le Qatar qui fut le premier pays à accueillir des vagues de Frères musulmans dès 1954.

 

Obama et le discours du Caire

Barack Obama arriva à la présidence des États-Unis et succéda à Georges W. Bush en janvier 2009. Il hérita d'une situation difficile. Les États-Unis étaient haïs par les populations musulmanes à cause de leur guerre en Irak et pour leur indéfectible soutien à Israël. Les dictatures laïques ou religieuses qui gouvernaient les pays de la région et qui avaient soutenu Georges W. Bush étaient détestés par les peuples. La corruption régnait en maître et les dictateurs ne se maintenaient au pouvoir que grâce à de redoutables services de police.

Barack Obama se rendit au Caire le 4 juin 2009 et y prononça un mémorable discours intitulé : « A New Beginning – Un nouveau Départ ». i Il cita plusieurs fois le coran et loua les principes de l'islam à plusieurs reprises. Il fut aussi le premier président des États-Unis à parler de la souffrance du peuple palestinien.

Le discours fut bien reçu par tous les musulmans du monde et provoqua un fol espoir en Palestine.

Des années plus tard, la déception sera à la mesure inverse de l'enthousiasme du moment.

Une relecture de ce discours, dix ans plus tard et après 8 ans de politique internationale Obama-Clinton puis Obama-Kerry, fait apparaître clairement que l'idée de voir l'islam modéré arriver au pouvoir dans les pays laïcs de l'Orient y était inscrite en filigrane.

Les Israéliens bloquant toute avancée dans le dossier de la création d'un État palestinien, l'administration Obama crut s'attirer les faveurs du monde musulman en aidant au renversement des dictatures laïques et en favorisant ou en ne s'opposant pas à l'arrivée au pouvoir de musulmans modérés après des élections générales sur le modèle occidental.

Barack Obama pensait que cela installerait des régimes du même modèle que celui de Tayyeb Erdogan en Turquie et qu'ils seraient à l'écoute des intérêts des États-Unis.

Les printemps arabes, d'abord initiés par des élites intellectuelles pro-occidentales, furent rapidement récupérés par l'islamisme politique de l'organisation des Frères musulmans qui était déjà bien implantés dans la région.

C'était une idée simple mais une fois de plus, les États-Unis n'avaient pas pris en compte les intérêts de tous les acteurs de la région.

D'abord, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe à l'exception du Qatar étaient farouchement opposé à l'islam politique des Frères musulmans pour la bonne et simple raison qu'à terme, ils finiraient par menacer l'existence des familles régnantes de la péninsule arabique et prendre leur place.

Ils ont donc favorisé le coup d’État militaire du maréchal al-Sissi en Égypte et ont soutenu le « maréchal » Haftar contre le gouvernement d'union nationale de Fayez-al-Sarraj, lui-même soutenu par des factions fréristes, la Turquie et le Qatar.

En Irak où la majorité chiite ii détient le pouvoir à Bagdad depuis le départ des troupes étasuniennes en décembre 2011, l'Arabie saoudite soutint la rébellion sunnite mais fini par en perdre le contrôle avec l'apparition de l’État islamique.

En Syrie, l'administration Obama s'était purement et simplement attaquée aux intérêts russes avec les conséquences que l'on sait.

Un autre point que je ne développerai pas trop car il est très complexe est l'existence des tribus qui a été complètement laissé pour compte par les États-Unis.

Mouammar Kadhafi s'appuyait sur une organisation du pays décentralisée avec une large autonomie des tribus. La centralisation administrative qui suivit la mort du « Guide » est tout-à-fait contraire aux traditions locales.

Il en est de même au Moyen-Orient où les frontières furent dessinées lors des accords Sykes-Picot de 1916 sans tenir compte de la réalité tribale, ce qui fait que par exemple des zones tribales sont parfois partagées entre l'Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie.

 

 

La présidence d'Obama qui avait commencé sous des auspices favorables se termina dans la confusion, le chaos et la guerre.

 

La situation actuelle

La seule réussite de Barack Obama, l'accord nucléaire avec l'Iran, a été déchiré par le président Trump ce qui fait encore un foyer de tension supplémentaire dans la région alors qu'aucune guerre générée par les États-Unis et leurs alliés n'avait pris fin.

Que ce soit en Irak, en Libye, en Syrie ou au Yémen, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient brûlent et presque tous les pays de la région sont impliqués dans une ou des guerres.

C'est le moment qu'a choisi le président Trump pour appuyer le boute-feu israélien avec le transfert de l'ambassade à Jérusalem et la sortie du plan Kushner pour la Palestine !

Il faut reconnaître que jusqu'à présent, le président Trump n'a pas commis d'erreur irréparable mais a-t-il bien le contrôle de la situation avec le secrétaire d’État Pompéo, le conseiller Bolton et maintenant le nouveau secrétaire d’État à la défense Mark Esper très proche du milieu de l'industrie militaire qui sont des faucons notoires.

De plus, les administrations étasuniennes sont parasitées par l’État profond (Deep State) et ne sont pas sur la même ligne politique que le président dans bien des cas.

Dans ces conditions, éviter un embrasement général tient du miracle... et à la tête froide de Donald Trump.

 

Le président Trump fait un show avec la faramineuse commande d"armement de l'Arabie saoudite.

 

Conclusion

Les interventions militaires étasuniennes dans la région ont coûté une fortune à leur budget sans autre bénéfice que géostratégique.

Le président Trump, dans sa logique de businessman, pourrait très bien retirer ses troupes de la région et en laisser le contrôle à ses deux principaux alliés locaux, à savoir Israël et l'Arabie saoudite, s'il ne perçoit pas de profit pour son pays.

Pour le moment, il n'y a que l'industrie de l'armement qui tire des bénéfices de cette situation mais est-ce que cela compense les coûts des opérations militaires ?

La pression de l'entourage du président et chez ses alliés régionaux pour le maintien des troupes est très grand mais d'un autre côté, les sondages indiquent que 78 % de Américains iii ne souhaitent pas de guerre avec l'Iran.

Pour le moment, aucun pays ne tire le moindre bénéfice de cette situation. Une nouvelle guerre impliquant l'Iran ne serait pas limitée et signifierait la ruine de toute la région.

D'un point de vue militaire, la Russie et la Chine ne pourraient d'ailleurs pas rester neutres dans cette éventualité.

Il est à noter que les pays qui ont connu des régimes laïcs ont vu l'apparition d'un secteur industriel qui les rend moins dépendants des importations. Ils ont une population beaucoup plus diversement instruite que les populations qui sont sous l'influence wahhabite.

La cas de l'Iran est remarquable. Ce pays continue à bénéficier de la politique de modernisation que le chah avait lancé dès les années 1960 et est en mesure de développer son propre secteur militaire sans aide extérieure.

L'échec des États-Unis dans la région est patent. Leurs objectifs initiaux ne sont pas atteints et malgré tous les dollars investis, c'est finalement la Chine qui est le premier partenaire économique des pays de la région.

En suivant des politiques incohérentes qui variaient à chaque changement de présidence et où bien souvent le Département d'État, le Pentagone et la CIA poursuivaient des objectifs différents en s'appuyant sur des alliés rivaux, les États-Unis ont perdu leur crédibilité dans la région et ils ne sont plus que des fournisseurs d'armes.

Au Moyen-Orient, tout est toujours indécis, les alliances se font et se défont, votre interlocuteur est souvent versatile et cela n'est pas compatible avec la manière carrée dont les Etats-Unis mégocient.

C'est aussi un échec du libéralisme économique qui a apporté la corruption à grande échelle dans ces pays sans que ceux-ci n'atteignent un niveau de développement acceptable à l'exception de l'Iran qui s'était déjà éloigné de l'influence étasunienne à l'époque du chah.

Une dernière réflexion pour finir cette conclusion : par ces temps où l'écologie a le vent en poupe et où le changement climatique serait dû à l'activité humaine suivant certains spécialistes, il est paradoxal que les médias mainstream n'évoquent jamais les guerres dans leurs estimations de pollution atmosphérique.

Y a-t-il vraiment urgence climatique ou est-ce que les guerres n'ont pas d'impact sur l'empreinte carbone ?

ihttps://www.lapaixmaintenant.org/discours-d-obama-au-caire-texte/

iiLe chiisme est considéré comme une hérésie par l'Arabie saoudite et sa hiérarchie religieuse et à ce titre est combattue au même titre que les mécréants.

iiihttps://news.gallup.com/poll/265640/americans-war-iran.aspx



48 réactions


  • JL JL 3 septembre 2019 11:48

    Article éminemment instructif.

     

    Des idées simples dans un contexte complexe, c’est le « privilège » que les puissants partagent avec les idiots.


  • JC_Lavau JC_Lavau 3 septembre 2019 11:48

    Ouaip ! Vendre de l’« urgence climatique » à ceux qui se gavent de rodéos en gros 4x4... Succès garanti !


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 septembre 2019 13:15

    Où l’on voit que les Etats Unis n’ont finalement pas les idées aussi simples et claires que ça, smiley


    • troletbuse troletbuse 3 septembre 2019 13:46

      @Olivier Perriet
      Combien de temps il vous a fallu pour donner une réflexion aussi vaseuse ?


    • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 3 septembre 2019 13:52

      C’est vrai @Olivier Perriet , manifestement leurs idées et leur destinée me semblent relativement obscures et mériteraient quelques coups de pieds occultes .
      Merci @Pierre de nous maintenir un œil ouvert sur tout ce magma géopolitico historico machin chose où certains médiatico-tico-mainsteam à force d’embrouilles n’y retrouvent souvent pas leurs petits .


  • Traroth Traroth 3 septembre 2019 13:50

    « la zone indo-pacifique bien plus importante pour sauvegarder l’hégémonie étasunienne »

    Ah bon ? Ils n’ont plus besoin de pétrole ?


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 14:40

      @Traroth
      Effectivement, ils n’ont plus besoin d’acheter du pétrole sur les marchés extérieurs vu qu’ils sont autosuffisants pour le moment avec leur production nationale.
      La question qu’il se pose est plutôt. Est-ce que cela vaut la peine de dépenser tant d’argent juste pour avoir le contrôle sur une partie du pétrole qui est disponible dans cette partie du monde ? Il semble bien que la réponse est non.


    • Pere Plexe Pere Plexe 3 septembre 2019 15:37

      @Traroth
      L’idée en est largement admise.


    • JC_Lavau JC_Lavau 3 septembre 2019 15:39

      @Pierre. Pour le moment, en creusant des dettes gigantesques.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 16:05

      @JC_Lavau
      Qui croit qu’ils vont rembourser leurs dettes ? Je ne sais pas comment va se finir la prochaine crise monétaire mais certainement pas avec le remboursement des dettes.


    • JC_Lavau JC_Lavau 3 septembre 2019 17:22

      @Pierre. Le point de vue de Dmitri Orlov :
      https://lesakerfrancophone.fr/ressusciter-leconomie-americaine


    • Traroth Traroth 3 septembre 2019 17:31

      @Pierre
      Pour le moment, comme vous dites. S’ils négligent leur influence au Moyen-Orient, je ne suis pas sûr qu’ils pourront la regagner le jour (très prochain) où ils en auront à nouveau besoin...


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 18:07

       etc@JC_Lavau
      Merci. J’étais sans doute passé à côté de cet article pourtant je lis toujours Orlov.
      C’est une des choses intéressante de ce site, on lance de très bond liens.
      Que dire sur le fond de l’article.
      Orlov lance un coup de gueule, cela c’est clair. 
      J’étais arrivé à beaucoup de même conclusions par mes propres réflexions mais je pense que le capitalisme est très résiliant (penser à toutes les crises qu’il a traversées : marxisme, guerres mondiales, crise de 1929 et 2008 etc.) et qu’il a toujours trouver le trou de souris pour s’en sortir. Je ne sais pas qui va payer, les Américains ou le reste du monde ou les deux mais on sent que le système vit ses derniers moment et que quelque chose va se passer.
      Quels sont les pays qui ont une économie capable de résister à la prochaine crise ? Wait en see.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 18:45

      @Traroth
      Pourquoi croyez-vous qu’ils visent le Venezuela ?


  • Spartacus Spartacus 3 septembre 2019 14:01

    Toujours étonnant cette vision fantasmée de l’accord avec l’Iran de O Bama...

    Et l’incompréhension du pourquoi Trump a déchiré l’accord.

    C’est un peu comme les dindes qui pleuraient qu’un accord pour fêter Noël soit annulé.

    C’est pas parce qu’elles n’ont jamais vu une dinde se faire cuire, qu’elles vont pas toutes passer à la broche à Noel. 

    Rohani est un débile profond qui n’hésitera pas a lâcher un bombe nucléaire...Et certainement avec les imbéciles qui ont fait un accord avec lui...

    C’est pas parce qu’on a jamais vu un état autre que les USA utiliser la bombe atomique que des crétins qui tuent les femmes adultère et ont une relation aux gens sectaire qu’il ne l’utilisera pas.

    Trump a eu parfaitement raison de déchirer cet accord et de couper les vivres a ces fous de dieu qui pendent a des grues les adultères et ont un rapport aux femme comme de la merde.


    • Pere Plexe Pere Plexe 3 septembre 2019 15:23

      @Spartacus
      A ce jour le seul « débile profond » qui a utilisé l’arme nucléaire est américain.
      Dans le dossier iranien le nucléaire est l’alibi pas la finalité.
      Tout comme le motif de sureté national

      dans le conflit avec la Chine.
      Qui plus est votre analyse ne tient pas quand on voit l’attitude de Trump avec la Corée du Nord.
      Que l’Iran soit un pays en retard sur bien des sujet sociétaux est une certitude.
      Mais sont ils pire que les bouchers Saoudiens soutenus par l’oncle SAM ? Y compris quand, comme au Yémen ils affament femmes et enfants. Et aussi quand ils soutiennent les terroristes islamistes de Daesh ?


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 15:53

      @Spartacus
      Je pensais que Hassan Rohani était un modéré ! Vous m’apprenez que c’est un débile profond à tendance suicidaire. En effet, s’il envoyait en premier une bombe nucléaire (qu’il n’est pas sur le point de posséder) sur Israël ou sur n’importe quel autre pays, il serait vitrifié avec sa famille, Téhéran et la moitié du pays dans l’heure et ce ne sont ni la Russie ni la Chine qui y trouverait à redire.
      Il ne faut pas oublier que le programme nucléaire iranien ne date pas de la période contemporaine mais du temps du chah qui l’avait lancé dans les années 1950.
      En réalité, la vraie menace n’est pas nucléaire (impossible avec les contrôles de l’AIEA) mais chimique ou bactériologique et je suis étonné qu’on en parle si peu, voire jamais.
      L’Iran a subi des attaques chimiques de la part de l’Irak il y a un peu plus d’une trentaine d’années et il serait étonnant qu’avec son potentiel de scientifiques, il ne se soit pas doté d’armes de ce type aujourd’hui. C’est là que les vecteurs balistiques deviennent dangereux pour les voisins et c’est pour cela que Donald Trump veut un accord sur les missiles.
      La société civile iranienne est comme l’occidentale. Ce qui coince, c’est effectivement le contrôle du pouvoir religieux sur le politique et l’application de la loi islamique qui effectivement recommande la lapidation pour l’adultère. Je vous signale que les hommes sont aussi lapidés pour la même raison. Heureusement, les condamnations à la lapidation pour adultère sont rares en Iran. Il faut bien souvent aussi avoir tué son conjoint pour subir ce sort.
      De toute façon, je critique sévèrement la loi islamique et je condamne tous les pays qui appliquent la peine de mort. Je suis viscéralement contre ce châtiment.
      Le statut des femmes en Iran est bien plus enviable que dans les monarchies du Golfe et la situation va plutôt en s’améliorant (doucement). Il n’y a qu’à voir la fréquentation de l’Université de Téhéran pour s’en convaincre. Je crois que les femmes y sont majoritaire.


    • Spartacus Spartacus 3 septembre 2019 17:04

      @Pierre
      Toujours étonnant cette minimisation des autocrates.... Une sorte de réflexe ?

      Rohani, j’ai fais un article dessus documenté en 2013...
      https://lequidampost.fr/le-nouveau-president-iranien-un-cv-de-donneur-dordre-dattentats-terroristes/

      Un taré de 1ere et une grosse enflure.
      Un début de carrière dans le « Conseil des Affaires Spéciales » chargé d’orchestrer les campagne de terrorisme et d’assassinats en occident dans les années 1990.

       Il a organisé 162 assassinats politiques entre 1979 et 1999....

      Initiateur du plus gros attentat terroriste meurtrier de l’époque, l’attentat terroriste en Argentine en 1994, l’attentat AMIA.

      Son propre fils n’a pas supporté de vivre avec ce qu’il savait de son père. Le Fils de Rohani c’est suicidé en 1992 en laissant une lettre qui accuse son père d’être une ordure abjecte.

      Un bon taré qui mettra a cuire les dindes qui lui autoriseront a fêter Noel. Sans aucune hésitation.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 17:32

      @Spartacus
      Je vais lire votre article et je vais approfondir le sujet. 
      Il n’est pas une question de minimiser. Il s’agit simplement de faire une hiérarchie et l’Iran n’est pas en queue de liste. L’Iran est un pays ouvert et n’importe qui peut y circuler librement. Il y a quelques années, il y a même eu un reportage sur AgoraVox de quelqu’un qui avait visité la région nord du pays.
      Je connais quelqu’un qui a traversé l’Iran à vélo jusqu’à la frontière arménienne sans aucun problème.
      Citez-moi un pays que l’Iran a agressé ? Ou une région qu’il a annexé ? 
      Pourquoi l’Iran attaquerait-il un pays de la région ?
      Une question personnelle. Est-ce que vous utiliser toujours ce langage quand vous vous exprimez ou est-ce uniquement sur ce site ?


    • Spartacus Spartacus 3 septembre 2019 20:55

      @Pierre
      L’Iran est l’un des pire pays belliqueux du monde. 
      En tête de liste...

      Ils sont sectaires car il y a confusion de l’état et de la religion, et vénèrent le « martyr », ils sont prêt a sacrifier tout le monde et mourir et utiliseront une bombe nucléaire sans aucun état d’âme...

      Leur gouvernants et particulièrement Rohani sont des débiles profond et veulent exporter leur religion par tous les moyens.
       
      « Citez-moi un pays que l’Iran a agressé ? » 
      La question serai plutôt quel pays n’a t-il pas agressé ?
      En plus de soumettre sa population au sectarisme Chiite, L’Iran agresse beaucoup de pays, par le financement du terrorisme international.
      Il finance le Hezbollah qui a détruit la vie paisible au sud Liban Ils y ont envoyé 2000 hommes pour créer la révolution.
      Il a financé Assad le tyran et a créer des groupes déstabilisateurs en Syrie et dans les territoires Palestiniens, notamment une force appelée al-Sabirin.
      Il fournit des armes et encourage la guerre contre Israël.

      ll a créé la guerre au Yemen, il a financé les explosions et la terreur par en Irak et ses centaines de milliers de victimes. 
      Les religieux au pouvoir n’ont que le conflit comme shéma de pensée.

      « Ou une région qu’il a annexé ? »
      Ce n’est pas une annexion au sens frontière physiques mais idéologiques. Il a conquit ce qui est appelé l’arc chiite en détruisant ou menaçant les peuples sunnites qui y vivaient auparavant. L’Iran est responsable de la déstabilisation de moyen orient par la terreur des habitants.

      « Pourquoi l’Iran attaquerait-il un pays de la région ? »
      Les annexions sont religieuses, ils veulent exterminer les sunnites pour imposer le chiisme.

      Un vrai pays de tarés.... A placer avec 98% de vos pays admirés.

       


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 4 septembre 2019 06:53

      @Spartacus
      L’Iran est l’un des pire pays belliqueux du monde. En tête de liste...


      Mais oui, bien sûr ! Il suffit de comparer les guerres provoquées par l’Iran avec les guerres provoquées par les Etats Unis depuis 1945... Ya pas photo !
      L’Iran est un vrai danger pour la paix du monde


    • leypanou 4 septembre 2019 08:34

      @Spartacus
      La question serai plutôt quel pays n’a t-il pas agressé ? 

       : vous êtes en plein délire Spartacus.

      Vous feriez mieux d’aller vous soigner. S’il y a des pays qui font des agressions sur la surface de la terre, c’est votre régime « chéri » les États-Unis, avec plus de 1000 bases militaires ainsi que l’autre état criminel au Moyen-Orient, l’Arabie Saoudite n’étant pas loin derrière.

      Les attentas terroristes ont l’air de vous déranger, mais tous les Ben Laden de la terre ne feront jamais autant de victimes civils que l’interventionnisme états-unien partout dans le monde. Demandez aux Vietnamiens par exemple.

      Continuez à ne vous renseigner qu’à vos sources d’information orientée : des comme vous, ce n’est pas ce qui manque.


  • troletbuse troletbuse 3 septembre 2019 14:11

    La question nucléaire-Corée du Nord, Iran qui n’a pas la bombe n’est qu’un faux problème que les EU montent en épingle. Il n’y a que des problèmes de ressources. Mais tous les tarlouzes des pays de l’UE suivent comme des caniches. Trump doit louvoyer entre ses idées et les faucons de son parti quoique si La folle Clinton avait été élue, je pense que cela aurait été pire. L’europe n’a rien à gagner de ces conflits mais un caniche est un caniche. Toutes les menaces de Trump se sont calmées. Une chance que la Russie soit intervenue, sinon la Syrie, état laïque, serait devenue comme l’Irak ou la Libye d’aujourd’hui.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 septembre 2019 15:50

      @troletbuse

      t’as mis combien de temps pour compiler les bouses poutiniennes en 2 phrases ? smiley

      Une chance que la Russie soit intervenue massivement.... 5 ans plus tard smiley Il a pris son temps Vladimir.

      Le temps de voir si son ami Bachar allait se faire virer ou pas.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 16:11

      @Olivier Perriet et alexis42
      S’il-vous-plait, ne lançons pas un débat sur la Russie et Poutine.


    • troletbuse troletbuse 3 septembre 2019 16:15

      @Olivier Perriet
      Il est vrai que Hollandouille est monté immédiatement sur ses grands chevaux... ou plutôt sur son pédalo avec son casque de scootériste.


  • pemile pemile 3 septembre 2019 16:00

    @Pierre « les Etats-Unis mégocient »

    Ils négocient en mégotant ? smiley


  • leypanou 3 septembre 2019 16:50

    Il faut reconnaître que jusqu’à présent, le président Trump n’a pas commis d’erreur irréparable 

     : je ne sais pas ce que vous appelez erreur irréparable mais, à mon avis, il a pris quelques décisions dont les conséquences sont très dommageables pour la terre entière et même pour lui qui prétendait ne plus vouloir un « regime change » et rapatrier les soldats états-uniens de la Syrie et d’Afghanistan.

    Déjà, avoir Pompeo et Bolton ainsi qu’Elliott Abrams dans son équipe pour quelqu’un qui ne veut plus faire de « regime change » est déjà contradictoire.

    Transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem c’est piétiner le droit international et surtout celui des Palestiniens, et je vois mal comment cela peut se « réparer » un jour.

    Enfin, reconnaître les Plateaux du Golan comme définitivement israeliens c’est aussi aller à contre-courant du droit international et l’autre corrompu du Moyen-Orient n’a fait qu’en profiter.

    Pour résumer, D Trump ne fait que ce que le lobby lui ait dicté de faire (de toute façon, avec des financeurs comme Sheldon Adelson pouvait-il en être autrement), différence avec B Obama qui, malgré tous ses défauts, a osé traité de fieffé menteur -cf discussion avec N Sarkozy- le dirigeant d’un régime d’apartheid dixit N Chomsky.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 17:15

      @leypanou
      Tout ce qu’a fait Trump est réversible. 
      C’est vrai qu’Obama n’était pas à la botte d’Israël. Je le sous-entends en écrivant « Les Israéliens bloquant toute avancée dans le dossier de la création d’un État palestinien », c’était réciproque.
      Trump, s’il veut être réélu, ne peut pas se permettre de se mettre l’AIPAC contre lui. Je pense, mais je me trompe peut-être", qu’en mettant des faucons dans son entourage, il arrive à mieux les contrôler. Ce n’est pas son premier choix (voir sa première équipe) mais il doit tenir compte de l’opposition et des accusations d’être un agent des Russes.
      Exemples : n’a-t-il pas annulé un bombardement de l’Iran suite au drone abattu ? Ou : n’a-t-il pas lancé une attaque de missiles de croisière sur la Syrie quasi en coordination avec les Russes pour ne pas faire de victime ?


    • leypanou 3 septembre 2019 17:44

      @Pierre
      Tout ce qu’a fait Trump est réversible 

       : vous voyez vous les États-Unis re-transférer leur ambassade à Tell Aviv ? Vous voyez-vous les États-Unis re-dire un jour à Israel « finalement, le Golan ne vous appartient plus et que vous devez déguerpir de là ».

      Trump, s’il veut être réélu, ne peut pas se permettre de se mettre l’AIPAC contre lui. Je pense, mais je me trompe peut-être
       

       : là, je suis complètement d’accord avec vous, mais là, il est comme tout le monde, en particulier la démocrate Tulsi Gabbard qui lors d’un récent vote sur le BDS je crois, s’est aplatie devant le lobby alors que les « gens » la croyaient plus « courageuse » (elle est allée en Syrie, tenu des propos qui diffèrent de ceux de la majorité des politiciens états-uniens etc, etc).
      Cela étant, je pense que Trump sera réélu sans problème car je ne vois personne chez les Démocrates qui peut l’inquiéter, surtout avec leur délirant Green New Deal ou défense de la migration.


    • Pierre Pierre 3 septembre 2019 18:29

      @leypanou
      Que les ambassades soient à Tel-Aviv ou à Jérusalem ne change rien quant-à création d’un Etat palestinien qui pourrait d’ailleurs aussi avoir sa capitale à Jérusalem.
      Pour le Golan, je pars d’un point de vue réaliste. C’est illégal, c’est immoral mais qui va chasser les Israéliens de ce territoire. La Syrie recevra peut-être un jour une compensation, c’est le maximum que les Syriens peuvent espérer.
      Je crois aussi que Trump a de grandes chance d’être réélu mais il doit jouer serré pour ne pas perdre son électorat de 2016. Il doit aussi obtenir des résultats sur le plan international.
      Du côté démocrate, Biden traîne trop de casseroles. Peut-être qu’Elisabeth Warren pourrait donner du fil à retordre à Trump mais je ne vois pas l’establishment démocrate la soutenir.


    • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 3 septembre 2019 21:56

      @Pierre

       « Qui va chasser Israel du Golan »

      Voilà une question qu’elle est bonne !
      On le sait l ’occupation du Golan a été condamné par l’ONU en 1967 (mais qui tient compte des résolutions de cette organisation ?

       La guerre du kippour en 1973 ( on sait aussi comment ça c’est terminé)

      La knesset a voté l’annexion du plateau en 1981. Aujourd’hui on a environ 30.ooo colons israeliens et à peu près 20.000 Druzes (qui ont été autorisés à rester sur ce territoire) smiley
      La zone tampon démilitarisée (casques bleus ) on sait également ce que c’est devenu quand les hostilités commencèrent entre « la communauté internationale » arf ...et Bachar al Assad ...le Front Al nostra prenant la relève des positions des soldats de l’ONU.
       Ce qui est sûr c’est que du sommet du mont Hamon au nord Golan ,on se situe à quelques encablures à vol d’oiseau , plusieurs centaines de reptations de serpent et à plusieurs kms de marche de facteur rural de basse Bretagne à environ 60 kilomètres de Damas !

       N’oublions pas que ce plateau du Golan est aussi la maîtrise de l’ eau douce qui alimente Tibériade et sans doute le Jourdain et ça ,sans la main mise et le contrôle de l’état hébreu , pour eux c’est la « cata »
       


    • agent ananas agent ananas 4 septembre 2019 09:43

      @Pierre
      Peut-être qu’Elisabeth Warren pourrait donner du fil à retordre à Trump mais je ne vois pas l’establishment démocrate la soutenir.

      Au contraire il semble que les lignes bougent ...
      https://www.globalresearch.ca/america-billionaires-congealing-warren-buttigieg/5687798
      Bonne lecture et bonne journée.


    • Pierre Pierre 4 septembre 2019 10:39

      @agent ananas
      Merci pour le lien.
      La première réflexion qui me vient à l’esprit est : quel détournement de la démocratie ! Ce sont l’AIPAC et les milliardaires qui font et défont les candidats. Spartacus, ce grand défenseur du système américain, devrait lire cet article et en prendre de la graine.
      Ceci dit, il est possible qu’Elisabeth Warren finisse par obtenir le soutien de milliardaires et de l’establishment si elle est la mieux placée pour battre Trump.
      Trump a un an pour réussir à enfin tenir ses promesses électorales de 2016. Le russiagate s’est terminé par une déroute démocrate et il a enfin les mains libres.
      Il vient d’obtenir 3,6 milliard de dollars pour construire 280 km de murs avec le Mexique. Il doit maintenant obtenir des résultats dans son bras de fer avec la Chine, débloquer le dossier iranien sans provoquer de guerre, obtenir des concessions de l’UE et en cas de Brexit, avoir un bon accord avec le Royaume-Uni.
      Sur le plan intérieur, renvoyer les clandestins, enfin lancer son programme de rénovation des infrastructures (il paraît que les aéroports ressemblent à ceux du tiers-monde), lancer la réindustrialisation du pays et continuer à critiquer les médias et l’establishment de Washington. S’il réussit, il sera dans un fauteuil pour être réélu sinon, même un chien avec un chapeau le battrait mais malgré tout une candidate comme Elisabeth Warren pourrait, à mon avis, quand-même sérieusement le menacer. C’est une candidate de consensus qui peut même attirer des électeurs de Trump et elle ne traîne pas de casseroles derrière elle.


  • alinea alinea 4 septembre 2019 14:48

    Manque le Yemen, mais pour le reste j’ai appris des choses et vous avez remis en ordre des données que le ventilateur que j’ai dans ma boîte crânienne avait dispersées !

    Alors merci Pierre smiley


    • Pierre Pierre 4 septembre 2019 15:23

      @alinea
      Bonjour, 
      Je n’ai pas oublié le Yémen, je le cite dans « Situation actuelle ».
      Je pense que c’est plutôt une guerre voulue par MBS et que les Etats-Unis ne viennent qu’en soutien. Je me trompe peut-être mais c’est ce que je pense jusqu’à preuve du contraire.


  • JC_Lavau JC_Lavau 4 septembre 2019 16:06

    A 25 ans, et probablement depuis toujours, Farouk était nettement trop gras, et il est toujours resté infantile.


    • Pierre Pierre 4 septembre 2019 16:39

      @JC_Lavau
      C’est vrai, il m’a toujours fait penser à Dario Moreno qui était né seulement un an plus tard et qui ne manquait pas non plus de kilos superflus.


  • JMBerniolles 4 septembre 2019 20:31

    Bonjour et merci pour cet article. Qui ouvre le débat de bonne manière. La situation, les situations en fait, au MO sont extrêmement complexes. D’une part parce que bien des protagonistes jouent double ou triple jeu, la Turquie en premier lieu mais aussi les USA, et d’autre part à cause de l’évolution des conflits militaires en Syrie et au Yémen. Du point de vue militaire il s’agissait de faire tomber la Syrie à moindre frais, c’est-à-dire avec des mercenaires envahissant ce pays de toutes parts, puis de s’attaquer à l’Iran avant d’entamer l’agression de la Russie. C’est le stade impérialiste avec une puissance hégémonique

    Tout cela à été orchestré également avec Israël ses moyens de pression et son influence majeure aux Usa y compris avec Obama.

    Comme beaucoup d’initiatives US, qui ne tiennent compte ni des adversaires ni des réalités, cela est un fiasco momumental parce qu’il conduit rapidement au renforcement des ennemis au plan militaire, économique et diplomatique.

    Du coup tout cela a marqué l’avènement d’un monde multi polaire que les USA ne savent pas manipuler pour l’instant.

    Cela va de pair avec l’échec patent du néo libéralisme.

    Ainsi nous sommes à un tournant économique, militaire et stratégique très dangereux. J’ai dû mal à voir notamment comment on pourra éviter une crise économique majeure


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 4 septembre 2019 21:10

      @JMBerniolles
      l’avènement d’un monde multi polaire que les USA ne savent pas manipuler pour l’instant.

      Ou bien les vieilles recettes ne fonctionnent plus... Les USA pratiquent « des guerres hybrides », mais qui marchent de moins en moins bien...

      "Qu’est-ce qu’une guerre hybride ? C’est une guerre multiforme : politique, diplomatique, économique, d’influence à travers de la propagande de masse et des « fake news », de cyber-attaques, de poursuites judiciaires, d’interventions dans les processus électoraux étrangers, de révolutions de couleur, de sanctions, d’attaques terroristes, de coups d’Etat, de gels d’avoirs, de transferts d’armes à des milices complices, de corruption des élites des pays ciblés, etc. Elle peut comprendre des actions militaires conventionnelles."



    • Pierre Pierre 4 septembre 2019 21:57

      @JMBerniolles
      Bonsoir et merci pour ce commentaire.
      Je suis d’accord avec vous. C’est même en résumé le sens de l’article.
      Pour les doubles jeux, je rajoute même la Russie qui déclare d’un côté que l’Iran est un partenaire stratégique et de l’autre se coordonne avec Israël contre l’Iran.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 5 septembre 2019 07:16

      @Pierre
      Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un double jeu. L’Iran prend des décisions qui, du point de vue russe, menacent la stabilisation dans la région que souhaite la Russie.


    • JMBerniolles 5 septembre 2019 12:49

      @Pierre

      Merci pour votre réponse. Je suis souvent d’accord avec vos idées.

      Sur Israël et la Russie il y a une très bonne analyse du Saker.

      Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un double jeu. La Russie ne veut simplement pas la destruction d’Israël, à cause des immigrants russes principalement et aussi sous la pression d’un lobby sioniste en Russie. D’où une position plus ou moins neutre difficile à tenir.

      De toute manière le Hezbollah, entre autres, vient de démontrer qu’il n’avait besoin de personne pour tenir tête à Israël.

      On doit noter que les représailles du Hezbollah ont été menées dans les territoires occupés. Cela signifie qu’en cas de conflit généralisé il y aurait un front ouvert dans les territoires occupés, avec l’armement des palestiniens. Les gesticulations de Netanyahu avec ses bombes atomiques sont ainsi complètement decrédibilissees.


    • Pierre Pierre 5 septembre 2019 14:08

      @JMBerniolles
      Cela fait 13 ans qu’Israël n’a plus envahi un de ses voisins et la dernière fois, cela s’est mal passé. Je crois c’est la première fois de son histoire qu’il y a une telle durée. Je ne suis pas sûr que Tsahal a encore la même motivation maintenant que le coût humain pourrait être assez douloureux. 
      Pour la rivalité Russie-Iran en Syrie, je crois que la diplomatie russe est consciente qu’une fois la paix revenue, l’Iran ne pourra pas avoir une présence militaire dans un pays à majorité sunnite.
      Pour la Russie, l’Iran peut avoir une influence politique en Syrie mais pas d’influence confessionnelle ou militaire. De plus, une fois la paix revenue, l’Iran deviendra un concurrent des Russes notamment pour le gaz et le pétrole.
      N’oubliez pas que l’Iran a refusé de laisser les Russes installer une base militaire dans leur pays et qu’un régime de mollahs n’est pas la tasse de thé de Poutine.
      C’est pour cela que la Russie et l’Iran sont partenaires stratégique mais pas alliés stratégiques.
      On devine assez facilement qu’Israël et la Russie ont des intérêts communs contre l’Iran.


    • JMBerniolles 5 septembre 2019 16:28

      @Pierre

      Israël n’a peut-être plus envahi ses voisins depuis un certain temps, mais il ont complètement investi les territoires palestiniens (la solution à deux états est ainsi morte) et ils ont soutenu les mercenaires takfiris chargés de renverser le pouvoir en Syrie et en Irak… 

      C’était bien dans le cadre d’un projet de grand Israël.

      La volonté politique existe, d’autant plus avec la fuite en avant de Netanyahou, mais il est clair que les militaires israéliens (et les services secrets sans doute) ramènent les dirigeants aux réalités du terrain.

      Au sortir de leur campagne de libération de la Syrie, ce ne sera pas une sinécure de s’attaquer à l’armée syrienne et au Hezbollah.

      l’Iran a un rôle géo stratégique majeure pour les pays de l’Eurasie. Au niveau militaire c’est un glacis pour la Russie sur ce flan là et la Russie a besoin de tranquillité dans cette région précise. C’est aussi une voie commerciale fondamentale…  

      Oui, il est certain que lorsque les choses se seront stabilisées en Syrie, il y aura sans doute un gazoduc qui amènera le Gaz qatari et iranien vers la méditerranée.
      Mais il se trouve que grâce aux sanctions américaines la Russie est moins dépendante de ses exportations. Voir cet excellent article de Jon Hellewig.


  • BA 5 septembre 2019 00:35

    A la fin du sommet du G7, dans tous les médias français, sur toutes les chaînes de télévision françaises, dans toute la presse française, les joueurs de pipeau nous avaient dit qu’Emmanuel Macron avait obtenu un triomphe diplomatique !


    Pipeau !


    Dans le monde réel, Macron s’est fait ridiculiser par les Iraniens.


    Iran : le président Rohani ordonne la reprise du programme nucléaire iranien.


    https://www.lci.fr/international/en-direct-le-president-rohani-ordonne-la-reprise-du-programme-nucleaire-iranien-2124663.html



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