samedi 29 janvier 2011 - par sisyphe

2012 ; une solution pour éviter la peste ET le choléra

Puisque, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, nous n’aurons aucune chance d’avoir un Président qui représente nos intérêts.... 

La constitution de la Vème République, construite pour le Général de Gaulle, a prouvé, depuis plus de 50 ans, avec les différents Présidents qui s'y sont succédés, qu'elle n'était pas un outil démocratique. 

Présidentialisation, bipartisme, tous les pouvoirs confiés à un seul parti (minoritaire), pas de représentativité de l'ensemble de l'éventail politique, aucun contre-pouvoir réel, pouvoir du peuple réduit à des élections fantoches tous les 5 ans, non-séparation de la justice et du pouvoir exécutif, le processus de personnalisation et de confiscation du pouvoir , en un mot d'autocratisation , est parvenu, sous l'ère sarkozyste, à son apogée. 

D'autant que ce pouvoir des partis dominants, dits "de gouvernement", est totalement inféodé au système global de mondialisation libérale, entièrement dominé par la dictature des mafias financières, comme le récente crise n'en a été qu'un exemple, parmi tant d'autres. 

Aggravation des inégalités, destruction du système social, privatisation progressive de l'ensemble des institutions, démolition du système de santé, de l'école, logement et matières premières entièrement livrées à la spéculation, transfert des richesses produites par les travailleurs, des salaires vers le capital ; les dégâts sont énormes, et de plus en plus irréversibles.

Tout ceci sans que le peuple, par définition détenteur du pouvoir dans une réelle démocratie, y ait son mot à dire. On n'a même pas besoin de rappeler à quel point celui-ci s'est fait voler son vote, lors du référendum de 2002 sur le Traité européen, pour comprendre à quel point cette dérive institutionnelle, a entraîné la République sur la voie de l'autocratie, et de l'inféodation aux puissances de l'argent. 

Certes, le problème n'est pas que français ; il est mondial. 

Mais, au moins, certains pays, grâce à un système réellement démocratique, parviennent-ils, sur ce plan, à limiter les dégâts. 

On évoquera juste les royautés démocratiques des pays du nord de l'Europe ; Danemark, Suède, Islande (où le peuple a refusé le renflouement, à son détriment, des institutions bancaires), plusieurs pays d'Amérique du Sud ; Argentine (avec la résolution, en 2002, après sa plus profonde crise, de refuser de rembourser la totalité de sa dette publique), Chili, Bolivie, Brésil, etc....

Sans parler de la Chine, qui, bien que participant au système de libre-échange, conserve un système global où le secteur financier et bancaire est entièrement sous contrôle de l'Etat. 

Bref, devant l'étendue des dégâts, particulièrement sensibles en Europe (cf la situation en Grèce, en Irlande, en Espagne, bientôt en Italie ou en France), où la Communauté Européenne, loin de constituer un rempart contre la globalisation, s'avère en être un des rouages, sous la présidence de l'ultra-libéral Barroso, et de son parlement, entièrement acquis aux puissances financières. 

Banque Européenne, Banque Mondiale, FMI, OMC, agences de "cotation" ; toutes ces institutions internationales ne sont que les bras armés de la dérégulation néolibérale visant à la privatisation de la planète et de sa mise en coupe réglée, au profit d'une poignée de banquiers, de financiers et de spéculateurs, dont la fortune augmente au rythme de la paupérisation de l'ensemble de la population mondiale. 

Mais revenons à la France, où se profile, pour 2012, donc, des élections dont l'issue, quelle qu'elle soit, ne fait qu'entraîner la désespérance et la résignation de l'ensemble des citoyens, tant, quel que soit le cas de figure, aucun des vainqueurs possibles ou/et probables de l'élection présidentielle, n'apparait en mesure de changer le cours des choses, si ce n'est en l'aggravant, pour la majorité des Français. 

Ce qui provoque, par inéluctable voie de conséquence, une montée des extrêmes, la plupart des citoyens n'accordant plus aucune confiance aux partis principaux, entièrement compromis dans une collusion avec le système global. 

Comme aucun des candidats qui prônent un réel changement (telle la vitale, nécessaire et urgente REFORME MONETAIRE), n'est en mesure de gravir le dernier échelon qui mène à la Magistrature suprême, les Français, résignés, se voient ainsi condamnés à choisir celui qui serait la moins pire des solutions

 

C'est à dire, vu les forces en présence, et le mode de scrutin ;

- soit reconduire le catastrophique petit Ubu, avec le chapelet à continuer des mesures de démolition sociales et sociétales, la progressive privatisation du pays, et sa livraison clef en mains aux puissances financières (malgré les rodomontades du provisoire "chef du G20", qui n'a même pas, depuis la crise, pris les mesures les plus ELEMENTAIRES, comme l'ont fait les Allemands, pour protéger notre système économique et financier des ravages de la spéculation), 

- soit voter pour le sinistre Directeur du FMI, ou tout autre soi-disant représentant d'un parti soi-disant "socialiste", définitivement compromis dans sa collusion avec "l'économie de marché", qui n'est autre que le pillage de l'économie et l'asservissement des états par les "marchés" (lisez mafias) financiers. 

 

De quoi, effectivement, pour le peuple français, être entièrement livré à la désespérance, à la résignation, à l'ecoeurement, d'assister, impuissant, à la dérive de ses institutions vers une autocratie ploutocratique, et une République de plus en plus bananière. 

On notera, à cet égard, comme le signalait hier à la télé, l'excellent Edwy Plenel, qu'en ce moment même, 130 députés UMP (dont l'ineffable motodidacte Estrosi), essaient de faire voter une loi qui instituerait un "secret des affaires" (comme il existe un "secret-défense"), destiné à poursuivre toute investigation, toute recherche, toute parution d'éléments d'information sur les magouilles, collusions, conflits d'intérêts, et prévarications diverses commis dans les milieux d'affaires, sous peine de poursuites et de punitions pouvant aller jusqu'aux peines de prison pour les journalistes qui l'auraient enfreint. Ceci venant après la volonté annoncée du petit kondukator de "dépénaliser le droit des affaires" laisse suffisamment entrevoir à quel point d'asservissement à la dictature des mafias de financiers et de spéculateurs, le pays en est rendu... 

Mais tout ceci est bien long (il y en aurait pourtant tant et tant encore à dire), pour en arriver à la solution annoncée dans le titre ; j'y viens, donc..

 

En 2012, il y aura bel et bien DEUX élections :

- la première ; celle du Président de la République, (on l'a vu, sans le moindre espoir de changement), mais sur laquelle, d'une même volonté, évidemment, tout le monde politico-médiatique exerce un focus volontaire, contribuant à la "présidentialisation" d'un système de plus en plus autocratique

- la seconde, sciemment passée sous silence, l'élection LEGISLATIVE des députés, représentant du peuple à l'Assemblée Nationale ; en fait, voix directe des citoyens dans l'expression du pouvoir

Or, il se trouve que, dans la Vème République, le Président, représentant d'une minorité de citoyens, ne peut, on l'a constaté au cours des divers épisodes de la "cohabitation", exercer la toute-puissance de son pouvoir, qu'à l'aide d'une Assemblée de députés-godillots monolithique, entièrement acquise à sa cause. 

Il suffit que l'Assemblée soit d'une autre composition, pluraliste, pour que son pouvoir de nuisance soit considérablement réduit, et que le processus démocratique y gagne en représentativité.

 

La solution me semble donc être celle-ci (j'abrège) : 

- au 1er tour, le vote pour le candidat qui vous semble être le plus à même, par son PROGRAMME, d'instaurer un véritable changement ; référendum sur le constitution d'une VIème République, plus démocratique ; Assemblée Constituante, élections à la proportionnelle, organismes de contrôle des citoyens sur les décisions qui les concernent, référendums d'initiative citoyenne facilement réalisables, non-cumul des mandats électifs, limités à 2, quel que soit le mandat, inéligibilité pour toute personne déjà condamnée, totale indépendance de la justice par rapport au pouvoir exécutif, organismes de contre-pouvoir, REFORME MONETAIRE, permettant la nationalisation des banques, séparant les banques de dépôts (nationalisées) des banques privées, interdites de battre monnaie, obligées de passer par des emprunts avec intérêts à une Banque Centrale entièrement contrôlée par l'Etat, que les états puissent, de nouveau emprunter à la Banque Centrale SANS INTERET, etc, etc......

Plusieurs partis possèdent dans leurs programmes des mesures de cet ordre : le NPA, le Front de Gauche, le FN (pour certaines d'entre elles), etc....

Donc, PAS DE PSEUDO "VOTE UTILE" ; donnez vos voix aux partis qui présentent ces mesures dans leurs programmes, même si ce candidat n'a aucune chance d'être élu au bout du compte 

- au 2ème tour de l'élection présidentielle, puisque, probablement, ce seront les représentants des partis dits "de gouvernement" qui auront toutes les chances d'être élus, CONSIGNE D'ABSTENTION MASSIVE ; 

Il faut que le président élu le soit avec moins de 50% des voix des INSCRITS ; ça ne l'empêchera pas d'être élu (puisque les voix blanches et abstentions ne sont pas comptabilisées), mais ça portera un énorme coup à sa légitimité ; il s'agira d'un Président "en sursis", et fortement minoritaire. 

 

En revanche, c'est au cours des ELECTIONS LEGISLATIVES, qu'il faudra aller voter, en masse pour les candidats des partis les plus "réformistes/révolutionnaires" à votre goût, , de façon à ce que l'Assemblée Nationale soit représentative d'une "coalition plurielle", avec des députés capables de s'allier, au coup par coup, sur des textes consensuels, respectueux des intérêts des citoyens et de la nation. 

Et pas d'agitation de spectre de la IVème République, ou de "République des partis" ; ce serait, de toutes façons, beaucoup moins grave que l'actuel bipartisme UMPS, et beaucoup plus démocratique. 

En cas d'absence de majorité pour des textes essentiels (budget annuel de l'état, lois de programmation, réforme monétaire et financière), retour vers le peuple, qui sera amené à voter par référendum, pour la décision finale. 

Il me semble que c'est de cette façon que nous pouvons limiter les dégâts de l'élection présidentielle à venir, et initier un véritable processus de re-démocratisation du pays, en permettant à l'ensemble des citoyens et leurs représentants de faire valoir leurs droits et leurs intérêts. 

Il est temps, que, à l'image des réelles démocraties subsistant en Europe et dans le monde, de même qu'à l'image des processus en cours en Afrique du nord et ailleurs, le "final cut" soit enfin redonné aux citoyens et aux peuples, dans une voie vers la reconquête de la démocratie et de la liberté. 

De même, il est plus que temps que soit mis fin au règne des dictatures des mafias financières et bancaires sur l'ensemble de l'économie mondiale ; comme ce ne sera jamais le cas avec des dirigeants et gouvernements totalement inféodés à ces puissances, c'est aux citoyens et aux peuples de commencer à reprendre la main sur leur propre destin, par le retour de la réelle démocratie, et sa victoire sur les forces d'oppression. 

Utopique ? 

La seule "utopie" serait de considérer qu'en ne changeant rien, la situation ; tant nationale qu'internationale, elle, pourrait s'améliorer..

A nous de jouer, et de nous souvenir, à l'instar d'évènements récents, que toutes les formes de pouvoir et d'oppression, ne sont que des tigres de papier, que la volonté des peuples unis et solidaires, peut faire s'envoler.... 



175 réactions


  • sisyphe sisyphe 29 janvier 2011 18:15

    @ django 


    bien d’accord avec ça : 


    il faut voter, mais voter d’abord aux législatives pour des candidats jamais élus. pour qu’ils sachent qu’il leur faudra se tenir à carreau.
    pour les présidentielles, le candidat importe peu. le président ne doit avoir que peu de pouvoirs et préparer la constituante pour parvenir à une république des citoyens, pas des riches. 
    comme ça demander des années, il faut voter pour le programme le plus à gauche possible même imparfait.

    sauf que l’élection présidentielle précède les législatives, et qu’avec un président élu avec un faible pourcentage, l’effet « confortement » jouerait beaucoup moins lors des législatives, et permettrait une Assemblée plurielle ; et, pour moi, le vote blanc peut être utile à l’affaiblissement du Président élu. 

  • Clojea Clojea 29 janvier 2011 18:24

    Bonsoir. C’est un excellent article et une excellente stratégie. Dans plusieurs de mes interventions, je préconisais à chaque fois abstention massive ou vote blanc, afin de créer un électrochoc. L’idée de voter un petit parti au premier tour, de s’abstenir au 2 ème et ne pas louper les législatives est excellent. C’est tout à fait comme ça que je vois les choses pour faire avancer la société, et espérer que cela débouche sur une 6ème république, totalement revue et corrigée.
    L’UMPS gouverne ce pays depuis trop longtemps et rien ne change. Il est grand temps de faire le ménage. Je souscris à votre projet et je vais en faire de la pub autour de moi. Plus on sera nombreux à le faire et plus on pourra y arriver.


  • Miss Fischer-Brown 29 janvier 2011 21:12

    Mais, au moins, certains pays, grâce à un système réellement démocratique, parviennent-ils, sur ce plan, à limiter les dégâts.

    (...)

    On évoquera juste les royautés démocratiques des pays du nord de l’Europe ; Danemark, Suède, Islande (où le peuple a refusé le renflouement, à son détriment, des institutions bancaires), plusieurs pays d’Amérique du Sud ; Argentine (avec la résolution, en 2002, après sa plus profonde crise, de refuser de rembourser la totalité de sa dette publique), Chili, Bolivie, Brésil, etc....

    Sans parler de la Chine, qui, bien que participant au système de libre-échange, conserve un système global où le secteur financier et bancaire est entièrement sous contrôle de l’Etat. 

    La Chine démocratique ?  smiley HENORME !!!


    • sisyphe sisyphe 29 janvier 2011 21:35

      Non ; c’est une confusion dans le texte ; je m’en suis expliqué plus haut ; il n’y a pas de référence démocratique à la Chine ; simplement au contrôle de l’état sur le système financier..


      C’est un amalgame involontaire..

  • Tiberius Tiberius 29 janvier 2011 22:13

    Un siècle avant vous, les libéraux et les anarchistes ont soulevé conjointement ce problème de la représentativité des dirigeants dans nos sociétés démocratiques puis ils se sont divisés sur la solution à apporter. Les libéraux ont estimé que le modèle démocratique était bon et qu’il fallait juste faire en sorte que les membres de la chambre basse soit élu au scrutin représentatif (plutôt que majoritaire) ceci afin de permettre aux minorités de toujours pouvoir défendre leur point de vue. Les anarchistes ont quant à eux estimé que c’était carrément la démocratie qui était bonne à jeter afin d’être remplacée par un système de coopération fondé sur la libre association des citoyens. Par bonheur, les anarchistes ont échoué à détruire la démocratie et par malheur, les libéraux ont réussi à imposer leur démocratie représentative dans certains pays comme en Belgique ou en Italie. Or tout ce qu’ils ont obtenu, c’est un pouvoir politique qui non seulement présente les mêmes défauts que le nôtre, mais qui est de surcroît d’une instabilité spectaculaire !!!

    Alors finalement, je crois que l’on peut dire un grand merci à de Gaulle de nous avoir trouvé ce juste et beau milieu que nous appelons 5ème République...


    • sisyphe sisyphe 29 janvier 2011 22:47

      @ Tiberius 


      le prétexte « d’instabilité » permet d’instaurer un régime dont la politique, même néfaste, est appliquée sans contrôle ni contre-pouvoir, pendant une législature au moins. 
      Un régime, donc, monolithe, même s’il est, entretemps, devenu largement minoritaire.

      En un mot, au lieu d’un système démocratique, un régsans moyens, pour le peupleime fort et installé durablement, comme, par exemple, les divers potentats de Tunisie, d’Egypte, de Libye, et j’en passe....
      De fait, la Vème République est une constitution déséquilibrée démocratiquement, et dont les différents aménagements qui lui ont été apportés, ont renforcé un système présidentialiste, à vocation autocratique, sans moyens, pour le peuple, de faire valoir, pendant 5 ans, son avis, sauf à de rares référendums, où on lui vole sa voix. 

      C’est une dérive démocratique incontestable ; dommage que le système anarchiste ne puisse être appliqué, quant au « juste milieu », il est, de plus en plus, juste pour un certain milieu, mais de plus en plus pénalisant pour la majorité. 

      Le système de la représentativité, est, de loin, le système le plus démocratique ; cf les pays à partis unique, voire le délétère bipartisme... 

      En défendant ces institutions, vous ne faites que défendre les positions acquises, parce qu’elles vous conviennent. 
      Dans une démocratie, c’est l’intérêt général qui prévaut.

      La Vème République est devenue un obstacle à la démocratie ; il est plus que temps d’une constitution plus propice à l’expression, régulière, de la volonté populaire, par d’autres instruments démocratiques. 

      Sans même parler du plan économique

    • Tiberius Tiberius 30 janvier 2011 00:19

      Non je ne défends pas la 5ème république par simple conservatisme. L’actualité récente me donne des raisons de ne pas souhaiter en France la représentation proportionnelle. Regardez la Belgique qui est incapable de se composer une majorité depuis 7 mois ! Leur parlement est une mosaïque de petits partis hétéroclites aux multiples clivages et traversés d’une très grosse fracture identitaire. Et du coup, il leur est impossible de former une majorité. Eh bien le fait est que s’ils avaient eu le même système que nous, le plus fort l’aurait emporté et un gouvernement stable serait en place depuis longtemps. Regardez l’Italie à quelle vitesse s’érigent et tombent les gouvernement successifs. Si encore ça faisait de ce pays un modèle démocratique mais il n’en est rien, ça tire à hue et dia et tout ça pour du vent.


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 08:59

      Il y a un tas d’autres exemples de démocratie, qui sont à l’inverse de ceux que vous citez. 

      Les pays scandinaves, l’Espagne, toutes les démocraties qui ne sont pas, comme la Vème République, une constitution bonapartiste, avec un président élu au suffrage universel, et qui accapare et détourne le pouvoir à son profit, jouissant d’une totale impunité. 

      Des démocraties où c’est le gouvernement qui gouverne, et qui a à rendre compte de son action devant les élus du peuple, voire devant le peuple, par consultation directe. 

      Des démocraties où des dirigeants, mis en examen, voire condamnés (cf Hortefeux) sont démissionnés, où le peuple peut faire valoir ses droits, par des référendums d’initiative citoyenne, où la justice est indépendante du pouvoir exécutif, des démocraties non soumises au bipartisme. 
      Même les Etats-Unis, pourtant eux-mêmes soumis à ce bipartisme anti-démocratique ont, au moins, des élections à mi-mandat, où l’opposition peut, pendant une législature, faire valoir une légitimité. 

      La Belgique est un cas à part, puisque partagée entre deux communautés (wallons-flamands), et qui, pourtant, arrive à fonctionner démocratiquement. 

      L’Allemagne, sans président, mais avec un chef de gouvernement, devant composer avec l’opposition, etc, etc....

      Tout régime présidentialiste dérive inévitablement vers une autocratisation, et devient entièrement soumis au fait du prince. 

      Il est d’une urgence absolue d’instaurer une VIème République, qui mette fin au bonapartisme, et permette la juste représentation des différents courants politiques, et, surtout, permette aux citoyens de peser sur les décisions qui les concernent. 

      C’est la définition même de la démocratie ; par le peuple, pour le peuple. Tous les autres régimes sont des dévoiements, qui font le jeu de l’imposition, aux citoyens, de décisions qui peuvent aller à l’encontre de leurs intérêts, de l’intérêt général, sans que ceux-ci aient les moyens de se prononcer. 

      Une VIème République, vite. 


  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 30 janvier 2011 00:15

    Syssy Président !

    Sysy, qui avait fui le régime sarkozyste antidémocratique et inique pour porter la voix menacée de sa contestation en des terres plus clémentes, a regagné la France à 18 mois de la présidentielle, voire avant parce que bon, ils sont gentils les pauvres, mais moyennement confortables, et le yukulélé ça va bien cinq minutes sous les pluies de la moisson.
    Sa retraite volontaire et spartiate, il l’a passée, lorsque ses interventions révolutionnaires sur AVox lui en laissaient le temps - si peu - à mettre en musique les indignations de Stéphane Hessel, que le régime corrompu de l’ultralibéralisme de l’UMPS lui interdisait de citer sous peine de mort capitale.

    Syssy II, le Retour. Syssy Président !

    @ Modération
    A toutes fins utiles je précise que ce commentaire ni raciste ni sexiste ni commercial ni injurieux ne contrevient pas à la Charte citoyenne, on n’est pas en Egypte, si ?


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 00:18

      message de trollage évident ; replié. 


      Suivant 

    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 30 janvier 2011 00:23

      Vive la démocratie sysyssienne ! vive l’Egypte !


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 23:20

      Non. Pas « vive l’Egypte », mais soutien total au peuple égyptien, qui est en train de se battre pour reconquérir sa liberté, et la démocratie ; ce qui peut provoquer un mouvement contagieux dans toute la région, vue l’importance géopolitique de l’Egypte. 





  • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 00:17

    hors sujet, quoique....


    sur la potentialité du net, entre autres moyens, à fédérer des mouvements, illustrés par la Tunisie, et ce qui se passe actuellement en Egypte, qui est capital pour la région, hommage ET SOUTIEN aux « anonymous »  ; dont l’action résolue s’avère particulièrement efficace et positive... 

    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 10:47

      au sujet des « anonymous » : 


      Dans un texte assez clair qui reprend l’esprit de la déclaration plus belliqueuse faite à la veille du début de la révolution Tunisienne, les Anonymous s’adressent aux démocraties de la planète sur un ton – cette fois – plus posé, mais tout aussi ferme. 

      Ceux qui détiennent le pouvoir en Égypte ont décidés de répondre aux appels à la démocratie par de la violence létale. Les organisations internationales doivent êtreresponsables et entendre ces appels dans ce moment critique de l’histoire.

      Vos appuis aux révoltes populaires dans les pays arabes ont étés ambiguës, voir même tout simplement inexistants. La Secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a exemplifié l’indécision de la communauté internationale en indiquant que les États Unis “ne peuvent pas prendre parti”. La neutralité mène à la complicité envers lesrégimes totalitaires, qui ont manifestés leur mépris contre le droit de leurs citoyens à manifester. Le régime de Moubarak a essayé de déconnecter le peuple Égyptien du reste du monde en leur coupant l’accès à Internet, pendant que sa police anti-émeutes tirait -à balles réelles- sur les civils et agressait des journalistes internationaux.

      C’est à vous de travailler pour le peuple et de supporter le droit universel par rapport à la liberté d’expression. C’est votre devoir de vous opposer aux régimesoppressifs, sans prendre en compte vos préférences politiques. Les préoccupations géopolitiques quant à la « stabilité » ont trop longtemps servi d’excuse pour ignorer les violations manifestes des droits de l’Homme.

      Les citoyens du monde arabe sont victimes de leurs régimes politiques et pris en otage par ces derniers. Aujourd’hui ils font face. La situation actuelle en Égypte présente aux dirigeants du monde entier l’opportunité unique de reconnaître et respecter les ambitions d’un peuple à contrôler son propre futur. C’est aussi le moment où cettesituation existentielle sera une fois pour toute résolu : Les gouvernements occidentaux sont-ils vraiment fait « pour et par le peuple » ou sont-ils des gouvernements marionnettes visant à assurer leur domination continuelle par le pouvoir.

      Anonymous a fait son choix. Nous prendrons parti. Nous apporterons notre aide aux personnes qui luttent pour la liberté d’expression, de rassemblement, et de communication - les droits civiques essentiels pour les peuples afin de construire leurs propres futurs.

      Nous ne pardonnons pas.

      Nous n’oublions pas.

      Redoutez nous.

      Soutien total. smiley 


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 janvier 2011 08:45

    Le peuple détenteur du pouvoir dans une vraie démocratie  ?


    En France sur une question simple on aurait de par le fait 60 millions de réponses et dans les 5 millions de solutions . 

    Fastoche pour contenter tout le monde ....... smiley

    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 09:36

      Non. 


      A question simple, réponse simple. 
      Comme, par exemple, dans le référendum de 2002 sur le traité européen ; oui ou non. 
      Ce fut non, mais un pouvoir autocratique a bafoué l’expression du suffrage populaire.

      Dans une vraie démocratie, cela n’aurait pas été possible ; cf la Suisse, où les habitants se prononcent sur des sujets qui les concernent, et leur vote respecté (même si on n’est pas d’accord avec). 

      C’est marrant ; il y en a qui ont l’air d’avoir la trouille de la démocratie ; et ce sont, pour la plupart des gens de droite. 
      C’est vrai que la droite s’est toujours accommodée des régimes policiers, voire des dictatures, quand elle ne les a pas elle-même installés... 


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 janvier 2011 09:55

    c’ est très drôle comme les gens de gauche fantasment des scénarios et ensuite les prennent pour des réalités ....


    La question est de savoir comment on fait pour satisfaire les désirs de chacun et des autres en même temps . 

    Comme par exemple certains veulent prendre le train tandis que d’ autre veulent faire grève ( la deuxième catégorie de certains ont pourtant été engagés selon des règles démocratique ) 

    essplique ...

    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 09:59

      rien de plus simple ; une notion avec laquelle les gens de droite se retrouvent comme une poule avec un couteau ; le sens du BIEN PUBLIC, l’intérêt général. 


      Ce qui est bon pour la grande majorité des citoyens, et non pour une caste aux dépens de l’ensemble ; point barre. 

  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 janvier 2011 10:22

    ça pour une réponse c’ est une réponse ..... smiley


    la dictature du point barre ...

    T’ es fou Sisyphe , 

    dans 60 millions de français il y a quelques énergumènes qui bloquent les trains , moins de 1 % 

    les autres 99 %  ont l’ air plus nombreux mais on se laisse emmerder par moins d’ un % 

    La démocratie de moins d’ 1 % 

    Comme en Tunisie chez Ben Mescouilles Trabelsi et cie ...
    Ils gardent le bien commun pour eux tout seuls .

    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 10:32

      aucun « énergumène qui bloque les trains » !


      Ceux qui, de temps en temps, quand la négociation n’existe pas en amont, pour faire valoir leurs droits, sont contraints à la grève (légale, reconnue par la constitution), ce sont ceux qui les font marcher, tous les jours, les trains, par milliers, sur tout le réseau, dans toute la France. 

      Sans eux, personne ne pourrait rouler en train. 

      Si ça « t’emmerde », comme tu dis, tu te démerdes ; tu prends ton vélo, ta trottinette, ton skate, ta caisse, des bus, tu fais du covoiturage. 
      Ou alors, tu votes pour des élus qui respectent les droits des travailleurs, qui négocient avec eux, qui assurent une juste redistribution des richesses produites par ces travailleurs. 

      Et je rappelle que les grévistes ne sont pas payés les jours de grève ; ce n’est donc pas de gaieté de coeur qu’ils le font ; c’est que la situation, créée par un gouvernement qui dirige pour une caste, les y oblige. 

  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 janvier 2011 10:43

    j’ te rassure j’ prends jamais le train . 


    la démocratie de ce genre là non-plus . 

    D’ ailleurs j’ cause pas aux énergumènes ..... smiley

    j’ ai un train électrique dans mon salon qui marche toute l’ année , sauf quand EDF est en grève ...

  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 janvier 2011 10:46

    même les zigomards de l’ ombre qui font des moins comme je pète en l’ air  me font l’ aérophagie agréable.... smiley


  • ZEN ZEN 30 janvier 2011 10:55

    Aujourd’hui, je fais la grève du pain
    Mal cuit, le pain de mon boulanger ! smiley
    Travaille comme un cochon et roule en Mercédès
    Je ne mange pas de ce pain-là...


  • ZEN ZEN 30 janvier 2011 11:17

    Notre rocla fait une fixation sur les trains
    Il en même un dans son salon, dit-il
    Régression ? Père chef de gare autoritaire ? Ambition ferrovière contrariée ?
    Freud, un coup de main...


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 11:36

      la femme du boulanger l’a peut-être cocufié avec un chef de gare ? smiley 


      ... et en grève, en plus ! smiley

    • brieli67 30 janvier 2011 11:40

      Mah non ! Zen
       papa Docteur .... et scotché Fils Dolto et Grand Ami d’ Al - man’ach
      On ne le refera plus
      Parle-lui ..... sinon...


  • ZEN ZEN 30 janvier 2011 12:46

    django
    Pour suivre les aphorismes, les raccourcis, les fulgurences et les sous-entendus de b67, il faut du génie... smiley


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 12:50

      Oui...


      En l’occurence, « parlez moi d’amour » à la scie musicale ; peut-être un message d’un troubadour à la belle femme du boulanger au balcon ????? 

       smiley

  • ZEN ZEN 30 janvier 2011 12:54

    Rocla , on l’aime bien comme fou du roi
    A condition qu’il n’en fasse pas trop et qu’il évite les dérapages (?) :
    « Un bon fonctionnaire est un fonctionnaire mort » (rocla dans le texte)
    Comme les trains, une autre fixation !

    Ce doit être une bonne pâte quand même smiley


  • beo111 beo111 30 janvier 2011 14:40

    Bravo pour cette excellente tribune !

    J’avais déjà exprimé des idées dans ce sens mais l’infâme PPA avait trouvé la parade : faire monter le FN pour obtenir un deuxième 21 avril, afin que le camp présidentiel soit sûr de tout rafler aux législatives.

    Vous apportez un début de contre attaque et j’en suis bien content.


  • zany 30 janvier 2011 15:23


    j’invite tous les intervenants a regarder les états généraux de Grenoble et a les soutenirs

    http://www.marianne2.fr/Des-convergences-republicaines-sont-elles-encore-possibles_a202350.html?com#last_comment


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 17:32

      J’ai regardé votre lien (pas la vidéo), et j’en retiens cette intervention : 


      5.Posté par Jean Jolly le 30/01/2011 15:12 

      Je viens de finir de visionner ce long débat et mon constat est le même que celui entre Ségolène Royal et Dominique de Villepin. 

      Jean-François Kahn a proposé comme sujet central la possibilité d’une convergence républicaine, très noble volonté mais qui n’aboutit qu’à brasser du vent inutilement. Les bons sentiments et les belles paroles pré-électorales ne servent à rien si le fond du problème n’est pas évoqué. Or, JF.Kahn s’est autorisé à couper-court aux arguments de François Delapierre et Nicolas Dupont-Aignan abordant la clef du problème, à savoir le monopole anti-démocratique des institutions européennes. 

      Sans sortir du traité de Lisbonne imposé aux peuples et d’une remise à plat du système bancaire, il est inutile de parler « consensus » ou « démocratie », ça n’a aucun sens. 

      Le seul consensus démocratique possible est l’organisation d’une assemblée constituante pour formuler une nouvelle constitution française soumise au referendum populaire aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir une constitution consensuelle... Le reste n’est que blabla soporifique destiné faire croire que nous vivons dans un pays démocratique. 

      que je partage.

    • zany 30 janvier 2011 20:55

      Il y a plusieurs avis dans cette vidéo,
      différent acteur politique a contre courant, qui on une vision des choses objective

      même si la vidéo dur 1H30, je ne pense pas avoir perdu du temps et me conforte dans l’idée que je ma faisais pour un candidat.


    • sisyphe sisyphe 30 janvier 2011 17:27

      Par Amaury Watremez (xxx.xxx.xxx.88) 30 janvier 16:18

      Voilà tout à fait le genre d’article pontifiant qui va conduire à un deuxième tour Marine Le Pen, Sarkozy.

      Ces gens là nous referont le coup d’aller voter « le nez bouché » pour Sarko, en d’autres termes, on appelle ça des idiots utiles.

      Vous êtes sûr d’avoir lu l’article ? 

      Je préconise justement le contraire, pour le second tour ; abstention, vote blanc, quel que soient les candidats. 

      ET je parle des législatives.

      Mais non, vous venez juste régurgiter un peu votre habituelle aigreur de fielleux désabusé... 

      Un idiot inutile, quoi... 

      Suivant...


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 janvier 2011 09:08

    Vous venez d’ entendre  Alon Souchain dans Poulailler-Song 


    aux cot-cots  :

    bar riton : Sisyphe 

    ténor 12 carats : Zen

    Dense du ventre  : Brieli 

    Depuis l’ asile municipal- Salle Polyvalente de Aperchlen-Kapperchlen-Schlapperchlen le Bas ....... smiley

    • sisyphe sisyphe 31 janvier 2011 09:25

      dixit rocla dit « le farineux »...

       smiley 

    • sisyphe sisyphe 31 janvier 2011 17:48

      @ django 


      OUi ; on le savait déjà, en grande partie. 

      Mais ce qui me frappe, c’est qu’en 2006, pour un « petit » article comme celui cité, il y avait 576 votants !!
      Quand, aujourd’hui, on arrive, pour les articles relativement bien lus, à moins d’une centaine (en fait ça tourne la plupart du temps dans les 50-60) ; soit 10 fois moins !!

      AgoraVox a autant perdu de lecteurs et de participants ?????
       smiley smiley 

    • Médiateur Médiateur 31 janvier 2011 19:12

      @sisyphe
      Bonjour, 
      La différence entre le nombre de votes sur un article publié en 2006 et un article publié depuis la nouvelle version d’AgoraVox en 2009, s’explique facilement : En 2006, tous les lecteurs de l’article pouvaient voter, même sans avoir un compte sur AgoraVox ; depuis 2009, seules les personnes possédant un compte peuvent voter. Et, bien sûr, elles doivent être identifiées sur le site au moment où elles souhaitent voter pour ou contre l’article. 
      Le nombre de lecteurs et de participants n’a pas diminué, il a au contraire augmenté. 

      Le Médiateur d’AgoraVox 
       


    • sisyphe sisyphe 31 janvier 2011 19:22

      @u médiateur 


      ah ; ok ; merci de l’info ! 

    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 12:40

      @u médiateur 


      à ce propos, peut-on avoir des stats sur la fréquentation du site, le nombre de visiteurs, etc... ?

      Merci de votre réponse. 

  • TSS 31 janvier 2011 10:27

    ils vont essayer de nous imposer les machines à voter electroniques,incontrolables !!

    plus besoin de trafiquer au comptage,impossibilité de verifier ! le tour est joué !!

    d’ici mai prochain possibilité de manifestations provoquées justifiant un durcissement

    de la repression et de la legistation (couvre feu permanent).la creation actuelle de « milices » de

     volontaires n’est pas un hasard. L’ancienne base de St Astier (perigord) qui est devenue un

     centre d’entrainement anti guerilla urbaine ils ont peur ,ils prevoient le pire... !!


    • zany 31 janvier 2011 11:48

      Et bien ils ont raison, car quand sa pétera

      ils ne faudra pas compter sur moi pour taper sur les musulmans

      je taperais directement la cause de tous ce bordel !


  • thomthom 31 janvier 2011 14:12

    pas mal comme plan... ça rejoint un peu ce que j’ai déjà proposé il y a quelques temps : un boycott pur et simple des « grands partis » (UMP, PS, voire MODEM, FN...) et inviter tout le monde à soutenir des candidatures « alternatives ».


  • zany 31 janvier 2011 16:50

    Je veux pas dire mais les grecques on tout compris

    il serais temps que nos politique aussi


  • FrancaisETfier 31 janvier 2011 16:55

    Pour moi en 2012 ce sera MARINE LE PEN et point final...


  • sisyphe sisyphe 31 janvier 2011 17:41

    S’il fallait une confirmation de ce qui est dit, plus haut, sur la désespérance des Français, notamment vis à vis des partis politiques dits « de gouvernement », on trouvera


    Rendez-vous aux législatives ! 

  • apopi apopi 6 février 2011 01:42

     Donc si j’ai bien compris, pour ne plus avoir à supporter l’UMPS à l’avenir il suffit de voter pour.....personne. Lumineuse idée, mettre la tête dans le sable a toujours été une solution très efficace, bon courage et attention au rhume de cerveau quand même.

     Pendant ce temps une certaine Marine fait comme la petite bête, elle monte, elle monte, elle monte.


    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 09:09

      De fait, vous n’avez pas très bien compris..

      Il s’agit, surtout, de trouver des moyens pour sortir d’un régime présidentiel qui est une dérive autocratique. 
      Donc, de voter, au premier tour, pour le candidat qui préconise ce changement, puis, au 2ème tour, d’entamer la légitimité du futur président, en votant blanc, et, en revanche, de voter massivement aux législatives, pour les candidats des partis prônant ce changement démocratique. 

      C’est redonner plus de pouvoirs à l’Assemblée Nationale, chambre représentative des élus du peuple, contre la personnalisation/présidentialisation du pouvoir. 

      Un président (une présidente) élu avec une petite minorité de voix, disposant d’une Assemblée Nationale qui ne soit pas une Assemblée-godillots aux ordres, verrait son rôle (et donc son pouvoir de nuisance) réduit. 

      Même s’il s’agit de Marine Le Pen, elle n’aura jamais une majorité à l’Assemblée, et se verrait donc réduite à un rôle très limité. 

      Il s’agit de redonner du pouvoir aux élus, contre un Président tout-puissant ; une reconquête démocratique, pour la constitution d’une VIème République, moins autocrate..

    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 11:14

      Oui, oui, le spectre de la IVème ; on connait....


      Il se trouve que, lors de la IVè République, il y avait plus de démocratie que dans la Vème ; tu n’as pas remarqué, Gélone ? 

      Ah non ; c’est vrai que toi, tu es pour un régime fort, en grand défenseur du pinochetisme, en bon néonazi...

      De toutes façons, il ne s’agit pas d’un retour en arrière, mais d’une VIème République, beaucoup plus démocratique, avec une Assemblée Constituante, un non-cumul des mandats, des possibilités référendaires pour toute décision importante, une représentation à la proportionnelle, des contre-pouvoirs, pour empêcher un CLAN, quel qu’il soit, de faire main basse sur tous les pouvoirs. Une République qui respecte l’ensemble des citoyens, où ils aient des moyens de se prononcer sur les décisions qui les concernent, de contrôler les élus, la politique menée, de faire respecter leurs droits. 

      Exit le Président tout puissant, qui détourne la constitution, en gouvernant à la place du gouvernement, exit l’autocratie. 

      Une « cohabitation » forcée, qui fasse respecter les droits des citoyens, qui supprime l’élection du président au suffrage universel, le bipartisme, un vrai système démocratique, comme, par exemple, dans toutes les monarchies républicaines du Nord de l’Europe, en Espagne, en Allemagne, etc.... 

      On sait que ça ne va pas dans ton sens d’un pouvoir autoritaire et despotique, mais tu ne représentes qu’une infime minorité ; anti-démocratique, qui se verra réduite à accepter un processus démocratique. 

      Tu en seras réduit à aller fleurir, tous les ans, la tombe de Pinochet : prends un abonnement..
       smiley 

    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 12:46

      Ah, tiens ; le couplet sur le danger de l’islamisme ; on n’y avait pas encore eu droit : mais gélone répare cet oubli ! 


      Sauf que........... même en Tunisie et en Egypte, il n’existe même pas, le - brrrrr - danger islamiste !
      Mais gélone, en bon monsieur Soleil, lui, prévoit des partis islamistes en France ! smiley 

      C’est con, hein, va falloir trouver d’autres boucs émissaires..

      La démocratie, voilà l’ennemi, gélone ; un bon coup d’état des militaires, avec une dictature genre les colonels en Grèce ; voilà une solution qu’elle est bonne...
      Non ? 
       smiley 

  • alberto alberto 6 février 2011 11:33

    Bonjour, sisyphe :

    J’avais loupé l’article à sa sortie : vieux motard que jamais...

    Bon, sur le fond, je suis d’accord, la manipe que tu proposes permettrait de limiter la casse.

    Bien à toi.

    P.S. : je ne sais si tu as lu Mariane où il y a un dessin marrant : une boutique à l’enseigne de « L’OPPOSITION » dont le tablier de fer est baissé sur lequel est apposé une pancarte sur laquelle est inscrit : « Fermeture pour cause de problèmes familiaux » !


    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 12:01

      Merci alberto pour ton intervention et ton soutien. 


      Je n’avais pas vu le dessin de Marianne, mais il illustre parfaitement la déliquescence du processus démocratique en cours... 

      Plus de majorité ni l’UMP, ni pour le PS (ni, évidemment, pour le FN), mais un gouvernement et une chambre pluriels, avec alliances au coup par coup et, en cas de manque d’accord, retour devant les électeurs par voie référendaire.. 

      Et que le Président soit maintenu dans son rôle d’arbitre, et de garant des institutions ; point barre. 

  • jluc 6 février 2011 12:19

    Çà fait vraiment ch... d’être obliger de faire des calculs sur le bulletin de vote, plutôt que de voter sincèrement pour le candidat qui nous semble le meilleur. Il faut jouer avec des bouts de papier pour ne pas élire le pire ! Merci d’analyser les possibilités pour nous. Il faudra nous réactualiser cet article en 2012.

    Je ne sais plus qui disait « la démocratie, c’est de pouvoir choisir ses dirigeants et de pouvoir les virer quand ils ne font plus l’affaire » On a ni l’un ni l’autre de ses choix !

    Y a des guillotines qui se perdent !


    • jluc 6 février 2011 12:21

      Je ne sais plus qui disait « la démocratie, c’est de pouvoir choisir ses dirigeants et de pouvoir les virer quand ils ne font plus l’affaire » Nous n’avons ni l’un ni l’autre de ces choix !


  • pastori 6 février 2011 12:30

    les droites ne savent rien faire sauf communiquer. Très forts. ils disposent de centaines d’énarques qui ne bossent que la-dessus. :


    « Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.
     Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. 
    Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes »
    .
    il faut cesser à gauche de s’auto-flageller ! ils sont parvenus à faire rentrer dans la tête des gens qu ’ump=ps. et à force de le répéter, on fini par le croire ! et les gesn de gauche le reprennent à leur compte !

    -il y a des divergences ? oui ! et alors, ça prouve un pluralisme qui est une garantie anti-godillots.
    -pas de propositions ? pour quoi faire ? l’ump refuse toutes propositions de lois de gauche. ça viendra en son temps ! la gauche n’est pas au pouvoir, alors pourquoi se presser ?
    -les problèmes sont complexes, difficiles, mondiaux. alors le temps de bien réfléchir est nécessaire. 
    -trop de candidats costauds ? oui ! et alors ? en face il n’y en a qu’un seul ! on aura le choix et c’est le peuple qui va voter pour choisir ! qu’ils en fassent autant à droite et au FN.
    -DSK ? il ne sera pas candidat, mais c’est le peuple de gauche qui en décidera.

    les gens de gauche doivent cesser de tomber dans les pièges grossiers tendus par le pouvoir et se mettre à bêler comme lui contre la gauche,  jusqu’ à aller prétendre ne plus voter.
    la droite elle va voter, soyons en sûr, et même avec 10.000 voix, ils garderons le pouvoir car la légitimité c’est pour eux du chinois.

    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 16:02

      @ Owen 


      Bien que viscéralement de gauche, depuis toujours, et justement parce que fondamentalement de gauche, je ne puis qu’être d’accord avec vous ; notamment quand vous dites : 

       Mais je crois que Sisyphe, de gauche aussi, (je parle pour lui, il me corrigera) constate que le programme, ce n’est pas suffisant. Le problème, c’est le système d’exploitation qui est planté. L’ordi de la France ne tourne plus. Faut faire un reset, forcer le système, pas que le programme, ni le parti ni même la composition des partis (programme commun, gauche plurielle, cohabitation, gouvernement d’ouverture...)
      Il faut maintenant forcer pour récupérer quelques pédales et manettes...Ramener tout ça au pays d’une manière ou d’une autre...Même si c’est peu hasardeux pour tout le monde...


      Oui ; aucun parti de gauche dit « de gouvernement » n’a empêché quoi que ce soit dans la privatisation du pays, et ils ont même contribué à livrer le pays (et le monde) aux mafias bancaires et financières. 

      Alors, oui, je cherche, comme tout homme de gauche ; c’est à dire à qui la démocratie est vitale, je cherche des voies, des solutions, pour essayer que le peuple puisse reprendre la main sur les décisions qui le concernent. 

      C’est dans cette optique que je propose cette solution ; reconquérir la démocratie par les urnes, en élisant une Assemblée Nationale qui soit représentative de l’ensemble des citoyens, et de leurs intérêts. ...
      ... et réduire le rôle du président à ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un arbitre, garant des institutions........... en attendant (enfin) une VIème République, pour un retour vers un processus réellement démocratique. 

      Merci de votre intervention. 

    • Francis JL 6 février 2011 16:08

      @ Owen, vous vendez des dettes, vous ? Sauf erreur et si les mots pnt encore un sens, on peut encore vendre des créances, des dettes ça me parait plus difficile : vous croyez qu’on peut trouver quelqu’un prêt à payer pour rembouser une dette qui n’est pas la sienne ? La double peine !

      Soyons sérieux, la dette n’a pas été vendue à la finance. En revanche, l’Etat s’est fait « émetteur de dettes » comme ils disent au lieu de dire « fournisseur de créances ».


      L’endettement souverain est la contrepartie consentie par l’Etat pour obtenir l’acceptation par les grandes fortunes de mettre en route de la planche à billets : c’est le deal passé entre les grandes fortunes et les dirigeants politiques d’un Etat impuissant qui a démissionné devant le pouvoir économique afin que ces derniers donnent leur accord à l’inflation qui en résultera, et aussi pour que les puissants qui possèdent les médias assurent leur réélection.

      Explication : en tant que l’équivalent d’une flat tax, l’inflation touche les grandes fortunes sans commune mesure avec l’épargne de Mr Dupont. Pour accepter cette inflation, les grandes fortunes exigent des contre parties, lesquelles se matérialisent par la politique délibérément contre-redistributrice (redistribution à l’envers) qui est appliquée, et dont l’endettement de l’Etat est l’apothéose.


    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 16:42

      @ JL 


      Je suis assez d’accord avec votre analyse. 

      Les états ont abdiqué leur pouvoir devant les grandes puissances financières, en espérant y trouver leur intérêt, sous l’égide du FMI, de la Banque Mondiale...

      Mais, du coup, ils ont ouvert la boite de Pandore, et ne se sont retrouvés plus maîtres de rien, livrés pieds et poings liés, par des accords qui signaient leur déchéance. 

      Depuis, ils n’ont plus qu’un faible pouvoir, à la marge, d’aménagement interne, tant que les maîtres du jeu ne décident pas, par l’intermédiaire de leurs bras armés, (agences de cotation, FMI), de serrer un peu plus le garrot, et de faire payer à l’ensemble des citoyens....... pour leurs fructueux bénéfices... 

      Certains pays ont refusé le chantage ; l’Argentine, en 2002, l’Islande, récemment, certains pays d’Amérique du Sud (Bolivie, Colombie), sana aucun dommage ; au contraire, leur économie ne s’en porte que mieux depuis ; et tous pourraient le faire car, dans ce cas, QUI serait en mesure de « forcer » un pays à payer une dette qu’il dénonce ? 
      Les banques, en refusant de continuer de leur prêter de l’argent ? 
      Il suffirait, alors, que ce (ces) pays décident la réforme monétaire, qui leur permettrait, de nouveau, de créer de l’argent, et, dès lors, ce seraient les banques qui seraient en faillite. 

      Comme cette réforme ne sera jamais décidée au plus haut niveau, c’est par les pays, les états, par un système de contagion, qu’elle pourra avoir lieu. 
      je ne parle pas de protectionnisme refermé sur un seul pays, mais d’une volonté commune des pays ; notamment en difficulté (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Grande Bretagne, Italie, bientôt la France) ; bref, toute l’Europe, à part l’Allemagne (et encore), de prendre en mains leurs destins. 

      Si ça pouvait commencer par la France, ce serait un beau signal donné au monde.

      Pour ça, il faut absolument arriver à sortir du système verrouillé, cadenassé, des institutions ; et de la Vème République, et de l’Europe, dans sa configuration actuelle, néolibérale. 
      Pour ça, je ne vois, jusqu« à présent, que la relative ’faille » des législatives, pour introduire le coin qui grippera la machine.... sinon, il faudra attendre des mouvements plus insurrectionnels, mais je crains que, d’ici là, les dégâts soient irréversibles. 

      Servons nous donc de toutes les armes possibles, exerçons une pression sur les partis, pour qu’ils inscrivent, dans leurs PROGRAMMES, ces changements radicaux, sans lesquelq la situation ne pourra que continuer à s’aggraver, favorisant la montée des extrêmes, un état de plus en plus policier, la déliquescence démocratique. 

      Mobilisation et solidarité. 

    • Francis JL 6 février 2011 17:30

      @ Sisyphe,

      effectivement, il faut sortir de ce double piège infernal du bipartisme et du présidentialisme de la Vème. Cela se fera si une majorité de citoyens prend conscience da la vraie nature du problème, du danger que nous courons, et de l’urgence qu’il y a à en sortir.

      Pour revenir sur votre proposition, je crois que, pour la présidentielle je le résumerai en deux phrases :

      - « au premier tour on choisit, au deuxième on élimine » (rien de nouveau, donc)
      - « Jamais plus 2002 » : ni peste ni choléra, abstention.


  • pastori 6 février 2011 12:39

    d’ailleurs il serait judicieux de cesser d’asséner au FN des anti-slogans, out, car ils ont réplique à tout, ils ont bossé la-dessus et donné des cosignes aux multiples à leurs sbires répandus sur le net.


    sur AV ils créent un pseudo et pondent un article identique, idem sur plein de sites. pourquoi voter pour leurs parutions ?

    mais plutôt que de ferrailler dans le vide, chaque fois leur demander de préciser de façon très concrète tel ou tel point du « programme » sur leurs fonds de commerce : sécurité, immigration, Europe, euro. ; 
    ils sont incapables de répondre car s’ ils connaissent leurs « besoins », ils ignorent totalement les solutions, la faisabilité et surtout et leur conséquences.

    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 12:55

      Oui, pastori, d’accord pour demander aux frontistes leurs solutions ; politiques, démocratiques, économiques, sociales ; c’est la meilleure façon de les laisser cois....


      Quand à la communication, c’est vrai, elle a pris le pas sur l’information : plus pratique pour asséner la propagande...

      En revanche, si la gauche est différente de la droite, ce n’est certainement pas grâce au PS qu’on évoluera vers une réelle démocratie participative, et un changement de constitution ; ce ne serait qu’un moindre mal, mais un mal quand même...

      Autant apporter, au 1er tour de la présidentielle, et, SURTOUT, aux législatives, les voix vers les partis plus radicaux, qui inscrivent de réelles réformes à leur programme. 

      Si, sous la pression des résultats du 1er tour de la présidentielle, et de forts votes en faveur d’un candidat de gauche portant de réelles réformes radicales (Mélenchon ? le NPA ?),, le candidat du PS, probablement présent au 2ème tour, inscrit ces réformes à son programme, il sera temps d’envisager d’autres consignes. 

      Je persiste à penser que tout peut et doit se jouer aux législatives ; pas de majorité monolithique, quel que soit le président élu. 

  • Dominique TONIN dume 6 février 2011 13:05

    @ sisyphe et aux autres,
    Votre article, très fouillé et on ne peut plus réaliste se veut être le préambule de celui que je peaufine en ce moment et qui devrait paraître lundi ou mardi prochain.
    Chouf !
    A +++++++++++


  • Luc le Raz Luc le Raz 6 février 2011 13:34

    Bonjour sisyphe,

    Oui pour votre proposition au premier tour, non pour celle préconisée pour le deuxième tour. Quoi de plus déstabilisant pour des nuls que des votes nuls ?
    Dans le cas où notre choix devrait se limiter, comme je le pense, à un combat sarkozy vs Lepen ou Sarkozy vs DSK, je voterai nul avec un joli bulletin

    « Ni l’Un - Ni l’Autre ».

    N’oubliez pas les conclusions qui ne manqueraient pas d’être développées par le vainqueur pour assoir sa légitimité. L’abstention sera interprétée comme un désintérêt des électeurs pour la vie publique, dû bien sûr à l’autre faction, le vote blanc comme une incompréhension du programme politique proposé et qui demanderait à être mieux expliqué en résumé « vous êtes des imbéciles, vous n’avez rien compris ».

    Que vois je quand je contemple le paysage politique français ? Des bulles dans tous les domaines, financiers, de la santé, le cac40, etc... dirigées par une poignée d’oligarques, toutes relièes entre elles par des liens solides d’intérêts, trop souvent personnels, créées au fil du temps et solidifiés par des investissements, « nerf de la guerre », dont on attend, bien sûr, un retour sur capital.

    De ces bulles sortent des ficelles qui permettent de manipuler les troupes de marionnettes que sont nos grands partis politiques. Pourquoi, quand j’entends UMP, PS, je pense Coca-Cola, Pepsi-Cola dont le eul objectif est de conquérir des parts de marché. Ce serait drôle si ce n’était pas tragique.

    Ce que j’attends ? Une réforme de fond qui ne peut passer que par une réforme de la constitution dont un des objectifs seraient de couper les liens entre le politique et ce que j’appelle « les oligarques de l’ombre »...

    Je m’arrête là par manque de temps.

    Petites réflexions dominicales d’un électeur désabusé.


    • sisyphe sisyphe 6 février 2011 13:53

      @ Luc le Raz 


      Nous sommes entièrement d’accord sur le constat. 

      Pour la stratégie de vote, je pense quand même qu’un bulletin rayé ou un vote blanc signifieraient la même chose ; que l’électeur est concerné par l’élection, mais ne s’estime nullement représenté par aucun des candidats en présence. 
      Et qu’un président élu avec une minorité d’inscrits, verrait sa légitimité fragilisée. 

      Et, je me répète, mais, pour moi, tout peut et doit se jouer aux législatives. 

      Bon dimanche.

  • sisyphe sisyphe 6 février 2011 14:27

    A propos ... 


    Le 11e Forum social mondial débute à Dakar

    Le rassemblement annuel des altermondialistes a débuté, dimanche 6 février à Dakar pour le 11e Forum social mondial (FSM). Une foule de personnalités du monde entier y débattront durant deux jours des manières de mettre en place des alternatives à un capitalisme « en crise » : les présidents bolivien Evo Morales, vénézuélien Hugo Chavez, béninois Boni Yayi, guinéen Alpha Condé, de l’Union africaine (UA) Jean Ping, l’ancien dirigeant du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva.

    Pour la France, la dirigeante du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait le voyage, un geste tout sauf innocent en période de primaire au PS. Elle ne sera pas seule. Nombre de leaders de gauche seront du voyage, dont Pierre Laurent (PCF), Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) ou Olivier Besancenot (NPA).

    Il faudra observer de près les conclusions de ce forum, et l’attitude adoptée par Aubry, Eva Joly, Besancenot ; pour avoir une idée plus précise de ce que seront leurs propositions pour réellement changer les choses..

  • sisyphe sisyphe 6 février 2011 19:23

    Pour suivre le Forum Social Mondial de Dakar, en direct tous les jours 


  • pastori 6 février 2011 20:27

    mon cher owen, sans entrer dans les détails, je vous dirai que je n’ai aucune oeillère. 


    j’ai 67 ans et donc un peu d’expérience. Cadre supérieur, j’ai eu la chance d’approcher de près la gestion d’entreprises capitalistes générées par la politique « de droite ». j’ai vu comment ça marche et constaté que l’humain est totalement exclu des soucis quotidiens de ces grands.

    Ca ne me convient pas. .j’aurais pu abonder, moi, petit sorti du ruisseau, être flatté d’être associé à ces politiques d’entreprise faites pour engranger du fric, et uniquement.
    j’ai résisté, me suis rebellé, agit en sens inverse autant que cela était possible.

    donc la droite a échoué partout et de quelle manière : misère et déchirement. je n’en veut plus.

    rien en face ? je suis plus optimiste que ça.

    mais je regarde devant : miterrand, les années ceci ou cela, tels autres hommes politiques, le passé.....c’est du passé. tout a changé. les hommes aussi.

    face à la droite et l’extrême droite, c’est à dire les tenants de ce capitalisme vomi, il ne reste que les idées humanistes et sociales de gauche.
     je veux y croire et pouvoir choisir ceux qui pourraient le mieux agir pour le bien commun, autant que faire se peut.

    pour autant que ce peuple se dépouille de ses oripeaux d’esclaves volontaires, pour se prendre en charge et imposer aux hommes à qui elle délègue ses pouvoirs de faire les choses qu’il souhaite.

    tout le reste est de la fioriture.
     l’axe trouvé et impulsé, les solution doivent s’imposer d’elles mêmes aux hommes les plus capables,( car nous n’en manquons pas.) et non le contraire.

    PS : la dette ? inévitable tant que ceux qui détournent les richesses produites par le travail et la sueur ne sont pas mis hors d’ état de nitrure par des lois appropriées. l’argent détourné, redistribué équitablement et les justes impôts payés, permettrait d’éviter toutes les dettes.

  • vinvin 7 février 2011 01:00

    Si vous ne voulez pas voter pour la PESTE :


    Si vous ne voulez pas voter pour le CHOLÉRA non plus :


    Il n’ y a plus qu’ une solution : MARINE !




    VINVIN.

    • sisyphe sisyphe 7 février 2011 09:37

      ... et vous aurez une sacrée gueule de bois ! 


      Passées les élections, le carrosse Marine va se retrouver changé en citrouille ; et la soupe sera à la grimace...

      C’est aux législatives que les Français pourront amorcer le changement.

  • sdzdz 9 février 2011 15:00

    Considérer qu’il n ’y a pas d’alternative possible pour la présidentielle pour nous vendre les législatives derrière, c’est une tactique d’abandon face à une politique d’abandon (de la France, de la République, des Français), je persiste et signe ! Pendant un an, vous allez bâtir des hypothèses (verbiage) ? Ceux qui oeuvrent à nous malmener vous remercient déjà...

    Il aurait fallu au minimum présenter un panel d’orientations, de scénarios, les articuler entre eux, prendre en considération le nombre ahurissant d’abstentionnistes (20-30-40%) ou de personnes ne croyant plus les responsables politiques actuels (plus de 80%). 

    Mais surtout reprendre cette part de liberté dont nous sommes petit à petit spoliés par une oligarchie, c’est-à-dire reconsidérer toutes les marges de manoeuvre dont nous disposons encore face à un système de plus en plus contraignant. Elles sont pourtant très nombreuses...

    cf blog IRC
    http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com


  • jack mandon jack mandon 27 février 2011 11:09

    Bonjour Sisyphe,

    Nos petits états d’âme ont peu d’importance,
    quand on prend connaissance des conférences
    très référencées organisées par François Asselineau

    « Qui gouverne la France »

    Prenez le temps de confronter votre esprit critique
    à ces révélations bouleversantes, vous ne regretterez pas
    le détour.
    Pour ma part, je me sens complètement effondré.

    Merci d’en prendre conscience


  • ubotugy ubotugy 11 mai 2011 00:53

    Virtuellement intéressant.

    Le choix entre Mad Max et Shadowrun paraissait simple pourtant mais...


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