lundi 8 avril - par Sylvain Rakotoarison

La proportionnelle éloigne les élus du peuple

« La majorité a toujours raison, mais la raison a bien rarement la majorité aux élections. » (Jean Mistler, 1976).



La fin du grand débat et l’heure des décisions ont remis une fois encore dans l’actualité la perspective d’un scrutin proportionnel pour l’élection des députés. C’est une tradition française de vouloir changer les institutions quand les actions politiques ne fonctionnent pas. Il suffit de voir la litanie des Constitutions en deux siècles, une dizaine en France, une seule aux États-Unis (et aucune au Royaume-Uni !). Le pire, c’est le mode de scrutin qui est la règle du jeu et qui fait que tous les pouvoirs en place ont, qui leur chatouille, cette irrésistible tentation de changer les règles pour l’intérêt de son propre camp. François Mitterrand était passé maître dans cet art, notamment pour les élections législatives du 16 mars 1986 données largement perdantes depuis …au moins 1983 !

Aujourd’hui, profitant de l’aubaine des gilets jaunes, tous les nostalgiques de la Quatrième République crient "Proportionnelle ! Proportionnelle !" en sautant de leur chaise comme des cabris (oui, je parodie).

J’ai déjà longuement évoqué les méfaits catastrophiques du scrutin proportionnel particulièrement dans les institutions de la Cinquième République. Je voudrais insister sur un ou deux éléments particuliers tout en rappelant une chose qui pourrait paraître évidente : une chambre législative sert à légiférer. Or, pour légiférer, il faut avoir une majorité. Sans majorité, pas de loi, pas de gouvernement et donc, l’anarchie, probablement ce que voudraient certains gilets jaunes jusqu’au-boutistes (mais pas la majorité heureusement).

Si le processus électoral ne parvenait pas à faire systématiquement émerger un parti ou une coalition majoritaire (j’écris systématiquement car il peut toujours y avoir des cas particuliers mais ils n’ont pas eu d’incidence historique, comme les élections législatives de juin 1988), alors cela signifierait que les outils institutionnels empêcheraient de remplir la première mission d’une assemblée législative, à savoir, comme je viens de l’écrire, dégager une majorité pour former un gouvernement et pour voter des lois, si possible selon un programme politique cohérent et annoncé (par respect pour les électeurs).

Le scrutin actuel, majoritaire uninominal à deux tours, est-il antidémocratique ? Je ne le crois pas. La preuve, c’est qu’il permet que des majorités se dégagent et qu’un gouvernement puisse gouverner avec la stabilité et la durée dont il a besoin (on peut toujours envisager de réduire à quatre ans la durée du mandat des députés, mais certainement pas de vouloir tous les six mois les révoquer, ce qui conduirait au bout du compte à l’absence durable de gouvernement).

Représente-t-il mal le peuple français ? Je ne le crois pas non plus. Et je pense que c’est une erreur de le croire. Certes, il y a un effet majoritaire très fort qui a bénéficié à LREM, mais aussi au MoDem élu en même temps.

À ce propos, je tiens à souligner un élément intéressant. Lorsque François Bayrou était crédité de 15% à 20%, voire 23%, dans les sondages, en février-mars 2007, lors de la campagne présidentielle de 2007, beaucoup étaient tombés sur lui en disant : François Bayrou élu n’aurait jamais de majorité à l’Assemblée. Qui disaient cela ? Tout le spectre politique, mais surtout les socialistes qui craignaient d’être éliminés (une nouvelle fois) du second tour. Sauf un sénateur (encore) socialiste : Jean-Luc Mélenchon, qui avait bien compris ce qu’il s’est finalement passé en juin 2017. Avec une nouveauté : c’est que l’UDF (ou le MoDem), en 2007, était un parti qui provenait d’une longue tradition française (déjà sous la Troisième République avec le PDP), et donc, ne venait pas de nulle part, au contraire de LREM issue uniquement du Président Emmanuel Macron, sans tradition historique ni philosophique identifiable.

Mais qui, en 2007, imaginait qu’il y aurait un groupe MoDem à l’Assemblée Nationale dix années plus tard, et précisons quand même, un groupe plus nombreux que le groupe socialiste ? C’est l’effet majoritaire qui veut cela. Certains disent : c’est injuste. Non, au contraire, cela démontre que tout parti peut un jour se constituer une majorité à l’Assemblée. Tout le monde a sa chance de pouvoir un jour gouverner. Même les partis qui ne seraient jamais capable de représenter plus de 50% des électeurs (suivez mon regard).

La démonstration de juin 2017 est encore plus éclatante, puisque la majorité absolue a été attribuée, par les électeurs (rappelons que ce sont les électeurs qui l’ont voulu, et des électeurs qui ont voté librement, sincèrement et dans le secret de l’isoloir, sans contrainte morale ni matérielle), à un parti qui a été fondé en avril 2016, c’est-à-dire qui avait seulement quatorze mois.

La preuve que le scrutin majoritaire représente bien le peuple français, c’est que tous les courants politiques qui ont été représentés à un certain niveau à l’élection présidentielle d’avril 2017 ont obtenu une présence législative en juin 2017.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a pu constituer un groupe politique à l’Assemblée Nationale (distinct du groupe communiste et du groupe socialiste). De même que le parti de Marine Le Pen a eu 8 députés. Ce qui est beaucoup au scrutin majoritaire. Si le FN avait eu 36 députés aux élections législatives du 16 mars 1986, c’était grâce au scrutin proportionnel imposé par le cuisinier en chef François Mitterrand (à l’époque, les listes du FN s’appelaient déjà "Rassemblement national", comme quoi, on ne fait pas trop dans l’innovation dans ce parti). Ensuite, ce parti a eu 1 siège en juin 1988 (Yann Piat), puis 2 sièges en juin 2012 (Marion Maréchal et Gilbert Collard), tous les deux grâce à des triangulaires.

Les 8 sièges de juin 2017 montrent bien que le FN/RN peut désormais gagner malgré le scrutin majoritaire et c’est une imprudente stupidité de parler de plafond de verre pour ce parti. D’ailleurs, les élections législatives partielles entre 2012 et 2015 avaient montré que le FN était capable, désormais, d’être présent au second tour mais avait encore du mal à gagner le siège.

Pour quelle raison ? Parce qu’on oublie que la démocratie, elle n’est pas seulement positivement définie par ce que la majorité veut. Elle peut aussi être négativement définie par ce que la majorité ne veut pas à tout prix. Or, le FN/RN fait (encore) partie de ce que la majorité ne veut pas à tout prix. Cela signifie qu’il y a dans les élections des forces d’adhésion mais aussi des forces de répulsion. Cela a conduit à la réélection de Jacques Chirac en 2002 et à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, même si je suis persuadé qu’Emmanuel Macron aurait été élu dans les autres configurations possibles du second tour (opposé à François Fillon ou même opposé à Jean-Luc Mélenchon).

Si le FN/RN n’a pas eu assez de sièges pour former un groupe politique, c’est parce qu’il y a encore beaucoup de force de répulsion. Mais qu’il se rassure, puisqu’il est en net progrès et le lissage de la communication du FN/RN et sa présence médiatique massive montrent que ce parti est comme un autre, sans exclusive. D’ailleurs, depuis au moins 2011, ce parti est fréquemment invité sur les plateaux de télévision, et plus particulièrement depuis 2017, à tel titre qu’on se demande ce que font les parlementaires du FN/RN en dehors de la communication grand public. En tout cas, ce parti ne subit pas de boycott médiatique, c’est la moindre chose qu’on peut dire.


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Revenons maintenant au scrutin proportionnel. Il y a un véritable paradoxe sur le fait que le principal sujet de mécontentement des gilets jaunes, c’est que l’élite politique, c’est-à-dire les élus seraient hors sol, ne seraient pas à l’écoute du peuple. Or, la proportionnelle aurait la conséquence de doublement éloigner les députés du peuple.

D’une part, le peuple ne pourrait plus choisir lui-même ses députés : il ne pourrait que choisir sa tendance politique mais pas les hommes et les femmes chargés de l’incarner. Car le scrutin de liste (bloquée, non panachable) imposerait les noms en dehors de tout circuit démocratique. Les têtes de liste, si les listes sont au-dessus d’un seuil, sont sûres d’être élues, même si elles font la quasi-unanimité contre elles. La proportionnelle empêcherait le choix des personnes.

D’autre part, la proportionnelle créerait des députés pour le coup véritablement hors sol. Ils n’auraient plus d’électeurs. Puisqu’ils n’auraient plus de circonscription. La meilleure preuve, c’est de se poser la question qui tue : connaissez-vous les noms des 73 députés européens français sortants ? Non ? Bon, c’est vrai, c’est un peu compliqué. Connaissez-vous au moins le nom d’un député européen qui a été élu dans votre grande circonscription ?

Si vous ne connaissez pas le nom des élus, n’attendez pas a fortiori que les élus vous connaissent. Ces élus, ils sont donc hors de votre contrôle (vous ne les connaissez pas, vous ne savez donc pas ce qu’ils ont fait, ni ce qu’ils ne font pas). La proportionnelle, c’est cela : l’éloignement total des députés du peuple qui les a élus. Et comme vous ne choisissez pas l’ordre sur les listes, vous ne pourrez même pas sanctionner les mauvais députés, ceux qui ne bossent pas, ceux qui ne respectent pas leur parole, puisque la constitution des listes restent hors de votre contrôle.

Au lieu d’aller labourer la circonscription, rencontrer les électeurs, planifier des réunions de cantons, etc., comme cela se passe aujourd’hui avec le scrutin majoritaire, les candidats potentiels vont faire une carrière d’apparatchiks dans leur parti pour être les mieux placés possibles sur la liste. Rien à voir avec la vie réelle. La proportionnelle va renforcer la professionnalisation du personnel politique et donc, renforcer l’entre-soi et l’endogamie politique.

Par ailleurs, le scrutin proportionnel ne serait pas plus démocratique que le scrutin majoritaire, au contraire, serait pire en termes d’engagements électoraux.

La proportionnelle entraînerait l’impossibilité chronique de former une majorité absolue à l’Assemblée. En effet, si en France en 1986 et dans d’autres démocraties européennes il y a quelques décennies, la proportionnelle n’empêchait pas la formation de majorité, c’était parce que le parti victorieux (ou la coalition victorieuse) l’était par adhésion et pas par défaut, il représentait alors plus de 35% voire 40%, 45%, ce qui permettait une majorité absolue des sièges. Or, maintenant, avec la crise qui s’aggrave et qui perdure, les partis ou coalitions qui gagnent les élections ne les gagnent que par défaut, avec des scores relativement bas, 30%, voire moins, ce qui empêche l’obtention d’une majorité absolue à eux seuls et les obligent à faire des compromis avec d’autres partis au contraire de ce qui était dit pendant la campagne électorale.

Dans son audition du 21 février 2019 à l’Assemblée Nationale, Alain Juppé a ainsi évoqué deux cas qui montraient que les électeurs n’avaient pas eu leur mot à dire sur la formation de deux gouvernements dans des pays importants de l’Union Européenne. Ainsi, en Allemagne, avant le scrutin de 2017, le SPD avait annoncé aux électeurs que jamais il ne retournerait dans la grande coalition avec la CDU de la Chancelière Angela Merkel, et finalement, après le scrutin, il a violé cet engagement auprès de ses électeurs, en formant avec la CDU un nouveau gouvernement. Il en fut de même en Italie où la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio avaient soutenu avant le scrutin qu’ils ne s’allieraient pas, mais nécessité faisant loi, mais loi hors du contrôle des électeurs, les deux partis se sont finalement alliés pour former un nouveau gouvernement sans pour autant émané de la volonté (clairement exprimée) des électeurs.

J’ajoute pour ma part l’exemple de la démocratie israélienne où le scrutin proportionnel oblige systématiquement les partis modérés (gouvernementaux), principalement travaillistes et Likoud, à s’allier avec des partis religieux ou nationalistes qui ne représentent que quelques pourcents de l’électorat. Ces coalitions sont ainsi otages de petits partis extrémistes qui ne représentent absolument pas la grande majorité du peuple israélien. Il faut savoir par exemple que s’il a fallu anticiper les élections législatives du 9 avril 2019, c’était parce que Benyamin Netanyahou était considéré comme trop modéré, trop "centriste", notamment par Israel Beytenou, le parti d’Avidgor Liberman.

Ces coalitions auraient leur légitimité démocratique si elles avaient été annoncées avant les élections, et les électeurs les auraient approuvé ou refusé, mais là, ce sont des coalitions, des combinaisons, pour parler en langage Quatrième République, qui ont été réalisées à l’abri du regard démocratique, dans la petite cuisine derrière l’antichambre du pouvoir et sans avoir eu le quitus des électeurs (si ce n’est au bout du mandat, lors des prochaines élections).

En outre, l’éloignement des élus de leurs électeurs serait renforcé si, avec ou sans proportionnelle, on décidait de réduire le nombre de députés, car par simple arithmétique, un député ne pourrait pas rencontrer plus d’électeurs dans leurs permanences, il n’y aurait pas plus de samedis, plus de journées dans la semain où ils pourraient les rencontrer (tout en continuant à être présents à Paris pour faire les lois et contrôler le gouvernement).

Une étude jamais publiée (mais fuitée par l’opposition) avait d’ailleurs conclu qu’en adoptant le projet du gouvernement de réduction du nombre de députés et de modification du mode de scrutin, avec les arguments faux de meilleure représentativité, les petites formations étaient au contraire désavantagées si on faisait les projections sur les résultats des élections législatives de juin 2017. Tous ces arguments devraient conduire le gouvernement à ne pas fausser le jeu démocratique en gardant les règles électorales actuelles que même François Hollande n’avait pas osé toucher.

L’esprit de responsabilité appelle avant tout à respecter les électeurs. La proportionnelle est un scrutin qui rend opaque les majorités potentielles voulues par les électeurs, qui encourage les combinaisons politiciennes pour se maintenir ou conquérir le pouvoir, et c’est le scrutin roi qui éloigne encore plus les députés des citoyens. En ce sens, il serait particulièrement paradoxal de vouloir imposer, même de manière partielle, le scrutin proportionnel en le justifiant par la crise des gilets jaunes.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (06 avril 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La proportionnelle éloigne les élus du peuple.
Montesquieu, Alain Juppé et l’esprit des institutions.
Valéry Giscard d’Estaing et sa pratique des institutions républicaines.
Les risques d’un référendum couplé aux européennes.
Quatre idées reçues du Président Macron.
Grand débat national : un état des lieux plutôt que des opinions.
Affaire Benalla : des parlementaires qui font leur travail !
Institutions : attention aux mirages, aux chimères et aux sirènes !
Gilets jaunes : un référendum sur l’ISF ? Chiche !
Ne cassons pas nos institutions !
Non à la représentation proportionnelle aux élections législatives !
Vive la Cinquième République !
Réforme Macron des institutions (6) : le mystérieux rapport sur le scrutin proportionnel.
Réforme Macron des institutions (5) : l’impossible principe de proportionnalité démographique de la représentation démocratique.
Réforme Macron des institutions (4) : la totalité du projet gouvernemental.
Réforme Macron des institutions (3) : réduire le Parlement ?
Réforme Macron des institutions (2) : le projet de loi constitutionnelle.
Réforme Macron des institutions (1) : les grandes lignes.
Non à la suppression des professions de foi !
Le vote obligatoire.
Le vote électronique.
Démocratie participative.

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41 réactions


  • HELIOS HELIOS 8 avril 12:34

    §§§ tout en rappelant une chose qui pourrait paraître évidente : une chambre législative sert à légiférer. Or, pour légiférer, il faut avoir une majorité. Sans majorité, pas de loi, pas de gouvernement et donc, l’anarchie... §§§


    Sans laisser penser que vous avez un problème dans la tête, c’est a dire que la profondeur de votre pensée s’arrête au vernis qui la recouvre... vous avez oublié un détails dans votre phrase, ce qui la rend apparemment vraie. En réalité elle est fausse : rajoutons ce que vous avez oublié, et qui respecte la pluralité et le respect que vous niez a la démocratie représentative :


    votre original :

    §§§ Sans majorité, pas de loi, pas de gouvernement et donc, l’anarchie  §§§

    la correction :

    §§§ Sans majorité, pas de loi CONSENSUELLE, pas de gouvernement ACCEPTE ET RESPECTE et donc, l’anarchie §§§


    La sélection proportionnelle des représentants des citoyens... outre le respect ce TOUS les citoyens, oblige ces représentants a trouver des solutions consensuelles dans l’édification de la loi (et son application) c’est a dire les solutions les plus respectueuses de leur volonté, et, je le rappelle, c’est la volonté du peuple qui prime sur « l’expertise » de ceux qui se sentent investi d’une mission quasi divine...

    Une seule concession a votre propos :

    Il est impératif de pouvoir revoir le choix des citoyens lorsque celui-ci s’avère erroné, tant par erreur que par agissement ultérieur a l’élection... et pour ce faire, le référendum révocatoire DOIT accompagner un système de choix proportionnel.

    Bonne semaine


  • Fergus Fergus 8 avril 12:53

    Bonjour, Sylvain

    L’idéal pour moi est un mix des deux systèmes : 50 % de députés élus à la proportionnelle afin de garantir une représentation des partis minoritaires, et 50 % élus sur la base d’un scrutin uninominal de circonscription afin de conserver un minimum d’ancrage local. 

    Mais même cette formule n’est pas totalement satisfaisante car elle créer de facto deux types de députés, les uns seulement attachés à l’Assemblée Nationale, les autres continuant, comme c’est le cas actuellement, de rencontrer des élus locaux et des électeurs dans leur permanence de circonscription.


    • Eric F Eric F 8 avril 13:48

      @positronique
      Dans toute solution il y a des avantages et inconvénients, s’il y avait un mode de scrutin idéal il aurait déjà été généralisé, mais il y a des modes cycliques. La 4ème république avec la proportionnelle intégrale a sombré dans l’instabilité et la paralysie, et on voit dans certains pays le rôle de petits partis charnières qui tiennent la majorité par chantage. Avec une proportionnelle nationale, on ne voit jamais de député sur le terrain. il faut donc un compromis : scrutin mixte évoqué par Fergus avec les inconvénients qu’il cite, ou -ce qui a ma préférence- proportionnelle par grande circonscription régionale (2 ou 3 par région)


    • Fergus Fergus 8 avril 14:30

      Bonjour, Positronique

      Perdu ! J’ai été juré d’assises, et j’ai écrit plusieurs articles sur ce sujet, en rapport avec des affaires et sur le rôle des jurés.  smiley

      Sur la représentation parlementaire, libre à vous de croire qu’il existe un système parfait. Le problème est qu’il n’a été découvert nulle part sur la planète !


    • waymel bernard waymel bernard 8 avril 18:41

      @Fergus
      C’est ce qui existe en Hongrie. En fait 106 élus par circonscription dans un scrutin uninominal à 1 seul tour et 93 élus à la proportionnelle.


    • Fergus Fergus 8 avril 19:56

      @ Positronique

      En quoi le fait que j’aie été juré vous défrise, Positronique ? Cela est arrivé à nombre de nos concitoyens. Et cela m’a valu de m’intéresser de plus près au fonctionnement de l’institution ainsi qu’à quelques procès qui m’ont particulièrement marqué.

      Quelques articles parmi d’autres :
      Procès d’assises : délibération, mode d’emploi
      Procès d’assises : des délibérations sous influence ?
      Justice : doit-on remettre en cause le huis-clos ?

      Justice : un coupable peut en cacher un autre
      Violée, humiliée... Détruite !

      « la dictature est le meilleur des systèmes »

      Si vous le dites !




    • Michel Maugis Michel Maugis 8 avril 22:57

      @Fergus

      Le plus simple est interdire le droit de vote, à toutes les élections, à partir d’un certain patrimoine.

      Le tout est de définir la valeur de ce patrimoine.

      On peut commencer, pour ne pas faire trop peur, par 5.000.000 d’euro réajustable évidemment


  • Fergus Fergus 8 avril 12:53

    Erratum : ... car elle crée de facto...


  • Drugar Drugar 8 avril 13:06

    Encore du grand n’importe quoi macroniste.

    « D’autre part, la proportionnelle créerait des députés pour le coup véritablement hors sol. Ils n’auraient plus d’électeurs. Puisqu’ils n’auraient plus de circonscription.  »

    Je vous rappelle que les députés sont sensés être le pouvoir législatif et représenter (puisque ce sont nos représentants !!) la diversité du peuple français. Ils n’ont absolument pas besoin d’être attachés à une circonscription pour cela, bien au contraire. Je dirais même que le fait d’être attaché à un groupe d’électeur et à une circonscription encourage le copinage, les arrangement et les passe-droits d’une poignée de personnes proches de l’élue : ce genre de comportement est le contraire exact d’une démocratie !! Mais nous savons, désormais que Macron et sa clique sont les champions toute catégorie de l’inversion de valeur et de l’inversion accusatoire.

    Fondamentalement vous ne comprenez rien à ce qu’est une démocratie, ou plutôt vous savez ce que cela devrait être mais vous ne voulez certainement pas en appliquer les principes car alors, le minuscule groupe de nantis qui tire tous les avantages de ce système perdrait alors la main-mise sur le pouvoir et ne pourrait plus manipuler à loisir (du moins plus aussi facilement) la masse des citoyens.

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur la superficialité et la bêtise de cette « analyse », qui ne sont que le caquetage répété ad noseum des poncifs stupides dictés par l’oligarchie et répétés par les mougeons décérébrés sans aucun recule, ou pire par les lèche-cul des oligarques qui espèrent glaner quelque miettes balancées négligemment par leur maître à leur chiens serviles.

    Vous osez nous donner des leçons de démocratie alors que vous voulez appliquer des principes qui en sont l’exacte opposé ? Vous êtes vraiment à vomir, quelque soit la ou les personnes qui se cachent derrière ce pseudo de S. R. Il y en vraiment assez de votre propagande.


    • Eric F Eric F 8 avril 13:52

      @Drugar
      Avec une proportionnelle intégrale de niveau national, ce sont les partis qui choisissent les représentants en fonction de la composition de la liste, c’est encore plus un régime de copinage. Donc il faut la double représentativité entre le courant d’opinion et l’implantation territoriale -où l’électeur a un visage-


    • Drugar Drugar 8 avril 14:18

      @Eric F
      Je ne suis pas d’accord avec vous.

      Dans l’absolu, le meilleur moyen de mettre en place des représentant est le tirage au sort. dans ce système, le représentant n’a de compte à rendre à personne et exerce sa fonction en toute quiétude de ce point de vu (je ne parle pas de pressions éventuelles des lobbys et autres groupe de pressions, etc...). Dans ce cadre, une telle mise en place est dissociée à la fois du territoire et des partis.

      Mais, ce n’est effectivement pas comme cela que ça se passe dans notre système actuel. Et, à choisir, je trouve plus pertinent de voter pour un parti, qui représente un courant d’idée. J’entends bien que ce système est loin d’être exempte de défauts (à commencer par le fait qu’il s’agit d’une élection !), mais je ne vois pas en quoi il y aurait plus de copinage dans ce système que dans le système d’élection actuel lié à une circonscription, pouvez-vous me dire ce qui vous fait penser cela ?

      Cela me donne l’occasion de rebondir sur un autre propos de l’article de S.R., c’est ce coté, qui semble très important, de l’incarnation, de la personne choisie, etc...C’est un non sens, car l’important, ce sont les idées, pas la personne qui les portent. A partir du moment ou la personne portant ces idées est suffisamment honnête, peut importe de qui il s’agit. Le coté hors-sol et détaché de l’électorat permet justement de moins prêter le flanc à la corruption qu’une personne ancré à une base élective, à mon sens.


    • Fergus Fergus 8 avril 14:33

      Bonjour, Eric F

      « Avec une proportionnelle intégrale de niveau national, ce sont les partis qui choisissent les représentants en fonction de la composition de la liste, c’est encore plus un régime de copinage. »

      C’est évidemment le gros défaut su système intégral. Dans les circonscriptions, les appareils respectent en général un minimum les sensibilités des militants locaux.


    • Eric F Eric F 8 avril 16:04

      @Drugar
      Le tirage au sort peut convenir pour des « jurys citoyens » pour consultation ou contrôle, mais c’est totalement inapproprié pour un « choix politique », on ne confie pas au hasard de choisir les options que l’on veut promouvoir.

      Concernant la proportionnelle nationale, on ne peut pas à la fois dire que les représentants sont loin des électeurs, et laisser les partis choisir les personnes qui nous représenteront au niveau central, c’est la certitude d’aboutir à un régime des partis qui fricotent dans leur coin, ou des technocrates qui n’ont jamais vu la tête des électeurs. En outre, plus loin des électeurs, plus proche des lobbies, c’est justement ce qu’on reproche aux instances de l’UE.


    • Eric F Eric F 8 avril 16:09

      @Fergus
      L’enjeu ne me parait être la sensibilité des « militants » locaux, mais surtout celle des électeurs de terrain. Alors indirectement, effectivement les militants au contact de la population ressentent mieux les aspirations que ne peuvent faire les « appareils » au niveau national.
      Il m’est arrivé de voter pour des candidats moins « proches » en terme de positionnement politique, mais défendant sur un sujet régional une position que je partage (ce fut le cas sur la question NDDL notamment).


    • Drugar Drugar 8 avril 17:40

      @Eric F
      Effectivement, pour un « choix politique », le tirage au sort n’est pas adapté. Mais la mise en place de nos représentants devant gérer le pouvoir législatif n’a pas nécessairement à passer par l’élection. D’autant que la proposition des lois vient essentiellement de l’exécutif dans notre système actuel (hautement perfectible, nous somme d’accord). Donc finalement, le « choix politique », concernant les députés est plus que limité. En tirant au sort les députés, nous aurions beaucoup plus de chance d’éviter d’avoir des crapules en totale collusion avec les pouvoir exécutif et d’aboutir à un parlement godillot qui sert uniquement de chambre d’enregistrement pour passer la politique (annoncée ou non dans le programme présidentielle !!) de l’exécutif.

      Concernant le type d’élections, je pense que la proportionnelle me parait moins mauvaise dnas ce système, mais il n’en reste pas moins que ce sont des élection, et, à ce titre, le plus mauvais moyen de mettre en place nos représentant, car l’élection prête le flanc à toutes les manipulation, arrangement, copinages, corruption et j’en passe, aboutissant quasi systématiquement à la mise en place des plus mauvaises personnes qui soient pour nous représenter. Si l’oligarchie plébiscite l’élection comme mode de nomination, c’est qu’elle s’y retrouve en mettant le plus souvent (tout particulièrement ces dernières années) des gens leurs étant favorable à la tête du pays et, de plus, donne une apparence de démocratie dans ce sens que l’on semble faire un choix. La lecture des arguments et démonstrations développées par Etienne Chouard est très interessante sur ce sujet.


  • Eric F Eric F 8 avril 13:40

    Le plus gros problème de la démocratie représentative, c’est lorsque des parties de la population ne se sentent pas représentées, et n’ont que la rue pour s’exprimer. Il faut donc concilier la représentation de toutes les tendances et d’autre part l’implantation de proximité. Le système de proportionnelle départementale à un tour de 1986 avait permis cet équilibre, tout en ayant dégagé une majorité.

    Désormais, dans le cadre de la réduction prévue du nombre de parlementaires, il faudrait une circonscription plus grande que le département (certains auront 1 ou 2 députés), typiquement de la taille des anciennes « petites régions » (certaines nouvelles régions étant trop étendues pour la « proximité » des élus).

    Créer deux sortes de députés : de circonscription et de liste nationale complémentaire, relève de la cuisine électorale. Les listes nationales servent généralement à caser les caciques.


    • vida18 14 avril 12:38

      @Eric F
      Il serait possible de faire comme en Irlande avec des députés élus selon le vote unique transférable. Chaque parti proposer un certains nombre de candidats selon la taille de la circonscription (2 ou 3 pour les plus petites, 5 ou 6 pour les plus grandes). Il y a aussi la possibilité de se présenter en candidat indépendant. Ensuite lors de l’élection, on classe ses candidats dans l’ordre préférentiel (on met un 1 devant son premier choix, un 2 pour le deuxième...).

      https://www.youtube.com/watch?v=bLH_w5kHJpA


  • Coriosolite 8 avril 13:53

    Bonjour,

    On pourrait objecter à l’auteur que le scrutin proportionnel est en vigueur pour les élections européennes, pour les municipales et les communautaires.

    Il ne semble pas que ça pose de problèmes particuliers de fonctionnement ni de représentativité au Parlement Européen, pas plus que dans les communes concernées (+ de 1.000 habitants) que dans les communautés de communes.

    Il est relativement simple de conserver un lien avec les électeurs avec la proportionnelle : renoncer à une circonscription nationale et établir des circonscriptions à l’échelle d’un ou deux départements (ou plus) selon la population et la taille. Impossibilité de constituer des majorités ? Donc ça favorisera le débat et l’adoption de textes plus consensuels. N’est ce pas l’idée même de la démocratie ?


  • maQiavel maQiavel 8 avril 14:22

    Je considère que la cinquième république est entrain de mourir, changer les institutions est fondamental de ma perspective puisque le fond d’une décision découle de la forme qui permet de le prendre, raison pour laquelle je suis en faveur d’un nouveau régime incluant le RIC. Malgré cela, sur la proportionnelle, je suis d’accord avec l’auteur, j’y suis opposé pour les raisons qu’il a bien expliqué.

    Malgré tout, il faut reconnaitre que le scrutin majoritaire uninominal à deux tours pose de gros problème de représentativité, il n’est pas normal que le FN que les verts aient eu plus de députés que le FN lors des législatives précédentes par exemple ( et je suis loin d’être un frontiste ) , on peut tourner ça dans tous les sens , c’est une anomalie , malgré la répulsion dont le FN fait l’objet.

    En ce qui me concerne, je suis pour une semi proportionnelle, afin de couper la poire en deux. Mais le plus important reste le RIC.


  • maQiavel maQiavel 8 avril 14:28

    Sinon, de manière générale, j’en ai assez qu’on nomme notre régime « démocratie » , je n’en peux plus. Nous ne sommes pas en démocratie. Ça ne veut pas forcément dire qu’on doit passer en régime démocratique mais qu’ il faut cesser de faire passer des vessies pour des lanternes.


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 10 avril 13:51

      @maQiavel
       
      Commence par cesser de répéter ce que ceux qui veulent que tu le fasses t’incitent à le faire.
      Quoiça ?
      Cesse de désigner ce système de gouvernance comme étant une démocratie.
      Parce que dans les faits, notre actuelle gouvernance est : 
       
      Présidentielle avec législatif partiellement représentatif.
       
      Le 49-3 et les majorités législatives sans aucune réelle possibilité de révocation populaire en sont les preuves criantes.
      La chambre ’ haute ’ n’est pas désignée par un vote populaire.
       
      Mais le plus évident reste qu’il te reste à imaginer comment te passer de CES systèmes pseudo-représentatifs et-ou ’ présidentiels ’.

      Parce que autant au 19 ème siècle la représentativité n’avait aucune autre alternative, autant aujourd’hui les seuls qui radotent qu’il n’est pas possible de s’en passer ne sont que des profiteurs de ces systèmes de gouvernance.
       


    • maQiavel maQiavel 13 avril 09:49

      @seul le contenu compte...

       

      « Cesse de désigner ce système de gouvernance comme étant une démocratie ».

      ------> Hein ???? Et ou ai-je fais cela ?


  • Daniel0 8 avril 14:56

    Bonjour,

    « une chambre législative sert à légiférer »,, Ben c’est pas le rôle le plus important du Parlement ! La principale tache du Parlement est de voter un budget pour la mise la mise en oeuvre des politiques publiques du Président qui a été élu sur un programme. Une chambre sans majorité bonjour les alliances de circonstances, les abandons de projets torpillés par ses alliés de circonstance. Les comptables vont avoir du boulot avec les budget rectificatifs. Imaginons Le Pen réussi un gouvernement avec Mélenchon : un budget pour un 2ème porte avions, des centre d’acceuils pour migrants... 6 mois après vote de défiance union de LREM et LR, nouveau gouvernement avec nouveau budget pour cette fois à fond dans l’aide aux métropole et à l’innovation industrielles,, pan vote de défiance 6 mois plus tard nouveau gouvernement avec cette fois les souverainistes UPR, FLI et Debout la France, nouveau programme avec sortie de l’EU et de l’OTAN. C’est à vomir comme avenir


    • Fergus Fergus 8 avril 16:02

      Bonjour, Daniel0

      Vous avez parfaitement raison sur le fond en matière d’instabilité.

      Mais il n’est pas interdit de penser qu’avec un taux significatif de députés élus à la proportionnelle, nos représentants apprendraient à trouver des alliances suffisamment solides pour avancer, en prenant par exemple pour modèle les Scandinaves.


    • Eric F Eric F 8 avril 16:13

      @Fergus, Daniel0
      Il me parait souhaitable de laisser le temps à une majorité d’appliquer une politique dont les effets ne peuvent être immédiats, par contre si on veut pouvoir « tempérer », une élection par moitié à mi-mandat pourrait se concevoir.


    • Coriosolite 8 avril 19:34

      @Fergus
      Bonjour,
      Pour compléter votre commentaire, le scrutin majoritaire à 2 tours fonctionne très bien dans le cas d’un système bi-partisan gauche-droite comme nos l’avons connu, et qui a vécu-. On parle alors de majorité et d’opposition. Car la minorité ne peut exister qu’en s’opposant. Et ainsi elle remplit son rôle, mais est impuissante.
      Dans une situation politique, comme actuellement, où existent 4 forces politiques sinon égales, mais au moins représentant un nombre respectable de citoyens, le scrutin majoritaire a 2 tours amplifie démesurément la victoire d’une seule force.
      Et lui laisse les mains libres bien que ne représentant qu’une minorité.
      Le scrutin proportionnel, par contre, oblige le vainqueur (sauf raz de marée électoral peu probable) à trouver un ou plusieurs alliés dans les courants en minorité. Et donc a prendre en compte la diversité des choix des citoyens.
      Bien sûr aucun mode électoral n’est parfait, mais la démocratie n’est pas non plus un système politique parfait.


  • zygzornifle zygzornifle 8 avril 14:57

    Comme le disait si justement Coluche :

    Le jour ou les élections serviront a quelque chose elles seront interdites ....


    • Fergus Fergus 8 avril 16:06

      Bonjour, zygzornifle

      Une bonne boutade qui n’a pas d’autre intérêt que faire sourire !

      Si Coluche avait pensé cela, croyez-vous qu’il se serait lancé dans une campagne présidentielle ? Evidemment non !

      Une campagne dans laquelle il s’est d’ailleurs beaucoup investi, au point de faire une dépression lorsqu’il a été torpillé par les partis et les médias de gauche !


    • JBL1960 JBL1960 8 avril 18:35

      @Fergus Oui enfin lui avait pris le parti d’en rire... Coluche n’avait fait que vulgariser, fort bien d’ailleurs, l’affirmation d’Emma Goldman = If voting changed anything, They make it illegal = Si voter changeait quelque chose, ils (le 0.0001%) l’auraient rendus illégal.

      Emma « La Rouge » était anarchiste, vraiment...

      Dans son Abécédaire, voici ce qu’elle disait à État : « Hommes et femmes, savez-vous que l’État est votre pire ennemi ? C’est une machine qui vous écrase pour mieux soutenir vos maîtres, ceux que l’on nomme la classe dirigeante. Et comme des enfants naïfs, vous vous en remettez à vos leaders politiques. Avec votre complicité, ils s’emparent de votre confiance, mais c’est pour la vendre au plus offrant. » (Living my Life, 1932)

      Et voici ce que disait Élisée Reclus, dans son Abécédaire à Voter : « Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. » (Lettre à Jean Grave, Le Révolté, 1885)

      Je crois qu’au niveau gouaille, personne n’arrive à la cheville du Père Peinard, sur la votation, piège à prolos, qui disait à la page 37 du PDF que j’ai réalisé de textes choisis, ici « Le muselage universel » de 1896 ;

      Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu’ils gouvernent ! Les 300 bouffe-galette qui représentent ces 2. 300.000 votards ont en effet à balancer les 270 birbes des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l’Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l’opinion de leurs électeurs autant qu’un poisson d’une pomme.

      Ils votent suivant les ordres d’un ministre ou les ordres d’un distributeur de chèques. De sorte que ces 2.300.000 andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n’ont — même pas eux ! — la veine d’être représentés selon leur cœur.

      En dernier ressort, c’est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs de chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild.

      Voilà, voilà, voilà...

      C’est pourquoi, la solution c’est plutôt NOUS, comme l’écrivait Émile dans l’Action directe, en page 53 ;

      Donc, pour que cesse l’inconscient sacrifice des majorités à une minorité jouisseuse et scélérate, que faut-il ?

      Qu’il se constitue une force capable de contrebalancer celle que la classe possédante et dirigeante tire de la veulerie et de l’ignorance populaires. Cette force, il appartient aux travailleurs conscients de la matérialiser : le problème consiste, pour ceux qui ont la volonté de se soustraire au joug que les majorités se créent, à réagir contre tant de passivité et à se rechercher, s’entendre, se mettre d’accord.

      Cette nécessaire besogne de cohésion révolutionnaire se réalise au sein de l’organisation syndicale : là se constitue et se développe une minorité grandissante qui vise à acquérir assez de puissance pour contrebalancer, d’abord, et annihiler, ensuite, les forces d’exploitation et d’oppression.

      Hé hé voui... Je l’aimais bien, moi, l’Émile...

      Jo(jo) les bas bleus ! Qui porte un Gilet Jaune, aussi, car ça va très bien avec le noir et un soupçon de rouge...


    • JBL1960 JBL1960 8 avril 18:39

      @JBL1960 y’a eu un petit bug sur l’image/citation d’Emma Goldman, aussi je remets le lien ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/emmagoldman.jpg?w=620&h=372&crop=1

      En espérant que ça marche...


  • Désintox Désintox 8 avril 18:10

    « La proportionnelle éloigne les élus du peuple »

    Ça, c’est bien vrrrai !

    D’ailleurs, il suffit de voir combien les élus sont proches du peuples dans notre système majoritaire !


  • Attilax Attilax 8 avril 20:47

    Est-il possible d’être à ce point à côté de la plaque à CHAQUE article ?

    C’est drôle, notez, une telle constance dans la détestation du peuple et l’adoration des élites, une telle foi dans des institutions visiblement pourries jusqu’à la moëlle.


  • Florian Mazé Florian Mazé 8 avril 21:37

    La proportionnelle éloigne les élus du peuple ? Ah bon. Moi qui croyait que le scrutin uninominal majoritaire à deux tours éloignait le peuple des élites... Mince alors !


  • vesjem vesjem 9 avril 09:15

    Des députés appairés à un territoire est une fumisterie dans laquelle, un gugusse en charge se permet, comme un petit des-pote , d’accorder des faveurs aux citoyens qui viennent (se) soumette pour des doléances ;

    Le droit de cuissage dans toute sa splendeur !


  • vida18 14 avril 12:31

    Perso le scrutin à la proportionnelle me pose problème. En effet, il oblige à être inféodé à un parti. Hors il arrive régulièrement dans notre mode de scrutin qu’on vote pour un parti très différent ou pour un candidat indépendant. Exemple pour les élections municipales en 2008, j’ai voté pour le candidat MoDem car je trouvais que le maire, PCF ne faisait pas un bon travail en tant que maire. Mais ce ne m’a pas empêché de voter pour lui quand il s’est représenté en tant que député (il était déjà député-maire) car il avait de bonnes idées. Cela ne l’a pas empêché d’être battu au second tour.


  • mceltas 1er mai 10:09
    le seul scrutin véritablement démocratique , c’est le scrutin proportionnel intégral , c’est le seul ..... tous les autres sont destinés à confisquer le pouvoir au seul profit d’une pseudo majorité et de brimer les minorités ......il est urgent de rappeler que la démocratie n’a pas vocation à confisquer le pouvoir mais à exprimer la volonté du peuple .Alors l’argument de la nation ingouvernable parce que l’expression du peuple serait trop « émiettée », pour moi c’est un argument qui ne tient pas une seconde ou alors c’est promouvoir la dictature qui aurait l’énorme avantage de trouver très facilement un exécutif pour gouverner !!!!! le scrutin proportionnel n’aurait pas permis à E Macron de mettre en place un nouveau type de dictature soft .

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