mercredi 18 avril 2012 - par

Pourquoi Bayrou ? Le programme – article 4/4
J'ai commencé à publier des articles qui devraient permettre à tous et toutes de juger de la solidité et de l’évidence même de la candidature de François Bayrou.
Ces articles correspondent à 4 grandes catégories de raisons pour lesquelles je le soutiens : l'homme, les valeurs, l'équipe et le programme.
Vous pouvez aussi retrouver ces textes et d'autres informations sur mon blog www.desmotscrates.com
Ci-dessous le dernier de la série de quatre : le programme

Un article sur le programme…dois-je en faire une liste de mesures et de propositions ?
Sans doute pas, sachant que ce programme est clairement présenté sur le site de campagne.
Je vous invite aussi à télécharger le « Journal » qui reprend, dans un format extrêmement agréable à lire, les principaux éléments du plan de redressement que propose François Bayrou, avec la mise en exergue des actions des 6 premiers mois qui suivraient son élection.
Parlons plutôt des quatre leitmotivs de la campagne de François Bayrou, des priorités qu’il a fixées pour la France, et surtout de certaines différences avec les deux favoris des sondages.
Une logique implacable
En six-huit mois, nous avons parcouru ensemble le chemin de la reconstruction qui peut se résumer en quatre phrases clefs :
- 2012. Etat d’urgence : le livre-diagnostic pour fixer les priorités
- Gouverner, c’est prévoir : la méthode pour s’en sortir
- Un pays uni, rien ne lui résiste : la volonté de rassembler
- La France solidaire : le livre-programme pour reprendre espoir
Je pense que le fait de s’arrêter une seconde avant de faire un choix, et s’attarder sur la démarche qui nous a permis de construire ce programme est extrêmement révélateur de la façon dont Bayrou pourrait gouverner : une vision plutôt que l’improvisation.
Les Français reconnaissent bien cette capacité, et un récent sondage TNS-Sofres diffuse sur iTele montre bien que le candidat qui a la meilleure vision et le meilleur projet est François Bayrou, devant François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Des priorités clairement énoncées
Une excellente interview de François Bayrou est parue dans Le Monde du 6 avril « La France est dans un état critique » ou il accuse les responsables politiques et les media d’éluder les sujets sur lesquels le débat électoral devrait porter.
Quels sont ces sujets ? Ceux qu’il avait identifiés dans son livre « 2012 Etat d’urgence » l’an dernier, et qu’il a développé tout au long de sa campagne.
Le désendettement, la production, l’éducation, la moralisation de la vie publique.
Simples à retenir, essentiels pour le pays.
Dans le livre-programme « La France solidaire », il explique :
« Une stratégie, c’est un plan de bataille : la direction de l’attaque, le but à atteindre, les étapes du combat. Les étapes du combat sont celles-ci : la disparition des déficits publics en deux ou trois ans ; le retour a une dette publique maitrisable en cinq années supplémentaires. La reconstruction du « produire en France » par la reconquête de nombreux marches perdus, aussi bien que par l’exploitation de nos réussites a l’exportation, en cinq années. La restauration de notre école, de la maternelle à l’université, en cinq années. La refondation de la République en quelques semaines. Car ce chantier-la au moins ne demande rien d’autre que de la rigueur personnelle, de l’honnêteté insoupçonnable et de la détermination. Ce chantier-la au moins ne coute rien, et même il rapporte par les économies réalisées sur le train de vie de l’Etat et la disparition des abus. »
Des différences avec les deux candidats favoris des sondages
Je n’aurai pas assez d’un article pour mettre en avant les différences qui sont nombreuses. J’ai donc choisi deux sujets. Un qui touche d’abord à l’aspect démagogique et irréaliste des programmes de Hollande et Sarkozy sur l’économie, l’autre qui met en avant une vraie différence de philosophie et qui concerne l’aide aux jeunes.
D’abord sur l’économie, avec les hypothèses (promesses) de croissance : François Hollande retient 2% à 2.5% d’ici a 2015, tandis que Nicolas Sarkozy reste à 2% et François Bayrou ne dépasse pas 1.5%. Sur les dix dernières années, le taux de croissance moyen de la France a été de 1.46% et n’a été supérieur à 2% qu’en 2004, 2006 et 2007, donc avant la crise.
D’après les « favoris », dans un contexte Européen récessioniste, ca n’est même plus une sortie de crise pour la France, c’est carrément le festival de Woodstock revisité !
Le problème est que la mécanique de leurs programmes repose sur ces hypothèses. Pour voir ce qu’en disent certains analystes, il est intéressant de regarder ce commentaire de Nicolas Doze sur Hollande (je n'ai pas choisi le titre « nigaud de flamby ») et lire un article du Point du 5 avril sur Sarkozy.
Michel Rocard lui-même a expliqué que « l'hypothèse de croissance de Hollande n'est pas plausible », et Jacques Attali a titré 7 mai, gueule de bois en évaluant que « soit François Hollande est élu, soit Nicolas Sarkozy est réélu. Dans les deux cas, les scénarios sont ceux d'une grave crise, parce que la campagne est passée à côté des vrais sujets »
Et j’aurais pu utiliser beaucoup d’autres exemples, car parmi les analystes, journalistes, experts, il semble y avoir une très paradoxale « unanimité silencieuse »…
Ensuite, différences sur une mesure. Non pas qu’elle soit l’une des principales, mais elle représente pour moi un fin marqueur des différentes valeurs politiques de ces trois candidats. Pour aider les jeunes à financer leurs études, nous avons :
- Hollande : allocation d’autonomie accordée sous conditions de ressources. Un pas de plus vers l’assistanat – le socialisme
- Sarkozy : création d’une « banque de jeunesse » pour garantir les emprunts des jeunes auprès des banques – les banques qui font des prêts garantis par l’Etat (quel régal !) et l’étudiant endetté dès le début (comme aux Etats-Unis) – le capitalisme
- Bayrou : améliorer la vie étudiante par l’ouverture nocturne des équipements universitaires, bibliothèques etc.… assurée par des étudiants bénéficiant d’une bourse à cet effet. Un acte de service rendu à leurs pairs, et donc rétribué par une bourse – l’humanisme.
J’ai déjà eu l’occasion de parler de ces différences de valeurs dans un article précédent, et non pouvons facilement l’illustrer en une simple mesure !
La pression des extrêmes, la démagogie des propositions, le manque de vision, de réalisme ou de courage… autant de raisons qui font que cette campagne aura bien été un cran au-dessous, compte tenu des enjeux auxquels le pays fait face, et François Bayrou un cran au-dessus par rapport à ces concurrents.
Le 22 avril, c’est NOUS qui votons !
Votons utile… pour la France.

