jeudi 18 mars - par lephénix

Pouvoir, servitude et incertitudes électriques

 

La « fée électricité » est-elle en capacité d’assurer encore notre confort thermo-industriel par le miracle d’une source d’énergie présumée non fossile et inépuisable ? Ou son impensé fait-il le malheur du monde ? A l’heure du confinement numérique, deux sociologues, Gérard Dubey et Alain Gras, analysent ses sortilèges, dévoilent l’envers du scintillant décor et la remettent à sa place dans l’histoire de l’énergie.

Allumer la lumière ou son ordinateur, consulter sa messagerie ou des vidéos sur Youtube, « naviguer » sur le woueb ou « poster » sur Facebook semblent des opérations légères voire éthérées dont la « grammaire de confort » semble sans conséquence matérielle. En vérité, elles nécessitent une infrastructure énergivore, dont la boutonique, de l’interrupteur à l’écran tactile, vient de loin...

La « fée électricité » fait son apparition, tout en étincellements et en séduction, lors de la première Exposition internationale d’électricité (1881) puis de l’Exposition universelle (1889) avant de triompher, en attraction phare, dans les salons mondains et sur les scènes d’une Belle Epoque où s’accélère le mouvement des êtres, des choses et des informations avec le fétichisme de la marchandise.

D’emblée, elle promet de « changer la vie » tout en dissimulant sous ses rutilances les ressorts de son intimité technique ainsi que les engrenages de la « grande transformation » en cours... Gérard Dubey et Alain Gras rappellent que son talent est « plutôt celui d’un illusionniste » reposant sur un art consommé du camouflage : « Elle n’est qu’un « vecteur énergétique », c’est-à-dire un moyen de transporter et transformer l’énergie contenue, le plus souvent, dans une substance fossile qui repose au sein de notre Terre  ».

Si le « nouveau jeu du développement thermo-industriel, repeint en vert, fait la part belle à l’électrique », le seul pourvoyeur de la force électrique n’est autre que la combustion du charbon... Hier comme dans la société digitale d’aujourd’hui, l’électricité est pourvue par la force souterraine du charbon, extrait des entrailles de la terre - ou par les centrales nucléaires. Le charbon « donna le coup d’envoi » du capitalisme fossile qui transforma, sur son axe de puissance et de vitesse, notre planète en « espace commercial » nécessitant la combustion d’une quantité hallucinante de ressources en voie de raréfaction. Mais les générateurs comme les déchets de cet édifiant « conte de fée électrique » nourrissant toute une machinerie du désir sont dissimulés sous le tapis – un tapis roulant d’un « vert » aussi fluorescent que faussement attendrissant...

 

Le « cannibalisme énergétique »

Telle est la vérité brute : si elle appartient bel et bien à la civilisation thermo-industrielle, l’électricité dissimule la « matérialité de son origine et des déchets du combustible » tout en entretenant le mirage d’un monde hors-sol, affranchi des conditions terrestres. S’en remettre à elle pour une « transition » prétendue « écologique » dans les « conditions imposées par des choix technologiques surdéterminés par la course à la puissance et la logique de l’accumulation » ne serait-ce pas hypothéquer l’avenir de la planète pour une chimère bien trop « verte » pour être vraie ?

Le rutilant mirage électrique repose, comme toute la machinerie industrielle, sur le sempiternel tryptique anthropologique rappelé par Lewis Mumford (1895-1990) : extraire la substance qui contient l’énergie, puis retenir/stocker la puissance et la transférer pour un usage à volonté... Soit « extraire, stocker, utiliser » - et détruire davantage le sol et sous-sol de notre lieu de vie : « La transition à l’électricité céleste » s’enlise dans une « guerre extractive menée sous notre habitat terrestre  »...

Le premier dispositif en réseau est conçu à partir de 1885 pour la captation des chutes du Niagara, équipées de générateurs de courant alternatif, selon les découvertes de Nikola Tesla (1856-1943). Ainsi se tisse la toile d’un « système universel de distribution » à haute tension, conceptualisé en France par Alain Gras, professeur émérite de socio-anthropologie (Paris 1 – Sorbonne), sous l’appellation de macro-système technique (MST) - et apparaît un « nouvel ordre technologique » énergivore et dévoreur d’intrants matériels. Ces lignes de réseaux insérés dans des grilles appellent un centre régulateur, c’est-à-dire une « gouvernance de et par la technique, justifiée par l’efficacité gestionnaire de la contrainte, rendue ainsi légitime  ». Le MST s’impose comme la « forme d’organisation dominante de la grande technologie et s’épanouira avec l’électronumérique au XXIe siècle ».

Nos vies se surencombrent de gadgets branchés et connectés qui prétendent les prendre en charge – électrique, forcément : « Le consommateur client, citoyen sans droit de vote, abandonne sa liberté au fournisseur électronumérique ». Tous interconnectés, « producteurs » d’un tsunami de données à traiter – et en perte d’intelligence avec le monde ?

Dévoilant « la face sombre de l’architecture imaginaire des dispositifs numériques contemporains », Dubey et Gras invitent à discerner, « derrière les arguments purement techniques sur les contraintes de la distribution électrique », des « réseaux de pouvoir de plus en plus envahissants »... Ils démontrent que les injonctions bien pensantes à nous doter d’une prétendue « énergie » affublée de l’adjectif « propre » ou « verte » amènent à accroître les pressions extractivistes sur « le sous-sol de notre planète ainsi que la dépense d’énergies fossiles pour l’extraction et le traitement » - la conversion forcée au tout-électrique ne fait qu’étendre le règne du vieux « roi charbon »...

La fiction d’une « dématérialisation du monde » passe par les câbles bien physiques d’une tuyauterie relayée par des antennes relais tandis que s’exacerbe la « guerre de l’information » pour « le contrôle des signes, des choses et des êtres ». Car l’information est « le principal « carburant » des grands systèmes techniques qui en dévorent des quantités toujours plus grandes » comme ils engloutissent toujours plus de matière, à l’instar d’un « trou noir ». La quête simultanée de vitesse et de miniaturisation qui « vise à adapter la réalité terrestre aux propriétés des électrons » charge tout gain dans la transmission de l’information d’un « coût global énorme » dégradant toujours davantage les conditions de vie terrestre. Il est avéré que « l’industrie du numérique consomme pour la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs 19% de la production de métaux rares dans le monde et 33% de la production de cobalt  » - sans oublier que l’exploitation de ces matières premières passe par celle de centaines de milliers de travailleurs-esclaves.

Les auteurs rappellent que le premier usage de l’électricité, avant le lampadaire et le moteur, fut l’allongement de la durée de travail permise par la lampe à arc. Loin de réenchanter « le monde du travail », elle avive ses souffrances dans sa phase électronumérique de « marchandisation des relations sociales primaires jusqu’alors épargnées ». L’alliance de l’électrique et du numérique exacerberait-elle la « redoutable efficacité » d’une nouvelle économie de prédation invisibilisant ses rapports de domination ?

 

La mobilité électrique

Nos ancêtres l’avaient appris à leurs dépens : « Remplacer la traction hippomobile par un carrosse électrique ne règle pas le problème de l’usage intense  ». De surcroît, « en raison du coût énergétique de la batterie, le véhicule électrique ne devient écologiquement rentable qu’après 100 000 kilomètres ». Mais voilà : il aura fallu fabriquer à un coût exorbitant, dans une hallucinante débauche de matière, des électromobiles en plus du parc de véhicules thermiques existants. Juste pour envoyer ces derniers à la casse ?

Une étude de l’Ademe reconnaît qu’il est "difficile de conclure que le véhicule électrique apporte une véritable solution aux enjeux d’efficacité énergétique ». L’extraction de lithium nécessaire aux batteries ne va pas sans prédations supplémentaires dans des régions jusqu’alors préservées d’Argentine, du Chili, du Pérou ou sur les hauts plateaux du Tibet.. Bien évidemment, la surconsommation électrique générée par un parc de quatre millions d’électromobiles sera assurée pour l’essentiel par le charbon et le pétrole – il n’est plus possible d’ignorer leur part et celle des infrastructures matérielles nécessaires pour la mise en place de ce qui s’annonce comme un « régime de prédation sans précédent dans l’histoire  »... Gérard Dubey et Alain Gras voient dans « l’Uberfolie universelle, portée par le flux électrique tout au long de sa power grid », la disparition du lien tissé par la relation physique avec notre milieu et l’avènement du nihilisme technologique avec le loué-jeté-généralisé comme « stade ultime de la consommation an-éthique  ».

En cette nouvelle phase d’expansion du modèle électrique, la pratique d’une mobilité individuelle énergivore et hors-sol (de la trottinette jetable au bout de trois semaines à l’électromobile bientôt « autonome » avec ses hypervoraces calculateurs embarqués) ne mène qu’à renforcer l’enfermement planétaire dans la fausse sécurité de l’« enclos numérique » d’un univers high tech dont le « progrès » avance sur le reniement de son origine bien terrestre.

 

Le devenir technologique de l’humanité

L’hyperconnexion numérique à marche forcée n’en finit pas d’augmenter la demande électrique jusqu’au risque de black out - et d’annexer « ce qui restait encore en marge des grands systèmes techniques » selon sa logique de dévastation écologique et sociale. Ainsi, les fantasmes d’une « écologie numérique » irriguée par un « usage à volonté de la force » rejouent « la fiction de l’énergie pure et immaculée » entrenue au XIxe siècle par l’électricité tandis que les technologies du branchement retirent à l’habitat sa qualité de refuge, d’abri voire de sanctuaire : « il a cessé d’être un espace soustrait au regard d’autrui et au contrôle social  »... L’humain est-il encore toléré dans sa propre maison ?

Par ailleurs, le fonctionnement des cryptomonnaies repose sur une folle course à la puissance de calcul dans un hallucinant gâchis d’énergie susceptible d’absorber la capacité électrique d’un pays affligé de surcroît par l’extension du « télétravail »...

Dernier « truc d’illusionniste » de la fée électricité, « l’intelligence artificielle », aux vertigineux enjeux géopolitiques, qui désactive l’énergie sociale : supposée reposer sur la fiction d’une société automatique voire « inclusive » fonctionnant par une énergie détachée de toute contingence terrestre, elle efface le sujet pensant par le « contournement du polique, de la conflictualité sociale et des rapports de force qui le définissent  ». Elle livre un homo numericus surnuméraire, dépossédé de tout ancrage sensible à la plus déstabilisante des incertitudes dans l’hypervolatilité d’une économie où « la vitesse se substitue à la question de la valeur et du sens » et d’un monde « sans contact » ignorant ce qui demeure irréductible et « incommensurable au calcul ».

Gérard Dubey et Alain Gras entendent « rendre intellectuellement raisonnable un avenir énergétique qui serait aussi un projet de réconciliation avec le monde qui nous entoure » en interpellant cette « excroissance incontrôlée des systèmes technologiques » transformant la planète en « vaste déchetterie » dans une frénésie d’« innovation » reniant le principe de précaution : la vie sociale n’est-elle pas un « sol bien plus solide et sûr » que les fallacieuses promesses de la fée électricité ?

L’infrastructure invisibilisée de la si phagocytante industrie numérique est en surchauffe. L’abstraction numérique et l’artificialisation du monde avec l’hypercomplexité qui va avec ouvrent un gouffre énergétique sous nos pas tout au long d’une « chaîne de déssemblage », de déliaison et de fragmentation sociale escamotant le réel. Notre devenir électronumérique proclamé sera-t-il rattrapé à temps par l’ombre de son origine thermique ?

Gérard Dubey et Alain Gras, La Servitude électrique, Seuil, 388 p., 23 €



40 réactions


  • chantecler chantecler 19 mars 09:44

    Bonjour,

    Juste pour alimenter le débat qui est complexe je laisse un lien d’une interview de JM Jancovici que j’ai suivi justement ce matin .

    https://www.youtube.com/watch?v=ihuK3gvWoQE


    • lephénix lephénix 19 mars 10:20

      @chantecler
      Merci pour cette pièce frappée du sens commun, à verser à ce dossier brûlant... il s’agit bien de garder un pied ferme dans le temps long, une jambe de terre pour une vraie prise de terre...


    • biquet biquet 20 mars 16:50

      @chantecler
      « Pourquoi les médias ne comprennent rien aux questions de l’énergie ». Parce que Jancovici, lui a tout compris. Ce type est d’une prétention incroyable et pourtant il fait la une des médias qu’il critique. La réalité est tout autre, les médias censurent à tour de bras, en donnant toujours la parole aux mêmes. Témoin cet article que la modération a accepté de publier, où il est écrit que c’est la combustion du charbon qui seule fournit de l’électricité. RTE publie en temps réel la répartition de l’énergie électrique, c’est public et accessible par tous. Les auteurs du bouquin auraient mieux faire d’aller le consulter.


  • zygzornifle zygzornifle 19 mars 09:46

    Une bonne éruption solaire et on reviendra au moyen âge en quelques semaines .... 


  • Nos ancêtres étaient par rapport à notre civilisation actuelle : DES GEANTS. Qui aujourd’hui serait encore capable de refaire : mosaïque pas mosaïque la basilique sainte Sophie, la Pyramide de Khéops : https://www.google.com/search?q=basilique+Sainte+sophie&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwjJjNjT-bvvAhUFC-wKHaAbAUEQ_AUoAXoECAEQAw&biw=1280&bih=695#imgrc=jcycZLMMvDIflM. Ils savaient tout avant nous et avaient même découvert l’électricité. Vous me direz : on vit plus longtemps. Mais est-ce que vivre est une qualité ? Hélas quand le ventre parle plus fort que la conscience ou l’éthique, il ne génère que des horreurs : à gauche : le communisme. A droite, le capitalisme ou néo-libéralisme : jouir, jouir, jouir (Adam Smith ou Hayek). Parfois c’est le ventre qui parle, mais aussi la couleur de peau, on est toujours dans l’animalité : l’odeur, la race comme chez les animaux (notre espèce on la protège mais l’autre est ennemie). Nos ancêtres regardaient vers le ciel et tentaient de se verticaliser. Aujourd’hui l’humain a tourné sont regard vers le sol. Et sans s’en rendre compte redevient un animal, un troupeau..... qui en plus ne supporte plus les autres espèces. Reste des petits groupes (communautarisme, uni par des besoin communs). Hier je cherchais la différence entre le mot : envie et désir. Grande question philosophique ou psychologique. Non envie ne signifie pas être en vie, mais être jaloux, envieux, haineux (quand je vois des chats se disputer autour d’une gamelle, je me dis que l’humain n’est pas trop différent. Et désir, un mot qui sonne mieux, il est moins aigre. Tendance à vouloir obtenir un objet imaginé. Voilà qui nous sépare déjà un peux de l’animal. L’animal n’imagine pas, n’a pas de capacité symbolique. L’humain lui : imagine, rêve. Pour le pire ou le meilleur.


    • lephénix lephénix 19 mars 10:31

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      depuis la prétention de mathématisation du monde (Galilée et suivants...) l’animale symbolicum s’est inoculé le venin qui effacera l’espèce  ça commence avec la « modélisation mathématique » financière ou « sanitaire » etc ça se dévoie en manipulation de signes et de symboles dans une désymbolisation générale et une « numérisation » à marche forcée vers la falaise...


    • @lephénix un peu astrologue à mes heures. C’est la planète URANUS qui est liée à l’électricité...... Elle fut de manière synchrone observé (elle existait déjà avant) en même temps que la révolution française. On parle beaucoup de cette fameuse révolution. Mais on oublie aussi que cette époque était celle de la naissance de l’AMERIQUE. Les États-Unis d’Amérique sont fondés en 1776. Et la désymbolisation est bien propre à l’Amérique.... L’argent est le contraire du symbole. Il n’a pas d’odeur. Quand vous rencontrez un américain, il ne vous demande pas qui vous êtes, mais combien vous valez....Définition de google (qui n’est pas la mienne) : L’argent a une symbolique très puissante. Pour beaucoup, il est synonyme de puissance, de force, de plaisir absolu. Il permet aussi à certains d’exercer un pouvoir sur les autres, dans le couple, en famille ou au sein de l’entreprise. L’argent représente aussi la sécurité, la protection. Le symbole est ce qui fait SENS, qui signifie. Et dans le mot signifie il y a signe , signature. Le synonyme de symbole est anagogie : L’anagogie (du grec anagogikos élévation) est une notion ascétique qui désigne l’élévation de l’âme vers les choses célestes, et en théologie l’interprétation. Je ne vois pas en quoi l’argent soit une élévation de l’âme ????


    • L’argent représente mais ne fait pas sens et ne symbolise RIEN Comme disait Freud qui associait argent au fécès... La merde ne symbolise rien : le NEANT. 


  • La définition du mot technologie n’est pas complète. La technologie est reproductible à l’infini. L’art lui est unique. On dit d’un pièce d’un artisan ou d’un artiste qu’elle est originale et unique l’oeuvre est signée). L’art est propre à l’homme. La technologie peut s’appliquer à l’animal. Il suffit de voir l’oiseau construire son nid....


    • lephénix lephénix 19 mars 10:26

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      effectivement, c’est l’un des rares spectacles encore « vivant » dans nos villes désertées par l’esprit : observer des pigeons faire leur nid, brindille après brindille...


    • Arogavox Arogavox 19 mars 10:49

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ne pas oublier, pourtant, cette remarque de Claude Bernard :

      « L’art c’est moi,

       la science c’est nous. »


    • @Arogavox Vous là une excellente question. La science est-elle un art ou une technologie......


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 19 mars 11:11

      @Arogavox
       
       ’’« L’art c’est moi, la science c’est nous. » Claude Bernard ’’

       
      Mais l’exploitation des deux est capitaliste.

    • Croa Croa 20 mars 15:37

      À Mélusine ou la Robe de Saphir.
      FAUX, l’art est une notion très partagée. Les animaux ont même leur propre sens du beau fonction des espèces. Il existe même des oiseaux jardiniers.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 mars 15:46

      @Croa
      Les paradisiers.


    • babelouest babelouest 20 mars 17:39

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.la science se rapproche plus de l’art : chaque savant sculpte sa pierre, l’Œuvre avance par l’ajout de cette pierre doucement. La Science est un Tout.
      .
      Au contraire la technique est la conjugaison d’une découverte figée par cette utilisation, et de ressources minières, agricoles, dont l’énergie qui peut être « animale » (y compris l’humain animé), au même titre que la roue de l’écureuil ou la manivelle peut servir à propulser un travail à sa mesure. Il n’y a guère qu’un changement d’échelle, avec l’envoi d’un satellite de Jupiter.


  • Un jour en 1989 j’ai visité une expo de dessins d’enfants japonais de huit-dix ans. Devais-je m’horrifier ou être fascinée. Des copies exacte de Van Gogh, Gauguin, Monet...De la technique, oui,...mais de la création ????


    • lephénix lephénix 19 mars 10:35

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      en dessin comme en danse ou tout autre art, tout est d’abord chez l’humain apprentissage d’une technique avant de faire oeuvre... dans le règne du vivant, tout est instinct, poussée vitale...


    • @lephénix oui, mais le technicien invente. L’artiste crée.... il imagine (les animaux n’imaginent pas), le but est la beauté gratuite. l’inventeur, conçoit et toujours dans un but PRATIQUE


    • Arogavox Arogavox 19 mars 10:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      pas si sûr !! ...

       cf Roger Martin du Gard :

      « Les deux types de révolutionnaires : les apôtres et les techniciens. » 


    • @Arogavox
       Pour le moment l’inceste est assez mal vu. En 1930 paraît Confidence africaine, une histoire d’inceste entre un frère et une sœur. Ce livre joue un rôle dans le roman épistolaire de Katherine PancolUn homme à distance (Albin Michel, 2002).


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 19 mars 12:52

    Gérard Dubey et Alain Gras entendent « rendre intellectuellement raisonnable un avenir énergétique qui serait aussi un projet de réconciliation avec le monde qui nous entoure 

    Réconciliation avec le monde qui nous entoure veut dire Retour au mode de vie de base, à savoir celui des chasseurs cueilleurs quand la population compter seulement 4 millions d’individus ( 2000 fois moins qu’aujourd’hui )

    Même Georgia Guidestones et son idéal d’une population harmonique de 500 millions d’individus est un petit joueur.


  • Abou Antoun Abou Antoun 19 mars 13:51

    Le plus affligeant est que les prétendus écolos s’engagent en faveur du ’tout électrique’, y compris pour l’automobile et le chauffage, tout en étant anti-nucléaires et anti-malthusiens.

    Cherchez l’erreur !

    L’effondrement peut venir d’une pandémie, d’une crise énergétique causée ou non par un accident nucléaire, d’une crise financière , ou peut-être de la concomitance malheureuse de plusieurs facteurs déstabilisants.

    Quoi qu’il en soit quand on voit le désarroi dans lequel est plongé l’exécutif suite à une épidémie pour laquelle nous avons des armes, on se demande ce qui se passerait en cas d’incident nucléaire majeur ?

    Jupiter s’essaierait encore à ses numéros de général en chef, mais on peut parier qu’il ne se rendrait pas sur les lieux du sinistre.


  • Esprit Critique 19 mars 18:43

    Un article pas tré clair. Les besoins en énergies de ordinateurs et des tel portables ne sont pas du même ordre de grandeur que celui de millions de bagnoles électriques, faut pas tout mélanger !

    L’électricité a travers d’innombrables machines en tout genre, du marteau pilon au presse citron, a prolongé l’action et la force de la main de l’homme.

    Le développent de l’informatique et de l’électronique miniaturisée, prolongera la puissance de la pensée. Et alors ! ? ce serait la faute a l’électricité ?

    Ce n’est pas l’atome qui est responsable de l’Energie nucléaire. Pas plus qu’ ’Einstein n’est coupable de Tchernobyl !


    • lephénix lephénix 19 mars 19:10

      @Esprit Critique
      une évidence naturelle : il ne s’agit pas de « tout mélanger » mais de ne surtout pas « en rajouter »... les surconsommations de machineries énergivores en rajoutent justement au dérèglement général et c’est ce cumul consumériste et consumatoire qui devrait décroître : la meilleure énergie la plus « propre » et « verte » est celle qu’on ne consomme/consume pas... on ne résout pas le problème par toujours plus de technique rajoutée à la technique...


    • Le421... Résistant Le421... Résistant 20 mars 09:35

      @lephénix
      Quand on voit les mémères bagouses se battre comme des furies avec le maire du village pour avoir un lampadaire allumé toute la nuit devant la baraque alors qu’à 20H tout est clavé chez elles, je me dis qu’on n’a pas le cul sorti des ronces !!


    • lephénix lephénix 20 mars 10:55

      @Le421... Résistant
      il y a déjà une « décroissance » de l’éclairage public mais la « demande » ne faiblit pas, il est vrai... jadis les écologistes, les vrais, mobilisaient contre le « tout électrique tout nucléaire »... depuis, il y a eu technozombification et abdication de l’i-coulogie électronumérique pour laisser la technique décider de notre absence d’avenir commun...


    • Le421... Résistant Le421... Résistant 20 mars 13:25

      @lephénix
      Ben, j’veux pas dire, mais avec des « Jadot » en tête de file, les « zécolos » sont bien campés, les pauvres !!
      Même au niveau local, on admire la « macron compatibilité ».
      Écologie et système économique actuel sont antinomiques.


    • lephénix lephénix 20 mars 14:27

      @Le421... Résistant
      il ne s’agit plus d’écologie selon ses penseurs originels comme Lewis Mumford ou Jacques Ellul mais d’eco-technocratie se réclamant d’une « économie décarbonée », pour créer toujours plus de besoins artificiels notamment les VE et de les imposer comme « naturels » puisque badigeonnés en « vert »  et contre tout sens commun... ainsi l’accumulation la pollution l’étouffement et la contamination sont irréversibles par l’intensification du recours à l’électricité surtout dans les « mobilités »... alors que nos aïeux y avaient renoncé bien vite... il n’y aura jamais assez d’uranium, de lithium etc pour répondre à cette « demande » artificiellement créée ça laisse augurer des « tensions géopolitiques » durables, elles...


  • gnozd gnozd 20 mars 17:34

    Beaucoup de mots et de tournures alambiquées de sociologues pour dire finalement que si on fait pas gaffe on va dans le mur.

    C’était la peine de pondre un bouquin pour ça ?


  • ETTORE ETTORE 20 mars 19:40

    Nous vivons une époque formidable, !

    Nous en sommes arrivés à claquer des dents, de peur, l’hiver, avec la crainte d’être coupés de la fée électricité....

    Avec une sorcière-ministère qui nous dit que « si l’hiver est clément, tout se passeras bien » ! ( vas t’elle jeter un sort à miss météo France ?)

    Nous suons à grosse goutes, l’été, toutes clims branchées, à donf !

    Avec la peur au ventre d’être en sur-chauffe impossible, pour nos« hybrides », que le réchauffement climatique semble vouloir clouer au piloris des aberrations chroniques de cette société.....En marche....Mais ver(t)s quoi exactement ?


  • Important :

    Météo-Spatiale
    21 mars 2021 – 21 h 15 TU.
    Avis : Tempête géomagnétique en cours
    Un flux de vent solaire rapide frappe la magnétosphère.
    Une influence de polarité négative émise par un trou coronal (CH HSS).
    Une tempête de type G1 mineure en cours.
    Vitesse du vent solaire : 606 km/s
    kp : 5
    Bz : 1 Nord
    Indice planétaire : 48


  • Xovkipeu 9 avril 23:52

    électricité pollution visuelle ou auditive ?

    L’électricité émet un bruit, il n’y a que à passer devant un transformateur, qu’on entend ce bruit sourd, ou ce bourdonnement.

    Les personnes sujettent au risque des ondes électromagnétiques, les amplifications des réseaux et des condensateurs, les surcadences etc.

    Sans oublier ceux qui demandent les zones libres, ou plutôt les zones blanches sans couverture électrique ou antenne, qui vivent dans des yourtes en campagne profonde de la France. Ils ne veulent pas vivre dans une cage de Faraday ?

    Puis, cet électricité qu’on en parle pas, « frelaté » ; ce commerce invisible de l’électricité sans papier, ceux qui bénéficient des réseaux électriques autrement que par le chemin traditionnel d’une souscription à un contrat d’énergie par un fournisseur français.

    Les réseaux qui trafiquent l’uranium ou le plutonium par des voix mafieuses, et non organisées par des institutions gouvernementales.

    Le fameux briquet électrique rechargeable vendus sur Amazon, dont beaucoup de client s’insurgent contre ce lamentable produit qui n’allume même pas une bougie alors passons la cigarette.

    Et j’en passe les bémols de l’électricité contemporaine mal pensée. Même si j’ai souscrit a un contrat énergie verte chez mon fournisseur, vivre non loin des éoliennes bruyantes ne me donne pas plus envie que ça. Ou bien voir les panneaux solaires qui sont d’une nulité visuelle, ils auraient plus designer tout ça autrement.

    Ceci dit, en journée il reste a pousser les rideaux pour avoir un peu de lumière ou miser sur le miroir. Passons les batteries externes de secours pour les grands explorateurs de ce monde, qui sont au fil de leur téléphone GPS dans toutes les villes, avec ce besoin de faire des photos, des vidéos.

    Les batteries lithium doivent être cher en coût électrique à produire, et niveau cuisson il reste le gaz, mais ça aussi c’est boycotter, j’ai encore perdu un adaptateur de réchaud easy clic de camping gaz chez decathlon, et dommage je ne peux plus faire mon shabat du samedi sans électricité que j’aimerais m’en passer.

    Puis ces agents de électricité de France, placardé comme mon père qui a travailler plus de 30 ans chez EDF, avec des rôles ou des tâches absurdes, parce qu’ils ont a un moment donner : pointer chez leur syndicat, d’où la mauvaise réputation. Ces associations de consommateurs qui ne peuvent pas vous aider, lors d’une facture surélevé ; ou d’un mauvais prélèvement d’énergie auprès de votre fournisseur.


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