Commentaire de Emile Mourey
sur Bibracte, Cabillodunum : aveuglement et turpitudes
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Je comprends bien la pensée de Carotta mais, à mon avis, il fait fausse route en faisant des rapprochements qui, en effet, existent mais qui s’expliquent d’une façon beaucoup plus logique en accord avec les textes. Toutefois, je ne dis pas que les communautés esséniennes qui ont écrit, selon moi, les évangiles n’ont pas « pioché » une partie de leur « inspiration » dans la vie de Jules César ou ailleurs, ou été influencées, mais je crois plutôt que depuis le Ier siècle avant JC, le monde antique baignait dans une atmosphère de croyances et d’espérances judaïques beaucoup plus prégnante et étendue qu’on ne pense, notamment dans l’espérance de la venue d’un sauveur. Rien d’étonnant à ce que César, Octave, et leur entourage aient joué l’équivoque pour flatter une Gaule en voie de judaïsation messianique, sans toutefois aller jusqu’aux affirmations évangéliques qui ont suivi, ce qui n’aurait certainement pas été accepté, à cette époque, par les sénateurs de Rome.
