Commentaire de Emile Mourey
sur Atlantide retrouvée, Atlantide massacrée, Atlantide ignorée, Atlantide de nouveau perdue !
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@ Antenor
L’Occident est d’abord dominé par les Gorgones auxquelles succède Chrysaor, fils de Méduse, puis Géryon, fils de ce dernier ; enfin Héraklès tue Géryon et fonde Alésia. Cet évènement que je situe vers -1350 marque la fin de la domination phénicienne en Gaule qui durait depuis -2300 et le début de celle des Troyens dont se réclamaient les Eduens.
Je reconnais la logique de votre propos. Je suis bien conscient qu’il y a, apparemment, une contradiction dans le mien, puisque mon raisonnement militaire me fait fonder Alésia en premier à Taisey, peut-être avant la guerre de Troie et que je ne vois l’expédition de Thésée contre Gergovie que vers 660, ce qui entraine la délivrance non seulement de Chrysaor mais aussi du cheval Pegase que j’identifie à la Gaule du pays éduen (Epona). Heraklès arrivant après, d’après le mythe, n’aurait ainsi fondé Alésia/Taisey qu’à cette date. Évidemment, cela ne colle pas avec mon raisonnement précité.
Mais les mythes sont-ils fiables à 100% ?
Selon moi, Alésia/Taisey est, logiquement, la plus ancienne colonisation, Gergovie vient après et est dépendante. Mais, suivant mon interprétation de l’Atlantide de Platon, elle est dominante en 660 puis « sombre » dans son conflit avec les Grecs. Le vase de Vix daté de vers 510 plus le témoignage de Strabon sur le rayonnement arverne laissent entendre que Gergovie non seulement n’a pas sombré mais qu’elle a toujours, ou repris le dessus, sur Bibracte/Alésia... (avec le soutien et l’alliance grecque ? Influence grecque dans le vase de Vix ?). Mais après la défaite de Bituit en 121, les Arvernes sont affaiblis. Bibracte veut reprendre la suprématie qu’elle avait autrefois (un autrefois que confirme César en disant que les Eduens avaient jadis, aux temps antiques, la suprématie) ???
Le problème, c’est que tant que les archéologues ne veulent pas reconnaître leurs erreurs, on manque de preuves ou d’indices archéologiques et qu’on ne peut pas s’appuyer que sur des mythes alors que, manifestement, l’Histoire se fait, à cette époque, au Proche-Orient et pas en Occident.
