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Atlantide retrouvée, Atlantide massacrée, Atlantide ignorée, Atlantide de nouveau perdue ! - AgoraVox le média citoyen
mardi 23 décembre 2014 - par Emile Mourey

Atlantide retrouvée, Atlantide massacrée, Atlantide ignorée, Atlantide de nouveau perdue !

Alors que nombre de pays comptent sur le tourisme historique pour relancer leur économie et l'emploi, les oligarchies qui règnent dans nos ministères se singularisent par leur inculture et leur incompétence à promouvoir notre riche patrimoine. Les archéologues du mont Beuvray, fausse Bibracte, et de Corent, fausse Gergovie, s'entêtent en dépit du bon sens malgré toutes mes mises en garde. Les subventions publiques sont dépensées en dépit du bon sens tandis que des sites prestigieux sont laissés honteusement à l'abandon ou défigurés. En limitant leur champ de vision à l'hexagone, les historiens sont passés à côté d'une histoire fabuleuse qui, commencée au Proche-Orient, est venue jusqu'à nous. Cette histoire nous a donné une culture, un patrimoine, tout en fécondant notre pensée. Après la publication de mon précédent article dans lequel je redonne, une fois de plus, pour la centième fois, ma traduction et mon interprétation, et du texte de César, et du texte de Sidoïne Apollinaire, et de celui de Platon sur l'Atlantide, et de celui de Grégoire de Tours, que faut-il de plus pour que les responsables de la Culture, les médias, les politiques reconnaissent enfin que Gergovie était au Crest ? Que faut-il de plus pour que l'on reconnaisse à ce site son illustre passé dont Platon a souligné l'importance et sa grandeur avant qu'Athènes ne le supplante ? http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gergovie-un-lieutenant-colonel-de-160892

Voilà ce que j'ai vu en 1982. Un désatre ! Une honte ! Voilà pourquoi je ne cesse d'alerter depuis cette date, n'obtenant en retour que réponses langue de bois, quand ce n'est pas un silence méprisant.

Je reviens, une fois de plus, au texte de Platon sur l'Atlantide puisque c'est celui-là qu'on veut voir et pas les autres.

Un conflit entre Athènes et les rois atlantes qui se serait passé 9000 ans avant J.C. ? Laissez-moi rire ! Inutile de se perdre dans de longs palabres ! Il est bien évident que le philosophe grec a sublimé et, pour cela, noyé son histoire dans la profondeur du temps. Cela lui permettait, entre autres, d'éviter toutes contestations historiques de la part de ses adversaires sur les récents événements dont pourtant il s'inspire. Ces événements relativement récents, encore en mémoire, ce sont les multiples accrochages et combats locaux que les Grecs conquérants ont provoqués pour supplanter les Phéniciens, premiers occupants de nos côtes méditerranéennes. Les concitoyens de Platon n'étaient pas aveugles au point de ne pas se rendre compte que le texte leur était destiné. Dans son allégorie, Platon leur disait en quelque sorte ceci : vous êtes bêtes, faibles et corrompus ! Du temps de vos pères et des adversaires qu'ils ont affrontés, il n'en était pas ainsi.

Vers - 570, date approximative du récit platonicien, la situation était la suivante. Fondation phénicienne à l'origine, notre grand port méditerranéen, célèbre pour sa bouillabaisse, était tombée aux mains des Grecs vers l'an - 600, donc environ trente ans plus tôt. Trente ans, cela correspond à la génération d'avant Platon, celle qui a connu le conflit. Enfin, s'il est vrai que le premier témoignage écrit détaillé du parcours des côtes atlantiques, celui de Pythéas, ne date que d'après Platon, celui des carthaginois Hannon et Himilcon laisse raisonnablement supposer que les dites côtes atlantiques étaient déjà, en ce temps-là, plus ou moins bien connues, ainsi que l'intérieur des terres auvergates auxquelles on pouvait accéder par la Loire et l'Allier.

Platon disposait donc de deux types de sources - bis repetita placent - : les comptes-rendus des marchands qui ont remonté le Rhône juqu'au pays éduen et les comptes-rendus des navigateurs qui ont abordé la Gaule par sa façade atlantique jusqu'au pays arverne. Naviguant par cabotage, il leur était bien difficile de savoir, quand ils abordaient une terre, s'il s'agissait du continent ou d'une île. J'ai essayé d'expliquer à M. Luc Brisson, spécialiste du texte de Platon sur l'Atlantide, que le philosophe comparaît la Gaule d'avant la Gaule à une île dont la partie méditerranéenne avait subsisté malgré les dégats dûs au conflit et aux ravages du temps, mais dont la partie atlantique, arverne, avait sombré dans un cataclysme volcanique. Peut-être Platon se basait-il, de bonne foi ou de mauvaise foi, sur un dernier compte-rendu d'explorateur qui se serait perdu dans le marais poitevin ? Peut-être est-ce en interprétant un tel type de compte-rendu, sachant par ailleurs que l'Auvergne était un pays de volcans, qu'il y a imaginé un effondrement tout en écrivant qu'il ne s'y trouvait plus que de la vase ?

En commençant son récit par ce qui est en deçà des colonnes d'Hercule, Platon décrit indiscutablement nos côtes méditerranéennes. En y plaçant son port "au goulet resserré", traduction littérale, il désigne bien évidemment Marseille même s'il ne donne pas son nom. S'il ne donne pas son nom, c'est parce qu'il se place à l'époque de l'occupation phénicienne et qu'il pense que ce nom ne date que de l'occupation grecque. Comment peut-on hésiter ? Plutarque n'a-t-il pas écrit au sujet de Marseille : "que les bancs rendaient l'entrée de la riviere étroite, difficile et dangereuse pour les grands vaisseaux de charge, qui venaient de la mer" ? En donnant au golfe du port l'ensemble de la côte, Platon est dans la vision cartographique de l'époque où les marins n'avaient en mémoire que le profil de sa rade. Ensuite, il passe au-delà des colonnes d'Hercule.

Comment peut-on hésiter, là encore, quand on sait, qu'en ce temps-là, les navigateurs ne pouvaient naviguer sur l'océan qu'en s'accrochant aux côtes dans une sorte de cabotage. Dans l'incertitude de la géographie de cette époque, comment peut-on reprocher à Platon d'avoir qualifié d'île le continent que l'on découvrait au-delà des colonnes d'Hercule. Quand il écrit qu'on pouvait passer de cette île à d'autres îles plus lointaines, il se fie manifestement aux compte-rendus plus ou moins précis des navigateurs qui ont atteint les îles britanniques. Bien sûr que Platon n'était pas ignare au point de ne pas se rendre compte que la Gaule faisait partie du continent, mais pour le merveilleux de son récit, pour susciter l'intérêt de ses lecteurs habitués aux histoires mythiques de leurs îles, on comprend l'entorse géographique du philosophe et sa précaution d'avoir situé l'affaire 9 000 ans plus tôt.

Bref, il faut arrêter de rêver aux Amériques, au volcan de Santorin ou à d'autres lieux plus mystérieux les uns que les autres.

Le constat est simple et définitif : le texte n'est logique et compréhensible dans sa rédaction qu'à condition d'identifier l'île Atlantide à une Gaule d'avant la Gaule. Il y a, en effet, ce qui est de l'autre côté du détroit de Gibraltar, dans l'océan : c'est par là qu'on aborde les côtes atlantiques ; et il y a ce qui est en deçà du détroit : les côtes méditerranéennes avec la rade et le port de Marseille au "goulet resserré". 

Le support géographique et historique à partir duquel Platon a développé son mythe n'est évidemment pas la Gaule du mont Beuvray et de Corent mais une Gaule de colonisation phénicienne déjà riche d'histoire avec deux capitales fortifiées qu'on ne peut situer qu'au Crest (Gergovie) et qu'à Mont-Saint-Vincent (Bibracte) sans oublier l'Alésia de la colline de Taisey.

Mais alors, pourquoi Platon fait-il comme si Bibracte n'existait pas ? Car Bibracte, à Mont-Saint-Vincent, pouvait être considérée comme étant au centre de la Gaule/Atlantide aussi bien que Gergovie. L'explication coule de source. Bibracte a échoué quand elle a voulu soutenir les Phéniciens contre les Grecs phocéens de Marseille et a dû composer. Gergovie a finalement été battue, si l'on en croit Platon et d'autres textes, suite à une expédition de Persée en Auvergne et a disparu de la scène internationale. Le texte de Platon est un éloge funébre de la cité disparue... éloge funèbre prématurée, la défaite de César à Gergovie en est heureusement la preuve.

La Gaule : un illustre et fabuleux passé.

Le jardin des Hespérides des auteurs grecs, il faut le localiser en Auvergne, même si l'Espagne semble avoir voulu également le revendiquer. De même, l'histoire des titans, des géants, des champs élyséens, du monde des bienheureux, des morts, et autres mythes (à moins que cela soit aussi en Grande-Bretagne). Voyez les sculptures de l'autel de Pergame qui évoquent les combats entre les dieux grecs de l'Olympe et les géants/Galates/Gaulois nés de la terre https://www.google.fr/search?q=autel+de+Pergame&espv=2&biw=1293&bih=669&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=3yOYVNTSHuWjyAOdoYLYDA&ved=0CCcQsAQ combattants de Gergovie aux jambes d'anguipède évoquant le plateau allongé de la Serre, guerriers de Bibracte au bras de lion évoquant le lion couché du horst éduen. Plus qu'un indice, ce sont des preuves de plus. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bibracte-gergovie-pergame-le-39957

Il faut redonner à notre pays hyperboréen ses véritables capitales de Bibracte et d'Alésia, la relation privilégiée que la première entretenait avec Delos et son dieu Apollon. Mais aussi ses banquets attestés, comme à Gergovie, par l'archéologie et les textes.

Il faut redonner à Gergovie sa gloire atlante, sa relation privilégiée avec Delphes, sa source miraculeuse et son temple delphique que protège, comme à Delphes, le dragon de la montagne de la Serre. Strabon (Géographie, IV,2,3) n'a t-il pas écrit qu'à l'origine, les Arvernes avaient étendu leur domination jusqu'à Narbonne et jusqu'aux frontières de l'empire marseillais. Ils avaient soumis les peuples jusqu'aux Pyrénées, jusqu'à l'océan et jusqu'au Rhin.

Il faut aussi s'interroger sur les deux villes de Théopompe, la Belliqueuse qui ressemble tant à Gergovie et la pieuse qui, par contraste - ou préférence politique - pourrait ressembler à Bibracte... une Bibracte que les Grecs ont peut-être soutenue et encouragée à reprendre la prééminence en Gaule aux dépens des Arvernes. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-l-atlantide-de-platon-a-126659

Les origines atlantes de Gergovie.

Je reprends tout en le résumant un extrait de mon article http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-epopee-des-atlantes-capitale-125152

Les Grecs ont parcouru très tôt la mer Méditerranée aux flots beaucoup plus calmes que ceux de l'Océan, la grande mer longtemps inconnue. Le détroit de Gibraltar, alias "colonnes d'Hercule" était, pour eux, la porte qui ouvrait sur l'aventure, une aventure risquée, mystiquement risquée. Ils ont imaginé une porte immense encadrée par deux colonnes qui soutenaient la voûte du ciel. Ces pieds de colonnes, ils sont allés les chercher sur le mont Abyle, à gauche quand on vient de Grèce, et sur le rocher même à droite. Puis, ne les trouvant pas, ils ont pensé qu'elles étaient plus loin, perdus dans les brûmes. C'est ainsi qu'à gauche en entrant, la chaîne de montagnes d'Afrique du Nord a pris et a conservé jusqu'à ce jour le nom d'Atlas. C'est ainsi qu'à droite en entrant, les montagnes de l'Europe jusqu'au pays des volcans d'Auvergne l'ont conservé, en image sculptée, dans l'évocation des chapiteaux.

L'Atlas, c'était donc la muraille dressée par les dieux qu'on ne pouvait franchir que par une porte. Les habitants que les dieux y ont installés, les Grecs les ont donc appelés, en toute logique, "Atlantes", d'où le nom "Atlantide" donnée, également en toute logique, au continent de droite et d'Atlantique donnée à l'Océan - Platon n'a rien inventé ; ce sont très exactement les termes qu'il a repris. Franchir la porte et contourner la barrière divine pour aborder le continent par derrière - la Gaule - c'était, pour ainsi dire, découvrir un autre univers, le pays de la naissance des dieux (des dieux que les Phéniciens avaient amenés, ce que les Grecs de Platon ne savaient pas ou avaient oublié).

Héritiers du géant Atlas soutenant la voûte du ciel, les Atlantes celtes se sont représentés dans leurs temples dans la même position... énorme responsabilité ! Voilà pourquoi ils ont dit à Alexandre qu'ils n'avaient qu'une peur, que le ciel leur tombe sur la tête.

Le combat des Atlantes et des Gorgones contre les Amazones.

Les Atlantes habitaient donc de part et d'autre du détroit. Quand, reprenant des textes très anciens selon lui, Diodore de Sicile écrit que les Atlantes d'Afrique étaient les mieux policés de la région, cela concerne les implantations atlantes, à gauche du détroit quand on vient de Grèce ; mais quand il précise que ces Atlantes habitaient un pays riche et rempli de grandes villes, cela ne peut désigner que les Atlantes d'Espagne et de la Gaule. Quand il ajoute que ces Atlantes prétendaient que c’est sur les côtes maritimes de leur pays que les dieux ont pris naissance, il rejoint et confirme le texte de l'Atlantide de Platon.

Quand Diodore de Sicile situe les Amazones aux extrémités de la terre, à l’occident de l’Afrique, au couchant d’un lac, au pied de l'Atlas qui domine l’océan, il les rapproche des Atlantes. Quand, reprenant toujours des textes très anciens, il ajoute que les premiers peuples qu’elles attaquèrent furent, dit-on, les Atlantes, il faut comprendre que c'est pour s'emparer de la porte de Gibraltar... plusieurs siècles avant la guerre de Troie (livre III, XXVII).

Myrine, reine des Amazones, assembla contre les Atlantes une armée de trente mille femmes d'infanterie et de deux mille de cavalerie... Ayant fait une irruption dans le pays des Atlantides, les Amazones vainquirent d'abord en bataille rangée les habitants de la ville de Cercène, et étant entrées dans cette place pêle‑mêle avec les fuyards, elles s'en rendirent maîtresses (localité inconnue, probablement en Espagne)...

Comme les Atlantes (d'Espagne ou de la Gaule) étaient souvent attaqués par les Gorgones (de Gergovie), autre nation de femmes qui étaient leurs voisines et qui tâchaient d'égaler en tout les Amazones, la reine Myrine alla les combattre dans leur pays. Les Gorgones s'étant rangées en bataille, le combat fut opiniâtre, mais les Amazones ayant eu le dessus, elles passèrent au fil de l'épée quantité de leurs ennemies et n'en prirent guère moins de trois mille prisonnières...

... Les Gorgones, s'étant relevées après leur fuite, furent attaquées encore une fois par Persée fils de Jupiter ; Méduse était alors leur reine. Finalement, cette nation et celle des Amazones furent détruites l'une et l'autre par Hercule lorsqu'étant passé dans l'Occident ...

Enchaînant le livre suivant (livre III, XXIX), Diodore nous relate ensuite l'histoire des dieux selon les Atlantes, une histoire étonnement semblable à celle de Platon.

Le combat des Amazones contre les Gorgones a peuplé l'imaginaire du monde antique. Dieu sait combien de fois il a été représenté pour orner les poteries de l'époque ! Que faut-il comprendre ? Certes, des femmes guerrières amazones ont bien existé. Les auteurs disent même qu'elles se brûlaient le sein droit pour pouvoir tirer à l'arc mais au nombre de 32 000, on peut en douter. En revanche, en ce qui concerne les Gorgones, il tombe sous le sens qu'elles n'étaient femmes que par le symbole de la Gorgone qui ornait leurs boucliers. C'était un des symboles patriotiques de Gergovie, celui qui terrifiait l'adversaire par son horrible visage, celui de son vase de Vix. Gergovia, nom dérivé de Gorgona ? Au temps de César, les Arvernes n'avaient-ils pas donné au mont Beuvray le nom de Gorgobina ?

Gorgona est le nom d'une espèce végétale, souvent de couleur pourpre, que l'on trouve en mer, notamment près du détroit de Gibraltar. La pourpre est une couleur que l'on extrayait d'une variété d'escargot de mer. La Gorgone/Gorgona est le nom originel de Gergovie. Elle était donc habillée de pourpre. Or, la couleur pourpre est la couleur royale du monde phénicien. La légende du Louvre dit ceci : Persée (à gauche, portant un chapeau et des bottes ailées, avec la kibisis sur l'épaule) détourne le regard pendant qu'il tue Méduse, représentée ici comme un centaure femelle. Détail d'un pithos orientalisant à reliefs. Date vers 660 av. J.-C. Technique/matériaux terre cuite. Origine : Thèbes, Boétie... 90 ans ou un peu moins avant le texte de l'Atlantide, quelle curieuse coincidence !!!

Cet empire phénicien d'avant les Francs, malgré ses bavures et ses errements, de Carthage à Gergovie, en passant par Bibracte, c'était aussi le vôtre.

Emile Mourey , 22 décembre 2013, extraits de mes ouvrages et de mes précédents articles, www.bibracte.com



46 réactions


  • Diogène diogène 23 décembre 2014 11:51

    A une époque reculée vivait sur Terre un peuple hautement évolué possédant une science et une technologie extrêmement avancées : il pouvait voyager dans l’espace, rajeunir les êtres, guérir toutes sortes de maladies...........Ce peuple habitait un continent que l’on appelle ATLANTIDE.

    Les Atlantes sont des extraterrestres originaires des étoiles, plus précisément de l’étoile de BARNARD.

    L’Atlantide a disparu mais avant la destruction du continent Atlante les Sages de l’Atlantide ont sauvegardé leurs connaissances spirituelles et technologiques en Egypte (où ils se sont réfugiés), au Yucatan, et sur le sol même de l’Atlantide. Ils les ont placés dans des endroits secrets auxquels seuls les Initiés avaient accès. Ces endroits sont appelés "SALLE DES ARCHIVES ATLANTES.

    Un important site archéologique a été mis au jour il y a deux ans à Gizeh et immédiatement classifié ’’top-secret’’ et entouré d’un périmètre de sécurité par l’armée égyptienne en raison de pressions de la CIA. Ce site apporte en effet des preuves irréfutables, de l’existence de l’Atlantide.

    " En terre égyptienne, dans un lieu où l’on pénètre à partir de la patte droite du Sphinx, se trouve la salle des archives de l’humanité. Ces archives vont depuis le commencement des temps où l’esprit prit forme et commença à descendre sur cette Terre. Elles comportent l’histoire de toutes les nations de la Terre, l’histoire de la destruction finale de l’Atlantide, et l’histoire de la construction de la Pyramide de l’Initiation, avec les noms des individus, des lieux, avec les dates et les temps où ces archives seront à nouveau ouvertes…......"

    Edgar Cayce

     


    • bakerstreet bakerstreet 23 décembre 2014 12:32

      Moi, j’attend la sortie en bande dessinées de ce nouvel album de Black et Mortimer, signé d’Emile Mourey, et de son inénarrable double lui faisant écho, comme à Narcisse : Le légendaire Antenor...


    • ZEN ZEN 23 décembre 2014 12:48

      Médusé je suis...


    • bakerstreet bakerstreet 23 décembre 2014 13:24
      Boris

      Erreur fatale, car le vélo entretien l’exaltation de l’âme et vous aide,
       à grands coups de pédales, à faire le ménage dans vos méninges.

    • ZEN ZEN 24 décembre 2014 12:05

      Trés bien dit, baker


  • Antenor Antenor 23 décembre 2014 12:25

    @ Emile

    On quand même peut se demander si Diodore n’a pas confondu le nom des Amazones des plaines d’Ukraine avec celui des Amazigh de l’Atlas.

    Un reproche récurent que l’on peut adresser à votre analyse est que vous ignorez systématiquement les colonisations de l’âge du Bronze. En vous limitant à l’Age du Fer et au combat entre Carthage et les Grecs de l’époque classique vous occultez tout le millénaire précédent. N’oubliez pas que Tyr a été fondée vers -2700 !

    Je pense qu’il faut placer Persée vers -1700 au début de la période dite du « Bronze Moyen ». L’Archéologie montre qu’à cette époque l’Auvergne est nouvellement soumise à une très forte influence en provenance d’Italie et qui a donc toutes les chances d’être d’origine grecque. Les Phéniciens étaient sans doute présents en Méditerranée Occidentale dès -2300 (début de l’Age du Bronze Ancien)

    Ensuite le passage d’Héraklès doit correspondre au début de l’Age du Bronze Final vers -1350. Puis c’est la chute de Troie, les « Peuples de la Mer » et la rupture des relations Orient-Occident vers -1150 (Bronze Final 2). Relations rétablies vers -950 avec le retour des Phéniciens (Bronze Final 3). La fondation de Carthage vers -800 correspond au début de l’Age du Fer en Gaule.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 décembre 2014 15:26
      @ Antenor

      Vous dites : On quand même peut se demander si Diodore n’a pas confondu le nom des Amazones des plaines d’Ukraine avec celui des Amazigh de l’Atlas

      Je ne pense pas, la description est très détaillée.

      Qu’est-ce qu’on entend par colonisation ? Je ne dis pas qu’il y n’ait rien eu à l’âge du bronze. J’ai même écrit un article en faisant l’hypothèse, suite aux thèses de Mme Stordeur, que le pays avait reçu le néolithique directement de Syrie http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/naissance-d-une-civilisation-de-la-34394

      Toutefois, les textes ne font arriver Énée, en Italie, qu’après la chute de Troie (après 1200). Bibracte (Mt-St-Vincent) a pu être fondée (ou refondée) à la même époque, vu le tracé de son oppidum inspiré de celui de Troie. Son temple inspiré de celui de Salomon n’a pas pu être construit qu’après celui-ci (960) avant ou en même temps que Carthage (vers 800). Nous sommes au bronze final.

      Alésia sur la colline de Taisey a pu être fondée par Héraklès avant Mont-Saint-Vincent. On n’y trouve pas de trace de temple comme à Mt-St-Vincent mais une forteresse se suffisant à elle-même comme monument religieux. Son nom « Alésia » nous rapproche d’Alashiya, bronze final ou milieu de l’âge du bronze.

      En situant le combat des Amazones, Atlantes, Gorgones, plusieurs siècles avant la guerre de Troie, Diodore de Sicile nous conduit à penser qu’il existe en Espagne et en Gaule des cités bâties telles que Cercène (Carcassone ?). Le conflit entre les Atlantes et les Gorgones suppose l’existence de cités/capitales. Gergovie/Le Crest, capitale des gorgones ? Alésia/Taisey, capitale des Atlantes ?

      Nous sommes donc bien à l’âge de bronze.

      Le problème est que le texte de Diodore n’est pas clair, qu’il comporte manifestement des inexactitudes et qu’on peut mettre en doute mon interprétation.

    • Emile Mourey Emile Mourey 23 décembre 2014 17:19

      @ Antenor


      Rayer Carcassonne. Au lieu de plusieurs siècles, lire plusieurs générations avant la guerre de Troie. L’affaire se passe donc au bronze final.

    • bakerstreet bakerstreet 23 décembre 2014 18:32

      Les Femen ukrainiennes seraient donc des descendantes des amazones !


      Attila a les voir sur leur Harley, a du en avoir le souffle coupé ! 
      Je me souviens on nous disait que l’herbe ne repoussait pas après lui.
      Attila, Montsanto, même combat !

       La barbarie est toujours là !


    • Antenor Antenor 23 décembre 2014 23:53

      @ Emile

      « Le conflit entre les Atlantes et les Gorgones suppose l’existence de cités/capitales. Gergovie/Le Crest, capitale des gorgones ? Alésia/Taisey, capitale des Atlantes ? »

      Je pense que le terme « Atlante » désigne à l’origine les Tartessiens, les Gorgones désignant les Celtes. La civilisation tartessienne est née dans le pays gadirique tout comme l’Atlantide de Platon.

      Du point de vue archéologique, la description géographique que donne Platon de l’Atlantide (naissance dans le pays gadirique puis extension à toute la Méditerranée Occidentale) correspond exactement à celle de la Culture Campaniforme apparue vers -2600. Cela est sans doute à mettre en rapport avec l’exil à l’Occident d’Atlas après la Titanomachie.

      Les Gorgones (chypriotes de Kition) arrivent sans doute vers -2300 au début de l’Age Bronze Ancien qui marque justement la fin de la Culture Campaniforme. La guerre entre Atlantes et Gorgones serait donc à placer à cette époque et symboliserait l’expansion celte au détriment de l’ancienne puissance tartessienne.

      Ensuite l’Argien Persée intervient contre Méduse vers -1700, puis Héraklès contre Géryon vers -1350.

      Platon a amalgamé toutes ces connaissances sur les civilisations occidentales qu’il a regroupées en une seule sous le nom d’Atlantide.


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 00:23

      @ Antenor


      La fille du roi de Tyr, fondatrice de Carthage, Elissa, orthographe variée, cela se rapproche de nos Alésia

    • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 01:10

      @ Antenor


      Je ne sais pas. Diodore de Sicile se base sur des textes anciens et son témoignage n’est pas clair. La première partie de mon article traite de l’Atlantide d’après le texte de Platon et est rigoureuse. Je n’aborde, dans une deuxième partie, le texte de Diodore de Sicile que pour éclairer et confirmer ma première partie. L’hypothèse que vous soulevez est un autre sujet. Je ne sais pas s’il faut en débattre sur ce fil. Il faudrait déjà que la communauté scientifique et le ministère de la culture acceptent nos propositions sur Gergovie au Crest, sur Bibracte au Mont-Saint-Vincent sans oublier Alésia dont il faudrait retrouver la trace archéologique à Taisey.

      Pour répondre toutefois à votre interrogation, mon raisonnement militaire sur le terrain m’inciterait à voir à Taisey/Chalon, au bout du couloir Rhône/Saône, une position intéressante à coloniser en priorité, Gergovie/Le Crest, au bout du fleuve Loire/Allier, venant ensuite. Carthage s’impose presqu’en même temps, ou peu de temps après. Dans ce scénario à trois, le témoignage de Diodore, pourrait évoquer un conflit phénicien, dans un premier temps, entre les Atlantes d’Alésia/Bibracte/Gergovie et les Amazones africaines de Carthage, dans un deuxième temps entre les Atlantes d’Alésia/Bibracte soutenus par la Amazones contre les Gorgones de Gergovie, donc un conflit phénicien avant le conflit Atlantide gréco-phénicien de Platon. Le problème, c’est que Diodore de Sicile situe ce conflit phénicien quelques générations avant la guerre de Troie.

      Dans ce cas, votre hypothèse pourrait en partie se justifier, mais cela sort de mon domaine et de mes compétences. Tant que la trace archéologique phénicienne n’a pas été trouvée sur la colline de Taisey, c’est notre recherche qui se trouve bloquée.

    • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 10:35

      @ Antenor

      Vous dites : Je pense que le terme « Atlante » désigne à l’origine les Tartessiens, les Gorgones désignant les Celtes. La civilisation tartessienne est née dans le pays gadirique tout comme l’Atlantide de Platon.

      Je reviens sur mes trois capitales : Bibracte/Alésia, Gergovie/Atlantide, Carthage. En interprétant le texte litigieux de Diodore de Sicile, j’aurais plutôt tendance à penser que Cercène, la ville prise par les Amazones, soit Tartesos. Dans ce cas, suivant Diodore, ce serait bien les Amazones africaines agissant pour le compte de Carthage qui seraient entrées sur le territoire des Atlantes (Espagne et Gaule). Ce qui va dans le sens de mon autre mail. Contrairement à ce que j’ai écrit, il n’est pas sûr que des Atlantes se soient trouvés en Afrique, côté détroit de Gibraltar.

      En ce qui concerne votre hypothèse beaucoup trop éloignée dans le temps, je suis très sceptique. Je ne pense pas que les Anciens aient pu conservé la mémoire des événements aussi loin dans le temps. Cette histoire de Gorgones, Atlantes, Amazones, est un conflit entre Phéniciens qui se passe à l’époque de la guerre de Troie et avant le conflit phénico/grec de l’Atlantide évoqué par Platon.

    • Antenor Antenor 24 décembre 2014 15:51

      « La fille du roi de Tyr, fondatrice de Carthage, Elissa, orthographe variée, cela se rapproche de nos Alésia »

      En tout cas, d’après Justin, Elissa est passée par Chypre avant de rejoindre les côtes d’Afrique. Le monstre marin qui a avalé puis recraché Jonas entre Jaffa et Tarse, ne serait-ce pas également Chypre ?

      « Je ne pense pas que les Anciens aient pu conservé la mémoire des événements aussi loin dans le temps. »

      A l’époque où je place les « Gorgones » vers -2300, les Egyptiens construisaient déjà des pyramides depuis 400 ans. Dans la Bible, on est pratiquement à l’époque d’Abraham. N’est-ce pas le but de ce mode de narration allégorique de mémoriser facilement des évènements importants très anciens ?

      Pour ce qui est des Gorgones, n’oublions pas qu’elles étaient trois. Si Méduse était Gergovie, il est fort possible que Bibracte ait été une des deux autres.

      Les Amazones seraient des Sarmates ayant atteint l’Atlantique ???!!!

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarmates

      http://www.cliolamuse.com/spip.php?article388


  • Laconique Laconique 23 décembre 2014 13:01

    « Il faut arrêter de rêver », écrivez-vous. Mais ce qui est bien avec l’Atlantide, c’est que ça permet de rêver. Qui sait si nous ne trouverons pas un jour des ruines monumentales au fond de l’océan ? Certaines études auraient démontré que le sphinx de Gizeh aurait été réalisé 10 500 ans avant notre ère (état d’usure de la pierre par les pluies, tête postiche, configuration des astres à cette date, etc.). Votre hypothèse est solide, mais ça fait moins rêver !


    • bakerstreet bakerstreet 23 décembre 2014 13:22

      Laconique vous avez raison.


       L’histoire avec un gand H, c’est comme celle pour les enfants, tout de même fait pour rêver.

      D’autant plus qu’on se contente souvent de boucher les trous avec nos propres certitudes, ce que monsieur Mourrey fait d’ailleurs avec jubilation. 

      C’est vrai que le sphinx de Gizeph est un sujet de discorde entre scientifiques et historiens. 

      Ce type au nez cassé n’a pas apparemment pas d’alibi pour expliquer ce qu’il faisait dans la nuit du deuxième millénaire avant JC...
      On le soupçonne aussi de crimes bien plus anciens. 
      Les historiens sont rattrapés par la science. 

      Quand on pense qu’à Douarnenez, bien des individus ont des appartenances génétiques similaires à celle des cantonnais, on attend l’histoire de cet exode, qui a du passer fatalement par Bribacte. 

      Les indiens d’Amérique, ont eux aussi deux appartenances, celle d’un groupe issu de Mongolie, et ce n’est pas un scoop...

       Plus étrange, une autre venue du bassin d’Arcachon, et du nord de l’Espagne : Durant une période de refroidissement, les glaces resserraient l’atlantique, et des groupes de pêcheurs ont sans doute dérivés vers le nouveau monde, et se sont incorporées aux populations locales ; c’est ce que nous disent en tout cas les analyses génétiques. 


  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 23 décembre 2014 13:06

    Colonel,
    Vous avez fait un travail de recherche remarquable... Les Grecs avaient délibérément caché la Vérité historique et n’ont légué que ce qu’ils croyaient être sans importance, voilà pourquoi les amalgames sont aujourd’hui plus nombreux que les écrits qui mènent vers la Lumière !


  • Pyrathome Pyrathome 23 décembre 2014 13:57

    Bonjour Émile,

    Atlantide outragé ! Atlantide brisé ! Atlantide martyrisé ! mais Atlantide libéré ?
    Enfin, faudrait regarder de plus près au fond de l’atlantique...... smiley
    Bonne fête à vous !!


  • Goldored Goldored 23 décembre 2014 13:59

    Quel ramassis de conneries !
    Approximations, amalgames historiques, littéraires, archéologiques, linguistiques, étymologiques...
    Quelle grande démarche scientifique !


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 25 décembre 2014 20:25

      Je sais.


      Mais c’est comme une bonne série de SF. On sait que tout est pipeau, on en peut pas s’empecher de regarder quand même !

  • alanhorus alanhorus 23 décembre 2014 14:55

    https://www.youtube.com/watch?v=9d1z93Y8HZ0
    Ayant appris la possible connexion Atlantide en Bolivie je me suis demandé comment Platon pouvait parler d’une terre si éloignée de celle qu’il décrivait.
    Puis j’ai compris ou plus exactement j’ai imaginé qu’une énorme météorite était venue frapper la terre laquelle l’aurait fagocitée, créant ainsi un éloignement entre la Bolivie et l’Égypte.
    La découverte de coca dans les momies permet de penser qu’avant l’Afrique touchait l’amerique du sud et peut être du nord.
    C’est un idée difficile à prouvé des découvertes personnelles me permettent de penser que j’ai raison dans ces idées, merci pour vos partages de découvertes.
    Que pensez vous de ces idées ?


  • Le Corbeau Magnifique Le Corbeau Magnifique 23 décembre 2014 23:41

    ça, c’est un article pour Mômo ! L’Atlantide, le Continent Mu, les Cosmonautes préhistorique et autres esprits frappeurs, c’est son truc !

    Maintenant sans blague, l’Atlantide c’était la Crète, tout le monde sait ça ! A part toi et Mômo.

    Franchement vous suivez pas les mecs !

    Heureusement c’est les vacances vous allez pouvoir vous ressourcer !


  • soi même 24 décembre 2014 06:46

    @ Emile, il serait bon de relire Platon et pourquoi, il parle de l’Atlantide, donc il dit bien c’est un continent au delà Colonnes d’Hercule, bien sur libre à vous de le retraduire le texte, il est pourtant explicite et ne laisse aucuns doute, que ce continent ne peut pas être la Gaule !

    Donc pourquoi c’est acharnement à vouloir absolument le collé en Gaule !

    Quel est le mystère que vous chercher à révéler ?


  • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 09:39

    @ soi même


    L’acharnement, il est plutôt du côté de ceux qui ne veulent absolument pas comprendre ce que veut dire Platon. Vous pensez qu’il s’adresse à vous, hommes possédant un cerveau rétréci du XXI ème siècle, c’est une grave erreur. Il s’adresse à des cerveaux de son temps qui sont beaucoup plus astucieux que ceux d’aujourd’hui. La traduction sur laquelle je m’appuie est celle de M. Luc Brisson, c’est la plus récente et la plus fiable.

    Suivant votre raisonnement, il faudrait mettre la banlieue/insula de Rome en pleine mer. Pourquoi ne le faites-vous pas ?

    • soi même 26 décembre 2014 04:10

      @ Émile, pensez vous réellement qu’il y a 12 ans la Gaule existais ?
      Car il faut bien prendre le texte de Platon à la lettre :

      Le philosophe grec Platon est notre première source d’information sur l’Atlantide. Voici un résumé de ce qu’il en dit dans le Timée :

       

      « L’océan Atlantique était navigable en ce temps-là ; car, face au détroit que vous autres Grecs appelez « les colonnes d’Héraklès » s’étendait une île plus vaste que la Libye du Nord et l’Asie réunies ; de là, il était possible aux voyageurs de gagner les autres îles, puis de ces îles la totalité du continent qui, de l’autre côté, entoure l’océan. Là-bas s’étend un océan véritable, et la terre qui l’entoure peut être appelée continent au plein sens du terme. » Ne dirait-on pas la description d’une île proche de l’Amérique ?



      Le souvenir du Déluge

      Le souvenir du Déluge est répandu dans de très nombreuses cultures sur la terre entière. En général, le récit, souvent sous forme de mythe fondateur (avec ajout d’éléments légendaires), comprend des pluies catastrophiques et les inondations consécutives qui exterminèrent hommes et animaux à l’exception d’un seul couple des espèces qui allaient repeupler la terre ensuite. Certains de ces récits incluent des détails qui les rapprochent du texte biblique : souvenir du lâcher des oiseaux par exemple. Ou mention que le déluge est une punition pour crimes des hommes.

      http://www.info-bible.org/histoire/archeologie/deluge.htm



      Il serait bon aussi que vous lisez les  lois de Manou

      http://www.fichier-pdf.fr/2012/12/24/les-lois-de-manou-manava-dharma-castra/les-lois-de-manou-manava-dharma-castra.pdf

      Et puis la légende de la ville d’Ys

      La légende de la ville d’Ys

      Bon ce que tu tiens à en faire une Gauloiserie, c’est ton droit, ne t’étonne pas que l’on te prends pas au sérieux surtout que ce que vous avancez n’a rien de probant et surtout les dates de vos événements ne coïncidence pas aux grandes glaciations qui correspond à l"effondrement de l’Atlantide ( La dernière période glaciaire est une période de refroidissement global ou glaciation qui caractérise la fin du Pléistocène, il y a 110 000 à 10 000 ans. Elle correspond approximativement aux stades 2, 3, 4 et 5a-d de la chronologie isotopique mise au point depuis les années 1950. Le maximum glaciaire a été atteint il y a environ 22 000 ans. )

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Derni%C3%A8re_p%C3%A9riode_glaciaire




    • Emile Mourey Emile Mourey 26 décembre 2014 09:49

      @ soi même


      Vous dites : « L’océan Atlantique était navigable en ce temps-là ; car, face au détroit que vous autres Grecs appelez « les colonnes d’Héraklès » s’étendait une île plus vaste que la Libye du Nord et l’Asie réunies ; de là, il était possible aux voyageurs de gagner les autres îles, puis de ces îles la totalité du continent qui, de l’autre côté, entoure l’océan. Là-bas s’étend un océan véritable, et la terre qui l’entoure peut être appelée continent au plein sens du terme. » Ne dirait-on pas la description d’une île proche de l’Amérique ?

      Ne faites pas confiance aux anciennes traductions. Prenez plutôt celle de M. Luc Brisson.

      Platon dit seulement qu’on pouvait traverser cette mer en passant d’une île aux autres (il s’agit bien évidemment de cabotage en longeant la côte atlantique). Face au détroit est déjà une interprétation ; une traduction plus exacte est de traduire par « en deça » et « au-delà ». Dans la représentation du monde de cette époque, on imaginait que l’océan entourait les terres habitées par les hommes, vues comme des îles, et que cet océan était lui-même, à son tour, entouré « circulairement » par un véritable continent mais habité par les dieux. Le but des explorateurs était donc d’aller vers le nord où ce véritable continent leur semblait plus proche et plus facile d’accès que d’aller vers l’ouest où l’immensité de l’eau était tout à fait dissuasive.

    • soi même 26 décembre 2014 16:48

      @ Émile je fais aussi confiance à d’autre source qu’ une simple lecture d’une traduction, il y a 12000 ans, es que la Gaule que vous compter existait ?
      Non, et pourquoi, c’est que la civilisation celte est post-Atlantéenne !
      La civilisation des Dolmens et des Menhirs qui est une civilisation protohistorique qui est contemporaine à l’effondrement de l’Atlantide, elle est antérieure à la civilisation celte qui à son apogée à moins 400ans de l’an zéros ! 

      Le fait que vous utilisez uniquement Platon comme référence n’est pas mon plus un gage d’objectivité sur la question , il faut aussi que vous teniez compte des autres sources par exemple celle qui son référencer dans wikipédia qui non son pas non plus une source exhaustive sur la question mais qui a au moins le mérité qu"il y a d’autre source que uniquement Platon !

      (

      L’Atlantide dans les textes anciens

      Contrairement à une idée reçue, l’Atlantide en tant que telle apparaît très peu dans les anciens textes grecs ou latins :

      • Hérodote (v. 484425 av. J.-C.) parle des Atlantes comme étant les habitants de la région du mont Atlas et tirant leur nom de cette montagne (Enquête, IV, 184-185)6. Néanmoins rien ne confirme qu’ils aient été autre chose que cela. Il n’y a pas de lien apparent avec l’Atlantide. L’évocation d’Hérodote n’a donc rien de fantastique. Selon Pierre Vidal-Naquet, Platon a pu s’inspirer du nom de la tribu libyenne donné par Hérodote - le dernier qu’il puisse citer vers l’ouest - pour nommer la cité fictive qu’il imaginait7.
      • Thucydide (v. 460 ?—400 av. J.-C.) dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse fait remonter l’histoire de la Grèce à la thalassocratie de Minos. Certains peuvent y voir une allusion à l’Atlantide, mais Thucydide ne cite jamais explicitement le mot « atlante » ou « Atlantide ».
      • Le Pseudo-Apollodore (IIe siècle av. J.-C.), dans sa Bibliothèque, (II-5 –11 et II-119-120), situe le mont Atlas au pays des Hyperboréens, c’est-à-dire au nord de la mer Noire. Il n’y a pas de raison de lier le mont Atlas à l’Atlantide.
      • Diodore de Sicile, historien grec du Ier siècle av. J.-C., évoque l’Atlantide (Bibliothèque historique, III).
      • Le témoignage de Diogène Laërce (IIIe siècle) nous rapporte une tradition selon laquelle Platon aurait plagié l’œuvre de Philolaos de Crotone pour écrire son Timée8. On ne saurait en déduire que Philolaos avait écrit avant Platon l’histoire de l’Atlantide : dans le Timée le récit sur l’Atlantide ne constitue qu’une digression tandis que l’essentiel du dialogue est composé par un exposé cosmologique placé dans la bouche de Timée, c’est à ces conceptions cosmologiques qui auraient été empruntées à l’école pythagoricienne que fait référence Diogène Laërce, reprenant au demeurant ici « une tradition assez communément reçue dans l’Antiquité »9. Selon Léon Robin il s’agit là d’une « fable » élaborée par des pythagoriciens pour s’accaparer le platonisme ou des platoniciens soucieux de placer leur maître sous le patronage quasiment légendaire de Pythagore : « de toute façon elle ne mérite aucun crédit »9.
      • Selon Proclus (412-485), le philosophe platonicien Crantor (IVe siècle av. J.-C.) avait vu de ses yeux l’histoire de l’Atlantide sur une inscription égyptienne. Selon H.-G. Nesselrath, professeur de philologie classique à l’université de Göttingen, il faut noter la contradiction entre le témoignage de Proclus et celui de Platon - où le prêtre égyptien tient le récit entre ses mains et non pas sur un support épigraphique - et surtout il faut se rappeler que Crantor ne connaissait pas la langue égyptienne ni ne savait lire les hiéroglyphes. Comme Hérodote rapportant avant lui des interprétations erronées sur les monuments égyptiens, Crantor était dépendant de ses informateurs et de ses préjugés : son témoignage ne peut en aucun cas être probant10.) 
      http://www.mondenouveau.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=163&Itemid=81

      Une bonne étude qui vous ferras comprendre qu’il y a plus d’hypothèse probable que vous trompées que de certitude que vous avez raison de vous entêter dans votre raisonnement d’historien trusté !


    • Emile Mourey Emile Mourey 26 décembre 2014 18:59
      @ soi-même

      Une civilisation atlantéenne à l’âge de pierre, vous êtes un grand rêveur.

      Hérodote ? Diodore de Sicile ? Mais cela fait l’objet de la deuxième partie de mon article. Rien à voir avec les suppositions de Vidal-Naquet. Je connais assez bien la région du mont Atlas marocain et je puis vous assurer que les nombreuses villes des Atlantes dont parle Diodore ne s’y sont jamais trouvées.

      Quant aux Hyperboréens, c’est un nom pour désigner ceux qui étaient exposés au vent froid du nord, qu’ils soient au nord de la mer Noire ou, en Gaule, au pied du Jura, sur la voie d’accès au Danube (Hérodote là encore).

      Quant au reste de votre citation, je n’y vois que du verbiage inconsistant sans aucun intérêt.

    • soi même 27 décembre 2014 02:21

      ( Une civilisation atlantéenne à l’âge de pierre, vous êtes un grand rêveur. )
      C’est là que visiblement que vous êtes pas à la page et que vous posez pas les bonnes questions du récit de cette civilisation se situe avant Noé, (L’arche de Noé, d’après la Bible, est un navire construit sur l’ordre de Dieu afin de sauver Noé, sa famille (ses trois fils ainsi que leurs épouses) et toutes les espèces animales d’un Déluge sur le point d’advenir. )

      Il ne s’agit pas d’une simple inondation, c’est pour cela que l’on rencontre ce mythe dans différente civilisation aussi bien en Europe, en Orient en Amérique
       
      (Un autre indice de la réalité d’une civilisation antédiluvienne disparue est relatif au Sphinx. Dans les années 1950 R. A. Schwaller de Lubicz a formulé l’hypothèse que l’érosion observée sur le Sphinx et sur les rochers environnants est due davantage à des précipitations chroniques venues du ciel qu’à une longue exposition aux vents de sable. Le géologue et paléontologue Robert M. Schoch, de l’Université de Boston, est arrivé à la conclusion que le Sphinx est au minimum plus ancien de 2500 ans que la date donnée officiellement, la dernière période où la pluie tomba abondamment dans cette partie du monde remontant à : entre 7000 et 5000 avant J.-C. Evidemment l’establishment égyptologique traditionnel rejeta sommairement sa preuve d’une date beaucoup plus ancienne pour la construction du Sphinx.

      Robert Schoch et Robert Aquinas McNally considèrent que les catastrophes naturelles ont souvent modifié de manière brutale le cours de la civilisation humaine. Des événements naturels cataclysmiques ont pu oblitérer, dans le passé, des civilisations. Néanmoins il faut préciser que Robert Schoch considère la Lémurie comme « pure fantaisie » et rejette la localisation atlantique de l’Atlantide, deux points sur lesquels je ne suis pas du tout d’accord ! Par contre il rejette avec justesse la localisation antarctique de l’Atlantide (défendue par Charles Hapgood, les Flem-Ath et Graham Hancock), ainsi que sa localisation dans la Crète Minoenne et dans le sud de la Mer de Chine. Il remet en cause la justesse des cartes faisant penser à un savoir cartographique avancé dans la préhistoire, et il souscrit à l’hypothèse, que je ne partage évidemment pas, de Mary Settegart, selon laquelle Platon s’est référé aux Magdaléniens, une culture paléolithique de la Méditerranée Occidentale qui a mené des guerres chroniques au neuvième millénaire avant J.-C., et dont la disparition a été occasionnée par la fonte des glaciers lors de la dernière période glaciaire et l’inondation probable des campements.

      Robert Schoch a néanmoins noté la coïncidence apparente d’un réchauffement global dramatique vers 9645 avant J.-C. (une augmentation d’environ 8° en quinze ans) avec le scénario d’une inondation massive d’eau douce dans le Golfe du Mexique, intervenue à peu près au même moment. Ceci coïncide avec la date donnée par Platon au sujet de l’engloutissement de l’Atlantide.

      D. S. Allan et J. B. Delair ont évoqué, dans un ouvrage, les preuves d’une catastrophe cosmique survenue en 9500 avant J.-C. Quant à Paul La Violette, il considère que les cataclysmes sont un événement cyclique, des explosions galactiques intervenant dans des cycles de 26 000 ans (une période en rapport avec l’apparition des équinoxes).

      L’un des indices les plus importants en faveur de l’existence d’une civilisation technologique antédiluvienne se trouve dans des textes indiens. Ceux-ci font en effet état de l’existence de vaisseaux aériens (les « vimanas »). On notera aussi que les grandes épopées indiennes décrivent une dévastation militaire comparable à une guerre nucléaire. (Voyez, dans la même rubrique, mon texte : « Les vimanas ».) ) 


      quand a cette appréciation ( Quant au reste de votre citation, je n’y vois que du verbiage inconsistant sans aucun intérêt. ) elle me fait rire, car vous manquez pas d’aplomb pour vous décrire en parlant des autres !




  • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 17:13

    @ Antenor


    Vous dites : En tout cas, d’après Justin, Elissa est passée par Chypre avant de rejoindre les côtes d’Afrique. Le monstre marin qui a avalé puis recraché Jonas entre Jaffa et Tarse, ne serait-ce pas également Chypre ?

    Tout à fait d’accord. Tout cela nous vient de Tyr et c’est à l’époque de son plus grand rayonnement, encore à l’époque d’Alashiya, au IX ème siècle, je pense même avant , au moment de la guerre de Troie. Avant 1200, date présumée de la guerre de Troie, c’est le trou noir. C’est pour cela que je vois dans le conflit rapporté par Diodore un conflit phénicien qui a eu lieu vers cette époque. D’ailleurs, l’Iliade évoque la tombe d’une reine Myrine qui se trouverait en Troade, ce qui signifie, au minimum, que ce nom était dans l’air du temps de cette époque.

    En fait, cette histoire de l’Atlantide est complètement dingue mais très compréhensible.

    Concernant les Gorgones, tout désigne Gergovie/Gergovie/Gorgobina : vase de Vix, bouclier, logique des affrontements, vestiges, poterie. Je vois mal Bibracte recevoir une Gorgone de Gergovie alors que je la pense antérieure et rivale. 

    Bibracte, c’est le symbole du lion d’origine sumérienne : chapiteaux de Mt-St-Vincent, épée, plaques-boucles, vase de Grächwil etc.

    Les Amazones sont d’Afrique. Diodore de Sicile précise bien qu’il s’agit de celles de l’extrémité de l’Afrique, vers le mont Atlas, qu’il ne s’agit pas de celles du Pont-Euxin et que celles dont il parle étaient plus anciennes. Donc, pas de rapports avec les Scytes. Ces Amazones existaient encore au Dahomet au temps de la colonisation française, des soldats français se faisant trucider après avoir hésité à tirer contre des femmes.

    • Emile Mourey Emile Mourey 24 décembre 2014 17:18

      @ Antenor


      Je pense, après la guerre de Troie, après la fondation de Carthage, la reine Myrine des amazones ayant très bien pu emprunter le nom cité dans la troade.

    • Antenor Antenor 25 décembre 2014 00:45

      @ Emile

      Pas évident en effet de dater cette reine Myrine. Diodore lui fait même rencontre Horus en Egypte. Ce qui la situerait vers -3300 ! Il peut y avoir certains anachronismes dans ces récits.

      « Avant 1200, date présumée de la guerre de Troie, c’est le trou noir. »

      Le trou se produit surtout entre la chute de Troie (-1200) et la fondation de Carthage (-800). On ne sait pas grand chose de cette période. A tel point que Virgile imaginera même une rencontre entre Enée et Didon ! Les Phéniciens ont été les premiers à reprendre la route vers l’Ouest mais il ne faut pas pour autant faire abstraction de tout les évènements qui ont précédé.

      Dans la mythologie grecque, la période allant de l’arrivée d’Europe en Crête vers -2100 à la chute de Troie vers -1200 est relativement claire. Les évènements et les héros de cette époque sont restés célèbres : Minos, Argos, Persée, Bellérophon, Thésée, Héraklès, Jason, Priam etc...

      Même l’époque précédente qui débute vers -2700 et qui voit les dieux olympiens se partager l’Egée, offre une image assez nette d’une puissance originaire du Nord-Ouest de l’Anatolie qui colonise peu à peu les régions alentours avec sans doute Zeus basé à Troie et Poséidon qui lance les première grandes expédition maritimes (les Néréides) probablement déjà depuis la Crête. Athéna s’empare d’Athènes, Apollon de Delphes, Hermès nait en Arcadie.

      « Je vois mal Bibracte recevoir une Gorgone de Gergovie alors que je la pense antérieure et rivale »

      Si on se fie à la mythologie grecque, la puissance de Gergovie est antérieure à celle de Bibracte. L’Occident est d’abord dominé par les Gorgones auxquelles succède Chrysaor, fils de Méduse, puis Géryon, fils de ce dernier ; enfin Héraklès tue Géryon et fonde Alésia. Cet évènement que je situe vers -1350 marque la fin de la domination phénicienne en Gaule qui durait depuis -2300 et le début de celle des Troyens dont se réclamaient les Eduens. La domination troyenne durera jusqu’à -1200. Ensuite rebelote, retour des Phéniciens vers -1000 puis des Grecs vers -700 mais cette fois-ci la colonisation se limitera au littoral aussi bien pour les uns que pour les autres.


    • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 03:25
      @ Antenor

       L’Occident est d’abord dominé par les Gorgones auxquelles succède Chrysaor, fils de Méduse, puis Géryon, fils de ce dernier ; enfin Héraklès tue Géryon et fonde Alésia. Cet évènement que je situe vers -1350 marque la fin de la domination phénicienne en Gaule qui durait depuis -2300 et le début de celle des Troyens dont se réclamaient les Eduens.

      Je reconnais la logique de votre propos. Je suis bien conscient qu’il y a, apparemment, une contradiction dans le mien, puisque mon raisonnement militaire me fait fonder Alésia en premier à Taisey, peut-être avant la guerre de Troie et que je ne vois l’expédition de Thésée contre Gergovie que vers 660, ce qui entraine la délivrance non seulement de Chrysaor mais aussi du cheval Pegase que j’identifie à la Gaule du pays éduen (Epona). Heraklès arrivant après, d’après le mythe, n’aurait ainsi fondé Alésia/Taisey qu’à cette date. Évidemment, cela ne colle pas avec mon raisonnement précité.

      Mais les mythes sont-ils fiables à 100% ?

      Selon moi, Alésia/Taisey est, logiquement, la plus ancienne colonisation, Gergovie vient après et est dépendante. Mais, suivant mon interprétation de l’Atlantide de Platon, elle est dominante en 660 puis « sombre » dans son conflit avec les Grecs. Le vase de Vix daté de vers 510 plus le témoignage de Strabon sur le rayonnement arverne laissent entendre que Gergovie non seulement n’a pas sombré mais qu’elle a toujours ou repris le dessus sur Bibracte/Alésia... (avec le soutien et l’alliance grecque ? Influence grecque dans le vase de Vix ?). Mais après la défaite de Bituit en 121, les Arvernes sont affaiblis. Bibracte veut reprendre la suprématie qu’elle avait autrefois ( un autrefois que confirme César en disant que les Eduens avaient jadis, aux temps antiques, la suprématie) ???

      Le problème, c’est que tant que les archéologues ne veulent pas reconnaître leurs erreurs, on manque de preuves ou d’indices archéologiques et qu’on ne peut pas raisonner que sur des mythes d’autant plus que l’Histoire, à cette époque reculée, se fait au Proche-Orient et pas en Occident.

  • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 03:17
    @ Antenor

     L’Occident est d’abord dominé par les Gorgones auxquelles succède Chrysaor, fils de Méduse, puis Géryon, fils de ce dernier ; enfin Héraklès tue Géryon et fonde Alésia. Cet évènement que je situe vers -1350 marque la fin de la domination phénicienne en Gaule qui durait depuis -2300 et le début de celle des Troyens dont se réclamaient les Eduens.

    Je reconnais la logique de votre propos. Je suis bien conscient qu’il y a, apparemment, une contradiction dans le mien, puisque mon raisonnement militaire me fait fonder Alésia en premier à Taisey, peut-être avant la guerre de Troie et que je ne vois l’expédition de Thésée contre Gergovie que vers 660, ce qui entraine la délivrance non seulement de Chrysaor mais aussi du cheval Pegase que j’identifie à la Gaule du pays éduen (Epona). Heraklès arrivant après, d’après le mythe, n’aurait ainsi fondé Alésia/Taisey qu’à cette date. Évidemment, cela ne colle pas avec mon raisonnement précité.

    Mais les mythes sont-ils fiables à 100% ?

    Selon moi, Alésia/Taisey est, logiquement, la plus ancienne colonisation, Gergovie vient après et est dépendante. Mais, suivant mon interprétation de l’Atlantide de Platon, elle est dominante en 660 puis « sombre » dans son conflit avec les Grecs. Le vase de Vix daté de vers 510 plus le témoignage de Strabon sur le rayonnement arverne laissent entendre que Gergovie non seulement n’a pas sombré mais qu’elle a toujours, ou repris le dessus, sur Bibracte/Alésia... (avec le soutien et l’alliance grecque ? Influence grecque dans le vase de Vix ?). Mais après la défaite de Bituit en 121, les Arvernes sont affaiblis. Bibracte veut reprendre la suprématie qu’elle avait autrefois (un autrefois que confirme César en disant que les Eduens avaient jadis, aux temps antiques, la suprématie) ???

    Le problème, c’est que tant que les archéologues ne veulent pas reconnaître leurs erreurs, on manque de preuves ou d’indices archéologiques et qu’on ne peut pas s’appuyer que sur des mythes alors que, manifestement, l’Histoire se fait, à cette époque, au Proche-Orient et pas en Occident.

  • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 13:15

    @ Antenor


    Je persiste à penser que l’Atlantide de Platon est une évocation du conflit phéniciens/grecs pour la maîtrise de la Méditerranée et des côtes phéniciennes que soutenait Gergovie, d’où l’expédition de Persée (d’où une expédition de Persée ?). La date étant vers - 600, 30 ans avant le texte de Platon : date à laquelle les Grecs phocéens s’installent à Marseille (par mariage ou plutôt traité d’alliance). La deuxième partie de mon article concerne un témoignage de Diodore qui, selon moi, évoque un conflit antérieur « phénicien » mettant en jeu les métropole/capitales phéniciennes de Bibracte/Alésia, Gergovie, Carthage et leurs troupes Atlantes, Gorgones, Amazones.

    Ce que je pense :

    Une première période « autochtones » : cf mon article sur Chassey-le-Camp http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/naissance-d-une-civilisation-de-la-34394 et http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-prehistoire-de-la-gaule-l-114316 et il doit y en avoir d’autres. On ne me fera pas croire que les hommes de Chassey se sont installés sur ce site rocailleux sans ressources comme par hasard. Ils ne pouvaient être ravitaillés que par Chalon, donc déjà quelque chose à Taisey. Idem au Crest car la position est unique avec présence d’une source abondante et une plaine de la Limagne particulièrement riche et giboyeuse. Preuves archéologiques : outils pierre taillée et polie de Chassey.

    Une deuxième période « autochtones/phéniciens », non pas remplacement mais mariage/union, ce qu’évoquent le mythe Héraklès épousant Galatée à Alésia/Taisey et celui de Platon, Poséïdon épousant Clio. Vestiges archéologiques enfouis ou debout : oppidum troyen de Bibracte/Mt-St-Vincent, temple cananéen. Forteresse de Taisey. À Gergovie/le Crest, sa forteresse et son temple cananéen. Marseille est phénicien.

    Une troisième période « autochtones/phéniciens/influence grecque ». Marseille phénicienne devient grec par mariage vers - 600. Mythe de l’Atlantide de Platon qui évoque, selon moi, le conflit entre les Phéniciens de la côte et les Grecs, mais aussi entre Athènes et la Gergovie phénicienne qui soutient les Phéniciens de la côte, conflit que je date de la génération d’avant Platon. S’ensuit une influence grecque sur la Gaule (?) art du cratère de Vix pour Gergovie, art du vase de Grächwil pour Bibracte (?).

    Mais l’empire « autochtones-phéniciens/influence grecque » ne s’efface devant la puissance romaine qu’à la chute de Carthage en -146, de Gergovie en -128, de Bibracte en -52 (cf mes croquis pages 306 et 307 de mon « Histoire de Bibracte, Dieu caché »).

    Selon vous, il y aurait une période particulière entre vers - 1200, chute de Troie et - 800 fondation de Carthage. Qu’est-ce que cela change pour la Gaule et l’interprétation des mythes ?


  • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 16:53

    @Antenor


    Lire Thésée au lieu de Persée

  • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 17:48

    @ Antenor


    Vous dites : Si on se fie à la mythologie grecque, la puissance de Gergovie est antérieure à celle de Bibracte. L’Occident est d’abord dominé par les Gorgones auxquelles succède Chrysaor, fils de Méduse, puis Géryon, fils de ce dernier ; enfin Héraklès tue Géryon et fonde Alésia. Cet évènement que je situe vers -1350 marque la fin de la domination phénicienne en Gaule qui durait depuis -2300 et le début de celle des Troyens dont se réclamaient les Eduens. La domination troyenne durera jusqu’à -1200. Ensuite rebelote, retour des Phéniciens vers -1000 puis des Grecs vers -700 mais cette fois-ci la colonisation se limitera au littoral aussi bien pour les uns que pour les autres

    Oui, c’est intéressant. L’ovale troyen se retrouve à Mont-Saint-Vincent, à l’identique, puis déformé, donc postérieur, au Mont Beuvray et à Alise-Sainte-Reine. Difficile de dire s’il est au Crest mais il n’est pas à Taisey. C’est une projection des chariots de la petite et de la grande Ourse. Même projection à Bourbon-Lancy, fondation probable de Chalon/Taisey mais fondation récente au temps de César... On retrouve cette projection de charriots en Palestine, synagogue de Capharbaüm mais, je crois, aussi l’ovale à Samarie...

    Je note toutefois que dans votre raisonnement appliqué au mien, Alésia/Taisey/Nuerax, phénicien/chaldéen, aurait été fondée avant Bibracte/Mont-Saint-Vincent, troyen par l’oppidum ; puis phénicien/cananéen par son temple type Salomon.

    Quant au Crest, si vous pensez que sa forteresse est première et gorgone, ce n’est pas ce que je lis dans son temple qui me semble plus récent, par les chapiteaux, que le temple de Salomon où je ne vois un vieux Sumérien/Cananéen... il faut aussi préciser que la Gorgone n’est devenue laide que par la suite et qu’avant elle devait être... quoi ? Les Phéniciens ?

    Tout cela est bien compliqué.

  • Emile Mourey Emile Mourey 25 décembre 2014 23:13

    @ Antenor


    Les gorgones avaient parfois une croupe de jument (la montagne de la Serre, confirmation de la poterie) et de Gergovie. Sauf erreur de ma part, je ne vois pas de gorgones en pays éduen, surtout des Atlantes. Un Atlante apparaît en Auvergne mais seulement à Puy-en-Velay, donc plus tard.

  • Antenor Antenor 26 décembre 2014 15:19

    @ Emile

    Ce qui sème la confusion, c’est le nom de la ville fondée par Héraklès : Alésia.
    Alésia comme son nom l’indique n’a pu être fondée ou du moins baptisée ainsi que par les « gorgones »/Phéniciens de Chypre. Héraklès n’a sans doute fait que refonder une ville déjà existante sans même changer son nom.

    Gergovie était sûrement une Alésia arverne à l’image d’Alleuze :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Alleuze

    Aux yeux du grec Diodore, les Gorgones étaient trop barbares pour avoir fondé des villes. C’est pour cela qu’il attribue la fondation d’Alésia à Héraklès alors même que l’étymologie indique le contraire. On peut ajouter à cela la confusion entre Héraklès et Melqart vénéré par les Chypriotes.

    Concernant les Atlantes, votre idée de les associer aux Eduens nous permet de sortir de l’impasse. Cela explique à la fois l’état de guerre endémique entre Gorgones et Atlantes et cela appuie aussi l’idée d’une domination éduenne antérieure à celle des Arvernes. Le nom des Atlantes vient du titan Atlas, ce qui nous ramène à une époque antérieure à celle des Gorgones.

    Comme évoqué dans un commentaire précédent, je pense que les Atlantes sont liés à la culture dite campaniforme qui succède au chasséen en Gaule et s’étend à toute la Méditerranée occidentale. Il est probable qu’il s’agisse de Troyens chassés par Zeus lors de sa prise de pouvoir sur Cronos.

    Les Gorgones ont peut-être elle-même rebaptisé « Alésia » des sites conquis sur les Atlantes. Orbandale : nom atlante de Chalon ? Et si la ville atlante mentionnée par Platon, c’était Chalon ? Platon décrit une ville en cercle, or dans Orbandale, il y a « Orb ». Denis D’Halicarnasse écrit que les Celtes sont issus d’Héraklès et de l’Atlante Astéropé. Donc si l’Alésia « fondée » par Héraklès est éduenne, cela signifie que les Eduens portaient encore le nom d’Atlante à son époque.

    En résumé :

    -2600 : arrivée d’Atlas (troyens => domination éduenne)

    -2300 : arrivée des Gorgones (phéniciens chypriotes => domination arverne)

    -1700 : passage de Persée (affaissement de la domination arverne)

    -1350 : passage d’Héraklès (troyens => nouvelle domination éduenne)

    -1150 : chute de Troie (début d’une période mal connue)

    -950 : arrivée des Tyriens ( nouvelle domination arverne ?)

    -700 : arrivée des Grecs (nouvelle domination éduenne ?)

    Point de vue urbanisme, je ne pense pas qu’on puisse distinguer Troyens et Phéniciens en se basant sur le symbole ovale et le quadrilatère de la Grande Ourse connus dans tout le monde antique. Le choix a plutôt été dicté par la configuration du terrain.


    • Emile Mourey Emile Mourey 26 décembre 2014 17:06
      @ Antenor 

      Ceux qui ont sculpté les plus anciens chapiteaux de nos temples, classés bien à tort en églises romanes, avaient le souvenir de leur origine et le souci de reproduire leurs symboles. C’est ainsi qu’en Auvergne, on trouve des sculptures de centaures qui sont manifestement en rapport avec les gorgones et la croupe de la montagne de La Serre sans oublier la gorgone du cratère de Vix. C’est ainsi qu’en Bourgogne, ce sont les cariatides d’Atlantes qui prédominent. Je ne peux pas toutes les évoquer dans un simple article.

      Concernant le site de Taisey où j’habite, j’ai péché par trop de modestie, craignant d’être ridicule et d’être accusé de valoriser ma propriété. En identifiant la Nuerax d’Hécatée à Bibracte, je me suis gravement trompé. En réalité, la Nuerax d’Hécatée, Alésia de Diodore, ne peut être, en toute logique, que sur une grande voie directe de l’étain et centre de cité, cuvette populeuse de Chalon, sur le point fort du terrain, Taisey. 
      Cette nuit, je me suis rappelé que Bourbon-Lancy s’appelait Noviodunum dans le texte de César avant de s’appeler Aquis Bormonis. Or Noviodunum est synonyme de Nuerax, « nue » étant une abréviation courante de novio. Il faudrait donc en déduire que Bourbon Lancy (fille /colonie de Taisey par ses reproductions de la petite et grande ourse) s’est appelée ainsi parce que Taisey s’appelait de même, Noviodunum, confirmation de Nuerax. Preuve de plus (comme Augustodunum/Autun a pris le nom d’Agustodunum/Mt-St-Vincent.

      Quant à Bibracte/Mt-St-Vincent, devenu certes capitale, je me demande si ce n’était pas à l’origine, principalement, le site politico/religieux de la cité chalonnaise/Taisey avec un théâtre pour les réunions publiques (actuellement enfoui sous les broussailles, je ne sais pas).

      Tout à fait d’accord pour faire un lien entre Taisey/Nuerax/Alésia et le chasséen de Chassey-le-Camp comme je l’ai évoqué dans un article. D’accord aussi avec l’Orbandale, mais à Taisey. Les trois bandeaux d’or (des briques jaunes) étaient encore visibles au XVII ème siècle. La ville des bords de Saône ne date que du IIIème siècle. Les historiens et archéologues n’ont jamais pu y trouver le moindre indice avant cette date.

      Concernant Gergovie au Crest, je ne peux pas tout dire dans un simple article, mais il y a tellement de preuves que le doute n’est pas possible.

      Vous dites que le quadrilatère de la grande Ourse était connu de tout le monde antique, certes, mais quand a-t-on construit des fondations en le reproduisant ainsi que celui de la petite Ourse, comme cela a été fait à Taisey ? On retrouve le système quelques siècles avant J.C. (à Capharnaüm) mais avant, je cherche toujours. C’est la preuve formelle qui me manque encore. Certes, la fenêtre à meneaux de la tour est bien représentée dans les fresques de Gourdon, ce qui nous fait déjà remonter à plus d’un siècle avant J.C. . Certes ses fondations coloniales « bituriges » sur quadrilatère peuvent encore nous faire remonter, mais il faudrait trouver encore plus loin dans le temps.

      Question « urbanisme », j’ai tout de même du mal à m’imaginer les forteresses en question avant la guerre de Troie. Je ne sais pas. Vous dites :« je ne pense pas qu’on puisse distinguer Troyens et Phéniciens en se basant sur le symbole ovale et le quadrilatère de la Grande Ourse ». Bien d’accord.

      Merci pour votre commentaire et meilleurs voeux.

    • Antenor Antenor 28 décembre 2014 22:09

      @ Emile

      « La ville des bords de Saône ne date que du IIIème siècle. Les historiens et archéologues n’ont jamais pu y trouver le moindre indice avant cette date. »

      Au nord-est de la ville fortifiée plus récente, on devine un vieux quartier en forme de cercle (autour de la rue de la motte). Ne faudrait-il pas placer la ville originelle dans ce quartier à l’image du quartier de marchaux à Autun ? Surtout qu’à côté se trouve la vieille église Sainte-Marie à l’architecture proche de celle de Saint-Philibert de Tournus et sûrement plus ancienne que la cathédrale.

      http://www.bourgogneromane.com/edifices/chalonStM.htm

      Confirmant mon hypothèse, dans la mythologie grecque les personnages du nom d’Atalante sont liés à l’Anatolie (Iasos : Carie, Minyas : Minyens) et aux Hespérides. Le nom Attale porté par les rois Pergame est sans doute lui aussi dérivé de celui d’Atlas. 

      Meilleurs vœux à vous et à tous vos lecteurs.


    • Emile Mourey Emile Mourey 29 décembre 2014 00:34

      @ Antenor 


      Saint-Philibert de Tournus, Xème siècle après J.C. Église Sainte-Marie, tout cela est parfaitement connu.

      Quant au monastère de Saint-Marcel, proche de Chalon, mon journal de SetL a bien voulu me consacrer un article dans lequel j’explique qu’il se trouvait à Sevrey au début et personne ne m’a démenti. C’est très important parce que les actes de ce monastère donnent, entre autres, la distance jusqu’au castrum de Cablillodunum et que cela correspond très exactement à Taisey.

  • soi même 27 décembre 2014 02:39

    Visiblement Émile comme vous attaquez à un gros morceau, je peu pas résister à t envoyer ce site et la photo remarquable qu’elle contient .

    http://www.elishean.fr/?p=26039

    Dans cette l’affaire c’est qui, qui brode ? Platon où Émile ? smiley


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