Commentaire de Emile Mourey
sur Polémique : la tombe princière celte de Lavau n'est pas ce que l'on dit
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@ Antenor et @ Aldous
Dans mon premier article, j’ai écrit ceci : Oenochoé à figures noires, le vase est parfaitement représentatif d’un art de Gergovie souvent confondu, selon moi, avec la production des ateliers d’Athènes
L’ennui, c’est que je n’arrive pas à trouver le chantier où de tels vases auraient pu être fabriqués. Il faudrait pour cela faire une recherche approfondie de tous ces types de vases trouvés en Gaule dans des tombes ou au cours des fouilles.
Le nom du peintre Nessos fait penser à Nemessos, autre nom pour désigner Gergovie, et ceux qui le suivent sont qualifiés de peintres de la Gorgone, certes ; mais pour le moment, je n’ai pas trouvé, en Gaule, d’indices indiquant un lieu de fabrication possible de ce type de céramique à figures noires.
À Gergovie, les artisans pouvaient écrire en grec puisque des lettres grecques figurent comme repères dans le cratère de Vix. L’écriture n’est donc pas un problème comme le pense Aldous ;
Aldous, en revanche, fait remarquer que la Grèce de cette époque était encore une mosaïque de cités, ce qui signifie qu’il devait y avoir concurrence et donc possibilité d’alliance entre Gergovie et une cité d’Italie contre celle d’Athènes, ce qui irait dans le sens de mon hypothèse d’une rivalité entre une Athéna ou un Persée grecs et une Gergovie/Gorgone phénicienne.
Sans indice convaincant, la question reste donc au point mort mais toujours en suspens, vu que la thèse des marchands grecs sillonnant les routes de la Gaule en semant des cratères sur leur passage n’est toujours pas crédibilisée par des preuves sérieuses.
