Commentaire de Emile Mourey
sur Alésia : les Gaulois de l'armée de secours ne se sont pas enfuis à cause d'une éclipse de lune


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Emile Mourey Emile Mourey 4 février 23:21

@ Laconique, Kapimo, Esprit critique,

Merci pour votre soutien parce que, quelque fois, je me sens bien seul.

Cela fait des années que j’alerte les ministres successifs de la Culture par la voie démocratique des questions écrites posées par les députés qui veulent bien m’écouter, et cela sans succès. Il est évident qu’il faut réunir un groupe d’études de professeurs de latin ou de latinistes confirmés pour revoir toutes ces traductions, ne serait-ce que pour localiser nos anciennes capitales gauloises.

Je ne suis qu’un ancien élève auquel on a enseigné un latin scolaire, je ne prétends pas tout savoir, mais j’aimerais comprendre.

Sachant que l’armée romaine comptait son déplacement en journées de marche, à la fin desquelles, elle montait obligatoirement son camp pour la nuit, j’ai fait l’hypothèse logique que les différentes légions s’étaient installées autour du mont Auxois, « dans la foulée ». Je précise : en faisant face à une opposition gauloise logique que les traductions courantes ne mettent pas en évidence. César parle d’un combat de cavalerie où l’acharnement est extrême. C’est celui que j’ai évoqué. Les premières légions - elles accompagnent César - arrivent. Aussitôt arrivées, elles se mettent au travail pour construire le camp K qui abritera le train des équipages et le camp A du PC tactique. Quand César dit qu’il range des légions « pro castris » cela ne peut être que pour protéger ce camp K que les cavaliers de Vercingétorix harcèlent. César craint même une attaque de l’infanterie gauloise. Il écrit textuellement qu’il envoie ces légions à ceux qui travaillent (laborantibus). C’est clair et cela confirme mon interprétation (premier temps).

Puis, les cavaliers de Vercingétorix sont mis en déroute par les cavaliers germains lorsqu’ils arrivent (deuxième temps). Ce deuxième temps est relaté en détails dans le chapitre 70 : les cavaliers gaulois abandonnent leurs chevaux pour franchir le fossé et le mur (en bleu sur ma carte). Ceux qui sont derrière pour le défendre se réfugient dans l’oppidum.

Tout ceci pour dire qu’il y a matière à faire une reconstitution, soit filmée soit par maquette, si les responsables du musée le veulent bien, et le Ministre.


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