Commentaire de Octave Lebel
sur Mélenchon suppôt de Macron


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Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2020 20:48

Trêve de comédie. Quelle est la vraie cible ?

Encore le coup du méchant Mélenchon ? Moi, je pense exactement le contraire. Les choses ont été discutées, les enjeux sont connus et sur la table. Alors basta des caméléons, donneurs de leçon et stratèges d’opérette dont tout le monde connaît maintenant par cœur les petites intrigues et leur véritable issue. Les contorsions de la grande comédie dans laquelle ils sont à chaque fois si à l’aise et si imaginatifs en paroles.

Il y a un travail de longue haleine et de persévérance qui se poursuit avec courage et ténacité qui ne se laissera pas distraire. Surtout quand il voit qu’il dérange.


Trêve de comédie. Quelle est la vraie cible ?

Un ensemble cohérent de priorités qui sont le socle d’une alternative : Réforme institutionnelle + pilotage et maîtrise de l’économie+Europe des nations comme un pôle économique et culturel partenaire souverain des autres pôles d’un monde multipolaire à encourager pour avoir une chance qu’il soit pacifié.

Pour nos classes dirigeantes et leurs troupes (les médias, les droites et sa main-droite extrême en cas d’urgence, la seconde gauche qui a réussi à gagner haut la main ses galons auprès de la finance, la compagnie hétéroclite des idiots utiles dont les états d’âmes et la grandiloquence garantissent depuis toujours la perpétuation des pouvoirs en place), c’est la peste, le choléra dont il faut à toutes forces et avec tous les arguments et moyens possibles selon les circonstances tant qu’ils marchent menacer nos concitoyens pour qu’ils demeurent dans le cercle de leurs raisons. Ce qu’ils craignent avant tout, c’est que soit inversé le sens du ruissellement, non plus du travail valorisé à minima et insécurisé jusqu’où on peut vers le plus possible de concentration des richesses et pouvoirs mais un partage équitable des richesses crées dans l’intérêt futur et immédiat du plus grand nombre, de la cohésion sociale et de la paix.

Pour le pays, il s’agit de reprendre la maîtrise de son avenir en assurant à chaque citoyen de participer à l’élaboration de la politique du pays et de participer à son contrôle, d’avoir un travail fondé sur l’utilité sociale et de bénéficier de toutes les solidarités selon besoin financées non par la spéculation financière qui se sert largement au passage et domine nos vies mais par des cotisations .

Au-delà des affinités et de la confiance plus ou moins forte que nous suggère notre expérience vis-à-vis d’un mouvement politique, il s’agit de nous interroger sur les mécanismes électoraux que les élus manient avec beaucoup de savoir-faire et d’à propos pour se qualifier dans une dynamique et des déplacements de lignes dont ils révèlent le sens peu à peu afin de maîtriser les jeux qui les servent. Ici en fait, c’est assez simple arithmétiquement parlant. Disqualifier LFI ou la contenir en voix, c’est à coup sûr faire perdre la gauche historique et laisser le partage des dépouilles aux droites et à leur allié fidèle la seconde gauche. Autant le savoir. Quant à la confiance et aux affinités qui nous guident dans nos compromis avec le réel et que l’on ne voudrait pas trop loin du souhaitable, qu’en sera-t-il avec les futurs gagnants par défaut de ce jeu qui nous fait tourner en rond depuis si longtemps quand le piège aura de nouveau fonctionné ? Quelles politiques publiques seront menées au service de quels intérêts ? Dans le doute, un petit coup d’œil vers les directives de l’UE sera instructif. Jusqu’à quel niveau dans les politiques néolibérales et la dissolution des états-nations faut-il s’enfoncer pour perdre la capacité de s’en extraire et où en sommes-nous ?

Il y a une méthode arithmétique imparable pour que le dernier avatar disponible et compatible au perfectionnement du toboggan néolibéral gagne, c’est d’affaiblir LFI sans lequel une coalition de gauche authentique voulue d’abord par nos concitoyens (désolé pour l’égo de nos avant-gardes si serviables) ne pourra faire la bascule. Désolé d’avoir à le rappeler, nos compères du camp d’en face l’ont compris depuis longtemps déjà et y travaillent. Comme toujours les plus lucides et méritants gagneront. Ne nous laissons pas abuser une fois de plus.



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