Commentaire de Octave Lebel
sur Alain Souchon VS Marion Maréchal : deux France irréconciliables
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Allons, il n’y a par principe qu’une France de citoyens réunis par des droits et des devoirs communs qui les relient au fondement de ce que l’on appelle une république. Et qui toutes générations et couches sociales confondues aspirent à décider de leur avenir dans un cadre apaisé où l’intelligence collective et ses richesses se partagent grâce aux moyens de la démocratie. Pour cela il nous faut un chemin politique qui passe par la réforme de nos institutions et du fonctionnement de notre vie politique et citoyenne sans oublier de nouveaux choix économiques qui sont aussi des choix politiques. Qui va accepter encore longtemps qu’une minorité de l’hyper-concentration des richesses et des moyens de fabrication de l’opinion publique décide, quoiqu’il se passe, de notre avenir ? Il revient à une démocratie de faire en sorte que ces choix puissent être éclairés correctement et suffisamment et que la mise en œuvre en soit régulièrement évaluée. Nous en sommes politiquement très loin et cette minorité avec ses instruments de puissance est très résolue à ce que cela continue le plus longtemps possible grâce à des moyens de plus en plus expéditifs. Déjà expérimentés ici et ailleurs si on les écoute attentivement et regarde quelle idéologie elle met en lumière à cet effet grâce aux outils précédemment évoqués. C’est une minorité d’intérêts qui en est arrivée à devoir mobiliser et réactualiser le vocabulaire et les thèmes de ses prédécesseurs historiques qui, pour sauver leurs intérêts financiers déjà , s’étant alignée sur une idéologie de la ségrégation et de la division, nous a conduit dans la honte et l’aveuglement à la soumission à une puissance étrangère. Je pense que cela n’échappe plus à grand monde au point qu’à l’occasion ces gens en sont réduits à se victimiser pour tenter une diversion. Je pense aussi qu’il n’y a pas de démocratie sans justice sociale ni dorénavant sans responsabilité écologique partagée, sans des citoyens correctement informés avec les moyens institutionnels de se faire entendre et respecter. Je pense que nous sommes à l’aube d’une mutation démocratique et il revient à chaque pays et peuple de faire sa part. Je pense que les difficultés et les problèmes que nous avons et aurons à résoudre le seront plus facilement, plus humainement, avec plus de justice, avec l’aide de cette démocratie de citoyens.
