Commentaire de Octave Lebel
sur Peine de mort : évolution de l'opinion depuis 15 ans
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Il me semble qu’il y aurait mille questions à se poser sur le contenu de ces sondages à commencer par le choix du moment et/ou du contexte de l’enquête. Sur les échantillons supposés représentatifs aussi utilisés et la méthode d’interrogation pratiquée en sachant que la plus courante est l’échantillon par internet (dont le biais principal est que les gens acceptent sans se poser de question la forme et le contenu des questions sans user pour la plupart de la possibilité de non réponse quand elle existe) avec l’appât de bons d’achats en retour. Les sociologues (ce sont eux qui forment les personnels des instituts de sondages) expliquent que, s’il s’agit vraiment de connaître les opinions des gens sur un sujet, rien ne vaut l’entretien en face à face réalisé par des personnes expérimentées prenant le temps nécessaire et où une certaine confiance et respect peuvent s’installer surtout à propos de sujets complexes et engageants. Cela prend plus de temps et coûte plus cher et donne des réponses plutôt nuancées qui poussent à réfléchir plutôt qu’à prendre parti et se situer dans un camp comme cela finit par nous être présenté (et répété sans fin) le plus souvent.Cela permet aussi d’augmenter qualitativement ensuite le niveau d’information sur le sujet traité.Cela a le mérite aussi d’éloigner les démagogues à la recherche de carburant bon marché pour leur propagande ainsi que les journalistes peu regardant et trop pressés. C’est excessivement rarement la démarche courante à laquelle nous avons droit. Il me semble indispensable de nous demander sérieusement pourquoi. Qu’est-ce qui nous garantit par ailleurs ici que les sondages comparés à distance étaient de même nature et donc comparables. Un véritable historien ou sociologue se poserait la question avant d’accepter d’en discuter.Rien ne nous interdit d’en faire autant avant de plonger tête la première dans le bassin.Je vous garantis qu’avec ces précautions élémentaires, on se sent beaucoup mieux vis-à-vis de nos médias et réseaux sociaux en général.
