lundi 14 avril 2008 - par Luc-Laurent Salvador

Achever Chomsky ?

A l’occasion de la sortie prochaine du film « Chomsky & compagnie » réalisés par Olivier Azam et Daniel Mermet, la posture de ce grand intellectuel est questionnée. Après avoir tellement contribué à la critique de l’impérialisme états-unien, il se pourrait que la pensée de Chomsky soit dorénavant un obstacle aux nécessaires prises de conscience.

A la tombée de la nuit, le 20 août 1998, une quinzaine de missiles de croisière Tomahawk filent vers Khartoum, avec pour cible l’usine pharmaceutique d’Al-Shifa. Alors qu’elle assurait 50 % de la consommation soudanaise, cette fabrique sera complètement détruite au motif qu’elle servirait à la fabrication de composants du VX, un puissant neurotoxique. Les soupçons, fragiles, n’ont jamais été confirmés et de nombreux observateurs ont perçu l’attaque comme faisant partie d’une opération de diversion dans une actualité dominée par l’affaire Monica Lewinsky. Selon Noam Chomsky, cette destruction aurait privé la population soudanaise de médicaments vitaux et aurait entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers personne. Il l’a donc présentée comme un acte terroriste plus grave que les attentats du 11-Septembre, considérant même qu’elle pouvait légitimer ces derniers. Avec un tel point de vue, tout à la fois provocateur et moral, Chomsky minimise l’importance du 11-Septembre et juge vains les efforts entrepris par ceux qui cherchent une vérité au-delà des incohérences de la version officielle. De sorte que, sur ce point particulier, notre libertaire anarchiste tient le même discours que le pouvoir politique et médiatique contre lequel il lutte depuis presque un demi-siècle, à savoir : a) les Etats-Unis ont été attaqués par des terroristes islamistes et b) circulez, y a rien à voir, rognotudju  !

Comment un tel paradoxe est-il possible ? Chomsky pourrait-il être lui-même sujet à ce conformisme médiatique qu’il s’emploie à critiquer depuis si longtemps ? Dans ce cas, à quoi la pensée de Chomsky pourrait-elle faire obstacle ?

Il faut savoir que Noam Chomsky est depuis longtemps présenté comme le plus grand intellectuel vivant. Faisant partie de ces auteurs vraiment originaux, il est à peu près inclassable. Ses travaux en linguistique lui ont valu, très tôt, une grande renommée, mais c’est en se faisant un critique obstiné de la domination mondiale du libéralisme en général, de l’impérialisme américain en particulier, qu’il est devenu une icône mondiale de la gauche progressiste.

C’est à ce titre que Daniel Mermet est allé l’interviewer et même le filmer chez lui, au MIT, près de Boston, dans le cadre de l’émission Là-bas si j’y suis. Un documentaire réalisé par Olivier Azam et Daniel Mermet grâce à une souscription effectuée auprès des auditeurs de France Inter est actuellement en cours de montage ; intitulé Chomsky & compagnie (cf. http://www.lesmutins.org/) sa sortie en DVD et dans les salles se fera d’ici quelques mois. Deux extraits d’environ une heure ont été projetés récemment à Montpellier ainsi que dans d’autres villes de province.

De l’information sur la désinformation

Bien que lecteur enthousiaste des articles polémiques de Chomsky qui paraissent régulièrement sur le site de Michel Collon, j’ai hésité à venir à la projection de l’avant-film d’Azam et Mermet. Qu’allais-je entendre que je ne savais déjà ? Je n’ai pourtant pas regretté d’avoir assisté à cette séance. J’en suis sorti complètement édifié et par le film et par le débat passionné qui a suivi. Cela s’est passé dans une salle bondée, en présence d’Olivier Azam et de Normand Baillargeon, auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle, évoqué dans le film.

Le documentaire était captivant autant qu’impertinent. Des choses belles et bonnes sur le monde telles qu’elles ont été dites, en particulier, le deux poids deux mesures qui prévaut dans les médias selon que l’information va dans le sens de la pensée unique ou non. Ce thème constitue un des principaux leitmotive de Chomsky qui a contribué à rendre célèbre l’expression de Lippmann « manufacturing consent » (la fabrique du consentement) en traitant des stratégies de communication qui, au cours de l’Histoire, principalement du XXe siècle, ont permis d’amener les opinions publiques à adhérer à telle ou telle représentation choisie de la « réalité ».

Chomsky a, par exemple, comparé les couvertures média respectives de l’assassinat de l’archevêque Oscar Romero au Salvador et de l’assassinat en Pologne du Père Popiélusko. Le rapport était de un à cent. Le premier est resté quasiment inconnu des médias occidentaux quand le second a été surmédiatisé.

On ne peut douter du fait qu’en démocratie les journalistes se croient libres, ils le disent suffisamment. C’est en toute liberté qu’ils sélectionnent ce qui sera dit et ce qui ne le sera pas. On peut simplement en déduire, avec Chomsky, que les journalistes sont les premiers acteurs de la censure qui, incontestablement, s’opère, généralement dans le sens des pouvoirs dont ils dépendent : les grands groupes, les institutions, etc. Le cas de la Constitution européenne est, à cet égard, très représentatif.

Je sais déjà que je visionnerai la version longue en DVD (estimée à 3 heures) car, à mon sens, toute réflexion, toute « autodéfense intellectuelle » nécessite la connaissance d’un certain nombre de faits concrets, historiques, incontestables. Comme je n’ai pas lu tout Chomsky, le film d’Olivier Azam élargira certainement mon horizon sous ce rapport. Toutefois, je sais déjà que je resterai sur ma faim concernant un aspect essentiel : la théorie.

Peut-on penser au-delà de Chomsky ?

D’emblée, je précise qu’il n’y a pas là une critique qui s’adresserait aux réalisateurs. Ces derniers nous donnent accès à ce que Chomsky et ses sympathisants proposent et, pour autant que je puisse en juger, c’est très bien fait. On peut, je crois, les en féliciter. J’entends simplement ici formuler ce qui me paraît la grande faiblesse de la pensée de Noam Chomsky : l’absence d’une conception d’ensemble qui puisse favoriser, orienter et guider l’action. Il me semble que c’est de cela dont nous avons le plus cruellement besoin. Prendre pleinement conscience de la réalité de la propagande à laquelle nous sommes constamment exposés au travers des médias du pouvoir économique et de son serviteur politique, c’est une chose. Comprendre l’ampleur du problème de la situation humaine, dans l’Histoire et au présent, c’est autre chose. Or, cette compréhension est nécessaire pour répondre à la hauteur des enjeux écologiques, psychologiques, sociologiques, politiques et économiques actuels.

La question que je voudrais poser est celle qui m’habitait avant d’aller visionner Chomsky et compagnie : peut-on, doit-on, aller au-delà de la pensée de Chomsky ? La réponse va de soi, me semble-t-il. La pensée est une marche qui ne connaît pas de repos. Chomsky l’entend probablement ainsi. Dans le film, il évoque une mésaventure qui lui est arrivée il y a un demi-siècle, dans les Pyrénées orientales. Un panneau indiquait un chemin menant au Canigou. Pensant qu’il s’agissait du relief proche qu’il avait sous les yeux, Chomsky s’y engagea et découvrit ensuite qu’il ne s’agissait que d’une grosse colline qui lui masquait le véritable Canigou, sur les pentes duquel il faillit mourir d’épuisement. Le progrès social suivrait, selon lui, cette dynamique. La grosse colline que nous avons sous les yeux n’est qu’un point de passage, qui ne doit pas masquer ce qui se tient au-delà, ce vers quoi nous nous dirigeons, sans en être nécessairement conscient. Quel pourrait donc être cet au-delà ? Après le douloureux constat de l’omniprésence de la propagande auquel Chomsky nous amène, quel terrible sommet reste-t-il à affronter ?

Théorie et pratique du bouc émissaire

Il n’est pas envisageable de tenter ici une démonstration ou même une argumentation en bonne et due forme. Je peux seulement indiquer qu’il serait judicieux de regarder en direction d’un des universaux anthropologiques que René Girard n’a eu de cesse de dégager tout au long de son œuvre et dont il y a tout lieu de penser qu’après avoir tramé l’histoire humaine il est encore à l’œuvre dans cette actualité dont nous avons trop facilement tendance à croire qu’elle est inouïe, sans précédent, etc. Je veux parler du mécanisme sacrificiel au travers duquel nous construisons depuis la nuit des temps nos réalités humaines et supra-humaines. Mécanisme que nous repérons seulement lorsqu’il déraille, lorsque ses victimes nous apparaissent innocentes et sont alors, à nos yeux, des boucs émissaires.

Selon René Girard, le fait humain premier, l’acte fondateur de l’aventure humaine, a été le geste sacrificiel qui amène à faire d’une entité quelconque la responsable de ce qui arrive à la communauté. Girard a non seulement repéré ce mécanisme dans les mythes fondateurs de quasiment toutes les cultures du monde, il a rendu intelligible le fait que derrière chaque épisode de l’Histoire nous pouvons retrouver la trace de boucs émissaires, qui sont, en quelque sorte, la partie émergée du mécanisme sacrificiel. Ce qu’il nous donne à voir, c’est le fait que porter une accusation unanime met ipso facto la communauté en paix avec elle-même, elle se trouve rassemblée, ressoudée et prête à se mobiliser contre l’ennemi commun. Le problème de la violence intestine - qui a de tous temps constitué la principale menace à la survie des groupes humains - aurait trouvé là une solution qui, d’après Girard, a été rituellement, religieusement, reproduite depuis que l’homme est l’homme. Cette solution est d’une implacable logique : si tous accusent une même personne (ou une même chose), ils ne s’accusent pas réciproquement, ils sont donc en paix. La guerre a ainsi toujours été le meilleur moyen d’apaiser les tensions internes d’une société et, la victoire, celui qui permet d’imposer les représentations du vainqueur, sa version de l’Histoire et de la réalité. Les mythes sont donc la forme originale du storytelling : ils exposent les causes qui affectent les humains et traduisent ainsi la réalité à laquelle les peuples qui y croient se trouvent confrontés.

L’Histoire le montre suffisamment, la puissance suggestive de l’unanimité-accusatrice-constructrice-du-réel est gigantesque. Fort heureusement, nous avons appris à la déjouer. La notion de « bouc émissaire » est devenue universelle et le fait de l’employer dit ipso facto que nous ne sommes pas dupes. Quand ce n’est pas le cas, quand nous n’avons pas repéré le « bouc émissaire », quand nous nous inscrivons dans un consensus accusateur qui laisse l’accusé sans défense, nous contribuons activement à une réalité contrefaite, nous entretenons le cycle de la violence, nous ne savons pas ce que nous faisons.

Dans le film d’Olivier Azam, Chomsky évoque furtivement ce processus, en le présentant, comme une forme bien connue de manipulation. Mais il ne s’y arrête pas. Il n’en dégage pas la portée générale alors qu’il traite sans cesse des accusations mensongères portées par la presse bien-pensante de son pays. Il ne voit pas la logique du bouc émissaire rituellement mobilisée tout au long de l’histoire de la nation qui prétend dominer le monde d’un point de vue tant moral qu’économique et qui accomplit son « destin manifeste » au travers d’un état de guerre permanent.

Autodéfense citoyenne & comploteries

Selon Chomsky, les personnes les plus éduquées, les intellectuels en particulier, sont plus sensibles à la propagande, manifestant une adhésion plus vigoureuse. On s’en convainc aisément en l’écoutant parler au sujet du 11-Septembre. Après avoir minimisé l’impact de la réaction liberticide de l’administration américaine en l’assimilant à celles de tous les gouvernements du globe qui en ont aussi profité pour renforcer le contrôle de leurs populations respectives, il se contente d’affirmer que la thèse d’une machination gouvernementale est désespérément non plausible en donnant, en substance, les raisons suivantes  :

1) Il faudrait être dément (insane) pour tenter quelque chose comme cela

· Le projet Northwood était-il un signe précoce de démence du gouvernement américain ?

2) Le gouvernement américain est incapable d’organiser quelque chose d’aussi complexe et délicat à exécuter

· Selon l’ancien président de la république italienne, Federico Cossiga, spécialiste des opérations clandestines, tout le petit monde du renseignement saurait parfaitement que la CIA et le Mossad sont les véritables maîtres d’œuvre.

3) Si cela avait été organisé par le gouvernement américain, il y aurait eu des fuites

· En 1967, lors de la guerre des 6 jours, l’aviation israélienne a coulé (intentionnellement) le navire espion Liberty. La marine américaine a demandé à ses hommes de se taire, alors qu’ils étaient victimes et non comploteurs. Ils l’ont fait sans moufter. Rien n’a filtré durant deux décennies. L’absence de fuite n’est preuve de rien.

4) Les preuves des conspirationnistes sont aisément balayées dès que l’on a la moindre formation en science

· Dès qu’on a la moindre formation en science, on sait que la chute libre vient de l’absence de toute résistance. Les tours se sont effondrées à la vitesse de la chute libre, donc il n’y avait rien en dessous, comme c’est le cas dans les démolitions contrôlées avec explosifs. Ce point est systématiquement contourné par les tenants de la version officielle parce qu’ils ne peuvent le balayer.

4) Les revues scientifiques font régulièrement état de phénomènes marginaux et inexpliqués

· L’argument est trompeur car ici ce ne sont pas les phénomènes marginaux qui sont inexpliqués, mais la thèse centrale qui est radicalement incohérente.

5) Il en va ici comme la question de savoir qui a tué John Kennedy : on s’en moque ! Chercher la vérité sur 9/11 est un gaspillage d’énergie qui nous détourne des vrais problèmes.

· Depuis quand chercher la vérité serait un gaspillage d’énergie ?

N’est-il pas troublant de constater que Chomsky, connu pour son attention scrupuleuse aux faits, se cantonne ici à un discours vague basé sur des assertions aussi fragiles que gratuites ? Lui, qui a la patience de s’opposer à l’infinie propagande des médias officiels, ne peut-il affronter sérieusement l’argumentaire conspirationniste ? Comment ose-t-il porter l’accusation de « conspiration » qui appartient à l’arsenal des puissances dominantes, alors que, mieux que quiconque, il en connaît la violence et le caractère inique, en ce sens qu’elle constitue un refus d’argumenter basé sur une disqualification a priori de l’interlocuteur ?

Franchement, je ne sais pas pourquoi Chomsky est porteur d’une telle contradiction et, au fond, peu importe. Notons à sa décharge qu’il n’est pas le seul, loin s’en faut. Les chiens de garde de la gauche bien pensante ne manquent pas. Mais nul n’a le pedigree de Chomsky.

Pour une conspiration de l’intelligence

Quoi qu’il en soit, mon sentiment est qu’il convient d’aller au-delà de Chomsky, au-delà de la simple accumulation de faits de propagande, au-delà de la réaction citoyenne qui, aussi urgente et nécessaire qu’elle soit, ne saurait être suffisante. Car il nous faut songer à construire un monde meilleur et, pour cela, éviter l’apocalypse si c’est encore possible.

Il nous faut donc penser le monde, voir enfin ces « choses cachées depuis la fondation du monde » qui nous amènent à construire une représentation où c’est l’autre, l’étranger, qui est mauvais et qui doit être objet de notre vindicte car il nous a fait violence. Le schéma du bouc émissaire est universel. Il n’y a pas de raison sérieuse de considérer qu’a priori le 11-Septembre devrait y faire exception. A priori, donc, le 11-Septembre devrait être considéré comme un phénomène de cet ordre. Que certains hésitent encore à franchir cette ligne jaune, c’est-à-dire à quitter un monde rassurant où l’on croit que les gouvernements agissent pour notre bien pour entrer dans un monde hallucinant où le pouvoir est capable de telles machinations, cela peut se comprendre tant il est douloureux (a) de renoncer à ses illusions enfantines et (b) d’assumer le fait que ce monde est ce qu’il est parce que nous l’avons laissé devenir tel au travers de chacun de nos petits choix de vie inconscients, égoïstes, irresponsables, lâches, etc.

Ceux que l’on appelle les conspirationnistes, ceux qui cherchent la vérité, loin d’être des malades, ont compris qu’il y avait là une occasion inouïe de changer l’ordre du monde et d’accomplir la nécessaire révolution qui seule pourra nous détourner d’une trajectoire qui, pour le moment, est celle de la violence grandissante que les hommes, dans leur volonté de puissance débridée, font aux hommes comme à la nature.

Un autre monde est possible parce que la réalité se construit. Ne laissons plus les puissants nous fabriquer une réalité issue de la violence des accusations mythiques et des guerres « justes ». L’intelligence collective s’est mobilisée grâce à l’internet social. Les hiérarchies du pouvoir et l’information sont enfin mises à mal par une révolution pronétarienne (le peer to peer) qui est en mesure de changer radicalement le cours de l’Histoire. Pas d’hésitation : rejoignons la conspiration de l’intelligence qui tente actuellement de contrer l’aveuglement et la brutalité des schémas anthropologiques qui nous agissent encore, mais que nous avons à présent le pouvoir de dépasser. C’est maintenant ou jamais. Où que nous soyons, affirmons-nous comme témoins, sinon d’une vérité, du moins d’un questionnement que les officiels et leurs médias asservis tentent d’étouffer.

Luc-Laurent Salvador



214 réactions


  • abersabil abersabil 18 avril 2008 11:35

    Dans l’espoir de ne pas voir mon autre post retiré une deuxième  fois , il me semble que le pays qui a pu utilisé la bombe atomique en vrai et non a titre expérimental, faisant des morts en masse,sans scrupules aucun et dont sa nature profonde est connue, belliqueuse , agressive, à l’image de ses films ou le sang coule comme l’eau des robinets au point de la jubilation ( cela relève sûrement d’un problème psychiatrique ), il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’il est en mesure de récidiver d’autant plus que ses intérêts ne se conjuguent qu’au pétrole et à la domination du monde ; après la chute du mur , le bloc de l’est s’est effondré, reste la Chine, la Russie seule ( stratégiquement amoindrie ), et le maillon faible qu’est le monde Musulman mais oh ! combien  riche, il faut bien commencer par là, et qui mieux qu’Israël a connaître cet espace, et pour faire court la connivence de juifs et chrétiens SIONISTES représentée par ces néo-conservateurs qui ne sont pas si cons que ça car la mise est grande, frapper les esprits par un scénario catastrophe est tout ce qu’il a de facile( parole d’hollywood !!!), mais ils oublient que leurs Crimes sont plus que grandissime ; ils ne tarderont certainement pas d’être rattrapé un jour ou l’autre par l’histoire et ils en payeront le prix. Pour la remarque, jamais ceux qui se sont attaqué aux musulmans ne sont sortis indemne, ne dit-on pas que la mauvaise graine ( puisqu’ils sont ainsi vu, et jamais dans leur contribution civilisatrice ) ne meurt jamais, tant qu’a faire le ‘’ show must go’’.


  • armand armand 19 avril 2008 12:27

    à l’auteur :

    Vous ne démontrez qu’une seule chose, in fine, qu’il est toujours possible d’ériger une construction intellectuelle à l’appui des thèses les plus farfelues et les plus improbables dès lors que celle-ci justifie son alignement a priori.

    Si je puis me permettre une petite remarque, en apparence mineure : l’affaire du Liberty, ce navire-espion américain coulé pendant la guerre des 6 jours, n’a absolument pas été dissimulée pendant 20 ans. Elle a fait les gros titres des journaux à l’époque, avec photos à l’appui (j’en suis témoin, même petit garçon je lisais les journaux...).

    Si les autres exemples de grosse dissimulation sont du même acabit...

     


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 19 avril 2008 14:04

      @ Armand

      Super ! Alors racontez nous ce que disaient les journaux ! La vérité sûrement ?

      Je suis sérieux. Je vous écoute, racontez-nous...


    • armand armand 19 avril 2008 14:24

      Ce qui racontaient les journaux à l’époque ? Qu’on présentait l’affaire comme une regrettable bavure, qui a soulevé une intense émotion aux Etats-Unis. Mais que certaines voix déjà laissaient entendre qu’il n’en était rien, et que les israëliens ne voulaient pas de navire-espion dans le coin.

      Mais si vous voyez des conspirations partout, cela ne devrait pas vous suffire.

      Et un conseil, s’agissant d’Al Qaeda (je rejoins à peu de choses près l’analyse faite par Gazi), il vous faudrait, pour mieux comprendre le phénoméne, ajouter à vos vastes connaissances quelques rudiments de savoir au sujet des dérives extrémistes des madrasas de Déoband ; Voyez aussi pour le détail du wahhabisme séoudien. Vous y trouverez les ingrédients tant d’Al Qaeda que du mouvement taliban. Et ce depuis le XVIIIe siècle. Que les USA les aient soutenus contre l’URSS pour des raisons tactiques, c’est certain. Qu’il y ait des convergences idéologiques entre un puritanisme wahhabi qui a toujours fait bon ménage avec le capitalisme et puritanisme U.S., c’est probable aussi.

      Quant à l’existence de Ben Laden et d’Al Qaeda, quand bien même cette organisation aurait été fictive, à l’origine (ce que je nie, mais admettons...) elle peut devenir réalité et attirer les milliers de pauvres hères qui trouvent plus glorieux d’être un lion du djihad qu’un sous-gérant d’un ’Fish and Chips’.

      Mais si vous n’en êtes pas convaincu, prenez votre bâton de pélerin, allez à la frontière afghane (les intellectuels français bénéicient encore d’une certaine côte) et demandez à en rencontrer. Comme vous êtes français, peut-être éviterez-vous de figurer en guest-star d’une vidéo de décapitation...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 19 avril 2008 21:05

      @ Armand

      Merci pour l’info. Mais ce que vous dites confirme mes propos. On a pu avoir des soupçons à l’époque mais ... rien n’a alors filtré. La Marine U.S savait et s’est tue. Les faits exacts ont été connus plus de deux décennies plus tard. Cet exemple était là seulement pour montrer que l’hypothèse de Chomsky concernant des fuites inévitables n’est pas solide. On est ici dans le cas où la marine US était victime. Des fuites eussent été légitimes et il n’y en a pas eu. Alors imaginez si des personnes ayant contribué aux attentats du 11 septembre vont se mettre à l’ouvrir vu la taille des enjeux. Le silence n’est preuve de rien. C’est tout ce que je voulais dire.

      Concernant l’existence d’Al Qaida, je dis juste que cette entité est made in USA et, écoutez moi bien, ce n’est pas dire qu’elle ne se nourrit pas actuellement et des courants de pensée islamistes divers et autres comme de la formidable """"""""réalité""""""""" et vitrine que lui offrent les médias occidentaux. Bien sûr que Al Qaida peut devenir une entité qui s’autonomise à la Frankenstein ! Elle peut devenir, elle est peut-être déjà une réalité dangereuse, voire monstrueuse comme Hitler l’a été grâce à la coopération des financiers et des corporations U.S (cf. le livre de Pauwels cité plus haut).

      Mais voyez-vous : LA N’EST PAS LA QUESTION ! Celle-ci est avant tout de savoir si à l’origine c’est bien une machination du complexe militaro-industriel qui est derrière les attentats du 11 septembre. A cela, tous les éléments dont je dispose m’amène à répondre par l’affirmative.

      Maintenant je vous dirais que même si Al-Qaida devient une entité qui s’autonomise, se "réalise" et se rebelle contre son maître, elle n’échappera pas au fait que son existence est une aubaine pour son créateur, comme les Russes et le péril communiste a été une aubaine pour le complexe militaro-industriel. On ne peut douter de leur réalité. Mais on ne peut douter qu’ils aient été d’une certaine manière instrumentalisés. Avoir des ennemis et faire la guerre, c’est le meilleur moyen de tenir son peuple sous le joug, de faire tourner à fond la machine de guerre et d’étendre son emprise sur le monde dès lors qu’on a effectivement une supériorité incontestable.

      Il serait illusoire de croire que le désastre irakien n’avait pas été envisagé. Même si rien ne devait changer, les USA sont OK pour y rester les 50 prochaines années (jusqu’à ce que le gros baril irakien soit vide).

      Voilà mon sentiment et les raisons pour lesquelles j’essaie de contribuer à la compréhension de ce mécanisme victimaire qui sert à la manipulation des foules, aussi éduquées et savantes qu’elles se croient, influencées qu’elles sont pas des journalistes prompts à toutes les postures morales avantageuses (comme c’est le cas actuellement avec le Tibet).


  • Philippe D Philippe D 20 avril 2008 23:09

    @ L’auteur

    Supposons, Oui je sais c’est une supposition ridicule mais bon, supposons voulez-vous ?

    Supposons que la VO finisse par être vérifiée !

    Dans ce cas :

    Admettriez-vous avoir pu vous être trompé ?

    Ou bien, ce serait la vérité qui aurait tort ?

    Ou bien, c’est impossible car vous ne vous êtes jamais trompé ?

    Autre réponse ?


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 avril 2008 21:51

      Si le Père Noël existait, est-ce que vous y croiriez ?

      Voilà la question que vous me posez en somme et la réponse est évidente : oui, bien sûr.

      C’est tellement bien de croire au Père Noël. S’il existait, je ne m’en priverais pas !

      Vous avez de ces questions !

      Sérieusement.

      Le Père Noël n’existe pas et la V.O. ne sera jamais vérifiée car ici bas, rien n’est jamais vérifié. Au mieux, les théories ne sont pas encore démontrées comme fausses.

      Malheureusement, la V.O. est déjà fausse. Relisez Griffin dans sa critique du Rapport de la commission d’enquête. Il n’y a rien à sauver.

      La tâche est à présent de dégager une version qui soit assez solide pour faire consensus. Celle qui impliquerait des membres du gouvernement US me paraît la plus plausible. Je considère comme un devoir citoyen de lutter contre la désinformation et la manipulation en tentant de donner la meilleure cohérence possible à l’information dont je dispose

      Si cela ressemble à ce que d’aucuns voudraient diaboliser comme "théorie conspirationniste", peu importe. On ne peut pas plaire à tout le monde. Que ceux qui ont besoin de diaboliser diabolisent, mais qu’ils s’arrangent pour nous foutrent la paix plutôt que de pousser à la guerre comme ils le font.


    • Lambert85 Lambert85 28 avril 2008 10:33

      Théorie la plus plausible ? Laquelle ? Celle impliquant le placement d’explosifs sur toute la structure des trois tours bien surveillées ? Celle impliquant la disparition d’un avion de ligne et l’utilisation d’un missile que personne n’a vu au pentagone ? Vous avez des lunettes déformantes mon pauvre ami ! Griffin n’est qu’un vieux théologien et la plupart de ses reproches au rapport de la commission sont "l’omission de ceci et de celà". Comme si une commission allait étudier toutes les hypothèses farfelues (surtout celles émises après le rapport). Eh non, la commission n’a pas non plus évalué l’hypothèse qu’un OVNI avait percuté les tours, comme c’est bizarre...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 avril 2008 22:00

      Au lieu de jouer les vierges effarouchées, relisez la citation de Girard que j’ai placée à la fin de mon article.

      Ce n’est pas un argument sur le fond, bien sûr. C’est seulement pour vous donnez à entendre que vous ne pouvez pas vous attendre à ce que vos anticipations soient toujours satisfaites dès lors que vous voulez vraiment toucher au réel. Il y a des renoncements nécessaires à opérer.

      La stratégie qui consiste à récuser tout en bloc en parlant de "fatras" n’a aucune validité au plan intellectuel. Si c’est un fatras comme vous le dites, il vous sera facile de le balayer. Alors, je vous en prie : balayez tout ça. Mais si vous n’y arrivez pas, alors, le moment venu, reconnaissez le.

      Il semble que vous ayez quelques difficultés à cela. Je me trompe ?

      Quoi qu’il en soit, j’attends vos arguments et non vos vaines protestations...


    • Le péripate Le péripate 26 avril 2008 22:27

      Vous avez très mal lu Girard. Le mécanisme du bouc émissaire fonctionne dans les religions archaïques. Et surtout, il est précédé de la crise mimétique, qui est le phénomène génétique, dont vous négligez complètement l’importance. Car sinon, vous reprendriez l’analyse de Dupuy sur les rivaux jumeaux. Pour revenir au bouc émissaire, son efficacité va largement décroissante depuis la révélation christique, ce que vous ne pourriez manquer de savoir si vous aviez vraiment compris Girard. Vous avez simplement cru comprendre un "truc", et vous l’avez utilisé pour conforter une idée "à priori".


  • Lisa SION 2 Lisa SION 23 avril 2008 00:24

    Bonjour,

    je ne suis nullement scientifique, mais capable de réfléchir aux conditions ayant pu déclencher la chute des tours dans des conditions, d’ailleurs semblables.

    Ayant été percutées par deux avions de cent cinquante tonnes, chargés de cinquante tonnes de kérozène, à quatre cent kilomètres heures dans les quatre cinquièmes de leur hauteur, elles sont forçément fragilisées. Si vous admettez que les squelettes, ayant subi le moindre léger voilage mécanique dû au choc initial, et chauffés à blanc par une heure d’incendie, supportent malgré tout les vingt derniers étages, ( 4 / 5 iièmes des deux cent mille tonnes de l’ensemble ), c’est à dire quarente mille tonnes...il n’est plus surprenant que cela ait cédé à un moment donné. L’ensemble de la partie devenue mobile restant d’un poids concret multiplié par la vitesse de la chute vient à bout de la totalité de l’édifice. 

    Evidemment, cela n’explique pas comment est tombé le troisième batiment ...

    Espérant vous avoir éclairé, je vous encourage à retrouver le film des frères Naudet..

    Je vous salue bien bas. L.S.

     


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 avril 2008 21:37

      @ Lisa Sion

      Ce que vous proposez est une histoire, avec de belles images (voilage, centaines de milliers de tonnes, métal chauffé à blanc). C’est grosso modo la VO, mais ce n’est pas de la physique.

      Avant le 11 septembre, on a jamais vu de tour à structure métallique s’effondrer suite à un incendie. On en a pas vu après non plus.

      L’avion n’a pas pu affecter les structures porteuses. L’incendie non plus, l’essentiel du carburant a brûlé à l’impact (grosse boule de feu extérieure).

      Mutliplier le poids des 20 étages par la vitesse de la chute n’est pas éclairant ici. Au mieux, ce que vous dites renvoie à l’hypothèse pancake qui est tellement peu tenable qu’elle a, à ce qu’on me dit (je n’ai pas encore pu faire le tour de la question) été abandonnée par les tenants de la VO.

      Si vous voulez réfléchir à la question, (et vous auriez bien raison), je vous invite à ne pas contourner la donnée physique qui est ici cruciale : le temps de chute des tours qui est à peu près celui de la chute libre (env. 10 s., cf. les nombreux commentaires ci-dessus). Tant que cette donnée ne sera pas expliquée par la VO, celle-ci ne sera au mieux que de la prose.


    • Lambert85 Lambert85 28 avril 2008 10:26

      Il serait temps d’arrêter de mentir ! Des tas de structures en acier se sont effondrées suite à des incendies, toute la partie en acier de la tour Windsor à Madrid s’est effondrée suite à des incendies, il ne restait que la structure centrale en béton. Il est un fait qu’aucune tour aussi massive en acier n’a été touchée par un avion de ligne, on ne va pas s’en plaindre. Votre légende de la chute libre est fausse puisque les tours se sont effondrée en plus de 15 secondes, les débris tombant bien plus vite que les tours. Il m’est arrivé de lire les forums conspirationistes, ils sont toujours en train de se disputer sur des HYPOTHESES et admettent eux-mêmes qu’ils n’ont AUCUNE PREUVE LEGALE pour faire un procès. Alors cessez de nous casser les pieds avec vos théories pour neuneus ! Revenez nous voir quand vous aurez des preuves !

      Je cite : « Je n’ai à ce jour aucune certitude sur le Pentagone, je ne défends ni une version ni une autre, je défends le droit à dérouler des scénarios, des possibles !!
      Il seront Toujours et Tous marqués par des postulats de départ.

      Ils n’auront Jamais caractère de preuves.

      Il nous manquera Toujours des éléments factuels que seul une nouvelle enquête pourrait révéler et mettre à jour. »


  • Pierre 30 avril 2008 17:45

     

    Concernant l’analyse de l’écroulement des tours jumelles et de la tour numéro 7 du World Trade Center le 11 septembre 2001, je me permets de recommander les documents sceptiques suivants, produits par des scientifiques, des ingénieurs et des architectes : 

    · Steven E. Jones (physicien), Frank M. Legge, Kevin R. Ryan, Anthony F. Szamboti et James R. Gourley, « Fourteen Points of Agreement with Official Government Reports on the World Trade Center Destruction », publié dans The Open Civil Engineering Journal, 2 (2008), pages 35-40 – l’article est disponible en ligne à www.bentham.org/open/index.htm

    · La conférence vidéo de l’architecte états-unien Richard Gage, « How the Towers Fell », disponible au site Architects and Engineers for 9/11 Truth, http://www.ae911truth.org, en haut à gauche de la page d’accueil (on peut également acheter un exemplaire de la vidéo de la conférence sur ce site)

    · Steven Jones, « Why Indeed Did the World Trade Center Buildings Collapse », vol. 3, septembre 2006, http://www.journalof911studies.com 

    · Rodger Herbst, « Mysteries of the Twin Towers : A Survey of the Available Evidence On the Collapse of the World Trade Center Towers », http://www.seattle911visibilityproject.org/rwtcpdf.pdf

     

    S’agissant de l’attaque du Pentagone, je recommande les deux articles suivants, qui établissent, sans abandonner la perspective sceptique, qu’un avion de ligne a effectivement percuté le cerveau de l’armée états-unienne :

     

     


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