lundi 29 février 2016 - par VICTOR Ayoli

Au « Salon de la subvention »

Les « paysans » (pardon, les « exploitants agricoles ») qui ont insulté la fonction présidentielle, donc la République, à travers François Hollande, méritent-ils l’indulgence dont ils bénéficient traditionnellement pour leurs exactions ?

 

Question : pourquoi l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark taillent-ils des croupières à l’agriculture française, jadis championne d’Europe voire du monde, alors qu’elle a reçu de l’Europe des centaines de milliards d’euros (environ 10 milliards chaque année) ?

Parce que ces pays ont profité des aides européennes pour moderniser leurs agricultures et leurs élevages dans l’esprit ultralibéral prôné par Bruxelles, afin de les rendre plus productifs, donc plus générateurs de profits. Il en est résulté une agriculture et surtout des élevages industrialisés, appartenant à des groupements financiers ou industriels, n’ayant pas d’états d’âmes à exploiter sans vergogne des mains d’œuvre venus de l’immigration (souvent clandestine) ou des travailleurs « détachées ». Ceci dans des exploitations que l’on ne peut plus appeler « fermes », enfermant plusieurs milliers de vaches monoraces (prime holstein) pissant des millions de litres de mauvais lait, sans jamais voir le soleil ni manger un brin d’herbe, nourris aux aliments industriels à base de soja OGM provenant d’Amérique (Nord et Sud), puis inondant le marché et faisant chuter les prix avec des tonnes de barbaque de réforme vendue par la grande distribution. Idem pour le porc et les volailles.

Question : Pourquoi la France n’a-t-elle pas suivi ce même processus ?

Parce que les gouvernements (où la droite reste largement dominante dans le temps) - en pleine connivence avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et avec la complicité intéressées du Crédit agricole et des Chambres d’agriculture – ont œuvrés non pas pour bâtir un avenir viable à l’agriculture française, mais avant tout pour maintenir un électorat traditionnellement acquis à la droite (voire actuellement à l’extrême-droite). Ils ont étalé dans le temps (et donc les scrutins !) la baisse régulière du nombre d’exploitations afin de maintenir quantitativement cet électorat. Les paysans français disparaissent inexorablement pour être remplacés par des « exploitants agricoles » sous contrat qui sont en réalité des ouvriers spécialisés « uber style », maillons faibles d’une agro-industrie préoccupée avant tout de profit financier. Et comme leur poid électoral s’est considérablement rétrécit, les « politiques » s’en foutent. Et TAFTA, s’il est signé, consacrera leur mise à mort.

L’ « exploitant agricole » a perdu son âme de paysan. Son âme et son savoir-faire. Il est devenu un chasseur de subventions, celles-ci représentant l’essentiel du revenu des « exploitants agricoles ». A noter que, sans assurer l’avenir de l’agriculture française, la Politique agricole commune a razzié l’essentiel des fonds européens au détriment d’autres politiques européennes. Les Français, principaux bénéficiaires des fonds européens, ont - sous la bannière de la FNSEA - toujours lutté contre les velléités bruxelloises de différentiation des subventions en fonction d’autres critères que la surface et la seule rentabilité des exploitations. Résultats : ces subventions ont été surtout – et sont toujours – pompés par les gros exploitants céréaliers (80 % du fric pour 20 % d’ « exploitants »-exploiteurs). Comme par hasard, c’est parmi ceux-ci que se recrutent l’essentiel des dirigeants de la FNSEA !

Les quotas laitiers, qui permettaient de produire à des prix rémunérateurs, ont été supprimés le 1er avril 2015. Suppression signée et ratifiée sous la droite de Sarko, rappelons-le à l’électorat de droite des « exploitants agricoles » qui sifflent et insultent le président actuel. Dès lors ces derniers somment l’Etat – avec nos sous - de prendre le relais de Bruxelles pour continuer de subventionner une agriculture responsable de biens des dégradations environnementales, stérilisant la terre par les engrais chimiques, empoisonnant l’eau et l’air par les pesticides, sans oublier la non qualité des aliments.

Et que dire de la désertification rurales résultant du regroupement des exploitations ; que dire des milliers de cancers contractés par les agriculteurs suite aux divers traitement chimiques ; que dire des suicides (deux pas jours) d’ « exploitants agricoles » flingués par les dettes contractées auprès du Crédit agricole pour sacrifier à la course au plus gros tracteur…

 

Et que penser de ce drôle de « syndicat » agricole dont le président, Xavier Belin, préside aussi une multinationale…qui vend – très cher, et c’est une des raisons occultée des problèmes de prix actuels - aux éleveurs qu’il est censé défendre l’aliment industriel à base de tourteaux de soja OGM ? Xavier Belin, le paysan en Prada est un homme d'affaires aux multiples casquettes. Il est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !

Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards d’euros de chiffre d'affaires, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)

Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole !

Et les « floués de la terre » confient la défense et l’élaboration de leur futur à ce cartel qui montre sa force au salon de l’agriculture – qu’il faudrait rebaptiser « SALON DE LA SUBVENTION » - en orchestrant les insultes, le démontage du stand gouvernemental, les jets de bouses afin d’intimider le gouvernement…

Les ex-paysans, devenus « exploités agricoles » n’ont que les représentants syndicaux qu’ils méritent et l’avenir que ceux-ci leur concoctent.

Que faudrait-il faire alors ? Qui lo sa ?

Il faudrait peut-être organiser, voire imposer, des négociations tripartites entre la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire et aussi les paysans (pardon, les exploitants agricoles). Mais qui pour les représenter face à des colosses structurés, avides et sans états d’âmes ? Certainement pas la FNSEA. Alors, des groupements de producteurs ? Existent-ils ?

Il faudrait certainement imposer l’étiquetage pour que le consommateur sache ce qu’il achète. Encore faudrait-il que nos représentants auprès de l’Europe ne se couchent pas, comme d’habitude.

Il faudrait évidemment sortir de la monoculture, avec des fermes à taille humaine pratiquant une pluriculture destinée à nourrir une clientèle de proximité et sortir du mirage de l’exportation de produits de qualité médiocre concurrencés par leurs équivalents venant des pays à bas prix de main d’œuvre (Brésil) ou exploitant sans vergogne les travailleurs « détachés » (Allemagne).

 

Et surtout remplacer ces productions qui ne peuvent pas, compte tenu des prix de main d’œuvre chez nous et de la structure familiale de nos exploitations, concurrencer les productions des usines à lait ou à barbaque de la mondialisation. En surfant sur l'image très positive de la France, terre d'excellence gastronomique, terre de luxe, terre de savoir-faire, terre de savoir-vivre pour se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, lait et viandes bio, produits transformés AOC et AOP, etc., à des prix rémunérateurs.

 

Et nos paysans retrouveront le goût du bel et bon labeur et la joie de vivre plutôt que la tentation de la corde...

 

Illustration X - Droits réservés

 



28 réactions


  • devphil30 devphil30 29 février 2016 14:02

    A quand des déclarations de conflits d’intérêts pour ce Xavier Belin ? 


    Réélu en 2014 car le seul candidat , belle démocratie syndicale.

    Quand j’ai lu cet article avec les imbrications mafieuses du président de la FNSEA , de l’industrie OGM , TAFTA etc ... j’en suis resté sidéré.

    Pas trop naïf mais quand même l’argent est partout et nous conduit dans le mur.

    Quand les terres en France seront toutes en jachère , elles se seront peut être vendues ou loués par d’autres pays pour nourrir les Français à bas cout sans respect de la nature et ensuite quand ces terres seront totalement infertiles ces grands groupes iront pollués ailleurs.

    Seul compte l’argent , le dividende , les actionnaires , la progression du chiffre d’affaires 

    Philippe

  • Alpo47 Alpo47 29 février 2016 14:07

    Le début de l’article m’inquiétait quelque peu. Je croyais lire que vous défendiez le modèle d’hyper industrialisation des Pays Bas, de l’Allemagne, des USA ...etc... Votre conclusion me rassure un peu.

    Si les agriculteurs sont (de moins en moins) subventionnés, c’est d’abord pour compenser la disparition des « barrières douanières » qui pesaient sur les importations à bas coût. Rappelons que l’agriculteur, comme le salarié, français doit payer de lourdes charges sociales. Très supérieures aux Polonais, Russes, Bulgares ... etc ...Idem pour le cout de la main d’oeuvre jqu’il doit souvent employer. Il subit une concurrence totalement faussée .

    Les difficultés de nos agriculteurs, comme des salariés, sont d’abord la résultante de la mondialisation. Cette dernière ne s’est mise en place qu’au seul profit des négociants, multinationales, usines « à bouffe » en tout genre. Le profit immédiat est sa finalité.

    Mais pour les acteurs-initiateurs de la mondialisation, peu importe que les produits soient produit dans le Maine et loire ou en Bulgarie, seule importe les marges qu’ils peuvent se faire.

    Si les fermes-usines produisent effectivement des produits à moindre coût nécessaires pour les personnes ayant un petit budget, la « vraie agriculture » doit se tourner vers les labels, le bio, la qualité garantie. Il y a encore un avenir pour ceux là ...

    Comme toujours dans l’histoire de l’humanité : Evoluer pour ne pas disparaitre.


    • tonimarus45 29 février 2016 16:51

      @Alpo47— moi auusi j’ai ete detasbilise par une bonne partie de cet article ai je me suis demande un bon moment si venant de « victor » c’etait du «  »lard ou du cohon«  »


  • Robert GIL Robert GIL 29 février 2016 14:16

    La fnsea va-t-elle changer  ? ,,, certain en font la promesse !


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 29 février 2016 18:55
      @Robert GIL

      MUTTER MERKEL tant qu« elle a boudin et saucisse »deutsch_bio ) ca va sinon elle dit frankreich

      sauccccisss NICHT GUT  !!!!!!!!!

      HONTE A NOS HOMMES POLITIQUES SANS COUILLES qui ne l" honorent pas ( dégonflé le FOLL)
      POUR LES PAYSANS  QUE LES PREFETS DEFALQUENT DE LEURS SUBVENTIONS LES FRAIS DES TRAVAUX A FAIRE POUR REPARER LEURS CASSES

  • Le p’tit Charles 29 février 2016 15:01

    qui ont insulté la fonction présidentielle, donc la République (non..sa raie publique nuance..), à travers François Hollande chef « BONOBO » du PS..qui se montre en compagnie du mafieux de la fnsea..diner de cons dans un salon parisien en somme.. !


  • alain_àààé 29 février 2016 15:26

    excellent article mai n oublions pas que les subventions qu ils soient de bruxelles ou des régions départements villles et que font les paysans ils s achetent des biens immobiliers j en avais 3 maisons dans ma rue sans comptés des immeubles un peu partout


  • JBL1960 JBL1960 29 février 2016 15:45

    Oui, très juste, tout ça, et quand vous dîtes que le paysan est devenu un chasseur de subventions, ce n’est que la stricte vérité. Mais, il m’a semblée lire quelque part, que la FNSEA s’était excusée auprès de FH pour les sifflets qu’il a reçu !
    Alors là, on nage en plein délire, non ?
    Les chasseurs de subventions sont aussi, des chasseurs, tout court et c’est pas pour notre plus grand plaisir de promeneur, d’autant que vous avez encore raison qd vous dites que de la droite, le plus grand nombre est passé à l’extrême droite. Habitant dans une campagne paumée (et particulièrement Fhaine) c’est pas rassurant, rassurant tout ça. Tenez, j’ai récemment rappelé le sketch des chasseurs des Inconnus dans ce billet de blog ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/19/le-mauvais-chasseur/
    Plus sérieusement, on croit rêver qd on entend FH, ou Valls prétendent venir parce qu’ils entendent la détresse, toussa toussa... Nan, tous des pinocchios. Et en fait, on a compris que Pépère aussi Valls ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/26/pepere-aussi-valls/ Voici la liste des licenciements des 10 derniers jours dans le monde soit 300 000 personnes jetées à la rue au N.O.M. du Fric ! https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/29/tout-va-bien/&nbsp ; Mais chut... Tout va bien ! JBL


    • VICTOR Ayoli VICTOR 29 février 2016 16:44

      @oncle archibald
      « Ploù toujou ounte es bagna ! »
       Il pleut toujours où c’est mouillé !


  • Clark Kent M de Sourcessure 29 février 2016 16:04

    « Et nos paysans retrouveront le goût du bel et bon labeur »


    A propos d’agriculture, savez-vous que le mot « labeur » est le même que le mot « labour », et donne au travail un sens positif, fructueux au lieu du sens aliénant contenu dans le mot « tâche »  ?
    D’ailleurs, c’est cette forme anciennes que la langue anglaise a conservé après le passage des rois normands francophones à la cour d’Angleterre. Et c’est ce mot que le parti trvailliste porte comme un emblème des valeurs qu’il « cultive ».

    Quant à nos « paysans » il semblerait qu’ils aient cédé la place aux techniciens agronomes, aux conducteurs de moissonneuses batteuses, aux pharmaciens vétérinaires et aux chimistes généticiens...

    • VICTOR Ayoli VICTOR 29 février 2016 16:48

      @M de Sourcessure
      C’est à dessein que j’ai utilisé le beau mot « labeur » en opposition au mot « travail » dont chacun sait qu’il vient de « trepalium », le supplice du tri pal. (un, je sais où on le met, mais les deux autres ?


    • aimable 29 février 2016 16:58

      @VICTOR
      une blague de chez moi
      quand l’agriculteur a fini de remplir ses demandes de subventions , il ne lui reste plus assez de temps pour travailler !


    • Clark Kent M de Sourcessure 29 février 2016 18:00

      @VICTOR

      Un tripalium était un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir.

      D’ailleurs, l’instrument de contention utilisé par les maréchaux ferrants pour ferrer es chevaux (ou les boeufs) s’appelle toujours un travail.


    • VICTOR Ayoli VICTOR 29 février 2016 18:30

      @M de Sourcessure
      Merci de cette précision.


  • lsga lsga 29 février 2016 20:04

    Ils méritent tous d’être fusillés.
    Mais bien entendu, pas pour avoir insulté François Hollande.


    • aimable 1er mars 2016 06:55

      @lsga
      ils ne sont plus esclavagistes , au moins pas dans la forme précédente , mais il faut toujours que quelqu’un travail pour eux pour pouvoir leur donner des subventions !!!


  • titi titi 29 février 2016 20:11

    @l’auteur

    Votre article est hilarant.

    Il y’ a quelques années un autre président c’était fait insulté.

    il avait répondu un truc du genre... casse toi pauvre con

    Et donc je constate que le paysan supérieurement intelligent d’il y a 5 ans devient le dernier des pauv’cons lorsqu’il s’en prend à un président socialiste.
    Même si ce dernier va sortir avec un bilan encore plus désespérant que le précédent.

    Mais revenons sur le fond... les subventions aux paysans... les investissements immobilier sponsorisés (Borloo, Robien, etc...)... les primes à la casse ou le bonus écologique pour les bagnoles .. primes à l’isolation de sa maison.. le PTZ à l’accession... etc...

    Tout ceci traduit quoi ? Qu’il est impossible d’investir dans un cadre normal sans être abasourdi par la pression fiscale.

    Pour compenser les centaines de taxes différentes, on crée des centaines de niches.

    Y’a quand même un problème de logique dans le merveilleux système de répartition Français.


    • Le421... Refuznik !! Le421 29 février 2016 20:23

      @titi
      Notez quand même que ce président « socialiste » prends des mesures de droite que son prédécesseur n’aurait jamais osé faire passer.
      Hollande, président des imbéciles...


    • titi titi 1er mars 2016 14:39

      @Le421
      Hollande président de SES électeurs imbéciles.

      Nuances


  • fcpgismo fcpgismo 1er mars 2016 09:17

    Il serait difficile d’écrire un article plus juste ; seulement un oubli la « confédération paysanne » défend vraiment le modèle paysan alors que la FNSEA a détruit le monde paysan.

    On aurait du améliorer les conditions de travail sans l’obsession de toujours produire plus.

    • Fergus Fergus 1er mars 2016 09:35

      Bonjour, fcpgismo

      C’est en effet l’un des rares oublis de cet excellent article. Depuis toujours, la Confédération paysanne se bat pour maintenir des emplois sur des exploitations privilégiant la qualité et le respect des sols et des animaux. Tout le contraire de la FNSEA dont l’action ne vise qu’à augmenter sans cesse les profits nés de la relation consanguine entre la grosse production et l’industrie.


  • cyberfurax 1er mars 2016 12:19

    bonjour,
    Hollande insulté ? il s’en fout comme il se fout de nous. nous ne sommes que quantité négligeable. La paysannerie n’existe plus depuis longtemps. ca va nous couter très cher, et pas pour les subventions stupides qu’on leurs donne. Leurs méthodes de travail assassinent la terre.
    certes les machines ont rendu les travaux des champs moins pénibles, mais le désastre écologique qui en découle, combiné à nos pratiques agricoles d’après guerre, l’utilisation des nitrates dans nos champs, et l’intervention des agro-chimistes des multinationales... ce couple de biologistes dont je ne me souviens plus du nom, déclare tout net que les meilleures terres de France, j’ai nommé la Beauce, sont mortes. Les raisons qu’ils avancent pour expliquer ce désastre sont que les pratiques de labourage profond et l’extermination du vivant dans la terre, celui qui fabrique la terre, le ver de terre, ne fait plus partie de l’écosystème décrit ci-dessus. Les nitrates et autres engrais et pesticide ont eu sa peau. Seule une agriculture raisonnée pourra nous sortir de ce piège, mais il faudrait 10 à 20 ans à la terre pour se régénérer.
    Bonne journée


  • jeluth 1er mars 2016 14:46

    vous souvenez vous du gag : la panse de brebis ?
    Au début, on croyait que c’était de la merde ? Après, on a regretté que ça n’en soit pas.
    On pourrait dire la même chose des produits agroINDUSTRIELS.
    A rappeler que la feta (grecque ?) vient du Danemark, de vaches qui n’ont jamais vu le soleil.


  • TSS 1er mars 2016 20:46

    Jacob,Guyau,Belin tous des cérealiers qui en ont strictement rien à

     foutre des petits eleveurs sauf à les envoyer en téte des manifs pour

     obtenir des subventions dont ils toucheront la majeure partie.

     Ne pas perdre de vue que les deux plus grands proprietaires terriens

     sont le prince Charles et le prince de Monaco... !!


  • TSS 2 mars 2016 00:16

     Les céréaliers importaient ,il y a quelques années des wagons entiers

     de vers de terre de Pologne pour aerer leurs terres.

     ils labourent très profond mais toujours à la même profondeur ce qui

     finit par creer une couche imperméable ils ont donc inventé une machine

     la sous-soleuse pour casser cette croute ,de plus ils ratissent toutes les

     pierres pour en faire d’enormes tas le long des routes ce qui fait qu’à la

     première pluie les champs se transforment en lacs par manque de drainage... !!

     .

     


  • captain beefheart 2 mars 2016 00:24

    Et à la fin de l’histoire tous les terrains agricoles et sylvicoles seront propriété des banques et Bayer,Monsanto,BASF,etc.,les paysans simples serfs,et tout rentre dans l’ordre.Résistez !Achetez du terrain,ne serait-ce que 20 ares,ça vous permet aussi d’en vivre avec votre famille !


  • julius 1ER 6 mars 2016 11:54

    Bravo Victor, c’est ton meilleur article depuis longtemps !!!


    Tu résumes bien la situation de l’agriculture française et surtout tu le fais sans parti pris au contraire d’un Assholinau qui profite de la crise pour faire feu de toute la démagogie dont il est capable !!

    je partage l’essentiel de ton analyse, j’ajouterai même que cette course effrénée menée par certains pays européens est totalement mortifère dans cette surenchère aux coûts tirés vers le bas ...

    l’agriculture y perd son âme et le consommateur la santé à terme, mais encore une fois le Capitalisme appliqué au vivant et à la nourriture est une catastrophe pour l’humanité .... et je pèse mes mots !!!

    encore une fois c’est dommage que la plupart des gens ne soient pas mobilisés contre cet aspect des choses et en tout premier lieu les agriculteurs qui au lieu de s’en prendre au gouvernement feraient bien mieux de s’en prendre à la FNSEA et la mettre au pied du mur une bonne fois pour toute !!!

  • vesjem vesjem 6 mars 2016 17:30

    @victor
    Ton premier paragraphe décrit bien le problème ;
    Sache quand même que les industriels de l’agriculture « étrangère » européenne ou mondiale sont également de super mafieux sans vergogne ;
    L’agriculture est l’une des activités de santé publique universelle majeure ; aussi , il conviendrait , pour le bien de l’humanité , du monde animal , et de la planète , de réguler la concurrence , d’assainir son fonctionnement , et de contrôler très sérieusement ses acteurs
    Hélas pour la planète et ses habitants , le « grand marché financier » à déjà pris le chemin contraire .

     


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