mercredi 21 novembre 2012 - par Michel Tarrier

Coïtus interruptus planetarius : une réponse non malthusienne à ceux qui spéculent sur la misère

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Procréation : en cas de panne de freins, veuillez utiliser la voie de détresse !

Cent fois sur le métier il faut remettre l’ouvrage pour contrer l'intarissable détracteur. L'exhortation dénataliste donne bien du fil à retordre à ses initiateurs, car personne n'accepte cette humilité qui pourrait consister au refus de continuer à se reproduire pour cause d'une surcharge planétaire en inéquation avec des ressources en voie d'épuisement, ou tout prosaïquement pour ne plus fournir de nouveaux esclaves à une société qui ne sent pas bon, ou enfin parce que se reproduire à son image doit être réfléchi pour le motif que mettre au monde un enfant ne doit pas être un acte gratuit, car c'est aussi contraindre un futur adulte à vivre. La vie humaine sera-t-elle vivable d'ici le milieu de ce siècle quand les parents, citoyens impuissants, souffrent déjà du marasme mondial actuel ?

Le message s'adresse tant aux peuples démunis et surnuméraires du Sud qu'à ceux qui, force de moyens éducatifs et contraceptifs, ne font plus qu'un ou deux enfants mais dont l'empreinte, une fois adulte consumériste, correspondra à celle de dix ou vingt Nigériens.

Quant à la raison éminente pour laquelle on pourrait estimer que notre surpopullulation n'en finit pas d'occuper les niches des autres espèces et d'en provoquer éviction et extinction, tout le monde s'en fout, même si on se fait gorge chaude en restant scotchés devant des documentaires vaguement télévisés où l'expression "en voie d'extinction" est citée en boucle, même si, du haut de notre empathie mal digérée, on balance 10 balles au WWF pour un vague panda et non pour le lombric ou l'abeille, auxiliaires de notre alimentation et qui prennent la tangente à la vitesse grand V.

Tout à l'inverse, nous paraissons plus sensibles à l'idée hurluberluesque de remonter d'urgence notre taux de naissances pour protéger nos sacro-saintes retraites. Ah le fric, la peur, la sécurité ! Le monde est en danger mais aurai-je assez de points pour remplir mon armoire de médocs ? L'idée sociétale de garantir les retraites part d'un sentiment de survie identique à celui des parents des pays pauvres où les enfants sont fécondés pour prendre part au labeur agricole, nourrir la clique puis servir de bâtons de vieillesse. Chez nous, le bâton de vieillesse serait ainsi institutionnalisé. D'accord, mais jusqu'à combien faudra-t-il hisser ces nouvelles générations garantes de nos pensions de sénilité : 10, 15, 20, 50 milliards ? Démence, démence totale !

Ce que les contradicteurs voudraient entendre, c'est un ordre de dépopulation... Eh bien non, l'idéologue anti-nataliste n'a jamais proclamé et ne suscitera jamais aucun dictat de dépopulation. Même s'il est urgent de revenir aux 3 milliards que nous étions en 1960 ( eh oui, nous avons plus que doublé en un demi-siècle ! Dingue !), on ne stérilisera personne, on ne fera que mentaliser, conscientiser et demander aux pays du Nord de donner à ceux du Sud les moyens d'appliquer une politique nouvelle et tellement plus légitime, à l'inverse de ce qui a toujours été fait, notamment de la part des colonisateurs et des prédicateurs de tout poil.

On ne cesse de rappeler à l'ordre les décideurs politiques en leur signifiant que gouverner c'est prévoir. Je crois qu'il est tout aussi important de susurrer à l'oreille du Terrien envahisseur en rut que copuler requiert pareille prévision. Dans quel monde allons-nous plonger cet enfant ?

Hélas, la notion de finitude de la Terre passe au-dessus des têtes, surtout religieuses, conservatrices, avaricieuses, prétentieuses. Elle n'est d'ailleurs pas inscrite dans le moindre programme éducatif, religieux ou même économique. Nos professeurs, nos curés, nos économistes, nos démographes excellent dans l'exercice de la démographie hors-sol, conséquence impérieuse induite par notre formidable anthropocentrisme. Je donne la vie parce que je me trouve "beau" et auto satisfait, même si ma vie hideuse baigne dans la merde noire : vanité des vanités !

Tout ceci étant dit, "ils" n'auront de cesse de recourir à l'amalgame et de me traiter de fasciste malthusien, d'eugéniste vert, d'éco-nazi et autres noms d'oiseaux. Ça tombe bien, j'aime les oiseaux.

Revenons au cœur de ce sujet délirant : celui de notre surpopulation dans un monde fini, celui de faire monter trois plus d'usager dans l'ascenseur...

Sur ce point, le détracteur est celui qui suggère la sempiternelle et illusoire voie du partage, laquelle permettrait de se reproduire ad vitam aeternam (10, 12, 15, 20 milliards !) puisque l'homme de bonne volonté serait pétri d'altruisme. Le Livre l'avait prévu, mais ça ne marche pas. La seule recette du Livre qui a bien fonctionner fut celle de nous prôner "terreur du Vivant". Ça, c'est fait ! Parce que l'homme est de mauvaise volonté, égoïste, voleur, adepte du "toujours plus" et que ça n'aura de cesse, c'est psychanalytique. Ce ne sont pas les incantations qui changeront cette sale identité. C'est bien pourquoi, moins nous serons nombreux (à nous chamailler...) et plus nous risquons d'être heureux. Et puis, après tout, partage ou non, le volume et la résistance de l'ascenseur sont peut-être ce qu'elles sont, déterminés ? L'ascenseur n'est peut-être pas extensible ? Sait-on jamais ? À moins que la comparaison ne soit pas la bonne car nous avons les moyens de faire mentir les ascenseurs démographiques, surtout lorsqu'ils montent jusqu'au ciel où dieu reconnaitra les siens.

La réponse du berger à la bergère

Chaque fois qu'une crise alimentaire se profile à l'horizon d'un pays appauvri, on désigne les spéculateurs des matières premières, des aliments de base. Maïs, blé et riz couvrent 75 % de la consommation mondiale. La mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie qui est inacceptable. Alors, certains assurent que l'on pourrait légiférer pour empêcher ces banksters de nuire. C'est le cri de l'excellent Jean Ziegler, auteur véhément (notamment de L'Empire de la honte) et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation, grade qui lui vaut d'être entendu. Il s'oppose à la théorie libérale du ruissellement, qui justifie l'existence des riches par leur rôle dans la redistribution des richesses. Ziegler accuse les spéculateurs de crime contre l'humanité car selon lui les ressources de notre Terre pourraient nourrir jusqu'à 10 milliards d'hommes. Il n'a pas tort, mais après ? Il me semble que c'est seulement là le petit bout de la lorgnette sur le sujet démographique. Faut-il atteindre ce chiffre limite ? Et c'est encore vouloir remplir toutes les habitats, faire fi des interdépendances avec la Nature et du maintien des autres espèces végétales et animales dont nous dépendons aussi. Bon, Ziegler est sociologue et non écologue !

Il faut leur apprendre à partager, à ces spéculateurs véreux, soit ! Mais quelle dérisoire utopie dans le monde qu'on sait où tout est régi par le fric et le rapport de force. Encore un cri d'indigné inoffensif qui fait rire le pouvoir. S'indigner, s'indigner seulement est une posture, ça revient à pisser dans un violon. Homo sapiens modernicus est un sale type, il ne faut jamais oublier ça !

Mais soit, on va se faire comprendre et j'ai une solution. Comme nous faisions des petits pour la chair à canon, nous en faisons maintenant pour la consommation. Consumérisme futile et polluant au Nord, bouches à secourir au Sud. Dans les deux cas, des alibis populationnels pour continuer à produire, vendre, spéculer, nonobstant la méga crise écosystémique. Nous allons donc contraindre les maîtres du monde à redevenir humains, à ne plus faire leur beurre sur notre insatiable envie au Nord, sur leur sous-nutrition au Sud, en imposant du grève des ventres, une sorte de vaste coïtus interruptus planetarius ! Une fois qu'ils auront compris et cesser d'exploiter le monde occidental, d'affamer les contrées appauvries qu'ils s'acharnent par ailleurs à désertifier, nous referons des enfants sur une grande échelle, jusqu'à surcharger cette putain de planète extensible et rechargeable parce que les spéculateurs auront enfin dégagé et que la bonne parole de monsieur le curé aura enfin, après 2000 ans de patience, été entendue. Et au diable les autres espèces dont nous continuerons à coloniser l'espace, à fabriquer du mouton là où vivaient le loup ou le chacal. Partager, c'est partager entre-nous, sapiens comme sages, intelligents, pas avec des espèces inférieures et non dotés de notre intelligence !!

La voilà l'aimable alternative, le modus vivendi conciliatoire pour ne pas recevoir l'anathème et être traiter de fasciste malthusien !

Souvenez-vous, prenez date : dès maintenant, vous militez pour une grève de la procréation, vous soutenez celles et ceux qui ne se reproduirons plus jusqu'au temps béni où cessera l'abjecte spéculation des denrées élémentaires. L'objectif est de déjouer la permanente prophétie de l'ONU qui annonce - encore et encore - une nouvelle famine pour 2013.

Le refus de faire des enfants tant que ce monde ne se montrera pas juste et plus généreux risque d'être la grève la plus longue de l'histoire des grèves reconduites. On peut penser qu'avant que la haute finance ne batte en retraite, il faudra bien 10.000 ans ! Chouette, nous aurons ainsi réussi une totale dépopulation et les escrocs n'auront plus qu'à s'affamer entre eux. Mission accomplie : l'humanité aura disparue, bon débarras !



34 réactions


  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 21 novembre 2012 12:35

    C’est toujours plus facile de demander un effort aux autres quand on a déjà des enfants ( oui je dis bien des ) et des petits enfants : faites ce que je dis, pas ce que je fais, comme n’importe quel tartuffe.

    Moi je dirais en contre point faites un max d’enfants avant que des énergumènes ecofascistes malthusiens vous l’interdisent.




    • DésertSolitaire DésertSolitaire 21 novembre 2012 17:01

      Et alors il faudrait qu’il fasse quoi ? qu’il les tue pour pouvoir s’exprimer ?

      On peut penser qu’à l’époque où il les a conçu il n’avait aucune idée des conséquences de la croissance démographique, surtout a une époque où on était 2 ou 3 milliards de moins.

      Les gens changent, évoluent.. sans doute que vous même dans 10ans vous regrettez amèrement d’avoir enfanté.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 novembre 2012 13:22

    Tant qu’ il y aura allocations familius il y aura coïtus ininteruptus .


    • Gabriel Gabriel 21 novembre 2012 16:37

      Salut capitaine, vous lire est toujours un moment de détente pour mes zygomatiques. Pour le reste, il existe le Procréacon pour cons et connes inféconds qui veulent donner naissance aux néocons qui pourrirons avec la planète devant leurs consoles de jeux et leurs ipade, iphone, ipatatras, ivoilà…


    • Montdragon Montdragon 21 novembre 2012 19:07

      Pendant ce temps là..en Afrique..on vit l’horreur d’une transition démographique aberrante :
      on fait toujours 6 enfants, et grâce à Dieu la médecine de l’homme blanc les préserve.
      Qu’on leur laisse le choix : moins de gosses ou plus de dispensaires.


    • sirocco sirocco 21 novembre 2012 22:14

      Tout nouveau-né est un pilleur de planète en puissance.

      La différence, c’est qu’un Africain pille la Terre 50 fois moins qu’un Américain et 30 fois moins qu’un Européen. C’est donc aux Occidentaux qu’il faudrait conseiller de ne plus faire d’enfants.


  • MICHEL GERMAIN MICHEL GERMAIN 21 novembre 2012 14:48

    ...« Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
    Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
    Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
    ...... »
    20 fois...Polissons !


  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 21 novembre 2012 15:27

    Surtout que le concept d’empreinte écologique est en passe de devenir totalement obsolète grâce aux nouvelles technologies qui permettent de récupérer le co2 athmosphérique pour le retransformer en pétrole.

    Parce qu’on en est là, ne vous en déplaise.




    • perlseb 21 novembre 2012 19:30

      Non, suivez bien l’actualité, on n’en est pas là du tout. Les sols se dégradent, l’eau et l’atmosphère pareil, l’homme est en train d’achever la Terre, celle qui le nourrit. Mais bon, il a raison, il fait tout ça pour de l’argent : se nourrir est un but bien futile...

      Quant à la technique, elle est malheureusement en de très mauvaises mains. Il faudrait peut-être commencer à mettre en place la démocratie au lieu de croire que l’oligarchie nous aime bien et va nous rendre tous heureux. La régression sociale est en marche un peu partout, tout ça avec des gains de productivité (la technique progresse encore) : donc la technique mal utilisée, ça n’a jamais rendu les gens plus heureux, ni dépollué la Terre.

      Faire des enfants dans un monde orwellien de 7 milliards d’habitants est bien un acte irresponsable.


  • terrienne01 21 novembre 2012 15:29

    on ne peut pas de reproduire à l’infini dans un espace fini.
    ce n’est pas idéologique, c’est MATHEMATIQUE.


  • Stof Stof 21 novembre 2012 15:44

    Les maîtres du monde, pas fous, s’occupent déjà de dénatalité, au travers de vaccins bidons et autres. Mais...chut ;)


  • al.terre.natif 21 novembre 2012 15:46

    Je ferais des enfants (au moins 1 disons) !

    J’entends bien vos remarques, comprend votre désarroi (et vous propose pour lecture « Message des hommes vrais au monde mutant », qui va dans votre sens et explore l’idée du « suicide » d’un peuple par l’arrêt de la procréation).

    Mais je ne les partage pas ! Les enfants d’aujourd’hui sont effectivement des consommateurs de demains, qui seront pressés par le système qui n’attends que leur sueur pour continuer de fonctionner un peu plus longtemps.

    Rien ne vous empêche d’apporter à vos enfants les armes dont ils auront besoin pour ne pas se laisser berner par le système et la consommation en tant que philosophie de vie ! Non ?

    Et moins égoistement, j’ai tendance à croire que des enfants seront des mains nouvelles, des esprits nouveaux, qui pourront travailler à changer les choses ! Si au lieu de considérer un être humain comme un poids pour cette Terre et la vie qui s’y trouve, vous tentiez de regarder l’humain comme un formidable allié potentiel de la vie, alors peut être que vous retrouveriez espoir dans l’enfance et le renouveau qu’elle apporte !

    Pour résumer ma pensée, le problème n’est pas le nombre d’humains présents, mais la proportion de consommateurs parmi ces humains, et que l’on soit 3 milliards ou 15, le problème reste le même ! Tant qu’on détruit plus qu’on ne répare, la vie disparait.


  • Le péripate Le péripate 21 novembre 2012 18:10

    Tout ce baratin juste pour lâcher ce cri du cœur : il faut leur apprendre à partager.


    Pour tenir le couteau il n’y a pas de feignant. Ah des volontaires, il y en a !!!

  • hunter hunter 21 novembre 2012 19:01

    Stof a bien compris ce qui va se passer ; le processus prend un peu de temps à démarrer (en plus, il faut passer au plan B, car la population se méfie dorénavant beaucoup des vaccins ; heureusement, les autres solutions sont plus discrètes, et quasiment inévitables, puisqu’il faut bien bouffer) car le lapinisme mondial présente une inertie importante, mais disons que dans 20 30 piges, les résultats devraient se faire ressentir, peut-être même un peu avant.

    N’en déplaise à Aloïs machin chose plus haut, l’univers est certes infini, mais vu l’état pitoyable de nos technologies spatiales, c’est pas demain la veille qu’on va trouver une planète habitable, où exporter quelques milliards de lapinisants, pour qu’ils massacrent et ravagent cette nouvelle planète, comme ils l’ont fait pour celle-ci.

    https://www.youtube.com/watch?v=nwOdi5nfWLU

    Je tiens à préciser pour cet intervenant, que je peux évoquer la réduction de la population mondiale, car moi j’ai délibérément choisi de ne pas avoir de descendance : vu le monde de merde que c’était déjà quand j’avais 17 piges, et la dystopie que ça promettait de devenir, il était hors de question que je mette sur Terre une autre vie de plus, surtout pour servir d’esclaves à une bande de malades mentaux !

    Parce que comme l’humanité est incapable de se contrôler, eh bien comme disait Stof, ceux qui dirigent (attention, pas les pantins élus, mais ceux qui ont toutes les commandes en main, et qu’on ne voit jamais), vont prendre les choses en main !

    Mais bon, ils ont quand même prévenu :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones

    Et ce n’est pas le seul avertissement.

    Le problème, c’est que vu le désastre écologique, actuel, le processus aurait du être mis en place plus tôt, car la situation va être très difficile à réparer.
    La dégradation d ela biosphère a suivi une exponentielle depuis 30 piges, parallèle à la courbe du lapinisme humain mondialisé.

    Enfin, nous verrons bien.

    Bravo à l’auteur d’avoir le courage d’aborder ce sujet tabou en France, car ici, il faut se réjouir de voir toujours plus de naissances (boulot ? bouffe ? eau ? énergie ?...bah, on verra bien....« et puis la science va trouver des solutions »...j’ai mis des guillemets pour citer le café du commerce...)

    Maintenant, je vous en prie, Messieurs les moinsseurs, défoulez-vous !
    J’en ai l’habitude, car à chaque fois que le sujet de l’inévitable réduction de la population humaine est abordé ici, ça donne lieu à des réactions détonantes, du genre de celle du sodium et de l’eau !

    Mais c’est normal, la notion de fonction exponentielle fait toujours cet effet là : peut sont ceux qui arrivent à en visualiser les vraies conséquences !

    Be seeing you

    H/


    • Bilou32 Bibi32 22 novembre 2012 09:13

      Ou est le problème ? La chute de la population humaine (voire la disparition de l’espèce...)est prévue. Si ce n’est pas l’homme qui s’auto-régule, la nature s’en chargera (elle a déjà commencé...) !


  • alinea Alinea 21 novembre 2012 19:51

    Si mes souvenirs sont bons, la natalité de toutes les espèces vivantes est régie par des lois que ni la raison, ni la volonté ni l’idéologie ne peuvent maîtriser.
    Si nous appartenons à l’espèce « parasite », on est mal barré. Je me suis laissé dire ( mais mes connaissances sont plus que vagues en ce domaine, donc j’attends confirmation ou infirmation) que certains parasites s’autodétruisent d’avoir pillé jusqu’à l’os leur pitance.
    Sur une île, des vaches se sont multipliées à l’infini ( toutes proportions gardées) jusqu’à s’éteindre par manque d’herbe !
    Mais le plus souvent, la régulation se fait toute seule : le but d’une espèce étant de perdurer !
    Alors, fions-nous à cette nature qui reste, malgré tout, encore en nous et cessons de « maîtriser ».
    Je ne sais pas ce que donne l’affaire des garçons chinois uniques ! Mais les chiffres, c’est l’homme qui les a inventés !!


    • foufouille foufouille 21 novembre 2012 20:02

      en l’absence de predateur, une espece se multiplie
      je me souviens de rat geant sur une ile
      tous morts
      pour les humains, ca descend avec le niveau de vie, retraite et laicite


  • Karash 21 novembre 2012 21:42

    Votre démarche est stérile.

    Si vous voulez que votre système de valeur soit adopté, il faut que par votre exemple vous montriez qu’il permet aux gens de vivre mieux, et plus heureux. Que les autre passent à côté de quelque chose en continuant le « business as usual ».

    Cracher votre venin à la face du monde ne fera jamais que vous faire apparaitre (au mieux) comme un marginal.

    <<On ne fait pas changer la mentalité des gens avec une mitraillette>>.
     [ copyright Maurice http://www.dailymotion.com/video/x9p5qe_maurice-vs-sos-racisme-part-1-solid_news , 19ème minute ]


  • Bilou32 Bibi32 22 novembre 2012 09:08

    Il est observé qu plus le niveau de vie de la population augmente, moins les femmes font d’enfants. Dans les pays d’Europe du nord, la dénatalité devient même préoccupante. Même dans les pays en voie de développement, on observe le phénomène. Dans les pays du Maghreb, la fécondité est d’à peine plus de 2 par femme, comme en France (ce qui permet juste le renouvellement des génarations). Paradoxalement, dans les pays fortement touchés par la crise (ou plutôt ceux qui ont été touchés les premiers), on observe aussi une chute brutale des naissances. Il semblerait donc que le phénomène se régule d’une certaine façon. De toute façon, si un jour il n’y a plus assez à bouffer pour tous, la famine fera le ménage. Cela c’est déjà produit par le passé, se produit encore, et se reproduira. Si l’homme ne se contrôle pas, la nature s’en chargera, la planète a encore 3 milliards d’années d’espérance de vie, pas l’espèce humaine !
    Bref, M. Tarrier devrait aller prêcher dans les pays qui n’arrivent pas à contrôler leur population, sur Agora, la plupart sont déjà conscient du problème.


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 novembre 2012 13:43

      Bref, M. Tarrier devrait aller prêcher dans les pays qui n’arrivent pas à contrôler leur population, sur Agora, la plupart sont déjà conscient du problème.
      Non, la France a toujours une politique nataliste.


  • Claude Courty Claudec 22 novembre 2012 09:58

    Quand donc les hommes s’accepteront-ils pour ce qu’ils sont ? Car c’est là qu’est la solution à tous leurs problèmes. La vanité qui les a progressivement tous contaminés, à partir du sommet de la pyramide sociale, est la première cause de leur malheurs, suivie de leur cupidité. C’est cette vanité et elle seule qui leur a fait perdre la notion de leur condition, avec l’aide de religions ayant inventé des Dieux à leur image et des utopies idéologiques les prétendant tous identiquement libres et égaux.

    Leurrés par un progrès qu’a autorisé leur position de premier prédateur ; servis par leur aptitude à évoluer , ils ont fait payé au prix fort cette évolution par la nature. Mais dépourvus de prévoyance et de la raison qui eussent dû modérer leur ambition et leur dicter de s’autolimiter en nombre, pour avoir quelques chances de se gouverner au mieux de l’intérêt général, ils sont parvenus à constituer une masse atrophiée, se distinguant de la plupart des autres espèces animales peuplant la planète, non seulement par sa structure incontournablement pyramidale mais par son volume et les désordres chaque jour plus indescriptibles qui y règnent.

    Pire que cela : dans l’ignorance et les superstitions du plus grand nombre, la peur et l’hypocrisie d’une élite – réelle comme usurpée –, la cécité de tous ; refusant de se rendre à l’évidence ; considérant aussi – peut-être à juste titre –, qu’il est dorénavant trop tard pour y changer quoi que ce soit, l’homme continue obstinément à s’amuser des hochets les plus racoleurs dont il s’est doté : réduction des inégalités, luttes de classes, guerres de religions, protection des autres espèces, développement économique, ressources énergétiques, systèmes monétaires, ... en privilégiant le moyen qu’il connaît le mieux pour convaincre ses semblables : la violence sous toutes ses formes.

    S’accepter, s’assumer, chacun avec ses devoirs et ses responsabilités, avant de penser à des droits qui s’exercent toujours au détriment de ceux d’autrui et de notre environnement ; se reconnaître parmi tous les autres, en contribuant, chacun à sa manière et dans la mesure des ses moyens de tous ordres, au mieux être de tous. Voici la clé de tous nos maux.

    http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


  • kitamissa kitamissa 22 novembre 2012 10:47

    Ce qui est chouette sur Avox, c’est que lorsque l’on revient, on découvre de nouveaux illuminés toujours en croisade contre les vices et les injustices du monde...


    des Messies autoproclamés qui vont balancer un coup de pieds dans la fourmilière pour rétablir l’ordre et enfin asseoir l’équité et le juste partage des richesses et de la nourriture !!

    on a d’autres Messies bien connus ici...redresseurs de torts et possesseurs de dossiers brûlants glanés sur le net...

    des savants et intellectuels et auteurs méconnus également, venus ici déplorer l’ingratitude du peuple et des hautes instances de ne pas reconnaître leur talent et leur mérite ...

    merci encore Agoravox de m’offrir ces morceaux d’anthologie jubilatoires qui m’apportent un peu du sourire qui nous manque quand le ciel est gris et l’actualité assez sombre ...

    merci encore à ces comiques qui s’ignorent !! ......vos camarades qui se prennent pour Bonaparte ou pour Néron sont eux à l’abri dans des établissements spécialisés, parce qu’une fois, ils étaient descendus dans la rue couverts d’oripeaux et de décorations en voulant pour le premier redevenir l’Empereur , et le second refoutre le feu à Rome !!

    • Politeia 22 novembre 2012 11:56

      Ce qu’il a de magnifique également sur Avox, se sont ces commentateurs... Tellement certain de détenir la vérité que toute argumentation leur est inutile ou alors celle ci se limite à l’insulte et la dérision. En fait il ne sont pas là pour débattre mais pour faire réagir. Merci à Avox d’avoir donner un espace d’expression à ces minables. Ils arrivent enfin à donner un sens à leur existence de part les réactions qu’ils provoquent ils se sentent... vivre.


    • kitamissa kitamissa 22 novembre 2012 12:52

      Lorsque l’on écrit un article, il faut en accepter toutes les réactions qu’il suscite ..bonnes ou mauvaises, tant qu’il n’y a ni insultes, ni racisme !!


      ça s’appelle la démocratie Monsieur ! 

    • Asp Explorer Asp Explorer 25 novembre 2012 00:15

      Bien dit.

      J’ai connu Agoravox du temps du référendum, en 2005, c’était une autre ambiance. Aujourd’hui, effectivement, les contributeurs de quelque qualité ont fui, ne laissant sur place que la cohorte des petits vieillards aigris et radotans, onze-septembriens, trilatéralistes, bibractophobes...

      Effectivement, c’est plus comique qu’autre chose.


  • Politeia 22 novembre 2012 13:11

    Je ne faisait que me joindre à vos remarques sur les qualités de Avox. Pourquoi une t’elle réaction ?

    « Lorsque l’on écrit un article, il faut en accepter toutes les réactions qu’il suscite ..bonnes ou mauvaises, tant qu’il n’y a ni insultes, ni racisme !!


    ça s’appelle la démocratie Monsieur ! »
     
    Je comprends mieux votre premier commentaire sur les nouveaux illuminés smiley
     
    Et quand on écrit un commentaire ? Il faut accepter ou pas ? La démocratie sera t’elle préservé ?

  • Abou Antoun Abou Antoun 25 novembre 2012 13:41

    Il semble que l’auteur se désintéresse totalement des réactions des lecteurs. Alors pour lui, AV une simple caisse de résonance, un coup de pub ?
    Cela dit je suis évidemment d’accord avec tout point de vue dénataliste, encore ne faudrait-il pas en faire un ’business’.


    • gaijin gaijin 25 novembre 2012 15:07

      « ne peut accepter individuellement la dénatalité que si le projet est commun.  »

      vous êtes une fourmis ou un être humain ?
      si vous êtes un être humain vous êtes individuellement responsable de vos actes !
      c’est plus confortable de renoncer a ça et d’attendre qu’un quelconque papa ( dieu président ou autre ) vous dise quoi faire, plus simple de céder a ses pulsions ou au conformisme social ......

      le dormeur doit se réveiller


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