lundi 21 décembre 2015 - par taktak

Contre la déclaration de guerre à la France du séparatiste Talamoni : sortir de l’UE pour conjurer l’euro-désintégration de la France

 Pitoyablement, l’exécutif n’a pas réagi aux provocations anticonstitutionnelles de Talamoni, le chef des séparatistes corses dont nul, même dans la prétendue « extrême gauche » antijacobine, n’ira prétendre qu’il est « progressiste » : hymne corse à l’exclusion de la Marseillaise, serment sur un texte antérieur à 1789 (rappelons qu’au départ, Paoli était robespierriste), usage exclusif et illégal du corse par le nouveau « président », il s’agit d’une déclaration de guerre à la République française.

Celle-ci est déstabilisée, non seulement par la « complaisance » de Paris envers les séparatistes corses comme le signale ci-dessous M. Chevènement, mais plus globalement par l’EURO-DESINTEGRATION en cours de la nation : substitution à la République « une et indivisible » des euro-régions, éviction du français au profit du tout-anglais (avec l’alliance de revers des régionalismes anti-francophones), destruction du « produire en France » à l’avantage de « l’économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par Maastricht, dé-tricotage du lien social que garantissaient la Sécu, les retraites par répartition, le Code du travail, le statut national des fonctionnaires et l’existence de puissants services publics reconstruits par les ministres communistes de 45, en un mot, marche dévastatrice vers les « Etats-Unis d’Europe » pilotés par Berlin et de l’ « Union transatlantique » sous pilotage U.S., comme le prône ouvertement le MEDEF. Et si le danger principal pour l’unité territoriale de la nation n’était ni à Ajaccio, ni à Carhaix chez les « bonnets rouges » (tout sauf rouges !), mais bien à PARIS, dans cette caste de collabos privilégiés qui préfère la mondialisation de ses profits à la continuité de la nation et au maintien des positions que le mouvement ouvrier, laïque et démocratique avait conquis au fil de ses luttes dans le cadre national ?

Bien entendu, si la Corse est abandonnée aux séparatistes, avec tout ce que cela signifierait de discrimination pour les « non-Corses » (reconnaissables à quo, d’ailleurs ?), si les Le Drian, Alliot-Marie, Estrosi et Cie continuent de courtiser les mouvements antifrançais qui sévissent à des degrés divers dans les régions « périphériques » (Pyrénées-Orientales et atlantiques, départements bretons, Alsace, Savoie, pays niçois…), si l’Etat continue de piétiner la loi de 1905 séparant l’Etat de tous les cultes – au risque de favoriser les communautarismes religieux de plus en plus agressifs – , si les communes de France finissent par se fondre dans d’inhumaines métropoles, alors la République française sortira définitivement de l’histoire, et avec elle son mouvement ouvrier né de Babeuf et de la Commune : ce dernier deviendra même incapable d’articuler d’une seule voix, ce qui suppose une langue commune, celle d’Hugo et d’Aragon, son aspiration au tous ensemble et en même temps.

Refusons d’abandonner le mot « patriote » à ceux qui le dévoient, du liberticide Valls au Front prétendument « national ». Pour éviter qu’un jour de moins en moins lointain la France ne perde ses régions dites périphériques et ne se délite au seul détriment de ses classes populaires et moyennes, exigeons que notre pays sorte par la gauche de la délétère « construction » européenne.

Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF

@PRCF_ facebook.com/Initiative.Communiste.PRCF

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/contre-la-declaration-de-guerre-a-la-france-du-separatiste-talamoni-sortir-de-lue-pour-conjurer-leuro-desintegration-de-la-france/


Entretien de Jean-Pierre Chevènement au site Figarovox, propos receuillis par Alexandre Devecchio.

FigaroVox : Les nationalistes ont pris la tête de l’Assemblée territoriale de Corse ce vendredi. Que cela vous inspire-t-il ?

Jean-Pierre Chevènement : C’est le résultat d’une politique de complaisance à l’égard du nationalisme corse. Complaisance de la gauche d’abord, notamment avec le processus de Matignon promulgué le 22 janvier 2002. Complaisance de la droite également avec le référendum de Nicolas Sarkozy de 2003 qui proposait notamment une fusion des deux conseils généraux de Haute-Corse et de Corse-du-Sud au sein d’une collectivité territoriale unique. Une fusion qui avait été refusée par les Corses eux-mêmes. Qu’importe ! On leur imposera dans deux ans la collectivité unique qu’ils rejetaient alors, dans le cadre d’une réforme territoriale sur laquelle ils n’ont pas eu à se prononcer. Rappelons que les nationalistes corses sont responsable d’une cinquantaine d’assassinats.

A l’heure où l’on parle d’union sacrée, existe-t-il un risque de fracturer l’unité nationale ?

 Oui, d’autant plus que dans le même temps, le préfet des Pyrénées Atlantiques prépare un projet de communauté de communes unique pour le Pays basque. Voilà qui devrait donner une caisse de résonance inespérée à l’ETA. Enfin, il faut ajouter à cela, la volonté du gouvernement de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Aujourd’hui la loi, dans notre pays, n’empêche ni l’enseignement ni l’utilisation des langues régionales. Mais alors que veut-on de plus ? Appelle-t-on à une nouvelle conception de la République ? Veut-on faire des régions le laboratoire d’un nouveau communautarisme avec les Bretons, Basques, Alsaciens ou Occitans « de souche » ? Tout cela fait réfléchir.Veut-on le détricotage de l’Etat ?



28 réactions


  • Auxi 21 décembre 2015 16:06

    Taktak, je suis d’accord. Mais le suffrage universel doit être respecté strictement, quels que soient nos sentiments par ailleurs. Et les indépendantistes ont gagné, c’est un fait. Que la volonté des Corses soit faite ! Nul n’est indispensable. Que les classes moyennes et populaires en fassent les frais, c’est à craindre, mais c’est ainsi partout dans le monde. C’est désormais leur affaire. Je suivrai avec attention les premiers pas de ce nouvel État souverain, et les suivants aussi, car quelque chose me dit qu’il va y avoir matière à rire. Je ne donne pas un an avant que les fiers Corses ne reviennent pleurnicher dans les jupons de la marâtre… Qui vivra verra.


    • taktak 21 décembre 2015 16:29

      @Auxi<

      Bonjour Auxi

      Si les nationalistes sont en tête, il ne faut pas méconnaitre le fait qu’ils sont extrèmement minoritaires :
      - Siméoni et Cie c’est 23% des inscrits seulement, le tiers des exprimés
      - Lors du seul référendum organisé auprès des Corses, sur la collectivité Unique préalable à un début de d’autonomie -que valls-MEDEF impose d’ailleurs de force, sans même les faire revoter 3 fois comme aux antilles - ces derniers ont répondu NON. très clairement, marquant leur attachement à la République.

      Ne nous laissons pas leurrer par l’instrumentalisation des nationalistes et identitaires par l’euro pouvoir qui voudrait s’en servir pour faire exploser la République Une et Indivisible, celle qui permet la même loi pour tous et permet d’empécher la mise en concurrence des territoires et donc des travailleurs qui y demeurent.


  • Daniel Roux Daniel Roux 21 décembre 2015 16:38

    Qu’est ce qu’un Corse ?

    Est-ce qu’un Corse est reconnaissable par un signe particulier, un adn particulier, une couleur de peau peut-être ? ou une tache de naissance en forme d’île Corse ?

    Est-ce qu’un Corse doit obligatoirement parlé et comprendre la langue Corse ( c’est à dire Génoise)

    Lorsque que l’on adresse un discours en Corse, on ne vise que ceux qui peuvent le comprendre c’est à dire une minorité de nationaliste activiste. On exclu de fait ceux qui n’entende pas ce dialecte local y compris ceux dont les ascendant vivent en Corse depuis 20 générations, s’il en existe.

    C’est évidemment une provocation puérile qui augure mal de l’avenir pour ces malheureux qui n’en n’ont pas fini avec le terrorisme de la pègre locale.


    • Laurent 47 21 décembre 2015 19:45

      @Daniel Roux
      Désolé de vous contredire, mais la langue corse n’est pas issue du génois.

      Le corse est dérivé du bas-latin, c’est-à-dire de la langue parlée par les classes populaires à Rome, du temps de l’Empire romain.
      Elle n’est pas non plus dérivée de l’italien, car l’Italie date de 1946 ( avant, la botte était divisée en régions qui se faisaient des guerres permanentes : Gênes, Florence, Pise, Naples, Rome, etc ).
      Enfin, le corse n’est pas un dialecte, mais une langue avec une grammaire et une orthographe, contrairement à un dialecte qui n’est que parlé !
      Le corse, comme le catalan ou le basque est parlé de plus en plus, après des années de recul.
      Mais en Corse, on n’a jamais obligé un continental installé sur l’île à parler corse.
      On lui demande simplement de se comporter en civilisé, et de ne pas emmerder le monde !
      Sinon, c’est vite réglé ! ( une petite différence avec le continent ).
      Maintenant, l’indépendance corse : même pas en rêve !
      Pour être indépendant, il faut disposer de ressources naturelles, et pour être corse moi-même, je ne vois pas où elles sont, et les mentalités doivent changer si l’on veut attirer les touristes !
      Pour finir, je précise que je ne parle pas corse, bien que né en Corse de père et de mère corses !
      Vous voyez que c’est possible !

    • Daniel Roux Daniel Roux 21 décembre 2015 20:33

      @Laurent 47

      C’est vous qui le dite. Les linguistes disent le contraire.

      Concernant l’accueil « civilisé » des continentaux, je suppose que c’est de l’humour d’autant que ce sont surtout les insulaires nationalistes les victimes de meurtres.

      La seule chose positive qui découle de toutes ces violences, c’est que les hommes politiques se montrent prudents et respectueux avec les citoyens vivant en Corse comme quoi, ici comme ailleurs, seuls compte les rapports de force et la peur salutaire qu’on inspire à ces salopards qui abusent de leur mandat.


    • tf1Groupie 21 décembre 2015 20:53

      @Laurent 47

      « On lui demande simplement de se comporter en civilisé, et de ne pas emmerder le monde ! »

      Si plastiquer la maison de son voisin ou bien cribler de balles les panneaux indicateurs est considéré comme un acte civilisé, beaucoup de « continentaux », pas seulement les Français, doivent avoir du mal à s’adapter.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 21:45

      @Daniel Roux
      Le sujet, c’est plutôt, qu’est-ce qui restera de la France quand les euro-régions auront supprimé les frontières ? rien. Un puzzle européen. sur le modèle des USA.


    • Goldored Goldored 22 décembre 2015 08:43

      @Daniel Roux
      On ne connaît pas les mêmes linguistes.
      Je suis sûr qu(’on en trouverait pour nous dire que le français est un dialecte.
      Après tout, ce n’est qu’un dialecte issu du latin...


    • Goldored Goldored 22 décembre 2015 08:44

      @tf1Groupie
      La caricature n’est pas toujours un bon argument.


    • Laurent 47 22 décembre 2015 13:28

      @Daniel Roux

      Les seuls linguistes que je connaisse comme étant à même de déterminer les racines d’une langue, sont ceux qui la pratique, et les recherches sur les origines de la langue corse ne sont pas récentes.
      J’avais moi-même un oncle qui avait rédigé un dictionnaire et une grammaire de langue corse, il y a bientôt cinquante ans ! Bien sûr, c’était un corse pur beurre ( ou huile d’olive si vous préférez ), et non un universitaire de la faculté de Jussieu ou d’Assas !
      Quant aux meurtres en Corse, bien sûr qu’il y en a, et les corses en pâtissent comme les continentaux, car ils sont liés maintenant au banditisme et non aux indépendantistes ! Mais au prorata de la population, le pourcentage d’assassinats est bien loin d’égaler celui de la région PACA ou de la banlieue parisienne !
      Enfin, le plus faible pourcentage de voix pour le Front National a été constaté en Corse !


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 21 décembre 2015 20:00

    On « reviendrait » (grosso modo) à la carte du « Royaume de France », mais sans royaume français. Comparez les cartes, c’est cocasse ^^


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 21:43

      @bouffon(s) du roi
      Vous avez raison. Quand on regarde la carte publiée par « l’ Assembly of Européean Regions », c’est revenir aux Provinces d’avant la Révolution, mais en perdant les frontières.


      Exemple de l’euro région avec la Wallonie : 7 départements du nord seront séparés de la France + la Wallonie. Le site est explicite : « Coopération pour faire disparaître la frontière ».

      Merci Taktak pour cet article, il y a au moins le PRCF et l’ UPR qui comprennent que les euro-régions, c’est le dépeçage de la République française... , ça nous change des discours ambigüs de Sampiero...

    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 21 décembre 2015 23:07

      @Fifi Brind_acier


      "Merci Taktak pour cet article, il y a au moins le PRCF et l’ UPR qui comprennent que les euro-régions, c’est le dépeçage de la République française...)

      Oui, Fifi, vous avez raison de le remercier. Et je m’y associe.

      À ceci près que je formule une nouvelle fois le vœu que l’UPR et le PRCF soient assez grands (je parle de leurs dirigeants) pour aller ensemble au combat de la présidentielle de 2017.
      J’ai de bonnes raisons de penser ( et donc de regretter) qu’à l’UPR on n’est pas encore dans cette logique (si je dois en croire ce que j’ai lu sur AV ces derniers jours), mais ce serait la solution de sagesse. Et même une très bonne tactique. Ne serait-ce déjà que pour la quête des parrainages.

      Cordialement.

      Thierry Saladin

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 08:05

      @sampiero
      La Constitution de la Corse quand elle sera directement gérée par Bruxelles continuera de s’appeler le Traité de Lisbonne....
      Junker : « Les élections ne changent pas les Traités », vous vous souvenez ?


    • Goldored Goldored 22 décembre 2015 08:46

      @bouffon(s) du roi
      Et pourquoi pas ?
      Qu’est-ce qui vous gênerait ?
      On peut même envisager une carte du « royaume de France » amputé de ses conquêtes illégitimes, la Corse, la Savoie, le Comté de Nice et la Bretagne...
      Rien de cela ne me gênerait.
      Le nationalisme français et les jacobins de bas-étages me font gerber.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 22 décembre 2015 10:55

      @Goldored
      ça ne me gêne pas, j’en faisais la remarque, c’est tout.


  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 21 décembre 2015 22:53

    @Fifi Brind_acier et à Laurent 47


    Intéressant, Fifi, ce site que vous indiquez : il est une preuve de plus de la velléité chaque jour affichée un peu plus de regrouper les régions transfrontalières en Europe.

    Le lecteur notera que ce site est en français, et en flamand — après-tout pourquoi pas puisque cela concerne aussi les Belges — mais surtout en anglais. Ben voyons !
    Mais il n’est pas en allemand, qui est pourtant la troisième langue officielle en Belgique. Curieux, non ?
    J’en profite pour préciser que ceux qui s’imaginent que derrière la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires il y aurait une réelle volonté de promouvoir lesdites langues en question sont assez naïfs. Il est vrai que rien n’est fait pour leur expliquer ce qui se cache derrière toute cette linguo-philie. Et pour cause.

    Le Conseil de l’Europe, s’il avait eu le moindre intérêt pour les langues aurait rédigé une charte des langues régionales ET nationales. Ce qui aurait permis entre autres de laisser l’anglais (ou de le ramener ?) à sa place, celle d’une langue nationale qui n’a « d’international » que le nom.
    Mais voilà, ce n’était pas du tout le but de la manœuvre.
    Un concept quelconque ne peut pas être quelque chose et son contraire. Il en va de même pour une langue. L’anglais est donc une langue nationale qui joue le rôle d’une langue internationale. Nuance !

    J’ai lu il y a longtemps, mais je ne sais plus où, que Franklin Roosevelt avait en projet de détacher la partie nord de la France et de l’unir à la Wallonie afin de créer un nouvel État après la guerre.
    Ce qui prouve une fois de plus que les Ricains sont derrière tout ça. Et depuis longtemps.

    Sinon, je confirme ce que disait Laurent 47, le corse est bel et bien une langue, une vraie. Elle fait partie des langues latines (ou romanes) au même titre que le français, l’espagnol, l’italien, le catalan, l’occitan, le roumain, etc.
    Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un air de parenté avec des dialectes parlés en Italie.

    Cordialement.

    Thierry Saladin


    • Goldored Goldored 22 décembre 2015 08:56

      @Thierry SALADIN
      « J’ai lu il y a longtemps, mais je ne sais plus où, que Franklin Roosevelt avait en projet de détacher la partie nord de la France et de l’unir à la Wallonie afin de créer un nouvel État après la guerre.Ce qui prouve une fois de plus que les Ricains sont derrière tout ça. Et depuis longtemps. »
      Ce qui ne prouve rien d’autre que votre misère intellectuelle qui vous conduit à amalgamer n’importe quoi pour justifier vos haines nationalistes.
      Pathétique.
      Votre raccourci me laisse quand même foutrement pantois !
      Roosevelt buvait chaque soir un Martini avec une olive, ce qui prouve indubitablement que les Américains sont derrière la peste qui décime les champs d’olivier dans les Pouilles. Non ? C’est pourtant tout autant tiré par les cheveux que votre argument reproduit ci-dessus...


  • Goldored Goldored 22 décembre 2015 08:40

    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour les nationalistes français n’est toujours bon que pour les peuples extérieurs à la France. Dès lors que ces peuples sont englobés dans la France, toute volonté d’émancipation de ces peuples,est pour vous une « déclaration de guerre » !
    Les Bretons, les Corses, les Basques... sont autant de peuples qui ne sont pas forcément français et qui peuvent vouloir vivre leur destin sans être contrôlés par Paris.
    Votre nationalisme vaut bien le nôtre.
    Ni dieux, ni maîtres !
    Bevet Breiz !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 19:31

      @Goldored
      Ni Dieux, ni maîtres !

      Ben si, ce sera Junker, Merkel et la Maison Blanche...
      Passer sous la tutelle de la Troïka, que du bonheur, les Grecs sont enchantés...


  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 22 décembre 2015 09:58

    Bonjour,


    Pour ceux que cela intéresse, voici un site internet, sur lequel j’ai trouvé cet extrait :
    « … en fait, Roosevelt est toujours aussi hostile à sa personne (De Gaulle) , il n’a que faire de la France combattante, et trouve bien plus commode de traiter séparément avec les autorités locales, que ce soit aux Antilles, en Océanie, en Afrique du Nord… ou à Vichy. Du reste, il souhaite que les forces alliées qui débarqueront un jour en France prennent elles-mêmes en charge les territoires libérés, et il entreprend d’en persuader les Britanniques ; au ministre des Affaires étrangères Eden, il expose même à la fin de mars 1943 sa conception d’une Europe d’après-guerre entièrement prise en main par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’URSS, avec quelques curiosités comme ce nouvel Etat de «  Wallonie », qui comprendrait « la partie wallonne de la Belgique, ainsi que le Luxembourg, l’Alsace-Lorraine et une partie du nord de la France. »

    A.EDEN, The Reckoning, Cassel, Londres, 1965, pp 372-3

    Et aussi celui-là dans lequel il est précisé que les projets de Roosevelt allaient jusqu’à englober la Rhénanie-Palatinat, l’Eifel et peut-être même la Ruhr dans ce nouvel État.

    Tout cela est bien sûr à vérifier par confrontation avec d’autres sources.
    Comme celle-ci, par exemple.

    Cordialement.

    Thierry Saladin


  • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:53

    Finalement, il y a pire que les nationalistes de Droite : les nationalistes de Gauche !

    U ZINU 



    • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 18:33

      @MAIBORODA



      Précision : je parlais des nationalistes français.
      Ceux qui se réclament de la Gauche jacobine sont les plus virulents.

  • Elliot Elliot 23 décembre 2015 01:33

    Si je comprends bien l’auteur, les Corses ont mal voté qui ont mis à la tête de la région des indépendantistes et des autonomistes.

    Au fond pour eux la démocratie est dictée par la Constitution qui décrète ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.

    Les seules élections valides sont donc celles qui donnent des résultats qui confortent les institutions, fussent-elles devenues inappropriées.

    L’auteur ne se pose pas la question des raisons de la persistance du sentiment national en Corse, ce dernier est illégitime parce que son expression tribunitienne a pris des libertés avec une constitution qui ne semble pas parole d’évangile dans l’île rousse.

    Et d’appeler l’ultra-jacobin Chevènement à la rescousse.

    Dans la complainte chevènementiste, on retrouve quasi mot pour mot les arguments spécieux qui dénient à la Catalogne son droit à l’indépendance et qui multiplient les chausse-trapes administratifs pour contrarier la soif de liberté du peuple catalan ( ou du moins de sa majorité ) qui peine à recevoir une traduction avec un gouvernement régional conforme à ses aspirations.

    J’appartiens à une région qui fut naguère française et où un certain nombre de personnes rêvent du retour à la mère patrie, cette région, la Wallonie, est soumise à une constitution dont les seules modifications sont régulièrement impulsées par le Nord du pays, la Flandre, elle aussi en marche vers son indépendance mais non sans piller l’état belge à son profit.

    Contrairement à beaucoup de Wallons velléitaires ou attachés à une fiction d’état, je ne vais pas reprocher aux Flamands de profiter de nos faiblesses, il seraient stupides de ne pas pousser leurs avantages car le maître n’est pas responsable des mentalités d’assistés de ceux qu’il domine.

    Comme citoyen belge, je me soumets au résultat des urnes et si mes concitoyens wallons tolèrent de se laisser mettre la corde au cou et la camisole de force, je suis bien obligé de l’accepter.
    Comme il faut accepter que d’autres caressent d’autres rêves et transforment des utopies en réalités.

    L’Europe qui est coupable de beaucoup de maux n’a rien à voir avec le désir qu’ont certains groupes humains de s’affranchir de la tutelle d’un état centralisateur.

    On peut considérer que les Corses font preuve de légèreté, que leur île n’est pas viable sans les perfusions de la France mais certains ont le droit de placer l’exigence de la liberté au-dessus de toutes les contingences.
    Il y a des Wallons qui voudraient réintégrer la France, il y a des Corses qui veulent en divorcer à l’amiable, qui peut se permettre de juger les uns et les autres au nom de constitutions de papier ?


    • J.MAY MAIBORODA 23 décembre 2015 08:45

      @Elliot



      Du pur Elliot.
      Ce commentaire est laudatif, mon cher Elliot.
      J’écrivais pour ma part ces jours derniers : « Il y a des Corses fiers d’être Français, et des Corses fiers de ne pas l’être »
      Cordialement...... et bon Noël wallon. 

    • Elliot Elliot 23 décembre 2015 13:01

      @MAIBORODA

      Merci !

      Je me bornais à constater que Talamoni était conséquent avec son combat quand il a fait son discours d’investiture en langue corse et que les arguments constitutionnels d’esprit cocardier me paraissaient bien piètres.

      La langue corse à résisté à la francisation, il faut donc croire qu’elle était mieux ancrée dans l’âme populaire que les autres langues régionales de l’hexagone qui subsistent – quand elles subsistent - à l’état résiduel ou alors que la francisation forcée y a été plus négligente.

      La Catalogne a résisté au franquisme donc le catalan en opposition frontale avec le castillan fut une manière de résister et est devenu la langue de la renaissance.

      A ma connaissance, il n’y a pas de mouvement autonomiste en Sardaigne ou en Sicile où la langue italienne semble acceptée sans réticences.
      Pour ce qui est du sarde, il est très proche du corse, lui-même plus proche de l’italien que de langue d’oïl.

      Peut-être pourriez-vous un jour m’éclairer ( et les autres lecteurs ) sur le sujet ?


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 décembre 2015 09:46

    Bon si on regarde les chiffres du premier tour, on a :

    liste Talamoni

    Liste conduite par

    Nuances

    Voix

    % Inscrits

    % Exprimés

    M. Paul GIACOBBI

    LDVG

    24 686

    10,74

    18,42

    M. Gilles SIMEONI

    LREG

    23 603

    10,27

    17,62

    M. José ROSSI

    LLR

    17 642

    7,67

    13,17

    M. Camille DE ROCCA SERRA

    LDVD

    17 018

    7,40

    12,70

    M. Christophe CANIONI

    LFN

    14 176

    6,17

    10,58

    M. Jean-Guy TALAMONI

    LREG

    10 353

    4,50

    7,73

    M. Dominique BUCCHINI

    LFG

    7 448

    3,24

    5,56

    M. Jean-Charles ORSUCCI

    LDVG

    5 532

    2,41

    4,13

    Mme Emmanuelle DE GENTILI

    LSOC

    4 353

    1,89

    3,25

    M. Jean ZUCCARELLI

    LRDG

    4 227

    1,84

    3,15

    M. Paul-Félix BENEDETTI

    LREG

    3 451

    1,50

    2,58

    M. Hyacinthe SANTONI

    LDLF

    1 500

    0,65

    1,12


    Liste Talamoni 7.7 % des exprimés, c’est pas la marée haute du nationalisme

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