Coronavirus - Les élections municipales, bombe épidémique à retardement ?
En 2014, le taux d'abstention record aux élections municipales était de plus de 36%. Le coronavirus n'était pour rien à la bouderie des urnes d'une partie de la population. Mais, avec ce nouveau virus mondialisé les prochaines consultations électorales pourraient connaître un taux d'abstention digne d'une mauvaise fièvre capable d'exploser le thermomètre. Une fièvre qui serait due à la peur de certains électeurs de rencontrer le Covid-19, tapi sournoisement dans l'isoloir contaminé. Et si les bureaux de vote se transformaient en véritables bombes épidémiques à l'occasion de consultations populaires pour élire son Maire ? Voilà peut-être ce qui mijote dans l'esprit de certains électeurs très prudents voire un peu trouillards. Mais imaginez un instant la poussée phénoménale de fièvre anti-Macron si le gouvernement décidait par sécurité de reporter à plus tard la consultation électorale. Ne pourrait-on pas le soupçonner de vouloir éviter une Bérézina électorale, après le 49/3 et sa réforme des retraites inachevée ?
Donc, le président Emmanuel Macron n'osera pas demander le report des municipales pour cause de virus. Mais le gouvernement prendra certainement des mesures de sécurité complémentaires, en plus de l'interdiction dans toute la France des rassemblements « en milieu confiné » de plus de 5 000 personnes. Sans oublier d'autres événements en milieu ouvert. Par précaution faudra-t-il mettre à la disposition des électeurs courageux, des masques déjà en rupture de stock, ainsi qu'un gel hydroalcoolique avec le mode d'emploi, avant et après avoir voté avec des gants de soins à usage unique ? L'idée paraît pour le moins saugrenue, un ancien président dirait "Abracadabrantesque". Sauf peut-être pour les différents intervenants du bureau de vote qui eux verront passer du monde, et sans doute quelques inoffensifs tousseurs enroués.
Qui sait, dans quelle situation nous serons dans 2 ou 3 semaines. Même si notre Premier ministre disait récemment...
"L’idée de reporter les élections n’est jamais venue à l’esprit. Elles auront lieu dans les meilleures conditions possibles".
Nous voilà rassurés, mais pas trop quand même, car aujourd'hui la parole d'un décideur politique n'est plus vraiment écoutée, et Philippe pourrait facilement changer d'avis.
Bien sûr, il n'y a pas encore de vaccins contre le Coronavirus. Est-ce mieux ainsi ? Souvenez-vous du fiasco du H1N1 à l'époque de Roselyne Bachelot qui avait écouté certaines voix alarmistes. En définitif, seulement 6 millions de Français avaient cru bon se faire vacciner. Résultat : des millions de vaccins incinérés et 382,7 millions de coût pour l’Etat.
Mais la grippe espagnole avait fait combien de victimes... "50 millions de morts selon l'Institut Pasteur et jusqu'à 100 millions selon certaines réévaluations récentes, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale" (Wikipédia)
Alors, comment s'étonner que des responsables politiques qui doivent prendre des mesures adéquates pour combattre l'épidémie ne soient pas très à l'aise dans leurs bottes. S'il existait un vaccin contre le Covid-19, combien de doses auraient déjà été commandées par nos décideurs... Comme en juillet 2009, 94 millions !
En fait, on pense que... il paraît que... une étude prétend que... "Les coronavirus humains peuvent survivre sur des surfaces inanimées à température ambiante jusqu’à 9 jours" Seulement cela demande confirmation. En réalité, on ne sait pas encore ce que le Coronavirus est capable de faire sur une durée encore indéterminée. Il devrait, on l'espère, être moins meurtrier que la banale grippe saisonnière qui tue quand même entre 290.000 à 650.000 personnes par an, dont 10 000 en moyenne en France.
La réponse à beaucoup de questions sur la dangerosité du Covid-19 viendra plus tard, mais les médias n'ont font-ils pas trop, est une vraie question ? Mais s'ils en parlaient moins, que dirait-on, que le pouvoir nous ment ou nous cache une inavouable secret.
En mars 2018, l'OMS a alerté sur une mystérieuse « maladie X », capable de provoquer une pandémie mondiale « jamais vue ».
On voudrait nous faire peur...



