samedi 26 novembre 2022 - par Luc-Laurent Salvador

Corrida & victimisme

De l'hypocrisie des abolitionnistes...

La corrida est entrée dans l’arène politique et même si on a senti le vent du boulet, c’est heureusement l’abolition qui a mordu la poussière, étouffée par une nuée d’amendements.

Bien que sans illusion — cette bataille gagnée contre les victimistes n’est pas la guerre — je m’en réjouis car on peut au moins espérer débattre au fond plus sereinement. D’emblée je précise que je ne suis pas un aficionado [1], je ne ferai donc pas un plaidoyer « intéressé ». Je l’espère seulement intéressant. Si j’ai cru devoir prendre position c’est parce qu’il m'a semblé tellement évident qu’on avait encore affaire à une tentative des nouveaux « pères la morale » issus des loges — ceux qui, après avoir copieusement attaqué l'Eglise depuis presque trois siècles, prétendent dorénavant prendre sa place et nous enseigner ce qui est bien comme ce qui est mal.

Ainsi, par exemple, pour eux, le sexe ludique, ce n’est plus le mal, il faut l’enseigner à l’école afin d’aider chacun à épanouir son potentiel hédonique dès la maternelle, mais la tauromachie, ça, c’est mal, parce qu'… un animal souffre.

La bienpensance a établi une telle emprise sur les médias qu’il est devenu difficile d’avoir un débat rationnel à ce sujet. D’emblée on tombe sur l’argument massue et imparable, c'est-à-dire, encore une fois, cette idée que le petit de la vache est un être sensible, que ce n'est pas contestable parce que, je l’ai vu, d’ailleurs, à la fin, il a versé une larme nous dit en substance la vétérinaire invitée sur France Inter parlant d'une jeune taurillon. S’ensuit alors fatalement la question couperet : pourquoi chercher à perpétuer ce qui n’est qu’un spectacle dégradant destiné à se faire du pognon (de dingue) avec la souffrance animale ?

Celle-ci n’est pas niable et je ne cherche pas à la minimiser. Mes études de sciences naturelles m’ont donné assez de remords à ce sujet. Je pense, en particulier, à ce TP de physiologie animale où j’ai dû couper en série des têtes de grenouilles vivantes parce que je n'arrivais pas à récupérer l’hypophyse.

Oui, comme les humains, les animaux souffrent lorsqu’ils sont physiquement agressés. Il ne faut pas être très malin pour le comprendre et seulement honnête pour l’admettre. Le directeur des arènes de Nîmes, Béziers et Madrid a maladroitement tenté de le nier au cours de l’émission la Tête au Carré sur France Inter mercredi. Il s'y est mal pris. Même si son intention de communication était légitime sinon bonne, la voie dans laquelle il s’est engagé était sans issue car elle suppose une connaissance de la douleur peu commune de sorte qu'il pouvait difficilement être compris. Nous y reviendrons plus tard.

Oui, le taureau souffre et la véritable question c’est … écoutez bien… so what ? En bon français, on dit aussi « et alors ? ».

Si vous suivez l'actualité vous savez que les Français souffrent, je dis ça, je dis rien. Ça a été particulièrement vrai lorsqu’il y a peu, ils se sont piqués de revêtir un gilet jaune. Ils étaient où à ce moment-là les abolitionnistes de la souffrance animale ? Macache, nada, podzeb : circulez, ya rien à voir !

Plus éloquent car plus dramatique encore : en dix ans l’embargo occidental contre l’Irak a tué 500.000 enfants irakiens. L’ambassadrice de l’Empire anglo-sioniste Madeleine Albright a confirmé ces données en déclarant face caméra que « ça valait le coup ». Là encore, ils étaient où les abolitionnistes de la souffrance animale ? Comment se fait-il qu’ils ne soient pas d’abord des abolitionnistes de la souffrance humaine ? Comment se fait-il qu’ils aient, pour la plupart, panurgiquement pris parti pour l’Ukraine et n’aient pas moufté à l’envoi d’armes payées à la sueur du front des travailleurs français en souffrance alors que c’est de la co-belligérance et donc une participation active à un conflit guerrier qui engendra une incalculable somme de souffrances humaines ?

Bref, comment peut-on être hypocrite ou con au point de demander l’abolition de la corrida sans s’être préalablement engagé dans un combat pour l’abolition de la guerre ?

Tout porte à penser qu’on se trouve là face au processus de nivellement des valeurs qu’amène fatalement la posture victimaire et, par exemple, celle toute en trémolos, ressentiments et dramatisation pathétique que la marionnette Greta s’est permise d’adopter devant l’assemblée de l’ONU en accusant les dirigeants du monde entier de lui avoir volé ses rêves et sa jeunesse.

Les moutons hypnotisés et compassifs (sic) s’indignent avec elle mais ceux qui ont encore un brin de lucidité voient bien que les bornes sont passées et qu’il n’y a plus de limite à la plainte victimaire qu’on voit partout, sous mille formes, tenter de faire tourner le monde entier autour de SA préoccupation ou SA fixation comme si elle en était le véritable pivot.

Identifier cette posture est important car cela permet d’expliquer la perte de la dimension temporelle qui s’opère ici. C’est, en effet, face à l’immédiateté de la souffrance présente car exposée — parfois au risque du dolorisme tant certains en rajoutent — que chacun est invité, toutes affaires cessantes, à se focaliser sur le problème (quel qu’il soit) afin de contribuer à sa résolution.

Chercher à mettre cette souffrance en perspective afin d’en faire sens est d’emblée perçu comme une trahison insupportable et inhumaine car, évidemment, cela ne peut qu'amener à relativiser et, donc, à changer et le niveau d’engagement et la nature même des actes que l’on serait prêt à consentir si l’attention restait polarisée sur le tableau initial. Les victimes veulent tout notre « temps de cerveau disponible » ici et maintenant car nous sommes alors tellement manipulables. C'est vrai qu'hormis les psychopathes, personne n’est complètement insensible à la souffrance de l’autre, pour autant qu’il soit perçu comme son semblable, humain ou animal.

C’est exactement l’attitude opposée que les parents avisés adoptent avec leur marmaille en cris après s’être écorché les genoux en tombant : ils soufflent sur son bobo, lui disent que ça va passer et lui parle de toutes les bonnes choses qui l’attendent dès qu’il se sera relevé. En somme, ils changent sa focale, recadrent sa perspective et lui permettent ainsi de se désintéresser d'une douleur très réelle, la sienne. Ils savent qu'après avoir fait deux pas, l'esprit de l'enfant sera déjà projeté ailleurs et qu'il poursuivra son activité sans plus penser à sa détresse présente.

Le victimisme consiste à s’inscrire dans une plainte qui n’a pas de fin, ou disons plutôt, qui n’a d’autre fin que de tirer un maximum d’avantages de la situation… de victime prioritaire sur toutes les contingences et même les lois auxquelles on trouve alors motifs à exceptions. L’enfant est trop innocent et trop labile dans ses représentations pour être capable de ça. L’adulte manipulateur, lui, excelle dans ce registre d'une efficacité incomparable.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, nos taureaux et replaçons cette pratique qu’est la tauromachie non dans le présent (la synchronie superficielle qu'amène un automatisme victimaire acéphale qui n’y voit qu’un spectacle affligeant et mercantile) mais dans sa profondeur historique, dans une diachronie qui se superpose parfaitement avec l’histoire humaine et donc, avec sa préhistoire.

Car c’est évidemment dans le cadre de l’anthropologie qu’il s’agit de penser la corrida et ce n’est rien de dire qu’on découvre alors du lourd et même du très lourd puisque, selon l’académicien René Girard, c’est aux origines de l’humain qu’on se trouve ramené dès lors qu’on s’intéresse aux pratiques sacrificielles. Il ne fait aucun doute que la tauromachie appartienne à ce registre dont, tout au long de son œuvre, Girard a exploré la nature intrinsèquement religieuse tout en pointant ses liens avec la chasse (Lascaux) comme la guerre.

Il s’agirait donc, vous l’aurez compris, de lutter contre l’amnésie athée des bienpensants scientistes qui œuvrent au fascisme rampant du victimisme mondialisé en réouvrant les archives de l’humain afin de comprendre comment les rituels qui se sont perpétués jusqu'à nos jours entretiennent l’idée d’une verticale sans laquelle il est absolument vain de croire que l’on va pouvoir vivre tous ensemble heureux dans l’horizontale. Loin de contribuer à l'apaisement du "parc humain", nos petites volontés victimistes et fondamentalement égocentriques même si d’apparence altruistes sont justement ce qui contribue à le rendre tellement inflammable.

Dans l’article à suivre, nous nous plongerons dans l’œuvre de René Girard afin de comprendre la véritable nature de la corrida et, surtout, la véritable nature de la victime au centre de l’arène. Il devrait apparaître que nos bons penseurs abolitionnistes tout à leur plainte animaliste sont incapables de voir que le taureau n’est pas seul dans l’arène. Ils ne comprennent pas que la foule attend un duel, elle attend de s’enthousiasmer. Elle veut vibrer à l’unisson (Olé  !) et, c’est vrai, elle veut du sang. A tous les coups le taureau lui en donne pour son argent, il saigne, mais il n’est pas rare que le toréro saigne aussi ou y laisse même la vie. Etrangement, ce n’est pas pour lui que se battent les abolitionnistes.

Nous nous demanderons pourquoi cela et la réponse fera apparaître la pertinence et la force de l’argument de M. Simon Casas qui rappelait que ce sont des taureaux de combat qui viennent dans l’arène — exactement comme des soldats vont au front… et se battent comme des lions !

 

 

[1] Jamais je n’ai assisté une corrida, une vraie. J’ai seulement joué à me faire peur lors de courses de vachettes, jusqu’à ce qu’au Grau du Roi l’une d’entre elle me renverse. Je m’en suis tiré avec quelques côtes fêlées et je n’y suis pas revenu 😉



396 réactions


    • charclot charclot 27 novembre 2022 18:50

      @Luc-Laurent Salvador
      je n’accepterai aucun diktat et moins encore ceux qui incitent à la violence spectacle Il y a assez de désespoir dans ce monde sans en plus rajouter les spectacles pour pornophiles du sanguinolant. Me répétant donc donner la mort parce qu’on se nourrit soit, c’est dégueulasse mais il faut en passer par là et passer par là , et j’insiste, oblige à donner soit même la mort au moins une ou deux fois dans l’année, comme l’Aïd ou la pessah, pour ne pas laisser aux seuls tueurs des abattoirs les mauvaises vibs qui accompagnent le fait de prendre une vie. Il y a d’un coté le babaacoolisme-wokisme urbain et de l’autre ceux qui ne sont pas éloignés de la nature qui la connaissent dans tout ce qu’elle a de cruel et qui pourtant refusent le sadisme inhérent à des mises à mort insensées . Prenons un exemple hors corrida : les bêtes conduites aux abattoirs sont méga stressées produisent des hormones liées à ce stress et l’accumulation de ces poisons puisque cela en est conduit l’organisme humain à subir une agression accumulative qui se termine en maladies diverses et avariées. Parallèlement , il existe en Europe et ailleurs des techniques d’abattage et de découpage dans des unités mobiles où l’animal est abattu en plein champ voire à distance comme en chasse à l’affut L’animal n’a pas le temps de se rendre compte de quoique ce soit Du coup, la viande est ultra saine. Pour en rester sur l’élevage, des moutons maintenus été comme hiver sans stabulation produisent une viande savoureuse et gouteuse qui n’a rien à voir avec celles de ceux élevés selon les normes européennes. Je n’ai pas d’aversion pour la corrida sans raison. Nous sommes les dominants, il n’y a aucun doute mais la domination ne donne pas tous les droits bien au contraire elle implique une somme de devoirs qu’il serait temp de mettre en avant. Pour finir sur une touche quasi animiste, les cojonés de toro sont très prisées et sont vendues comme aphrodisiaques... Et toute la viande est également chargé d’une aura magique alors que le mode d’abattage est le pire qui puisse exister...J’ai vécu dans ce milieu alors même si on peut mettre en doute ce que j’écris je sais ce que j’ai vécu du coup, les critiques...


    • Samy Levrai samy Levrai 27 novembre 2022 18:54

      @charclot
      Que penses tu de l’avortement ?


    • charclot charclot 27 novembre 2022 19:59

      @samy Levrai
      je ne crois pas qu’on puisse répondre en deux phrase mais en gros il y a deux donneurs de gènes Ensuite le débat vient quant à la personne qui transmet les gènes et dont le rôle s’arrête en dix minutes quand il est serviable et aimable et à celle qui pendant neuf mois porte dans son corps une vie qui grandit qui elle même peut être porteuse de mutations positives pour l’évolution humaine. Ensuite si on considère le respect qui est donné aux filles mères par des millénaires de crétinisme moral au moins en Europe il est compréhensible qu’elles en aient marre de faire les poules pondeuses et de recevoir le mépris des bien pensants. En fait je suis contre l’avortement pour diverses raisons, notamment la possibilité d’une éducation sexuelle fondée et pertinente et donc d’un responsabilisation individuelle poussée, mais je suis pour parce qu’il est surement préférable d’avoir un enfant qu’on désire dans les bonnes conditions plutôt que de le porter comme un boulet. Si on considère l’avortement et la religion, pendant longtemps l’église pratiquait l’avortement sur les filles mères voir les infanticides
      https://srp-presse.fr/index.php/2021/01/19/irlande-leglise-de-nouveau-au-banc-des-accuses/
      Je préfère toujours la vérité à l’hypocrisie
      . En gros dans les conditions actuelles de respect de la maternité et aux vues des perspectives d’avenir, le mal est préférable au mieux...


    • Samy Levrai samy Levrai 27 novembre 2022 21:59

      @charclot
      Il semble que tuer des animaux ce ne soit pas bien mais tuer des humains ce soit cool , comme les OGM ce n’est pas bon pour le maïs mais il faut en injecter aux humains car cela protègerait les autres...
      Il faut aussi tout doucement par effet cliquet , interdire, interdire, contrôler, réprimer, interdire, contrôler, contrôler, réprimer, interdire, réprimer, réprimer,... car c’est moderne coco !


    • charclot charclot 27 novembre 2022 22:37

      @samy Levrai
      ne pas vouloir comprendre c’est une chose ne pas comprendre une autre. Je travaille avec les personnes en difficulté psychique je sais que certains ne peuvent pas comprendre à moins d’y passer beaucoup de temps et c’est vraiment agréable quand on y parvient. Pour ce qui est des abrutis qui préfèrent orienter une réflexion pour le bien être de leurs pseudos discours moralisants qui somme toutes est aussi fluctuant que la tendance médiatique en général dans le monde plein de misère et de haine dans lequel je vis je les envoie rapidement jouer ailleurs avec leurs teubs... Mais comme tu sembles faire parti de la première catégorie je réitère ce que j’ai écris : aujourd’hui l’avortement est la pire des solutions mais face au désarroi social et au manque complet de solidarité sociale il est parfois préférable pour une femme de ne pas continuer sa grossesse... Mais car il y a un mais dans la mesure où la collectivité est capable de soutenir aider et porter une mère célibataire dans le plus grand intérêt de l’enfant dans ce cas là oui l’avortement n’est pas souhaitable... Comme tu me parait relativement bien handicapé des hémisphères je vais te le dire autrement : quand ducon se vide les couilles sans même penser qu’il pourrait foutre Germaine enceinte, il faut aussi qu’il en profite du coup quand la société obligera les conos qui s’arrachent après leurs vidanges testiculaires à verser une pension à la mère ce jour là l’humanité en tout cas la France aura vraiment grandi et l’avortement ne sera plus qu’une question satellite En attendant les neuneus qui ne prennent qu’une partie d’un problème pour ensuite s’auréoler de gloire en portant haut leurs manques de discernement peuvent continuer à faire ce qu’ils font de mieux se taper des pignoles avec du papier de verre

      Et quand au « il est interdit d’interdire » je n’ai jamais vécu avec de pires connards que ceux qui ne savent pas poser de limites quelles soient dans les actes ou les relations. on appelle ça le respect de l’intimité. 
      Anarchie vaincra et même si elle ne le fait pas elle vivra

      PS une chose dont je suis sûr c’est que malgré ta très jolie diatribe : 
      Il faut aussi tout doucement par effet cliquet , interdire, interdire, contrôler, réprimer, interdire, contrôler, contrôler, réprimer, interdire, réprimer, réprimer,... car c’est moderne coco !
      tu aurais bien du mal à exister dans un monde sans contrôle ni limite où la seule manière de survivre serait la loi du plus psychopathe Alors mon chou, prends tes leçons et ranges les d’où elles n’auraient jamais du sortir


    • alinea alinea 28 novembre 2022 17:59

      @Adèle Coupechoux
      le petit dessin parle de l"élevage en batterie, torture, enferment, captivité, horreur...


  • alinea alinea 26 novembre 2022 19:21

    Ben non, on s’en fout pas ! personnellement j’aimerais que la côte de bœuf que vous faites griller sur votre barbecue si viril (! !) vienne d’une bête tuée comme ça, en combat ; que toute la viande que vous mangez vienne du perdant d’un combat et non pas de la victime d’élevage en batterie, ou en torture ( yeux crevés pour les veaux par exemple, dents arrachées et queue coupée pour les cochons, par exemple), ou bien la cible d’un chasseur.

    On y verrait déjà plus clair.

    Et puis que vous arrêtiez de vous sentir aussi puissants que bons, vous voulez protéger le monde, et mauvais, le détruire.

    C’est débile. Ce que vous reprochez à la corrida c’est d’être inutile : eh bien non, elle nourrit plein de gens ; des éleveurs aux toreros et de tous les mangeurs de viande de toros de corridas !


    • charclot charclot 26 novembre 2022 19:51

      @alinea
      vivement qu’on mange le matador alors parce que si il était seul dans l’arene sans les picadors et les rejoneador il finirait carpette plus souvent qu’a son tour mangeons des gens !


    • véronique 26 novembre 2022 20:14

      @alinea
      Vous trouvez que la corrida est un combat ?
      Moi je la vois comme un abattage, sauf que là on fait durer le plaisir et que c’est un spectacle.
      Et je ne vois pas plus de raisons de permettre les corridas que de permettre qu’on coupe les queues de cochon, les cornes des vaches ou les ailes des pintades.


    • alinea alinea 26 novembre 2022 20:29

      @véronique
      Vous savez Véronique, la corrida est symbolique, en ce sens elle est très importante, mais dans le concret de nos vies, elle passe à côté de beaucoup ; alors vous pouvez prendre le bus avec tout le monde sans savoir où vous allez, cela ne changera pas les choses ; en revanche quand on ouvre les yeux contre nos propres idées reçues, ma foi, on peut avancer. Et si je perds tout ce temps à parler corrida, c’est dans ce but.
       Mais c’est bon, depuis toutes ces années je sais que rien ne viendra éclairer ceux qui se cachent derrières leurs idées reçues pour « ne pas sortir de leur sillon » !!.


    • alinea alinea 26 novembre 2022 21:29

      @charclot
      El Juli n’avait pas de picadors ! et beaucoup d’autres. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de mauvaises corridas, au contraire j’ai beaucoup dit que la corrida n’avait pas besoin de vos bons sentiments pour mourir. J’ai donné quelques pistes plus haut.


    • charclot charclot 27 novembre 2022 00:18

      @alinea
      en quoi le fait de préférer la dignité face à la mort porte t’elle atteinte à la joie de vivre ? Se pourlécher les babines en assistant à un rituel de mort n’est plus ni moins l’expression d’un vide émotionnel qui à l’extrême est la négation de la vie..


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 07:37

      @charclot

      C’est quoi cette psychologie de bazar ? Vous l’avez lu quelque part ou vous avez inventé ça tout seul ?


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 08:18

      @charclot

      Vous avez déclenché l’ire de l’auteur. Il perd ses nerfs dans ce qu’il appelle votre « bazar ».
      Il est en train de régler ses comptes avec un abolitioniste qu’il ne nomme pas. 


    • véronique 27 novembre 2022 08:50

      @alinea

      Il ne s’agit pas d’idée reçue. La corrida revient de temps en temps dans mes pensées depuis très longtemps. Et à chaque fois j’essaie de trouver des raisons d’admettre son existence. Mais non, c’est impossible. D’ailleurs, si la loi ne permettait pas l’exception de la tradition, la corrida serait interdite. On la remplacerait par d’autres formes de confrontation, voilà tout.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:20

      @Adèle Coupechoux

      Ah Adèle, merci de montrer ainsi que ma pique a fait mouche !

      ça ne vous a pas plu que je pointe votre colère alors vous pensez répliquer en supposant une irritation chez moi.
      Ce n’est pas le cas même si je reconnais que ma formule peut légitimement être interprétée comme ça.
      Toutefois, comme ça n’est pas la question, je ne m’y attarde pas.

      La question était de savoir si je pouvais lire en vous. Par cette réplique que vous venez de faire, ne vous en déplaise, vous venez de prouver que j’avais mis dans le mille !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:26

      @véronique

      Bien sûr qu’il s’agit d’idée reçue et le fait que vous ne puissiez sortir de votre ornière prouve seulement l’existence de l’ornière, pas la vérité de votre point de vue « ’en bus » et en tautologie smiley


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 09:41

      @Luc-Laurent Salvador

      Ce serait plutôt, quelle mouche vous a piqué. La réponse vous l’avez.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:59

      @Adèle Coupechoux

      Euh, je me trompe ou vous vous enfoncez là ? smiley


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 10:01

      @Luc-Laurent Salvador

      Mauvais joueur ?  smiley


    • charclot charclot 27 novembre 2022 10:12

      @Luc-Laurent Salvador
      ce n’est pas parce que tu renifles les arrières trains de l’intellect qu’on est tous obligé d’être les nervis du vide neuronal !


    • charclot charclot 27 novembre 2022 10:19

      @charclot
      en gros c’est pas avec un qi d’afficionados qu’on peut comprendre qu’appliquer la souffrance ou s’en réjouir n’est que l’exutoire d’un mal vivre profond lié à un rejet affectif quelconque ou pire encore à un conditionnement social dont on est pas capable de voir les effets déliquescents et pervers . Est que tu comprend le sens du groupe de mots prendre une vie... Prendre... Toujours en très gros même si donner la mort est parfois nécessaire ce n’est jamais quelque chose de bon pour la psyché individuelle et collective... Tuer pour manger, soit, je sais le faire. Tuer pour bander, non, franchement, je n’ai pas besoin de ce genre de viagra !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 10:41

      @Adèle Coupechoux

      Mauvais joueur ? 

      Grand Dieu, jamais de la vie !
      Je respecte toujours la règle... de la logique.
      Et elle fait défaut dans votre propos ! smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 10:45

      Alors charclot, on s’excite sans viagra, juste avec des mots ?

      Puisque vous semblez vous intéresser à la psychologie, je propose celui-ci à votre sagacité : « projection » vous connaissez ?


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 10:59

      @Luc-Laurent Salvador

      « Je respecte toujours la règle... de la logique. » 

      Les outils pour raisonner sont multiples. L’habileté ne suffit pas toujours.


    • charclot charclot 27 novembre 2022 11:50

      @Luc-Laurent Salvador
      je ne projette rien je comprend Je vis avec des abrutis depuis l’enfance j’en ai donc une grande habitude de leurs fonctionnements autocentrés et limite mégalomaniaques. Le terme bouchés à l’émeri ou borné correspond davantage à celui d’abruti qui n’est pas stupide mais rendu brute inapte au discernement si l’on préfère. En réalité il ne s’agit d’abrutissement stricto sensu mais d’une appétence pour la cruauté qui est l’apanage de tous les tortionnaire et psychopathes en devenir Je ne suis en rien responsable du manque d’intelligence volontaire qui cache au fond juste une profonde lâcheté : dans la corrida il y a un animal conditionné par la violence et la cruauté à se défendre contre des êtres humains eux même conditionnés par une culture sanguinaire. Je ne nie pas le courage de ceux qui affronte l’animal mais d’une part je ne l’approuve pas et d’autre part je considère que ceux qui assistent à ce genre de spectacle ont vraiment besoin d’un suivi psychiatrique ou de descendre dans l’arène pour aller se faire encorner. De plus je ne suis pas responsable non plus de cette homosexualité refoulée que subodore cette fascination pour les moules couilles, les tenues bariolées digne du carnaval de Rio et cette vénération pour la virilité qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait les grecs pour leurs pair(e)s ; LA corrida portugaise ou celle en exergue sur l’image d’illustration sont aussi des confrontations héroïques mais elles sont non sanglantes et non létales contrairement à la corrida où les couilles de l’animal tué se vendent a prix d’or pour soi disant soutenir la virilité souvent déficiente de afficionados... Bref c’est juste une histoire de masculinité incapable de s’affirmer autrement que par la masturbation... Mais ce n’est pas grave ça se soigne très bien suffit juste de lâcher prise. !


    • alinea alinea 27 novembre 2022 13:21

      @véronique
      Qui est « On » ? Macron ?
      Qu’est-ce que vous n’ admettez pas dans la vie et qui pourtant existe ? Seulement la corrida ? Qui justement est pleine de sens, mais si profond qu’il n’atteint pas tous les esprits !?
      Vous voudriez pouvoir faire interdire tout ce qui ne vous plait pas et en même temps, c’est la mode, vous faire passer pour un bel esprit ? Une bonne âme ?


    • charclot charclot 27 novembre 2022 14:34

      @alinea
      le sens profond de la corrida.... le même que celui d’une claque dans la gueule d’une femme prouver qu’on est un vrai maaallleeeeuuuu ... Toujours loboto... ! Même pas besoin de savoir lire pour comprendre mort : pas bon, vie : bon toi y en a comprendre loboto...


  • L'apostilleur L’apostilleur 26 novembre 2022 20:24
    l’auteur 

    « ... les animaliste sont incapables de voir que le taureau n’est pas seul dans l’arène... »

    Comme Michel Aphatie qii a fait le spectacle récemment en racontant une mise à mort du taureau surréaliste, il n’a pas hésité à mentir en déroulant à sa sauce le scénario d’une corrida qu’il nous dit avoir vue. 

    Dommage pas une banderille pour notre picador national Aymeric Caron 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:05

      @L’apostilleur

      La mauvaise foi, l’affabulation et la calomnie sont partout mais ça ne date pas d’hier.
      Comme dit le proverbe : quand on veut tuer la corrida, on l’accuse d’avoir la rage... smiley

      Merci pour le compliment sur l’image. Je l’ai choisie attentivement, afin de traduire au mieux cette proximité qui confine à l’unité entre l’homme et l’animal... au moment du sacrifice ! Elle est d’une importance cardinale car, à défaut, le sacrifice ne fonctionnerait pas.


    • L'apostilleur L’apostilleur 27 novembre 2022 18:04

      @Luc-Laurent Salvador
      Les crétois ne me semblent pas mettre à mort l’animal. Leur proximité avec les égyptiens qui veneraient Apis les avait peut-être contaminés. 
      On pourrait plutôt penser à ces courses des taureaux dans les rues des villes espagnoles, un jeu mortel qui confronte les jeunes intrépides aux animaux 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 19:19

      @L’apostilleur

      Oui, tout à fait, de toutes les manières qu’on regarde ces choses, ce qui importe ici c’est de voir l’unité animal-homme qui est opérée. On ne sait pas qui va être la victime.
      Au pays basque, il n’est pas rare qu’il y ait des morts dans les rues avec les lâchers de taureaux. Ceux-ci ne sont nullement « préparés » avant. Je ne sais même pas si les cornes ont des « sécurités » au bout. J’en doute.


  • L'apostilleur L’apostilleur 26 novembre 2022 20:26
    # l’auteur 

    Belle illustration crétoise bien choisie.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 novembre 2022 21:49

    Bon ,avec tout ça on sait toujours pas le prix moyen de la viande de taureau ,hors les couilles et les zoreilles,réservées .


    • pemile pemile 26 novembre 2022 22:06

      @Aita Pea Pea « ça on sait toujours pas le prix moyen de la viande de taureau »

      Moins cher que les races à viandes, le taureau de combat tué en corrida serait chargé en toxines de stress ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 novembre 2022 22:34

      @pemile
      Just a joke ...second degré. ...


    • Joséphine Joséphine 27 novembre 2022 02:56

      @pemile

      Tu te soucies des toxines maintenant près t’être fait injecter 4 fois, comme un vulgaire bétail, avec une substance chimique inconnue....voilà qui est croustillant ! Le taureau est bien plus noble et fier que ce que tu imagines , et lui ne fuit pas la mort ,ni la confrontation, ni le combat. 


    • Aristide Aristide 27 novembre 2022 08:52

      @Aita Pea Pea

      Just a joke ...second degré. ...

      N’en demandez pas trop à pemile.


    • pemile pemile 27 novembre 2022 13:42

      @Aristide « N’en demandez pas trop à pemile. »

      Tu n’as rien d’autre à faire un dimanche matin que de me planter des banderilles dans le dos ! smiley


    • Aristide Aristide 28 novembre 2022 07:15

      @pemile

      Banderilles ? Vous n’avez rien d’un taureau, un boeuf et encore ....


  • Joséphine Joséphine 27 novembre 2022 02:51
    Voici ce qui dérange les gauchistes (voir photo) :



    Voici ce qui ne dérange pas les gauchistes (voir photo ci-dessous) : 



    Et je précise que dans une vraie corrida traditionnelle comme on en voit encore dans certaines parties du sud de l’Espagne, on ne sait jamais qui va mourir en premier. Le torero, ou le taureau ? Pour ce fier animal mieux vaut la mort dans l’arène qu’être trainé à l’abattoir. Ou au coupe-gorge de l’Aid al Fitr ! 



    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 08:59

      @Joséphine

      Le contraste des images est très clair. On sait de suite de quoi on parle. On sait de suite où il y a du respect et où il fait défaut.
      Comme disait très bien Alinea plus haut, avec l’élevage...« Le taureau de boucherie est abattu, comme on arrache une carotte »


    • Joséphine Joséphine 27 novembre 2022 22:56

      @Luc-Laurent Salvador

      Merci pour ce message étonnamment moinssé. J’ai trouvé ici un très beau texte que Sandrine Rousseau et Aymeric Caron devrait lire : 

      Corrida : comment les taureaux de combat sont-ils élevés ? (lefigaro.fr)

      Soutien complet à la tauromachie qui est la seule filière au monde qui permet à des bovins de vivre quasiment libres et sauvages et de mourir au combat, loin des abattoirs sordides ! 



  • LeMerou 27 novembre 2022 07:25

    @Luc-Laurent Salvador.

    Depuis fort longtemps, l’homme à voulu prouver sa valeur, sa force, sa puissance aux autres. C’était même dans certains cas un rite initiatique pour passer au statut d’homme afin d’exister auprès d’autres.

    La corrida.

    Je conçoit l’affrontement homme-taureau dans le concept écrit avant, même si l’issue peut être fatale l’un ou pour l’autre, plus pour l’animal tout de même.

    Un taureau, surtout ceux élevés pour sont des bêtes incroyables, pour en avoir vu. L’affronter n’est pas sans danger c’est sûr. Ce que j’abhorre dans cette pratique, c’est que le combat est en fait faussé. La bête est travaillée auparavant afin que le toréro ait une chance.

    Oui, mais sans cela, le combat serait serait impossible m’a t’on souvent rétorqué. Mais alors nous sommes très loin du concept originel, ou est cette brillante démonstration de la force, de là puissance de l’homme sur l’animal ?

    Est ce que cette lutte, que je peux concevoir, mais sur une bête affaiblie est une preuve du courage du Toréro ?

    Bien sûr que non ! car à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

    C’est cette acceptation, ou cette tradition de se confronter à une bête traitreusement affaiblie, qui nuit à cette pratique. Je ne conteste pas qu’il faut une certaine dose de courage tout même pour affronter l’animal, transpirant le sang non pas par les actions vaillantes du Toréro mais des « picador ».

    En exagérant un peu, je dirais que se couvrir de gloire, d’être adulé, encensé (pour l’avoir vu) en achevant une bête mourante, me parait et m’a toujours paru inconvenant et surtout fort déplacé au regard du combat inégal.

    Qu’est ce qu’est cette représentation ? Celle de chasseurs des temps immémoriaux qui pour se nourrir, traquaient furieusement une bête qui fatalement à un moment doit être achevée, pour finir dans les assiettes ? Ou l’expression du courage faussé d’un homme ?

    Abolir la corrida ? Non, je ne pense pas. Interdire les préliminaires Oui, là je pense que Toréro peut prouver ses cojones.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 08:52

      @LeMerou

      Je ne suis pas spécialiste de la question mais Alinea qui a vu les choses de près est catégorique : cette préparation de la « bête » est un mythe.
      C’est bien l’animal « entier » que le torero affronte.
      A ses risques et périls et c’est cela que le public aime.

      Moi aussi j’ai le sentiment qu’on est là dans quelque chose qui n’est pas sans lien avec les rites iniatiques (que j’entends ici comme rites de passage).
      D’abord parce qu’il s’agit d’un rite, le sacré est présent et le torero risque réellement sa vie. Surtout il y a cette forme de similitude et d’indifférenciation initiale entre les combattants, entre l’homme et l’animal. Nous avons une sorte de minotaure dans l’arène et la question est alors de savoir ce qui va gagner : la part animal ou la part humaine.
      Une rite de passage, c’est cela : c’est quand de la confrontation au caractère « sauvage » de l’entour sacré, un individu émerge qui rejoint la communauté des hommes.


    • yakafokon 27 novembre 2022 08:58

      @LeMerou
      Au Portugal, les taureaux ne sont pas mis à mort, et ceux qui les affrontent de les affaiblissent pas pour autant ! Alors le torero peut parfaitement fatiguer le taureau en multipliant les passes, sans l’aide des picadors et de leurs banderilles, mais le combat risque de s’éterniser, et de lasser les spectateurs !
      Ce sont surtout leurs charges incessantes qui fatiguent les taureaux ; mais pas les banderilles.
      Ces animaux ont la peau dure !


    • alinea alinea 27 novembre 2022 11:33

      @yakafokon
      Si on les met à mort, ( c’est peut-être sous un autre article que je lai écrit ) mais derrière, dans le toril : ce qui simplifie la tâche du torero car la mise à mort est le plus dangereux et le plus difficile : tu te rates, ta carrière est foutue !


    • LeMerou 27 novembre 2022 18:28

      @Luc-Laurent Salvador

      « mais Alinea qui a vu les choses de près est catégorique : cette préparation de la « bête » est un mythe ».
      Tiens donc, en septembre 2022 à Nîmes les picadors étaient bien là et pris en photos en plus donc Alinéa est une affabulatrice. Je t’invite à aller en voir, ou de compulser des ouvrages traitant du sujet. Ce qui t’aurait sûrement alerter avant de reprendre ses propos.
      L’action du picador est parfaitement codifiée dans les manuels de tauromachie.
      Action soit disant destinée à éprouver la bravoure du taureau smiley
      Ben voyons, je voudrais t’y voir avec deux trois coups de pique de 8 cm (normalement) dans le dos si ta bravoure est toujours là !

      « Nous avons une sorte de minotaure dans l’arène et la question est alors de savoir ce qui va gagner : la part animal ou la part humaine ».
      Diantre !
      Je ne sais qui est le plus animal des deux ? Ce n’est pas une vrai confrontation, loin de là !

      « A ses risques et périls et c’est cela que le public aime »
      Le péril je n’en suis pas sûr, fort peu se font encorner, par rapport au nombre de taureau qui perde la vie.


    • alinea alinea 27 novembre 2022 21:34

      @LeMerou
      Mais mon petit poisson, vous ne parliez pas de picador ! mais de « préparation » en amont, dans l’ombre du toril !
      Lisez mon article, vous en saurez un peu plus. Qu’est-ce que les ignorants peuvent affabuler !!


  • Mirlababo 27 novembre 2022 08:24

    Y a ceux qui réagissent (parle de corrida, les suiveurs)

    Y a ceux qui agissent (ils vont chercher leur propre sujet en dehors de ce genre d’actualité sans intérêt)


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 08:43

      @Mirlababo

      Intéressant.
      Si je comprends bien, puisque tu refuses de réagir aux sujets d’actualité sans intérêt,

      en attendant le moment où tu vas agir (prends ton temps, pas de souci)
      tu trolles !
      Pas con le mec... smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:53

      @baliste

      Merci pour l’info. J’ai pas eu cette idée mais j’irai voir, c’est toujours bon de vérifier ses hypothèses smiley


  • yakafokon 27 novembre 2022 08:26

    Tuer un taureau dans l’arène, alors qu’il a vécu toute sa vie en plein air et en totale liberté, c’est un crime contre l’humanité, voire un génocide !

    Alors qu’élever des bœufs en prison, qui ne connaitront de la vie que le trajet de l’élevage à l’abattoir, c’est beaucoup mieux, ça fait rêver !

    Vous me direz : mais il faut bien manger de la viande, puisqu’après-tout, nous ne sommes que des mammifères bipèdes omnivores, et qu’il nous faut des protéines !

    Mais figurez-vous que les taureaux qui sont tués d’un coup d’épée dans l’arène, on les mange également ( quelqu’un peut-il nous expliquer la différence de souffrance entre un coup d’épée en plein cœur, et un coup de maillet en pleine tête, tel qu’il est pratiqué à l’abattoir ? ).

    D’ailleurs, la viande de taureau est très prisée, car on est sûr de ne pas manger de la merde importée des pays de l’Est !

    Par-contre, 15.000 civils massacrés dans le Donbass en 8 ans par les nazis ukrainiens, ça n’a l’air de choquer personne !

    Il est vrai que ce ne sont pas des taureaux, mais de vulgaires russes dont le sort passe bien après celui des « pauvres taureaux » !

    La France est vraiment devenue un pays de dégénérés, qui ne se rendent même pas compte de la frivolité de leurs propos, au regard de la situation de notre pays !

    Il vaut mieux se pencher sur des problèmes cruciaux : le diamètre des courgettes ou des melons, qui doit répondre aux normes européennes édictées par Frau Ursula Von Der Pfizer !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 08:32

      @yakafokon

      100% d’accord, malheureusement..., la France est dans une vraie descente aux enfers et il n’est pas dit que quand on touchera le fond on pourra rebondir !


    • Julian Dalrimple-sikes Géronimo howakhan 27 novembre 2022 09:23

      @Luc-Laurent Salvador

      Salutations, oui c’est exact bien sur...mais ?? dans un sens comme dans l’autre.
      C’est le moment idéal pour enfin apprendre à vivre avec l’inconnu de la vie...
      et de voir que nous sommes ce monde...là ça coince intégralement est ce que je ressens..et vois clairement....la paille, la poutre etc c’est très juste en fait..
      Bonne journée..


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:57

      @Géronimo howakhan

      Oui, si on veut s’en sortir, ça passera par ça : comprendre la parabole de la paille et de la poutre. Mais décidément c’est pas gagné ! smiley


    • alinea alinea 28 novembre 2022 11:46

      @Luc-Laurent Salvador
      Tu vois que les « notes » sont importantes : ce qui est dit est à +10, tu dis bravo, t’es à -10 !
      L’irrationnel,on ne peut rien contre, et c’est bien dommage car il nous emmène loin, dans les bas-fonds !


  • the clone the clone 27 novembre 2022 08:29

    Macron est notre matador, il porte l’estocade aux français et il repartira dans son bureau avec les 140 millions d’oreilles et de queues .....


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 08:35

      @the clone

      Oui, ce banquier est comme une des plaies d’Egypte mais il ne se contente pas des oreilles et de la queue.
      Rappelons-nous son anagramme : « Mammon enc...ra ! » !!!


  • Julian Dalrimple-sikes Géronimo howakhan 27 novembre 2022 08:46

    salut, mon avis :
    Que fait la fausse opposition ?
    Elle débat de :
    l’IVG dans la Constitution
    la corrida
    l’emploi fictif de la 1re femme de Ciotti
    les déboires conjugaux de Quattenens

    par François Asselineau via Twitter le 25 Novembre 2022


  • vercingetorix 27 novembre 2022 08:54

    Merci pour cet article courageux quand il est plus facile et réconfortant d’hurler avec les loups.

    Les p.... vinaigre et les ,anti-tout ce que je fais pas, devraient effectivement utiliser leur énergie et leur exposition médiatique pour certains à lutter pour des causes bien plus prioritaires au lieu de les masquer par un brouillard médiatique.

    Mais pour cela il leur faudrait un peu plus de courage et une aptitude à naviguer le vent dans le nez, chose qu’ils ne possèdent pas.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 09:49

      @vercingetorix

      Merci mais je dois décliner le compliment. Il n’y a rien de courageux... pour le moment, à affronter la foule des mougeons (moutons-pigeons).
      Quant aux lâches au pouvoir, malheureusement l’Histoire nous y a habitués. Il n’y a que de rares exceptions... qui confirment la règle.


  • Samy Levrai samy Levrai 27 novembre 2022 10:01

    Vive la liberté, foin des interdictions encore et toujours.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 16:38

      @samy Levrai

      Je ne sais pas ce que vous en pensez mais le simple fait qu’un pur et simple appel à la liberté comme le vôtre se fasse dézinguer comme ça (1.22 après que j’ai plussé) est un signe sûr mais inquiétant de perte de repères.


    • Samy Levrai samy Levrai 27 novembre 2022 18:43

      @Luc-Laurent Salvador
      La perte des repères est un bon résumé en effet, ils ont appris à marcher sur la tête et veulent maintenant organiser des courses...


  • Astrolabe Astrolabe 27 novembre 2022 10:16

     

    Dix raisons pour lesquelles la corrida doit être interdite

     

    Le 28 juillet 2016, le Conseil d‘Etat a définitivement retiré la corrida du patrimoine immatériel français. Une décision juste et nécessaire mais qui demeure insuffisante, cette pratique sanglante n’étant pas supprimée. Voici dix raisons pour lesquelles la France devrait l’interdire.

     

    Raison n°1) La corrida provoque la souffrance d’un animal

    Le premier argument en faveur de l’abolition définitive de la corrida réside dans le supplice qu’elle représente pour les taureaux. Durant 20 longues minutes, ces êtres sensibles, six par corrida, sont torturés de diverses façons. Cela commence par l’action des picadors qui, juchés sur des chevaux, plongent leurs armes (qui mesurent entre 20 et 30 cm) dans les muscles et les ligaments du cou de l’animal, de sorte que celui-ci se trouve forcé de baisser la tête. Il faut savoir que souvent, les chevaux sont éventrés par les taureaux terrifiés. Les peones viennent ensuite enfoncer leurs 6 banderilles (sorte de harpons de 4 à 6 cm) dans le corps ensanglanté de leur victime. Le but ? Augmenter l’hémorragie et ainsi faciliter la mise à mort, qui constitue la troisième étape. Le matador transperce alors le taureau de son épée. S’il doit viser l’aorte, elle est en réalité rarement atteinte : le supplice de l’animal se poursuit alors, entre paralysie en hémorragies internes. Il vomit souvent des litres de sang dans l’arène jusqu’à ce qu’un aide l’achève au poignard.

    Raison n°2) Un combat inéquitable

    Bien souvent, les aficionados justifient leur pratique par leur volonté de se battre courageusement contre une bête féroce. Sauf que tout est fait pour affaiblir le taureau, dans l’arène mais aussi avant le « combat ». Il passe 24 heures enfermé dans l’obscurité. Des sédatifs lui sont souvent administrés. Sans oublier l’éventuel recours à l’afeitado, une pratique expliquée par Jean-Pierre Garrigues, président du Comité Radicalement Anti Corrida, dans une interview pour Paris Match datant de 2015. « L’afeitado consiste à scier les cornes du taureau à vif, sur la partie innervée [..]. Dans un documentaire espagnol, on voit le taureau, maintenu dans un caisson, baver et trembler de souffrance. ». Et de poursuivre : « L’objectif de l’afeitado est de le diminuer et de lui ôter toute perception spatiale. Parmi les autres pratiques d’affaiblissement, il y a l’incision des sabots, les coins de bois enfoncés entre les onglons, la déshydratation, les purges à coup de laxatifs puissants, les yeux enduits de vaseline pour désorienter l’animal […]. ». Il précise également que les animaux ne reçoivent ni eau, ni nourriture lors de leur transport depuis le Sud de l’Espagne. Cela explique que les corridas se soldent presque toujours par la victoire du torero, alors même qu’un taureau est plus fort et robuste qu’un être humain.

    Raison n°3) Le taureau n’est pas un animal agressif

    Le taureau étant très imposant, les aficionados cultivent l’image d’un colosse animé d’une irrésistible volonté de se battre. Quand bien même cet argument justifierait que l’animal soit ainsi humilié et torturé, il se révèle complètement faux. En effet, un taureau n’est pas, par nature, agressif. Il s’agit d’un animal herbivore, qui n’a nullement besoin de chasser pour survivre. Pour prouver la douceur de cette espèce, Christophe Thomas a choisi de sauver Fadjen, un taureau espagnol né pour finir sa vie dans une corrida. Sociable et joueur, l’animal ne s’est jamais montré agressif. L’association « Fadjen, taureau anti corrida » souhaite montrer le caractère naturellement pacifique de cet animal.



    • Astrolabe Astrolabe 27 novembre 2022 10:16

       

      Raison n°4) La corrida peut néanmoins s’avérer risquée pour le torero

      Bien que cela soit très rare, les toreros peuvent également être blessés, voire tués par le taureau. En effet, bien qu’il soit affaibli et d’un naturel pacifique, le taureau demeure plus fort que son adversaire. Le 9 juillet dernier, Victor Barrio, jeune torero espagnol de 29 ans, est mort après avoir été encorné par un taureau lors de la feria de Teruel. Il s’agissait du premier décès de torero dans une arène en Espagne depuis 30 ans. Interdire la corrida ne permettrait donc pas simplement de sauver des animaux, cela garantirait la sécurité d’êtres humains.

      Raison n°5) 73% des Français sont contre cette pratique

      Autre raison qui devrait conduire notre gouvernement à interdire définitivement la corrida : la population est très majoritairement opposée à cette pratique barbare. Selon un sondage Ifop réalisé en 2015, 73%, soit ¾ des interviewés, encouragent l’abolition de la tauromachie. Chez les 18-24 ans, ils sont 89%.


      Raison n°6) Les adeptes diminuent, les recettes aussi

      La rentabilité économique des corridas a longtemps justifié qu’elles soient autorisées. Les adeptes se font cependant de plus en plus rares. Par exemple, à Bayonne, en 2011, les sept corridas organisées ont accumulé un déficit de 400 000 euros. De même, en 2012, Nîmes Pentecôte a enregistré 68 600 entrées payantes contre 80 600 l’an dernier, soit une chute de 14%. « On a le sentiment d’une menace latente et cela ne vient pas seulement des anticorridas », déclarait Jacques Maigne, journaliste et auteur de plusieurs livres sur la corrida, dans L’Express en 2013.

      Raison n°7) La « tradition » n’implique pas la perpétuation

      Autre argument des aficionados : la tradition. Pourquoi mettre un terme à une pratique millénaire ? Premièrement, parce qu’en réalité, cette pratique prétendument ancestrale date de la première moitié du XVIIIème siècle. Plus précisément, ses règles furent essentiellement fixées par le matador Francisco Montes « Paquiro », dans son traité de tauromachie de 1836, Tauromaquia completa. Le caractère traditionnel semble donc sujet à débat. Mais au-delà de ça, le fait qu’elle soit considérée comme traditionnelle ne légitime pas la perpétuation d’une pratique qui avilit ceux qui l’exécutent autant que ceux qui en sont complices. De même, ce n’est pas parce qu’un acte a été commis durant des décennies et par des milliers de personnes qu’il est éthique et juste. C’est précisément pour cette raison que dans la plupart des pays occidentaux, les combats de chiens ont par exemple été interdits.


    • Astrolabe Astrolabe 27 novembre 2022 10:17

       

      Raison n°8) Tuer n’a rien d’artistique

      Si justifier la corrida par son caractère traditionnel est insensé, la considérer comme de l’art l’est tout autant. Cet argument est fréquemment utilisé car difficile à contrer, le goût artistique étant par principe subjectif. Néanmoins, si l’on peut estimer que les costumes des toreros sont élégants et leurs mouvements gracieux, on ne peut raisonnablement considérer la vision d‘un animal se vidant de son sang comme un joli spectacle. Et quand bien même certains trouveraient cela agréable à observer, la moralité la plus élémentaire intime à l’homme de privilégier la vie d’un animal à son plaisir capricieux, d’autant plus qu’il existe de nombreuses autres formes de spectacles.

      Raison n°9) La corrida forme à la violence

      Le danger avec la corrida, c’est qu’en esthétisant la torture, elle la banalise. Lorsqu’une personne est capable d’humilier et de torturer un être sensible et inoffensif, ou de regarder quelqu’un le faire en s’esclaffant, son empathie disparaît. De plus, en transformant cette pratique en spectacle, la corrida glorifie la violence et la rend attrayante, y compris auprès d’enfants. En effet, il existe deux écoles taurines dans le Sud-Ouest et trois dans le Sud-Est. Des enfants âgés de sept ans y apprennent à torturer des êtres sensibles, et s’entraînent sur des veaux. Au lieu d’apprendre la compassion, le respect de l’autre et la douceur, ils découvrent la torture, le crime et la souffrance.

      Raison n°10) La législation sur la corrida est incohérente

      Depuis 1850, la loi Grammont condamne les souffrances imposées aux animaux. Des tortionnaires d’animaux se voient donc fréquemment jugés et condamnés par les tribunaux. En 1951, l’Assemblée nationale vote cependant un texte précisant que « les dispositions [de la loi Grammont] ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition ininterrompue a été invoquée ». Ainsi, alors qu’une loi interdit à juste titre de torturer un animal, une autre l’autorise. Conscient de l’incohérence de cette dérogation, d’autres régions du monde ont choisi d’abolir définitivement la tauromachie. En juillet 2010, la Catalogne a ainsi voté l’interdiction de la corrida dans la province. Espérons que la France prenne rapidement le même chemin…


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 10:28

      @Astrolabe

      Esthétiser la torture, comme la guerre, c’est déjà particulier. Le goût du sang, de la mort, surtout quand il ne s’agit ni du sien, ni de la sienne.


    • Astrolabe Astrolabe 27 novembre 2022 10:31

       
      @Adèle Coupechoux
                           
       
      Que voulez-vous, il est des gens qui prennent leur pied à voir souffrir et à voir mourir… smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 17:30

      @Astrolabe

      Pardonnez-moi mais seules les deux dernières raisons m’ont accroché suffisamment pour appeler une réponse de ma part. La voici :

      9) Il y a bien plus de dix ans, le directeur de mon labo (orienté éducation) énonçait souvent la statistique sinistre selon laquelle, de mémoire, un jeune étasunien de 12 ans aurait vu plus de 10.000 meurtres sur ses écrans TV, consoles, etc. La formation à la violence c’est là qu’elle se fait. Pas dans les lieux où elle est ritualisée, cad codifiée très précisément et donc impossible à reproduire ailleurs. Les tueries de masse étasuniennes ne viennent pas d’une exposition aux corridas. Vous le comprenez ça ?

      10) L’incohérence n’est qu’apparente. Vous mélangez tout. On torture un animal quand on torture un animal (sic) cad quand il n’y a pas d’autres motifs pour expliquer les souffrances animales induites. Dès qu’il y a un motif autre identifiable, alors on peut écarter l’idée d’une torture même si l’animal souffre. En serait-il autrement qu’il n’y aurait plus d’abattoirs dans le monde et tout le monde serait végétalien. Autrement dit, il y a une tolérance à la souffrance animale dès lors qu’elle est la conséquence d’une intentionnalité humaine acceptable, sinon légitime. La boucherie et la corrida en font partie. Point barre.


  • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 10:23

    Je ne sais pas si un long article sur la corrida, passablement intellectuel, où il est question de taureaux de combat, donc apparemment des bêtes entraînées à faire la guerre comme un légionnaire, fera évoluer la qualité de vie des êtres vivants et donc sensibles.

    Il me semble avoir lu quelque part que le taureau ne rentre pas directement dans l’arène pour, en pleine possession de ses moyens, se mesurer illico avec le matador, à armes ‘’égales’’, au préalable notamment avant la mise à mort réalisée avec l’estoque une ridicule petite épée, il est en quelque sorte ‘’fatigué’’ par divers pratiques comme les banderilles, mais je peux me tromper.

    Il en est de la corrida comme de la chasse-loisir, de la guerre, etc., ces pratiques archaïques héritées de soi-disant traditions ancestrales qui suffisent à tout justifier, ne perdurent que parce qu’il y a des participants, mais derrière se trouvent de puissants intérêts économiques, tout le reste n’est que littérature.


    • Adèle Coupechoux 27 novembre 2022 10:34

      @Jean Keim

      D’autant plus qu’il existe des traditions ancestrales moins sanglantes et/ou pas du tout mortelles. 
      La musique, les jeux, les soins..
      Traditions, religions sont un véritable marché. Quand le fondamentalisme religieux et le néolibéralisme font bon ménage.
      https://www.iremam.cnrs.fr/fr/le-marche-halal-ou-linvention-dune-tradition


    • alinea alinea 27 novembre 2022 11:22

      @Jean Keim
      C’est extraordinaire, vous exprimez là, et avec tout mon respect Jean Keim, l’ignorance qui nourrit l’imaginaire ; je répète :
      le taureau arrive neuf dans l’arène et surtout assez en colère d’avoir poireauté dans le toril ; il est aveuglé par la lumière en sortant, c’est un handicap pour lui, c’est vrai ! mais il se remet vite.
      c’est quoi armes égales ? Un homme de cinquante cinq kilos contre un taureau de six cents ? Deux petits bras contre deux grandes cornes ? Une poussée musculaire de x contre une poussée musculaire de x puissance mille ?
      Je rerépète : la corrida est le combat de l’Homme, avec ses atouts, à lui, et le taureau avec ses atouts à lui ; à armes égales donc.
      L’homme est heureux d’être supérieur, vous le voyez bien, supérieur à tout, tout diriger, maîtriser gérer, ruiner au final.
      Je voudrais aussi dire ici, que je partage avec beaucoup de fréquenteurs d’arène, le plaisir rare de voir le taureau gagner.
      Regarder la photo que donne Joséphine : cette attitude du torero, cette arrogance du vainqueur, m’est insupportable, même si, c’est vrai le geste est beau ; du reste tous les toreros ne font pas ça !
      J’ai été initiée, en vrai ! mais je n’ai pas fréquenté les arènes après cela, bien que j’y connusse du monde pour m’inviter !
      J’ai eu la chance de voir des bons ( el Juli et le jeune Jalabert) j’ai vu des mauvais ; pareil pour les rejoneador !
      Adieu


    • sirocco sirocco 27 novembre 2022 13:22

      @Jean Keim
      « ...il [le taureau] est en quelque sorte ‘’fatigué’’ par divers pratiques comme les banderilles... »

      Fatigué est un terme bien faible... Le taureau est blessé de telle façon qu’il est privé des forces qu’il possède normalement dans son encolure, ainsi que de son énergie à combattre.

      Avant qu’il affronte le torero, l’animal est en effet charcuté au niveau de sa colonne vertébrale par la pique du picador et par les banderilles, ces longs hameçons de métal qui détruisent ses muscles dorsaux et demeurent dans sa chair tout au long du combat, créant chez lui une telle souffrance qu’il ne peut pratiquement plus relever la tête pour affronter l’homme.

      C’est ce qui explique que le taureau garde le front baissé. Ce n’est pas parce qu’il est attiré par la muleta rouge (ou rose), prétendûment symbole de la supériorité de l’homme sur l’animal buté, mais parce qu’il ne peut plus relever ses cornes.

      Sachant cela, on comprend mieux pourquoi la corrida n’est absolument pas un affrontement entre protagonistes qui ont des chances égales, sans même parler de l’épée.


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 14:11

      @alinea

      Il est vrai que je ne connais strictement rien à la corrida sinon par la tv ou des articles, je pense quand même que cet ‘’art’’ ne donne pas des humains le meilleur d’eux mêmes

      J’ai écrit honnêtement et de mémoire ce que j’ai lu il y a bien longtemps dans un article apparemment bien documenté consacré à la tauromachie, je ne saurais pas le retrouver aussi j’ai précisé que je pouvais me tromper, au sujet de l’imaginaire, il y en a aussi dans l’idéalisation de l’homme qui affronte la bête ; quant au combat à armes égales, si c’était réellement le cas, statistiquement il devrait y avoir environ autant de victimes ds deux côtés, enfin j’imagine sinon le jeu est pipé.

      Ce qui justifie à notre époque certaines activités sinon la plupart est leurs aspects économiques – l’argent-fric est le maître du jeu, aussi le fait qu’il y ait des participants actifs ou des voyeurs.

      Adieu donc ???


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 14:16

      @sirocco

      Merci, j’espère que alinea vous lira.


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 14:18

      Voir le commentaire de sirocco.

      https://www.agoravox.fr/commentaire6478303


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 14:19

      @alinea

      voir le commentaire de sirocco.

      https://www.agoravox.fr/commentaire6478303


    • alinea alinea 27 novembre 2022 15:07

      @sirocco
      Si je puis me permettre sirocco, allez voir une course camarguaise, dans n’importe quelle arène, l’été dans ce sud. Puis allez rendre visite au toro, après le quart d’heure passé à courir contre les voyous qui veulent lui piquer ses cocardes et même lui couper les ficelles qui les tenaient.
      J’ai raconté l’histoire d’un des miens qui est resté une semaine couché, sous la bonne garde de ses congénères, après ses exploits !
      J’insiste ici, je n’ai rien à gagner, sauf peut-être à l’un d’entre vous, avoir fait comprendre qu’il faut arrêter de prendre pour vérités, se les approprier et les défendre, ce qui se dit à la cantonade.
      Non le toro espagnol n’est pas charcuté, il est piqué en un lieu très précis qui l’oblige à garder la tête basse, mais disons toute sensibilité comparée, un torticolis à peine.
      Ces gestes sont d’une précision incroyable et s’apprennent ; sachez que je ne goûte guère à tout ceci ; mais ce que je hais par dessus tout c’est l’ignorance qui s’impose comme bien-pensance, en tout domaine dorénavant.
      Que chacun y fasse attention, la corrida, tout le monde s’en fout de ce que vous pensez ou de ce que je sais, mais pour le covid, le vaccin, l’Ukraine, c’est une autre histoire. Et c’est pourtant exactement le même processus.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 17:50

      @Jean Keim

      C’est malin de venir chinoiser sur l’égalité entre combattants sur la base d’une statistique à la noix de coco qui montre qu’en dépit de votre critique du financier, vous pensez en financier, vous calculez.

      Quand je me suis inscrit à l’assurance MAIF, un conseiller m’a fort intelligemment expliqué pourquoi ils ne faisaient pas de contrat « petit rouleur ». Parce qu’en dépit de la statistique, la seule chose qui compte est que le risque d’accident soit assuré et le petit rouleur est en risque d’accident exactement comme le gros rouleur : parce qu’au volant d’une voiture tout peu arriver et peu importe qu’on roule beaucoup ou pas.

      Tout ça pour dire que le combat dans l’arène peut amener aussi bien la mort du taureau que celle du torero. Il y a une très réelle alternative mortelle ici qui garantit l’intensité et l’efficacité cathartique du rituel. C’est un combat à la vie à la mort et les spectateurs le vivent en contagion émotionnelle avec le toro ou le torero en fonction de leurs dispositions personnelles. Nul ne peut dire a priori où va la sympathie de chacun. Le compassionnel pourrait facilement se ranger du côté du taureau.

      Il y a là une dimension rituelle, sacrée, sacrificielle complètement étrangère à votre système de pensée. Vous ne pouvez que le rejeter et vous vous arrêtez sur le premier argument qui vous tombe sous la main alors qu’il est trivial par excellence : l’aspect mercantile de la chose. C’est trivial et cela n’explique rien parce que TOUT est mercantile dans ce bas monde.

      Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais il y a là une consternante hypocrisie ou cécité, au choix ; je suis au regret d’avoir à vous le dire.


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 18:12

      @Luc-Laurent Salvador

      Il y a tellement de sortes de malhonnêtes hypocrisies...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 novembre 2022 18:23

      @Jean Keim

      Tant qu’à se laisser aller à la facilité de répondre avec un truisme, faites le sans pléonasme : toutes les hypocrisies sont malhonnêtes.


    • sirocco sirocco 27 novembre 2022 19:15

      @alinea
      « ...allez voir une course camarguaise... »

      Vous changez opportunément de sujet : jusqu’à présent nous parlions des corridas avec mise à mort...

      « ...pour le covid, le vaccin, l’Ukraine, c’est une autre histoire. Et c’est pourtant exactement le même processus. »

      Vous déraillez...


    • sirocco sirocco 27 novembre 2022 19:46

      @alinea

      Perso je ne suis pas opposé aux jeux avec taurillons ou vachettes tels les courses camarguaises, anciens jeux télé inter-villes, feria de Pamplune, etc... à partir du moment où les animaux ont la vie sauve.
      Ce n’est pour eux qu’un moment très stressant à passer mais au moins ils y survivent.

      Même chose avec les rodéos : juste avant de passer dans l’arène, on attache une corde qui écrase les parties génitales des bêtes et les rend furieuses. Mais au moins elles retrouveront un jour leur prairie...

      Que ne faut-il pas endurer pour amuser les humains et leur laisser croire qu’ils sont des héros !


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 20:53

      @alinea

      Mais enfin alinea une course de toro fut-elle camarguaise n’est pas une corrida avec la mise à mort.


    • Jean Keim Jean Keim 27 novembre 2022 21:45

      @Luc-Laurent Salvador

      Oui ok mais vos regrets décidément je n’y crois plus du tout, même si au début je vous ai accordé le bénéfice du doute.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 28 novembre 2022 04:28

      @Jean Keim

      Je salue le fait que vous soyez capable de dire « Oui ok », c’est un signe d’honnêteté rare par les temps qui courent.

      Pour le reste, dois-je comprendre que mes remords d’avoir dû décapiter des grenouilles en série pour mon TP de physiologie vous n’y croyez pas ?

      Qu’est-ce qui vous paraît incroyable ? Que je puisse avoir de tels remords en même temps que je défends la liberté de pratiquer pour les aficionados (car je ne suis pas pratiquant, je n’ai jamais été voir même par simple curiosité) ?


    • Jean Keim Jean Keim 28 novembre 2022 07:38

      @Luc-Laurent Salvador

      @Luc-Laurent Salvador

      Alors on chipote...

      << ... Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais il y a là une consternante hypocrisie ou cécité, au choix ; je suis au regret d’avoir à vous le dire. >> Voilà le genre de regret qui exprime tout le contraire de ce pense celui qui l’exprime.

      Quant au ‘’Oui Ok’’ il ne concerne que ‘’Le truisme et le pléonasme’’, toutefois certains pléonasmes sont une figure de style.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 28 novembre 2022 07:50

      @Jean Keim

      C’est amusant. Quand vous parliez d’absurde vous étiez dans l’absurde.
      Vous parlez de chipoter et vous êtes en train de chipoter.

      J’avais bien compris que votre « oui ok » ne concernait que le pléonasme.

      Décidément vous êtes à côté de la plaque.
      Revenez quand vous serez dans un meilleur jour.
      Nous avons épuisé le sujet je pense.


    • alinea alinea 28 novembre 2022 11:57

      @sirocco
      Se pourrait-il que vous ne m’ayez pas comprise ? Se pourrait-il que tout le monde soit devenu complétement con ? C’était dans le vaccin ? il y en a qui le disent.
      Bon, je vous dis que la fatigue est énorme car l’animal se donne entièrement : dans le même temps de course et sans banderilles ni rien, le taureau Camargue est lessivé et met une semaine avant de se tenir debout.
      Donc votre toro espagnol, il est fatigué, il est stressé, et je ne dis pas que les banderilles ne soient rien, j’ai dit plus haut qu’elles font partie des atouts du torero, qui n’a pas de cornes et pèse cinquante kilos, pas comme le taureau avec qui il se bat d’habitude !.
      C’est trop dur à comprendre... je ne vous demande pas d’aimer la corrida, je ne l’aime pas moi-même.


  • Jérôme Houmous Jérôme Henriques 27 novembre 2022 12:21

    Article d’une malhonnêteté incroyable.

    J’aime bien l’argument mille fois entendu quand on défend les animaux : celui de combats plus importants (la souffrance humaine, les guerres etc.). Mais du coup, soyez cohérent : il n’y a pas des combats plus importants que celui de venir défendre la corrida ici (de prendre le temps d’écrire un article ...) plutôt que de militer contre la guerre, la famine ... Vous vous prenez un peu les pieds dans le tapis là non ? Et puis, qu’est-ce que vous en savez des militants animalistes ? Comment savez-vous qu’ils ne militent pas aussi contre la guerre, les problèmes sociaux etc. Vous les connaissez ? Tous ? Les militants animalistes n’ont pas la prétention de résoudre tous les problèmes du monde. Ils essayent d’en résoudre un : celui de la souffrance animale. Pendant que vous militez pour la corrida, vous, par contre n’en résolvez aucun.


    • alinea alinea 27 novembre 2022 13:13

      @Jérôme Henriques
      Qui milite pour la corrida ? Personne à ma connaissance, aucun aficionado de toutes façons !
      Juste on rétorque à l’ignorance. Et ça c’est du militantisme politique, dans la même veine que militer contre l’ignorance en ce qui concerne le covid, le vaccin, l’Ukraine, et toutes les bienpensances qui convoquent l’ignorance et le moutonisme du péquin qui n’est plus citoyen,dont celle qui nous occupe ici et qui « ne mange pas de pain »/
      Mais au fond, c’est la même veine du courant dominant qui file aussi vite que l’ignorance sur les flots des rivières polluées.


    • Fergus Fergus 27 novembre 2022 13:20

      Bonjour, Jérôme Henriques

      Entièrement d’accord avec vous.
      Il ne fait aucun doute qu’une partie des militants abolitionnistes soit également engagée dans d’autres luttes !

      Moi-même, sans être à proprement parler un « militant anti-corrida » mais un adversaire de cette pratique barbare, j’ai été « en même temps » durant des années un militant d’Amnesty International.
      Et certains de mes amis de l’association, notamment dans le Sud, défendaient  et défendent encore  les mêmes idées.


    • sirocco sirocco 27 novembre 2022 13:48

      @Fergus
      « ... j’ai été ... un militant d’Amnesty International. » 

      Et de SOS Méditerranée ?... Non ?...


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