mardi 19 mars 2013 - par Automates Intelligents (JP Baquiast)

Croyance et athéisme

L'athée pourrait se sentir bien seul sur la Terre, quand il regarde les millions de personnes se prosterner à l'annonce de l'élection d'un nouveau pape, quand il entend en réplique les représentants d'autres religions proclamer que celles-ci seules détiennent la vérité. L'islam est de celles qui vont le plus loin en ce sens. Ses textes affirment que ceux qui ne croient pas à leur vérité n'ont pas leur place sur cette même Terre et méritent la mort.

 

 Mais qu'est-ce exactement qu'être athée ? Est-ce ne croire à rien ? L'athée, dans la définition courante du terme, ne croit pas à l'existence d'entités extra-matérielles susceptibles d'interagir avec le monde matériel, quels que soient les noms par lesquels on les désigne, dieux, esprits, forces surnaturelles. Il ne dit pas « je ne sais pas » comme l'agnostique, mais plus radicalement « je suis persuadé que cela n'est pas ». Le nouveau pape François en a surpris plus d'un, même parmi les catholiques, en rappelant qu'il fallait croire, non seulement en Dieu, mais au Diable. L'athée ne refuse pas d'admettre que certains actes relèvent de ce que la morale commune considère comme le Bien, et certains autres de ce qu'elle considère comme le Mal. Mais il a depuis longtemps abandonné cette croyance venue du fond des âges selon laquelle des entités réelles, fussent-elles spirituelles, dieux ou diables, pourraient les incarner.

Ceci ne veut pas dire que l'athée ne croit à rien. Etant généralement un scientifique, ou de culture scientifique, il admet volontiers la justesse de ce qu'affirment la plupart des anthropologues, selon quoi les humains ne peuvent pas se construire et agir à l'écart de toute croyance, comme à l'écart des rituels sociaux par lesquels celles-ci se manifestent. Il s'agit sans doute du produit de contraintes cognitives qui se sont construites dès les premiers millénaires de l'hominisation, qui préexistent peut-être même au sein de certaines espèces animales. Il serait donc impensable de prétendre s'en affranchir, à titre individuel ou social. Par contre, un travail critique s'impose. L'athéisme consiste en grande partie à identifier les croyances, conscientes ou inconscientes, dont même les athées peuvent se trouver porteurs. Les analyser de façon philosophique, pour les faire entrer si possible dans la sphère de la rationalité scientifique, constitue un devoir pour tout athée. Il ne s'agit pas de croire avec la foi du charbonnier, selon l'expression, mais sue le mode raisonné, introduit en Europe par le siècle dit des Lumières..

Un tel travail relève en principe de la sociologie, c'est-à-dire de l'étude objective. Mais inévitablement, il relève aussi de l'introspection. Autrement dit, un athée conscient de l'être ne peut pas ne pas se demander à quoi il croit lui-même, et en quoi d'ailleurs ces croyances sont supérieures en qualité à celles dont il constate la présence chez les autres humains et qu'il se refuse à partager. Les réponses que les athées donnent à cet « examen de conscience », tout au moins dans les sociétés européennes, sont généralement connues. Evoquons les principales d'entre elles.

Le Je

L'athée croit d'abord en lui-même, autrement dit à l'existence d'un Je le personnifiant, lui et ses valeurs, un Je dont il s'efforce de préserver l'existence à travers les vicissitudes de l'existence. Les sciences cognitives considèrent pour la plupart que ce Je est une illusion. Mais l'athée fut-il scientifique, refuse en général de les suivre, tout au moins en ce qui le concerne.

L'amour

L'athée croit aussi à l'amour, amour d'abord pour telles personnes bien précises avec lesquelles il entretient des relations de grande intensité, Amour ensuite, au delà de ce premier cercle, pour ses proches et pour ceux constituant son environnement social familier. Il est rare (et plutôt sain) que cet amour s'étende à l'humanité toute entière, bien plus difficile à imaginer, et souvent perçue comme porteuse de menaces. On peut définir l'amour comme un attachement très fort, pouvant dans certains cas extrêmes conduire au sacrifice de son précieux Je.

Des valeurs transcendantes

Au delà d'une possibilité d'amour pour des personnes physiques, l'athée croit à des valeurs morales, intellectuelles ou esthétiques que l'on dira transcendantes, c'est-à-dire suffisamment fortes pour donner un sens à son existence toute entière. Ces valeurs ressemblent dans une certaine mesure aux valeurs religieuses, mais elles portent exclusivement sur des domaines de la vie terrestre. Les plus altruistes concernent la recherche de formes d'organisations sociales et politiques susceptibles d'être améliorées par rapport à celles aujourd'hui dominantes. Bien que matérialistes, au sens philosophique du terme (c'est-à-dire excluant la possibilité d'atteindre à un monde extra-temporel) ces valeurs sont inspirées par une quête spirituelle, du fait qu'elles impliquent la mise en oeuvre des qualités les plus éminentes des esprit, fruits des cerveaux et des corps.

 La connaissance scientifique

 Parmi ces valeurs, pour les athées ayant eu la chance d'acquérir une culture scientifique, se trouve la recherche d'une connaissance toujours plus complète du monde. Définissons celle-ci comme la capacité de construire des représentations ou modèles de l'univers qui d'une part aient une portée intersubjective (partageable par des communautés de chercheurs) et qui d'autre part résistent à l'épreuve de l'expérience. Ces deux propriétés suffiront pour leur conférer une valeur de vérité, vérité non pas en soi, absolue et indiscutable, mais vérité toujours relative, vérité par conséquent toujours évolutive, en fonction de l'avancement des instruments et des contenus cérébraux.

 Le point par lequel cette conception de la recherche scientifique diffère profondément d'une croyance religieuse est que l'athée (en général) ne lui fixe pas de limites a priori. Autrement dit il croit que de telles recherches peuvent en principe aboutir à des descriptions toujours plus étendues de l'univers, d'une part, à des constructions toujours plus renouvelées et plus ambitieuses de modèles d'univers, d'autre part. Ces modèles seront constituées de composantes physiques et biologico-anthropologiques de plus en plus intriquées. C'est ainsi que l'athée de formation scientifique n'exclut pas la possibilité de découvrir à terme, dans la galaxie ou au-delà, des formes de vie et de conscience encore inconnues.

 On voit que ces croyances, ancrées solidement dans le travail de la science, sont autrement plus exaltantes que celles imposées par les religions, notamment celles dites du Livre. Pour elles, tout a déjà été dit par des Ecritures inspirées d'une relation avec ce qu'elles appellent Dieu. S'en éloigner relève du sacrilège ou pire de la profanation, pouvant mériter la mort. L'athée n'envie pas aux croyants de ces religions les certitudes morales qu'ils en tirent, d'autant plus qu'elles s'accompagnent de la peur incessante du blasphème.

 



149 réactions


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 19 mars 2013 20:19

      @ fatale
      Mal français ?? Pourquoi ??
      Vous avez Michel Onfray en France qui a écrit un excellent traité d’ athéologie que je recommande à tout le monde..et dans le monde hispanique, il y a« la prostituée de Babylone » de Fernando Vallejo qui règle ses comptes au Vatican..Aux Etats-unis, nous avons« pourquoi je ne suis pas musulman » disponible gratuitement en pdf sur le net d’ Ibn Warraq( érudit pakistanais) qui taille un beau costard au prophète et à l’ Islam et qui les laisse habillés pour 2 millénaires au moins..
      Non..non...l’ athéologie est présente partout dans le monde..et la laicite aussi..c’ est quand même la moindre des choses quand on voit l’ espace médiatique qu’ occupe toutes les religions.Les athées et les laïcs sont presques inexistants à côté des grandes religions...


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 19 mars 2013 20:48

      @fatale
      Un detail très choquant fatale.Pourquoi Antenne 2 laisse s’ exprimer les 3 grands courants religieux monothéistes pendant DE LONGUES HEURES et ne consacre pas une seule minute d’ expression pour les athées...c’ est proprement scandaleux.
      Les athées pourraient inviter Stephen hawking par exemple pour nous parler du big bang ou de la théorie des cordes qui sont bien plus passionnantes que " certaines explications pour le moins simplistes( euphémisme) de certaines religions.
      Tout le monde s’ exprimerait, et après, chacun ferait son choix...comme dans toute bonne démocratie...


    • nico31 19 mars 2013 23:29

      @ALEA
      « Les athées pourraient inviter Stephen Hawking par exemple pour nous parler du big bang ou de la théorie des cordes »

      Pour parler de la théorie du Big Bang ils pourraient également inviter Monseigneur Georges Lemaître. Le problème c’est d’une part qu’il est mort il y a 47 ans et d’autre part qu’étant chanoine Catholique ça n’irait pas bien avec vôtre démonstration.

      Quand a la théorie controversée des cordes et ses univers à 11 ou 26 dimensions, méfiez vous, elle pourrait tout aussi bien démontrer que le monde est en fait complètement surnaturel et que Dieu se dissimule dans un espace de Calabi-Yau a 6 dimensions. D’autant plus qu’il se pourrait bien que cette théorie conforte le principe anthropique plutôt que le contraire, et du principe anthropique à Dieu il y a l’épaisseur d’un cheveu : l’univers n’est pas en trop, n’en déplaise à Sartre.


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 19 mars 2013 23:33

      @Fatale
      Vous dites que vous ressentez du mépris : c’ est sans doute vrai et c’ est bien évidemment une grande erreur de la part des non-croyants.
      Vous dites que le reste de la semaine nous sommes dans le profane, mais ce n’ est pas ce que je ressens.Notre culture, notre morale,nos valeurs, notre droit( notre code civil) restent profondément judéo-chrétiens.Michel Onfray explique tout cela bien mieux que je ne pourrais le faire dans son traité d’ athéologie( les croyants peuvent le lire avantageusement car ils y apprendront nécessairement certaines choses interessantes au sujet de leur propre religion).
      Aucun pays n’ est laïc au sens strict du terme...aucun...cependant, c’ est vrai Fatale qu’ il y a une spécificité française dûe à son histoire, à la révolution française, à sa période anticléricale, puis au concordat, etc...tout cela fait que la France est l’ un des pays qui s’ approche le mieux de ce que devrait être un Etat laïc.
      Par ailleurs, il ne s’ agit pas pour les athées de partir en croisade contre les religions,ou de les mépriser ce qui serait vraiment absurde.Il faut simplement veiller à ce que tout le monde puisse s’ exprimer.
      Onfray rappelle à juste titre que l’ athéologie est quasiment absente des programmes de philo comme si elle n’ existait pas et qu’ aucun étudiant de terminale n’ est capable de citer le nom du premier philosophe athée.Etonnant, non ??

      Bonne soirée Fatale


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 19 mars 2013 23:49

      @nico31
      je ne tomberai pas dans le piège d’ opposer systématiquement science et religion....certaines religions savent se réinterpréter comme c’ est la cas de la catholique en donnant un sens symbolique à certains écrits, mais d’ autres religions en sont vraiment incapables ( inutile que je vous donne des exemples).
      Par exemple la congrégation des Jesuites dont est issu le nouveau pape Francesco primo essaie de concilier la connaissance et la foi...
      Malgré tout, et pour revenir à Hawking, je m’ intéresse AUSSI à tous les SCIENTIFIQUES qui n’ auront pas d’ a-priori dogmatique sur les questions qu’ ils traitent et qui n’ auront pas peur de tout oser, de tout imaginer...seule la vérité nous rend libre( c’ est une parole du Christ à laquelle l’ athée que je suis adhère)


    • Rounga Roungalashinga 20 mars 2013 09:25

      Pourquoi Antenne 2 laisse s’ exprimer les 3 grands courants religieux monothéistes pendant DE LONGUES HEURES et ne consacre pas une seule minute d’ expression pour les athées...c’ est proprement scandaleux.


      Tout simplement parce que les athées n’ont pas fait la démarche de se fédérer en communauté, alors que c’est le cas des pratiquants des autres religions. Ils ont donc des représentants qui sont légitimes pour s’exprimer au nom de ces communautés. Que les athées fassent la même chose s’ils y tiennent.


      Les athées pourraient inviter Stephen hawking par exemple pour nous parler du big bang ou de la théorie des cordes qui sont bien plus passionnantes que " certaines explications pour le moins simplistes( euphémisme) de certaines religions.


      Quel rapport entre l’athéisme et la théorie des cordes ?
      Est-ce que vous croyez que les représentants religieux sont invités pour nous expliquer que le premier homme était Adam ? Non. Le rôle des récits bibliques n’est pas de donner une explication phénoménologique du monde physique, mais de proposer une méditation sur le sens de l’existence.


      Onfray rappelle à juste titre que l’ athéologie est quasiment absente des programmes de philo comme si elle n’ existait pas


      La théologie non plus n’est pas enseignée ! Ce que les étudiants de terminale apprennent en philo, c’est Freud, Descartes, un condensé de philosophie grecque (Platon, Aristote, Epicure et les stoïciens), et si parfois ils étudient Pascal, c’est rarement pour son apologétique. Je n’ai jamais lu Onfray, mais décidément, avec tout ce qu’on me rapporte sur ses propos, j’ai de plus en plus l’impression que c’est un sacré crétin.


       mais d’ autres religions en sont vraiment incapables ( inutile que je vous donne des exemples).
      Par exemple la congrégation des Jesuites dont est issu le nouveau pape Francesco primo essaie de concilier la connaissance et la foi...


      Effectivement, les jésuites ont longtemps été à la pointe de la connaissance. Où voyez-vous un problème ?


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 20 mars 2013 10:30

      a Rounga
      Cessez de me faire dire le contraire de ce que j’ écris.Les jesuites sont pour moi un bon exemple, et je me réjouis qu’ ils essaient d’ allier science et religion, même si je ne suis pas chrétien moi-même.
      Par ailleurs en ce qui concerne les programmes scolaires, tous les philosophes croyants sont étudiés mais on oublie systématiquement ceux qui ont professé l’ athéisme.Est-ce par peur ????
      Enfin l’ absence d’ athées sur les programmes d’ antenne 2 démontre ce que je disais dans ma première intervention : à savoir que les athées ne sont pas prosélytes...( ce que je regrette un peu car ils ne devraient pas laisser le champ libre aux seules religions)


    • Rounga Roungalashinga 20 mars 2013 10:57

      Cessez de me faire dire le contraire de ce que j’ écris.Les jesuites sont pour moi un bon exemple, et je me réjouis qu’ ils essaient d’ allier science et religion, même si je ne suis pas chrétien moi-même.


      Si je vous ai mal compris, c’est de votre faute. Relisez votre commentaire : « d’ autres religions en sont vraiment incapables ( inutile que je vous donne des exemples).
      Par exemple la congrégation des Jesuites dont est issu le nouveau pape Francesco primo essaie de concilier la connaissance et la foi... » C’était mal tourné.


      Par ailleurs en ce qui concerne les programmes scolaires, tous les philosophes croyants sont étudiés mais on oublie systématiquement ceux qui ont professé l’ athéisme.Est-ce par peur ????

      Il semble qu’il y a une confusion dans votre esprit. Ce qui est étudié en philosophie, c’est le contenu des systèmes mis au point par les philosophes, par leurs croyances. Par exemple, en étudiant Rousseau, les étudiants apprennent la notion de contrat social, pas les opinions métaphysiques de Rousseau. De même, quand c’est Voltaire qui est présenté, c’est pour mettre en avant les notions de tolérance, de liberté de parole (c’est d’ailleurs une grosse erreur d’attribuer de telles valeurs à Voltaire), mais pas son acharnement anti-religieux. Par conséquent, le critère qui intervient pour décider quel philosophe sera étudié n’est en aucune façon ses croyances, et votre question est donc totalement déplacée. Mais après tout, si on tient vraiment à donner un aperçu aux élèves de ce qu’est l’athéisme et ses conséquences, je ne vois aucun inconvénient à leur faire lire La Philosophie dans le boudoir. Onfray serait sûrement très content.


      Enfin l’ absence d’ athées sur les programmes d’ antenne 2 démontre ce que je disais dans ma première intervention : à savoir que les athées ne sont pas prosélytes...( ce que je regrette un peu car ils ne devraient pas laisser le champ libre aux seules religions)


      L’athéisme est pernicieusement prosélyte, dans le sens où son mode d’action consiste à démonétiser la religion et à remettre en valeur le paganisme. Je ne le voyais pas avant, mais la propagande est diffuse et omniprésente. Il n’y a qu’à interroger le premier quidam venu, même croyant, pour entendre tous les lieux communs sur les religions et leurs crimes. Tout cela est enraciné dans les esprits, et le travail de sape du christianisme qui a commencé au XVIIIème siècle n’y est pas pour rien.
      En ce qui concerne les athées, il y en a de toutes sortes. Il y a les tolérants, et il y a ceux à qui il ne faut pas dire qu’on est catholique, et qu’on croit réellement à la résurrection, à la rémission des péchés, etc.


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 20 mars 2013 11:41

       à Rounga
      C’ est vrai que j’ ai mal formulé ma réponse , et que ma digression à propos des jésuites peut-être mal interprétée et je suis heureux de dissiper le malentendu ( mea culpa !!!).
      D’ accord avec vous pour dire que certains athées ne sont pas exempts d’ intolérance et c’ était un peu le sens de ma réponse conciliante à Fatale.
      Il faut malgré tout comprendre que pour un athée le mot DOGME en soi est une agression à son intellect et risque de créer certaines tensions.L’ athée ne se laisse guider que par sa raison, et pour lui le terme« sacré »ou de « dogme » n’ ont pas vraiment de sens...Pareil pour le blasphème : l’ athée a le droit d’ avoir une opinion sur toute religion et si cette opinion est considérée blasphématoire pour le croyant, et bien désolé, mais c’ est le problème du croyant et il n’ y a en cela rien de délictif..
      Le jugement qui a été rendu par le tribunal de Paris dans l’ affaire Houellebecq est exemplaire de ce point de vue.Houellebecq ne manque pas de respect vis-à-vis des musulmans mais se permet d’ émettre une critique très dure de l’ Islam, et c’ est droit..droit d’ opinion.


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2013 17:08

      « Tout simplement parce que les athées n’ont pas fait la démarche de se fédérer en communauté, alors que c’est le cas des pratiquants des autres religions. Ils ont donc des représentants qui sont légitimes pour s’exprimer au nom de ces communautés. Que les athées fassent la même chose s’ils y tiennent. »


      Absolument faux. Laïc, c’est le hic, mais ils existent.
      Les francs maçons ne sont plus depuis 1717 comme l’écrit Christian Jacques. On y trouve un melting pot de religieux, de laïcs, d’athées. 

  • Frabri 19 mars 2013 20:21

    Entre les religions il n’y a pas que des conflits, il y a aussi le dialogue inter-religieux comme a Assise en 2011

    http://www.ktotv.com/cms/Assise-2011

    Et tous les ans en France il y a une semaine de rencontres islamo- chrétiennes.

    http://www.lavie.fr/religion/islam/11e-semaine-de-rencontres-islamo-chretiennes-15-11-2011-21869_20.php


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 mars 2013 21:22

    L’athéisme n’est pas une croyance, mais une pensée. L’athée dit : « Je pense qu’il n’existe rien dans l’Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent »dieu« . »


  • zelectron zelectron 19 mars 2013 23:09

    La position d’agnostissisme me semble être bien plus modeste, humble et au fond confirmant le doute*. Être athée ou déiste c’est une position de certitude et par là même, qui cache mal un certain orgueil, une suffisance et surtout amène à l’intolérance que l’agnostique n’a aucun mal a ressentir et appliquer naturellement.
    *cf Einstein.


  • Dwaabala Dwaabala 19 mars 2013 23:25

    A ceux qui, toute leur vie durant, travaillent et demeurent dans le besoin, la religion a longtemps enseigné l’humilité et la patience dans la vie terrestre, en leur faisant espérer une récompense au ciel.
    Quant à ceux qui vivent du travail d’autrui, la religion leur enseigne la bienfaisance dans la vie terrestre ; elle leur offre à très bon marché la justification de toute leur existence d’exploiteurs et leur vend à un prix modique des cartes d’entrée au paradis des bienheureux.


    • nico31 19 mars 2013 23:33

      Quand a l’athéisme, comme il ne peut rien promettre, il ne lui reste que la menace du Goulag pour obtenir quelque chose de ses esclaves. Lénine, Staline, Mao, Pol-Pot telles sont les principales figures de l’athéisme !


    • Walid Haïdar 20 mars 2013 00:27

      Telles sont surtout les figures que vous vous plaisez à mettre en exergue. Il ne me semble pas que les pays où les religions sont les plus faiblement influentes soient les pays les plus violents, bien au contraire.


      L’Amérique latine est une contrée fort violente, et fort catholique. La Scandinavie est fort peu pieuse, et fort pacifiée. Les états-unis sont aussi prospères que le Canada, mais plus à cheval sur la religion, et bien plus violents. Enfin excusez moi mais des figures de l’athéismes qui ont pour principale caractéristique de vouloir s’imposer aux hommes tels des dieux, c’est pas très consistant comme concept.

      Douceur de vivre et athéisme sont loin d’être incompatibles, et pour ce qui est de la morale, les prêtres pédophiles vont avoir du mal à nous convaincre qu’elle fait bon ménage avec la chasteté.

      Au fond, l’essentiel est qu’on vienne pas nous faire chier, c’est à dire qu’on reste dans un cadre laïc où chacun a sa liberté de conscience, et garde pour lui ses convictions sur le sexe des anges.

  • nico31 19 mars 2013 23:54

    Un certain Pierre Tevanian dans un livre que je n’ai pas lu intitulé La haine de la religion – Comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple écrit : « L’irréligion est le soupir du gauchiste déprimé, le supplément d’âme d’une gauche qui a perdu la sienne »

    Je ne connait pas le reste de la pensée de ce Tevanian mais je trouve cela assez bien vu.


    • Walid Haïdar 20 mars 2013 00:40

      Il confirme surtout que tout le monde peut faire des phrases.


      Ceci dit, je vois pas l’intérêt de haïr les religions.

      Traquer l’imbécillité suffit, et je ne suis pas certain que celle-ci épargne les uns ou les autres, elle est partout et en chacun de nous.

      L’essentiel est d’être en capacité de reconnaître ses erreurs et de s’améliorer. Un peu comme les dogmes... heu, qu’est-ce que je raconte moi ?

      Mais de même qu’il est salutaire de poser un regard critique sur les régimes politiques passés et présents, il paraît intéressant de se rendre compte des errements des religions, tout simplement.

      Typiquement, vous êtes bien content de pouvoir croire ce que bon vous semble sans qu’une police de la pensée vienne vous envoyer au bûcher pour avoir nié la non existence de Dieu. Comme quoi sur ce point on fait mieux aujourd’hui que sous l’inquisition. Mais si vous ne comprenez pas que la liberté de conscience est indispensable à l’intelligence humaine, que sans elle l’esprit étouffe, vous êtes encore plus pathétique qu’une loi Gayssot, alors j’espère que ce n’est pas le cas.

  • soi même 20 mars 2013 01:00

    un athée m’est qu’un nombrilisme qui s’ignore, le fait qui piétine toute croyance, ne le net pas à l’abri d’être un égocentrisme et face à la mort, il n’échappera pas à la vision des conséquences de son choix.
    Il se pense libre, alors qu’il est prisonnier de ses préjuger et ne pense pas qui sont pris aux même titre que les autres par le spirituel.

    Il y a un beau mot de Goethe,

    « Ces pauvres gens ! jamais cela ne soupçonne le diable , pas même lorsqu’il les tient au collet. »

    .


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 mars 2013 04:38

    "C’est ainsi que l’athée de formation scientifique n’exclut pas la possibilité de découvrir à terme, dans la galaxie ou au-delà, des formes de vie et de conscience encore inconnues.« 

    Dès lors l’athée de formation scientifique n’exclut pas la possibilité d’une conscience extra-corporelle (NDE etc.) et donc, l’existence de consciences étrangères à toute corporéité.

    L’athée de formation scientifique connaît les limites de la science, il est donc modeste et se garde bien de juger ceux que certains appelle les »croyants« car, comme vous le suggérez assez bien, il sait qu’il n’est lui-même qu’un croyant en ce qu’il a choisi de croire.

    Nous sommes tous des croyants. Chacun fait son marché, en fonction de ses inclinations ou de la pression sociale... Actuellement la religion au pouvoir c’est celle de la rationalité et de la »vérité scientifique« . L’athée de formation scientifque sait discerner les abus de langage derrière cette sociologie de la science.

    Il respecte donc la minorité (que constituent de fait) les croyants et se garde de les juger, sachant que :

     (a) (bis repetitas placent) il est lui même un croyant en toutes choses (tout honnête homme »sait« que nul ne sait quoi que ce soit ; les autres, les naîfs, croient qu’il existe quelque chose qui s’appelerait »savoir« et qui serait distinct du »croire« sous prétexte que cela ferait l’objet d’un consensus entre »observateurs« qui croient à ce qu’ils voient smiley,

    (b) et que, surtout, il existe tant de »croyants" ... qui ont, eux aussi, une formation scientifique.

     smiley


    • ffi ffi 20 mars 2013 07:56

      l’athée de formation scientifique.
      L’auteur voulait dire, bien-sûr, le scientifique de formation athée.


    • Francis JL 20 mars 2013 09:02

      @ ffi,

      Vous dites : ’’L’auteur voulait dire, bien-sûr, le scientifique de formation athée’’

      Ainsi, on serait scientifique comme ça, par nature ? Et il existerait des formation à l’ athéisme ? De plus en plus décoiffant ce qu’on apprend quand on parle avec des créationnistes !

      @ LLS,

      En somme, si on vous suit, l’enseignement dans son ensemble, ne serait qu’une transmission de croyances ? Mes professeurs de maths, de physique et autres sciences m’auraient trompé ?

      Si vous ne croyez pas vraiment que tout est croyance, autrement dit que rien ne serait vrai, je crois en revanche que vous tenez là un discours étrangement réducteur.


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 09:20

      LLS est un enfant du « Matrix ». La réalité est une illusion, en fait on est plongé dans une cuve rempli de liquide nourissant avec des tuyaux de partout. Vite, une pilule rouge !


  • cathy30 cathy30 20 mars 2013 08:04

    ALEA

    Genèse 9:3-4
    « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte.
    Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang
    . »

    l’âme de l’animal est dans son sang ;


  • Loup Rebel Loup Rebel 20 mars 2013 08:59

    Bonjour à tous,

    Tout ou presque a été dit dans les commentaires.

    j’ajoute que le titre oppose simplement deux croyances :

    1- Croire en l’existence de Dieu
    2- Croire en la non-existence de Dieu

    L’auteur fait de son athéisme non seulement une religion, mais il prend son bâton de pèlerin... et de prosélyte ! Un vrai petit soldat de son église.

    Ah ! La science ? La belle affaire ! Et quelle arrogance de prétendre que les croyances scientifiques des origines du monde seraient plus « vrais » que les représentations mythologiques.

    Franchement, plus athée que moi, j’en connais peu, mais là je ne me reconnais absolument pas dans ce discours.

    L’égo de l’athée n’est en rien différent de celui du non-athée. Le moi, l’amour de soi et des autres, zéro différence.

    J’ai une grande admiration pour l’abbé Pierre, et l’humanité gagnerait énormément
    s’il y en avait des milliers comme lui. Mais cet homme avait ri-gou-reu-se-ment le même égo que vous et moi : tout ce qu’il a fait, il l’a fait parce que c’est ce qui lui apportait la plus grande satisfaction personnelle. La seule différence tient à l’objet de la satisfaction : pour l’auteur, c’est la recherche scientifique et la robotique (gadgets pour nantis) qui flatte son égo, pour l’abbé Pierre, son égo était comblé en aidant les plus démunis. Entre les deux, si je dois en choisir un, sans aucune hésitation c’est l’abbé Pierre.

    Se faire bienfaiteur de l’humanité en prenant son pied, que peut-on trouver de mieux ? Et ce n’est pas l’apanage des seules religieux, tant s’en faut. Des milliers d’athées trouvent leur épanouissement en se dévouant pour les plus indigents. Le plus souvent dans la discrétion et l’humilité, sans en faire étalage.

    Dommage que notre ami JP Basquiast ne prenne même pas la peine de lire et répondre aux commentaires... Sans doute considère-t-il qu’il n’a pas à s’abaisser au niveau de ses lecteurs dont les croyances ne sont pas « ancrées solidement dans le travail de la science » comme les siennes : -p

    Affligeant.


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 09:08

      « 2- Croire en la non-existence de Dieu »
       
      Non, c’est croire en la non-existence de Père-Noël, d’ailleurs je me demande bien l’origine de cette croyance irrationnelle.


    • Francis JL 20 mars 2013 09:14

      Bonjour Loup Rebel,

      Je ne vous donne pas tort, mais convenez que tout ne se vaut pas.

      Savoir ce n’est pas croire, pas plus que croire ce serait savoir. Ces deux verbes ne sont pas synonymes. Et apprendre ce n’est pas accumuler des croyances, bien au contraire.

      Celui qui passe sa vie à apprendre acquiert de la culture. Celui qui passe sa vie à croire, au mieux devient sage, au pire devient fou.


    • Loup Rebel Loup Rebel 20 mars 2013 11:03

      Bonjour JL,

      ***convenez que tout ne se vaut pas***

      Je ne me donne pas la prétention de juger ce qui vaut mieux ou moins. Je suis bien trop respectueux des croyances des autres pour ça.

      Mais je constate en permanence que la réciproque, le respect que les autres ont de mes croyances, est étonnement rare chez les épris du religieux. Serait-ce du mépris pour ceux qu’ils nomment stupidement les incroyants ?

      Mon respect pour l’autre dans ses croyances tombe dès que cet autre ne me respecte pas dans les miennes.


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 11:34

      Personellement j’aurais du mal à respecter quelqu’un qui croit qu’il faille mépriser, voir tuer tous les infidèles ou athées. C’est pourtant le cas d’un certain nombre de croyants.


    • Loup Rebel Loup Rebel 20 mars 2013 12:25

      ***j’aurais du mal à respecter quelqu’un qui croit qu’il faille mépriser, voir tuer tous les infidèles ou athées. C’est pourtant le cas d’un certain nombre de croyants***

      Vous avez malheureusement raison, Deneb.

      Pour le père Noël, c’est l’histoire du coucou qui pond son œuf dans le nid du voisin pour le faire couver à sa place.

      J’explique pour ceux qui ne savent pas :

      Noël est une fête présente dans les mythologies d’Europe, jusqu’à la christianisation. Cette dernière, pour implanter plus efficacement son « Jésus de Nazareth », en a fixé la date anniversaire de sa naissance en coïncidence avec ce Noël là, en vue de remplacer cette fête qualifiée alors de païenne par les christianisateurs. Joli coup, car cette fête était celle de la « nouvelle lumière » ou « nouveau soleil » (no-eil).

      L’amalgame du mythe et de la greffe prosélytique du christianisme a produit ce fantasme original du père Noël, à côté des vestiges du mythe antique. Preuve qu’on ne tue pas une croyance si facilement que ça.


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 12:35

      Vous n’avez toutefois pas saisie ma pensée par rapport au Père Noël. On peut croire à l’existence de quelque chose, on ne peut pas croire à la non-existence de quelque chose. « Croire » est une assertion positive. Connaissez-vous la blagounette suivante :

      Dans un bar :
      -Un café sans sucre SVP
      -Désolé, nous sommes en panne de sucre, actuellement, mais je peux vous servir un café sans lait à la place.


    • soi même 20 mars 2013 13:04

      @ Deneb, je te souhaite la rencontre avec ce que tu juges improbable, histoire de labouré t’as couche épaisse de certitude.
      Ce que tu vois de la religion, n’est que le coté areligieux que des crétins véhicules qui pensent que la religion doit être un aservisement.
      Alors que la religion n’est rien autre qu’une pratique d’une sagesse de vie, et en soi elle n’as pas à être remise en causse si elle est bien vécus !


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 13:11

      On est donc croyant si l’on croit que le père noël n’existe pas ?


    • Deneb Deneb 20 mars 2013 13:13

      soi-même : « la religion n’est rien autre qu’une pratique d’une sagesse de vie »

      Tous les crimes commis au nom dés religions l’attestent, d’ailleurs.


    • soi même 20 mars 2013 15:43

      @ Deneb, tu n’as d’autres vannes, cela est un peut éculer après le passage du Communisme et du Nazisme.


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2013 17:59

      Bien amusant de lire ce fil.

      Les convictions de chacun ont une origine (parfois plus)
      Que ce soient les parents, les études ou ceux qui donnent l’enseignement.
      Parfois, c’est plus subtile, ce que chacun devient.
      Il faut remonter très loin.
      Cela peut aussi être lié à des intérêts bien plus secrets.
      Il n’y a pas que les voix du seigneur qui sont impénétrables. smiley

  • Gollum Gollum 20 mars 2013 09:08

    Mais cet homme avait ri-gou-reu-se-ment le même égo que vous et moi 


    Je crois que vous vous trompez lourdement. Cet homme avait beaucoup moins d’ego que les autres et c’est pour cette raison qu’il a pu faire preuve d’une empathie peu commune...

    Je rajoute que le fait qu’il en soit arrivé là par une adhésion fervente à un certain christianisme vécu ne doit rien au hasard...

    On peut toujours courir pour trouver des laïcs, hommes de gauche, capables de la même chose..

    Et là non plus ce n’est pas un hasard.

    Sinon j’approuve votre vue sur l’auteur qui est en effet dans une démarche religieuse, idéologique, qui ne diffère en rien de celle du croyant..

    • Loup Rebel Loup Rebel 20 mars 2013 10:45

      Les restos du cœur, c’est l’initiative d’un athée nommé Coluche. Pas d’adhésion à un vécu christique, juste fils d’une famille modeste.

      Et que dire des grands patrons de l’époque Zola, ces cathos qui allaient à la messe le dimanche, puis les autres jours exploitaient leurs esclaves par milliers ?

      Je crois que vous vous trompez lourdement : l’empathie est une composante de l’égo. Ni plus, ni moins. Composante indispensable, je vous l’accorde, mais dont l’absence ou la présence s’observe ni plus ni moins chez les chrétiens que n’importe quel autre.

      Quand arrêterez-vous cette vanité qui consiste à crier haut et fort, en tout lieu et en tout temps, que la charité ne s’exerce que sous le copyright de Dieu, Jésus, le pape, les chrétiens... C’est insupportable à la fin ; ne vous étonnez pas des réactions allergiques que vous occasionnez chez ceux qui ne partagent pas vos croyances : ils deviennent par la force des choses des antireligieux, par réaction à la tyrannie idéologique que vous tentez de leur imposer.

      Il n’y a pas les croyants d’un côté et les incroyants de l’autre, mais les croyants, et d’autres croyants, ceux qui croient à Dieu, et ceux qui croient à autre chose (aux hypothèses scientifiques entre autres).

      Mais au fond, vous vous définissez comme « croyants ». Celui qui croit. Vous dites de moi que je suis un « incroyant », juste parce que je ne crois pas à la même chose que vous ? Mais moi aussi je crois, je suis un croyant, sauf que mes croyances sont différentes des vôtres. Ce que votre intolérance semble incapable de supporter.

      Arrêtez de vous prétendre au-dessus de tous, et surtout au-dessus de ceux que vous nommez stupidement incroyants. Ça fait de vous un incroyantophobes, tient, je viens de la trouver, celle-là smiley


    • Gollum Gollum 20 mars 2013 12:33

      Houlà mais quelle diatribe là ! Mais calmez-vous ! smiley


      Je ne suis pas un croyant je ne me suis jamais défini comme tel... Et j’avoue ne pas me sentir à l’aise avec les croyants dont la « foi » m’agace.... (pour une raison bien simple, c’est qu’il y a suffisamment à glaner un peu partout pour acquérir là-dessus une conviction suffisamment étayée) ainsi qu’avec les structures confessionnelles dont je me suis écarté il y a bien longtemps... Donc tout votre speech tombe à l’eau en ce qui me concerne..

      L’exemple de Coluche est l’exception qui confirme la règle j’ai envie de dire.. Il n’en reste pas moins vrai que l’essentiel du charitable est le fait d’hommes religieux.. (et là aussi il y a des exceptions, on connaît tous ces hommes de foi au cœur sec) C’est vrai chez nous mais c’est aussi vrai en Orient avec les bouddhistes..

      Désolé mais l’athéisme ne porte pas vers l’autre de par nature.. Que des athées puissent être charitables et des non athées l’inverse, cela est une évidence..

      Mais ne me dites pas que le refroidissement des cœurs à notre époque et qui coïncide comme par hasard avec une perte globale sociologique de la foi chrétienne soit un hasard...

      Bien évidemment non, et ceci explique cela. L’athéisme n’a jamais produit qu’une vertu de surface appelée humanisme dont on voit bien quelle escroquerie elle est.

  • Terrecendre Terrecendre 20 mars 2013 10:33

    Pour l’athée le je est une évidence... c’est même la seule chose dont il soit certain... il doit donc construire une structure autour qui soit suffisamment étayée pour le maintenir en position d’où son attachement aux sciences où il puise la substance nécessaire à remplir son ballon.

    Pour l’athée l’amour est une évidence... c’est un mal nécessaire pour satisfaire son ego, ce je si solitaire, mais cet amour ressemble à de la science, il ne peut s’empêcher de le passer au mixeur, le réduisant à des flux électriques et hormonaux, le transformant en ballon, en masturbation.

    Pour l’athée la transcendance est une évidence... la stagnation, l’acceptation, ne peut que détruire son système si ingénieux, il lui faut donc de la nouveauté, du progrès, de la science pour expliquer, pour faire évoluer tout ça mais il a beau faire tout ce qu’il peut, le ballon se dégonfle toujours.

    Pour l’athée la science est une évidence... c’est le ballon avec lequel il joue chaque jour que dieu fait...


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2013 15:00

      « Pour l’athée le je est une évidence... c’est même la seule chose dont il soit certain... il doit donc construire une structure autour qui soit suffisamment étayée pour le maintenir en position d’où son attachement aux sciences où il puise la substance nécessaire à remplir son ballon. »


      Voyez-vous un problème personnel à cette vision ?
      La science ne pointe pas vers une existence morne, vide de sens et sans but, mais peut-être une source jaillissante de réconfort et d’espoir.

    • Terrecendre Terrecendre 21 mars 2013 10:08


      « Voyez-vous un problème personnel à cette vision ? »

      En aucun cas, je faisais juste l’exercice inverse de l’auteur... en beaucoup plus court (et moins chiant aussi mais ça c’est mon point de vue) évidement...


  • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2013 14:35

    Qui a créé la vie ? Une question qui sort de la bouche d’un croyant.

    La vie ne dépendrait-elle pas de la mort ? 

    A cette question, une émission montrait l’expérience de la vie après la mort. On y voit comment la matière se décompose. Une véritable guerre entre fossoyeurs pour réinventer la vie et remarquer que chaque atome, chaque composant est réutilisé pour la recréer. C’est découvrir comment de nouveaux écosystèmes vont se mettre à envahir les lieux après la mort pour découvrir que le vieillissement est la capacité qu’a la nature à se recycler. Derrière tout cela, pas très gratifiant ni du goût des nécrophores, comme les bactéries, les champignons, les asticots, c’est comprendre que la vie est constituée de niveaux très variés, faite de simplicités et de complexités. Les myxomycètes comme organismes les plus primitifs, sans cerveaux, sans coeur, sont là avec pour seul but de se reproduire. Construits avec les briques fondamentales de la vie, ils parviennent à reconstituer, avec efficacité, les organismes, les plus sophistiqués. Ce sont les virus qui vont contrecarrer ce processus et faire évoluer les espèces. 


  • Gollum Gollum 20 mars 2013 16:09

    Un petit texte de Nietzsche : 


    « Chaque époque possède son genre particulier de naïveté divine, dont d’autres époques pourraient lui envier la découverte. Et quelle naïveté, quelle naïveté vénérable, enfantine et maladroite au delà de toutes les limites il y a dans cette prétention du savant à se croire supérieur, dans cette tolérance avec une bonne conscience, dans la certitude, simple et imperturbable, avec laquelle son instinct traite l’homme religieux, comme un type inférieur et de valeur moindre, qu’il a lui-même dépassé à tous les points de vue, — lui qui n’est qu’un petit nain prétentieux et populacier, ouvrier laborieux et appliqué, dans le domaine des « idées », des « idées modernes » ! »

    Par delà Bien et Mal, paragraphe 58.

    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2013 16:52

      Gollum,


       « cette prétention du savant à se croire supérieur, dans cette tolérance avec une bonne conscience, dans la certitude, simple et imperturbable »

      Le scientifique que vous définissez ainsi est un faux scientifique.
      La véritable science n’a absolument pas peur de se remettre en question.
      Comme je l’ai dit plus haut Pour Dawkins, l’existence de dieu doit être une hypothèse scientifique comme les autres.
      La probabilité est seulement « extrêmement faible ».
      Le Bien et le Mal, ça c’est une invention anthropomorphique de l’humanisme religieux

    • Gollum Gollum 21 mars 2013 09:50
      La véritable science n’a absolument pas peur de se remettre en question.

      Bien d’accord là-dessus.

      Comme je l’ai dit plus haut Pour Dawkins, l’existence de dieu doit être une hypothèse scientifique comme les autres.
      La probabilité est seulement « extrêmement faible ».

      Je vous met bien au défi de me donner les chiffres exacts quant à cette soi-disant probabilité... smiley

      Sinon sur le reste je ne faisais que citer Nietzsche dont l’avis sur les scientifiques vis à vis de la mentalité religieuse mérite d’être noté... d’autant plus que Nietzsche n’était pas tendre sur le religieux.

    • Terrecendre Terrecendre 21 mars 2013 10:30

      Prenez votre sac de bille, vous savez le nombre de billes… en êtes vous certain ? Vous connaissez les couleurs… mais en êtes vous certain ? Vous savez le nombre de billes de chaque couleur… mais en êtes vous vraiment certain ?
      Bon vous pouvez vous amusez à compter les billes au travers du sac, vous pouvez même le peser le sac, on permet même de peser une des billes, reste le sac en lui-même mais on ne va pas le vider sinon il ne sert à rien… pour les couleurs on fait ça à la louche ?… bon on vous permet de vider le sac pour voir les billes, comme on en est là autant permettre de les compter comme ça… maintenant on remet tout dans le sac… et donc avec tout ça vous devez me donner une probabilité que le mec qui tient le sac qui contient les bille existe…
      Bref… les errances scientifiques sont parfois réellement rafraichissantes pour un croyant.


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 mars 2013 11:50


    Décidément, mes frères humains de ce début de XXIème siècle m’étonneront toujours. Alors que la violence d’origine religieuse est partout, ils pensent toujours que la question importante c’est : Dieu ou pas Dieu ?

     

    Et non pas : là où il y a croyance en Dieu, doit-on continuer de justifier que ce Dieu appelle - ou a appelé - à pratiquer une prétendue juste violence ? Voir à l’adresse ci-dessous :

     

    Le nouveau pape devra supprimer la pire des croyances

     

    (même si le mot « supprimer » dans son titre était mal choisi, ce dont je ne me suis rendu compte qu’après la publication : on ne peut décider de supprimer une croyance et ce que l’Eglise doit faire très vite c’est la rejeter, cesser de la justifier et de la transmettre à ses futurs adeptes) :

     

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-pape-devra-supprimer-la-130677 


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