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De grandes mutations à venir. Intérêts et limites du fondamentalisme islamique dans un monde en construction - AgoraVox le média citoyen
samedi 16 mai 2015 - par Hamed

De grandes mutations à venir. Intérêts et limites du fondamentalisme islamique dans un monde en construction

 (16ème partie) 

 

 L’histoire de l’humanité est toujours à écrire et à réécrire. Elle ne cessera jamais d’être écrite. Ni l’humanité ni l’homme ne se savent ce pourquoi ils sont, vers où ils vont ? Pourtant ils sont. Précisément dans cette prise de conscience qu’ils sont qu’ils doivent comprendre leur destin, qu’ils doivent se poser la question : « Qu’en est-il hier, aujourd’hui et demain ? »

 Combien d’écrits sur ce qu’en est-il aujourd’hui, mais l’homme n’est jamais satisfait de son explication. Oui, dira-t-il sur des aspects, non, sur d’autres. L’histoire humaine reste donc toujours un clair-obscur, toujours à comprendre.

 

  1. Les éléments naturels de l’expansion de l’Europe sur le monde

 

 Un bref retour sur l’histoire. Comment comprendre l’expansion de l’Europe sur le monde ? Il y a d’abord sa civilisation. Et force de dire que si « la civilisation européenne a pu s’imposer sur le monde, c’est qu’elle a été supérieure aux autres civilisations ? » Et cela au vu de ses conquêtes, puisqu’elle a pu asservir directement ou indirectement les autres peuples du monde.

  Au premier siècle de son expansion, l’Europe, qui n’était qu’un petit morceau de terre sur la mappemonde, se composait d’une « mosaïque de nations déjà constituées ». Par ses différences linguistiques, culturelles et sociales, elle constituait un monde à part, un monde unique ne ressemblant à aucun des mondes. L’Europe était en quelque sorte une « humanité dans l’Humanité ». Ne serait-ce que sur le plan linguistique, en tant que langues de connaissance, de savoir et surtout devenues des langues nationales. Ce qui n’existe nulle part ailleurs.

 La plupart des continents et sous-continents avaient des dialectes et peu de langues nationales, à cette époque. Et s’ils l’avaient, c’était sur des étendues géographiques immenses. Le chinois, l’hindou et le japonais [un cas à part, une langue proche du chinois] pour le continent asiatique. Le chinois et l’hindou, avec leurs dialectes, avaient cours sur des superficies faisant plusieurs fois la superficie de l’Europe. Idem pour le russe, une langue qui s’étend aussi sur des millions de km2. La langue arabe regroupait une immense communauté musulmane [Afrique du Nord, Proche-Orient] sur une grande superficie s’étendant de l’Océan Atlantique au Golfe persique. Le persan s’étendait aussi sur de grandes surfaces en Asie centrale. Quant aux continents américains [Nord et Sud] et australien, ils n’avaient tout simplement pas de langue, mais des dialectes.

 Le deuxième élément de son expansion, c’était sa terre. Ce qu’elle recevait en habitants de l’Europe n’était plus compatible avec la croissance de la population [loi des rendements décroissants]. Un phénomène démographique qui allait de pair avec la situation de nations européennes déjà organisées en monarchies fortement structurées. Ce qui en fait de l’Europe un monde à part. Alors que les autres mondes n’avaient ni le problème démographique ni celui de la rareté de sol. D’autre part, la rareté de sol, qui a provoqué l’expansion européenne dans le monde, a déjà opéré au sein même de l’Europe de grands changements économiques parmi lesquels figurent la révolution agricole et la révolution industrielle.

 Le troisième élément, c’est la disproportion des armes et la cruauté des puissances européennes qui, par des massacres, brisaient toute résistance des peuples. Et surtout l’Europe levait des indigènes pour les engager dans ses armées, au point que les troupes qu’elle alignait étaient constituées de 80% d’indigènes, venant de toutes les contrées du monde. Les conquêtes étaient faciles, les « indigènes soumettaient des indigènes ».

 C’est cette somme de facteurs naturels tels la pression démographique, la position géographique, les structures politique assises des monarchies depuis des siècles, les révolutions agricoles et industrielles, une multitude de langues nationales dans une « mosaïque de nations » et en conflits armés perpétuels, qui n’existaient nulle part dans le monde, ont fait que l’Europe s’érigeait naturellement en « Centre du monde ».

 Une question cependant se pose. « Au-delà des différences de puissance, comment expliquer cette présence coloniale de plusieurs siècles, en particulier pour des peuples qui jouissaient de civilisations reconnues par l’histoire ? Pourquoi ces peuples ont faiblement réagi ? » A voir seulement les guerres depuis les années 1950. Au Vietnam, en Algérie, en Afghanistan, en Irak et ailleurs, qui n’ont pas dépassé quelques années et se sont tous soldés par un retrait des forces occupantes des territoires. Le monde a-t-il changé aujourd’hui ? 

 La seule explication est que la souveraineté dans ces pays était presque inexistante en raison de la faible concentration démographique – l’Algérie comptait environ trois millions d’habitants disséminés dans un grand territoire au début de sa colonisation – et d’une organisation tribale qui n’est même pas féodale puisqu’il n’avait pas de fiefs et de seigneuries comme cela a existé en Europe. Les fiefs qui ont existé en Afrique du Nord étaient très disparates et éloignés les uns des autres. En Afrique noire et aux Amériques, l’organisation était surtout tribale et, conjugué à l’extrême faiblesse des armements (archaïques) expliquent la facilité de pénétration européenne et la longue durée de la colonisation. En Amérique du Nord et du Sud et en Australie, territoires presque vide d’humains, la colonisation s’est soldée par l’absorption.

 

  1. L’accélération de l’histoire du monde

 

 On comprend dès lors qu’il y a eu un processus naturel d’expansion de l’Europe sur les autres terres émergées du monde. Et out peuple qui était à la place de l’Europe ou avait existé dans les mêmes conditions aurait fait autant. Ce qui nous fait dire que « cette négation des peuples de plusieurs siècles étaient nécessaire » et que l’Europe a bénéficié de ses facteurs qui n’ont existé dans aucune contrée du monde.

 Mais si ses conquêtes ont été terribles (génocides, esclavage, déportations), et furent nécessaire pour briser la volonté des peuples pour les maintenir dans l’assujettissement, « là encore un facteur de haine naturel à qui s’oppose aux ambitions européennes et tous les moyens sont bons pour détruire les rebelles à l’ordre européen », il reste que l’Europe allait le payer dans sa chair par des guerres intereuropéennes dont deux guerres mondiales. Deux Guerres qui ont révulsé le monde par leurs horreurs. Des massacres à l’échelle industrielle où bombardements aveugles des villes, camp de concentration, emploi de l’arme atomique. Une guerre totale, sans merci où tous les armements ont été utilisés, a marqué le monde.

 Il n’y avait pas le « fardeau de l’homme blanc » mais le « fardeau de la puissance économique et militaire de l’Europe qui n’a été heureuse ni pour l’Europe ni pour le reste du monde  ».

 En réalité, le monde est ainsi fait. L’expansion de l’Europe, au vu de l’histoire universelle, était pourtant nécessaire. Elle portait en elle le coup de fouet qui allait sortir le « reste du monde  » d’une léthargie de plusieurs siècles, et sortir l’Europe, elle-même, d’une nuit médiévale que ne cachaient que les oripeaux des avancées de la révolution industrielle. Oripeaux qui allaient détruire la puissance de l’Europe et libérer le tiers monde.

 Ecoutons Vauban, le constructeur de forteresses du roi Louis XIV, en 1697, sur le bas peuple en France : « Le bas peuple ne vit que de pain d’orge et d’avoine mêlés dont ils n’ôtent même pas le son […], de mauvais fruits la plupart sauvages et de quelques herbes potagères de leur jardin, cuites à l’eau avec un peu d’huile de noix […], le plus souvent sans ou avec très peu de sel. Il n’y a que les plus aisés qui mangent du pain de seigle mêlé d’orge et de froment. Le commun du peuple boit rarement du vin, ne mange pas trois fois de viande en un an.  »

 Ceci donne une idée de l’évolution de l’Europe depuis la fin du XVIIe siècle, et les forces sous-jacentes qui l’ont propulsé outre-mer et outre-océan.

 Mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’histoire s’est accélérée à la fin de la première moitié du XXe siècle. Le monde est décolonisé. Les anciennes colonies sont devenues des Etats souverains. 120 d’Afrique et d’Asie accèdent à l’indépendance entre 1900 et 1970. Cette décolonisation sera suivie par la dislocation de l’Union soviétique et la Yougoslavie et l’accession à la souveraineté de 27 Etats anciennement membres.

 Mais ce qu’on peut dire que rien ne vient du néant dans l’Histoire. Il n’y a pas d’effets sans causes. Ce sont les crises qui ont fait avancer l’humanité. Crise politique en 1914, crise économique en 1929 qui a mis Hitler aux commandes de l’Allemagne, crises pétrolières en 1973 et 1979 qui ont propulsé l’islam politique et fait entrer la crise de l’endettement mondial (années 1980). Conséquence : l’entrée en guerre de l’URSS en Afghanistan conjuguée à la crise économique mondiale s’est soldée par la fin du bloc Est.

 Ce que l’on constate dans les crises, il y a « toujours le progrès de l’humanité en mire  ». Crises et guerres sont « accoucheuses de l’Histoire ».

 Aujourd’hui encore, une coalition formée de monarchies arabes et de l’Egypte et du Soudan est en train de bombarder les places fortes des houtistes au Yémen. « Et étrangement cette coalition arabe rappelle la septième coalition des monarchies européennes contre Napoléon. Une coalition formée, il y a exactement deux cent ans, en mars 1815, se reproduit aujourd’hui, après deux cents ans, en mars 2015, contre les houthistes au Yémen. »

 L’Histoire se répète ? Si les monarques européens n’ont pas arrêté l’histoire, il en va forcément pour les monarchies arabes. Dès lors doit-on s’interroger : « La coalition que les monarchies arabes on t formé contre le Yémen vise à leur assurer la pérennité ? » Mais peut-on être durable si le feu que l’on allumé un peu partout dans le monde musulman depuis le Printemps arabe de 2011 est en train de prendre partout. Il est évident que cette coalition atteste d’elle-même que les systèmes politiques institués depuis les conflits mondiaux sont en train d’atteindre leurs limites. Les monarchies, désormais dans la défensive, et le parrain américain laisse faire parce qu’il n’a plus de munitions depuis la débâcle en Irak et en Afghanistan, savent que dans cette guerre elles jouent leur avenir. Qu’en sera-t-il dans les années ou les décennies à venir ? « Un temps qui paraît long mais, en réalité, est très court. » Et on devine la suite des événements.

 

  1. Comment est-ce possible ces transformations de l’humanité en deux cents ans ?

 

 On est loin des peuples qui vivaient encore à l’état sauvage ou semi-sauvage, en Amérique, en Afrique et en Asie. En Afrique noire, les noirs étaient poursuivis par leurs frères pour remplir les bateaux-négriers en vue d’être acheminés pour cultiver le coton, le café, le sucre, le tabac américain et autres grains dans les pays neufs. Loin des peuples du monde arabe qui était attardé, hors de la réalité, n’étant protégé que par un empire ottoman, surnommé par les Européens « l’homme malade de l’Europe  ».

 Deux cents ans sont passés, l’humanité s’est complètement transformée. Le monde comptait en 1800, selon les Nations Unies, entre 0,813 et 1,25 milliard d’êtres humains dont

195 millions d’Européens. Aujourd’hui, la population mondiale mondiale a été multipliée par sept. Et les famines ont globalement disparu. Et celles qui éclatent sont prises en charge par par les institutions onusiennses (solidarité internationale).

 La plupart des nations, en particulier les pays développés, ont atteint un degré de suffisance alimentaire qui n’a aucun rapport avec les siècles passés. Et même si une partie importante des pays du reste du monde vit avec moins de 2 dollars, il faut encore considérer la parité du pouvoir d’achat des pays pauvres. L’explosion démographique n’est plus dans les pays développés aisés, frappés par le vieillissement, mais dans les pauvres.

 Le progrès technologique est en train de se diffuser partout dans le monde. Les pays émergents et en développement s’américanisent rapidement. Les gratte-ciels poussent partout en Asie, en Amérique du Sud, dans le monde arabe, en Afrique. Une véritable course, aujourd’hui, pour les pays émergents et pétroliers.

 Les monarchies arabes, attardées sur le plan des libertés citoyennes, encore enturbannées, forts de la manne des pétrodollars et d’une main d’œuvre étrangère qui souvent dépassent en nombre la population autochtone, montrent leur réussite au monde en construisant les plus grands gratte-ciels du monde. Leurs capitales Dubaï, Doha, Manama, deviennent même des plaques tournantes du commerce mondial.

 L’Asie, qui a été arriérée et féodale il y a moins d’un siècle, se trouve propulsée dans le commerce mondial. Après les Tigres et les dragons asiatiques, viennent dans les années 1990-2010 les « super-dragons ou en voie », la Chine et l’Inde. Les gratte-ciels donnent à ces pays cette devanture qu’ils ont réussi leur décollage économique, et qu’ils ne doivent rien à l’Occident sinon de montrer leur capacité de produire.

 La question qui se pose : « Comment est-ce possible ces transformations en l’espace de deux cents ans ? Quel a été le ressort ? » De la chaumière européenne à la hutte africaine, le monde s’est propulsé en gratte-ciels dans les villes, et maisons en dur et hangars métalliques dans les campagnes ? Et la population mondiale a augmenté de manière exponentielle. Que s’est-il passé ? Le progrès ? Cela est évident que c’est le progrès. « Mais d’où vient le progrès ? »

 Grâce au progrès, la Terre subvient aujourd’hui à une population mondiale qui a été multipliée plusieurs fois à ce qu’elle a été par le passé, alors que les famines sévissaient encore dans ces époques pour des populations beaucoup moins grandes. C’est donc par les avancées de la science que le monde s’est transformé. Et la transformation a été impulsée par un parfait synchronisme dans tous les domaines de la vie humaine, tant d’ordre politique, économique, technologique que social. Le XXe siècle a été riche d’évènements et de découverte. L’aviation, s’est considérablement développée. Les avions longs courriers, la conquête spatiale, les milliers de satellites placés en orbites autour de la terre, les TGV qui roulent à 300 kms/heure, les Technologies de l'Information et de la Communication, Internet, l’atome au service de la médecine, l’urbanisme, et tant d’autres réalisations jusqu’à la dissuasion mutuelle contre un conflit mondial. Toutes ces avancées laissent rêveur sur le sens de l’existence de l’humanité.

 « Comment est-ce possible ces transformations de l’humanité ? Vers quelle destination mènent-elles ces transformations les peuples ? » Il est évident qu’il y a un « plan supra-humain qui dirige le monde », auquel l’homme ne peut rien sinon à constater les transformations qu’il subit. Le progrès est inscrit dans le développement de son histoire, et c’est par lui que l’existence humaine n’est jamais identique, et est en constant devenir. On comprend dès lors pourquoi les avancées scientifiques, les crises, les guerres concourent à transformer l’humanité vers plus de progrès, vers plus d’équité. La décolonisation, la démocratisation de l’Amérique du Sud dans les années 1980 et l’éclatement du bloc Est à partir de 1989 s’inscrivent dans cette dynamique.

 

  1. Les grandes mutations à venir

 

 De nouveau, une crise économique mondiale a éclaté en 2008. On a vu les conséquences surtout en Occident. Chômage de masse en Grèce, en Espagne, au Portugal. En France et en Italie, il dépasse les 10%. Des plans d’austérité depuis 2008, faible croissance économique.

 Les peuples d’Europe ont perdu confiance. Il y a quelque chose de brisé dans leurs convictions. Depuis sept ans que l’on parle de sortie de crise et elle ne vient toujours pas. Depuis 2011, les Européens et surtout les milieux populaires, ne se posent plus cette question.

 Et qu’en est-il dans le monde arabe ? Depuis le printemps arabe en 2011, le monde musulman s’entredéchire. Partout les guerres civiles en Irak, en Syrie, au Yémen, en Lybie, en Somalie. Et les pays qui échappent (Egypte, Tunisie, Algérie, Maroc, Maurétanie…), la paix est précaire. Sans compter le conflit israélo-palestinien et 12 ans de crise nucléaire en Occident.

 Il est évident que cette situation de conflits armés incessants, depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, voilà 67 ans, est annonciatrice de profonds bouleversements dans la région.

Probablement nous n’en sommes qu’au début. La Chine cherche à prendre sa revanche sur l’Histoire comme d’ailleurs la Russie. Nous allons certainement à une « unification du monde en de grandes régions ».

 Si les États-Unis, l’Europe, la Grande-Bretagne et l’Occident cesseront d’être les grandes puissances monétaires du monde, il est évident que les conséquences seront considérables pour le monde. A commencer pour le monde arabo-musulman. La hausse artificielle du prix du baril de pétrole cessera d’être soutenue par les États-Unis, et signera la fin des politiques monétaires non conventionnelles. La Chine cessera de sous-évaluer sa monnaie pour maintenir une compétitivité artificielle face aux produits des autres pays développés, en particulier occidentaux.

 Toute sous-évaluation du yuan chinois sera confrontée à des mesures protectionnistes américaines et européennes tellement drastiques que la sous-évaluation par la Chine, devenue totalement contre-productive, n’aurait plus de sens, plus de raison d’être. La stabilité monétaire qui en sortira commencera à assainir les relations économiques dans le monde en équilibrant les flux commerciaux entre les grandes zones économiques. Il est évident que l’Europe et les États-Unis auront beaucoup à gagner dans ce nouvel équilibre du monde. La croissance certainement sera plus équilibrée entre l’Occident et la Chine.

  Les grands perdants seront les pays exportateurs arabes de pétrole. Ils verront le prix du pétrole revenir aux prix réels selon l’offre et la demande sur les marchés. Evidemment, les monarchies pétrolières arabes y compris l’Iran et Israël devront affronter les nouvelles donnes économiques du monde. D’abord les monarchies arabes ni les pays du Maghreb ne devront plus compter sur un pétrole cher pour « acheter la paix sociale ». Donc, ils feront face à des revendications qui entraîneront des réformes tellement sévères qu’elles bouleverseront la gouvernance resté féodale jusque là. L’ouverture à un régime démocratique et une ouverture économique sera une nécessité pour calmer les revendications des peuples.

 De grandes probabilités pour que les pays du Golfe et le Maroc deviennent soit des républiques démocratiques, soit des monarchies constitutionnelles, avec une démocratie parlementaire où le monarque n’aura qu’un pouvoir symbolique dans l’exécutif. Ressemblant à la monarchie constitutionnelle du Royaume-Uni, et aux autres monarchies modernes en Europe.

 L’Iran comme d’ailleurs tous les pays qui utilisent l’Islam pour museler leurs peuples ne pourront plus plus se prévaloir pour une raison simple. L’Occident n’ayant plus cette volonté de dominer les richesses pétrolières du Moyen-Orient, donc une baisse de la pression américaine, la baisse du prix du pétrole et les crises économiques qui vont suivre dans ces pays obligeront les gouvernements de ces pays à laisser le pouvoir aux dirigeants les plus compétents pour sortir ces pays de la crise. Comme l’alternance qui joue dans une Grèce en crise. Quant aux mouvements islamistes, perdant leurs parrains, c’est-à-dire l’Occident, les monarchies arabes et l’Iran, ils perdront leur fond de commerce, la politisation de l’Islam. L’Islam reviendra à sa mission originelle, la quête de spiritualité des musulmans en Dieu.

 Le coup le plus dur sera pour Israël, il perdra le soutien militaire et surtout financier américain. Comme d’ailleurs l’Egypte. N’ayant plus d’appui occidental, il sera obligé de recomposer avec les Palestiniens et les pays arabes pour sortir du marasme économique.

 Compte tenu des bouleversements qui seront opéré dans le monde, il y a de grandes chances que les régimes politiques démocratiques arabes qui sortiront de cette dynamique mondiale, et surtout de la crise qui va les toucher d’autant plus qu’ils ne représentent pas un pôle politique homogène et de surcroît dépendant économiquement de l’Occident et de l’Asie, leurs seules ressources étant le pétrole et le gaz, chercheront forcément à s’intégrer dans les grands ensembles les plus proche de leurs frontières. Surtout que la compétition internationale sera rude sur le plan économique mondial. Le marché de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis qui sera certainement fonctionnel ne sera que grandi si ce rendez-vous historique venait à se réaliser.

 

  1. Un nouveau monde en construction

 

 Une « vraie politique gagnant-gagnant » aura à relier les deux aires géographiques proches qui n’a rien à voir avec la « politique mercantile gagnant-gagnant de la Chine » qui ne cherche que son strict intérêt.

 Evidemment, ces transformations ne seront pas pour demain. Le processus est long, mais c’est globalement vers cette perspective que l’humanité se dirige. Certes elle n’est pas encore visible, mais les conflits de tout ordre qui se déroule dans le monde la laissent entrevoir. Conflits armés et confessionnels dans le monde arabe et en Afrique, les protagonistes sont les pays pauvres de la mondialisation, conflits économiques larvés entre l’Occident et les pays émergents, ce sont les pays riches de la mondialisation. Et tous ces pans de la mondialisation doivent changer pour s’adapter aux nouvelles donnes du monde.

 La crise financière de 2008, à l’instar des crises passées, ne trouvera sa solution que dans la nouvelle architecture mondiale. On comprend la crainte des monarchies du Golfe qui sont les premières visées.

 Les Unions économiques qui surgiront dans les années ou décennies à venir n’auront rien à voir avec celles qui sont constituées aujourd’hui. Ni les religions ni les ethnies ne constitueront le socle des unions. Une Union en Asie économique et monétaire ne sera ni indienne ni chinoise, et encore moins hindouiste ou bouddhiste. En Occident, le même principe va opérer. Une Union économique ne sera ni musulmane ni chrétienne, mais sera selon ce que chaque aire géographique apporte à l’autre aire. Comme cela s’est passé pour les pays d’Europe centrale et orientale. Il est évident que ce n’est pas la chrétienté ni l’européanité qui a uni les PECO à l’Union européenne, mais bien des intérêts géostratégiques et économiques. Sinon comment expliquer pourquoi la Suisse et la Norvège ne veulent pas rejoindre l’Union européenne ? Le problème est avant l’intérêt mutuel qu’apporte réciproquement une union entre un Etat et un grand ensemble politique et économique. 

 La Russie, par exemple, en tant que grande puissance nucléaire, n’est pas prête de renoncer à sa politique extérieure au profit de l’Union européenne. Elle doit donc chercher à moduler sa relation avec les aires géographiques qui l’entourent.

 Evidement, cette configuration architecturale du monde à venir peut paraître utopique ou peu vraisemblable. Mais on peut opposer aux contradicteurs cette question. « La guerre 39-45 était-elle annoncée en 1919 ? Avec la fin des empires coloniaux dès la fin des années 1940. » De même, « L’Union soviétique, dans les années 1960, annonçait-elle sa disparition en 1991  ? » Personne ne pouvait prévoir tels événements. Mais ils étaient inscrits dans l’histoire. L’homme est régi par des lois supranaturelles. De la même manière que la mort est inscrite dans l’existence humaine, les régimes politiques qui ne peuvent plus être viables ne peuvent que disparaître pour laisser place à d’autres qui doivent corriger les erreurs des précédents.

 Dans les années 1980, « la crise de l’endettement n’a-t-elle pas emporté les dictatures sud-américaines. » Et plus récemment, « les présidents tunisien, égyptien, libyen, yéménite n’ont-ils pas été emportés en deux mois par la vague du printemps arabe, en 2011 » ? Qui aurait pensé, en décembre 2010, au moment de l’immolation du jeune ambulant tunisien, que le sort des quatre présidents qui étaient bien assis sur leur trône étaient déjà scellés ?

 Les pays arabes ne cessent de s’entredéchirer aujourd’hui. Ce qui signifie qu’un processus inexorable est en cours, et ne cessera que lorsque tous les effets seront épuisés pour les buts déjà assignés par l’Histoire. D’autant plus que la situation mondiale sur nombre d’aspects n’est plus comme du temps immédiatement postcolonisation.

 

  1. Intérêts et limites du fondamentalisme islamique

 

 L’humanité est écartelée par la technologie même qui a permis l’explosion démographique dans le monde. D’autre part, le repli dans la religion d’une bonne partie du monde musulman ne doit pas nous faire oublier qu’il obéit à plusieurs causes et qui relèvent toutes de phénomènes nouveaux n’ayant rien à voir avec les siècles passés. Et s’il a été instrumentalisé par l’Occident et les monarchies arabes du Golfe depuis les années 1960 pour lutter contre le communisme soviétique et chinois, c’est que la configuration géopolitique mondiale le commandait. Le monde, il faut le dire, était déjà en crise à la sortie même du Deuxième Conflit mondial. Deux blocs vainqueurs du nazisme sortaient, les anciens empires coloniaux disparurent par le puissant mouvement de la décolonisation. Les chaînes de l’impérialisme tombèrent furent vite remplacées par de nouvelles chaînes d’un type nouveau. L’impérialisme capitaliste et l’impérialisme communisme, et tout deux sont totalitaires.

 Et c’est ainsi que l’affrontement de ces deux totalitarismes s’est trouvé conforté par un autre totalitarisme, le « fondamentalisme islamique ». L’Occident, cherchant à faire pièce aux systèmes socialistes arabes, a instrumentalisé l’« Islam ». Evidemment, dans le but de refouler le communisme de cette aire géographique intermédiaire, le monde arabo-musulman, qui sépare l’Occident de l’Orient, dominé par la Chine et l’Union soviétique. Si jusqu’à la fin des années 1970, l’équilibre était préservé entre les deux blocs, la situation va complètement changer avec la révolution islamique en Iran. Révolution qui ne doit son avènement qu’aux Américains. Ces derniers « ne pouvaient accepter que le Shah dépasse les lignes rouges non dites qui lui étaient assignées ». Dans l’ignorance, et rêvant de transformer son pays en puissance régionale, le souverain signa la fin de son règne en cherchant à développer la technologie nucléaire dans son pays.

 Mais, en réalité, les phénomènes historiques étaient complexes. Et aujourd’hui encore, ils le sont plus complexes. La complexité va en augmentant. La révolution islamique en Iran n’a été qu’une impulsion séquentielle historique nécessaire. Le fondamentalisme islamique est par essence un totalitarisme qui utilise l’Islam à des fins de domination politique. Mais l’Islam est libre d’être interprété comme le veulent les acteurs du moment. Occident, monarchies arabes, frères musulmans ou autres factions islamiques partisanes. Ce n’est pas le message religieux qui est en question mais les acteurs qui en font l’interprétation et bien entendu le plan supra-humain qui utilise toutes ces potentialités intrinsèques dans l’homme pour faire avancer l’humanité. Que d’ailleurs Hegel a trouvé dans « l’Esprit qui gouverne le monde ».

 Donc le fondamentalisme qui en réalité ne dérive pas de l’Islam mais est pris de l’Islam par l’homme pour des fins non spirituelles mais spirituellement matérielles puisqu’il vise à prendre le pouvoir. Et le pouvoir c’est commander, c’est dominer l’homme dans le sens le plus absolu, le plus total, le plus totalitaire. Puisqu’il ne lui accorde plus le droit de penser que penser ce que le pouvoir islamiste ordonne.

 Et les masses s’engouffrent, ce qui est naturel parce que le message de l’Islam qu’il véhicule donne l’espoir. Mais seulement le message et non le pouvoir politique qui lui cherche à envahir la société pour atteindre une pérennisation de ce pouvoir.

 Evidemment, tout système a une limite. Le communisme, la doctrine marxiste, promettait l’égalité entre les hommes. Cependant, les hommes en ont construit une dictature au nom même de cette égalité promise entre les hommes. Ce pouvoir communiste s’est traduit par une privation de libertés, par une obligation de soumission au pouvoir communiste sans contrepouvoir qui puisse réprimer les abus. Au final, une nomenklatura s’est retrouvée inamovible au sommet avec une paralysie de l’Etat aux forces qui font évoluer les peuples.

 Nonobstant ces défauts dans le totalitarisme religieux, il reste que le courant islamiste était important et nécessaire dans l’Histoire de l’humanité. Rien ne vient du néant s’il n’a pas de causes. Rien ne vient à l’existence s’il n’était pas nécessaire. Donc l’« islamisme » est donc une « nécessité ».

 Précisément, il aura à départager les deux grands courants totalitaires dans le monde. Le courant capitaliste et le courant islamique. C’est grâce à la stratégie de la « Ceinture verte ou islamique » que l’Union soviétique s’est retrouvée dans ses derniers retranchements. Sur tous les plans : militaire (débâcle militaire en Afghanistan), financier (paupérisation par le recyclage des pétrodollars islamiques), politique (mouvements islamistes dans les républiques soviétiques), social (perte de foi dans la doctrine communiste). Donc tous ces faisceaux de forces ont concouru à détruire à la base l’Union soviétique et le bloc Est, et permis le renouvellement de l’architecture géopolitique mondiale.

 En Algérie, par exemple, l’islamisme a été un « mal positif » puisque non seulement il a permis de réveiller le peuple algérien et la classe politique qui n’enviait en rien la nomenklatura soviétique, mais en provoquant la déflagration dès le début des années 1990, a évité ce qui aurait pu être pire si l’islamisme politique avait trouvé libre cours au printemps arabe, en 2011. On s’imagine ce que serait l’Algérie quand on voit ce qui se passe en Syrie, Lybie, Yémen et ailleurs.

 L’Algérie a échappé à l’islamisme politique, contrairement à la Syrie, la Libye…, simplement par ce que « le régime politique était auréolé par son histoire de grande nation qui a combattu longtemps l’impérialisme occidental ». On disait de l’Algérie, la « Mecque des révolutionnaires ». Et c’était une vérité. Toutes les révolutions du monde ont été aidées par l’Algérie. Alger était la plaque tournante des révolutionnaires dans les années 1970, sous Boumediene. D’autre part, le peuple algérien est très proche géographiquement de la civilisation occidentale, éloigné géographiquement de la subversion iranienne et saoudienne « et surtout solidaire par la guerre de libération ». Donc trois atouts que n’ont pas les autres pays arabes.

 Après la disparition du bloc Est, l’islamisme politique s’est pris à l’Occident. Peut-il être autrement ? Les générations d’aujourd’hui ont changé. Un demi-siècle nous sépare des années 1960. La décolonisation a été non seulement assimilée mais dépassée. Avec Internet dans les années 1990, les réseaux sociaux, les populations musulmanes avaient dépassé le stade de l’alphabétisation des années postindépendances. De plus, il y a eu une réflexion islamique partout dans le monde. Une remise en cause de l’ordre occidental des années 1950 et 1960 dans le monde arabo-musulman. Et l’Union soviétique qui cachait le conflit monde arabe-Occident, en cessant d’exister, a révélé en plein jour les contradictions de cette volonté occidentale de continuer sa mainmise sur le monde musulman parce qu’il est détenteur des plus grandes réserves pétrolières du monde. Et justement le monde musulman se cabre à cette hégémonie. D’autre part, « il n’accepte plus les deux poids deux mesures flagrants entre Israël et la Palestine ». Et enfin « le déclin de l’Occident est criant sur tous les plans ».

 C’est précisément ce faisceau de contradictions qui font qu’Américains et Européens n’arrivent pas à prendre conscience de leurs déboires dans le monde musulman. Et surtout cet Islam mystérieux qui attire de plus en plus de chrétiens à embrasser la religion musulmane. Et il n’y a que l’Islam et l’islamisme qui tiennent le haut du pavé dans les informations internationales. Partout se pose la question de l’Islam. Aux États-Unis, en Europe, en Chine, en Russie, en Amérique du Sud, en Australie, en Afrique… Partout l’Islam et cette incompréhension jusque dans le monde musulman qui l’a vu générer.

  Evidemment, la montée de l’Islam grâce précisément à l’islamisme est en train de participer dans le changement du paradigme du monde. L’Islam est appelé non seulement à être une religion centrale du monde, complétant les autres religions monothéistes, bouddhiste, hindouiste et autres, mais à cimenter le monde aujourd’hui en construction. Il y a réellement une perte de repères pour l’humanité avec une civilisation, et toujours les apports de la science qui révolutionnent l’existence humaine, qui ne cesse de s’accélérer.

 Le rejet, par exemple, de l’Islam en Europe ne doit pas être appréhendé comme un rejet, mais comme un accouchement dans la douleur d’une mutation. On ne peut haïr quelque chose qu’on ne comprend pas, on ne haït que quelque chose que des êtres véhiculent et font croire qu’elle pourrait nous porter atteinte, à notre mode de vie, à nos habitudes. Et précisément, ce quelque chose est l’islamisme qui n’est pas l’Islam dans son message originel.

 En réalité, ce qui se passe est simplement que ceux qui le véhiculent croient qu’ils sont dans le vrai, et s’y replient, et en s’y repliant et en le diffusant, ils touchent forcément les autres. Et les autres qui n’ont rien à opposer génèrent une défense, et qui va jusqu’à la violence. Ainsi on a de la violence de part et d’autre. Violence verbale, violence physique, etc.

 Et même le repli dans l’islamisme ne s’explique pas uniquement par l’instrumentalisation occidentale et des monarchies et autres pays musulmans, ce repli est justifié aussi par la la mal-vie des peuples musulmans dans leurs pays qu’en dehors de leurs pays. Le chômage, la perte de confiance dans leurs gouvernements, la marginalisation, la corruption, les détournements de richesses, l’impossibilité d’exprimer leur ras-le-bol, le traumatisme des régimes policiers. Ce repli dans la religion n’est pas mauvais en soi puisqu’il évite la drogue, le cannabis, et autres occupations négatives. Sauf qu’il entraîne souvent le rejet de l’autre, ou fait du prosélytisme un acte de foi. Donc repli et violence deviennent des solutions de sortie aux crises politiques et morales.

 Evidemment, on ne peut épuiser un sujet aussi complexe que l’islamisme, en quelques lignes. Tout ce qu’on peut dire, c’est que l’intérêt de l’Islamisme est multiple et concourt au « nouveau monde en construction ». Et rien ne doit étonner sur ce qui arrivera demain.

 « Le fondamentalisme islamiste apporte un intérêt inestimable dans le mouvement de l’histoire, mais en tant que doctrine totalitaire, il est appelé à atteindre des limites. » Qui le feront forcément disparaître parce qu’il est de nature incompatible avec la nouvelle marche du monde. Et pour ne citer que les révolutions scientifiques qui sont données à l’homme depuis un siècle, et l’Islam en appelle à la science et non à l’aveuglement théologique. Evidemment, le temps de transformation du monde est encore long, mais on peut dire qu’il a commencé.

 L’homme ne sait pas où il va mais l’« Essence », par laquelle il est, sait où il va. Et l’Homme peut ou doit réfléchir à cette « Essence » pour comprendre ce pourquoi il existe, ce pour quoi il est destiné, et comment il est destiné.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

www.sens-du-monde.com



24 réactions


  • colere48 colere48 16 mai 2015 18:50

    la montée de l’Islam grâce précisément à l’islamisme ....
    ... l’intérêt de l’Islamisme est multiple et concourt au « nouveau monde ...

    A la fois subtil et grossier cet article n’est que le énième texte de propagande islamiste qu’on peut lire ici ou là. Bien entendu la violence est le fait des autres et la barbarie sans nom est justifiée par le suprême objectif : un monde nouveau !

    L’auteur évoque le rejet et la haine que pourrait inspirer l’islamisme, au prétexte qu’on ne comprendrait pas !

    Qu’il soit rassurer , ce n’est pas de la haine que nous ressentons, non, c’est de la NAUSÉE  !!


  • Le Corbeau Magnifique Le Corbeau Magnifique 16 mai 2015 19:46

    ça veut dire quoi « Intérêt du fondamentalisme islamique » ?

    Tu nous fait quoi après, « intérêt de la pédophilie » ? smiley


  • César Castique César Castique 16 mai 2015 20:37

    +On ne peut haïr quelque chose qu’on ne comprend pas, on ne haït que quelque chose que des êtres véhiculent et font croire qu’elle pourrait nous porter atteinte, à notre mode de vie, à nos habitudes. Et précisément, ce quelque chose est l’islamisme qui n’est pas l’Islam dans son message originel."

    Si l’islamisme est une aberration, l’Islam n’en est pas moins une religion incompatible avec notre civilisation, notre culture, nos valeurs, nos moeurs, nos codes sociaux. Les Suisses, l’ont bien compris, qui ont démocratiquement inscrit dans leur Constitution, l’interdiction de la construction de minarets. 

    Il ne s’agit pas de haine, mais de refus, par un organisme sain, d’un corps profondément étranger - même quand il est d’origine européenne, comme pour 85 % des « Croyants » vivant en Suisse - dont la croissance doit être stoppée pour éviter la prolifération ultérieure de métastases. 

    En Italie, où se développe l’invasion que l’on sait, les incidents se multiplient. Leur retentissement est national.

    Dimanche dernier, à Ravenne - qui fut la capitale d’e l’Empire romain d’Occident, et où a été construite la deuxième plus grande mosquée d’Italie - une procession en l’honneur de la Madonne a été conspuée par les jeunes d’un centre « culturel » musulman, tandis qu’à Terni, à 60 km au nord de Rome, un Sénégalais de 12 ans, a agressé, jeudi, et blessé (vingt jours d’interruption de la scolarité) une fillette du même âge, au motif qu’elle portait un crucifix.

    Et lorsqu’un Marocain de 25 ans, ayant déjà fait l’objet d’une expulsion, viole une invalide à 100 %, de 34 ans (c’était avant-hier, à Udine dans le Nord-Est du pays), quitte à friser le procès d’intention, on peine à imaginer qu’il aurait infligé un tel traitement à une musulmane.


  • La Dame du Lac La Dame du Lac 16 mai 2015 20:53

    S’il n’y avait pas de menace, cette inquiétude qui s’appelle islamophobie n’existerait pas. Y a-t-il une bouddhistophobie en France ? Non.


  • Jonas 17 mai 2015 19:07

    Cet arabo-musulman , nomme Hamed est un abimé du bulbe, il vante l’islam en retard de quatre siècles. 1400 millions d’habitants répartis sur 57 pays concentrent le plus grand nombre d’analphabètes + de 800 millions soit 57%. Pas une seule grande université , pas un seul grand hôpital ( Boutéflika est obligé de venir se soigner en France) aucune découverte , aucun centre de recherche , aucune invention etc. l’ensemble des 1400 millions d’arabo-musulmans ont donné 5 Prix Nobel ( en dehors de celui de la Paix , qui est un prix politique) Et les 5 Prix Nobel ont fait leurs études en Occident. Les noms qui viennent le plus souvent dans la bouche des arabo-musulmans pour montrer leur grandeur passée , sont ceux d’Avicennes -Avéroes- Ibn Khaldun , certes des hommes remarquables incontestablement mais de quel siècle sont-ils ? XIV et XV e siècle. Les Arabo-musulmans ne semblent pas être de plein pied au XXIe siècle, celui de Rosetta et Philéa. 


     Pourquoi si l’islam est si séduisant , brillant, parfait , tant et tant d’arabo-musulmans fuient leur pays au péril de leur vie ? Pourquoi préfèrent-ils être absorbés par l’océan que de vivre misérablement dans leur pays. ?
    La raison est simplement , simple. Ils le remontrent avec leurs pieds et les embarcations de fortune. 

    Ils sont heureux en France.
    Ils sont heureux en Allemagne 
    Ils sont heureux en Grande-Bretagne 
    Ils sont heureux en Espagne.
    Ils sont heureux en Suède
    Ils sont heureux en Norvège
    Ils sont au Danemark
    Ils sont heureux aux Canada
    Ils sont heureux en Australie
    Ils sont heureux aux Etat-unis etc. 

    Où l’arabo-musulman est malheureux ? 

    Il est malheureux en Algérie
    Il est malheureux en Egypte
    il est malheureux en Tunisie
    Il est malheureux en Libye
    Il est malheureux en Syrie 
    Il est malheureux en Jordanie, 
    Il est malheureux au Soudan 
    Il est malheureux en Irak .
     Il est malheureux au Liban 
    Il est malheureux au Yémen 
    Sans parler des pays musulmans non arabes comme le Pakistan, le Bangladesh, la Turquie, l’Indonésie etc. 

    Bref l’arabo-musulman , est heureux dans les pays non-arabo-musulmans et malheureux dans les pays arabo-musulmans.

    Question : Pourquoi l’Arabo-musulman qui a fui son pays parce qu’il était malheureux veut reproduire les traditions, moeurs, coutumes, etc dans le pays qui lui a donné l’hospitalité et l’asile ? 


    • Hamed 17 mai 2015 23:02

      @Jonas

      Bonsoir Jonas,

       

      Très heureux de vous lire ! Franchement j’ai pensé à vous. Je me suis dit où il grotte. Bon vous êtes là, c’est l’essentiel.

      Que vous dire sur votre écrit. Je ne sais vraiment pas quoi vous répondre si ce n’est ce plaisir de vous lire. Et c’est très sincère de ma part.

      Vous me dîtes « Je vante l’Islam », je n’ai pas dit cela. J’ai dit que l’Islam est une grande religion du monde, c’est tout. Et c’est vous qui le dîtes, et je suis heureux que vous le disiez car, sans vous rendre compte, vous vantez l’Islam. Merci.

       

      « Pas une seule grande université , pas un seul grand hôpital ( Boutéflika est obligé de venir se soigner en France) aucune découverte , aucun centre de recherche , aucune invention etc. l’ensemble des 1400 millions d’arabo-musulmans ont donné 5 Prix Nobel ( en dehors de celui de la Paix , qui est un prix politique) ».

       

      Oui, très juste. Le peuple musulman a donc du pain sur la planche. Très en retard, il sera obligé de combler son retard.

        La Chine a bien comblé son retard, et l’Inde suit. Qu’ont-ils les Européens de plus que les Chinois ? Rien. Ce sont des êtres humains. Qu’ont-ils les Chinois de plus que les Algériens, Marocains, Syriens, Egyptiens… ? Rien, ce sont des êtres humains. Et des Européens, ou des Juifs, rien.

       Donc puisque nous sommes tous des êtres humains, chaque être humain peut faire ce que chaque humain a fait. Les Algériens, selon un des commentateurs, n’ont-ils pas viré les pieds-noirs qui étaient français d’Algérie. Et il a fallu pour cela de l’abnégation, de la souffrance, etc. Et cela n’a pas été fait n’importe quand. Seulement quand est venue la fin de l’Histoire pour les Français en Algérie.

       La même chose, mon ami, l’éternité est infinie. Comme il y a eu des savants musulmans qui ont guidé les gaulois, les celtes et les germains, il y a des siècles, dans la science, il viendra un temps où de nouveau ce sont ceux, qui sont en retard aujourd’hui, prendront la relève demain. Comme les Juifs ont brillé depuis au moins deux siècles. Et brillé dans la finance depuis plus d’un millénaire.

       Mon ami Jonas, le monde évolue en boucle. La Terre tourne sur elle-même, et autour du soleil. Elle repasse toujours au même temps de sa révolution, mais jamais dans le même lieu, dans le même espace. Nous sommes un peu cette Terre. Et nous évoluons sans jamais être au même lieu. Telle est un peu la destinée des peuples. Chaque peuple brille un temps, et c’est lié à l’équilibre global de l’humanité.

       

       Enfin merci pour les poèmes. Nous sommes heureux en France et ailleurs... Et nous sommes malheureux en Algérie et ailleurs… On veut être simplement heureux partout. Et je vous repose la question, Jonas. Êtes-vous heureux en France ?

       

       Heureux de vous avoir lu, Jonas. Sincères amitiés

       

       

       


    • Jonas 18 mai 2015 10:48

      @Hamed
       Bonjour Hamed , 

      Moi aussi j’ai toujours grand plaisir à vous. A travers vous je peux constater le néant intellectuel de certains arabo-musulmans. ( Je me suis absenté un certain temps pour me rendre dans certains pays de la catastrophe et du chaos portant le nom de " Printemps arabe ). 

      Un intellectuel à le devoir d’être intelligent, ce qui pardonnez-moi , en ce qui vous concerne n’est pas le cas. Vous êtes plutôt un prêcheur islamique et dans ce domaine vous ne vous distinguez en rien des djihadistes même en prenant des précautions de langage. 

      En revanche dès que vous abordez la politique , votre esprit est en désordre. Vous devez accepter , que l’islamisme, comme le nationalisme , le panarabisme et le panislamisme, n’a pas d’avenir. Et le monde arabe , surtout au Moyen-Orient ne sera plus ce qu’il était. Vous le constaterez bientôt. 

      Quant à l’Algérie , qu’à-t-elle fait de son indépendance , chèrement acquise ? Chômage, misère, pauvreté , manque de logements , situation sanitaire lamentable , comme celles de la liberté individuelle , politique et religieuse. Le salut de beaucoup d’algériens vient de l’immigration. 

      Pour votre gouverne :

      << Les résultats de l’enquête donnent la tendance mondiale et nationale sur le phénomène et permettent de mieux comprendre les motivations majeures qui poussent les talents , aujourd’hui , à entreprendre une expérience à l’internationale, précise le site ( Emploitic.com) dans un rapport rendu public, indiquant que l’Algérie est en première position , en termes de nombre, parmi les pays Arabes et Africains ayant participé à l’enquête avec 2505 sondés. Il est précisé que parmi les participants algériens à l’enquête , 13% déclarent avoir déjà travaillé à l’étranger alors que 65% souhaiterai s’expatrier >>. 

      Alors si un pays comme l’Algérie , riche grâce aux hydrocarbures , n’arrive pas à retenir ses cadres , que feront les cadres des autres pays arabes dont les pays sont démunis de tout. 

      Certes l’islam est une grande religion, par le nombre et non pas par le savoir et l’éducation. La Chine et l’Inde avancent parce qu’ils ne sont pas handicapés par une religion , rétrograde archaïque et obscurantiste. Il suffit de regarder les événement des pays arabes et musulmans sur la planète. Je sais que le monde arabe , refait l’l’histoire du passé , mais à l’heure des réseaux sociaux et de la communication instantanée, il n’est plus possible. 




    • Hamed 18 mai 2015 19:55

      @Jonas

      Toujours combatif à ce que je vois. Ce que j’aime chez vous, c’est que vous êtes sincère, très sincère. La décadence des Arabes vous révolte. Et c’est cela qui me plaît chez vous. On dirait même que vous êtes arabe.

      Oui, vous avez raison de le dire « A travers vous je peux constater le néant intellectuel de certains arabo-musulmans. ( Je me suis absenté un certain temps pour me rendre dans certains pays de la catastrophe et du chaos portant le nom de « Printemps arabe ).  »

      Au fait, vous me dîtes là une énigme. Vous êtes allé dans certains pays de la catastrophe et du chaos. Là, où il y a la fournaise. Damas, Latakié ou Sanaa. J’espère pas. Où à Tunis. Là, je pense qu’il n’y a pas de problèmes. Une capitale moderne, avec sa médina. Je suppose que vous êtes allé vous ressourcer. Dans ce cas, vous avez de la chance.

      Vous me dîtes, Jonas « Un intellectuel à le devoir d’être intelligent, ce qui pardonnez-moi , en ce qui vous concerne n’est pas le cas. Vous êtes plutôt un prêcheur islamique et dans ce domaine vous ne vous distinguez en rien des djihadistes même en prenant des précautions de langage. » Merci pour l’éloge, cela me va droit au cœur et c’est la raison pour laquelle, et pardonnez si je dis que je vous estime. Oui, mon ami, je ne suis pas intelligent, dit en tant qu’intellectuel bien sûr. Mais sachez, et comme je l’ai dit déjà à Alex, je ne sais pas si c’est moi qui vous écrit ou quelqu’un en moi qui aligne ces mots, qui vous écrit, et acquiesce même à ce que vous dîtes.

       Donc, Jonas, il faut accepter ou refuser mon analyse. Elle est ce qu’elle est. Quant au prêcheur islamique, pourquoi pas. Est-ce un mal si je prêche la bonté, la sérénité, la compréhension de la vérité que je ne détiens pas et que vous recherchez aussi, en tant qu’être de raison ?

       Oui, mon ami, « En revanche dès que vous abordez la politique, votre esprit est en désordre. Vous devez accepter, que l’islamisme, comme le nationalisme, le panarabisme et le panislamisme, n’a pas d’avenir. Et le monde arabe, surtout au Moyen-Orient ne sera plus ce qu’il était. Vous le constaterez bientôt. 

      Très juste. Je ne l’accepte pas, je prêche ou plutôt je démontre historiquement que toutes les doctrines qui sont d’essence humaine sont transitoires. Elles jouent un rôle historique, dès que ce que pourquoi elles ont existé se termine, elles disparaissent. Et si vous avez bien lu l’analyse, c’est écrit et bien précisé que le monde avance avec ces séquences historiques. Que tous les totalitarismes participent au développement du monde mais ne sont pas durables.

      Vous me dîtes encore « Quant à l’Algérie, qu’à-t-elle fait de son indépendance, chèrement acquise ? Chômage, misère, pauvreté, manque de logements, situation sanitaire lamentable, comme celles de la liberté individuelle, politique et religieuse. Le salut de beaucoup d’algériens vient de l’immigration. 

      Merci pour ce souci pour notre pays. C’est vrai qu’il y a des maux, comme en France. Il faut venir en Algérie pour voir ce qui se passe. Si la population en Algérie est d’environ 40 millions d’habitants, je pense que le nombre de véhicules neufs toutes catégories confondues est d’au moins 10 millions de véhicules. Et par neufs j’entends moins de dix ans. Ce qui fait un véhicule pour trois. Ou pour un couple et un bébé. Et je ne parle pas de véhicules vieux qui fonctionnent. D’ailleurs, vous trouverez rarement des véhicules d’âges de plus de 10 ans.

      L’Algérie est un grand marché pour l’Europe, pour l’Amérique du Sud et l’Asie. Je ne parle pas de milliers de kms d’autoroutes, de millions de logements construits, de tramways dans les villes, de tunnels et de projets de TGV, de l’Agriculture. Evidemment, c’est en rapport de notre richesse pétrolière, et de la grande superficie territoriale. Pour la seule agriculture, si elle est bien exploitée, l’Algérie est capable de nourrir 200 millions de personnes.

       

      Quant au chômage, misère, pauvreté, manque de logements, mon ami, il faut relativiser. C’est vrai, il reste beaucoup à faire. De plus, Jonas, on ne met pas la charrue avant les bœufs. L’Algérie est un pays jeune, et n’a accédé à l’indépendance que depuis 53 ans. La France depuis des siècles.

       Quant à retenir les cadres, beaucoup de diplômés et pas seulement en Algérie s’expatrient. J’ai vu des analyses qui font état de diplômés partir d’Europe vers les États-Unis, le Canada, l’Asie. Même en Israël, les cadres s’expatrient parce qu’ils ne trouvent pas de débouchés. Donc, c’est un phénomène mondialisant.

      Le fait que cela vous révulse de voir les pays arabes en retard, et vous souhaiteriez une situation meilleure me fait penser que vous êtes un ami des Arabes. Je dirais peut-être mieux, un ami de l’homme.

      Bon, je sais que vous ne serez pas d’accord avec ce que je dis, mais peu importe. C’est vous, vous êtes ainsi, et je m’accommode de votre vision.

       

       

       

       


       

       

       

       

       

       


    • Jonas 20 mai 2015 09:40

      @Hamed
      Bonjour Hamed.

      En Premier lieu, je suis allé voir les pays qui ont été les instigateurs des pays du mal nommé « Printemps Arabe ».En octobre 1988, je me trouvais en Algérie où la révolte fut stoppée par le régime faisant + de 600 à 700 morts. 

       Je suis passé par la Tunisie et Egypte puis par le Maroc. qui n’ a pas participé au folklore arabe. Non je ne suis pas allé en Syrie , ni au Yémen , ce dernier pays n’a rien avoir avec le « printemps arabe » et tout avec la guerre entre chiites et sunnites. Ce n’est pas la première fois que ce pays se fait la guerre. Souvenez-vous de la défaite de Nasser dans ce pays dans les années 1960/1970. 

      En second lieu, je ne suis ni arabe ni musulman sans être ni ennemi de l’un ou de l’autre. Simplement , je constate que les pays arabo-musulmans malgré les richesses insolentes dont la nature les a pourvus ,restent des pays de la violence , de l’immigration et incapables de se gouverner d’une manière moderne et respectueuse des libertés et des hommes. ( genre humain)
      Prenez une mappemonde et vérifiez mes dires.


      Pourquoi ces arabo-musulmans dont les parents se sont battus les armes à la main pour recouvrer leur indépendance , abandonnent leur pays au risque de leur vie pour venir en Europe, qu’ils qualifient de raciste et anti-musulman ? 

      Pourquoi ces arabo-musulmans ne vont-ils pas dans les pays du Golfe riches à milliards de dollars , par la grâce des hydrocarbures et musulmans de surcroit ? 

      Les pays du Golfe au lieu de venir en aide à leurs frères en religion , préfèrent construire par des architectes et des ingénieurs occidentaux des hôtels de luxe, des cités futuristes , s’achètent des avions , des grosses berlines et ouvrent des patinoires et des pistes de ski dans le désert. 

      Quant à l’Algérie , c’est un système rentier , 97% des exportations viennent des hydrocarbures et importe + de 77%de sa nourriture. Tous les économistes savent que le taux de croissance hors les hydrocarbures est de 5%. L’Algérie est une Holding dirigée par le FLN. 
      L’Algérie est classée 133e sur 143 pays pour l’indice de l’innovation( GII ), donc voir fuir ses cadres est une perte pour un pays qui fait construire ses infrastructures par la Chine. L’ Algérie malgré ses hydrocarbures à un PIB de 5 532 dollars 

       Une étude datée de 2013, reconnaît le déficit de l’Algérie en compétences et encadrement. 

      ’L’ achat des voitures neuves est réservé aux apparatchiks du régime. Comment peut-on acheter une voiture même en Algérie avec un SMIC de 163 euros ? Sans parler du Chômage qui frise les 22% et 11% selon le régime. Avec la chute des prix des hydrocarbures , le régime aura beaucoup de mal à acheter le calme comme il la toujours fait. 

      Le Maroc et la Tunisie sans avoir cette manne ont un PIB de 3 291pour le premier et 4 415 pour le second.
       Pour le reste , la méthode Coué , ne peut cacher la réalité du monde arabo-musulman. qui est catastrophique et ce n’est pas la religion et les cinq prières par jour qui peuvent aider à avancer. 

      Un écrivain , koweïtien courageux , Abdelhadi Al-Gemael se révolte contre les pays arabo-musulmans du Glofe et pose plusieurs questions, qui peuvent concerner les autres pays arabo-musulmans ? 
       

      << Avons-nous produit quelque chose pour l’humanité qui nous permet de nous vanter ? 
      << les pays du Golfe ont-ils offert quelque chose à l’humanité autre chose que le pétrole qui jailli sous nos pieds en vertu d’une coïncidence historique et suite à des restes de mammouths et dinosaures ? ( cela peut s’adresser à votre pays l’Algérie ndlr) 
      << Quelle est cette civilisation que nous prétendons construire ou que nous nous attribuons par la force ? 
      << Pourquoi laissez-nous certains individus corrompus parler en notre nom ? Pourquoi vous laissez-vous entourer par des gens suspects ? Pourquoi les criminels trouvent refusent auprès de vous ? Pourquoi les gens les plus vils vous défendent ? Pourquoi les conseillers qui cherchent à vous plaire s’accrochent -ils à vous, alors qu’ils sont maudits par Allah et la population ? 
      Pourquoi ne lisez-vous pas l’histoire pour apprendre ? fin de citation. 

      Je suis toujours ravi de vous lire car vous êtes le représentant typique des masses arabo-musulmanes. Beaucoup de verbiage et pas d’actions. 

      A bientôt. 


  • colere48 colere48 17 mai 2015 19:34


    Salim Mansour : « Nous musulmans, sommes la source de notre propre misère »

    « Nous avons hérité d’une culture du déni, du refus trop fréquent de reconnaître notre propre responsabilité dans le malaise généralisé qui laisse la plupart des pays arabo-musulmans dans un état de délabrement économique, politique et social.

    Les rapports sur les pays arabes sont un triste catalogue de tyrannies bien ancrées, d’économies en déroute, de richesses dilapidées, d’oppression des femmes, de persécution des minorités et de violence endémique.

    Au lieu de reconnaître la réalité du monde arabo-musulman comme une civilisation brisée, nous les musulmans avons tendance à nous complaire à blâmer les autres pour nos maux, faisant dévier nos responsabilités pour les échecs qui sont devenus des lieux de reproduction de la violence et du terrorisme.

    Beaucoup de nos intellectuels dans la vie publique et de nos dirigeants religieux dans les mosquées sont des adeptes du double langage, ils disent des choses en anglais ou en français, puis le contraire en arabe, en ourdou ou en farsi.

    Nous avons fait de l’hypocrisie un art, et avons tissé un écran de mensonges pour nous-mêmes qui nous rend aveugles à la réalité du monde qui nous entoure.

    Nous bouillons de colère et de ressentiment contre l’Occident, alors même que nous avons prospéré dans la liberté et la sécurité des démocraties occidentales.

    Nous avons inculqué à nos enfants une fausse fierté, et leur avons donné un sens de l’histoire qui s’écroule sous l’œil de la critique minutieuse. Nous leur avons transmis le fardeau de loyautés conflictuelles – et maintenant certains d’entre eux sont devenus nos cauchemars.

    Nous prêchons la tolérance, mais nous sommes intolérants. Nous exigeons l’inclusion, mais nous pratiquons la ségrégation des sexes, l’exclusion des minorités et de ceux avec lesquels nous sommes en désaccord. »

    ------------------------

    Salim Mansour est professeur de science politique à l’Université Western, Canada


    • Jonas 17 mai 2015 21:57

      @colere48

      1)
       Une autre Algéro-Québecoise , Djemila Benhabib , l’auteure de « Ma vie à contre Coran » déclare en réponse à cette question.

      - Est-ce facile aujourd’hui , dans un Québec ouvert au monde, d’engager le combat pour la laïcité alors que les musulmans se plaignent d’actes islamophobes ? 

      Djemila Benhabib : « Vous savez , les musulmans ne se plaignent pas tous d’actes antimusulmans qui sont , pour dire vrai, des actes isolés et marginaux au Québec. Un certain nombre d’entre eux sont heureux d’y vivre. ( Ce qui rejoint mon courriel ; Les arabo-musulmans heureux en Occident ndlr) Je pense notamment aux femmes maghrébines qui peuvent jouir d’une réelle autonomie grâce à l’exercice de l’égalité qui reste difficile, voire impossible, dans certains cas ,dans plusieurs pays musulmans. Beaucoup par ailleurs,comprennent parfaitement bien la nécessité et l’urgence d’un débat sociétal pour parachever les acquis de la Révolution tranquille, initiée au Québec dans les années 1960, qui a posé les jalons de la séparation du pouvoir politique du religieux. Nous retrouvons dans ce combat nombre d’Algériennes et d’Algériens , mais pas seulement, qui connaissent parfaitement bien les dérives de l’islam politique et qui les dénoncent haut et fort avec courage et talent. ». fin de citation.

      Je rappelle que l’islam est une religion globale , il n’y a aucune séparation entre les trois pouvoirs , Exécutif-Législatif et judiciaire. Cela dans tous les pays arabo-musulmans , même en Turquie que les « idiots utiles » cherchaient à nous vendre comme démocratie et laïque Heureusement Recep Tayyp Erdogan , veille sur sa religion et apporte un démenti aux « idiots utiles » qui encore une fois se sont trompés sur le monde-arabo-musulman. 

      2) Vilette daguerre Présidente de la Commission arabe des droits de l’homme ( CADH)

      Question : Peut-on parler de citoyenneté dans le monde arabe ? 

      Réponse : « C’est un projet, vers lequel on se dirige . Je ne pense pas qu’on puisse parler effectivement de citoyenneté dans le monde arabe. Un citoyen est celui qui vit pleinement ses droits politiques,économiques,sociaux et culturels et on ne discrimine pas les gens en fonction de leur race, de leur religion ou de leur langue. Or ce qui se passe dans le monde arabe c’est tout le contraire. » fin de citation.

      3) Nacira Zellal ( université d’Alger) 

      Question : « Où en est le soin psychologique en Algérie ? ( Voilà une bonne question qui a un rapport avec certains faits divers qui sont dus à des malades mentaux ndlr) 

      Réponse : La psychologie est sous-estimé en Algérie parce qu’elle n’a pas suivi le cours actuel du progrès . la base est la psychologie cognitive, puisque c’est avec l’intelligence que l’homme se comporte. Les émotions sont la conséquence de nos perceptions. Il faut donc investir dans l’autonomie intellectuelle de l’homme depuis son enfance ,pour qu’il résolve toutes les crises sociales ». fin de citation. 

      En lisant ces extraits , chacun comprendra que pour l’homme ( genre humain ) arabo-musulman sa violence et son retard dans la modernité viennent de son éducation manquée. 

      Le discours ou plutôt la logorrhée de l’auteur de l’article n’est qu’un vernis lorsque l’on gratte un peu on aperçoit vite la rouille. 






    • Hamed 17 mai 2015 23:34

      @colere48

      Bonsoir,

      Salim Mansour dit des choses plus ou moins justes, ou qui paraissent justes. Dans le jugement, il faut dépasser l’apparat et l’étalage.

       La situation du monde arabo-musulman, en supposant même que cela soit vrai totalement, ne relève pas des peuples arabo-musulmans mais de la situation qui les a rendus ainsi. Et par situation, j’entends la dynamique historique. Evidemment, quand vous assénez cet écrit, vous cherchez à prouver, à donner étoffe à vos ressentiments que bien que j’estime légitime ne vous autorise pas à conspuer l’autre.

       En réalité, vous ne faîtes que reproduire les tares de ce professeur de science politique, pourtant de nom apparemment musulman, qui n’arrive pas à cerner les phénomènes humains. Cependant, quoi qu’il dise, il ne dira que son ressentiment. Dès lors qu’un jugement est ressentiment ou refoulement d’un sentiment, il n’est plus juste, il n’est plus objectif puisqu’il passe dans la vilénie. A noircir l’autre, à vilipender l’autre. Ce qui n’est en fait que ce qu’il montre. Il cède aux sirènes de l’extrémisme.

      Ce professeur est plus à plaindre qu’à blâmer.


    • colere48 colere48 18 mai 2015 07:01

      @Hamed

      ...ne relève pas des peuples arabo-musulmans mais de la situation qui les a rendus ainsi....

      toujours la fautes des « autres », n’est-ce-pas ?

      Votre diatribe doucereuse ne convaincra que vous, cher tartuffe, car de plus en plus nombreux, nous savons à quoi nous faisons face....

      Vous êtes algérien et à ce titre votre plaidoirie sournoise de l’islamisme n’en est que plus nauséeuse !
      Doit- t-on vous rappeler les 150 000 morts atroces, les 120 journalistes assassinés ? non tout cela vous le savez... ah oui me direz-vous c’est la fautes des « autres »....

      Franchement le plus à plaindre c’est bien vous !


    • Hamed 18 mai 2015 10:07

      @colere48

      Bonjour,

      Je ne vais pas entrer en conflit avec vous. Et j’apprécie ce que vous dîtes. Je vais essayer de préciser ma pensée dans un autre article. Je ne sais s’il vous convaincra, mais je vais tenter. Merci pour vos propos. Sachez cependant quoique vous disiez, vous êtes constructif. Et personne ne détient la vérité absolue.


    • Jonas 18 mai 2015 11:13

      @colere48


      Une rectification. Le nombre de mort en Algérie lors des années noires et
       rouges de sang est de 200 000 morts, les 150 000 s’était lors de la guerre civile au Liban. 

      Les Arabo-musulmans ont toujours un besoin de boucs émissaires pour justifier leurs situations , lamentables en politique , économie , industrielle , sociale, culturelle etc. 

      Un seul domaine où ils ne rendent personne responsable est l’immigration. Les religieux prononcent des « FATWA » sur tout sauf sur celle-là . Pourquoi ? Parce que sur les autres domaines ils font confiance à leurs religieux , pour l’immigration ils écoutent leur ventre et les religieux en sont conscients. 

  • Neymare Neymare 18 mai 2015 13:13

    Ce que l’auteur dit est très juste : l’évolution du monde est gouverné non par l’homme mais par l’Esprit. En conséquence, chaque chose, chaque évènement joue un role dans cette évolution y compris des évènements comme la shoah ou meme les Islamistes fanatiques. Rien n’est le fait du hasard, et les grandes évolutions sont le fait de cassures nettes.
    Et plutot que d’imaginer ce que sera le monde de demain à partir de ce qu’il est aujourd’hui, il faut garder en tete qu’il va se produire sous peu une cassure nette : les évènements auxquels nous assistons en ce moment qu’ils soient geopolitiques, environnementaux, scientifiques, culturels etc... sont une préparation à cette cassure. Des études scientifiques, et le bon sens, nous montre bien qu’on ne pourra continuer longtemps de cette façon, la deadline se situant d’ici la fin du siècle. On ne peut prédire ce qu’il va se passer : effondrement des écosystèmes, effondrement du système économique, guerre majeure etc... peut etre un peu de tout ça contribuera à l’avènement d’une situation tout à fait différente, ou il est fort probable que ceux qui pourront en jouir seront beaucoup moins nombreux que maintenant.
    Et ceci est inéluctable, et se fera probablement en meme temps qu’un profond changement de paradygmes scientifique et religieux. A terme, etre musulman ou chrétien ou autre ne voudra plus dire grand chose, car le psychisme humain sera inévitablement amené à changer, et sera moins sectaire, il est donc vraisemblable que nos religions telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui n’auront plus cours de cette façon et que c’est plus l’esprit que la lettre qui prévaudra


    • philouie 18 mai 2015 13:30

      @Neymare
      je suis globalement d’accord avec cette analyse.
      Et même si l’on ne peut prédire ce qui va se passer, il y a des tendances qui se manifestent : la première est la raréfaction des matières premières qui va nécessairement accroitre la violence afin de la posséder.
      La deuxième est la question du narcissisme, outil puissant utilisé par le pouvoir marchand pour maintenir le consommateur sous sa dépendance mais qui possède des travers extrêmement négatifs : la diabolisation de l’autre et l’agrégation identitaire. (l’égo est en réalité un « nous »).
      On peut prédire un bipolarisation du monde (de nature totalitaire) se résolvant dans l’ultra-violence.
      Pour le reste, effectivement peu de survivants mais dans un monde transformé.


    • Neymare Neymare 18 mai 2015 13:47

      @philouie

      Oui c’est possible, de toute façon meme sans guerre geo stratégique, on va finir par se tapper dessus car il va manquer l’eau et la nourriture.
      Donc effectivement, il faut s’attendre à une baisse drastique de la population mondiale, d’une façon ou d’une autre, et je pense que les « élites » se préparent à celà c’est pour ça qu’ils concentrent les richesses, espérant pouvoir s’en sortir au détriment des autres : s’il y a une bipolarisation ce sera entre eux et nous et non en fonction d’idées politiques ou religieuses.

      Il y a fort à parier que la situation post chaos sera quand meme beaucoup plus sympathique pour ceux qui en profiteront (et il y a fort à parier que ce sont ceux qui auront évoluer spirituellement, puisque l’évolution humaine va quelque soit la situation dans ce sens)


    • colere48 colere48 18 mai 2015 15:26

      @Neymare
      .....Il y a fort à parier que la situation post chaos sera quand même beaucoup plus sympathique....

      Rien n’est moins sur !!



    • Neymare Neymare 18 mai 2015 16:21

      @colere48
      Que la situation qui va s’installer quand ce sera le chaos


  •  C BARRATIER C BARRATIER 18 mai 2015 14:38

    Quand l’homo sapiens a inventé la guerre et l’inégalité à l’âge du fer (les seigneurs qui ont suivi quelques siècles après n’étaient pas égaux aux serfs). L’évolution de l’humanité homo sapiens est un recul de civlisation solidaire.
    L’homo sapiens ne sait pas où il va et ne maitrise rien. Il ne comprend pas l’univers, il reste ignorant et son cerveau paraît incapable de faire mieux.
    Soyons modestes et posons nos prétentions, nous disparaitrons

    Sens de la vie, sens de l’univers

    http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59


    • Neymare Neymare 18 mai 2015 16:34

      @C BARRATIER
      « L’évolution de l’humanité homo sapiens est un recul de civlisation solidaire. »

      Bien sur et c’est fait exprès. De meme il y a fort à parier que nos ancetres soit disant sauvages et incultes avaient des connaissances spirituelles que la majorité des hommes d’aujourd’hui pourraient envier. Tout celà parce qu’ils n’étaient pas inférieurs à nous, ils étaient différents. L’homme actuel à tendance à considérer que c’est son intellect qui le rend supérieur à tout le reste, il faut qu’il prenne conscience que c’est l’inverse : c’est son intellect et la construction illusoire que celui ci fait de ce monde (moi je contre le reste du monde càd l’ego) qui nous a éloigné de la solidarité entre nous mais aussi avec le reste de la nature.
      Ceci est la base meme de l’illusion il n’existe pas de « moi je » contre le reste du monde, il n’existe que « Je suis » qui est le monde. L’humanité ne s’en sortira qu’en évoluant spirituellement de cette façon, et son cerveau sera capable de faire ça. Mais pour le moment, les « élites » ont tout interet à cacher cet aspect des choses aux consommateurs sur pattes que nous sommes. Des directives existent d’ailleurs dans certains pays pour que les enfants ne soient pas éduqués à réfléchir et à avoir un sens critique, ou meme aient des notions de philosophie. Ce n’est pas un hasard si l’on observe une diminution du niveau de l’enseignement dans beaucoup de pays occidentaux (il n’y a qu’à voir aux USA, ou meme après de longues études les gens n’ont quasiment pas de cultures)


  • R_o_n_r_o_n 18 mai 2015 19:30

    J’ai rarement lu un texte aussi immonde, je n’ai même pas pu aller au bout.

    Est-ce qu’il y a des modos sur ce site ?


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