jeudi 27 octobre 2016 - par Bruno Jean PALARD

De quoi « autisme » est-il le nom ?

"L'autisme, c'est ...", "Non ! L'autisme, c'est ...", "Pffff ! Meuh non ! L'autisme c'est...", "Mais enfin, arrêtez de dire n'importe quoi ! On sait bien que la communauté scientifique internationale est consensuellement d'accord pour définir l'autisme comme étant...", "Consensus... communauté scientifique... moi je suis autiste et qui mieux qu'un autiste peut dire ce qu'est l'autisme, hein ? " ...

Arf...qui n'a jamais assisté ou même participé à ce genre d'échanges résumés dans le chapeau qui démontrent, si encore nécessaire, que ce qui est nommé "autisme", personne ne sait ce que c'est ni ce qui le cause !

Et qu'en toute logique, tout substantif qui en est dérivé tel que "autiste" ou "autistique", n'a aucun sens.

Seuls les mots "autisme", "autiste", "autistique" existent qui, parce qu'ils sont aujourd'hui employés à outrance pour désigner tout et n'importe quoi ou, plus grave, étiqueter l'autre forcément différent, n'expriment que les propres fantasmes sur cet autre de ces autoproclamés "sachants/spécialistes/experts de ce qui est nommé autisme" " !

 C'est pourquoi il est urgent et important de revenir à la réalité en rappelant que :

- ce mot "autisme" n'est qu'une amputation du terme initial "autoérotisme" créé par Havelock Ellis [1] et employé par... Freud. Je vous laisse découvrir pourquoi, comment et à partir de quelles observations cliniques réalisées et travaillées par Freud et d'autres chercheurs de l'époque, Freud a employé ce terme pour désigner un...comportement - et non pas un "symptôme" - sans pour autant en faire une "maladie", contrairement à ce qu'en feront Léo Kanner, Hans Asperger et Lorna Wing quelques années plus tard et qui hélas perdure encore aujourd'hui.

- cette amputation de "éros" qui, dans le mot "autoérotisme", symbolisait la présence d'un désir de nature "sexuelle" (au sens freudien) à l'origine du comportement visant à la satisfaction de ce désir, a été commise en 1911 par Eugène Bleuler [2], à l'évidence moralement choqué par l'idée qu'un sujet s'autosatisfasse sexuellement puisque médecin psychiatre protestant suisse et adepte de l'idéologie eugéniste !

 - c'est ainsi que Bleuler a "inventé" le mot "autisme" qui, bien qu'amputé par lui de ce qui au plan clinique expliquait pourtant de façon simple certains comportements d'un sujet dit "psychotique" en décompensation , fait encore long feu puisqu'encore employé de nos jours alors même que les "machines à étiqueter du sujet" que sont le DSM IV-TR et 5 et l'ICD-10 et 11 ("draft") ne parlent plus que de "spectre autistique" dans lequel la psychiatrie soit-disant "scientifique" alors qu'elle n'est que "statistique", décrit des "troubles" qui vont de "A" à... "inverse de A" !

 

Bref, "autisme" n'est le nom de... rien.

 

Alors merde, y'en a marre de ces gens qui, s'autoproclamant "sachants/experts en autisme" à tout bout de champ et à toute heure, s'autorisent à t'expliquer et même à te dicter ce que tu dois penser, dire et faire au sujet de ce qui est nommé "autisme" !!!

Mais surtout, y'en a marre de ces gens qui, s'autoproclamant "sachants/experts en autisme" à tout bout de champ et à toute heure, s'autorisent à te dicter ce que tu dois penser, dire et surtout infliger aux sujets que ces gens disent "autistes" [3] !!!

Lesquels sujets dizotistes ne sont du coup jamais écoutés !

Marre !!!

 

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"Au lieu de leur apprendre à parler, apprenons à nous taire !"

(Fernand Deligny, au sujet des dizotistes)

 

En clair : foutez-nous la paix, nous ne vous demandons que de nous écouter !

 

Bruno Jean PALARD

27 octobre 2016

 

 

Notes :

[1] Le mot auto-érotisme (ou autoérotisme) a été employé par Havelock Ellis pour la première fois dans un article publié en 1898 : "Auto-erotism : A psychological study, Alien. Neurol., 19, 260.

Freud l’emploie pour la première fois dans sa lettre à Fliess du 9-12-1899, n°228 intégralement reproduite aux pages 494 à 496 de : "Sigmund Freud - Lettres à Wilhelm Fliess - 1887-1904 - Edtition complète" - PUF - 10/2006

[2] Dans son texte princeps " Dementia praecox oder Gruppe der Schizophrenien (1911), édit. "Dementia praecox ou Groupe des schizophrénies", Editeur : Coédition GREC/EPEL, 1993, Eugen Bleuler précise p.112 que ce qu'il nomme autisme "[l'autisme]est à peu près la même chose que ce que Freud appelle autoérotisme ».

[3] D'où les néologismes "ditotiste", "dizotistes" et "ditezotistes" dont explications quant au pourquoi de leur création données ci-après :

 Le mot "ditotiste" est un néologisme que j'ai créé à partir de ce que j'ai observé dans les nombreuses situations de la vie quotidienne où un sujet énonce un dire à propos de l'être d'un autre sujet que lui-même ("être" entendu en tant que "étant").

Exemple :

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Sujet A dit : "Sujet B est autiste" .

Nous avons bien Sujet B qui dit sujet A "autiste".

Sujet B est ditotiste...si vous lisez "dit autiste" en faisant la liaison entre "dit" et "autiste", bien sûr.

Les formes déclinées de ce mot en fonction du genre et du nombre sont : "ditotiste" pour "dite autiste" , "dizotistes" pour "dits autistes" et "ditezotistes" pour "dites autistes".

 

Bibliographie non exhaustive :

- cette thèse de doctorat en psychologie, en particulier le chapitre "I. LA PRÉHISTOIRE DU SIGNIFIANT L’AUTISME : UNE QUERELLE DES SUBSTANTIFS OU UNE QUESTION DE FOND ?" et la copieuse bibliographie sur laquelle elle prend appui, thèse réalisée par Janis Gailis en 2010, dont voici les références :

  • Janis Gailis. Concept de l'autisme bleulerien dans la logique freudienne de l'alienation et de la separation. Psychology. Universite Rennes 2 ; Universite Europeenne de Bretagne, 2010. French. <NNT : 2010REN20019>. <tel-00597420>

Cette thèse est consultable et téléchargeable gratuitement au format pdf à l'adresse suivante :

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00597420

 

- pour celles et ceux qui désirent comprendre "pourquoi et comment en est-on arrivé là ?", à savoir pourquoi et comment en est-on arrivés à pathologiser une pratique éminemment humaine nommée "autoérotisme" rien qu'en l'amputant de son "éros" obtenant ainsi "autisme" qui n'est le nom de rien, je recommande vivement la lecture de la correspondance Freud-Bleuler, dans cette édition :

Sigmund Freud, Eugen Bleuler - Lettres 1904-1937 - NRF Gallimard Coll. "Connaissance de l'inconscient" 

Parution : 20-10-2016

 

"Retour à Freud", oui...

 



46 réactions


  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 16:47

    .
    Quand des soldats d’une religion échouent à éradiquer des comportements que leur religion juge et condamne immoraux alors qu’ils ne sont qu’humains selon Freud et... quelques autres, il se trouve toujours des ouvriers de la médecine armés de leur science sans conscience pour prendre le relais des premiers dans cette mortifère entreprise.

    BJP


    • abcd 27 octobre 2016 21:23

      @Bruno Jean PALARD, ouais Dieu Freud à dit que les troubles et les différences n’étaient que culturels, alors que l’imagerie cérébrale démontre des processus différent chez les surdoués, si ils démontraient la même chose pour des personnes qu’on qualifie d’autiste (sur un large panel en comparaison avec un échantillon ayant le même profil culturel), seriez vous capable d’accepter le résultat ?, ou vous confondriez toujours égalité de droit et égalité génétique en espérant justifier un penchant pour votre maman :)


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 22:24

      @abcd

      « Dieu » n’existe pas.

      Freud n’a jamais dit ce que vous alléguez qu’il a dit.

      Une image ne DÉmontre pas.

      « autiste » est dérivé de « autisme » qui, comme démontré, n’est le nom de rien.

      Un large panel de dérivé de rien n’est donc rien.

      Ce dont je suis capable ou pas n’est accessible qu’à moi.

      « égalité de droit » et « égalité génétique » ne sont que des traductions mathématiques de certains fantasmes humains .

      Je ne prends pas mes fantasmes pour des réalités.

       smiley


    • abcd 27 octobre 2016 23:00

      @Bruno Jean PALARD

      OK la définition de Freud est parole d évangile ( mais c est pas dieu), l observation de Freud n a pas d évolution possible ( heureusement que les autres sciences évoluent sinon selon Aristote la chute des corps seraient proportionnel a leurs masses, mais une science parfaite a son origine n est pas un évangile) , Carl Lewis et un cul de jatte ont la même probabilité de faire le cent mètre en 10 secondes, sinon c est un fantasme mathématique :) et ben qui aurait cru qu écouter ses jours durant les frustrations de madame la bourgeoisie trouble a ce point un processus cognitif, a moins que vous ayez des prédispositions. Enfin les culturals studies ont un avenir, n importe qui sait qu un chromosome21 (en plus trouble) le comportement, qu un enfant autiste à des spécificités ( vous êtes au courant que les hormones c est a la puberté, éros a 3 ans quand un enfant ne tolère pas un Contact), mais y aura toujours des croyants ce prenants pour sachants, l obscurantisme a de l avenir.


    • abcd 28 octobre 2016 10:50

      Pour préciser, tout personne qui a changé son époque est obligé d avoir une radicalité par rapport a son époque. Pasteur voyait tout les microbes comme pathogène (potentiellement dangereux) mais son époque était propice aux maladies il devait être radical, d ou l hygienisme, aujourd’hui au contraire les enfants sont trop protégés, ce qui donne une augmentation des allergies (sur réaction du système immunitaire), par conséquent avoir une approche littérale de pasteur est sot. Bon bas c est pareil a l époque de Freud LS négation de la sexualité, des tabous, d un inconscient est une radicalité nécessaire, mais il c est passé du temps, avoir une approche littérale de Freud en 2016, c est bien pour faire une secte pour appâter des credules, gonfler son égo en regardant ses patients avec condescendance et faire un peu d argent, quand au côté scientifique, même la scientologie a le préfixe science, c est pas suffisant.


  • Gasty Gasty 27 octobre 2016 19:00

    Le mot et la provenance de « Autisme » est sans importance, je ne vois pas ou vous voulez en venir en disant que autisme est le nom de rien. Si c’est parce que vous souhaitez en changer le nom , ceci ne changera pas les causes ni la pathologie pour quelqu’un atteint de cette maladie que vous aurez renommer ( comme bon vous semble). Pour moi, autisme signifie quelque chose de compréhensible immédiatement contrairement à DSM IV-TR ou ICD-10 et 11.


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 19:16

      @Gasty

      Ah parce qu’en plus, pour vous, ce qui est nommé « autisme » et qui n’est le nom de rien, c’est une « maladie » dont quelqu’un-e peut être « atteint-e » ?

      Z’allez pas vous faire des ami-es parmi les adeptes zélés et communautaristes de la « neurodiversité » (truisme) tel-le-s que « Tsag Valren » (*) par exemple, là...

      Bonne chance !

      (*) : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-plaie-des-faux-autistes-185906


    • Gasty Gasty 27 octobre 2016 19:49

      @Bruno Jean PALARD

      En plus de quoi ?

      Je ne suis pas un spécialiste, alors remplacez maladie par trouble puisque selon la classification internationale des maladies, l’autisme est un trouble envahissant du développement et qu’il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique.

      Ainsi vous pourrez me dire à quoi vous voulez en venir avec ce nom de rien.


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 20:30

      @Gasty

      Lisez ce que j’ai écrit et... relisez ce que vous avez écrit, aussi.

      Et faites-le attentivement, sereinement et sans préjugés, svp.

      Ainsi vous comprendrez à la fois :

      - où quelques autres et moi-même sommes arrivés

      - pourquoi et comment vous vous êtes fourvoyé-es

      Bien à vous,

      BJP


  • Fisspair 27 octobre 2016 19:55

    Des renseignements très amusant sur l’autisme (dit) ASPERGER dans le corps de cet article
    attention mon lien ne va pas durer très longtemps


  • tf1Groupie 27 octobre 2016 22:18

    Je n’ai rien compris à cet article.

    L’auteur est-il lui-même un ditotiste qui finalement ne veut pas être reconnu comme tel, puisque l’autisme est le nom de rien ;
     ou bien n’en fait-il pas partie et il a juste besoin de se défouler, sur les autistes, sur le corps médical ou je ne sais qui d’autre ?


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 22:35

      @tf1Groupie

      Si pour l’instant vous ne comprenez rien à cet article, c’est tout simplement parce qu’au lieu de poser des questions ou de demander directement à « l’auteur » de cet article pour qu’il vous réponde en vous expliquant ce que vous ne comprenez pas, vous choisissez de vous répandre publiquement en hypothèses et conjectures au sujet de sa personnalité, de son éventuelle appartenance à telle ou telle communauté et des « besoins » que vous lui supposez .

      « Celui qui pose une question risque de passer pour un idiot pour quelques instants, celui qui n’en pose pas le restera toute sa vie. »


    • tf1Groupie 28 octobre 2016 01:09

      @Bruno Jean PALARD

      Le principe d’un article acceptable c’est de pouvoir être compris, dans son principal, avant même d’avoir à poser une question.

      Sinon c’est juste ouvrir un micro et faire un gros bruit de bourdon pour attirer le surfeur.

      Je ne comprends pas que l’on fasse cela sur Agoravox, mais ça arrive, comme disait Forrest Gump.


    • chunnly67 28 octobre 2016 17:34

      @tf1Groupie
      L’auteur est un grand malade qui milite pour le collectif des 39 ,un collectifs de psykks qui assimilent l’autisme à de la folie et ne reconnaissent pas les recommandations de bonnes pratiques de la HAS.... 

      En gros,il milite pour qu’on continue à enfermer nos autistes à l’asile... !!!

    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 19:53

      @tf1Groupie

      "Le renard et les raisins

      Certain Renard Gascon, d’autres disent Normand,
      Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille
      Des Raisins mûrs apparemment,
      Et couverts d’une peau vermeille.
      Le galand en eût fait volontiers un repas ;
      Mais comme il n’y pouvait atteindre :
      « Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. »
      Fit-il pas mieux que de se plaindre ? "

      (Jean de La Fontaine)


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 10:45


      @tf1Groupie

      Par ailleurs, tout écrit tel qu’un article sur Agoravox, par exemple, est fait pour être lu et éventuellement débattu « loyalement » au plan intellectuel.

      Pas pour se lancer dans une psychanalyse sauvage et publique de son auteur-e !


    • abcd 29 octobre 2016 11:12

      @Bruno Jean PALARD, marrant que la psychanalyse sauvage des autistes vous dérange moins, comme quoi :)


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 11:42

      @abcd

      Vous ne savez toujours rien de ce qui me « dérange » ou pas.

      Lisez, svp.


    • abcd 29 octobre 2016 12:55

      @Bruno Jean PALARD rêvez pas j ai eût 2 jours pour juger de votre réparti et de votre capacité d argumentation, vos vaines tentatives de refuge dans une posture d autorité et d inversion des rôles le cas échéant, pour finir par vous ne savez pas ce que je pense ( mais je l écrirais pas sinon il me faudra de l argumentation, de la repartie, de l autorité voir inverser les rôles) ne mérite pas plus d attention de ma part.


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 13:08

      @abcd

       ... et toujours aucune lecture de l’article, de votre part.

      Lisez, svp, vous dis-je à nouveau...


  • foufouille foufouille 28 octobre 2016 02:29

    ton freud est un dieu.
    comme toi.


  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 10:16

    @ toutes et à tous :

    Si pour l’instant certaines et certains d’entre vous ne comprennent rien à cet article, c’est tout simplement parce qu’au lieu de poser des questions ou de demander directement à « l’auteur » de cet article pour qu’il leur réponde en leur expliquant ce qu’elles et ils ne comprennent pas, certaines et certains d’entre vous, vraisemblablement égodystrophiés, préfèrent se répandre publiquement en hypothèses, conjectures, sophismes et autres attaques ad hominem au sujet de la personnalité de l’auteur, de son appartenance à telle ou telle communauté et des « besoins » qu’elles et ils ne peuvent que lui supposer puisqu’elles et ils ne le connaissent pas.

    « Celui qui pose une question risque de passer pour un idiot pour quelques instants, celui qui n’en pose pas le restera toute sa vie. »

    Encore faut-il pour ce faire savoir mettre son égo de côté...

    Heureusement, nous sommes sur Agoravox ici, pas sur EGOravox !


    • gaijin gaijin 28 octobre 2016 17:34

      @Bruno Jean PALARD
      « Si pour l’instant certaines et certains d’entre vous ne comprennent rien à cet article............, »
      ben oui c’est forcément le lecteur qui a un problème d’égo pas le mec qui a écrit un truc imbitable en étant persuadé d’être génial ....
      il n’a pas de problème d’égo vu qu’il est psy ( et freudien en plus )
      et puis de toute façon si vous n’êtes pas d’accord c’est que vous n’avez rien compris ou que vous avez un problème a régler avec votre père .....( freud étant le père de la psychanalyse )
      bon de toute façon vous ne pouvez avoir que tord puisque j’ai raison
      ....................


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 19:21

      @gaijin

      "Le renard et les raisins

      Certain Renard Gascon, d’autres disent Normand,
      Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille
      Des Raisins mûrs apparemment,
      Et couverts d’une peau vermeille.
      Le galand en eût fait volontiers un repas ;
      Mais comme il n’y pouvait atteindre :
      « Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. »
      Fit-il pas mieux que de se plaindre ? "

      (Jean de La Fontaine)



    • gaijin gaijin 29 octobre 2016 10:07

      @Bruno Jean PALARD
      « tout est clou a celui qui n’a qu’un marteau »
      proverbe chinois


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 12:49

      @gaijin

      Vous vous... enfoncez, donc.

       smiley


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 13:13

      @gaijin

      Nan.... sérieusement : lisez l’article et les références biblio qui s’y trouvent ainsi que celles que j’ai fournies dans le fil de commentaires, svp.


  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 12:06

    @ toutes et à tous :

     

    Un autre ouvrage important dont je recommande la lecture à celles et ceux qui sont tentés par ce « retour à Freud » que je les invite à faire en conclusion du présent article , c’est l’essai que ... Carl Gustav Jung (  ! ) a publié chez Halle a S. Verlagsbuchhandlung Carl Marhold en 1907 sous le titre :

    « Über die Psychologie der Dementia praecox - Ein Versuch »

    (cliquez sur le lien et vous accédez directement à une copie scan de toutes les pages de cet essai au format pdf réalisée à partir d’un exemplaire original propriété de la très américaine (  re-«  ! » ) Yale University Medical Library ! )

    Oui, c’est écrit dans la langue de Goethe et j’ai beau chercher, je ne trouve aucune traduction en français de cet ouvrage, hélas.

    Maintenant, si un-e agoravoxien-ne sait où la trouver ou encore se sent pour traduire... je lui en serai éternellement reconnaissant !

    Et je pense que je ne serai pas le seul...


  • guld 28 octobre 2016 14:27

    Se baser sur Freud pour expliquer ce qu’est l’autisme, c’est un peu comme demander à son garagiste ce qu’est une infection bactérienne.

    La psychanalyse n’est pas une science, ne l’a jamais été, aucune étude scientifique n’a démontré que la psychanalyse était plus efficace à prendre en charge des troubles psychiatriques qu’un placebo. Ce qui veut dire que oui la psychanalyse soigne, mais pas plus qu’une séance en confessionnal avec le curé du coin, ou une discussion au coin du feu avec votre grand mère. 
    Par conséquent, se baser sur une thèse psychanalytique pour expliquer ce qu’est l’autisme, ça ne vaut pas mieux que se baser sur du charlatanisme. Pire, c’est même dangereux.

    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 30 octobre 2016 00:35

      @guld

      Si vous lisez l’article et les références bibliographiques citées à l’appui des démonstrations qu’il contient, vous comprendrez que vous êtes totalement hors-sujet en parlant ici de « se baser sur Freud pour expliquer ce qu’est l’autisme » ou « se baser sur une thèse psychanalytique pour expliquer ce qu’est l’autisme » .

      Si vous lisez l’article et les références bibliographiques citées à l’appui des démonstrations qu’il contient , vous comprendrez aussi que Freud n’a jamais accordé un quelconque intérêt à ce que Bleuler a, le premier, nommé « autisme », pathologisant du même coup une pratique pourtant proprement humaine - l’ « autoérotisme » décrit par Havelock Ellis et repris par Freud, Jung, Abraham et bien d’autres ensuite - uniquement parce que cette pratique heurtait sa « morale » protestante et celle de ses « maîtres » de l’époque tels que le psychiatre Aschaffenburg !

      Enfin, si vous lisez l’article et les références bibliographiques citées à l’appui des démonstrations qu’il contient ainsi que celles que je mentionne dans ce fil de commentaires, vous comprendrez que depuis plus de 100 ans, « autisme » est le nom de... rien et que pendant tout ce temps tout le petit monde des sciences c’est lamentablement planté et continue à se planter .

      Heureusement pour eux, les dizotistes n’ont nul besoin d’être « soignés », seulement écoutés en tant que sujets.

      Mais en temps de guerres (d’intérêts) et de grosses embrouilles, ils ne sont que des otages...

      Rappel :

      Les autistes, otages de petits intérêts et de grosses embrouillesNombre de jours de captivité des dizotistes, otages de guerres d’intérêts   

  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 15:55

    A signaler aussi le remarquable essai de Paul Alerini paru dans la revue « Essaim » de 2011/2 (n° 27) des éditions ERES et intitulé :

    « L’autisme : symptôme de l’antipsychanalyse ? »

    (cliquez sur le lien et vous accédez directement à l’intégralité de l’essai tel que publié sur cairn.info et de plus téléchargeable gratuitement ! )

    ... essai dont là encore je recommande vivement la lecture critique et dont je ne résiste pas plus longtemps à copier les exergues (nul doute que vous comprendrez l’importance de ces propos de Hans Asperger et Léo Kanner par rapport au sujet de mon article...) :

     

    « Le mot autisme inventé par Bleuler est sans doute l’une des plus grandes créations linguistiques et conceptuelles de la nomenclature médicale. »

    Hans Asperger

    « They created that terrible noun – Oh my Gosh ! – I hate it – the autist. »

    Léo Kanner

    « L’autisme fut utilisé comme un mot fourre-tout, un slogan et beaucoup d’enfants qui ne l’étaient pas étaient appelés autistes. »

    Léo Kanner

     

    « Etonnant, non ? » comme aurait dit Mr Cyclopède aka feu Pierre Desproges...


  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 29 octobre 2016 11:12

    Bonjour à toutes et à tous,

    Lectures utiles en complément de ce billet :

     

     

     


    • gaijin gaijin 31 octobre 2016 10:15

      @Bruno Jean PALARD
      et pourquoi ne pas nous faire un vrai article expliquant aux gens qui ne sont pas du sérail les enjeux de ces conflits entre associations d’autistes et psy ?
      ( je ne vais jamais sur des liens qui me demandent de m’inscrire a quoi que ce soit ........)


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 12:48

      @gaijin

      Et pourquoi pas lire de façon critique l’article « De quoi autisme est-il le nom ? » et les références bibliographiques citées et les commenter ?

      Vous qui, comme tout le monde ici, avez dû vous inscrire sur Agoravox pour pouvoir commenter et éventuellement rédiger un article expliquant ceci ou cela...


    • gaijin gaijin 31 octobre 2016 18:59

      @Bruno Jean PALARD
      parce que ce n’est pas ma spécialité et que je n’ai pas fuit la fac de psycho pour me taper des milliers de pages sur les différences de point de vue entre freud et jung .............cette littérature quoique intéressante sur un plan historique est obsolète depuis longtemps et parce que j’ai choisit de rester commentateur pour l’instant .............
      ne renversez donc pas les rôles en répondant a une question par une question en miroir ....je ne suis pas sur votre divan .
      le principe du journalisme fut il citoyen n’est pas de sauter sur place en disant si vous ne comprenez pas ce que je dit passez 10 ans a étudier le sujet et vous verrez que j’avais raison c’est de faire le boulot pour présenter les choses d’une manière simple et digeste aux lecteurs ......


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 19:08

      @gaijin

      Ce n’est pas non plus « ma spécialité » et je n’ai jamais fréquenté la fac « en assidu » pour des raisons... personnelles.

      Pourtant je pense, j’écoute, je parle, je lis, je réfléchis, je cherche aussi et ... j’écris, entre autres des textes qui sont à la portée de toute personne qui fait l’effort de penser, d’écouter, de parler, de lire, de réfléchir, de chercher aussi et... d’écrire.

       smiley


  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 18:43

    @ toutes et à tous :

    Autre lecture (très) utile car sur le même sujet que mon article et de ... 1993 (!) :

     « L’autisme n’existe pas - Geneviève Lloret - 1993 »


  • Copper Lebrun Copper Lebrun 8 juin 2017 22:35

    M. Pallard

    Libre à vous de considérer que Freud est davantage une autorité en matière d’autisme que Lorna Wing, par exemple. Chacun ses marottes.

    Cependant, l’idée de neurodiversité est une idée qui recouvre des réalités (contrairement aux productions théoriques produites par le courant psychanalytique majoritaire, soit dit en passant).

    C’est l’idée que les personnes autistes, ou avec Trouble de Déficit de l’Attention et Hyperactivité, ou encore avec dyslexie sévère (quelques exemples) ne sont pas des enfants « inadaptés » ou des sortes d’objets cassés qu’il faudrait remiser dans des écoles spécialisées, parce qu’on n’a pas que ça à faire qu’à se taper des gosses à problèmes supplémentaires, quand même.

    Ce sont des Personnes à Besoins Spécifiques et leurs spécificités cognitives doivent être prises en compte dans une société qui se dit inclusive.

    Avez-vous tenté de faire suivre à de tels enfants une scolarité en milieu « ordinaire », M. Pallard ? Etes-vous conscient des obstacles administratifs absurdes, du nihilisme médical et de l’incompréhension que rencontrent les parents de tels enfants ?

    Je crois bien que non. En ceci vous semblez refléter l’ignorance de la plupart des gens en matière de spécifictés cognitives. Votre exemple prouve à lui seul que la notion de neurodiversité est nécessaire à l’évolution de la société.

    Avez-vous des enfants... ? Si oui, je suppose qu’ils ne sont pas autistes. (ça existe, un pro-psychanalyse avec des enfants autistes... ?)

    Bien à vous

    Copper Lebrun


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