mercredi 24 août 2016 - par alinea

De quoi le peuple est-il le nom ?

J'ai toujours refusé de considérer le peuple comme une bande de gros abrutis, telle que définie par les élites de tous les temps. Non seulement je fais partie de cette bande de gros abrutis mais où que je me tourne je rencontre sensibilité, intelligence, savoir-faire, imagination, générosité, créativité. Les puissants, de tous temps n'ont jamais rien inventé, ne savent rien faire de leurs dix doigts, sont plutôt pingres- leurs fastes étant payés par le peuple- n'ont que rarement imaginé un avenir pour leur pays et quand ils l'ont fait ce fut plus catastrophique que bénéfique, et leur intelligence n'est bien souvent que ruse, rouerie et manipulation.

Entêtée jusqu'à la céphalée, j'ai toujours pensé que le peuple était une énergie, le récipient de tous les savoirs essentiels, l'espoir. J'ai lu avec délectation les ethnologues, les sociologues, les psychologues, les aventures, les histoires de tous les coins du monde ; j'ai guetté les luttes, imaginé les ramifications, pleuré sur les meurtres de masse et sur la destruction des cultures.

Par ma nature je crains les foules, mais ne les crains pas parce que je sais qu'elles sont le ferment du progrès.

J'ai lu les contes qui trimbalent, de bouches à oreilles, toute la compréhension du monde, je sais l'ignorance qui engendre toutes les peurs et j'aime les rites sacrés. J'ai tenu bon malgré les manipulations acceptées, les obéissances, malgré l'asservissement dépourvu de ses bouées de révoltes solidaires. Je sais que la liberté peut se vivre dans un bocal autant que dans un désert, qu'elle peut se nicher dans un cœur grand comme ça, autant, peut-être plus, que dans l'errance d'un renégat. J'ai vu des princes, des ouvriers, des artisans mêlés dans une même utopie moteur de toutes nos avancées. J'ai vu des humbles se plier mais garder par devers eux, la dignité. J'ai entendu des chants, des complaintes, j'ai touché des objets façonnés par des doigts habiles, j'ai goûté des plats. J'ai tellement aimé les hommes, de labeur, les femmes de splendeur généreuse, j'ai tant rêvé faire partie d'eux. J'ai fait des choix pour y parvenir et, vilain petit canard, ils m'ont acceptée.

J'ai marché sur des chemins de terre, légère, soulevée par une foi d'appartenance, je soignais ce monde autour de moi, y prenais garde, la confiance était une sécurité dans laquelle j'étais invincible. Cela aurait pu durer toujours, j'aurais aimé ma vie.

J'avais lu les chicanes, les malveillances, les calomnies, les rejets ; je les ai subis, comme un rouage s'enraye, un disque se raye, un corps s'endolorit. On dit l'âme éternelle, mais un cœur s'endurcit. Mais ils trouvent consolations, soutiens, sourire et mains amies.

La mort qui s'installe, se répand, inexorable, est une grippe sans vaccin, sans soins, s'aliter n'y peut rien. Les vieux disparus laissent un vide qu'aucun ne comble et si parfois surgit un souvenir qu'on partage, il est vite remballé comme une incongruité, une faiblesse qu'il leur faut ravaler. À la place viennent les autres déjà très avancés dans la pâleur fade d'un monde sans ricochets sur l'eau, sans temps morts, sans latence, il leur faut des signaux, des panneaux, des barrières, des voitures puissantes qui les emmènent loin pour honorer ce que l'on n'appelle plus un gagne-pain. Pendant que leur aisance construit dans le moindre pré, la moindre friche un cube de ciment rose, les autres faillissent, vendent, se retirent, s'aigrissent. Le monde comme il va serre à la gorge le petit travailleur solitaire tandis que les agricos retraités se gavent de biftons gagnés sur le nouveau libellé mis sur leurs terres : constructibles. De la ville le peuple fut chassé, il fallait pour qu'elle devienne décor qu'il n'y ait pas de figurants, pas de gosses dans les rues ni de linge aux fenêtres où des mères penchées appellent au repas. Dans leurs nouveaux quartiers, serrés tous dans les mêmes boîtes, il n'y a guère qu'au supermarché, sur les bancs qui entourent une verdure artificielle, qu'on se retrouve un peu. Sinon chacun chez soi le soir devant Télé qui leur ouvre un monde vaste à imiter ou bien à craindre, et couvre les bruits intérieurs qu'on ne sait plus exprimer.

Les plénipotentiaires de l'empire ont oublié l'art de la discussion, de la persuasion mais maîtrisent celui du déni et du mépris.

Le peuple, lui, a l'habitude depuis le temps, d'être la bête de somme, la Bête Immonde, le pourvoyeur de fonds, et s'il n'est plus en masse de la chair à canon, un glissement s'est fait, pourtant rapide.On avait besoin de lui d'une toute autre manière, Ford s'y employa, on cria au génie, à la liberté offerte en cadeau mérité et le peuple toujours gosse s'y vautra tête baissée. Mais cela laisse des traces, indélébiles, débiles, contagieuses et congénitales, l'enfant roi naquit auréolé de rêves avoués et exaucés au rabais. Ils grossissent, s'affaissent, n'ont plus le courage d'apprendre et s'accrochent à un virtuel sans potentiel, c'est ce qui rend peut-être le monde oxymorique. Ils sont tellement ignorants qu'ils ne le savent même pas, ce qui ne les découragent pas de faire, au risque inconscient mais avéré, d'instaurer l'incompétence comme norme.

Le peuple est piégé, emprisonné, abandonné il ne saurait plus vivre, il s'est hissé jusqu'à une médiocrité moyenne , il se croit arrivé mais il ne sait pas où. Cela ne l'empêche pas de s'en mêler mais il s'emmêle et se croit fier et libre quand il n'est qu'activé par des mains anonymes expertes en prestidigitation.

Ce n'est pas rien, c'est gravissime, il a cédé son bien. Et nombre d'entre eux décrète que le bien commun c'est pas bien ; que le mérite c'est mieux, se gardant d'en définir les contours, les avatars ou les parcours ; oublieux que ce bien commun fut l'unique progrès dans sa longue destinée d'esclave, il le brade volontiers pour une flatterie, un but imprécis qui le distinguerait. L'artifice est la plus laide conquête de l'homme qui sous-tend ce qui fait sa fierté, sa grandeur, son panache : la civilisation, où il s'est efforcé au fil du temps d'en extraire toute l'authenticité de son intelligence, toute la finesse de sa sensibilité, tout son pouvoir créatif, il y patauge, y mourra quand elle s'écroulera. Toutes se sont écroulées, toutes étaient factices.

Il est des petits pans d'humanité qui, dans des coins reculés, ont passé les âges, dans le savoir parfait de leur biotope, dans le vécu semblable qui n'a rien de minable, des générations qui se succèdent. Ils ont échappé aux barbares venus pour les piller puis les asservir. On les méprise, on se méprend. Ils sont le sommet de l'espèce humaine et, par miracle, se retrouvent ça et là, disséminés, perdus dans nos contrées flétries et mourantes. Ceux-là organisent comme ils respirent des résistances passives, préservent quelques secteurs de culture, de savoirs, on ne sait jamais ; préserver le précieux essentiel à l'homme est, par son humilité même, le seul acte utile désormais. Beaucoup s'y adonnent, sans lâcher cependant leur présent confortable, ce qui fait que leurs velléités de permaculture, de ruche au fond du jardin ressemblent à un hobby à la mode qu'ils abandonneront aux premiers échecs. C'est un peu le problème de notre société actuelle, les choses essentielles sont devenues un jeu.

Il semblerait que l'on échappe à la dualité dieu/diable quand on est hors des civilisations qui l'ont inventée. Rien d'étonnant dans ce constat mais ce qu'il peut apporter c'est la prise de conscience qu'on nous propose bien hardiment l'opposition entre civilisation et barbarie ; je vous propose celle qui me paraît plus juste, entre civilisation et état de nature, la barbarie étant partie intrinsèque de la civilisation, la partie fondatrice même. On sait que notre civilisation occidentale est fondée sur un génocide mais on sait aussi que beaucoup plus anciennement, les pilleurs se sont transformés alchimiquement en seigneurs et les pillés en serfs, en esclaves, en salariés. Les peuples sont l'humanité, nos hiérarchies, calquées sur le modèle animal, mais dévoyées, ne masquent pas le fait que tous font partie d'une même espèce, d'une même population, avec ses variantes, ses adaptations ; le peuple n'est pas celui qui subit le pouvoir seulement, lui appartiennent aussi ceux qui l'exercent, depuis la fin de l'aristocratie cette distinction ne tient plus. L'avoir ne fait pas l'être et sont nobles dans le peuple plus de gens que dans le pouvoir. Une population donnée inclut sa hiérarchie, hiérarchie qui demain s'inversera ou disparaîtra.

Alors oui, alors non, nous ne pourrons pas nous faire adopter par ces tribus encore libres, certains l'ont tenté mais tous avaient à leurs basques l'artifice, et certains l'étude comme supériorité.

Ainsi nous sommes marqués à jamais, il nous faut finir, ou commencer nos vies de la manière la plus intelligente possible en utilisant ce que l'on possède ou devrait posséder : le recul, la conscience, le courage et l'esprit critique.

Je voudrais terminer par ce petit texte, en laissant tu celui dont on parle, savoir si vous le devinerez !

« Voici.......... : les trois premiers sont vieux ou malades, ils donnent le rythme au groupe en marche. Si c'était l'état contraire, ils seraient laissés derrière, ils perdraient le contacts avec leurs congénères et seraient sacrifiés. Ensuite suivent cinq individus forts, c'est la ligne de front. Au centre le gros du clan, suivi de cinq individus forts. Le dernier est seul, c'est le chef. Il contrôle tout de l'arrière, de cette position il voit tout le monde et décide de la direction à prendre.

On se déplace selon la vitesse des aînés, ils s'entraident et se surveillent les uns les autres. »

Une bande de sauvages, vous l'aurez compris.



75 réactions


  • fred.foyn 24 août 2016 11:02
    (Le peuple est piégé, emprisonné, abandonné il ne saurait plus vivre, il s’est hissé jusqu’à une médiocrité moyenne , il se croit arrivé mais il ne sait pas où. Cela ne l’empêche pas de s’en mêler mais il s’emmêle et se croit fier et libre quand il n’est qu’activé par des mains anonymes expertes en prestidigitation.)
    Tout est dit avec cette partie de votre article...
    MANIPULATION voilà le problème et hélas ça fonctionne à merveille (vois l’état de notre société actuelle..)
    Bien sur qu’il existe des gens merveilleux dans notre monde, mais est ce suffisant pour dissoudre la manipulation ?
    NON loin de là s’en faut, les peuples plongent têtes baissées dans le piège tendu...et à la fin que reste t il ?
    De par mon métier, je connais bien la manipulation, et les gens qui s’en servent sont des experts dans leur domaine hélas...Les exemples sont légion dans notre histoire...

  • Montagnais Montagnais 24 août 2016 11:20

    Bonjour, 


    Beau texte Alinéa, aux accents romantiques et Thorézien

    Mais sur le fond ? vous y croyez vous-même ?

    Le « Peuple » a disparu, transformé, métamorphosé, abruti .. Hollywood a gagné, Mickey a gagné, la réalité a été gommée, toute mise en images et représentations conventionnelles, virtuelles

    Remarquez .. Vous avez raison, on peut pas désespérer... L’Histoire est le lieu de l’inattendu 

    NB : Brasillach a prophétisé : « Le communisme, tout comme le Christianisme, devra se perdre pendant un siècle avant de l’emporter définitivement »

    Et en Russie, nombre de « scientifiques » (le « scientifique » est le nouveau haut-clergé en charge des enfants) croient actuellement « En Dieu et au Communisme »

    • alinea alinea 24 août 2016 11:44

      @Montagnais
      Mon énergie vitale est forcément positive, de plus j’ai tellement la conviction que la Vie peut être recouverte mais pas démolie ( j’espère que je me fais comprendre avec cette majuscule à Vie), que le manque de satisfaction des besoins vitaux ne peut pas durer toujours.
      La fin d’une civilisation détruit toutes les valeurs, toutes les bases sur lesquelles nous nous sommes construits, c’est forcément difficile à vivre. Les suivants poussent sur du vide.
      Mais je ne crois pas à un sursaut de conscience dans les années à venir, d’une part parce que la conscience n’est pas du domaine de la volonté, et comme je vis très mal la dissipation des esprits sur des conneries, c’est que ce doit être sérieux !!
      À l’intérieur de l’artifice, on ne pourra pas en trouver un qui convienne.
      Que l’anarcho-socialisme s’impose d’évidence, ce sera le moindre mal !! smiley


  • citoyenrené citoyenrené 24 août 2016 11:22

    article intéressant et agréable à lire


    • alinea alinea 24 août 2016 11:46


      Merci citoyenrené, contente de vous revoir.


    • citoyenrené citoyenrené 24 août 2016 13:17

      @alinea
      oh merci de votre réponse


    • alinea alinea 24 août 2016 13:24

      @citoyenrené
      Je me souviens de ces soirées d’été ( il y a quatre ans ?) où nous nous efforcions de dessiner l’avenir ! smiley


    • citoyenrené citoyenrené 24 août 2016 14:53

      je m’en souviens aussi, sans pouvoir dater...il se trouve que je suis toujours sur le brouillon (et peut être dans l’brouillard) démocratique (cf tentative d’article du jour)
      Un regret, qui restera, fut un stupide et bas calembour sur le nom de F.Lordon sur lequel vous aviez, à juste titre, signifié une réserve, une interrogation dubitative.
      mais oui, je me souviens de nos échanges


  • Montagnais Montagnais 24 août 2016 11:29

    Ah ! si seulement ..


    « Pour l’Union ! Communistes & Catholiques » (collection « les belles pages du Mouvement Ouvrier »)

  • cevennevive cevennevive 24 août 2016 12:04

    Bonjour ma Belle,


    Dans ta citation, il est question du loup, bien entendu.

    Ton article est bon, comme d’habitude. Je m’en vais le relire. Mais tu sais bien que je suis d’accord avec toi.

    Tu auras de la chance, je crois, car les détracteurs de l’article d’olivier sur les arbres n’auront pas le courage de lire ton article...

    Ce qui tend à prouver (un tout petit peu quand même) que le « peuple » est parfois borné depuis qu’on lui a ôté la faculté de réfléchir par lui-même.

    Dans nos coins de campagne, dans nos petites villes alentours, il y en a beaucoup encore qui ont, comme tu l’écris :
     « le recul, la conscience, le courage et l’esprit critique. »
    Mais on ne les place pas en tête de la meute. Malheureusement, ils sont loin derrière et on ne les entend pas.

    Bisous.


    • alinea alinea 24 août 2016 12:23


      Ah chère cevennevive... toi seule pouvait accorder de l’importance à ce petit texte et y reconnaître... ton avatar !
      je vais aller lire ces détracteurs, je suis d’assez bonne humeur aujourd’hui !
      Oui, les qualités qui nous sont nécessaires pour le bien vivre ensemble, ne sont pas compatibles avec la mise en avant du « moi je », aussi, on en connait, on en fait fait partie ( smiley ) mais comme il n’y a que le pouvoir et ses manipulations qui puissent s’imposer, on n’est pas rendus !!
      On sait pourquoi le peuple est borné et pourquoi il ne réfléchit plus par lui-même ; je tourne toujours autour de ce pot là, je l’évoque souvent, mais un gros travail serait nécessaire pour l’exposer clairement ; pas envie de le faire car ça ne servirait à rien !


    • mmbbb 28 août 2016 13:20

      @cevennevive j’ai passe mon enfance a la campagne et il n’y avait pas Internet Les esprits etaient fermes et souvent tres bornés. Ces campagnes se sont desertifiées Je vis désormais en ville je ne m’en plains pas. L’apologie d’un passe magnifie me fait doucement rigoler J’ai connu des paysans et de des ouvriers, dès leur enfance ils ont commence a bosser comme des bêtes de somme. Le pere exerçait le plus souvent un magistère tres autoritaire et les torgnolles tombaient. La grand messe n’etait que la sortie hebdomadaire et le conformisme social modelait les comportements . In fine on se faisait bien chier dans ces campagnes alors que la nature etait belle Une bloggueuse cite Disney land , mais quelle culture populaire avions nous ?. Elle etait pauvre il faut bien l’admettre Je ne regrette pas mon epoque et encore moins ce passe hormis que j’etais jeune et que la jeunesse est la periode la plus magnifique de la vie . Mais de notre jeunesse, la France rassie de cette epoque s’en balançait Desormais je m’emploie a savourer le temps qui passe et de passer du bon temps dans mes passions. Tout le reste je m’en tape un peu et même beaucoup .


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 août 2016 13:35

    Bonjour,
    alors finalement de quoi le peuple est-il le nom ?

    C’est le nom du Bien, c’est juste ?


  • JC_Lavau JC_Lavau 24 août 2016 15:01

    Je peux citer des tas d’exemples du contraire, de la veulerie, de l’instabilité, de l’agressivité, de la méchanceté et de la bêtise du dit « peuple ».
    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-guerre-contre-les-instruits-ca-155419

    Les facteurs de désintégration ont de loin été les plus forts.


    • mmbbb 28 août 2016 13:25

      @JC_Lavau je vous approuve le peuple est souvent tres con et les pauvres peuvent aussi avoir des comportements exécrables . En contrepoint, il est d’usage de monter la connerie du bourgeois qui sert a cacher celle du pauvre.


  • Thorgal 24 août 2016 15:18

    Les « puissants » ne sont pas mieux lotis que le « peuple » quand il s’agit de qualités humaines. Ils sont juste des professionnels du système et ils tendent à former des cliques (l’union fait la force n’est-ce pas ?) pour verrouiller ce système de telle sorte que le status-quo soit maintenu. C’est le peuple qui met ces gens-là là où ils sont, par exemple en jouant le jeu de la pseudo démocratie, en maintenant des institutions historiques telles que l’ENA, etc. C’est encore le peuple qui laisse les grands-patrons former une clique genre medef et se laissent rouler dans la farine en les laissant influencer les soit-disant représentants politiques ... Pourtant le peuple a le pouvoir. Il ne sait pas l’utiliser car il est atomisé. Le peuple ne sait pas le façonner à son avantage et c’est là la grande force, voire l’unique point d’appui des cliques puissantes. 


    • JC_Lavau JC_Lavau 24 août 2016 15:30

      @Thorgal : « Pourtant le peuple a le pouvoir ». Tiens ? Et comment démontres-tu cela ?


    • Thorgal 24 août 2016 15:31

      @JC_Lavau
      Le nombre.


    • JC_Lavau JC_Lavau 24 août 2016 16:56

      @Thorgal. Wi, tu n’as qu’à voir les foules qui courent derrière un pokémon...


    • Thorgal 24 août 2016 20:18

      @JC_Lavau
      Et oui, c’est bien là le problème : on a le nombre mais pas la cohérence. Pire, on dissipe bcp d’énergie dans des conneries à cause d’une idiocracie grandissante, qui n’est pas sans rappeler le fameux film de Mike Judge. D’ailleurs, celui-ci a récemment indiqué lors d’une interview son étonnement quant à la similitude entre son film et la réalité actuelle, sauf qu’au lieu de 500 ans, ça a pris juste 50 ans.


  • Owen The Saints (---.---.238.29) 24 août 2016 16:35

    Bonsoir alinea,
    .
    Vraiment chouette l’article.
    .
    On est nés à une époque où les dernières contrées venaient tout juste d’être explorées et avec la conscience qu’il existait encore des peuples inconnus.
    Non seulement ils sont tous connus (à part les Sentinelles d’Andaman...), mais ils ont presque tous disparus, dilués dans cette mono-culture envahissante. 
    .
    On est bien de la génération qui a assisté fermeture complète du monde. Et peut-être cette entropie mentale, ou tout devient égal et vain.
    .
    J’ai la chance quand même de contempler encore un petit pan d’humanité qui, dans un coin reculé, a passé les âges.
    Il y a des arbres n’impriment pas dans la photo, des coups de vents qui sortent de maisons fermées, des vernis à ongles qui disparaissent tous en une nuit... Cela fait un bien fou, y compris mentalement, de sentir encore l’immanence des choses qui nous dépasse.
    .
    Par contre, on me demande assez fréquemment ce qui se passe en France, sur le ton de quelqu’un qui interroge un malade. Non seulement je n’y arrive pas, mais je n’ai même plus envie d’essayer de leur expliquer. Et je crois qu’ils mesurent de plus en plus leur situation privilégiée, en tout cas je commence à l’entendre.


  • invino invino 24 août 2016 17:05

    Le peuple est-il un nom ?


  • Fergus Fergus 24 août 2016 17:45

    Bonjour, Alinea

    « Non seulement je fais partie de cette bande de gros abrutis »

    Pas moi ! Je ne suis pas gros ! smiley

    Je ne partage pas totalement ta vision : les peuples sont la meilleure et la pire des choses. Tout dépend de qui les manipule ! 


    • Fergus Fergus 24 août 2016 17:55

      @ Alinea

      Je précise un peu : manipulés par des monarques et des religieux, les peuples ont été obscurantistes durant des siècles ; manipulés par des penseurs éclairés, ils sont devenus progressistes ; manipulés par les forces du capital, ils ont été anesthésiés et se sont dissous dans l’individualisme.

      Les peuples sont devenus des abstractions.

      Je croise les doigts pour que cela change, mais je ne crois guère à un changement radical avant très longtemps.


    • alinea alinea 24 août 2016 18:18

      @Fergus
      Moi non plus, cependant il y a un « esprit » du peuple , peuple veut dire quelque chose puisqu’il a dit quelque chose dans le passé. Mais bien avant cet individualisme dissolvant, il y a eu de manière sournoise, le mépris du peuple, et le peuple lui-même en a voulu s’extraire ; c’était l’époque des paysans ploucs, des accents régionaux qu’il fallait surtout corriger, et tout ce qui s’ensuit.
      Prendre conscience que le peuple est une force phénoménale, une richesse sans égal, le lieu ou l’on peut retrouver sa sécurité et en même temps sa créativité, peut amener sa résurrection, parce qu’il n’est mort que d’apparence.


    • alinea alinea 24 août 2016 18:21

      @Fergus
      Les civilisations apportent le meilleur et le pire des choses, sinon en l’état, l’espèce humaine serait comme les autres, un lieu où la vie se mène comme on peut. D’ailleurs à part faire que la vie se mène comme on peut, qu’a apporté la civilisation ? smiley


    • rocla+ rocla+ 24 août 2016 18:24

      @alinea


      Euh , la civilisation a apporté le savon à barbe et le balai des WC... smiley

    • alinea alinea 24 août 2016 18:30

      @rocla+
      Je suis impardonnable de les avoir oubliés !
      C’est vrai qu’il y a des tas de choses géniales : la clef qui tourne dans la serrure, la barbe à papa et le robot, Marie ! et je ne parle que des plus importants !! smiley


    • rocla+ rocla+ 24 août 2016 19:46

      @alinea


      Voilà , c ’est  dit   smiley

    • mmbbb 28 août 2016 13:31

      @Fergus la psychologie des foules Gustave Le Bon


    • mmbbb 28 août 2016 15:08

      @rocla+ et oui puisque desormais la population est quasi urbaine, il est difficile d’aller déféquer au fond du jardin Moi je rêve d’un chiotte japonais dont l’idée a ete piquee au Suisse, le balai est automatisé du grand art dans cet instant qui nous est si cher Dans les latrines romaines c’etait les esclaves qui servaient de « balai automatique » . L’idée n’est pas nouvelle


  • Croa Croa 24 août 2016 19:06

    Le pouvoir est à ceux qui ont le privilège de la parole. Moins ce privilège est partagé plus fort est le pouvoir.
    Le seul pouvoir du peuple c’est que sans peuple point de pouvoir. Sauf que de toute façon il sera manipulé.


    • alinea alinea 24 août 2016 22:05

      @Croa
      Avant ce privilège était donné à celui qui savait parler et avait des choses à dire.
      Aujourd’hui, il suffit d’entendre trois secondes Hollande, ou Sarkozy, pour savoir que ce n’est plus ça !!


  • oncle archibald 24 août 2016 19:07

    @ Alinea : Très beau texte comme toujours, merci. J’ai cherché et j’ai trouvé « ça » :

    "Le couple dominant prend toutes les décisions pour la survie de la meute, déplacements, chasse marquage du territoire. On les reconnaît à leurs postures, oreilles droites, regard fixe, queue dressée.

    Comme ils sont les parents de presque tous les membres de la meute, le couple est respecté par tout le reste de la bande. Ils maintiennent cet esprit de domination en affirmant constamment leur autorité sur leur progéniture, de la naissance à l’âge adulte. Pour les petites proies par exemple, les jeunes louveteaux et les autres membres subalternes de la meute ne peuvent se nourrir qu’après eux.

    Quand ils se déplacent, le mâle dominant mène généralement la meute et choisit la route. Lui et elle assurent la défense du territoire par des marquages olfactifs qui constituent d’ailleurs l’un des meilleurs indicateurs du statut de reproducteur dominant. Le couple dominant s’attribue les meilleurs endroits de repos. Les autres membres du groupe n’y ont pas accès.« 

    Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec nos deux derniers »mâles dominants« , les inénarrables duettistes Caligula Minus et le Grand Méchant Mou.

    Y have un very bad dream. Ils crevaient d’envie de nous rejouer leur mauvais western »belote rebelote et dix de der" et Ennio Moricone refusait d’écrire la musique.

    Cultivons nos tomates en attendant mieux, et ne serait-il pas judicieux de planter maintenant les choux pour cet hiver ?


    • alinea alinea 24 août 2016 19:20

      @oncle archibald
      C’est tard, non ?
      ici on manque d’eau, enfin on est économe ; les potagers sont ratés, et pas que le mien !
      J’ai écrit pas mal de choses sur la puissance ( du dominant, chez tous les mammifères) et le pouvoir, cette perversion, chez l’homme.
      Sûr que la hiérarchie est incontournable, mais légitime elle est bien vécue par tous. C’est l’illégitimité, chez nous, qui fout le bazar, car si le mâle dominant boit le premier, la manière dont il courtise ses femelles fait rêver et on ne les voit pas prostituer leurs filles, on ne les voit pas exploiter les autres mâles : il protège, on l’a choisi pour ses qualités pour le faire !


    • Vipère Vipère 24 août 2016 19:54

      @alinea


      Le loup est fascinant, c’est le meilleur couple qui conduit ses congénères vers son destin, une sagesse que l’animal social évolué qu’est l’Humain a délaissé au profit de beaux parleurs, dominateurs, pervers et narcissiques. 

      L’enfant ne fait-il pas confiance à ses parents qui le guident sur le chemin de la vie ? La hiérarchie peut être vertueuse, à la condition qu’elle prenne soin des plus faibles, comme de bons parents.

       Mais, justement, ceux qui veulent nous conduire, hier comme aujourd’hui, n’ont aucune des qualités que nous serions en droit d’espérer. Inutile de dérouler la litanie de reproches, le mur des lamentations n’y suffirait pas ! 

      Les gens ont conscience, pas tous, mais un nombre de plus en plus important, que ceux qui les gouvernent sont des jean-foutre, même pas capables d’anticiper un changement civilisationnel et de protéger leurs sujets républicains. Ici et là, des groupes de personnes palabres, mais il n’en ressort rien et je vous l’accorde, c’est désespérant ! 

                                          .../...

    • Aristide Aristide 24 août 2016 20:08

      @alinea


      Vision angélique de la nature. Le dominant est celui qui a tué ou chassé l’ancien dominant, Première tache tuer tous les rejetons de l’ancien dominant. ses femelles redeviennent fertiles et il défends son harem contre toutes les convoitises des jeunes qui ont échappé à la mort. Jusqu’à ce qu’un nouveau tue le dominant ... etc...C’est bizarre de voir comment la nature est idéalisée. Les faibles sont abandonnés, dans certaines espèces ils sont tués car ils mettent en danger le groupe, la meute, ... Le concurrent est chassé ou soumis, ...

      Nul besoin d’être un spécialiste pour savoir que les organisations primitives humaines, clan, tribu, ... était basés sur les mêmes qualités de violence, de soumission du faible, de la règle du plus fort, . Nul étonnement quand on sait que le danger était imminent et que seul la violence était une réponse convenable à l’agression.

      Le pouvoir, voilà la perversion de l’homme alors qu’il n’est que le moyen de discipliner les désirs de chacun, de régler les problèmes de hiérarchie, ... enfin de se reconnaître comme participant d’un groupe à un niveau accepté par tous. Il remplace la violence constante, la peur et la remise en cause permanente des hiérarchies. 


    • Vipère Vipère 24 août 2016 20:12


      .../...

      palabrent bien sûr (pluriel) je suis fatiguée !


      On aimerait voir revenir des figures comme celle du Général de Gaulle, je pense au grand Charles, parce que je suis passée, il y a peu de jours, près de son mémorial. 

      Au lieu de cela, que du "chnil’ comme dirait ma voisine ! vous aurez compris que cela n’est pas du tout flatteur. 

      Ce matin, j’apprends que Sarkozy veut repiquer du mandat ! ô secours, le pire d’entre eux pointe à nouveau son groin, on est vernie. 

      .../...


    • Vipère Vipère 24 août 2016 21:15


      Idéalement, dans une vraie Démocratie, cela devrait être les citoyens qui présentent eux mêmes, des personnes de leurs connaissances, bardées de qualités et de compétences, dignes de les représenter, pour conduire les affaires et le pays. On n’est jamais mieux servie que par soi d’après le vieux dicton ! 

      On devrait faire le ménage de fond en comble et dépoussiérer notre système représentatif qui fonctionne comme une déchetterie qui recycle sans arrêt les vieilleries que les gens jettent, ne sachant qu’en faire. 

      Imaginez, que vous avez nettoyé et trié un tas d’immondices qui encombraient votre cour pour les déposer à la décharge et que tous les déchets reviennent se déposer au même endroit. 

      Vous vous direz que vous perdez la boule, que ce n’est pas possible, avec les politiques si ! Vous jetez les mauvais, et les mêmes reviennent cinq ans après, pire qu’’avant.

      .../...

    • alinea alinea 24 août 2016 21:32

      @Aristide
      Rien n’est gratuit ; et je n’ai jamais dit que la nature était angélique, le paradis cucul des hommes ne m’a jamais fait rêver !!
      Quant aux meurtres des faibles, vous généralisez ; dans certaines circonstances de grande transhumance, ils sont aidés et protégés aussi longtemps que possible, on peut penser que les tuer abrège leurs souffrances !! mais c’est pour protéger le troupeau, pas pour leur piquer leur robe.
      Quand le mâle dominant s’affaiblit, il y a combat pour qu’un plus jeune le remplace, là le meurtre est archi rarissime.
      Personnellement ces lois naturelles ne m’effarouchent pas, j’avance ou je crève, c’est comme ça ; le monde des homes en revanche !


    • alinea alinea 24 août 2016 21:59

      @Vipère
      dans la prochaine constitution, un mandat non renouvelable , pour commencer ! Paye diminuée et frais sur justificatifs, pour refroidir certaines vocations.
      Pendant la prochaine campagne, ils feront des économies, aucun ne voudra faire de meeting, dommage pour certains on n’aurait pas pleuré après un attentat.


    • alinea alinea 24 août 2016 22:11

      @Vipère
      C’est vrai qu’il m’a fallu me frotter les yeux jusqu’à les rougir pour être sûre de ce que je voyais ! C’était si inconcevable. Maintenant plus rien ne nous étonne, c’est vrai que bien qu’on s’attende à tout, ils sont encore capables de nous surprendre, mais on sait que c’est pas nous qui perdons la boule, c’est déjà ça.


    • Vipère Vipère 24 août 2016 22:19

      @alinea


      Vous m’en apprenez ! plus de meeting... à cause des attentats potentiels ?

      Je comprends vos propos que l’on pourrait qualifier de « vipérins » et qui rejoignent les miens, que voulez- vous quand on est gavé, plus rien ne passe, on jetterait même le frigo !

      Nous devrions, en effet exiger par une pétition de ne pas supporter plus de cinq un candidat et tous ses affidés ! 

      L’ardeur des « vocations » se réduirait comme peau de chagrin avec le bénévolat, là j’y crois dur comme fer, tant qu’on les paie royalement, ils s’incrustent. 

    • Vipère Vipère 24 août 2016 22:35

      @alinea

      Nous surprendre ? pas vraiment ! 

      Sarkozy a le pouvoir dans le sang, idem pour le président actuel ! une fois qu’ils ont goûté au pouvoir, ils ne peuvent plus s’empêcher d’y revenir, seul un mandat unique pourrait les dissuader. 

      Qui aurait crû que Sarkozy n’allait pas revenir ? pas grand monde... 

      Le monde du Pouvoir est devenu incestueux, c’est cela qui est insupportable aux yeux des électeurs ! Pour un peu, on oublierait que des des têtes d’indéboulonnables qui se déclaraient de droit divin, ont été coupées !

       Les révolutionnaires feraient peine à voir, s’ils revenaient, ils devraient recommencer le boulot !

    • alinea alinea 24 août 2016 22:42

      @Vipère
      Moi ils me surprennent encore desfois, leur bêtise qui s’alourdit, leur impunité, leur impudeur, quelques déclarations, le ton de leur voix...
      Le progrès, c’est bien : on n’a plus besoin de couper des têtes, il suffit de ne pas voter pour eux !


    • Vipère Vipère 24 août 2016 22:55

      @alinea


      Pas de panique, Alinéa, la mère Guillotin n’exerce plus son royal métier depuis des lustres, autres temps, autres moeurs !

      Comment peut-on être surprise par des personnages qui répètent depuis des décennies les mêmes choses, sous des formes sans cesse renouvelées, mais avec le même fond ?

      Un peu comme si vous vous repassiez toujours le même film et que vous connaissiez les répliques des acteurs par coeur, au point que vous pourriez jouer les doublures de cinéma !

      La politique et les politiciens ont touché le fond, s’ils creusent davantage, ils attaqueront la falaise, (c’est de je ne sais qui) smiley)

    • alinea alinea 24 août 2016 23:18

      @Vipère
      C’est que je suis peut être un peu rétive à accepter le minable et comme je ne les entends que par inadvertance, revenue entre temps en des lieux plus sereins, ils me hérissent, m’abîment et cela me surprend.
      Nous sommes à un cheveu de les éliminer, ce serait facile, à notre portée, et pourtant, ce cheveu est un monde.


    • mmbbb 28 août 2016 13:45

      @alinea l homme moderne n’est plus dominant ’est la femme qui l est devenue. L homme contemporain est une hybridation puisque ses muscles sont devenus inutiles ou presque Ironie de l’histoire, les feministes prônent desormais la femme soldat ( article paru dans ce media ) selon le sacro saint principe d’egalite des sexes Dans les années 70, les memes feministes traitaient le male soldat d’abruti dont le fusil n’etait que le prolongement de son phalus Plus con qu une feministe du meurs. C’est peut être pour cela que les chiennes de garde n’aboient plus en particulier contre le burkini Peut être ont elles une fascination du male oriental qui sait asservir sa femme alors que le male occidentale est devenu une guimauve Quant aux mammifères l organisation est souvent matriarcarles comme chez les hyenes et les lycaons Le male n’est qu un porteur de gamètes


    • alinea alinea 28 août 2016 13:53

      @mmbbb
      J’avais lu : « qui sait assouvir sa femme » ! Allez savoir !!
      Toutes les sociétés mammifères sont matriarcales ; l’humain aussi le fut, et le redeviendra, peut-être. Ce n’est pas une question de pouvoir, mais de devoir et d’importance, pour nous une question de valeurs.
      La féministe est très con, elle abandonne son pouvoir et court pour ressembler au mâle ; elle prouve qu’elle a bien intégré les valeurs de celui-ci, elle veut sa part ! smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 août 2016 12:42

      @alinea. Agnès Echène est d’un avis opposé au tien :
      https://sisyphe.org/spip.php?article1324


    • alinea alinea 31 août 2016 11:17

      @JC_Lavau
      Je l’ai lu en vitesse et n’ai pas encore eu le temps d’y retourner ; je ne suis pas si sûre que nous ne soyons pas d’accord !!


  • marmor 24 août 2016 19:10

    Le peuple n’existe plus, juste un conglomérat d’êtres les uns à côté des autres.
    Il recommencera d’exister lorsqu’il aura repris son destin en main politiquement, et sera de nouveau conscient de la force du nombre et du bien commun.


    • alinea alinea 24 août 2016 19:21

      @marmor
      N’est-il pas encore niché en notre cœur, prêt à sortir ?


    • marmor 24 août 2016 19:49

      @alinea
      Vous parlez des loups, de la meute, de la descendance, de la famille qui s’engage et se protège. Notre peuple a perdu toutes ces valeurs, trop abâtardi, il ne sait reconnaître les siens et prendre les décisions pour défendre ses valeurs. Le noyau a éclaté, et les interêts des uns sont loin de l’intérêt général et les gouvernants aident à l’éclatement de la cellule qui renforce, se défend et lutte contre l’adversité.


    • Aristide Aristide 24 août 2016 20:22

      @marmor


      Les loups sont l’exemple le plus flagrant de la violence comme instrument du pouvoir. Pour tous les actes, le dominant affirme son rang, et à chaque instant l’affirme, dans l’ordre de se nourrir, dans la reproduction, dans le jeu même, ... Cette vison comme quoi s’éloigner de la nature est une régression est assez surprenante.

      Sur le peuple, c’est tout de même assez étonnant de juger que l’individualisme est notre caractéristique quand on sait que plus de la moitié de la richesse produite est redistribuée par l’impôt et les cotisions sociales. Et que quelque soit les politiques tenus, ce rapport tend à augmenter, .... Alors, on peut regretter que les liens sociaux changent de nature, mais la solidarité est un fait, les chiffres démontrent le contraire de ce sentiment d’individualisation, de repli.

      PS : Abâtardi ? Par qui donc ?


    • alinea alinea 24 août 2016 22:02

      @Aristide
      Vous vous y connaissez en loup, vous, ça se voit tout de suite !!
      Abâtardi par la malbouf, les pesticides, les drogues, l’alcool...


    • marmor 24 août 2016 22:39

      @Aristide
      Savez vous ce qu’est capable de faire un groupe de lionnes contre un mâle qui a chassé le géniteur et veut tuer tous les petits pour pouvoir se reproduire ? Elles sont soeurs, filles, tantes ou cousines, se liguent, et sont capables de repousser le mâle de 250 kg. La cohésion et la force de la famille, toutes unies dans le même but. Encore faut-il que ce lien familial existe, car une lionne qui n’est pas de la famille ne se joindra pas au groupe. C’est un peu à l’image du peuple de France aujourd’hui, trop ne sont pas de la famille, ne se considèrent pas de la famille, ne sont pas prêts à defendre la famille, au contraire. C’est la différence entre un peuple et une population...
      PS : la violence de domination n’est pas l’apanage du loup, il en est ainsi dans le monde animal, ainsi que dans le monde humain en ce moment, la violence comme seul argument, on l’a beaucoup subi ces derniers mois, à cause de malfaisants qui pensent nous soumettre, et à cause de la population qui ne se considère plus comme un peuple....


    • marmor 24 août 2016 22:44

      @Aristide
      Vous parlez d’argent, je parle de convictions, de valeurs humaines communes et séculaires...


    • Aristide Aristide 25 août 2016 11:59

      @marmor

      Vous parlez d’argent, je parle de convictions, de valeurs humaines communes et séculaires...


      La solidarité ce n’est pas seulement des discours, des postures, des convictions, ... c’est aussi des actes. Et celui d’être dans un pays qui donne accès gratuitement à la santé, à l’école, ... et qui est encore pour un moment dans une politique de redistribution me semble important.

      Politique de redistribution très marginalement remise en cause. Un consensus que nous envie beaucoup de pays, par exemple quand on voit la virulence des attaques d’une grande partie de la population contre le « Obamacare » .

      Il me semble qu’il existe en France un sorte de valeur sociale autour de la protection et la sécurité, de la santé et de l’éducation qui n’est remis en cause par personne, enfin sauf toujours une ultra minorité qui supprimerait tout ce qui est social : privatisation de tout et chacun se démerde en fonction de ses moyens. 



    • alinea alinea 25 août 2016 22:56

      @Aristide
      ... qui se dégrade.. et pas « naturellement » !


  • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 24 août 2016 22:55
    Bon texte, je suis d’accord avec vous. Le changement tant espérer sera issue d’un long cheminement. Le temps que le peuple retrouve ses repères, pour ensuite déterminer une nouvelle classe de manipulateur selon les nouvelles valeurs populistes pour le bien commun. smiley

    • alinea alinea 24 août 2016 23:13

      @Le paysan hystérique
      J’ai idée que ce cheminement devra être un abandon de toutes les couches de crasses accumulées sur l’être, se libérer de l’artifice, superflu, nuisible, alors, la vie pourra à nouveau s’exprimer. Et la Vie n’est pas paradis , elle demande toutes nos forces, notre vigilance, notre attention. Alors, si toutefois quelques manipulateurs survivaient, ils n’auraient aucune chance !


  • UnLorrain (---.---.66.32) 24 août 2016 23:27

    @ JC Lavau en effet le peuple peut etre tres con,unest sur mais dans quelle mesure je ne sais,ceci de tout temps,il suffit de se referer a par exemple ces contes de FAITS constater par ce bon homme que fut Octave Mirbeau : La mort du chien ( tout un village n aura plus qu une idee en tete qui est de tuer un chien errant parce que le plus gros et le plus influent personnage de la contree qui est joufflu notaire,sera convaincu qu il est enrage et devoir le tuer pour ca) mieux encore dans : en attendant l omnibus : ou comment un esprit rebelle demontre a des representants de la fonction public la faille beante de leur maniere d assurer le transport public,cette noble ame finira ecrabouiller sous les roues de l omnibus et ce sous les coups des autres passagers cela va sans dire..

    Oue vraiment,je crois bien que le monsieur qui disait il y a pas si longtemps que : quand il y en a un ca va,c est quand il y en a plusieur que ca va pas.Le peuple ? Comme le peuple migrateur ? Une communaut de volatiles,a peine ceux de la meme rasse auront un regard pour le sien qui tombe du nid,extraordinaire cruaute de la nature hum.. comme Flaubert su si elegamment l observer.Encore galant ce Flaubert quand il dit a propos de l humanite : surface mouvante d idiots de laches de laids ...Tiiinnin la patate que j lui mettrait mdrrrr !! smiley smiley


    • alinea alinea 24 août 2016 23:37

      @UnLorrain
      N’oubliez pas que vous en faites partie de ce peuple ! smiley
      Si un de vos proches s’abîme à vouloir tuer un chien pour complaire au notaire, soufflez lui que c’est son âme qu’il tue !
      Tiens, je vais faire un article, une compile de ce que je lui reproche, au peuple, le même qui en d’autres occasions se révèle si généreux, serviable.


    • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 25 août 2016 00:20
      @alinea

      Tiens, je vais faire un article, une compile de ce que je lui reproche, au peuple, le même qui en d’autres occasions se révèle si généreux, serviable.

      Un éloge à ce que tout être humain devrait chérir et préserver jalousement car c’est une bénédiction de la vie. La maîtrise de sa libre pensée et son libre arbitre, depuis que l’homme est en bande. Il n’a jamais réussi à le faire, je suis impatient de vous lire ! Bien à vous. smiley

    • alinea alinea 25 août 2016 00:47

      @UnLorrain
      Ça s’appellera : les nuiseux. smiley


    • UnLorrain (---.---.211.188) 25 août 2016 00:56

      @alinea

      Effectivement j en fais partie de la foul..meut... de la masse quoi ! Seulement...Atomisation,oui,cet adjectif que je lisais il y a peu chez je ne sais plus quel fin blogueur...je realise qu il tient a peu de chose de se voir comme un electron,apres reflexion.


    • JC_Lavau JC_Lavau 25 août 2016 09:38

      @alinea. Un réquisitoire façon Anne Roumanoff, on n’en manque pas.
      Ce sont les méthodes de réflexion et de coopération qui sont de loin les plus manquantes.
      http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,1546.0.html
      http://debats.aristeides.info/index.php?option=com_content&view=article&id=67:la-coopration-efficace-&catid=25:qualit&Itemid=58
      Quant à l’article de vulgarisation sur la méthode des arbres de pertinence, ça va faire dans les dix ans que je l’ai promis, et que je ne tiens pas ma promesse.


  • herve_hum (---.---.158.12) 25 août 2016 10:09

    Le mérite n’est pas contradictoire avec le bien commun dès lors où il le sert !

    Quand à ses contours c’est facile à déterminer

    Nul ne peut prétendre à plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.

    Mais voilà, le hic, c’est que la propagande consiste à faire passer la médiocrité intellectuelle pour de l’intelligence, de telle sorte que les idiots croient comprendre des choses intelligentes quand ils ne comprennent que des raisonnements simplistes et biaisées, mais face auxquels il est alors très difficile voir impossible à faire change, car devant utiliser un minimum d’intelligence, c’est à dire, de complexité dans le raisonnement.

    Pas vrai Alinéa ?


    • César Castique César Castique 25 août 2016 11:32

      @herve_hum

      « Le mérite n’est pas contradictoire avec le bien commun... »


      Peut-être bien, mais le vrai problème, dans une société aussi complexe que la nôtre, c’est quand le bien commun est contradictoire avec le bien commun

    • arthes arthes 25 août 2016 17:33

      @César Castique

      ça me parle ça...


      A quel moment le social devient il antisocial ?
      On pourrait dire dès lors que le « faire pour bien collectif » fait qu’il viole l’individualité de l’individu....(les gens sont traités comme un troupeau, on rationalise les rapports avec la bureaucratie lourde et qui enlève toute prérogative personnelle, on détermine et impose ce qui est bien pour tous)
      De même que l’égoïsme pur individuel ne va pas dans le sens du bien collectif, les conflits sociaux par exemple, qui opèrent pour une caste, une seule corporation.. Ou bien le fait d’utiliser l’autre et son travail dans le seul soucis de son enrichissement personnel et d’obtenir des biens, et jouir du pouvoir
      Pas étonnant alors que nos gouvernants puissent régner sur un champs d’aveugles, et les consciences qui s’éveillent et qui veulent aller reéllement dans le sens d’un équilibre entre « social et antisocial » ont un travail herculéen à faire...Car il ne s’agit pas de cultiver son jardin sans penser aux autres, tout en se retirant de « l’arène ».

      « social/antisocial » 
      C’est peut être le vrais gros problème auquel toute les consciences se heurtent et qui provoque des conflits, en soi même premièrement (on a du mal à être cohérents entre ses aspirations personnelles et les conséquences sur l’autre) , et , de facto, entre les humains d’autre part, chacun voulant imposer à l’autre SON seul point de vue « pour le bien de tous » ...Cela va du conflit avec sa femme et ses proches, avec le voisin, avec les gens de son propre pays, avec le pays voisin etc...Hors, le premier étranger avec lequel je rentre en conflit qui est « l’autre qui n’est pas moi mais qui a son propre moi » , ce premier étranger est déja ma mère, mon frère ,mon époux, ma fille etc.... ...Pas besoin de chercher bien loin.

      Qu’avons nous de commun ? Outre des liens héréditaires indéniables, nous sommes des humains, avec chacun une conscience et une personnalité qui nous est propre et qui n’appartient qu’a nous même , une âme, un esprit , chacun est unique et les liens héréditaires n’ont rien à y voir.

      Quel est le sens de l’existence même de l’humain alors ? 

      En dehors de jouir des plaisIrs de la vie et de craindre la mort comme un gentil bovin ?

      Pour moi, ce sont les questions cruciales de notre temps et la raison même de notre basculement civilisationnel.

  • lloreen 25 août 2016 21:49

    « Le peuple » n’ existe pas. « La » Russie, « les » Etats-Unis ou « la » France non plus...
    De même que ni Hollande, ni Marine Le Pen ou quelqu’ un d’ autre n’ est « la » France pas plus qu’ Obama n’ est « les » Etats-Unis ou Poutine « la » Russie. Je me suis toujours amusée des gros titres...« La » France est en guerre...« La » Russie fait des manoeuvres,..

    Il y a les décideurs et les suiveurs. Et quelques indépendants d’ esprit qui ont toujours su que la réalité n’ est pas celle qui nous est montrée.


    • alinea alinea 25 août 2016 22:32

      @lloreen
      C’est tout à fait juste, mais enfin il y a des commodités d’expression dont nous ne sommes pas forcés d’être dupes.
      Comment selon vous peut-on parler de politique internationale, sans faire des périphrases à n’en plus finir ?


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