mercredi 1er juillet - par Le Cri des Peuples

Des forces de police au service du peuple : l’exemple de Cuba

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Suivi de réflexions de Fidel Castro sur les violences policières en Occident

Par Reese Erlich

Source : The Progressive, le 18 juin 2020

Traduction : lecridespeuples.fr

Un groupe de policiers à la carrure imposante, portant des armes semi-automatiques et des matraques, se fraie lentement un chemin dans la foule à la fin d'un concert de salsa en plein air. Mes amis et moi avons une bouteille de rhum, et je me dis que les policiers la confisqueront, et peut-être même nous arrêteront.

Au lieu de cela, les policiers nous demandent de la boire, et nous nous exécutons rapidement. Ils confisquent la bouteille en verre pour qu’elle ne puisse pas être brisée et utilisée comme arme.

Cet incident s'est produit à La Havane il y a quelques années, et il en dit long sur ce qui constitue un bon maintien de l'ordre. Les policiers voulaient prévenir la criminalité, et non l'aggraver.

Contrairement à l'image traditionnelle d'un régime communiste brutal et répressif, la police cubaine offre un exemple instructif aux militants américains [et français]. Les policiers vivent dans les villes qu'ils patrouillent. Ils traitent généralement les citoyens avec respect. Comme je l'ai documenté dans mon livre Dateline Havana, les passages à tabac de criminels par la police sont rares et les meurtres par la police sont inexistants. Cuba a l'un des taux de criminalité les plus bas d'Amérique latine.

Les protestations en cours en défense des vies des Noirs aux États-Unis ont forcé un débat national sans précédent sur le rôle de la police. Faut-il dé-financer les services de police et détourner cet argent pour aider les communautés pauvres ? Faut-il abolir complètement la police ?

Cuba est aux prises avec des problèmes de police depuis la Révolution de 1959. Le gouvernement, tout en ayant certainement sa part d'échecs, a créé un système d'interaction entre la police et la communauté qui réduit la criminalité sans recourir à la force brute.

La lutte contre la criminalité à Cuba commence par un filet de sécurité sociale, qui offre à chaque Cubain une éducation gratuite, des soins de santé gratuits et des événements culturels subventionnés. Cuba ne souffre pas du fléau des sans-abri et de la toxicomanie causée par les cartels de drogue, malgré les tentatives régulières des trafiquants de faire entrer des drogues à Cuba depuis la Floride.

L’économie socialiste signifie que Cuba n’a pas de richesse ni de pauvreté extrêmes. J’ai visité les domiciles de hauts fonctionnaires qui vivent dans des quartiers à revenu intermédiaire. J'ai rencontré des policiers qui vivaient dans un modeste complexe d'appartements dans le quartier même où ils patrouillaient.

Cuba utilise la pression communautaire pour décourager la criminalité. Les Comités pour la Défense de la Révolution (CDR) ont été initialement créés au début des années 1960 pour faire face aux contre-révolutionnaires soutenus par les États-Unis. De nos jours, les CDR font la promotion de la santé publique et agissent comme des groupes de surveillance de quartier.

Humberto Carillo Ramirez, un leader national du CDR, m'a dit dans un documentaire radiophonique que les résidents locaux savent souvent qui sont les criminels.

« Si une famille n’envoie pas ses enfants à l’école ou si un jeune ne travaille pas et commence à avoir des ennuis... nous les rencontrons », dit-il. « Nous vivons dans [leur] quartier... Nous leur expliquons pourquoi c'est mauvais pour le pays et nous leur expliquons également les graves conséquences judiciaires que cela peut avoir pour eux. »

Lorsque des résidents sont reconnus coupables de crimes, les membres du CDR leur rendent visite en prison. « Nous voulons... les réintégrer dans la société après leur sortie », dit Carillo.

Au début des années 1990, Cuba a fait face à une crise économique massive provoquée par l'effondrement de l'Union soviétique et intensifiée par les efforts américains pour renverser le gouvernement. Les Cubains ont été confrontés à de graves pénuries d'essence, de nourriture et d'électricité. À partir de 1996, le pays a connu une forte augmentation des cambriolages de domiciles et de voies de fait ; il y a même eu une tentative de vol de voiture blindée.

Comparée à la situation aux Etats-Unis, la criminalité à Cuba restait légère, mais c'était plus que ce que les Cubains étaient prêts à accepter. En 1999, le gouvernement a adopté une loi qui a doublé certaines peines de prison. Les juges ont également autorisé moins de prisonniers à bénéficier de la libération conditionnelle. Des policiers étaient stationnés à chaque coin des zones touristiques. La répression a entraîné une baisse de 20% de la criminalité, m'a alors expliqué le juge de la Cour suprême, Jorge Bodes Torres.

Il attribue le succès aux mesures de « maintien de l'ordre » et à l'organisation communautaire. « La majorité des gens participent à la lutte contre la criminalité », a-t-il dit. « C’est le facteur le plus important. »

Les (pseudo) dissidents politiques cubains récusent ce propos. Ils affirment que la police tabasse et emprisonne régulièrement des opposants au gouvernement. Cependant, comme je l'ai documenté, bon nombre de ces dissidents sont financés par Washington et diffusent régulièrement de fausses informations, de sorte que leurs allégations de violences systématiques manquent de crédibilité.

Certains Cubains ont des plaintes légitimes. J’ai interviewé des dizaines de jeunes hommes Afro-Cubains qui auraient été arrêtés et interrogés par la police parce qu’ils sont Noirs.

Pablo Michel, un jeune Afro-Cubain, me raconte qu'il a été détenu plusieurs fois par la police dans les zones touristiques de La Havane. À une occasion, il a conduit deux femmes, des touristes blanches, à l'aéroport de La Havane. La police l'a arrêté et l'a interrogé, le soupçonnant de diriger un service de taxi illégal. Il déclare que les Cubains Blancs qui emmènent des étrangers à l'aéroport « n'ont pas les mêmes problèmes ».

Pablo Michel et les autres personnes que j'ai interviewées affirment cependant que la police n'effectue pas de fouilles violentes et qu'elle ne passe pas à tabac les suspects, pas plus qu'elle ne leur tire dessus. Néanmoins, trop de policiers entretiennent des stéréotypes sur les Cubains à la peau sombre, les considérant volontiers comme des voleurs et des magouilleurs, souligne-t-il.

À la fin de l'année dernière, le gouvernement cubain a annoncé une importante campagne contre le racisme. Les responsables prévoient d'identifier des domaines spécifiques de discrimination, d'ouvrir un débat public et de sensibiliser la population.

« C'est un vrai pas en avant, après avoir combattu pendant tant d'années », a déclaré à Reuters en novembre dernier Deyni Terri, fondatrice de l'Alliance pour l'Unité des Races à La Havane. « C’est un bon début. »

De toute évidence, les institutions développées à Cuba ne peuvent pas simplement être transférées telles quelles aux États-Unis. Mais nous pouvons apprendre du concept de participation communautaire, explique Max Rameau, un organisateur du groupe populaire Action Communautaire Pan-Africaine basé à Washington, D.C.

« Nous avons besoin de différentes entités communautaires pour différentes tâches qui sont responsables de la sécurité et du bien-être du quartier », me déclare-t-il lors d'un entretien téléphonique. Par exemple, les groupes communautaires américains peuvent résoudre les problèmes de santé mentale et les conflits familiaux sans impliquer la police.

Mais Rameau ne soutient pas l'idée d'éliminer complètement la police.

Si un suprémaciste blanc attaquait une église noire, comme cela s'est produit en Caroline du Sud en 2015, dit-il, « Nous voulons nous assurer que notre équipe de sécurité communautaire peut répondre. Dans toute société avec différentes classes sociales, vous aurez des policiers. Mais nous devons avoir le contrôle sur eux. »

Le débat américain sur le maintien de l'ordre s'est nettement déplacé vers la gauche. Après le meurtre de Michael Brown par la police en 2014 à Ferguson, dans le Missouri, les politiciens ont demandé à la police de porter des caméras-piétons. Aujourd'hui, après le meurtre de George Floyd, le conseil municipal de Minneapolis a voté pour le démantèlement des forces de police, bien que les détails soient encore en cours de discussion.

Des groupes de lutte contre les violences policières ont élaboré divers plans pour décentraliser les services de police et les transformer en forces communautaires, régies par des commissions civiles.

Pour la première fois dans l'histoire récente, des personnes de tous horizons aux États-Unis discutent sérieusement de la manière de changer fondamentalement les forces de police. L’expérience de Cuba devrait faire partie de cette discussion.

***

Fidel Castro sur les violences policières : « En Occident, les forces de l'ordre ressemblent à des cosmonautes »

Traduction : lecridespeuples.fr

« Tel est l'esprit généreux et bienveillant dont fait preuve notre peuple. Et les enseignants l'ont démontré ; par exemple, lorsqu'on a demandé aux enseignants d'être volontaires pour des missions au Nicaragua, vous vous souvenez que 30 000 se sont proposés ; et lorsque certains enseignants ont été assassinés, 100 000 se sont proposés. C'est ça, notre pays !

Allez donc dans un pays capitaliste chercher (une telle abnégation), (allez la chercher) dans leur démocratie qu'ils veulent transplanter chez nous, au lieu de la nôtre, qui est cent fois plus démocratique que la leur, et mille fois plus humaine, avec une participation constante des citoyens à toute la vie publique, depuis le délégué de circonscription. (A Cuba), c'est le peuple dans son ensemble qui propose. Vous savez très bien comment les choses se passent au sein des circonscriptions : ce n'est pas un petit groupe qui propose ici et un autre là-bas. Le Parti n'intervient pas dans ces questions ; c'est le peuple qui réclame et qui élit, et plus de 90% de la population vote à chaque élection, bien que ce ne soit pas obligatoire.

Aux États-Unis, ils n'atteignent pas 50%. Ils viennent d'élire un Président [Bill Clinton] avec 24% des électeurs de ce pays. Ah, mais comme ils nous abreuvent de belles paroles sur la démocratie et les droits de l'homme ! Rien de tout ce dont nous avons parlé ici [les succès de Cuba en matière sociale et son aide humanitaire aux pays pauvres] n'est humain, ni le fait qu'il n'y ait jamais eu de meurtre politique ici. De quel pays voisin pouvez-vous dire cela ? Quel autre pays que Cuba n'a jamais eu d'escadrons de la mort, de personnes disparues, de torture ? Et vous, qui êtes enseignants et en contact permanent avec les gens, vous le savez mieux que quiconque.

De temps en temps, nous voyons dans les documentaires de tous ces pays développés, appelés démocratiques, l'usage de la cavalerie contre le peuple, les coups contre le peuple. Il n'y a qu'à regarder ce qu'on voit tous les jours à la télé, ces policiers en tenues de scaphandriers et avec plein de gadgets, en train de cogner, alpaguant les gens dans la rue et les extirpant (violemment) de leurs voitures. Ce sont les méthodes par lesquelles ils maintiennent ce système d'exploitation et d'injustice ; à travers cela et à travers les mensonges, à travers la disposition des médias à manipuler (l'opinion), face à un monde de plus en plus rebelle, car la tendance à une rébellion croissante est observée dans tous ces pays en raison des mesures anti-populaires qu'ils prennent. Ce même système est celui qu'ils veulent implanter dans le monde, et c'est pourquoi ils ont tant de haine contre la révolution cubaine. » Fidel Castro, Discours à l'occasion du 35e anniversaire de la campagne d'alphabétisation Lazaro Pena, 22 décembre 1996


« [Clinton] prétend que notre ministère de l'Intérieur doit disparaître. Personne ne sait qui s'occupera de ceux qui seront tentés de voler quelque chose, quel type de policiers, s'il veut les remplacer par des forces de l'ordre comme celles de Miami. Pouvez-vous imaginer des policiers (cubains) comme ceux de Miami ?

Ah, il dit qu'il faut avoir un sens de l'ordre, oui. Ces scaphandres de cosmonautes dont ils harnachent leurs forces de police ne suffiront pas, car la police ressemble à des cosmonautes chez eux : nous les voyons à la télévision, surarmés de casques, de boucliers, de matraques, de gaz lacrymogène, de canons à eau, et toute la journée, on voit des nuages de fumée monter au ciel. Et cela arrive même en Europe, ne croyez pas que ce n'est qu'en Amérique latine : ils utilisent des chevaux contre le peuple, des forces anti-émeute contre le peuple. De tels phénomènes sont inconnus à Cuba. » Fidel Castro, Discours durant le Congrès Pedagogia 97, le 7 février 1997


« Sans le socialisme, chaque citoyen n'aurait pas le même droit de recevoir gratuitement des services d'éducation et de santé, quel qu'en soit le prix, et sans que personne ne lui demande quelles sont ses idées religieuses ou politiques.

Sans le socialisme, nous n'aurions pas un pays sans drogues, sans maisons closes, sans casinos de jeu, sans crime organisé, sans disparus, sans escadrons de la mort, sans lynchages ou exécutions extrajudiciaires.

Sans le socialisme, les familles cubaines ne pourraient pas voir leurs enfants grandir en bonne santé, éduqués, préparés, sans craindre que quelqu'un les incite à la drogue ou au vice, ou qu'ils ne meurent dans leurs écoles aux mains de leurs propres camarades de classe.

Sans le socialisme, Cuba ne serait pas, comme c'est le cas aujourd'hui, la barrière la plus solide de l'hémisphère contre le trafic de drogue, au profit même de la société nord-américaine.

Sans le socialisme, Cuba ne serait pas un pays où la répression et les violences policières sont inconnues depuis 42 ans, alors qu'elles sont si courantes en Europe et dans d'autres endroits où les voitures anti-émeute, des hommes avec d'étranges scaphandres qui semblent débarquer d'une autre planète armés de boucliers, de matraques, de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes, d gaz poivré ou d'autres moyens, attaquent la population.

Les Occidentaux ont du mal à comprendre pourquoi rien de semblable ne se produit à Cuba. Ils n'ont même pas la moindre idée de ce que l'unité, la conscience politique, la solidarité, le désintérêt et l'altruisme, le patriotisme, les valeurs morales et les engagements émanant de l'éducation et de la culture peuvent apporter à la société humaine, ni de toute la justice qu'une vraie révolution apporte.

Sans le socialisme, des centaines de milliers de Cubains n'auraient pas effectué de missions internationalistes, notre patrie n'aurait pas pu apporter un seul grain de sable dans la lutte contre le colonialisme en Afrique, et leurs enfants n'auraient pas versé une seule goutte de leur sang en combattant les forces réputées invincibles du système honteux de l'apartheid, du racisme et du fascisme [Cuba a participé militairement à la guerre de Libération de l'Angola, combattant les troupes sud-africaines et contribuant à la fin du régime d'Apartheid]. » Fidel Castro, Discours lors de la commémoration du 40e anniversaire de l'annonce du caractère socialiste de la Révolution cubaine, le 16 avril 2001.


« Lorsqu'ils voient leurs modèles économiques s'effondrer comme un château de cartes, de nombreux dirigeants deviennent abjects dans leur comportement.

Les manifestations populaires sont réprimées avec une violence inégalée. Les gaz lacrymogènes, les hommes traînés dans les rues, la brutalité avec laquelle les forces de l'ordre frappent les gens, armés de boucliers, revêtus des pieds à la tête de sortes de scaphandres étranges et de vêtements qui leur donnent l'air d'avoir récemment débarqué d'une planète lointaine, constituent les méthodes avec lesquelles ils défendent la démocratie et les droits de l'homme des citoyens. De telles scènes n'ont jamais été vues dans notre pays. Jamais, depuis plus de quatre décennies, la force n'a été utilisée contre la population.

Le processus révolutionnaire est basé sur l'unité et la coopération les plus étroites de tous les peuples, un consensus sans précédent nulle part ailleurs, impossible à imaginer et même inconcevable dans une société d'exploiteurs et d'exploités. Un peuple cultivé et rebelle, composé de braves et de héros, comme le peuple cubain, ne peut pas être gouverné par la force, pas plus qu'il n'existe de force capable de le gouverner, car il est lui-même la force. Il ne se rebellerait jamais contre lui-même, car il est la révolution, il est le gouvernement, il est le pouvoir, qui, avec son courage, son intelligence et ses idées, a réussi à se défendre contre les agressions de l'empire le plus puissant qui ait jamais existé.

Un tel phénomène politique ne s'est jamais produit dans notre hémisphère. La force a toujours été utilisée par l'oligarchie et l'empire contre le peuple. » Fidel Castro, Discours de commémoration de la fête des travailleurs, 1er mai 2002.


« Les informations en provenance des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN, leurs complices, parlent de leurs méfaits. Les villes les plus importantes des États-Unis et d’Europe sont constamment le théâtre de véritables batailles de rue entre des manifestants et des policiers bien entraînés et bien nourris, équipés de véhicules blindés et de scaphandres, matraquant, attaquant à coups de pied et aux gaz [lacrymogènes] des femmes et des hommes, tordant les mains et les cous de jeunes et de vieux, commettant à la face du monde de lâches actions contre les droits et la vie des citoyens de leurs pays. Jusqu’à quand une pareille barbarie durera-t-elle ? » Fidel Castro, Le monde merveilleux du capitalisme, 1er avril 2012

http://www.youtube.com/watch?v=3UyZVDnPZDk

Voir Khamenei : le meurtre de George Floyd est à l’image de ce qu’ont infligé les Etats-Unis au monde entier

https://www.youtube.com/watch?v=GWVSUCIN07w

Voir Malcolm X sur le racisme et les violences policières : ‘Impossible pour un Noir de ne pas avoir de casier judiciaire’

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28 réactions


  • AlLusion AlLusion 1er juillet 13:15

    Un autre livre écrit par Sapenhine sorti à titre posthume sur mon site

    « Le Phare de Lumière »


  • JP94 1er juillet 16:53

    Seuls les Latino-Américains mesurent vraiment ce qui distingue la vie à Cuba de ce qu’elle est dans un pays capitaliste.

    La violence policière est tellement banalisée ici  par les médias que les gens ne sont même pas choqués, et lorsque vous leur racontez les gaz et la façon dont la Police, totalement coupée de la population, vous traite, ils vous regardent avec défiance, sans compassion, vous reprochent « d’être allé à la manif alors que vous savez que c’est violent »... sauf que cette violence est à sens unique, et contre les manifestants pacifiques...bref, ces gens trouvent tout cela normal.

    Par contre, ils vont s’insurger contre le soi-disant manque de liberté à Cuba, ou vont vous parler de la Chine...vous dire que si à Cuba les gens ne manifestent pas, c’est qu’ils ont peur de représailles bien pire encore...comme si se prendre ici des gaz ce n’était rien...( lls n’ont qu’à essayer.)

    Donc en France, ce n’est pas près de changer...au lieu de voir Cuba, les gens passifs préfèrent la certitude conformiste.


    • sylvain sylvain 2 juillet 07:09

      @JP94
      ou vont vous parler de la Chine

      vous dire que si à Cuba les gens ne manifestent pas, c’est qu’ils ont peur de représailles

      faudrait un peu sortir de nos logiques chrétiennes du bien et du mal . c’est pas parce que tous n’est pas parfait chez nous et pourri chez eux que l’inverse est vrai . Je vous conseillerais pas trop de la ramener en chine, et les prisonniers politiques existent à Cuba . Poutine n’est pas non plus le christ résuscité


    • pipiou2 2 juillet 22:05

      @JP94
      Et donc, pourquoi les Cubains ne manifestent pas ?


  • Le421 Le421 1er juillet 16:54

    Houlàlà !! Dire du bien de Cuba sur un site miné par les fachos, fallait oser... 

    Je conseille un film que j’ai vu récemment : Cuban network

    Ou, comment les américains aidaient les cubains opposés à Castro en les envoyant mitrailler les plages de touristes pour les faire fuir...


    • OMAR 1er juillet 19:09

      Omar9
      .
      Bonjour @Le421
      .
      J’ai assez vécu pour avoir constaté la fuite de citoyens de pays déclarés comme totalitaires,ou bafouant les droits de l’homme les plus élémentaires ou encore, par conviction politique.
      .
      Je citerai les milliers detransfuges est-allemands, les stars du foot hongrois ( Sándor Kocsis et Ferenc Puskás.) les joueurs professionnels algériens (, Rachid MekhloufiMustapha Zitouni) ou encore Kim Philby, Viktor Belenko,...).
      .
      Mais jusqu’à présent, je n’ai pas entendu parler d’un seul cas de transfuge cubain de l’ensemble du corps médical qui s’est exporté à travers le monde.
      Et pourtant, l’occasion était des plus belles :
      https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Coronavirus-medecins-cubains-sexportent-travers-monde-2020-03-28-1201086624


    • ticotico ticotico 1er juillet 19:31

      @Le421

      Pour Cuban Network, je pense que le film est plutôt pas mal, les intentions d’Assayas sont honnêtes... Mais à Miami, le film a été très mal accueilli, les têtes de gondole de l’exil cubain érigent tous les jours des bûchers virtuels pour condamner ce « film de propagande », allant même jusqu’à inverser les faits historiques en racontant que les « 5 » avaient pour objectif de poser des bombes aux USA.

      Si des bombes ont explosé, c’est bien dans les hôtels cubains...

      Je pense que la partie la plus extrême de l’exil cubain a été touchée de voir révélés ses agissements passés.


    • sylvain sylvain 2 juillet 07:13

      @Le421
      Houlàlà !! Dire du bien de Cuba sur un site miné par les fachos, fallait oser... 

      Vous n’avez toujours pas remarqué que les seuls dont on ne peut pas dire du bien sur AV sont les ricains et éventuellement les musulmans ??
      Je ne pense pas avoir vu plus de trois commentaires négatifs sur cuba ou les bolivariens


    • Croa Croa 5 juillet 23:45

      « Dire du bien de Cuba sur un site miné par les fachos » Il y a DE TOUT sur AgoraVox parce que c’est le média francophone le plus ouvert du ouaîbe. T’as par exemple aussi les climato-sceptiques qui s’y sont fait leur nid mais moi rien ne me dérange car les lecteurs sont assez grands pour trier tout ça smiley


  • Albert123 1er juillet 18:27

    « La lutte contre la criminalité à Cuba commence par un filet de sécurité sociale, qui offre à chaque Cubain une éducation gratuite, des soins de santé gratuits et des événements culturels subventionnés. »

    éducation gratuite, système de santé gratuit, événement culturels subventionnés ... bref comme en France.

    donc de toute évidence le problème de la criminalité en France est ailleurs,

    la culture racaille et le style gangsta sont peut être juste le seul vrai problème de nos banlieues où les caïds à la virilité mal comprise pleurnichent comme les pires des couilles molles dès qu’un flic les choppe en flagrant délit puis s’en sortent sous couvert d’être victime de racisme avec la complicité des juges et des gauchistes totalement acquis à leur cause de petites racailles.

    Pour le reste les vidéo de petites frappes cagoulées tirant comme des guignols avec diverses armes à feux pour se donner une virilité qu’ils n’auront jamais parlent d’elle même.

    Castro aurait depuis un bail fait dézinguer ces racaillons pour permettre aux autres de vivre ce que vous décrivez dans votre article.

    il n’est donc pas question de violences policières mais d’un laisser faire total à l’égard des racailles dégénérées et de leurs comportements incompatibles avec la notion de vivre ensemble.


    • sylvain sylvain 2 juillet 07:17

      @Albert123
      peut être est il aussi question d’un peuple et d’une élite qui se rejettent fondamentalement . Et d’une manière de désunir ce peuple


    • foufouille foufouille 2 juillet 08:35

      @sylvain

      la police obéit aux ordres donc si la merde est dans leur centre ville, c’est vite réglé.


  • ticotico ticotico 1er juillet 19:12

    C’est un peu étonnant de voir sortir cet article aujourd’hui où, pour la première fois depuis une éternité, la plupart des mouvements d’opposition cubains appellent à manifester dans une trentaine de lieux du pays.

    Ces manifestations sont en réaction à la brutalité policière qui a connu de nombreux excès pendant cette histoire de virus et surtout suite à la mort le 24 juin dernier d’un jeune cubain (noir) Hansel Hernàndez.

    D’après le journal du gouvernement, Granma, il venait de commettre un délit grave : il aurait démonté des pièces d’un arrêt de bus. Et, deux policiers en armes face à ce jeune désarmé l’ont abattu « en légitime défense » d’une balle dans le dos.

    Comme d’habitude, difficile de savoir la vérité, les rumeurs à La Havane font état d’autres versions telle l’absence du masque (toujours obligatoire à la havane).

    Bien sûr, les manifestations sont interdites, hier ont eu lieu de nombreuses arrestations préventives et des véhicules militaires ont pris place aux endroits prévus pour les protestations.

    « Police au service du peuple »... Il ne faut pas avoir vu un flic cubain de près pour écrire des choses pareilles. Mal payés, mal considérés, ils ne ratent pas une occasion de fermer les yeux sur une amende un échange d’un billet plus ou moins gros.

    A la Havane, les policiers ont la réputation d’être tous des immigrés de l’intérieur (des « palestiniens ») c’est à dire d’être recrutés dans la partie orientale du pays et donc d’avoir peu de liens avec la population de la ville.


  • rita rita 2 juillet 07:29

    L’exemple Cubain....

    La Commission cubaine des droits de l’homme (CCDH), organisation interdite mais tolérée à Cuba, recense sur l’île un total de 120 détenus politiques dans une liste publiée lundi qui présente des profils très variés.

    Dans ce décompte actualisé à la fin mai, l’organisation du dissident Elizardo Sanchez identifie une première catégorie de 91 prisonniers « condamnés ou poursuivis pour leur comportement ou leurs activités contestataires »....


    • rita rita 2 juillet 09:00

      @rita
       l’économie est exsangue, et l’embargo américain mis en place en 1962 n’est pas le seul responsable. L’île a depuis longtemps tout misé sur le tourisme, mettant notamment de côté le développement de l’agriculture. Résultat : le pays importe 80% de ses denrées alimentaires...Aujourd’hui, les Cubains luttent pour survivre. « Cuba, c’est tous les jours la lutte »


    • CN46400 CN46400 2 juillet 11:48

      @rita
      Bien que sans famine constatée, les cubains lèchent la terre pour survivre.......Tube au higth parade depuis 60 ans !


    • vesjem vesjem 4 juillet 10:53

      @rita
      zont pu de tracteurs, ni de machines agricoles en état de fonctionner, et pas que çà ... (embargo)


    • Croa Croa 5 juillet 23:50

      120 détenus politiques à Cuba... Dont une bonne partie d’activistes financés par le NOM ou les USA réellement dangereux.
      Combien en France dont des GJ innocents ?


  • Salade75 2 juillet 11:24

    Bonjour,

    On se demande quand même pourquoi les migrants s’échinent à entrer, puis à être régularisés dans un pays raciste et avec une police aussi mortifère que la France, alors que ce paradis existe ?

    Et pourquoi, à l’instar de ce que font les juifs vers Israel, n’y a t’il pas une migration des forces progressistes du monde entier vers l’éden Cuba ?

    Je ne nie pas qu’il y ait eu de bonnes choses de faites à Cuba (médecine, culture, et dans un certain sens éducation, mais pas à la libre pensée), mais en tout l’excès est ridicule.

    Un bon vieil article de propagande comme on en trouvait à la grande époque de la guerre froide... Nostalgie ...


    • foufouille foufouille 2 juillet 11:34

      @Salade75

      en pratique, la place est limitée vu que c’est une île.


    • Salade75 2 juillet 11:40

      Bonjour @foufouille,

      Vous voulez dire que les migrants regardent la densité de population d’un pays avant d’y venir ? comme à Mayotte par exemple ?

      Pour le coup, la densité est légèrement supérieure en France par rapport à Cuba ...


    • foufouille foufouille 2 juillet 12:01

      @Salade75

      non mais comme c’est une île, c’est forcément plus difficile d’accès, comme c’est communiste et que les migrants sont attirés par le fric, ils vont pas venir en corée du nord non plus : j’ai lu dans le journal que le pauvre migrant noir qui travaillait sans papiers en algérie pouvait économiser 1300€ par an et avait fait construireune maison pour son frère certainement invalide.

      il y a dix ans tu pouvait acheter une baraque pour 3000€ en roumanie.


    • vesjem vesjem 4 juillet 11:04

      @Salade75
      la langue...


  • ETTORE ETTORE 2 juillet 12:37

    Cuba est une ile magnifique, bourrée de ressources alimentaires, et de gens qui exploitent les terres le mieux qu’ils peuvent, afin de subvenir aux besoins du pays.

    Et c’est pas facile.

    Ce peuple a de l’imagination née de la débrouillardise quotidienne (On ne parle souvent que des vieilles voitures américaines propulsées par des moteurs de....bateau) Pensez que vous avez des cultures de légumes, piments, salades.....qui poussent dans des...gouttières ...Oui, les Cubains sont souriants, dansants, charmants...soudés par une pression américaine, que peu de pays pourraient soutenir.

    Après, nier certaines réalités, allez, on vas dire....exacerbée par le tourisme....

     Comme la prostitution, qui fait partie de cette île comme la salsa cubaine à la nuit .

    C’est un peuple de résistants, qui voyaient l’ouverture de leur pays, un peu plus rapide, avant que certain Trump, ne décide de remettre ce rêve à plus tard.


    • Croa Croa 5 juillet 23:55

      La prostitution est un mal issu de l’ancien régime qui ne pouvais que se perpétuer dans le nouveau. Les révolutions changent beaucoup de choses mais il y a des limites smiley


  • titi 5 juillet 19:14

    @L’auteur

    C’est très facile d’avoir la paix sociale, et une police qui ne fasse pas de répression.

    Il suffit de faire comme à Cuba, et plus généralement tous les pays « socialistes » : que les opposants au régime s’en aillent.

    En bateau, à la nage, qu’ils s’en aillent.

    On reste entre soit. Et magiquement on s’entend tous très bien.

    C’est quand même dommage que des gens comme la famille Traore ne l’aient pas compris et s’entêtent à rester malgré les violences insupportables dont ils font l’objet.


    • Croa Croa 5 juillet 23:58

      Les cubains ne sont pas riches mais pas misérables pour autant. C’est une société du partage et c’est ça qui fait qu’il n’y a presque pas de problèmes.


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