https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Des loges aux tranchées : comment le Grand Orient de France a sacrifié la compétence militaire sur l’autel de la laïcité - AgoraVox le média citoyen
lundi 6 juillet - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Des loges aux tranchées : comment le Grand Orient de France a sacrifié la compétence militaire sur l’autel de la laïcité

Un index accusateur pointé vers le ciel, des chemises froissées et, soudain, le claquement sec d’une gifle qui résonne dans l’hémicycle. Le 4 novembre 1904, la Chambre des députés bascule dans l'hystérie. Derrière ce geste de fureur, se cache le secret le plus explosif de la IIIe République : la colonisation occulte du ministère de la Guerre par la franc-maçonnerie. À un an de la séparation des Églises et de l’État, le Grand Orient de France a mis sur pied une inquisition clandestine pour briser la carrière des officiers catholiques et imposer ses hommes de paille à la tête des régiments. 

JPEG

 

La gifle de l'hémicycle et le grand déballage

L’atmosphère de la Chambre des députés, en cet après-midi d'automne 1904, est électrique, saturée d'une odeur de tabac froid et de fureur contenue. Au perchoir, Guy de Villeneuve, député nationaliste au regard acéré, ne parle pas : il exécute. D’une voix blanche, il égraine des dizaines de noms, brisant le silence de plomb qui enveloppe les travées. Dans ses mains tremblent des liasses de papiers volés, des notes confidentielles rédigées sur le papier à en-tête bleu du Grand Orient de France. À chaque ligne lue, la République vacille. On y découvre l'impensable : la loge de la rue Cadet s'est muée en tribunal occulte. C'est elle qui valide ou brise les carrières des officiers de la nation française selon leur degré de soumission idéologique.

 

 

Sur le banc du gouvernement, le général Louis André, ministre de la Guerre, feint l'indifférence, le visage figé sous ses moustaches blanches. Mais la mise à mort politique est trop lente pour l'opposition. Soudain, un homme fend la foule des députés, traverse l'hémicycle d'une foulée rageuse. Gabriel Syveton, député de la Seine, se jette sur le vieux général. Le geste est d'une rapidité foudroyante : deux gifles magistrales s'abattent sur les joues du ministre de la Guerre. Les huissiers hurlent, les députés en viennent aux mains, les pupitres claquent dans un vacarme de fin du monde. La séance est levée dans le sang et les insultes. La France vient de découvrir la face cachée de sa gouvernance : l'affaire des fiches.

 

Le geste de Syveton, photomontage où figurent le général André, Camille Pelletan et Émile Combes, devant une batterie de casseroles (terme d'argot pour « délateur »).

 

Le laboratoire de la rue Cadet : l’inquisition en tablier

Pour comprendre la genèse de cette paranoïa, il faut quitter le tumulte du Palais-Bourbon et s'enfoncer dans le silence feutré de la rue Cadet, au siège du Grand Orient de France. Nous sommes au cœur de la bataille finale pour la laïcisation de l'État. Le gouvernement d’Émile Combes prépare activement la séparation des Églises et de l’État. Pour réussir ce séisme politique, les radicaux sont convaincus qu'ils doivent d'abord neutraliser l'armée, qu'ils considèrent comme le dernier bastion du catholicisme et de la réaction. Le général André, anticlérical obsessionnel, reçoit l'ordre de nettoyer les casernes. Mais l'administration militaire classique refuse de collaborer à cette épuration idéologique. C'est alors que le ministère passe un pacte secret avec le Grand Orient.

 

 

La franc-maçonnerie possède ce que l'État n'a pas : un réseau d'espionnage invisible et total, fort de milliers de "frères" disséminés dans chaque ville de province. Le secrétaire général de la loge, Narcisse-Achille Vadecard, accepte de transformer les structures maçonniques en un service de renseignement politique clandestin au profit du gouvernement. Les rapports affluent par milliers rue Cadet, où ils sont triés avec une rigueur régulière de fonctionnaire. Les officiers sont classés dans deux fichiers secrets : Corinthe pour les républicains dociles à promouvoir, et Carthage pour les catholiques à détruire. La compétence militaire s’efface définitivement devant l'allégeance aux loges.

 

La mesquinerie des carnets de "Carthage"

Le contenu de ces fiches, rédigé à la hâte par des notables locaux sous le sceau du secret maçonnique, révèle la mesquinerie absolue du système. On y traque la foi des épouses, les écoles des enfants et la présence aux offices. Les archives du scandale regorgent de ces mentions de conciergerie élevée au rang de raison d'État. Pour le commandant de Maissin, on écrit :

"Va à la messe avec un paroissien à la main. Antirépublicain farouche. À écarter."

Pour un autre, le crime est d'ordre familial :

"Fait élever ses enfants chez les Jésuites. Femme d'une piété agressive qui fréquente le clergé local."

Chaque maçon local — qu'il soit médecin, instituteur ou commerçant — devient le juge d'un colonel ou d'un commandant dont il épie la vie privée.

Les carrières des plus brillants officiers de France se brisent sur ces dénonciations anonymes validées par la rue Cadet. Le général André signe les décrets de promotion les yeux fermés, sur les seules recommandations du Grand Orient. L'ambiance dans les mess de garnison devient délétère : les officiers se regardent en chiens de faïence, sachant qu'un mot de trop devant le médecin major ou le trésorier de la loge locale peut anéantir vingt ans de service. Cette inquisition maçonnique ronge l'outil de défense nationale à l'heure exacte où, de l'autre côté du Rhin, l'Empire allemand modernise son armée à marche forcée.

 

Le baiser de Judas de Jean-Baptiste Bidegain

Mais toute machine clandestine porte en elle le germe de sa propre destruction. En l'occurrence, le grain de sable s'appelle Jean-Baptiste Bidegain. Adjoint du secrétaire général Vadecard et maçon de haut grade, il commence à ressentir un profond dégoût pour cette dérive policière qui transforme le Grand Orient en annexe occulte du ministère de la Guerre. Surtout, Bidegain a des dettes et un besoin urgent d'argent. Mis en contact par des intermédiaires avec les milieux nationalistes, il comprend la valeur politique des documents qu'il manipule chaque jour. Durant l'été 1904, profitant des bureaux désertés, il glisse sous son veston des centaines de fiches originales.

 

 

Bidegain livre son butin à l'opposition contre la somme colossale de 40 000 francs de l'époque. Le piège se referme sur le gouvernement. Lorsque Villeneuve monte à la tribune, le ministre de la Guerre tente de crier au complot et aux faux documents. C'est alors que le député sort les originaux, écrits sur le papier du Grand Orient, portant les annotations de la main même du cabinet du général André. La preuve de la compromission de l'État avec la maçonnerie est irréfutable. Le système s'effondre en direct sous les yeux d'une France stupéfaite de découvrir que ses généraux sont nommés par un pouvoir de l'ombre en pleine bataille constitutionnelle sur la laïcité.

 

Le prix du sang et les morts suspectes

Les répercussions du séisme politique sont immédiates et sanglantes. Le général André, humilié et giflé à la Chambre, doit démissionner. Quelques semaines plus tard, c'est le chef du gouvernement lui-même, Émile Combes, qui est emporté par le scandale. Le Grand Orient de France, acculé, doit sacrifier ses dirigeants pour sauver son influence politique à la veille du vote crucial de la loi de 1905. Mais l'épilogue de l'affaire se joue dans l'ombre. Le 8 décembre 1904, à la veille de son procès pour l'agression de l'hémicycle, Gabriel Syveton est retrouvé mort dans son cabinet de travail, la tête coincée dans son poêle à gaz. Suicide opportun ou assassinat d'État pour faire taire l'homme qui en savait trop ? Le mystère restera entier.

Le véritable coût de cette trahison se mesurera dix ans plus tard, dans la boue et le sang de l'été 1914. En privilégiant l'alignement maçonnique des officiers au détriment de leurs compétences stratégiques, l'affaire des fiches a placé des hommes médiocres mais « républicainement sûrs » à la tête des régiments. Face à l'invasion allemande, ces généraux de salon s'avèrent tragiquement incompétents. Dès le premier mois des combats, le général Joffre devra limoger en urgence 134 généraux incapables, les envoyant loin du front, à Limoges. La France paiera au prix fort, par des dizaines de milliers de jeunes vies fauchées lors de la bataille des Frontières, la paranoïa politique de la rue Cadet.

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

Bibliographie & références

  • Guyot, J., L'Affaire des fiches : un système de délation sous la IIIe République, Éditions Perrin, 2001.
  • Bidegain, J.-B., Le Grand Orient de France : sa doctrine, son action, ses documents, Librairie des Saints-Pères, 1905.
  • Larkin, M., Religion, Politics and Preferment in France since 1890 : La République des Fiches, Cambridge University Press, 1995.
  • Annales de la Chambre des députés, Journal officiel de la République française, Séances des 28 octobre et 4 novembre 1904.


11 réactions


  • juluch juluch 7 juillet 12:13

    Un scandale d’état sous fond de dinguerie sur la Laïcité.

    L’affaire Dreyfus etait encore dans les mémoires....

    apparemment on a rien retenu de cette période.


    • Bonsoir @juluch,

      C’est tout à fait exact, vous mettez le doigt en plein dessus. On touche ici au cœur même du problème : cette fâcheuse tendance de l’Histoire à bégayer dès que le fanatisme et l’aveuglement politique prennent le dessus.

      L’affaire Dreyfus avait pourtant montré à quel point la machine d’État pouvait s’emballer et broyer des vies au nom d’une prétendue « raison supérieure ». Un siècle et demi plus tard, on a l’impression que les mécanismes de la paranoïa collective et de la manipulation idéologique n’ont pas bougé d’un iota. On instrumentalise de grands principes, on crée des coupables idéaux et on oublie totalement les leçons du passé.

      Merci pour ce parallèle très juste qui rappelle que la vigilance reste toujours de mise.


  • La Bête du Gévaudan 7 juillet 16:34

    La république socialo-maçonnarde a laminé le corps de officiers français à la veille de 1914, tout comme cette crapule communiste inculte de Staline a laminé le corps des officiers russes à la veille de 1941...

    Ces régimes idéologiques sont réellement pathétiques de bêtise... aujourd’hui encore, on a des blaireaux comme Mélenchon qui, à 75 ans bien frappés, en sont encore à nous ressasser les pires stéréotypes de la xénophobie d’état républicarde...

    Ironie de l’histoire : parmi les jeunes adolescents que leurs parents envoyèrent suivre leur scolarité en exil dans les congrégations religieuses... Yvonne Vendroux et Charles de Gaulle ! Ca vous donne une idée du milieu social et idéologique dont sont issus ceux qui sauvèrent en réalité la France, la république et la démocratie de l’hydre raciste totalitaire national-socialiste 40 ans plus tard. Une petite leçon d’humilité pour tous les flics du NKVD mental qui continuent à pulluler dans la « république ».

    Il faudrait déjà que la république devint réellement une république (neutre, et pour tous) et non une sorte de régime semi-totalitaire à la solde d’une idéologie débile et utopique de gauche.


    • Bonsoir @La Bête du Gévaudan,

      Vous formulez là une analyse implacable et je partage entièrement votre constat. C’est le propre de ces régimes purement idéologiques que de préférer la pureté partisane à l’efficacité réelle, quitte à saborder leurs propres forces vives. Les purges des fiches de 1904 en France ou les purges staliniennes de 1937 procèdent exactement du même aveuglement : préférer le courtisan soumis au serviteur compétent.

      En tant que monarchiste, ce genre de dérive me conforte dans l’idée qu’un régime enraciné, détaché des contingences électorales et des obsessions partisanes, est infiniment plus sain. Faute de mieux, on s’accommode tant bien que mal de cette République et de ses innombrables travers, mais force est de constater qu’elle passe son temps à scier la branche sur laquelle elle est assise.

      L’ironie historique que vous soulevez au sujet d’Yvonne Vendroux et de Charles de Gaulle est savoureuse. C’est la démonstration parfaite que ce sont les milieux traditionnels, catholiques et patriotes – précisément ceux que la République persécutait par anticléricalisme dogmatique – qui ont fini par sauver cette même République du désastre quelques décennies plus tard. Une sacrée leçon d’humilité que nos « flics du NKVD mental » feraient bien de méditer, eux qui continuent de distribuer les bons et les mauvais points républicains.

      Aujourd’hui, voir des figures comme Mélenchon agiter de vieux stéréotypes pour flatter un électorat montre bien que le logiciel n’a pas changé. Pour que la République soit un tant soit peu supportable, il faudrait d’abord qu’elle redevienne neutre et au service de tous, plutôt que de se comporter en officine semi-totalitaire dédiée au triomphe d’une utopie destructrice.

      Un grand merci pour ce commentaire d’une grande lucidité !


    • La Bête du Gévaudan 7 juillet 20:27

      Le grand juriste français Jean Bodin écrivait : « La meilleure des républiques, c’est la monarchie »... il s’appuyait en cela sur la longue tradition juridique occidentale du droit naturel...

      Le roi occidental n’est pas un despote mais le garant des droits des individus. Hélas, l’absolutisme puis la modernité démocratique ont fait du souverain (roi ou président) une sorte de dictateur plénipotentiaire confusément chargé de réaliser le bonheur du peuple... les tyrans communistes et nazis en sont les figures les plus caricaturales.

      Mais la formule de Jean Bodin rappelle que la tradition royale occidentale (synthétisée par Thomas d’Aquin) ne pose pas le roi comme un despote mais comme le garant de la res-publica... c’est ce que les modernes, ignorants du droit ancien, ont tendance à oublier.

      Alors que ce soit dans une république (monarchie/aristocratie élective) ou dans une royauté (héréditaire avec un contre-pouvoir parlementaire démocratique), il faut que la res-publica soit restaurée. Et en finir avec cette « prise d’otage » des institutions par un certain gauchisme à tendance totalitaire.

      Restaurons la république, avec ou sans roi !


  • Mustik E-Z 2027 7 juillet 16:43

    Un peu de complotisme.... chuuu...uut !

    Le BILDERBERG navigue au radar et aux satellites

    Les Loges de France et le Siècle ... à vue... par temps de brouillard !

     smiley smiley

     smiley


  • Tolzan Tolzan 7 juillet 19:12

    Merci pour votre focus sur le temps de la colonisation occulte du ministère de la Guerre par la franc-maçonnerie qui fichait les officiers… en sacrifiant la compétence militaire sur l’autel de la laïcité. Cette pratique fut coresponsable de la mort de centaines de milliers de jeunes Français, parce qu’au début de la guerre de 14-18, « la France subit plusieurs défaites importantes en août 1914, avec environ 250 000 à 300 000 pertes (tués, blessés et prisonniers) durant la seule bataille des Frontières, dont près de 75 000 soldats français tués en août 1914, ce qui en fait l’un des mois les plus meurtriers de l’histoire militaire française » (source : CHATGPT).

    Le point suivant mérite aussi d’être souligné : rien n’a vraiment changé concernant les relations entre le pouvoir et l’armée. Tout pouvoir cherche toujours à s’entourer de chefs militaires serviles. C’est ainsi que l’on doit comprendre les promotions fulgurantes du général Mandon qui passe en 5 ans de général 2 étoiles à général 5 étoiles pour être finalement nommé au poste suprême de Chef d’État major des armées (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabien_Mandon) et venir ensuite expliquer devant le congrès des maires de France, que les Français doivent se tenir prêts à sacrifier leurs enfants dans une guerre contre la Russie… même si le pays n’est pas explicitement nommé.


  • Eric F Eric F 7 juillet 19:29

    Je me souviens avoir lu une anecdote, selon laquelle Pétain a qui il avait été demandé de lister les officiers de son régiment qui vont à la messe, avait répondu qu’étant assis au premier rang dans l’église, il ne pouvait pas voir qui d’autre s’y trouvait.
    ....A l’époque il n’avait pas collaboré !


    • La Bête du Gévaudan 7 juillet 20:31

      @Eric F

      je crois qu’il s’agit du Maréchal Weygand.


    • La Bête du Gévaudan 7 juillet 20:39

      Dans ses mémoires, De Gaulle livre sa propre vision de Pétain (ainsi que de Mussolini et Hitler d’ailleurs) bien loin des clichés gaucho-modernes démagogiques et superficiels.

      De Gaulle livre une analyse à la fois inflexible et nuancée... inflexible parce-que nuancée... contrairement aux anti-fascistes contemporains (qui ne sont en réalité que de petits voyous bourgeois à tendance fascistoïde), De Gaulle pouvait se permettre d’avoir un point-de-vue adulte et nuancé... parce-qu’il avait aussi réellement compris les points de désaccords avec ses ennemis.

      Personnellement, entendre les héritier de Mitterrand, Bousquet et Doriot faire des leçons d’anti-fascisme a quelque chose de révoltant... d’autant que ces fumeurs de shit bourgeois n’ont aucune idée de ce que fut le vrai fascisme (qu’ils banalisent)... en réalité, ce sont des cabots prépubères et indignes se drapant dans la mémoire des résistants pour se donner un statut de brave. Les anti-fas contemporains sont exactement comme les gens qui se drapent dans la gloire militaire alors qu’ils sont des petits prétentieux affalés sur leur canapé. Ce ne sont pas des hommes d’état (en dépit de leur roulage de mécanique) mais des clowns sans épaisseur historique ni intellectuelle.


    • ahtupic ahtupic 7 juillet 21:58

      @Eric F
      Ah il n’était pas comme toi, donc :


Réagir



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor