DIEU ou la NATURE
Dieu n'a rien à voir avec la Nature. Le premier, tel qu'on le décrit ou l'imagine, fait à la perfection ce que l'humain essaie lamentablement d'effectuer. Malgré les images, les rêves, les miracles, il est rationnel. La Nature tout au contraire dépend d'une façon essentielle du hasard.
La Démocratie, que chacun ne peut que chérir, prévient-elle du pire, c'est à dire d'un totalitarisme qui ne laisse plus place à la différence, au hasard. Le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain par les deux chambres représentatives de la Nation permet d'en douter.
Alors que faire ?
Le foisonnement des idées saugrenues, les multiples tentatives avortées de paraître sincère, les logorrhées tribuniciennes des Hommes politiques ne doivent pas nous tromper, un modèle de société nous est bien proposé depuis longtemps. Il s'agit ni plus ni moins que de façonner un nouvel Homme qui ne sera plus assujetti à la reproduction sexuée dite naturelle. La Biologie moléculaire se chargera de trouver les alternatives nécessaires pour lesquelles le hasard fera entièrement place à la nécessité.
Revenons sur la voie naturelle.
La Nature met des milliers, des millions d'années, pour parachever un organisme. Les bactéries qui se reproduisent à l'identique ont laissé place à des êtres plus complexes et diversifiés, du bonobo au Directeur du FMI, grâce à la reproduction sexuée qui tire le meilleur parti possible de successions de hasards. Le hasard d'une rencontre entre un homme et une femme, même si des contraintes sociales peuvent limiter le choix, va conduire à un être unique, donc irremplaçable. Quelque circonstance particuilière peut conduire à une divergence et une nouvelle espèce apparaît. Tous les Hommes ont 99% de leur patrimoine génétique en commun mais ils partagent également 99% de leur ADN avec les chimpanzés.
Pour exister un être doit vivre et surtout survivre, c'est à dire se perpétuer. Ceci ne constitue pas un objectif pour la Nature, c'est une nécessité. Pour ce faire, tout individu devra se plier à des injonctions contradictoires dictées par le processus de reproduction sexuée. Le Beau peut être défini comme ce qui attire. Toute femelle doit attirer un mâle pour avoir une chance de se reproduire. Pour cela il faut que chacun en tire un plaisir intense pour l'un, au moins agréable pour l'autre. La recherche de jouissances individuelles constitue une préoccupation majeure de tous. Mais il faut encore que le résultat de la procréation soit élevé et éduqué dans de bonnes conditions jusqui'à ce qu'il devienne adulte. La Famille et sa stabilité sont empiriquement nécessaires pour obtenir ce résultat, ce qui limite fortement la tendance naturelle de trouver en dehors du cadre familial les jouissances que l'on convoite. La discipline de cette propension aux plaisirs immédiats héritée de la reproduction sexuée est l'élément central de la morale indépendamment de toute idée de transcendance. Les religions prêchent ce qui constitue une nécessité pour la survie collective.
Il est possible de s'écarter de la Nature et de pérénniser l'espèce en se substituant à elle et en devenant Dieu. Il faut alors fortement collectiviser les structures de société pour pouvoir offrir largement des équipements (crèches) et des subsides. Les résultats sont cependant décevants. Le taux de fécondité aux USA est de 1,64 enfants par femme et les chiffres des autres pays dits déveloippés sont du même ordre. Par contre, le Congo possède un taux de fécondité de 5,82, mais ce pays a conservé un droit coutumier. Au cours du temps, la population mondiale a augmenté d'autant plus vite qu'elle accroissait sa prédation sur les diverses ressources naturelles.
Les politiques publiques devraient tenir compte de ces paramètres peu contestables. Un nouveau sacré est de fait en passe de chasser tous les autres, il s'agit de l'argent. Si on en a on achétera les bébés, si on ne peut pas on triturera le matériel génétique pour en faire d'artificiels.
Le féminisme militant, la mise en avant des droits LGBT, l'IVG devenu marqueur social de réussite, permettent à des humains de devenir dieux. Un Homme nouveau doit prendre toute la place et ce nouvel Homme doit être une femme.
Les femmes avaient déjà prouvé qu'elles pouvaient être les égales des plus grands (Selma Lagerlöf, Marie Curie, Camille Claudel et tant d'autres), sous la férule des militantes féministes elles peuvent maintenant prétendre prendre la place des médiocres. Les partis fascisants des pays occidentaux sont d'ailleurs dirigés de nos jours par des femmes.

