vendredi 6 novembre 2020 - par Opposition contrôlée

Du « grand reset » économique au « grand reset » politique

 

Dans un précédent article, j'affirmais que le « grand reset » est une rationalisation de l'économie, non pas une destruction. Le problème n'est pas, en soi, de changer des pratiques quotidiennes rendues obsolètes par le développement technique, mais de savoir si ces changements vont vers l'émancipation ou au contraire le renforcement de notre servitude.

Il ne faut pas confondre le service que rend Amazon et le fait que ce soit une entreprise privée. Autant je ne me réjouis pas de savoir que l'ensemble de la plus-value atterrit dans les poches de quelques privilégiés parasitaires, autant je ne peux que constater que c'est la bonne manière d'organiser le commerce. Le problème d'Amazon, c'est le problème du capitalisme, la propriété privée des moyens de production, la captation de la plus-value par le capital aux dépens du travail, le régime du salariat.

En dehors de cela, du point de vue purement technique, c'est le modèle à suivre, et pas seulement pour le commerce, mais pour tous les aspects de la production. 

Entendu sur France 3 : « Amazon est une catastrophe écologique »

Vraiment ?

Qu'est-ce qu'un supermarché ? des milliers de mètres carrés de parking, d'immenses édifices de béton climatisés. Il s'y affaire quantité de caissières, d'agents d'entretien, de gondoliers réapprovisionnant les rayons, de vigiles, etc. et bien sûr de clients.

Ces clients viennent acheter leurs subsistances, nécessaires et superflus, en prenant leur véhicule individuel, pour acheter peu ou prou toujours la même chose. Ainsi se déploie le ballet des heures de pointe, des centaines de milliers de véhicules venant encombrer les routes, puis errants à la recherche d'une place de parking dans les labyrinthes d'asphalte. Vient alors cette autre errance, dans les rayons, pour accumuler dans son chariot toutes sortes de produits sous emballages jetables. Puis c'est l'attente à la caisse, retour sur le parking, et trajets vers la maison. Temps moyen de l'opération : 2 h 30.

Analysons en termes économiques, donc écologiques. Premier constat : tous ces processus sont terriblement inefficaces et coûteux en énergie. La valeur ajoutée du déplacement physique du client est nulle, ou presque. Ces comportements sont des archaïsmes hérités de l'âge d'avant le commerce électronique. Pensez aux frais que ce mode de consommation vient ajouter au seul but de l'opération : avoir des produits chez soi. Pensez aux frais généraux qui viennent s'ajouter sur le ticket de caisse. Une grosse partie du personnel du magasin, des immenses surfaces de parking et de circulation pour la clientèle. En cas de vente de denrées fraîches, il y a totale contradiction entre la nécessité de confort pour le client et de réfrigération pour la marchandise. Gâchis d'énergie encore dans l'éclairage permanent des surfaces. Et n'oublions pas la facture d'essence du client.

A contrario, le commerce électronique optimise tous les aspects de la logistique, autant le stockage, où toutes les surfaces sont employées efficacement (chambres froides etc.), que la distribution. Entre 20 déplacements de véhicules individuels et un trajet optimisé d'un véhicule de livraison, l'économie de carburant est énorme. Ceci désengorge les routes, réduit les primes d'assurance, limite les frais d'entretien...

Ce mode de distribution peut aussi résoudre la problématique des emballages. Moyennant des conteneurs réutilisables, standardisés, consignés, rendus au livreur. Un simple scan de code-barres par celui-ci peut déduire de votre facture le prix de la consigne. Fûts de bières, pots de lait, bacs plastiques et même cartons peuvent être remis en circulation après nettoyage.

Le cas des « petits commerces » est différent, selon la réelle valeur ajoutée de ce mode de distribution.

Autant, une boulangerie à proximité se justifie parce que la fraîcheur du pain est sa première qualité. Il sera aussi difficile de se faire couper les cheveux sur Internet... Mais, au-delà de quelques métiers de bouche, les exemples sont rares. De manière générale, le petit commerce est la forme la plus sous-optimale de la raison d'être du commerce : réconcilier l'offre et la demande. Je veux du beurre, je me passe du sourire de la crémière. Incapables d'économies d'échelles par l'achat en gros, il cumule les tares de la mauvaise utilisation des surfaces et de l’addition des frais généraux, pour offrir un choix de produits limités. 

L'argument du « conseil » ne tient pas non plus. Rien n'empêche de communiquer ces conseils par voie électronique. Beaucoup se désolent de la situation des libraires. Je ne trouve aucun argument en leur faveur. Je suis attaché au livre physique, papier, mais je les commande, souvent d'occasion, sur Internet. Le monde est ma librairie. Je me flatte d'avoir une belle bibliothèque, dont beaucoup d'ouvrages « techniques » ou spécialisés, édités dans un cadre universitaire et très rarement republiés. Où aurais-je trouvé, dans une librairie de quartier, la « transcription des manuscrits des rapports des agents du ministère de l'Intérieur à Paris entre 1793 et 1794 », ou l'intégrale des « actes de la Commune de Paris » entre 1790 et 1795 ? Où aurais-je trouvé des manuels de guérilla ? Qui aurait distribué « Le commentaire du Verset de la Lumière », éminent ouvrage de philosophie Perse ?

Certains vont s'émouvoir pour tous les « emplois » perdus. Mais ces emplois sont coûteux et en pure perte. Un intermédiaire de plus sur la route entre le producteur et le consommateur, un intermédiaire gourmand et peu efficace a tout point de vue. L'économie réelle, c'est-à-dire celle qui a pour but de rendre un service réel aux individus, gagnerait à payer ces gens pour qu'ils ne travaillent plus, et cessent de parasiter la chaîne de valeur. Ceci économiserait beaucoup d'énergie, de temps, d'espace.

Certains vont se désoler à l'idée que leurs chers centres-villes n'aient plus de boutiques. Ici on touche au cœur du problème de l'horreur de l'idéologie bourgeoise. Malheureusement, durant des décennies, le marché a été soutenu par la décérébration des masses pour les transformer en consommateurs, faisant de la sortie « shopping » un « loisir » apprécié. Psychologues, statisticiens, scientifiques ont travaillé à faire rentrer la morale bourgeoise de boutiquier dans les cerveaux, dès le plus jeune âge. « On est ce qu'on possède »... Ainsi, je devrais me sentir honoré, en sortant d'une boutique, d'avoir vécu « une expérience shopping », due au bel assortiment de la décoration, et aux brèves banalités échangées avec le personnel. Ceci me coûtera une surprime de 60% sur la valeur réelle de mes achats... Je pourrais dire « c'est un choix de vie » que la fascination pour le shopping, mais ça n'en est pas un. Rien de naturel là-dedans. C'est l'aboutissement du travail scientifique de persuasion, véhiculé par la publicité mais aussi par une certaine « culture », séries télévisées, films à grande audience etc... 

Que devrait-il y avoir dans les centres-villes s'il n'y a plus de boutique ? Si les mots « citoyenneté » et « république » avaient un sens, les espaces libérés devraient accueillir des associations, des agoras, des lieux d'exposition... Les panneaux publicitaires devraient être remplacés par des maximes philosophiques et de la poésie. Auraient dû se répandre dans tous les espaces municipaux ce qui faisait le cœur de chaque village français, fût un temps, métaphoriquement parlant, l'église, la mairie, l'école et le bistrot. Débarrassé des contraintes de la matière, cultiver l'esprit.

Le fait que les bouleversements de nos modes de vie soient décidés « par le haut », sans débat et sans consultation, trahie le fait que le « citoyen » est laissé dans l'ignorance des enjeux, dans l'impuissance de contrôler sa destinée. « Grand reset » économique, oui, mais la contrepartie doit être un « grand reset » politique.

Il faut mettre la technique au service de l'Humain, pas l'inverse. Donner un sens à la communauté nationale et à la souveraineté du peuple. Faire que le « progrès » soit véritablement un progrès, spirituel, social et moral, et pas un mode d'accaparement perfectionné du petit nombre, obsédé par la domination et la possession. L'enjeu est et reste la redistribution des richesses, le droit à l'existence et l'égalité des jouissances, comme juste rétribution de la participation volontaire à l'édifice social.

 

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793

Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l'objet de sa mission. En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.

Article 1. - Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.



20 réactions


  • sylvain sylvain 6 novembre 2020 14:57

    c’est une bonne approche . Qu’est ce que les supermarchés offrent de mieux qu’amazon ?? on ne s’y parle pas, on ne s’y regarde même pas en général . Les emplois de caissière ou de mise en rayon sont aussi nuls que ceux de préparateur de colis ou livreur . Au moins il n’y a pas encore de caméras pour surveiller le livreur dans sa cabine...

    La différence qui devrait nous inquiéter, c’est qu’on a aucun amazon en france, même pas en europe, qu’il n’y paie aucun impot et qu’il n’y a aucun controle politique possible dessus, il est plus puissant que la france . Une autre différence est qu’amazon est encore plus centralisé que les supermarchés : dans le monde, il y a amazon et alibaba, aucun autre ne compte


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 6 novembre 2020 15:12

      @sylvain

      l’autre différence, c’est la traçabilité, encore un peu compliquée avec les grandes surfaces où on peut payer en liquide, mais totalement contrôlée avec les achats en ligne : historique, contacts, segment de consommatuer, consultation de sites, tendances politiques, déplacements....
      les californiens ont développé internet, les chinois ont développé le contrôle social et l’association des deux est en train de produire ce dont aucun « dictateur » du vingtième siècle n’aurait osé rêver.
      et tout le monde (y compris moi qui suis en train de taper sur mon clavier) est tellement accro à cette drogue que les dominateurs n’ont même pas besoin de se livrer à de la prédation : les soumis se livrent tout ficelés, de leur plein gré ; certains en redemandent


    • Francis, agnotologue Francis 6 novembre 2020 15:24

      @Séraphin Lampion
       
       le contrôle ne serait rien sans la coercition : ce contrôle permettra d’interdire les transactions financières à tous ceux qui ne marcheront pas dans les clous.
       
       Quand par ailleurs on sait que les contrôleurs ont des projets eugénistes, on peut craindre le pire.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 6 novembre 2020 17:34

      @sylvain
      Les généraux français, en 1914, disaient de l’aviation : « tant qu’ils ne font pas peur aux chevaux... »


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 6 novembre 2020 21:23

      @Super Cochon
      Il faut lire un peu plus que le titre... 


  • Francis, agnotologue Francis 6 novembre 2020 15:26

    Sa maison brûle et l’auteur regarde ailleurs.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 6 novembre 2020 17:13

      @Francis
      En effet, j’ai certainement le tort de regarder le pyromane plutôt que la maison en flamme.


    • Francis, agnotologue Francis 7 novembre 2020 09:03

      @Opposition contrôlée
       
       ’’En effet, j’ai certainement le tort de regarder le pyromane plutôt que la maison en flamme.’’
       
       C’est con, surtout quand le pyromane est le chef des pompiers.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 novembre 2020 10:11

      @Francis
      Cessons là les paraboles foireuses.
      Qu’est-ce-que vous ne comprenez pas dans l’article ? J’essaye, comme dans le précédent, d’expliquer la rationalité des mesures dont le covid sert de prétexte. D’expliquer aux gens sidérés devant la destruction de leur routine petite-bourgeoise, que celle-ci est tout simplement devenue aberrante, obsolète. Qu’il n’y a nul besoin de convoquer des complots d’illuminatis, de Rothschild ou que sais-je, pour voir que les transformations de la société suivent simplement l’évolution technologique.

      Je n’ai aucun doute sur le fait que j’attirerais bien plus de commentaires positifs, d’étoile jaunes etc. en soutenant le syndicat des lavandières et en célébrant la convivialité des lavoirs, mais au temps de la machine à la laver, ça revient à témoigner de l’empathie pour les dinosaures.


    • Francis, agnotologue Francis 7 novembre 2020 10:25

      @Opposition contrôlée
       
       Qu’est-ce que je ne comprends pas ? Mais des phrases telles que celle-ci par exemple :
       ’’ J’essaye, comme dans le précédent, d’expliquer la rationalité des mesures dont le covid sert de prétexte.’’
       
      Vous auriez écrit :
      ’’J’essaye, comme dans le précédent, d’expliquer l’irrationalité des mesures dont le covid sert de prétexte.

      ’’
       J’aurais compris.
       
      Ou cette autre : ’’expliquer aux gens sidérés devant la destruction de leur routine petite-bourgeoise, que celle-ci est tout simplement devenue aberrante, obsolète. Qu’il n’y a nul besoin de convoquer des complots d’illuminatis, de Rothschild ou que sais-je, pour voir que les transformations de la société suivent simplement l’évolution technologique.’’
       

       En somme, je comprends que pour vous, ces masques et confinements sont inéluctables et c’est de notre faute à nous, les gens.

       
       

      « Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables. » (Raoul Vaneigem)


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 novembre 2020 10:59

      @Francis
      Ça nécessite effectivement un éclaircissement.
      Je fais partie de ces gens qu’on appellera « corona-négationnistes ».

      J’écoute fidèlement Raoult, non pas parce qu’il me rassure ou que sais-je, mais parce qu’ayant moi-même fréquenté les milieux de la statistique, y compris médicale, je le trouve très instructif, intéressant du point de vue scientifique, corana ou pas. Il ne cesse de répéter depuis le début « la mortalité de cette maladie reste très faible et ne concerne que des gens à très faible espérance de vie ». Bref, je vous passe les détails, mais pour moi cette histoire de virus est une escroquerie.

      Je ne m’étonne pas dès lors, que toutes les mesures attenantes, masques etc. sont des pitreries, et une pure manipulation des masses. Mais il y a assez (trop même) d’articles à ce sujet.

      J’essaye dans mes articles de répondre à la question « pourquoi ? » Et là tout converge et tout devient rationnel. J’ai abordé la question des impacts de la numérisation de l’économie, en particulier l’impact sur les classes moyennes, dans mon article précédent, et montré pourquoi le télétravail doit s’imposer.

      Je rédige en ce moment un article sur les problématiques énergétiques, et ferai finalement un article de synthèse, s’appuyant sur les précédents  qui restent évasifs, j’en conviens  pour répondre clairement à cette question fondamentale, « pourquoi toutes ces conneries ».


    • Francis, agnotologue Francis 7 novembre 2020 11:40

      @Opposition contrôlée
       
      Je comprends mieux. Nous sommes même d’accord.
       vous savez, sur les réseaux il faut écrire au premier degré, de manière limpide : chaque mot compte, sinon ça fait surtout du bruit.
       
      Mitterrand disait : « on ne sort jamais de l’ambiguïté qu’à son détriment » J’ajoute : parole de chef, voire de prédateur.
       
      Nous les sans grades, notre seule arme c’est la vérité, la clarté du discours, la pensée même, tout ce que la novlangue cherche à étouffer..


  • perlseb 16 février 19:06

    Merci pour cet article (que j’avais déjà lu précédemment).

    Effectivement les échanges devraient être bien mieux gérés mais je suis contre l’idée de « commerce » (bénéfice dans l’échange qui est à l’origine de la monnaie, le vol). Pour que les échanges ne soient pas du commerce, il faut supprimer tout cet archaïsme de propriété privée et de savoir faire : tous les procédés de fabrication doivent être connus et diffusés, et c’est le temps qu’on passe (en fonction du procédé utilisé, investissement et maintenance amortis) qui devrait faire la valeur des biens ou services échangés (aucun profit).

    Avec le marketing, des produits emballés de manière identique ne sont plus les mêmes qu’avant (baisse de qualité). Dans l’autre sens, des produits parfaitement identiques vendus sous des marques différentes ont un prix différent.

    Mais on peut aller plus loin qu’Amazon : pourquoi tous ces transporteurs privés différents ? Pour avoir du choix ? Ma ruelle est difficile d’accès, seule la Poste me livre réellement à domicile.

    Un gros camion par jour pour un village et qui récupère éventuellement tout ce qui a été produit. Voilà le seul déplacement réellement utile économiquement. Il n’y a pas à se désoler de ces pertes d’échanges humains, il sont complètement faux (sourire commercial).


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 16 février 19:11

      @perlseb
      Nous sommes d’accord.
      Plus de vaine concurrence dans les savoirs et procédés. Plus d’accaparement de la plus-valu du travail par des propriétaires des moyens de production.


    • perlseb 16 février 19:54

      @Opposition contrôlée
      En fait, je crois que je suis d’accord sur tous vos articles,.. sauf sur le lien entre énergie et « développement ». Il suffit de comparer la consommation d’un cerveau humain à celles des machines actuelles qui cherchent à l’imiter (encore sans succès heureusement) pour se rendre compte que la dépense énergétique n’est pas synonyme de développement.
      La dépense énergétique est plutôt un révélateur d’inefficacité, de technologies balbutiantes, de mauvaise organisation...
      En électronique, c’est la diminution de la taille des composants qui a permis d’augmenter la puissance de calcul ... pour une consommation d’énergie toujours moindre (sinon aucune miniaturisation possible).


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 16 février 20:01

      @perlseb
      Je parle du développement matériel, qui caractérise nos sociétés sous le label de « progrès », mais je n’en suis pas un disciple. 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 16 février 20:05

      @Opposition contrôlée

      Faire que le « progrès » soit véritablement un progrès, spirituel, social et moral, et pas un mode d’accaparement perfectionné du petit nombre, obsédé par la domination et la possession. L’enjeu est et reste la redistribution des richesses, le droit à l’existence et l’égalité des jouissances, comme juste rétribution de la participation volontaire à l’édifice social


    • perlseb 16 février 20:51

      @Opposition contrôlée
      Encore une fois, entièrement d’accord. Je suis anti-élitiste. Pour moi des Mozarts qui n’ont jamais touché un instrument de musique de leur vie (encore moins appris à lire la musique), il y en a des wagons. Et même si Mozart était un « génie », on ne pourra jamais affirmer que tous les paysans qui l’ont nourri n’auraient pas pu faire quelque chose de merveilleux aussi (pas forcément de la musique d’ailleurs).

      C’est très difficile de trouver sa voie, et même en ayant plus de connaissance, on ne trouve pas toujours sa passion ou pire on n’a pas de temps à y consacrer. Alors doit-on rémunérer mieux ceux qui ont la chance de trouver leur voie et qui, par conséquent, participent plus à l’augmentation de notre patrimoine commun ? Pour moi, ça serait les avantager 2 fois.

      Et à partir du moment où n’est pas d’accord avec cela, alors tous les écarts sont permis. En l’occurrence, certains hommes se comporteront comme des bergers et les autres comme leur bétail tout en l’acceptant telle une bénédiction.

      L’élitisme est avant tout un immense gâchis. Je sais qu’une fois détruit, certains deviennent irrécupérables, mais ne peut-on pas éviter au maximum toutes ces destructions au lieu de s’en servir comme justification ... pour d’autres destructions.


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