mardi 16 février 2016 - par alinea

Élections pièges à cons

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 Le temps passe si vite, je ne pensais pas que cela arriverait si tôt.

Nous y voilà à nouveau. Je me souviens, il y a quatre ans, il faisait très très froid au moment de la pleine lune de février, le 7. Nous avions pris le bus pour nous rendre au meeting de Montpellier. Plus de cinquante bus comme le nôtre, alignés sur l'immense parking - bonjour les hectares goudronnés - du Palais des Sports ou assimilé. Des milliers de voitures qui n'étaient pas venues à vide. Un meeting c'est pour réchauffer les cœurs, donner du courage et... de l'espoir.

Tout ça pour ça.

Tout ça pour constater que quelques erreurs de tactique ont engendré un raz-de-marée d'invectives, de rejet, de haine.

Tout ça pour s'apercevoir que peu de gens ont l'esprit assez large pour qu'il sorte de la misère de la petitesse que nous partageons.

Quand on voit à quoi les gens s'intéressent, les petites embrouilles, les secrets d'alcôve, les malversations d'untel -les chiffrant et se les opposant comme preuve irréfutable de la vénalité du camp adverse-, les fortunes inventées ou tues, des recherches infinies pour des détails tous aussi complaisants dans l'abjection les uns que les autres comme s'il était impossible de s'en extraire, l'attrait pour les magouilles qu'il faut inventer quand il n'y en a pas, et puis cette merveille : il est dans le système ! Comme si quiconque pouvait s'en échapper !

Quand je lis les injures, les vulgarités d'esprits bas, je sens bouillonner une violence de rancoeur et de jalousie, un mal-être individuel qui attend il-ne-sait-quoi ; ou bien, un peu plus élevé, la tempérance d'esprits consensuels qui ne rassemblent pas parce que, pour faire consensus, il faut gommer, gommer les reliefs et cela finit toujours par ressembler à de la complaisance. Les véritables analyses sont rares et peu accessibles.

Le mal-étant espère l'être parfait qui viendrait donner les armes de la réussite, ou bien de l'amour, ou celles de la reconnaissance, mais chacun a le sien qui n'existe pas ; tout cet infantilisme, ces certitudes des imbus de soi qui ne peuvent se confronter, pour grandir, à personne mais sont prêts à en découdre avec le premier péquin qui passe en baillant aux corneilles ou regardant pousser les fleurs. Ils braillent, ils éructent ; ils sont malheureux. Le premier talent de plume qui passe se rengorge d'insignifiances ou de futilités arrimant à ses basques les foules pâmées.

La pensée a disparu, c'est rien de le dire, ne reste qu'une forme, et c'est selon, agressive ou séductrice. Il faut donc être séduit et si on ne l'est pas, on agresse ! C'est le bipartisme !!

Ainsi j'ai l'impression que les carottes sont cuites et que l'annonce de Jean-Luc Mélenchon de se proposer à la course pour la Présidence a des relents de désuétude.

http://melenchon.fr/2016/02/11/je-propose-ma-candidature-a-lelection-presidentielle-de-2017/

 

Je le sais sincère et son enthousiasme me touche. Mais je crains le pire.

Et puis, repassant dans ma tête toutes les épreuves passées, un peu flippée à ma table mais sensible au renouveau proposé, mon regard s'est posé sur mon chat. Très concentré, attentif, beau dans son attitude de jeune curieux qui hoche la tête ou se recule devant l'insecte qui marche droit devant lui, sous le halo de la lampe, grimpant puis retombant, repartant puis s'envolant, provoquant de temps à autre un mouvement de patte doux qui ne veut pas blesser ; jouer peut-être. Et j'ai pensé que je ferais mieux d'être mon chat, curieuse et attentive, concentrée sur les choses très proches.

Le monde me dépasse, je n'y suis rien, même pas les moyens de faire des kilomètres pour des réunions inutiles.

J'aimerais y croire, être soutenue et trouver la force ; mais je ne vis pas en vase clos. On m'a jetée de dire des vérités car chacun dans son giron chaud se croit fort et n'aime pas la menace d'en être délogé. Mais je vous le dis, quand on n'a pas de giron, quand la précarité est votre mésalliance, vous voyez le monde d'une autre façon. Je n'ai pas de rancoeur, mes déceptions ne me rendent pas méchante. Mais je rêve d'un peuple conscient, éveillé, politisé et qui se serre les coudes pour virer l'oppresseur si seulement il était le même pour tous. Un mouvement populaire qui pousserait un personnage, celui-là, à aller au bout de nos volontés … mais quelles volontés ? Rien ne coagule, notre sang ne semble n'avoir plus de plaquettes et il est anémié, s'étant nourri de tant de mollesses.

Ou bien, laissons les grands bourgeois s'occuper de Juppé/Sarko ou Hollande, et nous de Le Pen et Mélenchon. La gauche, la droite, qui ne veulent pas si rien dire. Dix pour cent pour les pourris, quatre vingt pour nous, laissons une marge pour les collabos, les paumés...

Alors, les racistes qui s'imaginent que Mélenchon veut faire venir tout le Maghreb en France, qui n'ont pas voulu comprendre qu'il prônait des relations d'égal à égal avec eux dans leur pays de manière à ce que leur niveau de vie augmente et qu'ils n'aient plus envie de s'exiler pour croûter, les racistes donc, voteraient pour Le Pen, qui , telle Jeanne d'Arc les boutera hors de France ; les autres, les plus sereins comprennent que beaucoup sont français. Beaucoup ? Presque tous.

On parle de de Gaulle avec des sanglots dans la voix, j'en ai même vu qui faisait le panégyrique de Giscard ! Mais ce refus de la réalité, cet entêtement à s'aveugler a quelque chose de louche. Et s'il faut faire un tour dans le passé pour trouver modèle pour l'avenir, pitié, pas ces deux-là.

Les réfugiés actuels, à foison, dont on ne sait au juste qui ils sont, et ceux qui viendront si Erdogan est trop gourmand ou qu'il n'honore pas son engagement et qui seront, eux, les gentils rebelles chers à Fabius, virés d' Alep. Comment se fait-il que l'Allemagne ait tant besoin de bras alors qu'il y a tant de chômage et de petits emplois ? Sarkozy a dépensé beaucoup d'argent pour renvoyer les indésirés. Tout ça pour ça ? Alors il faut peut-être oublier de se focaliser sur les détails, addictifs comme les épisodes d'un feuilleton, et s'intéresser au fond pour comprendre. Car le faisant, nous éviterons de passer notre énergie à ce pour quoi nous ne pouvons rien à en négliger notre propre maison.

Et ce fond nous éloigne de la vie parisienne aussi haletante et dangereuse soit-elle et nous fait penser que continuer notre petit rituel quinquennal « comme si de rien n'était » est une bourde de nantis, privilège et protection.

Ce qui se passe chez nous a dépassé les frontières de notre politique intérieure ; certes il y aura à faire pour améliorer le sort de certaines gens, mais est-ce la peine pour cela de rentrer dans le grand bal des primaires, des discours propagande qui sonneront encore plus creux que d'habitude, des projecteurs et des mensonges plus ou moins honnêtes selon qui les profère. Aussi les invectives, les empoignades, d'un camp ou d'un autre, ici ou ailleurs.

La répétition peut être un rituel qui nous nourrit, un rythme qui nous structure, une coutume rassurante. Mais vidée de son sens, c'est une pantalonnade, une bouée crevée, un leurre. Quel est notre choix : croire encore - bien que ce ne soit pas un choix, mais un état -, jouer le jeu malgré tout, s'accrochant à la belle idée que voter est notre droit et notre devoir ? S'abstenir, se démarquer dans un anonymat stérile ? Ou bien attendre en mangeant et buvant, que le système s'écroule de lui-même ? C'est vrai que, quoique l'on fasse, on attend, passifs ou actifs impuissants.

Quand on ne peut pas faire de grandes choses, faisons de petites choses ; c'est un conseil de sagesse chinoise que l'on peut très bien adopter.

Ces petites choses, je pense que Mélenchon, qui se libère des partis et des laisses qu'il avait autour du cou, peut très bien les promouvoir ; l'heure n'est plus au « tout ou rien », et depuis un moment déjà. Lui, ne correspond pas plus à mes idéaux qu'aux vôtres cependant, ses buts - il est souverainiste, on le dit « populiste » ! - sont essentiels ; il veut donner une forte impulsion à d'autres technologies énergétiques, il est soucieux de l'environnement, pense qu'il est possible de redonner leurs chances à tous les savoir-faire qui ont été jetés aux oubliettes, avant qu'il ne soit trop tard.

Je voudrais ici juste faire un petit aparté, une petite mise au point. Je lis bien souvent ici plus qu'ailleurs, que Mélenchon est un vendu au système puisqu'il a donné comme consigne de voter Hollande. C'est tellement spécieux comme argument que j'ai du mal à écrire un tel truisme : d'une part, ceux qui lui reprochent cela ne savaient pas plus que lui ou que d'autres, la politique que mènerait Hollande ; certes nous savions quelle était sa position au sein du PS, mais puisque c'était lui ou Sarkozy, le choix n'était pas large. D'autre part, issu lui-même de ce parti mais toujours dans son aile gauche, Mélenchon disait ne pas se placer dans l'opposition à l'instar d'une UMP ou d'un FN, et affirmait qu'à gauche, c'est ainsi que l'on agissait depuis la nuit des temps, donner ses voix à celui qui arrive en tête. Mais la tête qu'il faisait en disant cela n'était pas due seulement à la claque qu'il venait de recevoir, son cerveau gauche dictait sa conduite tandis que le droit grimaçait.

Il n'est pas dans mon intention de faire une quelconque propagande, parce que je n'aime pas la propagande qui abêtit et qui pourrit notre politique. Juste à appeler à un peu de raison, un minimum d'objectivité, essayer de poser à plat les propositions pour repousser l'irrationnel de réactions parfaitement infantiles qui fait rejeter sans plus de regard ce qui a déçu ou ce qui n'est pas dans les détails ce que l'on attend. Déçue, je l'ai été autant que ceux-là qui se bloquent, mais un blocage, jamais, ne dénoue une situation.

Pour en revenir à mon titre, on voit bien que tout ça est un jeu de dupes. La démocratie ne peut se vivre qu'en connaissance et conscience, et l'on comprend bien pourquoi elle subsiste dans son apparat dans nos pays ; pour les dirigeants, le peuple est une masse que l'on manipule et ceux qui gueulent le plus fort me semble bien être ceux qui sont le plus manipulés. Car croire à la solution miracle ou afficher un rejet qui ressemble à un caprice d'enfant, ne font pas partie des atouts d'un peuple adulte. Un peuple adulte prend en compte la réalité et ajuste ses positions sur ce qui est possible. Car il faut bien comprendre que le dégoût du peuple pour la politique fait le jeu des puissants, à moins que ces dégoûtés de tout ne sacrifient leurs joujoux, leur encore petit confort, et bloquent activement, et c'est simple, le jeu éternel des puissances qui ne se contentent plus d'exploiter mais sapent jusqu'à la moindre parcelle de dignité des travailleurs.

C'est un piège dans lequel on peut néanmoins avoir envie de se laisser enfermer, parce qu'on le connaît et parce que garder une situation inconfortable, même pénible, est plus facile que bouger pour en changer. On le sait. Et les puissants le savent aussi. Je rêve qu'on les détrompe.

Le seule liberté qui nous reste, si l'on ne veut pas se contenter de sauver des petits bouts, c'est un blocage, effectivement, mais de tout, et qui nous engage ; qui nous engage à la désobéissance, à la grève générale, à ne plus donner un sou aux transnationales... et cela est courageux puisque cela affecte directement les ressources de notre existence. Or ce courage, je ne le vois pas. Et je ne pense pas le trouver chez ceux qui rejettent tout en bloc, se riant des nuances et, surtout, qui comptent sur un autre pour les satisfaire. Parce que ces petits délires, ces petites haines, ces grandes certitudes n'existent que grâce aux banques ! Or il suffit d'aller faire un tour dans la Deutsche Bank, qui n'a pas de « q », ou outre Atlantique chez les trop grosses qui pensent pouvoir toujours rouler, pour comprendre qu'il est proche le temps où de tout cela il ne restera rien !

Prendre sa vie en main, tout seul ou avec quelques-uns, c'est bien ; le faire ensemble, c'est mieux. Or cela fait trente ou quarante ans que cette possibilité est sapée, délibérément, par les tenants d'un pouvoir arbitraire que l'on n'hésite plus à nommer « dictature ». Qu'est-ce qu'une dictature ? Couper l'herbe sous les pieds d'un peuple que l'on déshérite de ses propres victoires. Ceci est fait. Lui couper l'herbe sous ses pieds, jusqu'à gommer l'ombre d'une velléité d'émancipation. Ceci est fait, sauf ça et là quelques poches d'irréductibles. Quelle que soit la manière dont elle le fait. Les armes, la menace, la répression, l'abrutissement.

Mais au delà de tout, couper sous nos pieds ce qui nous nourrit, ce qui nous abreuve, ce qui nous oxygène mais... avec quelques complicités remarquez... et le problème est bien là.

La guerre que l'on nous prépare est l'exact inverse de nos intérêts ; non seulement Bouygues de frotte les mains à l'idée d'aller rebâtir la Syrie - c'est une image, tous les autres aussi -, les marchands d'armes s'engraissent et nos politiques se repaissent de leurs héroïques décisions !

Soit on se bouge avant, soit on se débrouille après, mais quelque soit le scénario qu' Erdogan et ses amis de l'OTAN ou d'ailleurs nous concoctent, il nous faudra faire la politique de notre pays.

On ne combat le mal qu'en oeuvrant vers le bien. Et le bien n'est pas de les laisser faire.



155 réactions


    • JMBerniolles 17 février 2016 10:27
      @alinea

      Mélenchon n’est pas un nouveau né en politique et il s’intéresse naturellement à l’Afrique.
      Il ne peut tout de même pas croire aux frappes chirurgicales (c’est valable aussi pour les bombardements russes en Syrie)
      Il n’est pas innocent au point de ne pas savoir que la Libye a beaucoup de pétrole et que le but de l’opération est de le lui piquer... en même temps que de liquider l’ influence de Kadhafi en Afrique et laisser aussi indirectement le champ libre aux djihadistes d’Aqmi.

      Quand on est plongé dans le domaine politique international (il est député européen) et que l’on voit depuis des années les palestiniens en être réduits à lancer des pierres contre l’occupant, on se doute tout de même qu’une révolte spontanée armée jusqu’aux dents est nécessairement organisée par une puissance extérieure. Pas difficile de savoir qui.

      Il est important de connaître les hommes politiques qui prétendent au pouvoir. Le passé de Mitterrand (qui a poursuivi la répression en Algérie) explique totalement ce qu’il a fait ensuite au pouvoir.

      Je pense que ce que vivent les grecs aujourd’hui est terrible et désespérant. J’imagine que vous ne voudriez pas vivre cela en France. Personnellement j’ai subi douloureusement la Gauche plurielle, comme personne engagée sur plusieurs dossiers qui concernaient l’avenir de notre pays.
      Jospin a été dénoncé comme étant manipulé par la CIA. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ce que j’ai constaté est qu’il a commencé à vendre la France et à la démolir (notamment à Lisbonne 2000 où la démolition de notre enseignement s’est discutée et formalisée).

      Je vois que vous avez une excellente capacité d’analyse indépendante. Mais aller au bout de cette démarche n’est pas facile.


    • JMBerniolles 17 février 2016 10:37
      @Fifi Brind_acier

      Mais là vous parlez de la guerre d’Algérie. Des gens de ma famille y ont aussi laisser leur vie.

      Assez rapidement la solution en Algérie a été l’indépendance avec la présence des français d’Algérie dont l’immense majorité n’étaient pas des colons. Vous savez bien que les USA ne voulaient pas ce cette option qui auraient créé un grand pays moderne et indépendant en Afrique.
      D’où la manipulation de l’OAS par la CIA. Et les attentats contre De Gaulle qui tentaient de mettre en œuvre ce type de solution.



    • Shawford 17 février 2016 13:03

      @« jade »

      Beb, joli temps à Villepreux, fréro ? smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 février 2016 20:33

      @JMBerniolles
      Nous ne parlons pas de la même chose. La colonisation de l’ Algérie, c’est au 19e siècle, à partir de 1830.


    • xantrius 18 février 2016 20:34

      @Le421
      « branlage de mouche », il est bon celui la !


  • Fergus Fergus 16 février 2016 19:03

    Bonsoir, Alinea

    A te lire, l’on sent bien que « politique politicienne à la française » et « moral au beau fixe » sont totalement incompatibles. Et tu as raison bien sûr de faire ce constat consternant de l’état de l’offre dans notre pays.

    Pour ce qui est de Mélenchon, il est à craindre pour lui que son aventure électorale ne tourne au flop. Pour plusieurs raisons :

    1) Il ne peut plus apparaître comme un homme neuf.

    2) Sans la logistique et les militants du PC, il connaîtra d’énormes difficultés. Or, le PC, n’a pas du tout goûté (euphémisme !) cette déclaration de quasi-candidature sans le moindre contact préalable. Qui plus est, le PC, misant sur une mise à l’écart de Hollande, entend bien jouer la carte de la primaire de gauche, ne serait-ce que pour sauvegarder quelques rares bastions lors des législatives en échange d’un ralliement au vainqueur de ladite primaire. Bref, le PC, en mode « sauve-qui-peut », n’a pas changé d’un poil !

    3) Vouloir s’appuyer sur le peuple, et seulement sur lui, c’est courir le risque de ne pas obtenir les 500 signatures. Et ça, c’est un très gros écueil dans la démarche de Mélenchon.

     


    • alinea alinea 16 février 2016 19:17


      Je n’y crois pas Fergus, mais je le trouve assez courageux ; peut-être qu’à part ses proches, ses militants, et moi, personne ne sait qu’il est sincère. 
      Je suppose qu’il va prendre une claque monumentale, mais pas comme ceux qui la lui donneront le croient : il ne veut rien pour lui Mélenchon !
      Ils donneront leurs voix à Marine et, inutilement aux autres qui sont si purs !
      Je suis à bout, la connerie ambiante est trop forte pour moi.
      Quelqu’un d’autre se serait présenté dans cet état d’esprit, j’aurais été toute ouïe car je me fous du gus ; mais il n’y aura personne !
      Quant au PC, puisqu’il n’est plus rien au PG, c’était sûrement une manière de leur dire merde ; car les ayant écoutés, les cocos, il s’est grillé !
      C’est drôle, j’ai toujours été contre le FdeG ; ce genre de rapprochement se fait sur la dernière ligne droite, pas avant le départ !


    • Le421... Refuznik !! Le421 16 février 2016 19:32

      @Fergus
      Vouloir s’appuyer sur le peuple, et seulement sur lui, c’est courir le risque de ne pas obtenir les 500 signatures...

      Ce qui lui confère la respectabilité du type qui ose prendre des risques.

      Les autres, en comparaison, ne sont que des tafioles affairistes, vendant leur arrière-train pour un petit plaçou. La compromission de Laurent avec les socialistes m’a fait fuir le PC à la française.
      Pour moi, un communiste, ce doit être franc du collier.
      Ca ne fricote pas avec n’importe qui pour une assiette de soupe chaude.

      Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Mélenchon, pour moi, c’est l’un des moins pire, pas forcément le meilleur.
      A choisir entre lui et la blonde ( qui n’est pas une pintade de l’année, permettez !!), je n’ai aucune hésitation.
      De toute façon, il ne sera jamais au second tour.
      La France vote irrémédiablement à droite. Depuis des décennies.


    • Fergus Fergus 16 février 2016 20:35

      Bonsoir, Le421

      « Ce qui lui confère la respectabilité du type qui ose prendre des risques. »

      Entièrement d’accord. Et s’il n’obtient pas les 500 signatures, il ne se privera pas de dénoncer, à juste titre, un système verrouillé par des grands partis qui ont confisqué le pouvoir.

      Même accord sur ce que devrait être un communiste. Malheureusement, cela fait longtemps que les caciques du PC sont devenus des supplétifs du PS pour sauver les mandats qui leur restent.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 février 2016 21:23

      @Le421
      Avec 50% d’abstentionnistes, la France ne vote pas à Droite.
      Elle cherche désespérément qui va vouloir enfin, s’occuper de la France et des Français. Et pas de l’ UE.


      Et ceux là sont peu nombreux et censurés par les médias dominants. A part le PRCF, son programme IIIe Internationale, qui attend la Révolution, et l’ UPR, et son programme CNR, tous les autres ne sont pas clair du tout sur la souveraineté.

  • Le421... Refuznik !! Le421 16 février 2016 19:25

    Le système des élections est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres. C’est la « démocratie ».
    Comme disait Coluche, si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit.
    Pour finir, dans un pays où il y a une grande majorité d’abrutis, d’affairistes et de corrompus, il ne faut pas s’étonner de voir des Balkany et consort élus, réélus et re-réélus.

    On se pose des questions toujours après. Quand le mal est fait.
    Pas étonnant que la gauche n’est et ne sera jamais au pouvoir.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 février 2016 21:26

      @Le421
      La corruption permet de distribuer emplois, logements et aides financières. Le clientélisme, ça s’appelle.


    • leypanou 16 février 2016 22:33

      @Le421
      Pas étonnant que la gauche n’est et ne sera jamais au pouvoir. : surtout quand la priorité de certains est la défense des immigrés sans papier ou des réfugiés !

      Par contre, là :
      Pour finir, dans un pays où il y a une grande majorité d’abrutis, d’affairistes et de corrompus, il ne faut pas s’étonner de voir des Balkany et consort élus, réélus et re-réélus. : je suis 100% d’accord avec vous mais cela fait justement partie du travail à faire de rendre les gens moins abrutis.


  • xantrius 16 février 2016 20:06

    D’abord, merci Alinea pour initié le débat sur AV !

    Il faut tout mettre en question, notre manière de produire et de consommer, notre rapport à la planète, notre organisation sociétale, notre échange avec les autres pays, nos priorités … pour tout ca il faut changer les règles de fonctionnement en profondeur. Dans quel monde on vit, dans quel monde on veut vivre. Pour répondre à la première question les dénonciations suffisent, pour répondre à la deuxième il faut une organisation, une structure ou le peuple peut appliquer son intelligence collective. Une constituante pour changer la république, pour la 6eme république me semble incontournable. Utopique  ? Oui ! Si non c’est en conséquence le fascisme et la guerre civile.

    Je pense on est au fin du course et la question n’est pas si le capitalisme s’écroule (il le fait déjà mais il garde encore la façade, derrière c’est que du sang, sueur et misère), la question est comment. Est-ce que une transition par une révolution par les urnes reste possible ? Je ne sais pas. Mais je maudis toutes les intellos qui se payent le luxe de continuer leurs petits jeux des egos politicards vue la situation actuelle.

    Le front de gauche donnait une véritable perspective d’un mouvement émancipatrice. Maudit la direction du PC qui a préféré quelques postes au lieu de développer cette perspective. Au moins les choses sont claires maintenant.

    La proposition pour son candidature de JL Mélenchon remet tout à zéro. Faux, on recommence quand même avec le vécu du FdG, avec un homme intègre et avec la certitude qu’il peut rassembler des millions au tour d’un projet qui donne des réponses à l’urgence de la situation. Il a coupé court toute cette « nianiania … primaire … abstention » etc. Il se propose comme porteur du projet 6eme république et a titre personnelle (pour mon avis) comme porteur de la dernière chance.

    Jean-Luc Mélenchon a dit son souhait pour 2017 : être « le dernier président de la Ve ». Et après ? La convocation d’une assemblée constituante. "Je rentrerais alors chez moi. J’aurais bien fait mon travail."

    Pour finir voici un texte qui correspond bien avec la situation actuelle :

    Parabole du Bouddha et de la maison en flammes (extrait)
    ... « Il n’y a pas longtemps, je vis une maison. Elle brûlait. Du toit
    Jaillissaient les flammes. Et je m’approchai et je remarquai
    Qu’il y avait encore des gens à l’intérieur. Et je me tins sur le seuil et criai
    Que le toit flambait et les engageai
    A fuir sans délai. Mais ces gens
    Ne semblaient pas presses. Et l’un d’eux me demanda,
    Alors que la chaleur déjà lui roussissait les sourcils,,
    Comment il faisait dehors, si au moins il ne pleuvait pas,
    Et si le vent ne soufflait, s’il y avait une autre maison
    Et même quelques-unes de semblables. Et je ne répondais
    Et m’en fus. Et je pensai :
    Ceux-la doivent se consumer avant qu’ils ne cessent de poser des questions. En vérité,mes amis,
    Celui pour qui le sol n’est pas encore assez brulant, et qui ne préfère
    Changer pour tout autre plutôt que de demeurer là, à celui-la
    Je n’ai rien à dire. »

    Ainsi parlait Gothama, le Bouddha.
    Mais nous aussi, que ne préoccupe plus l’art de se résigner,
    Mais celui de jouir et maint précepte
    D’un art profane, nous qui, tout en les plaignant, invitons les hommes
    A se défaire de leur bourreau humain,
    A ceux qui sous les escadrilles de bombardiers survolant la capitale,
    A ceux qui éternellement demandent,
    Comment nous nous étions représenté ceci, et comme nous nous l’imaginons
    Et ce qu’il adviendra de leur livret d’épargne et de leur pantalon du dimanche après
    une révolution,
    A ceux-là non plus, nous n’avons pas grand-chose à dire." (B. Brecht)

    On sort de la maison ou on brulera !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 février 2016 21:35

      @xantrius
      Et à quoi peuvent bien servir une 6e république et une Constituante ? La Constitution qui s’applique en France s’appellent Traité de Lisbonne et TFUE : Traité de Fonctionnement de l’ Union européenne.


      Comme le Droit européen est supérieur au Droit des Etats, si vous refusez de l’ appliquer, la Cour de Justice européenne interviendra et obligera la France à obtempérer ou à payer des pénalités par millions d’euros. Astreintes, ça s’appelle.

      Faut redescendre sur terre, il ne suffit pas d’avoir de beaux projets, encore faut-il qu’ils soient dans la ligne européenne. 
      Car, il ne peut plus y avoir de politiques intérieures nationales.

    • alinea alinea 16 février 2016 22:01

      Merci xantius.
      Il n’y a rien d’autre à dire... juste à le comprendre.


    • xantrius 17 février 2016 22:24

      @Fifi Brind_acier

      Vous restez dans la logique des traités, apparemment ils sont intouchable pour vous, c’est assez surprenant pour votre allure « anti-système » affiché. Je ne veux me pas fatiguer de répéter toutes les arguments si souvent expliquées, vous avez uniquement a cliquer sur « http://www.jlm2017.fr/ » et vous trouvez toutes les reposes - ou pas. Car nous « les insoumis » sont invitées d’élaborer le programme qui va être présenté par JL Mélenchon.

      Mais je crois vous n’êtes pas intéressé de mettre les mains dans le cambouis, une critique stérile est si confortable. Dans ce cas la : « A ceux-là non plus, nous n’avons pas grand-chose à dire. »


    • lsga lsga 17 février 2016 22:34

      @xantrius
      ajoutez au programme : mettre fin véritablement à la France Afrique, cad, relocaliser toutes les industries impérialistes françaises en Afrique (toutes les usines qui transforment des matières premières africaines : en Afrique ).
      Y-a-t-il un seul parti prétendu de gauche en France qui veuille mettre un terme à l’Impérialisme Français ? Pourquoi faites-vous toujours systématiquement passer votre pouvoir d’achat avant la lutte contre le pillage des emplois africains ?


    • xantrius 18 février 2016 20:50

      @lsga
      « ... mettre fin véritablement à la France Afrique, cad, relocaliser toutes les industries... »
      Moi je suis d’accord. Je vous invite de proposer ça, vos autres propositions éventuelles et de contribuer à la discussion et l’élaboration du programme sur le site « http://www.jlm2017.fr/le_projet ».


  • Le421... Refuznik !! Le421 16 février 2016 20:39

    Rien à voir avec le sujet mais j’apprends à l’instant la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

    A force, vont-ils arriver à nettoyer les écuries d’Augias ??


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 février 2016 21:16

    Bonjour alinéa,
    je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à votre point de vue, alors je vais sûrement faire des hors sujets, mais qu’importe.

    Vous faites un article pro Mélenchon qui ne l’est pas mais un peu quand même.

    Vous critiquez le pourrissement de la situation mais reconnaissez que JLM y a pris toute sa part. Revenons sur 2012 puisque c’est votre propos :

    - le discours de Marseille et les interprétations fallacieuses des « racistes ». Comme si la survenue du FN, qui considère (à l’origine, car le discours change) l’immigré comme le porteur de tous les problèmes, n’était pas une réaction au discours inversement stupide qui voit en l’immigré, de préférence du Tiers-monde, le nouveau prolétaire, phare de l’humanité censé régénérer une France moisie. Comme si le discours de Marseille ne participait pas de ce débat stupide dans lequel nous pataugeons depuis 30 ans. Pour des raisons x ou y des gens quittent leur pays. Point. Ce n’est pas forcément bien ou mal, mais c’est ainsi. On pourrait traiter la question de façon dépassionnée, mais ce n’est pour l’instant pas le cas. JLM, qui nous explique que la France ne serait rien sans les immigrés, n’y contribue pas. En fait ce discours de Marseille porte un nom simple, c’est de la flatterie pure.

    - le ralliement sans condition à François Hollande au 2e tour : comme si JLM, qui a côtoyé le futur président pendant des années ne le connaissait pas. Même de loin, on avait tout de suite compris que le spécialiste de la « synthèse socialiste » n’était pas un grand révolutionnaire. D’ailleurs, qu’a-t-il promis pendant sa campagne ? Pas grand chose, à part se débarrasser de Sarkozy.

    - la croisade ridicule d’Hénin Beaumont. Après avoir proclamé l’humain d’abord, JLM a poursuivi de ses assiduités Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. Là aussi, il faut choisir ses priorités. En tapant sur le FN, il a montré que son combat contre la finance passait au second plan par rapport aux petits enjeux politiciens. À moins qu’il se soit senti les épaules pour en mener deux de front. Mais là encore ce ne sont pas « les racistes » qui ont provoqué quoi que ce soit.

    Je me permets une petite conclusion :
    vous dites « élections piège à cons » et vous remettez toute la faute sur nos politiciens.
    Est-ce que ce ne serait pas trop facile ?
    Nos politiciens sont ce qu’ils sont, et sont relativement transparents. À l’ère d’internet, tout se voit, tout est accessible à une intelligence normale qui s’informe un minimum.
    Comme Sarko, qu’on a vu à l’œuvre 5 longues années avant 2007, Hollande était bien connu depuis 15 ans.
    Il n’a rien promis, de quoi êtes-vous déçue ? Il a viré Sarko, mission accomplie !
    Par pitié, assumez vos erreurs et vos déceptions, au lieu de proclamer que c’est la faute des autres, des politiciens (qui sont à l’image des Français, dans leurs qualités et leurs défauts), de la Constitution, des médias ou de l’élection !


    • alinea alinea 16 février 2016 22:13

      @Olivier Perriet
      Je ne dis pas que c’est la faute des autres !
      Pour le parcours de Mélenchon, mes premiers articles sur ce site en 2012 disent la même chose.
      Je ne suis pas déçue par Hollande ! quoiqu’un peu estomaquée par l’évolution de la situation, je n’ai jamais cru en lui.
      Je n’ai pas l’impression de mettre la faute sur personne tant je vois et saisis les tenants et les aboutissants de chaque partie.
      J’ai dit ce que j’avais à dire sur le ralliement au deuxième tour ; si j’avais eu quelque chose d’autre à proposer, je l’aurais fait. L’abstention ne change pas la donne.
      Le discours de Marseille est tout sauf une flatterie ; c’est un rêve exprimé, un rêve qu’il a osé exprimer parce qu’il était porté par la foule, et qu’il a oublié qu’il était en campagne électorale.
      Je n’ai pas l’impression que je proclamais que c’était la faute des autres, c’est la faute de tous, je ne me sors pas du lot. Mais je me suis probablement mal exprimée.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 février 2016 09:16

      @alinea
      « Le discours de Marseille est tout sauf une flatterie ; c’est un rêve exprimé, »

      Là est à mon avis l’ambiguïté profonde de JLM, qui est - du moins publiquement, car en privé il avait un drapeau français dans son bureau en 2012 - à l’opposé de toute idée nationale.
      JLM est un « citoyen du monde », capable de causer aux Allemands et aux Grecs.
      Cette attitude a montré ses limites en 2015 avec la crise grecque, où les « anti austéritaires » se sont bizarrement prévalu d’un référendum grec pour soutenir leurs velléité d’envoyer paître l’euro libéralisme.
      Mais si on est vraiment européen, un référendum national n’a absolument aucune valeur !
      Et ces ambiguïtés sont à l’origine de crispations nationalistes jamais vues depuis longtemps, c’est quand même un comble !
      Il veut changer l’Europe sans avoir été capable d’influencer F Hollande, cherchez l’erreur.

      Par ailleurs, je n’ai effectivement pas fait l’historique de vos interventions depuis 2012, donc j’ai sans doute pas tout compris


    • alinea alinea 17 février 2016 09:34

      @Olivier Perriet
      C’est pour ça que je me suis permis de faire un petit récapitulatif, mais ce n’est pas important.
      Je ne suis pas européenne, sentimentalement, mais je me demande si le monde ne serait pas plus équilibré si l’Europe était une puissance cohérente, mais au niveau intra européen, je vois bien deux europes, nord/sud, alliées ou amies si possible.
      Être sûr de quoique ce soit par rapport à l’avenir me semble prétentieux car ce qui fait la paix c’est une économie saine, or, réparer tous les abus des trente dernières années ne se fera pas sans mal ni sans effets indésirés !
      Nous avons la chance d’avoir quelques économistes « bien trempés » mais personne ne connaît les réactions des tenants du capital actuel !
      Nous savons que la moindre déstabilisation monte les gens les uns contre les autres ; il n’est qu’à voir l’ambiance depuis Charlie !!
      Être capable de causer aux Allemands et aux Grecs,ce n’est pas être citoyen du monde, au sens « sans frontières » , la mondialisation est là, c’est tout !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 février 2016 12:12

      @alinea

      le « capable de » était ironique puisqu’en cas de problème on en revient au bon vieux vote national des référendums de 2005 ou 2015 dont se prévalent d’une main nos grands européens. Qu’ils aillent au bout de leur logique et se fassent élire chez les Grecs.

      J’entends bien vos craintes sur l’euro mais ce n’est pas tellement le discours tenu par JLM qui jusqu’à récemment (je ne suis sans doute plus à jour) était d’accord avec les antiaustéritaires, contribuant à maintenir le rideau de fumée :
      la Grèce a droit à l’euro c’est intangible.


  • beo111 beo111 16 février 2016 22:00

    Le piège consiste à nous faire miser sur un cheval, alors que l’on pourrait voter pour des idées.

    Par exemple je tirerai au sort parmi les bulletins de ceux qui veulent sortir de l’OTAN.


  • jaja jaja 16 février 2016 22:34

    La seule solution c’est la rupture avec le capitalisme, la saisie des banques et des grosses entreprises, l’annulation de la dette et le partage des richesses produites entre toutes et tous...

    Et cela ne s’obtiendra jamais par les urnes, légalement. Seule une Révolution, un soulèvement populaire peut créer une société réellement démocratique c’est-à-dire une démocratie non formelle qui ne s’arrête pas devant les murs des entreprises mais où les assemblées générales des travailleurs décident...

    On est loin des propositions électorales de cette gauche qui se dit « de gauche » et qui toujours flanche une fois élue pour se transformer en vraie droite au service du patronat...

    Si Tsipras a eu un petit effet positif c’est de nous rappeler l’ampleur des trahisons dont sont capables les leaders « de gauche » une fois élus....


    • alinea alinea 16 février 2016 22:49

      @jaja
      Je suis d’accord , là ; mais vous voyez l’ombre d’un révolutionnaire vous ? En attendant, on crève ?
      Pas d’accord pour Tsipras ; je sais bien qu’en Grèce aussi on l’a dit traître, mais, l’appartenance à l’UE, pour lui, étant aussi forte et évidente que votre appartenance au NPA, pour des raisons privées, et lui aussi historiques, il est allé jusqu’au bout de ce qu.’il pouvait faire.
      Remarquez, la révolution ou rien, ça ne me gêne pas comme point de vue, ça ne sert à rien, mais ne craint point
      Préparez là, bon dieu, cette révolution ! Vous la prônez, et vous vous présentez aux élections !


    • jaja jaja 16 février 2016 23:06

      @alinea
      « Je suis d’accord , là ; mais vous voyez l’ombre d’un révolutionnaire vous ? En attendant, on crève ? »

      En attendant on se bat ! Ce que font les Goodyear, les Ford les Zad et bien d’autres... on milite pour changer les choses dans les syndicats et contre leurs directions bureaucratiques. On participe aux manifestations de rue et on résiste à la répression et aux emprisonnements de militants.. On fait connaître nos positions politiques sur la nécessité de la grève générale pour faire reculer le pouvoir etc.
      Ceux qui nous font crever ce sont ceux qui ne lèvent et n’ont jamais levé le petit doigt...
      Bon... se présenter aux élections permet de faire connaître nos positions... rien de plus mais c’est important...


    • alinea alinea 16 février 2016 23:21


      Je le sais jaja, juste envie de vous attaquer !( pour les élections)
      Moi je me bats en faisant « non » ; ne pas jouer leur jeu ; si tout le monde se battait à sa manière, ça irait plus vite, mais le mastodonte délocaliseur, dégraisseur, méprisant les travailleurs, je ne crois pas qu’on puisse l’attaquer par la lutte syndicale ! il s’en fout.
      S’il y avait trois millions de gens comme moi en France, ils auraient chaud aux fesses je vous le promets ! mais c’est trop humble, ça ne valorise pas l’ego. peu d’adeptes.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 février 2016 09:13

      @jaja
      Vous vous agitez en pure perte, vos militants se barrent.
      Les Français préfèrent le modèle social français, qui organise la solidarité et qui redistribue 50% de la richesse produite, à des aventures aléatoires.


  • Karol Karol 17 février 2016 09:18

    Bonjour Alinéa,
     Sur la candidature Mélenchon, je ne sais encore que penser.
    Pour l’instant je salue la prise de risque. Sa candidature deviendra crédible si elle réussi à faire naître un petit espoir chez tous ceux qui ont perdu jusqu’à présent toute raison d’espérer. Alors il restera à toutes les forces alternatives, partis, associations à mettre en branle à l’occasion des élections, un mouvement populaire avec sa personne comme porte drapeau.
     On a le droit de rêver mais ce n’est pas gagné.


    • alinea alinea 17 février 2016 09:42


      Bonjour Karol,
      Non ! ce n’est pas gagné, l’élan positif nécessaire face à l’adversité n’est pas encore né ! Il faut s’employer à regarder devant sans rompre avec le passé et les leçons prises ! et puis il y a une inertie incroyable ou une énergie mal dirigée....
      Une équation avec tant d’inconnues ne va pas se résoudre avec un bulletin !


  • Aristide Aristide 17 février 2016 10:52

    Entre Mélenchonnite aiguë et révolutionnitude, on hésite.


    Je suis toujours étonné de cette facilité avec laquelle la philosophe et le révolutionnaire arrive à s’extraire de la réalité, de l’expérience vécue, des faits, de l’histoire, ... enfin tout ce qui différencie le rêve éveillé de la vision du réel.

    Enfin, cela fait de mal à personne. De la sagesse assise sous le chêne en attendant que cela vienne à l’activisme agité de quelques allumés de la révolution, on a le choix dans l’autosatisfaction. 

    De plus, il est assez facile de se parer de toutes les qualités de l’humanisme en distribuant des bons points et surtout en ressassant des solutions irréalistes qui seraient immanquablement efficaces et indiscutables. 


  • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 17 février 2016 22:33

    Beau texte comme d’habitude.


    Melenchon comme « dernier espoir » ? voir le blog de Sapir qui espère son franchissement du Rubicon sur l’euro. (Mon iPad merde, je peux pas mettre le liens)

    Je sais pas si ca peu te remonter le moral, amis je pense que la raison premiere de l’appel de Meluche à voter hollande sans conditions était qu’il avait parfaitement compris que les resultats du premier tour ne permetaient pas de poser des conditions. Sarko l’aurait emporté avec les voies de la droite du PS et des Barouistes effrayés par les conditions de Melenchon.
    On aurait donc repris 5ans de SARKO, suivit de 5ans de haine des électeurs Ps envers celui qui a fait perdre leur champion, donc forcement élection de Hollande vierge en 2017, puisque pas grillé par son quinquennat. Voilà la raison, Meluche visait 2017, pour cela il fallait sortir le nain pour griller Hollande à l’exercice du (non) pouvoir et imposer aux électeurs « de gauche » que oui décidément PS=UMP.
    Evidement ca n’a pas tourné comme ca, et si Hollande est bien grillé c’est le FN qui capte le gros des bataillons ...
    Melenchon a fait ss doutes des erreurs, il aurait peut être dû saborder le FDG plus tôt et se recentrer sur le PG, mais comme toi, je le crois sincere dans ces convictions, et sa parole libérée peut être precieuse dans la désastreuse campagne qui s’annonce’ dans une France en Etat d’urgence et déglingue accélèré.

    • alinea alinea 17 février 2016 23:07

      @TARTOQUETSCHES
      Oui, ça peut !! smiley


    • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 18 février 2016 07:10

      @alinea

      Tant mieux.
      tiens ce matin je peux mettre des liens, le deuxième est pas mal non plus dans le genre, tout est foutu, mais on sait jamais, un dernier sursaut...

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 février 2016 08:32

      @TARTOQUETSCHES
      J’ai vu dans le projet qu’il y avait toujours Jacques Généreux. S’il n’a pas changé d’avis, il est pour la sortie de l’euro, mais pas pour sortir de l’ UE.
      « La priorité, c’est de sauver l’ Europe, pas l’euro ! » a écrit Jacques Généreux


      Sauver l’ Europe, c’est sauver le capitalisme sauvage, sans que les Etats aient les moyens de s’en protéger, autant dire que je ne risque pas de voter Mélenchon !

    • alinea alinea 18 février 2016 09:35

      @TARTOQUETSCHES
      Le premier est introuvable, le deuxième est juste !
      S’il ne fait pas de campagne électorale, avec ses flonflons, son pognon, ses visites improbables dans des médias impossibles, ça me plaira ; c’est ce que je pensais qu’il ferait quand il a créé le PG. Toutes mes déceptions viennent de son intégration au système médiatique.
      Dans son « JL 15 », pudiquement et à demi mot, il dit combien il a été ligoté en 2012.
      Dommage que je n’aie pas été son conseiller, écoutée, alors !! nous aurions cinq ans d’avance ! smiley
      L’important n’est pas séduire, mais d’ouvrir les consciences ; lui a donné du courage, de l’espoir mais par la séduction ; il est capable de tout autre chose qu’il exprimait ailleurs et que le « public » ( est-ce un hasard ce mot ?), même grand n’écoutait pas !!
      Et puis cette habitude de simplifier pour les pauvres d’esprit !! il ne l’a pas, quand il s’y exerce, il est ridicule, mais les gens sont habitués à ça, des mots vides, des phrases creuses dénuées du moindre sens.
      Il faut qu’il s’applique à « faire penser », que ce qu’il exprime soit approprié par ceux qui ont conscience de la gravité de la situation.
      Quand on voit comment a tourné l’égérie PG de ce site, on comprend tout !!
      Il n’a pas, ce qui a tendance à me rendre binaire moi-aussi : la haine de l’occident !
      Mais que voulez-vous, nos concitoyens sont ainsi, il faut vivre avec !


    • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 18 février 2016 09:57

      @Fifi Brind_acier

      je suis d’accord que la meilleure chose à faire serait que l’ue éclate car elle est irréformable puisque les traités la rendent irrémédiablement néo-libérale, atlantiste, lobbyiste, et oligarchique.C’est pour cela que je vote upr quand je le peux (quand il y a des listes, comme aux dernières européennes et aux régionales). 

      Mais je pense que l’euro est tellement imbriqué dans les institutions de l’ue que si la France venait à en sortir il est fort probable que l’ue éclaterait. Il y a déjà tellement de forces centrifuges en son seins (brexit ?, mouvement anti ue en Pologne, crise agricole...) que le maillon Euro (gros maillon !) une foi ouvert ce ne soit tout le pull de l’ue qui suive. 
      C’est pour cela que je trouve tout mouvement sincère et sérieux qui veuille sortir de l’euro comme une excellente chose et me refuse à taper dessus. 
      Comme je l’ai dit ailleurs :
      - Asselineau est utile pour approfondir l’esprit d’une minorité d’éveillés : mais il est donc boycotté et touche donc un public certes en expansion mais très minoritaire.
      - Mélenchon est utile pour éveiller un maximum de gens que le problème vient de l’euro/ue/otan/finances, il passe dans les médias et touche donc plus de gens.
      Les deux stratégies sont différentes, mais complémentaires, dans l’objectif commun de nous sortir de la mouise. 
      Ceci dit, je crois que le renversement de table ne se fera pas par les urnes, (ils n’ont aucune chance d’être élus tous les deux), mais par l’éclatement de l’ue sous ses propre contradictions et échecs. C’est à ce moment où on pourra peut être éviter que le systême ne renaisse à l’identique sous une autre forme (dont l’état policier en gestation en sont les prémisses). Mais pour cela il faut qu’une masse critique de gens soient convaincus que le pb vient bien de là (financiarisation, oligarchie, démocratie factice, atlantisme...). D’où mon intérêt pour Asselineau et Mélenchon (et d’autres, mais puisqu’on parlent d’eux).

    • alinea alinea 18 février 2016 10:03

      @Fifi Brind_acier
      Vous êtes sûr d’avoir bien lu ce que dit Généreux ?
      Il y a des peuples en UE qui souffrent plus que nous, et qui nous sont proches. Créer un choc peut permettre une sortie de la nasse tout en gardant une union qui nous renforce face au reste du monde qui restera, ne l’oublions pas, dans le capitalisme sauvage !
      Faire la politique qui nous convient , et voir ! et on ne verra pas l’unanimité vouloir éjecter la France ; le déséquilibre ainsi créé donne une nouvelle situation dont se saisiront les pays qui pataugent.
      On en revient à l’Europe du sud .
      Souveraineté de chaque pays, c’est le but du plan B ; de toutes façons, nous y allons, c’est obligé ! Tout le monde de notre sud ne va pas se laisser crever !!


    • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 18 février 2016 10:17

      @alinea

      je remets le lien de Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/4704


      sur la com de mélenchon, oui peut être mais en même temps quand il fait un meeting avec un large auditoire, il n’a pas que des personnes avec une connaissances approfondies, il fait de la pédagogie. Ça peut paraître lourd ou infantile pour ceux qui en demandent plus, mais ceux-là il peuvent le lire sur son blog, où il y est bien plus précis, factuels et le tout dans une belle langue... Ce que ne fond d’ailleurs absolument pas les autres politiques, leur blog sont aussi nulasses que leur brouilles de meeting et c’est même pas eux qui y écrivent.

      anti-occident ? pourquoi faire ?
      anti otan, anti néo-con, il l’est assurément et ça suffit bien !
      A moins de considérer que l’occident se résume à ça ? mais dans ce cas là « ils » ont gagnés !

    • alinea alinea 18 février 2016 11:17

      @TARTOQUETSCHES
      Vous avez raison !! c’est une simplification ; anti politique occidentale ; mais cette politique est malheureusement acceptée par une masse de gens !
      Quand je parlais de simplification dans les paroles de Mélenchon, je ne parlais pas de ses meetings qui sont très bien ( je faisais partie de l’équipe qui en a fait la transcription, c’est dire si je les ai écoutés !!), non je parlais des médias « mainstream ». Il disait des choses essentielles, en fin de phrase, ou bien blaguait ou râlait après le journaliste ; la preuve, c’est que les gens n’ont retenu que cela de lui !


    • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 18 février 2016 11:43

      @alinea
      Oui, je vois ce que vous voulez dire.


      Mélenchon est un sangin émotif, un peu égocentrique. Parfois il badine trop, parfois il sort trop vite de ses gongs et engueule carrément le type d’en face, les journalistes le savent bien et essayent souvent de le faire déraper pour qu’il se tire une balle dans le pieds...Effet catastrophique en communication...

      mais cela démontre qu’il ne joue pas un rôle sur les sujets essentiels, qu’il se sent réellement blessé, qu’il est vraiment en colère (même s’il lui arrive de simuler, mais ça se voit).
      Bref ce qui est un défaut certain démontre aussi en creux sa sincérité, il ne fait pas que de la com’.

      Et la sincérité en politique c’est la chose la plus rare qui soit dans cet univers d’hypocrisie, langue de bois et cie...

    • alinea alinea 18 février 2016 12:56

      @TARTOQUETSCHES
      Je suis bien d’accord et je pense que c’est pour cela que c’est le seul que j’écoute et que j’aime écouter bien souvent ! Les autres je ne peux désespérément plus !!!
      C’est, au fond, qu’il ne prend pas les gens pour des cons a priori, après, il s’énerve parfois de la connerie de l’autre !! smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 février 2016 19:28

      @TARTOQUETSCHES
      Si Mélenchon reste dans le cadre européen avec des propositions de changements, genre Plan B Varoufakis, il passera dans les médias. Sinon, il sera censuré, comme l’ UPR.


    • alinea alinea 18 février 2016 20:54

      @Fifi Brind_acier
      J’ai l’impression, mais je peux me tromper, qu’il dit sans dire, évite de prononcer les mots qui fâchent tout en les laissant entendre.
      Je crois qu’il a compris que c’est très probablement inévitable. Mais que cela reste un résultat assumé mais pas une tactique !


    • xantrius 18 février 2016 21:08

      @TARTOQUETSCHES
      Bien vue ! Je aucune envie de vénérer JLM, mais il faut reconnaitre que s’est un bon stratège. Après, on ne peux pas tout prévoir et planifier. Il a débroussaillé le chemin du PS et ça c’est déjà précieux, personne qui adhère à une vision émancipatrice peut encore tomber dans cette piège. C’était aussi très bien de essayer de construire le Front de Gauche. Concernant le PC j’étais quand même surpris de l’état pourrie de leur direction. Pour le reste, je pense il a couper le « nœud gordien » avec la proposition de sa candidature. C’est a nous, (aussi à vous) de avancer maintenant.


  • xantrius 19 février 2016 21:15

    Pour changer un peu, voici le lien sur les commentaires sur un texte de Mr Dartignolles (PC), Dartignolles qui condamne la démarche de JL Mélenchon. Je donne ce lien car je trouve les commentaires très controverse sur ce blog sont moins stériles que ici sur mediapart.

    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110216/ce-qui-vaut-et-ce-qui-ne-vaut-rien/commentaires


    • alinea alinea 19 février 2016 21:51

      @xantrius
      Votre phrase est tordue, mais je trouve que les commentateurs de Mediapart sont plus politisés ; moins égo-centrés ; il y a des commentaires vraiment au poil, et un troll qui redescend la liste régulièrement !
      Ça m’a fait du bien de les lire même s’il y en a qui n’ont pas bien compris, au niveau des élections régionales notamment !
      Une telle proposition m’a surprise ; mais j’ai réfléchi et je pense qu’il a bien fait ; si on s’en tient à Agoravox, on a l’impression qu’il est complétement grillé, mais sans argument autres que le vote du deuxième tour ! C’est un peu lège ! Ou bien c’’est un rabatteur ou un suppôt du système... mais cela représente peut-être plus le point de vue du péquin majoritaire !?


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